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  • il y a 1 heure

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Transcription
00:00On était beaucoup moins à l'écoute, en fait, des différences de chacun.
00:03Il y avait des plats, il y avait des légumes, il y avait des yaourts, il y avait des fruits, et on se démerdait.
00:08Il n'y avait pas de revendication communautaire.
00:10Il n'y avait pas de revendication. Moi, j'allais chez mes voisins qui pouvaient être musulmans.
00:13J'adorais, ils me montraient comment on faisait le couscous.
00:15C'était de la curiosité qui était très saine.
00:17Et les juifs fréquentaient les musulmans, etc.
00:20Moi, quand je suis venue à Paris, c'était en 1986, j'ai eu un choc.
00:23Parce que là, j'ai vu des revendications qui n'existaient pas en province.
00:27Il faut se dire quand même qu'il y a un monde entre...
00:30Alors, peut-être que maintenant, avec les cités, c'est partout en France.
00:33Mais à l'époque, il y avait un monde entre les revendications qu'il y avait à Paris et la province.
00:38Et moi, je suis venue, je me souviens, j'étais à Châtelet.
00:40Vous avez vu ma tête. J'ai vu le RER arriver.
00:43J'ai vu tous ces noirs et tous ces musulmans qui sortaient.
00:47C'est des gens qui avaient des têtes que je n'avais pas l'habitude de voir.
00:50Parce qu'à Nancy, j'étais la seule de mon école avec ma sœur à avoir cette tête-là.
00:54Et j'ai vu plein de gens sortir. J'ai fait...
00:57Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un peu peur.
00:59Parce que je n'avais pas l'habitude.
01:01Mais voilà, Paris, c'était particulier.
01:04Et après, très vite, j'ai pris l'habitude et je n'ai plus eu peur des gens qui avaient des têtes étrangères.
01:07Est-ce que vous avez le sentiment...
01:09Je n'ai plus de...
01:10Je n'ai plus de...
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