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  • il y a 2 jours
Film portant sur l'identité franco-ontarienne, ses réalités, ses difficultés et les moyens d'assurer sa continuité.

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Voyages
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00:24:01Sur d'autres pays, oui. Vraiment, au Québec, quand même, 80 % des gens parlent le français.
00:24:10Et ici en Ontario, quand même, la très grosse majorité des gens parlent anglais.
00:24:15Ça fait que je ne peux pas faire autrement que penser que c'est différent.
00:24:18Quand on rencontre les Québécois ici, on me demande à moi à chaque fois, de quelle place du Québec tu viens,
00:24:23ne pensant pas qu'il peut y en avoir en Ontario.
00:24:31Moi, je travaille pas !
00:25:01Il y en a une vie ontarienne, une vie culturelle.
00:25:31Il s'agit d'aller dans le nord, dans le sud, dans l'est.
00:25:35Il y a des chansonniers. Il y en a des jeunes qui composent, qui écrivent, qui s'amusent, qui parlent, qui communiquent, qui s'expriment en français.
00:25:45Moi, je vais te n'en.
00:25:50Ce qui s'est passé dans la communauté française-canadienne de l'Ontario, c'est qu'il y a eu une élite qui n'est pas responsable,
00:25:58et qui n'a jamais pris le temps de revenir pour découvrir ce qu'il y a des besoins de la population française-canadienne de l'Ontario.
00:26:04Et je pense que les anglophones de l'Ontario ont vu cette élite comme un groupe très puissant, mais aussi très petit.
00:26:13La minorité au Québec a toujours reçu un traitement extrêmement favorable, qu'on peut expliquer par la situation économique de la minorité anglaise au Québec.
00:26:27Alors qu'historiquement, en Ontario, la situation a été très défavorable.
00:26:30Les écoles secondaires françaises en Ontario n'existent depuis huit ans seulement.
00:26:36Les écoles primaires, je sais qu'il fallait se battre pour les obtenir.
00:26:39Toutes nos écoles pouvaient être fermées par la décision du ministre de l'Éducation.
00:26:42Elles existaient toutes dites bilingues dans le temps, avec la permission du ministre.
00:26:47Et on les appelait écoles bilingues, ça voulait dire où le français est la langue de communication.
00:26:52On ne les identifiait même pas.
00:26:54Et au niveau universitaire, ce n'est même pas acquis complètement, c'est acquis dans certains secteurs.
00:26:57Alors si on compare cette situation ontarienne extrêmement parcellaire à l'état de la minorité anglaise au Québec,
00:27:07qui a trois universités presque, en tout cas deux et demi,
00:27:11on se rend bien compte que notre traitement est loin d'égaler celui de la minorité anglaise du Québec.
00:27:17Si le gouvernement d'Ontario nous accordait qu'une fraction de ce que les Anglais du Québec reçoivent,
00:27:21on serait au fond assez heureux de cette situation.
00:27:24Allons-nous périr, être dispersés une fois de plus, nous, nucléus fermant chez les races,
00:27:34d'un unique homme-espèce?
00:27:37Cette fois, est-ce que c'est pour de bon?
00:27:42Pourrais-je enfin être baptisé de mon vrai nom?
00:27:46J'ai besoin aujourd'hui du regard de l'historien pour situer notre congrès 76 dans une perspective
00:27:56qui dépasse ce côté que nous avons de péroreurs invétérés ou de faiseurs de beaux discours.
00:28:03Longtemps, chez les dirigeants canadiens français, il y avait cette idée d'un renversement démographique continental.
00:28:14Le Québec avait un surplus de population qui débordait aux États-Unis, mais également en Ontario.
00:28:21De manière qu'à la fin du 19e siècle, les comtés de l'Est de l'Ontario recevaient des populations francophones
00:28:25de plus en plus importantes.
00:28:27Avec le passage du Canadien Pacifique dans le nord de l'Ontario,
00:28:30cette expansion avait commencé à s'étendre également dans le nord de l'Ontario.
00:28:34De sorte que beaucoup d'anglophones en Ontario qui commençaient à penser que l'Ontario serait envahi
00:28:40par les Canadiens français, et puis en tout cas c'était déjà fait dans certaines régions.
00:28:44Savoir l'accompagner, savoir la réjouir.
00:28:52Vous savez que je chante fort et vous allez le voir.
00:29:01Vous excuserez mes défauts si je fais mon devoir.
00:29:07Pour moi, quand j'étais baptisé, c'était avec du rhum.
00:29:15Mon père m'a nommé le plus heureux des hommes.
00:29:25C'est le bon vin qui est mon père, la liqueur m'amorène.
00:29:34Mon papa, je ne le connais pas quand ma bouteille est pleine.
00:29:40Voilà la fin de ma chanson, chantez-en donc une autre.
00:29:51Chantez-la donc de plus beau ton, vous le pouvez vous autres.
00:29:58Pour moi j'ai fait ce que j'ai pu, faites-moi-en pas de reproche.
00:30:05S'il y en a quelques qui m'en veulent, avec le verre approche.
00:30:20En Ontario, les écoles séparées sont garanties par la Constitution.
00:30:25Mais l'évêque de London, Mgr Fallon, était convaincu que ces écoles étaient menacées.
00:30:32Un des dangers qu'il voyait à son système d'écoles séparées, c'était que dans les écoles françaises,
00:30:37on dispensait un enseignement de qualité inférieure.
00:30:40Et que par conséquent, le gouvernement pourrait utiliser ce prétexte-là pour abolir les écoles séparées.
00:30:46Alors il croyait donc que la meilleure chose qui pouvait arriver au système séparé,
00:30:50c'était d'établir des écoles anglaises séparées de qualité.
00:30:54Alors par conséquent, il fallait interdire l'usage du français qui donnait lieu à des écoles inférieures.
00:30:59Et finalement, en 1912, on est amené un règlement, qui était le règlement 17,
00:31:03qui interdisait l'enseignement du français dans les écoles primaires de l'Ontario.
00:31:09Et c'est ça qui a donné naissance, évidemment, d'un débat qui va durer jusqu'en 1927, en fait,
00:31:15quand le règlement va être abrogé.
00:31:18Dans l'histoire des franco-ontariens, le règlement 17 joue le même rôle traumatisant
00:31:24que la conquête dans l'histoire du Québec.
00:31:25On a presque le sentiment que s'il n'y avait pas de règlement 17,
00:31:32on aurait beaucoup de mal à se définir.
00:31:34C'était vraiment un point qui a cristallisé les luttes,
00:31:38puis qui a fait l'unité de certains groupes de franco-ontariens.
00:31:41Le droit a été fondé à cette époque-là,
00:31:44puis il a été vivement engagé dans tous ces débats.
00:31:47La commission scolaire d'Ottawa l'était également.
00:31:49C'est when I remember who I was that I can't remember who I am.
00:31:58C'est when I remember who I was that I can't remember who I am.
00:32:03Les seuls secteurs où les franco-ontariens réussissaient à percer,
00:32:28c'était le secteur de l'éducation.
00:32:30Et que par conséquent, l'élite franco-ontarienne,
00:32:32dans une bonne partie, en tout cas la partie articulée de cette élite,
00:32:37était en fait une élite rattachée au système d'éducation.
00:32:39C'est pour ça qu'on a en somme créé un petit empire français
00:32:41à l'intérieur d'un monde où il faut vivre en anglais.
00:32:44J'ai remarquablement qu'un ami, en visitant Toronto,
00:32:46je lui ai dit que c'était un petit New York.
00:32:59Enfin, je ne dirais pas que c'est comme les États-Unis,
00:33:01mais c'est quand même assez près.
00:33:02Assez près.
00:33:03Ontario, c'est peut-être une des provinces, je pense,
00:33:06où la minorité, ce que nous refusons d'être est minoritaire,
00:33:09mais disons où le groupe moins nombreux de langue française
00:33:12est peut-être le mieux traité au pays.
00:33:13Plusieurs d'entre vous connaissent mieux que moi
00:33:15l'histoire des franco-ontariens,
00:33:19réduit par les faits à ne parler encore que de pain et de beurre.
00:33:25L'historien Michel Brunette disait il y a quelques jours
00:33:29à propos du peuple québécois,
00:33:33« Je ne connais point un autre exemple au monde
00:33:37d'un peuple qui se soit fait davantage l'agent
00:33:40de sa propre minorisation.
00:33:43» Et il ajoutait, « Nous sommes prisonniers de notre histoire.
00:33:47Quand allons-nous nous en libérer? »
00:33:50On est vraiment à part, je te faisais remarquer tout à l'heure,
00:33:53quand on est arrivés, la première fin de semaine,
00:33:55quand on est arrivés à Oroch House,
00:33:58on nous a demandé si on ne se sentait pas trop dépaysés
00:34:04dans un pays étranger pour te dire que les gens eux-mêmes le sentent qu'on est différents.
00:34:11En fait, j'ai remarqué qu'au Canada, il y avait quand même deux nations assez différentes,
00:34:16très différentes même.
00:34:17Et à mon avis, une séparation du Québec, c'est important tant culturellement qu'économiquement.
00:34:25On ne peut pas ne pas avoir raison.
00:34:27Parce que c'est l'idée que finalement nous aurons raison.
00:34:31Ils vont comprendre que c'est nous qui aurons la réponse.
00:34:33Ce qu'on a appelé fanatique?
00:34:34Non, on ne m'a pas appelé fanatique, on m'a appelé séparatiste.
00:34:37Séparatiste.
00:34:38À mon avis, l'indépendance du Québec est essentielle, le primordial.
00:34:41Et enfin, si les francophones ontariens veulent venir au Québec, tant mieux.
00:34:46Ce qu'on va prendre en main, notre propre destinée,
00:34:49c'est que ce n'est pas du jour au lendemain que les gens se livrent de l'enfance.
00:34:53Puis chez les peuples, ça prend du temps.
00:34:56L'aspiration des Québécois à l'indépendance ne s'explique pas
00:35:00par une perspective de niveau de consommation plus élevé.
00:35:04Du beurre, enfin, sur notre paix, comme nous le disons.
00:35:08Mais par une recherche d'identité et de dignité.
00:35:12Si j'évoque le problème de l'indépendance,
00:35:16le problème québécois qui n'est pas le nôtre,
00:35:18le pain, le beurre et l'indépendance,
00:35:19ce n'est pas pour jeter de la zizanie dans nos rangs.
00:35:23Mais c'est pour souligner que dans ce mariage
00:35:26dont l'histoire nous a fait prisonniers,
00:35:28personne ne pourra jamais étouffer cette quête que nous poursuivons.
00:35:34Une quête d'identité et de dignité de notre peuple.
00:35:37Une question bien directe pour vous,
00:35:38qui parlez de prendre en main nos destinées.
00:35:40Par quels moyens?
00:35:41Est-ce que, par exemple, un jeune comme vous,
00:35:43vous avez encore confiance et foi dans l'ACFO,
00:35:48la seule organisation provinciale que nous avons?
00:35:51Disons qu'il faut avoir confiance dans toutes les miettes qu'on peut avoir.
00:35:54Quant à moi, l'ACFO, ce n'est qu'une miette pour l'instant.
00:35:56Il y a deux ans, pour une première fois, si je ne m'abuse,
00:36:00un congrès général de l'ACFO réclamait un engagement plus intense
00:36:04des francophones, des nôtres, dans le domaine de la politique,
00:36:09à tous les niveaux et dans toutes les sphères de la vie courante.
00:36:13Le nationalisme a pu exister chez nous 100 ans,
00:36:16sans rechercher vraiment le pouvoir.
00:36:19L'idée de pouvoir, même dans nos discours,
00:36:22a toujours été l'apparente pauvre parmi nos idées.
00:36:26Mais si ce long préambule a un sens,
00:36:30il voudrait souligner la nécessité d'utiliser notre association,
00:36:35l'ACFO, d'une manière encore plus dynamique.
00:36:37Je ne pense pas qu'il est nécessaire, nécessairement,
00:36:40de transformer certaines choses,
00:36:41mais il serait plutôt nécessaire d'établir un système de coordination
00:36:46de toutes ces miettes-là pour enfin les réunir dans un ping,
00:36:49dans une montagne de miettes.
00:36:50Nous n'avons pas l'embarras du choix quant aux instruments à notre disposition
00:36:55pour faire savoir à qui le droit, à nos désirs et nos revendications.
00:36:58Si l'ACFO veut véritablement donner aux franco-ontariens
00:37:01un milieu social où ils peuvent s'épanouir complètement en français,
00:37:05il faut, bien entendu, qu'ils s'occupent de la question politique,
00:37:08qu'ils s'occupent des questions économiques, culturelles, bien entendu,
00:37:10où il y a une certaine vie qui peut se développer pour les franco-ontariens.
00:37:14Oui, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, l'ACFO d'aujourd'hui
00:37:16ne peut plus vivre sur l'air d'aller et sur l'impulsion
00:37:20que lui ont donné ses fondateurs.
00:37:22Elle doit se familiariser avec l'idée de pouvoir.
00:37:25I'd like to see some new kind of leadership come forward
00:37:29that comes forward with a logical plan
00:37:31and says very reasonably that they are representing
00:37:34the French-Canadian population.
00:37:36The old guard is definitely entrenched
00:37:38and almost looks self-protective,
00:37:40and that frightens me a little bit,
00:37:42and I begin to wonder who they're there for themselves
00:37:44or for the French-Canadian population in general.
00:37:48Monsieur Jules Renaud propose Madame Gisèle Richer
00:37:50au poste de vice-présidente.
00:37:52Marguerite Martel.
00:37:53Pardon, le président général.
00:37:55Marguerite Martel de l'AIFO, j'appuie la proposition.
00:37:59Horace Dubois, je propose la période de nomination close.
00:38:03M. le Président,
00:38:24c'est un des invités,
00:38:26chers congressistes.
00:38:27Je vous remercie de la confiance que vous venez de m'accorder
00:38:33et je ferai tout en mon possible
00:38:37pour vous servir au meilleur de ma connaissance
00:38:41et pour le mieux-être des francophones en Ontario.
00:38:44Il faut que collectivement, les franco-ontariens
00:38:47puissent, entre eux puis par eux,
00:38:50et sans interférence continuelle ou ingérence de l'extérieur,
00:38:54se décider sur ce qu'ils veulent faire
00:38:56ou ce qu'ils veulent développer ensemble.
00:38:59Est-ce que tu es d'accord un peu avec ça,
00:39:00qu'on a besoin de se retrouver ensemble
00:39:01puis d'essayer de poser des gestes plus vrais?
00:39:04Lorsque quelqu'un pose un geste public,
00:39:06on devrait l'encourager.
00:39:07C'est que jusqu'à maintenant,
00:39:09on a été assez bon mendiant
00:39:11pour venir à bout de se mendier du pain.
00:39:14Là, ce qu'on nous propose,
00:39:16c'est d'essayer de continuer à mendier suffisamment
00:39:18pour peut-être venir à bout d'avoir du beurre.
00:39:20M. Edward, où c'est qu'on va rester?
00:39:23Moi, Edward, c'est celle qui vous parle.
00:39:25Je vous ai fait bâtir des maisons.
00:39:28Toujours moi, c'est celle qui vous parle.
00:39:30Je vais vous vendre ces maisons-là.
00:39:32Si on veut qu'à un moment donné,
00:39:34qu'on ne soit plus dépendant des autres,
00:39:37qu'on ne soit plus obligé de quêter
00:39:38pour avoir du pain et du beurre,
00:39:39il va falloir à un moment donné
00:39:41devenir propriétaire de la boulangerie
00:39:43et de la beurrerie.
00:39:44C'est la question économique, en somme,
00:39:46qui devrait devenir la grande priorité de l'ACFO.
00:39:48Mais il y a des résistances très considérables.
00:39:51On est obsédé par les questions de culture
00:39:54et de loisirs et de l'ombre.
00:39:56Mais de partout m'apparaissent le regard de crime.
00:40:00C'est alors que je prends l'avenue des pôles
00:40:02où se garde trop conscient.
00:40:04Étendu dans la courbe des nymphes magnétiques,
00:40:06je suis prisonnier de caresses légendaires
00:40:08et je délire jusqu'au centre de mon vertige.
00:40:11Sans forme, nif, aveugle,
00:40:13sans pesanteur, sourd, muet, tourbillonnant,
00:40:16c'est ainsi que j'ai traversé
00:40:18la frontière des distances interdites.
00:40:21Mais quand on dit aussi qu'en Ontario,
00:40:23tout a été à faire,
00:40:25il y a 12 ans passé, à Toronto,
00:40:28vous vous inquiétez tout à l'heure,
00:40:29de ne pas voir fréquemment de francophones,
00:40:31on est à peu près 100 000.
00:40:33Ça veut dire qu'il n'y a plus de Canadiens français
00:40:35à Toronto même qu'il y en a dans tout le Manitoba.
00:40:38Il n'y a plus de Canadiens français à Toronto
00:40:41que toute la population de l'Île-du-Prince-Édouard
00:40:44qu'on considère comme une province
00:40:45parce qu'ils sont quelque chose comme 93 000.
00:40:48Mais nous sommes disséminés,
00:40:49nous ne vivons pas en quartier,
00:40:51nous n'avons pas un quartier, je ne sais pas,
00:40:52ukrainien, polonais ou chinois ou autre.
00:40:56Vous savez, c'est bien beau,
00:41:12il y en a un colloque ici,
00:41:14il y a l'Association des parents à Sudbury,
00:41:16il y a la commission des universités
00:41:19et des collèges actuellement
00:41:20qui est à Hamilton.
00:41:22Ça, c'est trois, ça, à l'échelle provinciale,
00:41:24sans compter, est-ce qu'il y en a trois, quatre autres
00:41:25sûrement ailleurs dans la province
00:41:27dont on n'est pas au courant.
00:41:40On passe notre temps dans des congrès,
00:41:42on passe notre temps dans des réunions.
00:41:44Je me sens bien, je me sens bien, je me sens bien,
00:42:03je me sens bien, je me sens bien, je me sens bien,
00:42:07je me sens bien, je me sens bien,
00:42:09je me sens bien, je me sens bien,
00:42:11je me sens bien, je me sens bien,
00:42:13je me sens bien, je me sens bien,
00:42:15je me sens bien, je me sens bien,
00:42:17je me sens bien, je me sens bien,
00:42:19je me sens bien, je me sens bien,
00:42:21je me sens bien ici cet après-midi à Toronto.
00:42:23Or, si on regarde comment fonctionne une société, c'est bien évident, et puis c'est ça la
00:42:36vérité fondamentale qu'on devrait jamais perdre de vue, à savoir qu'il n'y a pas
00:42:41une société au monde qui peut survivre sans posséder des assises économiques solides.
00:42:48Et puis quand on possédera ces assises économiques, le restant viendra par surcroît, mais aussi
00:42:55longtemps qu'on passe notre temps à nous occuper des beubels, et puis dans les beubels,
00:43:00je m'excuse auprès de ceux que ça pourrait affecter, mais en tout cas, la poésie, puis
00:43:04le théâtre, puis la chanson, puis toutes les choses finalement qui doivent être le glaçage
00:43:09sur le gâteau, ou le pain si vous voulez, mais essentiellement ce qui nous manque c'est
00:43:14le pain, parce que les fondements de toute vie sociale, culturelle, politique sont d'abord
00:43:19économiques.
00:43:20Moi je trouve que c'est complètement ridicule pour l'ACFO de discuter des problèmes économiques
00:43:24puis le moment que nous n'avons pas d'argent, nous sommes complètement fauchés.
00:43:27Si vous faites la même chose avec les services de santé, et bien attendez-vous pas qu'il
00:43:31y aurait des améliorations. C'est à l'ACFO à avancer dans ces choses-là, et puis on
00:43:35remet, et on ne fait aucune chose quand c'est le temps des choses qui sont nécessaires.
00:43:41C'est un rêve ça, que de penser que l'exécutif provincial va régler des questions du genre.
00:43:46Il faut que tout le monde y mette la main à la porte. L'an prochain, il y aura quelque
00:43:49chose de fait si tous les conseils régionaux, toutes les associations provinciales et l'exécutif
00:43:55provincial s'en occupent.
00:43:57Alors s'il y a d'autres organismes qui oeuvrent dans le secteur économique ou dans le secteur
00:44:00de l'éducation, qui sont prêts à mettre de l'argent dans ça, je suis d'accord.
00:44:04Le secrétariat d'État nous l'a dit il y a deux ans, pour l'action économique, il y a
00:44:08beaucoup de moins en question qu'ils acceptent que les subventions en animation se servent
00:44:11à ça.
00:44:12Moi je suis venu ici comme journaliste de Radio-Canada et comme franco-ontarien aussi.
00:44:18Tout ce que j'ai pu constater, c'est que dans l'atelier d'action économique par exemple,
00:44:22on est revenu avec sensiblement les mêmes propositions que l'an dernier, que dans l'action politique
00:44:27on est revenu exactement avec les mêmes propositions qu'il y a deux ans, que dans l'atelier
00:44:31d'éducation, on a noté qu'on n'avait pas de pouvoir, puis il y en a d'autres observateurs
00:44:35qui ont noté qu'il n'y avait pas de leadership. Moi je pose la question franchement, est-ce
00:44:40que vraiment, en fin de semaine, les gens qui, je veux dire ici, on se rend tous compte
00:44:45de notre situation, est-ce que les gens se sont pas délibérément fermés les yeux
00:44:48pour ne pas voir cette situation-là et de ne pas en parler? Que suite à ce congrès-ci,
00:44:54vous avez manqué une chance, vous avez raté votre coup, puis que désormais ce sera plus
00:44:58à l'ACFO que ça va se faire, là, ça va être en dehors de l'ACFO par d'autres personnes.
00:45:04Merci. Autre question?
00:45:05L'ACFO a toujours la prétention de parler au nom des franco-ontariens. Elle a modifié
00:45:08cette attitude dans les dernières années, je pense. Mais il reste qu'au niveau du gouvernement,
00:45:13c'est toujours l'ACFO qui est le porte-parole des franco-ontariens. Alors qu'à ce moment-là,
00:45:17on peut demander si l'ACFO véhicule véritablement les préoccupations ou les besoins prioritaires
00:45:24des franco-ontariens.
00:45:25que c'est le terme du mandat de Jean-Louis et le début du mien. Je sens également que
00:45:33la tâche ne sera pas facile. C'est le cas de le dire. Il y en a du pain sur la planche.
00:45:40Vous avez eu le courage de formuler beaucoup de résolutions. Mais une question se pose aussi.
00:45:46Aurez-vous le courage de poser les gestes qui accompagnent ces résolutions? On ne peut
00:45:53pas le faire seul. Ça prend de l'appui. Et vous, les jeunes, vous avez prouvé que vous
00:45:58êtes intéressés par votre présence aujourd'hui. Avec la vigueur de votre âge, êtes-vous
00:46:03prêt à emboîter le pas? Je demande qu'ensemble, nous travaillions à améliorer notre situation
00:46:09parce que je ne vois pas d'autres portes de sortie. Merci.
00:46:12Merci.
00:46:13Merci.
00:46:14Merci.
00:46:15Merci.
00:46:16Si jamais je peux trouver quelqu'un qui peut,
00:46:20je le jure, ma déjée, à chanter,
00:46:21me considèrerais bien bloqué.
00:46:24Tout le monde, ben,
00:46:26il est toujours un peu.
00:46:27Je dirai que,
00:46:29il est toujours un peu.
00:46:30Il est toujours un peu.
00:46:30Il est toujours un peu.
00:46:31Tu veux,
00:46:32il est toujours un peu.
00:46:34Je dirai que,
00:46:35il est toujours un peu.
00:46:36Il est toujours un peu.
00:46:37Il est toujours un peu.
00:46:46Je pense que je n'ai pas besoin de vous dire.
00:47:09Je pense que je n'ai pas besoin de vous dire.
00:47:39C'est la première fois au Canada qu'il y a un groupe anglophone qui se considère minoritaire.
00:47:45Les anglophones, maintenant, ne sont plus intéressés, à mon avis, de traiter d'un dossier de minorité qu'il était avant.
00:47:54Une période aussi favorable ne reviendra probablement jamais.
00:47:58Parce qu'actuellement, il y a tout un pays qui est en train de se redéfinir.
00:48:02Et la redéfinition de ce pays devra tenir compte, et non seulement tenir compte, mais s'axer autour de la question des minorités en bonne partie.
00:48:11Et ce sont les meilleurs Québécois qui prendront la séparation.
00:48:15Ce seront ceux qui voudront, justement, conserver leur langue et leur culture.
00:48:19Ceux qui sont assimilés ou indifférents, ceux-là voteront peut-être pour les femmes.
00:48:25Je pense qu'il faut le voir un peu dans cet article-là.
00:48:27Moi, je suis l'école dans le pod, c'est comme des gens, des capissures qui ne savent pas ce qu'ils veulent,
00:48:32ou qui veulent faire éclater le pays.
00:48:36C'est plus profond que ça, d'abord.
00:48:38Je pense que c'est juste un nom. Un nom pour libérer.
00:48:41Est-ce quelqu'un qui veut commencer?
00:48:43S'en jouer! Un nom! S'en jouer!
00:48:47Un nom, propre!
00:48:51Les gens ne sont pas arrivés ici sans y être vraiment préparés.
00:48:55Ils nous ont tracé des orientations.
00:49:01On nous demande d'obtenir pour eux un réseau de conseils homogènes scolaires français en Ontario
00:49:08et une loi cadre ontarienne des langues officielles.
00:49:11Une loi cadre sur les langues officielles, c'est les jeunes qui s'affectent.
00:49:15C'est eux qui vont assurer la relève.
00:49:17C'est eux qui devraient se sentir impliqués.
00:49:19Puis l'éducation encore plus parce qu'ils sont pris dans le système.
00:49:23S'ils ne disent pas leurs mots, ce sont des vieilles mitaines qui décident pour eux.
00:49:28Sans les consulter, ils vont continuer à avoir le même vieux système de l'antiquité.
00:49:36C'était notable, par exemple, d'avoir des gens de toutes sortes de milieux de la province
00:49:40qui n'étaient pas particulièrement au courant de ce qu'impliquaient les conseils scolaires homogènes français.
00:49:45Pourquoi ne sont-ils pas au courant?
00:49:48Là qu'il faut donner une image d'une organisation du club de l'âge d'or,
00:49:52d'un paquet de vieilles mémères qui font absolument rien,
00:49:56de bonnes soeurs à la retraite, puis absolument rien qui se produit, il n'y a rien qui arrive.
00:50:00Aussi longtemps qu'on ne fera pas de vagues, qu'on ne fera pas de bruit,
00:50:04qu'on ira avec le vent, pas de problème.
00:50:06C'est ça qu'il faut changer parce qu'on n'a eu rien en ayant cette mentalité-là.
00:50:10Si on continue, on n'aura deux fois rien.
00:50:13C'est le temps d'organiser les milieux des nôtres qui sont serveuses,
00:50:17caissières, petits fonctionnaires.
00:50:21On est tout capable.
00:50:25Troisième station, la santé.
00:50:30C'est pas le temps d'être malade.
00:50:32Même pendant ce congrès, il y a des gens d'une étroitesse d'esprit phénoménale.
00:50:43Et puis je crois que la plupart, dans les ateliers, dans les discussions,
00:50:49la majorité des gens de l'ACFO font preuve d'une masturbation intellectuelle extraordinaire.
00:50:56Il faut commencer.
00:51:00C'est le temps.
00:51:02J'ai besoin d'une personne, j'ai besoin d'un autre.
00:51:05Je pense que les droits que je vais avoir, moi, comme franc-containien,
00:51:07je vais les avoir en Ontario, comme franc-containien,
00:51:10qui ne dépendent pas de ce qui se passe ailleurs.
00:51:13Huitième station, la politique.
00:51:18C'est le temps de s'organiser politiquement,
00:51:21C'est-à-dire de donner de l'éducation politique
00:51:25Et d'organiser notre pouvoir collectif
00:51:28Et cela surtout sur le plan local
00:51:31Où nous pouvons être le plus efficace
00:51:34On est tout capable
00:51:37C'est le temps de s'inventer une politique propre à nous
00:51:43On est tout capable
00:51:46Parce que notre faiblesse en Ontario, nous autres, c'est au niveau politique
00:51:50Au cabinet, on a un ministre sur 22
00:51:52C'est là que les législations se passent
00:51:54Ensuite, on a 7 ou 8 membres du Parlement, peut-être à Queen's Park
00:51:58Le droit en Manchette, hier, disait que la Cour songe, très tellement
00:52:03Songe à la création d'un parti politique
00:52:06Ou à la création d'un parti politique suite au rallye franc-containien
00:52:09Vous êtes dans le pouvoir exécutif
00:52:12Est-ce que vous comptez suggérer à ce comité discret
00:52:16Et ce serait l'élaboration d'un parti politique
00:52:23Écoutez, la création d'un parti politique franc-containien
00:52:27C'est pas de l'histoire, c'est de l'histoire ancienne
00:52:29Oui, mais parlons d'aujourd'hui
00:52:31Si c'est nécessaire, à un moment donné, c'est possible
00:52:35Je pourrais vous répondre, pourquoi pas
00:52:37Il faut commencer, c'est le temps
00:52:39J'ai besoin d'une personne, j'ai besoin d'un autre
00:52:43C'est le temps, qui veut commencer ?
00:52:49Y'a-t-il quelqu'un qui va commencer ?
00:52:52J'ai besoin d'un autre
00:52:55Réveillez-vous, gens qui dormaient
00:53:07Prions Dieu pour être effacés
00:53:14Prions Dieu pour parler
00:53:19Que Dieu les mette en paradis
00:53:25Comment pouvons-nous t'endormir ?
00:53:34Savoir qu'il nous faut tous mourir
00:53:40Préparons-nous, si nous pouvons
00:53:45Nous n'avons ni heure ni moment
00:53:51Si nous avons le bien d'autrui
00:53:59Tâchons de le rendre aujourd'hui
00:54:05Si nous ne rendons pas
00:54:09Nous avons tort
00:54:11Peut-être demain
00:54:14Nous serons morts
00:54:17La clochette
00:54:20Que j'ai en main
00:54:24Ça n'est pas pour rire entre sa faim
00:54:31Ça n'est que pour nous avertir
00:54:36Que de ce monde
00:54:39Il faut sortir
00:54:42Ça n'est que pour nous avertir
00:54:48Que de ce monde
00:54:50Il faut sortir
00:54:53Ça n'est pas grâce
00:55:10Merci.
00:55:40Merci.
00:56:10Merci.
00:56:40Merci.
00:57:10Merci.
00:57:40Merci.
00:58:10Merci.
00:58:40Merci.
00:59:10Merci.
00:59:40Merci.
01:00:10Merci.
01:00:40Merci.
01:01:10Merci.
01:01:40Merci.
01:02:10Merci.
01:02:40Merci.
01:03:10Merci.
01:03:40Merci.
01:04:10Merci.
01:04:40Merci.
01:05:10Merci.
01:05:40Merci.
01:06:10Merci.
01:06:40Merci.
01:07:10Merci.
01:07:40Merci.
01:08:10Merci.
01:08:40Merci.
01:09:10Merci.
01:09:40Merci.
01:10:10Merci.
01:10:40Merci.
01:11:10Merci.
01:11:40Merci.
01:12:10Merci.
01:12:40Merci.
01:13:10Merci.
01:13:40Merci.
01:14:10Merci.
01:14:40Merci.
01:15:10Merci.
01:15:40Merci.
01:16:10Merci.
01:16:40Merci.
01:17:10Merci.
01:17:40Merci.
01:18:10Merci.
01:18:40Merci.

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