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  • il y a 5 jours
Interview ou reportage d'une émission cinéma produite par CANAL+ autour d'un film disponible sur CANAL+ ou sortant en salles, un événement ou une actualité du 7ème Art
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Transcription
00:00Alors Marsupilamy, Philippe, c'est votre septième film en tant que réalisateur
00:04et on peut dire qu'à chaque fois, vous vous fixez un défi supplémentaire.
00:08Tu veux dire le fait de tourner avec Jamais ?
00:10C'est pas sympa pour lui.
00:12Non, le fait de tourner avec un animal qui fait plein de conneries avec sa queue.
00:16C'est pas l'introduction.
00:18J'avais promis que je la glisserais.
00:20Écoute, effectivement...
00:21Pardon.
00:22Oula.
00:22Non mais j'en déroule et personne coupe.
00:24J'exigerais qu'elle soit montée celle-là.
00:25Ça part comme ça direct.
00:26Ouais.
00:28Vas-y alors ? C'était quoi la question ?
00:29Moi, si ça glisserait, bon bah...
00:31Celle-là n'était pas du tout faite exprès.
00:33On a eu beaucoup de chance parce que...
00:36Oui.
00:37On sait que des enfants regardent l'émission qu'on a tournée à la base avec un vrai Marsupilamy.
00:41Et effectivement, les fois où il était un peu trop turbulent ou...
00:46Ou fatigué.
00:47C'est ça.
00:47Voilà.
00:48C'était quand même un bébé Marsupil.
00:49C'est ça, parce que c'était un bébé.
00:51Et on avait fait, si tu veux, sa réplique exacte en petite peluche.
00:55On appelle ça un animatronique.
00:57Avec des petits moteurs partout à l'intérieur pour donner l'impression que c'était le vrai.
01:03C'est quoi ça ?
01:16Le trésor de la palombie.
01:22L'animal le plus rare au monde.
01:25Le Marsupilamy.
01:26Eh bien, l'impression est parfaite.
01:31Le film est très réussi.
01:32Et donc, effectivement, il y a la présence de Djamal qui reprend son rôle de Pablito Camaron.
01:37Est-ce que tu as hésité ?
01:39Non.
01:40Absolument pas.
01:41C'est un personnage que j'adore.
01:42J'ai vraiment beaucoup d'affection pour lui.
01:44Et puis, j'étais très, très curieux.
01:45Et j'avais très envie de faire partie de la bande à Fufi.
01:48Je connaissais leur univers.
01:49Je les voyais grandir.
01:52J'avais envie de faire partie de cette colo.
01:54C'était évident pour toi de proposer le rôle à Djamal.
01:56Écoute, je te disais, pour te dire la vérité, à la base, nous, ce n'est pas vraiment une suite.
02:01Comme vous disiez du Marsupilamy.
02:02Une relecture.
02:03Oui, c'est une espèce de reboot.
02:05Parce que, passé après Alain Chabat, c'est compliqué de base.
02:10Donc, on s'est dit, on va faire une version vraiment différente, complètement différente.
02:13Ça faisait tellement d'années, voire de décennies, qu'on rêvait de tourner avec lui.
02:17Qu'on s'est croisés, par hasard, dans un célèbre parc d'attractions avec un Gaulois.
02:22Et on était avec notre plateau repas comme ça.
02:25Et je tombe sur lui.
02:26Et je n'ai pas pu m'empêcher de me proposer.
02:28Bien.
02:28J'avais bien dans l'aventure.
02:30Surtout qu'il est rare au cinéma, Djamal.
02:32En plus.
02:33En plus.
02:33Trop rare.
02:34Ouais, c'est vrai, ça m'a fait plaisir.
02:37À l'époque, je travaillais au parc Astérix.
02:39Je m'en souviens.
02:39C'est là, à la cantine.
02:41Oui.
02:41Quand je galère, entre deux films, je travaillais au parc Astérix.
02:44Je me souviens.
02:44Et c'est là qu'il m'a proposé ce magnifique personnage et cette aventure.
02:48Et j'ai foncé tout de suite.
02:52Pour les palambianos, c'est une légende.
02:56Pour moi, c'est toute ma vie.
02:59Ma mission, c'est de le protéger.
03:02T'inquiète pas, maman, que je suis là.
03:06Il ne peut plus rien t'arriver.
03:09Je l'ai eu !
03:10Je l'ai eu !
03:13Adapter le Marsu Pilamy, évidemment, j'imagine que ce n'est pas forcément simple.
03:17Vous êtes quand même garant d'un personnage qui existe.
03:20Quelles étaient les difficultés pour créer un nouveau Marsu Pilamy ?
03:22Alors, difficile, oui et non, en fait, c'est vrai.
03:25Parce qu'en fait, le personnage qu'a créé André Franquin est tellement riche de base que ça, c'est une chance.
03:30Tu sais, il a été inventé en 1952.
03:32Donc, si tu dis qu'en 2026 encore, le Marsu Pilamy est populaire, c'est qu'il a vraiment quelque chose d'exceptionnel.
03:39Oui, et de moderne.
03:40On a eu beaucoup de liberté aussi, avec les ayants droit, corps merci.
03:44C'est-à-dire, on a vraiment pu y mettre notre univers, pour vraiment faire notre version.
03:49Mais c'est ça ce qui m'a plu, c'est qu'on retrouve vraiment la patte de la bande à fifi,
03:53les gags à répétition, ça va loin, ça ose tout.
03:56En même temps, c'est jamais vulgaire, c'est vraiment adapté pour toute la famille.
03:59Les enfants peuvent venir, les parents y verront une autre lecture.
04:03Et d'un autre côté, c'est le Marsu Pilamy.
04:05C'est génial, c'est bien résumé, on n'aurait pas pu mieux en parler.
04:09On a fini ?
04:10Non, mais sérieux, c'est super, c'est exact.
04:12Mais c'était le vrai défi d'écriture, c'est vrai.
04:13Et quand on se parlait avec Jamel, dès le début, le but c'était, de par le sujet, de plaire aux enfants.
04:18Évidemment, c'était hyper important, et on le voit dans les salles, on fait beaucoup d'avant-premières.
04:22On est très heureux que ça fonctionne.
04:24Les enfants s'éclatent, mais pour autant, on ne voulait pas laisser sur le carreau les parents ou les grands-parents.
04:28Donc, il y a différents degrés de lecture, et c'est ça qui est rigolo dans la salle,
04:31c'est que des fois, ils ne rient pas forcément pour les mêmes choses.
04:33Et puis moi, j'avais une condition, avant de faire ce film, quand même, j'en avais une.
04:36Ah, quand même ?
04:37Oui, oui, c'était pas Dizzy.
04:40Parce que, quand même, la bande à Fifi, ils attendent ce qu'est Dizzy, je ne sais pas si t'as remarqué.
04:43Dizzy qui saute en parachute, Dizzy à la plage, Dizzy...
04:47Ils avaient fait le tour du film.
04:48Non, mais ils ont des enfants, et puis, je me souviens d'une conversation avec Julien qui m'a beaucoup touché,
04:52c'est qu'il a fait une proche de son propre film, de votre dernier film, devant ses filles,
04:57et parfois, il pouvait être gêné de ne pas pouvoir regarder le film en toute tranquillité avec ses enfants.
05:01Vous avez tous les deux en commun ce sens du collectif.
05:28Parce que c'est vrai que, Philippe, toi, tu tournes avec la même bande, depuis toujours.
05:32Vous tournez dans les films des uns, des autres.
05:34Toi, Jamel, t'as créé le Jamel Comédie Club.
05:36T'as révélé énormément de talent.
05:39C'est quelque chose qui vous parle à tous les deux.
05:40C'est plus marrant à plusieurs.
05:43Je viens d'une famille nombreuse, et puis, très vite, ce sont les associations qui nous ont donné des coups de main.
05:48Donc, ça, c'est encore une espèce d'élan de solidarité.
05:50Et puis, bizarrement, quand je suis arrivé sur scène, seul,
05:54moi qui viens de la profession théâtrale et de l'équipe,
05:57j'avais envie, donc c'est par pur égoïsme, de me retrouver à plein.
06:01La démarche, elle est purement égoïste, et bizarrement, elle devient altruiste.
06:04Et pour rebondir sur le fait de travailler à plusieurs, c'est vrai que c'est formidable.
06:08On est au Festival de la Peu du Hesse, quand on enregistre cette émission.
06:10Bien sûr.
06:11On vit en équipe, et c'est génial.
06:13Tu en profites encore plus.
06:14Tu peux le partager, et les mauvais moments aussi.
06:16Parce que là, tout va bien, mais il y a des moments où ça n'allait vraiment pas.
06:19Bien sûr.
06:19Et quand ça ne va vraiment pas, et que tu es plusieurs, c'est cool aussi.
06:23Et puis, pour autant, c'est plus moteur, plus moteur.
06:27On a la chance tous les deux, Fifi et moi, d'être moteur.
06:30On a la chance qu'on puisse nous suivre, et on nous fait confiance.
06:33Donc on essaie de mettre cette lumière vers des gens qui valent le coup.
06:36Et surtout, si on prend du kiff, on va en donner.
06:38Bien sûr.
06:39C'est ça, c'est une des recettes.
06:41En parlant de kiff, je veux dire, bien sûr, il y a la bande habituelle.
06:44Il y a Jean Reno, il y a Alban Ivanov.
06:46Il y a des nouveaux aussi dans cette bande.
06:48Il y a Vincent Dezania.
06:49Vous êtes très inclusif, quand même.
06:51Ah bah bien sûr.
06:51Toutes sortes d'humour, toutes sortes de générations, toutes vos idoles.
06:54C'est une chance incroyable.
06:55C'est que tous les gens qui nous font rire, ou qu'on a admirés pendant notre jeunesse,
06:59qui nous ont même donné envie de faire ce métier pour certains,
07:02quand on leur demande de venir s'amuser avec nous, de rigoler,
07:05ben ils viennent, donc jamais on n'en a la preuve.
07:07Jean Reno, Jean Reno, tu vois, on voulait un méchant, un antagoniste,
07:10vraiment quelqu'un qui...
07:12Un méchant qui n'a pas besoin de s'énerver.
07:14Eh ouais.
07:15Un méchant qui en impose.
07:16Qu'il ne soit pas forcément ici que de la comédie aussi, tu vois.
07:18Et ce n'est pas évident.
07:19Et Jean Reno, ça reste un monument du cinéma français.
07:22Tu vois le nombre de films cultes qu'il a fait dans des genres complètement différents.
07:26Soit la comédie avec les visiteurs, Léon, il a tourné aux Etats-Unis,
07:29il a fait Mission Impossible.
07:30Avec Tom Cruise quand même, Jean Reno.
07:31Donc la fierté, et on se le disait avec Jamel,
07:33quand on le filmait, il était dans le combo, il avait dans le retour.
07:36Et Jamel, il me disait, ben, là on est au cinoche.
07:38Et puis je me suis aperçu de deux choses à ce moment-là.
07:40C'est qu'effectivement, j'étais avec Jean Reno et on faisait du cinoche.
07:44Mais que tu étais cinéaste.
07:46Et ça, je ne l'avais pas remarqué jusqu'à présent.
07:50C'est vrai, justement, Jamel, j'ai la vraie mise en scène.
07:53C'est beau, c'est bien raconté, c'est rythmé.
07:56C'est très très dur la comédie, c'est des mathématiques.
07:59C'est devenu un professeur.
08:00Tout ça grâce à Tchad GPT.
08:02Qu'est-ce qui fait plus rire d'alors dans le film, Jamel ?
08:06Alvan Ivanov.
08:07Très drôle aussi.
08:08Quel douanier.
08:09Ben, nous avons.
08:19Oui, en fait, ce que j'adore avec Jamel, Alban, le personnage de Julien ou de Tarek,
08:25c'est qu'ils ont chacun un axe de comédie clair.
08:28Et avec Alban, ce qui est génial, c'est qu'on peut s'autoriser des vannes
08:30qu'on ne peut pas faire avec beaucoup d'acteurs.
08:31En fait, s'il a un espèce de cynisme naturel, de vanne des fois un petit peu bordeur,
08:38tu vois, il n'y a qu'avec lui.
08:40Il peut tout se permettre.
08:41Il peut tout se permettre parce qu'il ne le pense pas.
08:43Et puis, Julien, Julien Routier, extraordinaire.
08:46Extraordinaire.
08:47Tout autre registre.
08:48Toujours un peu simple, Julien.
08:51Là particulièrement.
08:51Je pense que le QI, il est en négatif.
08:54Pour jouer à un imbécile pareil, il faut être d'une extrême intelligence.
08:57Et je le connais dans la vie.
09:00C'est pas le cas.
09:02C'est pas toujours le cas.
09:03Je peux vous dire, il est très con aussi.
09:05C'est pire.
09:07Il y en a un de vous deux qui me fait un oba-oba ?
09:10Toi, tu maîtrises bien.
09:11Oba-oba.
09:12Oba-oba.
09:13Moi, je maîtrise mieux.
09:15Les bébés, souvent, ils disent bibi.
09:17Oui.
09:17Bibi.
09:19Très mignon.
09:20C'est très faible.
09:20Il faut bien.
09:21D'ailleurs, en termes de mignonnerie, le jeune acteur.
09:25Corentin, oui, c'est gentil de parler de lui.
09:27Mais il est extraordinaire.
09:28C'est gentil de parler de lui.
09:29Un animatronique, pareil.
09:29Avec ses grands yeux comme ça, il nous regarde.
09:31On l'a fait avec des moteurs.
09:32Intelligence artificielle.
09:33Intelligence artificielle et animatronique.
09:34Alors, il est passé où, ce budget ?
09:35Parce qu'il y avait quand même un gros budget sur le film, on peut le dire.
09:41Le premier qui rigole, il se prend une tapette.
09:47Non, mais tu vas là, de quoi ?
09:49En Corentin, on a eu beaucoup de choses.
09:51En fait, on avait passé une annonce sur les réseaux sociaux,
09:53quand on cherchait un petit acteur pour faire mon fils.
09:56La boîte mail de la directrice de casting a bugué tellement il y a eu de demandes.
09:59C'est vrai que j'ai flashé sur lui.
10:00Il ne devait pas être si jeune à la base,
10:02parce qu'il avait quand même des trucs à jouer.
10:03Il avait 6 ans et demi, c'est vraiment petit.
10:06Et en fait, il avait une mignonnerie naturelle.
10:08Et le hasard voulait qu'en plus, il soit un petit peu blond avec les yeux bleus.
10:11Donc, c'était parfait.
10:12Et donc, on est parti avec Coco.
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