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  • il y a 2 jours
Répressions violentes en Iran, menaces d'annexion du Groenland, conflit israélo-palestinien, enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro, guerre en Ukraine, politique anti-immigration et opérations de l'ICE aux États-Unis, lutte contre le terrorisme en Syrie... Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot est auditionné par les députés sur les nombreux sujets qui secouent l'actualité internationale. Retrouvez le meilleur de leurs échanges.

La rédaction de LCP vous propose les morceaux choisis des séances publiques dans l'hémicycle et des séances de travaux ou des auditions en commissions.

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00:00:00Bonjour, soyez les bienvenus sur LCP au cœur de l'Assemblée Nationale.
00:00:11Dans cet épisode, on va revenir sur l'une des grandes auditions de la semaine.
00:00:15Jean-Noël Barraud était entendu par les députés sur la situation internationale extrêmement tendue au cœur des préoccupations.
00:00:22Il y a bien sûr la situation au Moyen-Orient, notamment en Iran, où la répression sanglante se poursuit.
00:00:29L'Union Européenne a récemment qualifié le régime iranien de terroriste.
00:00:34Autre sujet de préoccupation, la guerre en Ukraine ou encore les velléités de Donald Trump au Groenland.
00:00:40Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères face aux députés, c'est tout de suite sur LCP.
00:00:46Quelques mots d'abord pour commencer, pour partager avec vous un immense soulagement.
00:00:51Notre compatriote Tom Félix qui encourait la peine de mort a été relaxé aujourd'hui par la justice malaisienne, faute de preuve.
00:00:57J'ai une pensée particulière pour ses parents que j'ai rencontrés à deux reprises l'année dernière à Singapour
00:01:02et qui vont enfin pouvoir être réunis avec leur fils après deux ans et demi d'épreuve.
00:01:07Quelques mots sur ce qui a marqué l'actualité internationale pour commencer.
00:01:13Quelques mots ensuite sur les grands rendez-vous qui vont jalonner notre action extérieure dans les prochains mois, au premier semestre.
00:01:21Puis quelques mots ensuite sur les sujets transversaux auxquels mon ministère contribue.
00:01:28Alors sur les sujets qui ont marqué le début d'année, il y a bien évidemment le Groenland face aux menaces inacceptables formulées par les Etats-Unis
00:01:35à l'encontre d'un territoire européen placé sous la protection de l'OTAN.
00:01:38Vous l'avez vu, la France s'est mobilisée pour porter une réponse européenne de fermeté, de solidarité et de détermination,
00:01:45pouvant inclure toute la palette d'outils dont dispose notre Union.
00:01:49Les autorités groenlandaises, quant à elles, ont rappelé par la voix du Premier ministre que le Groenland n'est pas à vendre,
00:01:54que les Groenlandais ne veulent être ni possédés, ni gouvernés, ni intégrés aux Etats-Unis d'Amérique.
00:01:59Les Groenlandais, le Premier ministre l'a rappelé une nouvelle fois lors de sa visite à Paris aux côtés de la Première ministre du Danemark,
00:02:08ont choisi le Danemark, l'OTAN et l'Union européenne.
00:02:11Notre engagement a porté ses fruits et l'heure semble être aujourd'hui à la désescalade.
00:02:16Les menaces tarifaires ont été retirées et des discussions se sont engagées la semaine dernière entre le Danemark,
00:02:22le Groenland et les Etats-Unis.
00:02:26Nous devons néanmoins rester vigilants et clairs sur nos principes.
00:02:28C'est au Danemark et au Groenland et à eux seuls de décider des questions les concernant.
00:02:32Soutien de la France à leur souveraineté et leur intégrité territoriale sera sans faille.
00:02:36C'est le message qu'a exprimé le Président de la République la semaine dernière aux deux dirigeants.
00:02:41Dans ce contexte, l'implantation d'un consulat français le 6 février prochain incarnera notre solidarité,
00:02:46notre amitié envers le peuple groenlandais.
00:02:49Le Président de la République s'y était engagé lors de sa visite à NUC en juin dernier.
00:02:53Je m'étais moi-même rendu sur place quelques semaines plus tard.
00:02:56Des parlementaires s'y sont rendus également.
00:02:59Nous y sommes.
00:03:00Au Venezuela, nous restons mobilisés pour qu'une transition démocratique et pacifique puisse s'organiser,
00:03:05qu'une solution politique durable ne saurait être imposée de l'extérieur.
00:03:08Notre priorité, c'est évidemment le sort de nos 2000 compatriotes.
00:03:11Et malgré un retour relatif à la normale, nous déconseillons formellement tout déplacement au Venezuela.
00:03:17Les autorités intérimaires ont fait part de leur souhait de renouer les relations avec les pays européens.
00:03:23Nous avons, avec l'Allemagne, plaidé pour la poursuite de mesures de réconciliation au bénéfice de la population.
00:03:28Nous avons constaté des progrès avec la libération de plusieurs dizaines de prisonniers politiques.
00:03:32Les annonces faites à la fin de la semaine dernière sur une loi d'amnistie et la fermeture de la prison politique de Caracas sont un signal positif.
00:03:40La France a renouvelé sa disposition à faciliter la reprise du dialogue entre tous les acteurs vénézuéliens, dont l'opposante Maria Corina Machado.
00:03:47La transition doit permettre la libération des prisonniers politiques, respecter le droit du peuple vénézuélien à disposer de lui-même,
00:03:53tenir compte du choix qu'il a fait en 2024 dans les urnes.
00:03:56En Iran, la répression d'une violence sans équivalent dans l'histoire contemporaine de l'Iran s'apparente à un crime de masse.
00:04:04Dans ce contexte, nous agissons le long de quatre axes d'effort.
00:04:07Un, garantir la sécurité de nos ressortissants, de nos emprises, ressortissants qui sont au nombre d'un milli en Iran,
00:04:14et y compris nos deux otages, Cécile Colleur et Jacques Paris, qui se trouvent actuellement en sécurité au sein de l'ambassade de France à Téhéran
00:04:20et dont nous exigeons la libération définitive et le retour en France immédiat.
00:04:25Deux, accentuer la pression sur le régime par l'inscription des gardiens de la Révolution sur la liste européenne des organisations terroristes,
00:04:32mais aussi par l'instauration de nouvelles sanctions européennes décidées jeudi dernier
00:04:36contre 21 individus et entités responsables de la répression des manifestations,
00:04:41dont le ministre de l'Intérieur, le procureur général, plusieurs responsables de la censure d'Internet
00:04:46et des commandants régionaux du corps des gardiens de la Révolution.
00:04:48Et puis, par notre soutien à la résolution du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies,
00:04:52renouvelant le mandat de la mission de l'ONU chargée d'enquêter sur les crimes commis.
00:04:57Trois, soutenir la société civile iranienne, le peuple iranien dont les aspirations doivent être entendues.
00:05:02La République islamique d'Iran doit mettre fin aux exécutions, libérer les prisonniers arbitrairement détenus,
00:05:07lever le blocus numérique.
00:05:08Et puis quatre, anticiper tous les scénarios par un dialogue étroit avec nos partenaires américains, européens et régionaux.
00:05:14Les Etats-Unis, qui ont renforcé leur présence militaire dans la région, sont mis en situation d'intervenir militairement.
00:05:21Ils ont en parallèle proposé des négociations au régime, qui doit impérativement s'en saisir,
00:05:25se résoudre à des concessions majeures et à un changement radical de posture.
00:05:29Et avant toute chose, mettre fin définitivement à la répression sanglotte de son propre peuple.
00:05:35Les efforts de médiation sont menés par des pays de la région, avec lesquels nous sommes en lien et que nous soutenons.
00:05:40En Ukraine, depuis le 24 février 2022, depuis bientôt quatre ans, la guerre d'agression lancée par Moscou a fait plus de 1000 morts par jour côté russe.
00:05:49C'est dire le prix que Vladimir Poutine est prêt à payer pour ses ambitions coloniales.
00:05:52Il épuise son peuple, discrédite la nation russe au risque de la faire sortir de l'histoire.
00:05:58Plus récemment, le Crémin profite des températures très basses en Ukraine, jusqu'à moins 30 degrés,
00:06:03pour provoquer une crise humanitaire par des frappes incessantes sur les infrastructures énergétiques.
00:06:08C'est pourquoi, lors de la réunion du G7 Plus Énergie que nous avons convoquée il y a quelques jours,
00:06:16j'ai annoncé l'envoi de plus de 100 générateurs en Ukraine.
00:06:18Nous en enverrons 50 autres dans les semaines qui viennent.
00:06:20Le ministre délégué chargé du commerce extérieur est en ce moment même à Kif
00:06:25et est chargé de mobiliser les entreprises et collectivités qui le souhaitent
00:06:30en facilitant l'acheminement de leur matériel sur place.
00:06:34Le micro marche encore, donc je continue.
00:06:36Le 27 janvier, pour la première fois, un drone russe a visé un train de passagers
00:06:40tuant 5 civils innocents.
00:06:42Le 1er février, 15 mineurs ont succombé à une attaque de drones ciblant le bus
00:06:45qui les ramenait chez eux.
00:06:47Ces actes constituent des crimes de guerre qui viennent s'ajouter aux déportations d'enfants,
00:06:51aux massacres et aux viols.
00:06:53Dans ce contexte, nous maintenons la pression sur la Russie.
00:06:56Le 22 janvier, en Méditerranée, la Marine nationale, en coopération avec nos partenaires,
00:07:00a raisonné le pétrolier Grinch en provenance de Murmansk qui était ciblé par des sanctions
00:07:04internationales pour son appartenance à la flotte fantôme.
00:07:07Et puis au niveau européen, nous préparons un 20e paquet de sanctions qui ciblera précisément
00:07:12cette flotte et l'ensemble des acteurs qui opèrent, financent, soutiennent ou assurent ces navires.
00:07:16Et puis, le président l'a rappelé, sur les garanties de sécurité, la coalition s'est réunie
00:07:21le 6 janvier dernier à l'Elysée, présidée par le président de la République.
00:07:26Elle a permis de cristalliser des avancées inédites et sans équivalent dans notre histoire
00:07:30récente, puisque pour la première fois depuis des décennies, des pays d'Europe, d'Amérique
00:07:33du Nord, d'Océanie et d'Asie ont défini ensemble, à l'extérieur de l'OTAN, une
00:07:38planification militaire crédible et robuste pour que la paix, une fois conclue, puisse
00:07:41être garantie.
00:07:43C'est le fruit d'un an de travail dont la France est à l'origine.
00:07:45Les Etats-Unis ont annoncé à cette occasion qu'ils prendraient en charge la vérification
00:07:49du cessez-le-feu et qu'ils soutiendraient la force multinationale pour l'Ukraine, chargée
00:07:54à la fois de soutenir l'armée ukrainienne et d'assurer en deuxième rideau les garanties
00:08:00de sécurité.
00:08:01La déclaration de Paris, publiée à l'issue de cette réunion, témoigne de l'unité
00:08:04et de la résolution des participants.
00:08:07Cette prise en main par les Européens de leur propre sécurité pourra servir d'exemple
00:08:10au-delà de l'Ukraine.
00:08:11Cette actualité fracassante, où je viens de donner quelques-uns des principaux
00:08:16chapitres, ne doit pas nous détourner du principal des défis géopolitiques de notre
00:08:21époque.
00:08:21La tension grandissante entre la Chine et les Etats-Unis, une tension qui pourrait mener
00:08:25à une possible confrontation, mais rien n'est inéluctable.
00:08:29Dans cette équation géopolitique, il y a une variable qui peut tout changer, c'est
00:08:33l'Europe.
00:08:34C'est l'attitude de l'Europe.
00:08:35L'Europe qui, sans chercher la confrontation, ni avec l'un ni avec l'autre, peut résister
00:08:39à la brutalisation du monde.
00:08:41L'Europe qui, au cours des derniers mois, a affirmé son autonomie stratégique et qui
00:08:45trace une voie singulière, une troisième voie, celle de l'indépendance, de la coopération
00:08:49et du multilatéralisme.
00:08:51Quelques mots sur les principales échéances du premier semestre
00:08:552026.
00:08:56D'abord, la présidence française du G7.
00:08:58Cette année, le G7 sous présidence française s'empara de la question des grands déséquilibres
00:09:03mondiaux et de leur résolution.
00:09:05Le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères coordonnera les travaux de trois
00:09:09filières ministérielles.
00:09:10La filière Affaires étrangères, qui portera à la fois sur les questions de paix et de sécurité,
00:09:14les questions transversales prioritaires, comme la lutte contre le narcotrafic, l'efficacité
00:09:19de la chaîne d'approvisionnement humanitaire, la sécurité maritime et les migrations.
00:09:23La filière Développement et partenariats internationaux poursuivra trois objectifs.
00:09:29Les limites du modèle actuel de l'aide au développement, la lutte contre la fragmentation
00:09:32de l'aide pour en renforcer l'efficacité et la réduction de la dépendance des pays
00:09:36partenaires à l'aide internationale.
00:09:38Et puis, la filière Commerce, copilotée avec le ministère de l'Économie et des Finances,
00:09:42travaillera sur la sécurisation de nos chaînes de valeurs, minerais critiques, sécurité
00:09:46économique, etc., la réforme du système commercial multilatéral et le suivi et la maîtrise
00:09:51des surcapacités industrielles.
00:09:53Ces trois filières auront pour mot d'ordre d'œuvrer à des solutions concrètes qui
00:09:57reflètent les intérêts des Françaises et des Français.
00:10:00Travailleront avec les pays les plus et les moins avancés en sortant des logiques
00:10:04de bloc et en engageant un dialogue approfondi entre les grandes démocraties industrielles
00:10:07et les grands pays émergents.
00:10:10Deuxième grand rendez-vous, le sommet African Forward.
00:10:14Les 11 et 12 mai prochains, à Nairobi, au Kenya.
00:10:16Il incarnera le renouveau de nos relations avec les pays africains, reposant sur une logique
00:10:21de partenariat d'égal à égal, mutuellement bénéfique.
00:10:24Adossé à un forum d'affaires de grande ampleur, ce sommet a pour ambition de mettre
00:10:28sur la table des défis communs et des solutions concrètes européennes et africaines, des solutions
00:10:33partenariales et d'intérêts réciproques.
00:10:35Je signale trois autres sommets.
00:10:38Le sommet One Health, une seule santé, qui se tiendra le 7 avril à l'occasion de la
00:10:44Journée mondiale de la santé à Lyon.
00:10:46Les chefs d'État et de gouvernement du monde entier s'y réuniront.
00:10:49L'objectif est de promouvoir une approche intégrée, prenant en compte les liens entre
00:10:51santé humaine, animale et environnementale, pour une meilleure prévention et une meilleure
00:10:55réponse aux épidémies.
00:10:58Je cite le sommet sur l'énergie nucléaire, qui se tiendra le 10 mars prochain.
00:11:03Il sera coorganisé par la France et l'Agence internationale de l'énergie atomique, réunira
00:11:08les acteurs publics et privés les plus mobilisés du secteur nucléaire.
00:11:12Le sommet sur l'espace, qui se tiendra début juillet dans notre pays et qui associera la
00:11:18communauté spatiale mondiale dans toute sa diversité, qui sera articulé autour de
00:11:23quatre piliers, sciences et exploration, régulation des activités spatiales, compétitivité
00:11:29et sécurité et défense.
00:11:31Il contribuera à l'émergence de principes partagés et nous permettra d'assurer des
00:11:36convergences au niveau européen.
00:11:38Autre rendez-vous, le sommet franco-italien de Toulouse.
00:11:42Le principe en avait été convenu par le président de la République et la présidente
00:11:45du Conseil italien en juin dernier à Rome.
00:11:48Ce sommet permettra de faire progresser la mise en œuvre du traité du Quirinal, signé
00:11:51en 2021, et d'approfondir nos coopérations dans les secteurs stratégiques et notamment
00:11:55le spatial.
00:11:57Et puis, la conférence de soutien à l'armée libanaise qui se tiendra à Paris le 5 mars
00:12:03prochain.
00:12:04De cette perspective, nous poussons le Parlement libanais à voter l'ultime réforme financière
00:12:08qui doit permettre, après un accord avec le FMI, d'accueillir une autre conférence
00:12:12un peu plus tard dans l'année pour la reconstruction du pays.
00:12:15J'en viens au dernier point que je voulais aborder devant vous, la mobilisation qui
00:12:23est la nôtre sur les sujets transversaux et les sujets régaliens sur lesquels les attentes
00:12:29des Françaises et des Français sont très significatives.
00:12:33D'abord, la libération de nos compatriotes détenus arbitrairement ou retenus otages à l'étranger.
00:12:38En 2025, nous avons obtenu la libération de plus de 10 d'entre eux.
00:12:41Et depuis le début de l'année 2026, trois autres de nos compatriotes ont été libérés,
00:12:46notamment Laurent Vinatier, revenu de Russie après 581 jours de détention sans aucune
00:12:51raison valable.
00:12:52J'ai évidemment une pensée en évoquant le sort de nos compatriotes détenus à l'étranger
00:12:57pour Christophe Gleize, pour la libération duquel nous ne ménageons aucun effort en lien
00:13:01étroit avec sa famille.
00:13:03J'ai eu l'occasion de l'évoquer en réponse à la question d'actualité posée par le
00:13:07président Fuchs il y a quelques instants.
00:13:09Narcotrafic, comme je l'avais annoncé lors de ma dernière audition devant vous, nous
00:13:14avons lancé un plan de bataille inédit du Quai d'Orsay contre le narcotrafic, en lien
00:13:18étroit bien sûr avec le ministère de l'Intérieur et les autres ministères concernés, pour
00:13:22éradiquer le mal à la racine.
00:13:24Accord de coopération sécuritaire avec les pays de production de transit et de rebond,
00:13:27renforcement des effectifs dans les pays concernés, ciblage de l'aide au développement,
00:13:32sanctions internationales contre les narcos criminels.
00:13:35Premier axe d'effort porte sur l'Amérique latine et les Caraïbes.
00:13:38C'est dans cette région qu'est produite l'ensemble de la cocaïne qui déferle dans
00:13:42les villes et les villages de France, où elle est consommée par plus d'un million
00:13:44de personnes.
00:13:45Deuxième axe d'effort porte sur l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient.
00:13:48Nous travaillons également à inciter les pays des Balkans occidentaux à durcir leurs
00:13:52réglementations et leurs actions en matière de lutte contre la criminalité organisée.
00:13:57Troisième élément, la lutte contre l'immigration illégale.
00:14:02Patriotes attendent que nos frontières soient maîtrisées.
00:14:04Le premier niveau de réponse à cette attente légitime, c'est notre engagement dans la
00:14:08résolution des tensions géopolitiques, car ce sont ces tensions que fuient les populations
00:14:13déplacées.
00:14:14Le deuxième niveau de réponse est européen.
00:14:16Le pacte sur la migration et l'asile que la France a âprement négocié et qui entrera
00:14:20en vigueur cette année va changer la donne.
00:14:23Mais nous allons aller plus loin en initiant une coopération étroite avec quatre autres
00:14:27ministères.
00:14:28L'Intérieur, bien sûr, l'enseignement supérieur, les Outre-mer et la santé.
00:14:31Cette coordination nous permettra de mieux gérer le risque migratoire, mais aussi l'attractivité
00:14:35des talents dont la France a besoin.
00:14:39Quatrième point, souveraineté et sécurité économique.
00:14:42Dans un monde où les règles de l'OMC ne sont plus appliquées, il nous faut adopter
00:14:44une posture plus offensive pour défendre les intérêts de la France et de ses entreprises.
00:14:50Pourquoi ? J'ai décidé de créer au sein du ministère la Direction de la Souveraineté
00:14:54et de la Sécurité économique.
00:14:55Prenant le relais de la Direction de la Diplomatie économique, elle aura pour mission d'ouvrir
00:15:00des débouchés nouveaux aux secteurs les plus menacés, de sécuriser les approvisionnements
00:15:04critiques pour la vie de la nation et de veiller en lien avec les services des douanes dont
00:15:08je dispose dans le cadre de mes attributions au respect des règles du marché unique.
00:15:12Cinquième point, le champ informationnel.
00:15:15Nous poursuivons nos efforts pour riposter aux atteintes portées à l'image de la France
00:15:20partout dans le monde.
00:15:22Vous aurez constaté la mobilisation du compte French Response qui a été particulièrement
00:15:27remarqué ces derniers temps.
00:15:29Au début de l'année 2026, elle a suscité 30 millions de vues en 30 jours.
00:15:35Mais face à nous, les campagnes se multiplient.
00:15:36Leur nombre, leur fréquence, leur sophistication appelle des renforts.
00:15:39Ces renforts existent.
00:15:41Ce sont les citoyens qui rejoindront bientôt le contingent numérique de la réserve diplomatique.
00:15:47Mais pour cela, la réserve diplomatique doit être officiellement créée dans la loi.
00:15:51Je regrette que la proposition de loi déposée en décembre par le président Bruno Fuchs n'ait
00:15:54pas encore été examinée.
00:15:55Nous comptons sur les parlementaires.
00:15:57Nous comptons sur vous.
00:15:59Sixième point que je voulais évoquer, c'est la transformation du ministère qui a pris
00:16:05toute sa part dans l'effort budgétaire conduit par le Premier ministre.
00:16:08Pour autant, c'est tenu à ce que nous poursuivions la mise en œuvre des prescriptions des états
00:16:11généraux de la diplomatie.
00:16:13Un changement de culture est à l'œuvre au sein du ministère.
00:16:15En un an, nous avons pris 60 mesures de simplification, supprimer chaque mois une commande inutile,
00:16:20éliminer plus de 3000 notes administratives récurrentes, supprimer ou dématérialiser
00:16:24trois quarts des formulaires.
00:16:25Pourquoi ?
00:16:26Pour que nos agents puissent exprimer tout leur potentiel.
00:16:28Ils sont la force et la richesse du ministère.
00:16:31Et je veux devant vous leur rendre une nouvelle fois hommage.
00:16:34Les réussites que j'ai mentionnées, ce sont les leurs.
00:16:36Et puis enfin, un mot pour me féliciter avec vous de la bonne coordination des services
00:16:42du ministère avec le Parlement.
00:16:44Chaque année, la France signe près d'une centaine d'accords internationaux, dont un
00:16:47quart nécessite une autorisation parlementaire.
00:16:50Or, en 10 ans, les délais de ratification ont été réduits de 40%.
00:16:54Ils sont passés de 38 mois en 2015 à 23 mois aujourd'hui.
00:16:59Dans le même temps, le stock de textes en attente devant le Parlement a été divisé par 4,
00:17:03passant de 60 projets de loi cumulés en 2015 à moins de 15 aujourd'hui.
00:17:08Ces résultats montrent que l'exigence du contrôle parlementaire est pleinement compatible
00:17:12avec l'efficacité de l'action internationale de la France.
00:17:16Nous pouvons donc nous en féliciter collectivement.
00:17:19J'en ai terminé.
00:17:19Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:17:23Je rappelle qu'à la fin du texte actuellement examiné en séance, votre présence est requise.
00:17:29Donc, je suggérerais que les interventions initiales soient raccourcies à deux minutes,
00:17:34de façon à ce que chacun puisse intervenir.
00:17:35Nous avons beaucoup, beaucoup d'inscrits.
00:17:37Et puis, si les questions le permettent, peut-être un petit point tout à l'heure,
00:17:42monsieur le ministre, sur la situation de nos alliés kurdes qui ont été menacés en Syrie
00:17:46et voir le rôle de la France pour sécuriser leur position.
00:17:51La parole pour ouvrir cette discussion pour la gauche démocrate et républicaine à monsieur Jean-Paul Lecoq.
00:17:59Merci. On va essayer de faire le tour du monde en deux minutes.
00:18:01Record battu, je pense, si on y arrive.
00:18:04Monsieur le ministre, d'abord, excusez mon retard,
00:18:08mais c'est compliqué de faire la navette entre le palais-Bourbon ici, parfois.
00:18:12Et j'aurais voulu vous interroger sur les suites que vous donnez à la situation
00:18:19que vit actuellement Gaza, qui subit toujours des bombardements,
00:18:24alors qu'il y a un cessez-le-feu normalement en cours,
00:18:27qui subit toujours des crimes, y compris de la part du Hamas,
00:18:32puisqu'on a identifié quelques dizaines de Palestiniens tués par ce groupe.
00:18:40Et donc, ça pose la question quand même des...
00:18:44Puisque vous avez parlé des sanctions par rapport à la Russie, etc.
00:18:47Ça pose la question des sanctions par rapport à Israël.
00:18:49Quand est-ce qu'on fait respecter un cessez-le-feu ?
00:18:51Quand est-ce qu'on fait respecter la Charte des Nations Unies ?
00:18:53Quand est-ce qu'on fait respecter...
00:18:54Enfin, il y a une multitude de sujets.
00:18:57Et tous les débats que l'on fait ici ou là,
00:19:00les députés, je présume qu'on subit tous la même remarque,
00:19:03c'est pourquoi y a-t-il deux poids, deux mesures ?
00:19:05Les gens ne comprennent pas.
00:19:07Et les Français qu'on rencontre ne comprennent pas.
00:19:10Ils sont attentifs à tout ce que vous dites.
00:19:11Ils sont attentifs à toutes les situations du monde.
00:19:14Ils voient des réactions immédiates.
00:19:15Ils voient des réactions puissantes, fortes, justifiées.
00:19:19Et ils ont l'impression que ça ne s'illustre pas
00:19:23et que les Palestiniens ne valent rien.
00:19:27Ils n'auraient pas de valeur humaine.
00:19:28Et donc, j'espère que notre ministère des Affaires étrangères
00:19:33va essayer de compenser cette vérité ou appréciation.
00:19:39Mais dans les deux cas, il y a véritablement un sujet.
00:19:42Je n'ai pas le temps de vous parler de tout le reste.
00:19:44J'aurais tellement envie d'en parler avec vous.
00:19:47Mais bon, voilà.
00:19:48Deux minutes.
00:19:50Merci beaucoup, M. Lecoq.
00:19:51M. le ministre.
00:19:53Merci, M. le Président.
00:19:54M. le député, vous vous souvenez qu'au niveau européen,
00:19:59des sanctions ont été prises,
00:20:01que l'examen du respect par Israël de l'article 2
00:20:05de l'accord d'association avec l'Union européenne a été activé,
00:20:10que ça a sans doute d'ailleurs contribué à amener Israël
00:20:13à consentir au cessez-le-feu et au plan de paix
00:20:17présenté par le président Trump.
00:20:19Et aujourd'hui, même si la situation reste très difficile,
00:20:23à bien des égards qu'elle reste critique,
00:20:26même si, et nous le déplorons,
00:20:30le cessez-le-feu est violé par les deux parties,
00:20:32les deux parties que nous appelons à tenir leurs engagements,
00:20:35les engagements pris devant le président des États-Unis,
00:20:38force est de constater que la situation n'est plus la même
00:20:40que pendant la guerre qui, pendant deux ans, a ravagé Gaza.
00:20:46Et donc, les progrès qui ont été enregistrés
00:20:54doivent aussi être qualifiés comme tels.
00:20:56Donc, je l'ai dit, le cessez-feu est fragile,
00:20:59il est régulièrement violé,
00:21:01il doit être respecté par les parties en présence.
00:21:05Le point de passage de Rafa a été ouvert pour la circulation des personnes.
00:21:10Nous avons salué cette décision,
00:21:12mais qui est néanmoins insuffisante,
00:21:14parce qu'il faut maintenant que l'aide humanitaire
00:21:15puisse transiter par ce point de passage.
00:21:18Et en particulier, les 400 tonnes d'aide alimentaire française
00:21:21qui doivent parvenir aux 42 000 enfants palestiniens
00:21:26auxquels elle est destinée.
00:21:28Et si des problèmes de sécurité sont soulevés,
00:21:31je l'ai déjà dit devant vous,
00:21:32l'Union européenne se tient prête,
00:21:34grâce à sa mission sur place,
00:21:36à laquelle contribuent des gendarmes français
00:21:37à assurer la sécurité du point de passage.
00:21:41La restitution de la dernière dépouille d'otages israéliens
00:21:46est un grand soulagement.
00:21:48C'est la première fois depuis plus de 10 ans
00:21:50qu'il n'y a aucun otage israélien à Gaza.
00:21:55Ça doit permettre d'ouvrir une deuxième phase
00:21:57et d'amener le gouvernement israélien
00:21:59à changer sa posture vis-à-vis du règlement de cette crise.
00:22:04Enfin, le comité palestinien,
00:22:07qui est prévu par la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies,
00:22:102803, que nous avons soutenu, a été installé.
00:22:14Il doit maintenant prendre toutes ses responsabilités
00:22:16dans l'administration de Gaza
00:22:18et pouvoir engager le processus de désarmement du Hamas
00:22:22qui figurait dans la déclaration de New York
00:22:26que nous avons portée.
00:22:27Donc nous avons conscience que tout cela est fragile,
00:22:30mais nous voulons aussi, je dirais,
00:22:32que les progrès qui ont été enregistrés puissent se poursuivre
00:22:36et nous savons les saluer lorsque nous les observons.
00:22:39Monsieur Lecoq ?
00:22:40Oui, deux secondes seulement.
00:22:42Vous avez utilisé le port du Havre
00:22:43pour envoyer l'aide humanitaire à Gaza
00:22:47et donc ça a généré une satisfaction.
00:22:49Et en même temps, ça génère régulièrement
00:22:51plein de questions sur quand est-ce que ça arrive
00:22:53et est-ce que ça arrivera bien à destination
00:22:55de la part des habitants du Havre ?
00:22:58Ça arrive demain en Égypte.
00:23:00Ça va donc parvenir à El Harish
00:23:01puisque El Harish est un hub logistique
00:23:04pour les organisations des Nations unies,
00:23:07les ONG qui acheminent des denrées alimentaires
00:23:12ou non alimentaires vers Gaza.
00:23:15Vous vous souvenez que le président de la République
00:23:17s'était radé sur place
00:23:18et qu'il avait déploré que certains biens de première nécessité
00:23:22ne puissent pas à l'époque entrer à Gaza
00:23:25du fait de leur caractérisation
00:23:28comme des biens à usage dual.
00:23:31Au-delà de l'ouverture des points de passage,
00:23:33ce que nous réclamons, c'est que ces biens-là,
00:23:36et on parle parfois de béquilles ou de fauteuils roulants,
00:23:38puissent entrer dans Gaza
00:23:40et notamment ceux que la France a fait parvenir jusqu'à El Harish.
00:23:45Et nous demandons que les ONG puissent poursuivre leur travail
00:23:48en lien avec les organisations des Nations unies,
00:23:50et notamment médecins sans frontières,
00:23:52puisqu'il y a un risque que les licences leur permettant
00:23:59de mener leurs opérations leur soient retirées.
00:24:02Merci beaucoup pour l'Union des droites,
00:24:04pour la République.
00:24:05Je donne la parole à la même Christelle Dintorni
00:24:06et ensuite, nous en avons M. Sébastien Le Chenu
00:24:09et Mme Amélia Lacrafi.
00:24:12Vous avez la parole, Mme la députée.
00:24:14Merci M. le Président, M. le Ministre.
00:24:16Le préaccord de Turnberry conclu entre la Commission européenne et les Etats-Unis
00:24:20marque un tournant extrêmement préoccupant pour l'Europe et les intérêts français.
00:24:25Cet accord est une véritable démission qui engage durablement l'Union européenne
00:24:28dans une relation de dépendance commerciale, énergétique et militaire
00:24:31accrue vis-à-vis des Etats-Unis,
00:24:33alors même que vous affirmez vouloir construire une autonomie stratégique européenne.
00:24:38Sur le fond, il enterrine une situation profondément déséquilibrée.
00:24:42L'Europe accepte une hausse structurelle des droits de douane américains
00:24:45pouvant atteindre 15% sur de nombreuses exportations
00:24:48sans garantie solide ni réciprocité réelle.
00:24:52Les exemptions évoquées sont partielles, réversibles et insuffisantes
00:24:55pour protéger nos filières stratégiques.
00:24:58Pour la France, les conséquences sont directes et graves.
00:25:01Nos vins spiritueux, produits agroalimentaires sont directement menacés
00:25:04alors même que Donald Trump a brandi encore la perspective de taxes
00:25:07allant jusqu'à 200% sur les vins français.
00:25:11Cet accord signifierait une perte massive de débouchés internationales
00:25:14et une mise en difficulté de milliers d'exploitations.
00:25:17L'Allemagne, quant à elle, a su préserver ses intérêts industriels,
00:25:20notamment automobiles, là où la France se retrouve exposée, isolée et affaiblie.
00:25:25Alors ce nouvel accord enterrine une Europe à deux vitesses
00:25:27où certains protègent leurs champions pendant que d'autres subissent.
00:25:31Enfin, les méthodes de la Commission sont inacceptables.
00:25:34Elles négocient seules, sans mandat clair des États,
00:25:37alors que la politique commerciale relève de la majorité qualifiée,
00:25:40privant ainsi la France de tout droit de veto.
00:25:42Dans ce cadre, le cas de Mercosur a été édifiant.
00:25:45Lorsqu'un vote a lieu à la majorité qualifiée au Conseil,
00:25:48on constate que la France, pourtant pays membre fondateur de l'Union européenne
00:25:51et deuxième contributeur budgétaire,
00:25:53ne bénéficie d'aucune influence et relais diplomatiques,
00:25:55contrairement à l'Allemagne et à l'Italie.
00:25:58Alors, M. le ministre, ma question est simple.
00:26:01Face à un accord qui sera une nouvelle humiliation pour la France
00:26:03et qui achèvera la dépendance énergétique et militaire de l'Europe aux États-Unis,
00:26:07quels sont les moyens à disposition du Quai d'Orsay
00:26:09pour faire renoncer la Commission européenne à ses négociations ?
00:26:12Et plus simplement, comment allez-vous défendre la France à Bruxelles
00:26:16et ne plus subir ?
00:26:17Je vous remercie.
00:26:18Merci, M. le ministre.
00:26:19M. le Président, Mme la députée,
00:26:22je vous invite à revenir sur la période qui a précédé la conclusion de cet accord.
00:26:29La France a tenu la position la plus dure dans les négociations,
00:26:33poussant la Commission à se saisir de tous les instruments à sa disposition
00:26:37dans le rapport de force avec l'administration américaine.
00:26:40Ça, c'est le premier point.
00:26:41Deuxième point, lorsque l'accord est intervenu,
00:26:44nous avons tout de suite dit qu'il était déséquilibré
00:26:47et qu'il conviendrait le moment venu de le revoir.
00:26:51Troisième élément, vous avez observé comme moi
00:26:55que le Parlement européen,
00:26:58étant donné les déclarations de l'administration américaine
00:27:03visant le Groenland,
00:27:04a décidé de repousser la validation parlementaire
00:27:09de cet accord de Turnberry.
00:27:12Quatrième élément,
00:27:13il me semble que ce sont les partis de la droite extrême au Parlement européen
00:27:18qui sont aujourd'hui les plus favorables
00:27:21à ce que cet accord puisse être endossé,
00:27:23puisse être accepté, puisse être validé.
00:27:25Le groupe des Patriotes, le groupe ECR,
00:27:28et c'est pour ça que je suis un petit peu surpris par votre question,
00:27:30puisque ce sont des partis auxquels les parlementaires
00:27:35affiliés à vos formations politiques sont rattachés.
00:27:39Et ça m'amène au dernier point,
00:27:41qui est que la France va continuer à défendre,
00:27:43sur le plan commercial,
00:27:44comme nous l'avons fait au cadre du Mercosur,
00:27:46mais d'autres systématiquement défendent nos intérêts,
00:27:50va même aller plus loin et pousser la Commission européenne
00:27:52à clarifier son attitude
00:27:55lorsque les intérêts essentiels de l'Union européenne
00:27:57et de ses États membres sont menacés.
00:27:59Je pense à l'intégrité territoriale,
00:28:01je pense à l'intégrité des processus électoraux,
00:28:03je pense à l'autonomie de décision de l'Union européenne.
00:28:06La Commission doit dire aujourd'hui
00:28:07que lorsque des menaces sont portées à ses intérêts essentiels,
00:28:11eh bien qu'elle activera à l'avenir
00:28:13tous les instruments et toutes les procédures à sa disposition,
00:28:16y compris les plus puissants,
00:28:18pour faire cesser ces menaces.
00:28:21Donc, pour ce qui nous concerne,
00:28:23je dirais, nous tenons une position de grande fermeté
00:28:29dans la défense de nos intérêts.
00:28:31C'est d'ailleurs ce qui a sans doute conduit
00:28:33d'autres Européens à nous rejoindre
00:28:34lorsque la question de l'intégrité territoriale
00:28:37du Groenland était posée.
00:28:39Et c'est cette unité européenne
00:28:41que nous avons initiée
00:28:43et qui s'est progressivement formée
00:28:45qui a sans doute fait reculer
00:28:46l'administration américaine.
00:28:48Merci beaucoup, M. Sébastien Chenu
00:28:51pour le Rassemblement national.
00:28:53Vous avez la parole.
00:28:55Merci, M. le Président.
00:28:57M. le Ministre,
00:28:58c'est très frustrant, évidemment,
00:28:59d'avoir deux minutes juste pour échanger.
00:29:01J'ai écouté votre avant-propos
00:29:03et en particulier votre mot concernant le Venezuela.
00:29:06On peut y souscrire, d'ailleurs,
00:29:07parce qu'il désavoue finalement
00:29:08les prises de position
00:29:09et la philosophie exprimée par Gabriel Attal
00:29:11avec le soutien aveugle
00:29:12qu'il avait exprimé au président Trump,
00:29:14le soutien macroniste
00:29:15qu'il avait exprimé au président Trump
00:29:17lorsqu'il avait décidé d'agir sur le Venezuela.
00:29:20Mais ma question,
00:29:21elle va se concentrer sur un sujet très concret
00:29:24pour nos concitoyens,
00:29:25c'est l'immigration à travers les visas
00:29:27délivrés à l'Algérie.
00:29:29L'immigration algérienne,
00:29:31qui est effectivement un pays,
00:29:32qui est l'un des principaux pays pourvoyeurs
00:29:33d'immigration dans notre pays,
00:29:36elle pose des problèmes qui sont précis,
00:29:37qui sont très concrets dans le quotidien des Français,
00:29:40qui sont très particuliers.
00:29:41Entre 2014 et 2024,
00:29:43sur 10 ans,
00:29:44le nombre d'Algériens détenus en France
00:29:46a augmenté de 117%.
00:29:48Et dans le même temps,
00:29:49sur les presque 150 000
00:29:50arrestations pour infractions
00:29:53à la législation sur les étrangers
00:29:54réalisées en 2024,
00:29:56il y en avait plus de 30 000
00:29:57qui impliquaient des Algériens.
00:29:59De l'autre côté,
00:30:00le fameux en même temps,
00:30:01peut-être macroniste,
00:30:02la France multiplie
00:30:03les gestes unilatéraux
00:30:05sur les dossiers mémoriels
00:30:06sans obtenir aucune réciprocité politique.
00:30:08Je pense aux dispositifs
00:30:11qui facilitent la restitution
00:30:13de biens culturels
00:30:14liés à la période coloniale,
00:30:15tout en avançant vers une transparence
00:30:17accrue sur les essais nucléaires
00:30:18qui étaient menés dans le Sahara.
00:30:21Autrement dit,
00:30:22la France s'engage
00:30:23sur des concessions patrimoniales,
00:30:25potentiellement d'ailleurs
00:30:26avec des répercussions financières.
00:30:29Et de l'autre côté,
00:30:30on a un régime,
00:30:30le régime algérien,
00:30:31qui durcit son discours
00:30:32et ses manifestations hostiles
00:30:34et agressives
00:30:35vis-à-vis de notre pays.
00:30:36Moi, je voudrais savoir
00:30:36comment vous justifiez,
00:30:37monsieur le ministre,
00:30:38que notre pays ne fasse pas preuve
00:30:40de fermeté vis-à-vis d'un régime
00:30:41comme celui qui gouverne
00:30:43et dirige l'Algérie aujourd'hui.
00:30:45En 2025,
00:30:46les expulsions vers ce pays,
00:30:46elles ont diminué de 15%
00:30:48par rapport à 2024.
00:30:49Ce signal envoyé,
00:30:50c'est celui vraiment
00:30:51d'un signal de renoncement,
00:30:52d'un signal de faiblesse.
00:30:54Et vous qui prenez la fermeté
00:30:55vis-à-vis d'autres pays,
00:30:56vous qui prenez,
00:30:57vous avez raison,
00:30:57la fermeté vis-à-vis des États-Unis,
00:30:59vous êtes finalement assez incapables
00:31:01de faire la même chose
00:31:02vis-à-vis de l'Algérie.
00:31:03Je suis curieux de vous entendre.
00:31:07M. le Président,
00:31:11M. le député,
00:31:12vous le savez,
00:31:13on a pris un certain nombre
00:31:16de mesures
00:31:17qui ont visé
00:31:20les dignitaires
00:31:21du régime algérien.
00:31:24Nous n'avons,
00:31:25c'est vrai,
00:31:25pas pris de mesures
00:31:26générales
00:31:27qui touchent
00:31:28à la population algérienne
00:31:30que nous ne tenons pas
00:31:32pour responsables
00:31:33des atteintes
00:31:34à nos intérêts.
00:31:36Et cependant,
00:31:38le nombre de visas
00:31:39émis au profit
00:31:40de ressortissants algériens
00:31:41l'année dernière
00:31:42a baissé de 20%.
00:31:44Pourquoi ?
00:31:46Eh bien,
00:31:47notamment parce que
00:31:48par des décisions
00:31:49très brutales
00:31:50d'expulsion
00:31:51d'agents diplomatiques français
00:31:54en poste en Algérie,
00:31:56eh bien,
00:31:57progressivement,
00:31:58les autorités algériennes
00:32:00ont réduit
00:32:01la taille
00:32:01de notre dispositif
00:32:02sur place
00:32:03et donc
00:32:03la possibilité
00:32:05pour la France
00:32:06d'émettre
00:32:07des visas
00:32:08au profit
00:32:08de ressortissants algériens.
00:32:11Si j'élargis
00:32:12un tout petit peu
00:32:12le sujet,
00:32:13ce que je veux,
00:32:15ce que je voudrais vous dire,
00:32:16c'est que nous sommes
00:32:17pleinement conscients
00:32:18que la maîtrise
00:32:20de l'immigration
00:32:21irrégulière
00:32:21est une priorité
00:32:22des Français
00:32:23à laquelle
00:32:24le ministère
00:32:26des Affaires étrangères
00:32:27doit concourir.
00:32:28Mais contrairement
00:32:28à ce que j'ai pu entendre
00:32:29par le passé
00:32:31de la part
00:32:33d'anciens ministres
00:32:34de l'Intérieur,
00:32:35ça n'est que par
00:32:36une coopération
00:32:37très étroite
00:32:37entre le ministère
00:32:39de l'Intérieur
00:32:40et le ministère
00:32:40des Affaires étrangères
00:32:41qu'on pourra parvenir
00:32:43à une amélioration
00:32:45à la fois
00:32:46des contrôles
00:32:50mais aussi
00:32:52du pilotage
00:32:53de notre politique
00:32:54de visa.
00:32:55Puisqu'il arrive
00:32:56que les ministres
00:32:57de l'Intérieur
00:32:57réclament
00:32:58que la politique
00:32:59des visas
00:32:59leur soient transférées,
00:33:01je m'inscris en faux
00:33:02car je considère
00:33:03que c'est au contraire
00:33:04l'articulation fine
00:33:05entre les deux ministères
00:33:06qui nous permettra
00:33:07d'obtenir
00:33:07de meilleurs résultats
00:33:08y compris de lutte
00:33:09contre la fraude
00:33:10aux visas
00:33:11et c'est ce
00:33:12à quoi nous travaillons
00:33:13activement
00:33:13avec Laurent Nunez
00:33:15aujourd'hui.
00:33:17Merci
00:33:17pour Ensemble
00:33:19pour la République
00:33:20Madame Amélia Lacrafi.
00:33:23Merci
00:33:23Monsieur le Président.
00:33:24Monsieur le Ministre,
00:33:26au milieu
00:33:26de cette actualité
00:33:27plus que chaotique
00:33:28de l'Iran
00:33:29au Groenland
00:33:30et de l'Ukraine
00:33:31au Proche-Orient,
00:33:32il y a une information
00:33:33qui est passée
00:33:33presque inaperçue
00:33:34à savoir la visite
00:33:35du Président Déby,
00:33:36président de la République
00:33:37du Tchad
00:33:38à l'Elysée
00:33:38la semaine dernière.
00:33:40Cette visite intervient
00:33:41un an après le départ
00:33:42de l'armée française
00:33:44du Tchad,
00:33:44pays où nos forces
00:33:45étaient présentes
00:33:46depuis près d'un siècle.
00:33:48Ce retrait
00:33:49s'était accompagné
00:33:49d'un discours souverainiste
00:33:51justifiant la rupture
00:33:52de nos accords
00:33:53de défense.
00:33:54Il avait été ressenti
00:33:55douloureusement
00:33:56tant par notre pays
00:33:57que nos forces armées,
00:33:59d'autant plus
00:33:59que le Tchad
00:34:00était longtemps considéré
00:34:01comme l'un de nos partenaires
00:34:02les plus fidèles
00:34:03dans la région.
00:34:04Or, à l'issue
00:34:05de cette rencontre,
00:34:06les deux chefs d'État
00:34:06ont évoqué
00:34:07un partenariat revitalisé,
00:34:09fondé sur le respect
00:34:10mutuel
00:34:11et des intérêts
00:34:12partagés.
00:34:13Dans ce contexte,
00:34:14Monsieur le Ministre,
00:34:15comment analysez-vous
00:34:16cette évolution
00:34:16de notre relation
00:34:17avec le Tchad ?
00:34:19Certains y voient
00:34:19une prise de conscience
00:34:20des enjeux liés
00:34:21à l'aide
00:34:23et aux partenariats
00:34:24internationaux.
00:34:25D'autres soulignent
00:34:26la fragilisation régionale,
00:34:28notamment du fait
00:34:29de la situation
00:34:29au Soudan.
00:34:32Ce qui inciterait
00:34:33le Tchad
00:34:34à rechercher
00:34:34des appuis
00:34:35plus solides.
00:34:36Je souhaiterais
00:34:37connaître votre appréciation
00:34:38sur ce renouvellement
00:34:39de notre relation
00:34:40avec le Tchad
00:34:40et plus largement
00:34:41sur l'état actuel
00:34:42de nos relations
00:34:43avec les États
00:34:44du Sahel.
00:34:45Et enfin,
00:34:46je souhaite souligner
00:34:46que lorsque les relations
00:34:47entre États
00:34:48traversent des phases
00:34:49de tension,
00:34:50les parlementaires,
00:34:51eux,
00:34:51continuent à se parler
00:34:52et notamment
00:34:53les parlementaires
00:34:54de l'Assemblée parlementaire
00:34:55à la francophonie,
00:34:56notamment avec sa région Afrique,
00:34:58ont maintenu
00:34:59des liens constants
00:34:59avec leurs homologues
00:35:00du Sahel.
00:35:02Et cette diplomatie parlementaire
00:35:03peut-être, je pense,
00:35:04une courroie de transmission
00:35:05utile à l'appui
00:35:06de nos actions diplomatiques
00:35:08en France.
00:35:08Merci, Monsieur le Ministre.
00:35:09Merci, Madame la députée,
00:35:12souscrite aux propos,
00:35:13notamment vers la fin
00:35:14de notre collègue.
00:35:17Et on voit bien au Sahel
00:35:19que les Italiens,
00:35:20les Allemands,
00:35:20les Américains
00:35:21viennent au Mali
00:35:22et donc on a besoin
00:35:23de continuer
00:35:24à discuter
00:35:25avec une grande partie
00:35:26de ces pays
00:35:27et des populations.
00:35:30Merci, Monsieur le Président,
00:35:31Madame la députée.
00:35:32Alors, je vous rejoins
00:35:32absolument sur votre dernier point,
00:35:35l'importance
00:35:35de la diplomatie parlementaire,
00:35:37aussi de la coopération
00:35:38décentralisée.
00:35:39J'étais hier à Toulouse
00:35:41puis à Agen.
00:35:42Parfois, on me dit
00:35:43mais pourquoi vous vous déplacez ?
00:35:44Ce ne sont pas les affaires
00:35:45étrangères ici.
00:35:46Si, c'est les affaires étrangères
00:35:47parce qu'une bonne diplomatie
00:35:48ne se construit
00:35:49que sur un tissu
00:35:52de relations
00:35:52construites
00:35:54par les échanges
00:35:54entre les peuples,
00:35:56leurs élus, etc.
00:35:57Et donc, le Quai d'Orsay
00:36:00aujourd'hui
00:36:01entend encourager,
00:36:03favoriser,
00:36:04faciliter la rencontre
00:36:05entre les peuples
00:36:06et s'appuyer
00:36:08notamment sur la diplomatie
00:36:10parlementaire
00:36:11pour que la diplomatie
00:36:13gouvernementale
00:36:14puisse se construire
00:36:15ou se reconstruire
00:36:16lorsque l'orage
00:36:18est passé.
00:36:19Et c'est vrai
00:36:19qu'il y a eu un orage
00:36:20entre les autorités françaises
00:36:23et les autorités du Tchad.
00:36:25Je suis bien placé
00:36:26pour le savoir
00:36:27puisque l'orage a éclaté
00:36:30à l'issue
00:36:31d'une visite
00:36:34que je faisais sur place
00:36:35qui m'avait conduit
00:36:37à adrer
00:36:38à la frontière
00:36:39avec le Soudan
00:36:40pour saluer le travail
00:36:42des organisations
00:36:43des Nations Unies
00:36:44qui, vous le savez,
00:36:46accueillent
00:36:46plusieurs centaines
00:36:47de milliers
00:36:48de réfugiés
00:36:50soudanais
00:36:50qui fuient
00:36:51la guerre
00:36:52et les atrocités
00:36:53et les exactions.
00:36:55Et donc,
00:36:55d'une certaine manière,
00:36:56la rencontre
00:36:57entre le président
00:36:59de la République du Tchad
00:37:01et le président
00:37:01de la République
00:37:02la semaine dernière
00:37:03est un peu
00:37:04à l'image
00:37:05de cette relation nouvelle
00:37:06que nous voulons construire
00:37:08avec l'Afrique.
00:37:09Il y a eu un orage
00:37:10mais peut-être
00:37:12que ça a été l'occasion
00:37:13pour les uns
00:37:14et pour les autres
00:37:15de s'interroger
00:37:15sur ce qu'ils cherchent
00:37:17au fond
00:37:17dans la relation
00:37:19entre les deux pays
00:37:20et donc,
00:37:22lors de leur échange
00:37:23jeudi dernier,
00:37:24les deux présidents
00:37:25ont endossé
00:37:26une série d'orientations
00:37:27qui fixeront
00:37:27le cap
00:37:28de la redynamisation
00:37:29du partenariat
00:37:30franco-tchadien
00:37:30autour des intérêts
00:37:32partagés
00:37:33par nos deux pays
00:37:34dans le domaine
00:37:35économique,
00:37:36scientifique
00:37:36et éducatif,
00:37:38sanitaire notamment.
00:37:41Merci.
00:37:42La parole
00:37:43pour la France insoumise
00:37:44à Mme Manadej
00:37:45Abamongoli.
00:37:46Vous avez la parole
00:37:47et ensuite
00:37:47M. Pierre Pryptich
00:37:48et M. Jean-Louis Roméga.
00:37:51Merci M. le Président,
00:37:52M. le Ministre,
00:37:52chers collègues.
00:37:53L'affaissement
00:37:54de l'ordre international
00:37:55est plus que jamais
00:37:56une réalité.
00:37:57En République démocratique
00:37:58du Congo,
00:37:58au Liban,
00:37:59en Ukraine,
00:38:00en Palestine
00:38:00dont le peuple
00:38:01a subi un génocide
00:38:01et qui est toujours
00:38:02bombardé sans réaction forte,
00:38:04des traités de paix faillibles
00:38:05sont négociés
00:38:06sous l'égide
00:38:06du gouvernement Trump.
00:38:08Des traités
00:38:08bien plus soucieux
00:38:09à nos yeux
00:38:10de gains tout court-termistes
00:38:12en lien souvent d'ailleurs
00:38:13avec l'exploitation
00:38:13de ressources
00:38:14que du respect
00:38:15de la Charte des Nations Unies
00:38:16et des droits des peuples
00:38:17à disposer d'eux-mêmes.
00:38:19Je peux aussi évoquer
00:38:20les menaces
00:38:20d'intervention militaire
00:38:21en Iran
00:38:22dont le peuple lutte
00:38:23pour sa liberté
00:38:24et ses droits.
00:38:25Ceci alors que le bilan
00:38:27de ce type d'intervention
00:38:28est plus qu'au négatif
00:38:29au Moyen-Orient
00:38:29car personne n'aime
00:38:31les missionnaires armés.
00:38:32La France doit résolument
00:38:33être engagée
00:38:34pour le droit international
00:38:35et la défense
00:38:36des instances de l'ONU.
00:38:38Nous saluons ainsi
00:38:39le refus de la France
00:38:40de participer
00:38:40au pseudo-comité de la paix
00:38:41de M. Trump
00:38:42dont l'existence
00:38:43viserait justement
00:38:45à réduire l'ONU
00:38:45après les menaces
00:38:47sur le Groenland.
00:38:48Alors première question,
00:38:49les États-Unis
00:38:50sont-ils encore
00:38:51des alliés fiables ?
00:38:52Sont-ils encore
00:38:53un état de droit
00:38:54lorsque l'on voit
00:38:54ce que fait
00:38:55sa milice
00:38:56anti-immigration
00:38:57ICE ?
00:38:58D'ailleurs,
00:38:59mon groupe propose
00:38:59que les membres
00:39:00de cette milice
00:39:01identifiée
00:39:01comme ayant participé
00:39:02aux meurtres
00:39:03soient interdits
00:39:03de territoire en France.
00:39:05Concernant l'Iran,
00:39:06l'inscription des gardiens
00:39:07de la révolution
00:39:07sur la liste
00:39:08des organisations terroristes
00:39:09ne saurait résoudre
00:39:10à elles seules
00:39:11la question
00:39:11des crimes de masse.
00:39:13Il existe des outils
00:39:14multilatéraux
00:39:14pour poursuivre
00:39:15et punir
00:39:15les criminels de guerre
00:39:16et les auteurs
00:39:17de crimes
00:39:18contre l'humanité.
00:39:18Je parle de la CPI
00:39:19même si l'Iran
00:39:20n'est souscrit pas
00:39:21et la CIJ.
00:39:22Quelles initiatives
00:39:23la France compte-t-elle prendre
00:39:24pour aider
00:39:24à documenter
00:39:25les atrocités
00:39:26et punir
00:39:27les coupables
00:39:28dans un cadre
00:39:28multilatéral ?
00:39:30Enfin,
00:39:30lutter pour le droit
00:39:31international,
00:39:32c'est aussi
00:39:32et contre les impérialismes.
00:39:34Ça va ensemble
00:39:35très souvent.
00:39:36passe aussi
00:39:37par la question
00:39:37de la destination
00:39:38des armes
00:39:38que nous vendons
00:39:39à certaines puissances.
00:39:41La présence
00:39:41d'armes françaises
00:39:42a été repérée
00:39:43au Soudan.
00:39:43Elle a été documentée
00:39:44par plusieurs ONG.
00:39:45Dès lors,
00:39:46quel mécanisme
00:39:47pouvez-vous mettre
00:39:47en place
00:39:48pour vérifier
00:39:48cette destination
00:39:49des armes
00:39:49vendues aux Émirats
00:39:50Arabes Unis
00:39:51et à d'autres États ?
00:39:52Ça fait partie
00:39:53normalement
00:39:53des traités,
00:39:54des accords commerciaux.
00:39:56En effet,
00:39:57vous avez parlé
00:39:57du Tchad,
00:39:58certaines armes
00:39:59circulent par le Tchad
00:40:00qui reste un pays
00:40:02allié de la France,
00:40:02vous venez de le rappeler,
00:40:04alors que les convainés
00:40:04humanitaires ont du mal
00:40:06à y passer.
00:40:06Donc,
00:40:06quelles démarches
00:40:07pour soutenir
00:40:08les ONG
00:40:09qui viennent en aide
00:40:10aux victimes
00:40:11des massacres
00:40:12au Soudan ?
00:40:13Merci,
00:40:15Monsieur le Président.
00:40:16Madame la députée,
00:40:17je vous réponds
00:40:18sur la question
00:40:19des ventes d'armes
00:40:20de la même manière
00:40:21que je l'ai fait
00:40:22déjà devant vous.
00:40:24La France se conforme
00:40:25à l'embargo
00:40:26sur les ventes d'armes
00:40:27de l'Union Européenne
00:40:28et des Nations Unies
00:40:29qui visent
00:40:29le Soudan
00:40:30et le Darfour
00:40:31et nous engageons
00:40:33tous les pays
00:40:33à respecter
00:40:34aussi scrupuleusement
00:40:35que nous cet embargo
00:40:36et c'est un passage
00:40:37que nous passons régulièrement.
00:40:39Nous exhortons
00:40:40encore et toujours
00:40:41tous les acteurs étrangers
00:40:42à cesser d'apporter
00:40:43un soutien militaire
00:40:43au parti.
00:40:45Maintenant,
00:40:45votre question
00:40:45de la manière
00:40:46dont elle est posée,
00:40:47c'est-à-dire
00:40:47la remise en question
00:40:50de l'ordre international,
00:40:52pas seulement
00:40:52par la violation
00:40:53des textes,
00:40:55mais désormais
00:40:55par la présentation
00:40:57de textes alternatifs,
00:40:58d'accord,
00:40:59doit nous inviter
00:41:01à prendre une décision,
00:41:05à faire un choix.
00:41:06Est-ce qu'on considère
00:41:07que les Nations Unies,
00:41:08c'est pour les autres
00:41:10et que certains
00:41:11sont plus égaux
00:41:12que d'autres
00:41:13ou est-ce qu'au contraire
00:41:14on tente un dernier effort,
00:41:16si je puis dire,
00:41:17pour sauver
00:41:17les Nations Unies ?
00:41:19Et je crois
00:41:20que notre responsabilité,
00:41:21puisque nous,
00:41:22on essaye de s'y tenir,
00:41:23de membres permanents
00:41:24du Conseil de sécurité,
00:41:25c'est de tenter
00:41:26ce dernier effort
00:41:27pour réformer
00:41:28le Conseil de sécurité
00:41:28et lui permettre
00:41:29de gagner en efficacité
00:41:30et de gagner en légitimité.
00:41:33Efficacité,
00:41:34c'est la fin
00:41:35du droit de veto
00:41:36ou c'est la fin
00:41:37de l'exercice du veto
00:41:38en cas d'atrocité de masse.
00:41:40C'est une cause
00:41:40que la France défend
00:41:41depuis bien longtemps maintenant
00:41:42avec le Mexique
00:41:43qui a déjà rassemblé
00:41:44107 signatures
00:41:45et il faut qu'on profite
00:41:47de cette année 2026
00:41:48après la présentation
00:41:49par la Chine
00:41:50de son initiative
00:41:51pour la gouvernance mondiale,
00:41:52après la présentation
00:41:53par les Etats-Unis
00:41:54de la charte
00:41:54du Conseil de la paix
00:41:55pour aller,
00:41:57je l'espère,
00:41:58présenter un texte
00:41:59à l'Assemblée Générale
00:42:00des Nations Unies.
00:42:01Ça ne suffira pas
00:42:02mais en première étape
00:42:03qui rassemblerait
00:42:04un grand nombre de soutiens
00:42:05pour qu'on dise
00:42:06aux membres permanents
00:42:06du Conseil de sécurité
00:42:07maintenant il n'y a plus
00:42:08de veto
00:42:08quand on parle
00:42:09des atrocités au Soudan,
00:42:10dans les Grands Lacs,
00:42:11à Gaza, en Ukraine, etc.
00:42:13Ça c'est pour l'efficacité
00:42:14et puis la légitimité
00:42:15c'est l'élargissement
00:42:16du Conseil de sécurité,
00:42:18sujet compliqué
00:42:18puisque la position
00:42:20de la France
00:42:20c'est d'élargir
00:42:22au Brésil,
00:42:23à l'Inde,
00:42:23donc un latino-américain,
00:42:25un asiatique,
00:42:27à l'Allemagne,
00:42:28un européen
00:42:28et au Japon,
00:42:31ainsi qu'à deux pays africains,
00:42:33les sièges de membres
00:42:34permanents du Conseil de sécurité.
00:42:35C'est difficile
00:42:36mais on va justement
00:42:37à l'occasion
00:42:39du sommet Afrique-France
00:42:41qui se tiendra
00:42:4311 et 12 mai
00:42:45à Nairobi
00:42:45pousser les pays africains
00:42:47à y aller
00:42:48et à réclamer
00:42:49cette fois-ci
00:42:49à l'Assemblée générale
00:42:50leurs dossiers.
00:42:51Ce n'est pas exactement
00:42:51la question que vous posez
00:42:52mais puisqu'on est
00:42:53en début d'année
00:42:54et vu ce qui s'est passé
00:42:55ces derniers jours,
00:42:56il me semble important
00:42:57que tous nos efforts
00:42:58diplomatiques
00:43:00qui soient menés
00:43:00par le Parlement
00:43:03ou par le gouvernement
00:43:04tendent à vraiment
00:43:06faire évoluer
00:43:07le Conseil de sécurité.
00:43:09Sinon,
00:43:09je crains
00:43:10que les alternatives
00:43:11prennent de plus en plus
00:43:13de place
00:43:14au détriment
00:43:15de celles des Nations Unies.
00:43:17Merci.
00:43:18Nous continuons
00:43:18à donner la parole
00:43:19aux différents orateurs
00:43:20de groupe
00:43:21et nous arrivons
00:43:23aux socialistes
00:43:23et apparentés
00:43:24et à M. Pierre Priptich.
00:43:27Prenez le micro.
00:43:28Il est à vous.
00:43:28M. le Président,
00:43:29M. le Ministre,
00:43:30le constat est clair.
00:43:31Dans un monde
00:43:32où le multilatéralisme recul,
00:43:34et où les crises se multiplient,
00:43:36l'Europe ne peut plus
00:43:37rester prise en étau
00:43:38entre les États-Unis,
00:43:39la Russie et la Chine.
00:43:41Elle doit assumer
00:43:41sa sécurité,
00:43:43se renforcer
00:43:44et parler d'une seule voix.
00:43:46Les menaces
00:43:47s'intensifient
00:43:48avec une brutalité
00:43:49croissante,
00:43:50décomplexée.
00:43:51Tensions autour
00:43:51de l'Iran
00:43:52et du nucléaire,
00:43:53guerre en Ukraine
00:43:54menée sans toujours
00:43:55associer pleinement
00:43:56les Européens,
00:43:58pression de Washington
00:43:59comme de Moscou.
00:44:01Pourtant,
00:44:02nos divisions persistent
00:44:03et affaiblissent
00:44:04notre crédibilité.
00:44:05Alors,
00:44:05comment peser
00:44:06dans ce nouvel ordre mondial
00:44:08avec une Europe
00:44:09encore fragmentée
00:44:10pour promouvoir la paix ?
00:44:12L'initiative du format
00:44:13E6
00:44:13montre qu'avancer
00:44:14à plusieurs vitesses
00:44:15sur la défense,
00:44:16l'autonomie stratégique
00:44:18et la compétitivité
00:44:20est possible.
00:44:21Mais cela
00:44:21suffit-il ?
00:44:23L'Europe est respectée
00:44:24lorsqu'elle est unie,
00:44:25marché unique,
00:44:26concurrence,
00:44:26monnaie,
00:44:27et affaiblie
00:44:27lorsqu'elle ne l'est pas,
00:44:29défense,
00:44:30industrie,
00:44:30diplomatie.
00:44:31L'Europe ne peut plus
00:44:32être une puissance
00:44:33intermittente.
00:44:34Elle doit devenir
00:44:35un acteur politique
00:44:36uni et déterminé.
00:44:38Alors se pose
00:44:39le problème
00:44:39de la défense
00:44:40de l'Europe
00:44:41et de repenser
00:44:42maintenant
00:44:43un traité de défense
00:44:44sans l'OTAN
00:44:46et sans doute
00:44:47sans les États-Unis
00:44:48de manière à pouvoir
00:44:49bâtir notre autonomie.
00:44:51Quelles initiatives
00:44:52concrètes
00:44:53pour renforcer
00:44:53notre cohésion
00:44:55face à cette urgence
00:44:56de crise ?
00:44:57Enfin,
00:44:58par ailleurs,
00:44:58nous avons,
00:44:59avec le groupe
00:44:59socialiste
00:45:00et apparenté,
00:45:02nous avons interrogé
00:45:03sur la position française
00:45:04sur la situation
00:45:05des Kurdes de Syrie
00:45:06par l'intermédiaire
00:45:07d'un courrier
00:45:08adressé
00:45:09la semaine dernière.
00:45:11Au vu de l'actualité récente,
00:45:12je souhaiterais
00:45:13saisir cette opportunité
00:45:15de cette audition
00:45:16pour vous questionner
00:45:17sur un sujet supplémentaire
00:45:19après l'accord global
00:45:20conclu vendredi dernier
00:45:22qui a été accepté
00:45:23par les Kurdes.
00:45:24Disposez-vous
00:45:25d'informations
00:45:26quant à l'accueil
00:45:27réservé par les populations
00:45:28kurdes
00:45:28sur cet accord
00:45:30ainsi que sa mise en œuvre
00:45:31dès le premier jour
00:45:32vous paraît-il
00:45:33suffisamment protecteur
00:45:35pour les Kurdes
00:45:35de Syrie ?
00:45:37Merci beaucoup
00:45:38M. le député
00:45:39M. le ministre
00:45:40M. le président
00:45:44M. le député
00:45:44Oui, il existe
00:45:47dans l'histoire
00:45:50très récente
00:45:51de l'Union européenne
00:45:52des exemples
00:45:53de coopération structurée
00:45:55ou de coopération
00:45:55renforcée.
00:45:56Dernier exemple
00:45:57en date
00:45:57on oublie parfois
00:45:58de le préciser
00:45:59c'est cet emprunt commun
00:46:01le deuxième
00:46:02de l'histoire
00:46:02de l'Union européenne
00:46:0390 milliards
00:46:04qui vont permettre
00:46:05de mettre l'Ukraine
00:46:06à l'abri
00:46:07des difficultés financières
00:46:08pendant les deux prochaines années
00:46:10et en position de force
00:46:11dans les négociations
00:46:13qui sont en cours.
00:46:16C'est une coopération
00:46:18structurée
00:46:19c'est-à-dire qu'il a fallu
00:46:20l'unanimité
00:46:20pour lancer cette coopération
00:46:22mais certains pays
00:46:23n'y participent pas
00:46:24et c'est le cas
00:46:24en particulier
00:46:25de la Hongrie.
00:46:28Et donc
00:46:28en matière de défense
00:46:29sur les fondations
00:46:33de la coalition des volontaires
00:46:34d'un certain nombre
00:46:35d'initiatives
00:46:35qui ont été prises
00:46:36ces dernières années
00:46:37il y a beaucoup de choses
00:46:37à imaginer
00:46:40pour que l'Europe
00:46:41prenne en charge
00:46:42sa propre sécurité.
00:46:43C'est d'ailleurs
00:46:44ce que les Etats-Unis
00:46:45attendent de l'Europe.
00:46:47Faut-il pour autant
00:46:48sortir de l'OTAN
00:46:48comme certains parlementaires
00:46:50le proposent ?
00:46:51La réponse est non.
00:46:53Le dire
00:46:54comme on a pu le dire
00:46:55il y a 20 ans
00:46:56c'est avoir oublié
00:46:57d'actualiser son logiciel.
00:46:59Il y a 20 ans
00:47:00certains regrettaient
00:47:01qu'au sein de l'OTAN
00:47:02l'influence
00:47:03des Etats-Unis
00:47:04soit prédominante.
00:47:06Aujourd'hui
00:47:07les Etats-Unis
00:47:07entendent réduire
00:47:08le niveau
00:47:08de leur engagement
00:47:10et donc
00:47:10inévitablement
00:47:12le niveau
00:47:12de leur influence
00:47:13au sein de l'OTAN.
00:47:14Et donc
00:47:15c'est le moment
00:47:15au contraire
00:47:16pour les Européens
00:47:17de développer
00:47:17leur vision
00:47:18et leur capacité
00:47:19au sein
00:47:20de cette alliance
00:47:21d'européaniser
00:47:23l'OTAN
00:47:23si l'on veut.
00:47:25Ce qui ne signifie pas
00:47:26qu'il ne faut pas
00:47:26faire des efforts
00:47:27à côté
00:47:27et le meilleur exemple
00:47:28c'est la coalition
00:47:29des volontaires.
00:47:30Il y a un problème
00:47:31de sécurité
00:47:31à l'échelle continentale
00:47:33qui ne trouvait pas
00:47:33de réponse
00:47:34au sein de l'OTAN
00:47:34et bien
00:47:35nous y avons mis
00:47:36beaucoup d'énergie
00:47:37et ça nous a pris un an
00:47:39mais nous avons maintenant
00:47:39une planification détaillée
00:47:41qui est menée
00:47:43depuis le quartier général
00:47:44de la force multilatérale
00:47:45Ukraine
00:47:46au Mont-Valérien
00:47:48à Suren
00:47:48qui démontre
00:47:50notre capacité
00:47:51à agir
00:47:52de manière collective
00:47:53dans des formats
00:47:54qui ne sont
00:47:54ni celui de l'OTAN
00:47:56ni celui
00:47:56de l'Union Européenne.
00:47:57vous m'avez interrogé
00:47:59sur la situation
00:48:00des Kurdes
00:48:01et vous le savez
00:48:01la France
00:48:03n'abandonne
00:48:04ni ses frères
00:48:05ni ses sœurs d'armes
00:48:06et c'est la raison
00:48:07pour laquelle
00:48:07lorsqu'il y a quelques jours
00:48:08nous avons observé
00:48:10qu'une escalade
00:48:11militaire
00:48:12menaçait à la fois
00:48:13les droits
00:48:16de nos partenaires
00:48:17kurdes
00:48:18partenaires
00:48:18notamment
00:48:19dans la lutte
00:48:19contre Daesh
00:48:20depuis plus de 10 ans
00:48:21maintenant
00:48:21que cette escalade
00:48:25menaçait également
00:48:26la stabilité
00:48:27de la Syrie
00:48:28et menacait
00:48:30d'ouvrir
00:48:30des espaces
00:48:32pour une résurgence
00:48:33de Daesh
00:48:33nous sommes mobilisés
00:48:34à tous les niveaux
00:48:35le président de la République
00:48:36s'est impliqué
00:48:37très directement
00:48:38nous avons contribué
00:48:40je le crois
00:48:40je le sais
00:48:41à éviter un bain de sang
00:48:44à obtenir un cessez-le-feu
00:48:45à ce qu'un accord
00:48:46soit trouvé
00:48:46qui doit désormais
00:48:47se mettre en oeuvre
00:48:48l'accord tel qu'il a été rédigé
00:48:50préserve les droits
00:48:52sécuritaires et politiques
00:48:53des kurdes
00:48:54et crée les conditions
00:48:57pour que nos propres
00:49:00intérêts de sécurité
00:49:01soient respectés
00:49:02qui dépendent
00:49:04notamment
00:49:04du sort des prisons
00:49:05dans le nord-est syrien
00:49:06je serai en tout état de cause
00:49:08dans la région
00:49:09cette fin de semaine
00:49:10pour veiller
00:49:12et m'enquérir
00:49:14de la mise en oeuvre
00:49:15de cet accord
00:49:15et je vous en rendrai compte
00:49:16à mon retour
00:49:17merci beaucoup
00:49:19monsieur le ministre
00:49:20merci pour la question
00:49:20je donne la parole
00:49:21pour l'instant
00:49:22à écologiste social
00:49:23à monsieur
00:49:24Jean-Louis Romégas
00:49:25merci monsieur le président
00:49:27monsieur le ministre
00:49:28j'évoquerai d'abord
00:49:30le Soudan
00:49:31qui a été peu évoqué
00:49:32où une guerre
00:49:33nourrie
00:49:34par les ingérences étrangères
00:49:35piège des millions
00:49:36de civils
00:49:37Gaza
00:49:38où l'armée israélienne
00:49:39viole
00:49:40laisser cesser le feu
00:49:41l'Ukraine
00:49:41le compromis
00:49:43sur le Groenland
00:49:44qui reste fragile
00:49:45la menace
00:49:46d'une guerre
00:49:47de haute intensité
00:49:48en Iran
00:49:48on est vraiment
00:49:50dans une situation
00:49:51de chaos
00:49:51dans laquelle
00:49:52le président américain
00:49:53Trump s'emploie
00:49:54à affaiblir
00:49:55l'organisation
00:49:56des Nations Unies
00:49:57en créant par exemple
00:49:58le conseil de la paix
00:49:59un club privé
00:50:01on peut appeler ça
00:50:01autrement
00:50:02réservé à quelques états
00:50:04les plus riches
00:50:04et où il serait le seul
00:50:05à avoir le droit
00:50:06de veto
00:50:07cette vision du monde
00:50:09climato-sceptique
00:50:10impérialiste
00:50:11de prédateur
00:50:12ne peut pas être
00:50:14celle de l'Europe
00:50:14et celle de la diplomatie
00:50:15française
00:50:16il nous faut en proposer
00:50:18une autre
00:50:18fondée bien entendu
00:50:19sur le droit international
00:50:20la transition écologique
00:50:22que j'ai peu entendu
00:50:23cet après-midi
00:50:25les droits humains
00:50:26et c'est à cette condition
00:50:27que l'Europe
00:50:28peut retrouver
00:50:29sa crédibilité
00:50:30et non
00:50:30en réagissant
00:50:31avec quelques coups
00:50:32de retard
00:50:33pour cela
00:50:35je voudrais vraiment
00:50:36insister
00:50:36et ça ne vous étonnera
00:50:38pas de ma part
00:50:38sur la diplomatie
00:50:39climatique
00:50:40qui doit être
00:50:41notre priorité
00:50:42même si les dernières
00:50:44COP ont été
00:50:45décevantes
00:50:46la COP 30
00:50:47par exemple
00:50:48n'a produit
00:50:48aucun plan de sortie
00:50:50des énergies fossiles
00:50:50malgré tout
00:50:52ces COP restent essentielles
00:50:53elles sont basées
00:50:54sur la science
00:50:55et poussent
00:50:56les états
00:50:57à s'engager
00:50:58vers un avenir
00:50:59qui est meilleur
00:50:59or
00:51:01une question
00:51:02se pose à nous
00:51:03la Colombie
00:51:04a invité
00:51:05la France
00:51:06à co-présider
00:51:07une conférence
00:51:09internationale
00:51:10sur la sortie
00:51:11des énergies fossiles
00:51:12en marge
00:51:13de la COP
00:51:13notre pays
00:51:14n'a pas dénié
00:51:15répondre
00:51:16une occasion
00:51:17manquée
00:51:18d'affirmer
00:51:19notre engagement
00:51:20climatique
00:51:21et de renforcer
00:51:22nos alliances
00:51:23avec les pays
00:51:23qui partagent
00:51:24nos valeurs
00:51:24et refusent
00:51:26la vision
00:51:26climato-sceptique
00:51:27cette absence
00:51:29de réponse
00:51:30pose question
00:51:31la France
00:51:32compte-t-elle
00:51:33réellement
00:51:33s'engager
00:51:34dans la sortie
00:51:34des énergies fossiles
00:51:35notamment
00:51:36en travaillant
00:51:37à apporter
00:51:38une position
00:51:38européenne
00:51:39ambitieuse
00:51:40à Santa Maria
00:51:41merci beaucoup
00:51:42monsieur le député
00:51:44monsieur le ministre
00:51:45sur ces questions
00:51:46on voit très bien
00:51:46que les exécutifs
00:51:47des grands pays
00:51:49dans le monde
00:51:49se rétractent
00:51:50sur ces questions
00:51:51du climat
00:51:52une grande partie
00:51:54et les parlementaires
00:51:55la France
00:51:56dans tout ça
00:51:56c'est votre réponse
00:51:58monsieur le ministre
00:51:58je sais que
00:51:59dans nos vies
00:52:02où une actualité
00:52:03en chasse l'autre
00:52:05six mois
00:52:06c'est une éternité
00:52:09mais rappelez-vous
00:52:10quand même
00:52:10que l'année dernière
00:52:11on a accueilli
00:52:11à Nice
00:52:12la plus grande
00:52:12manifestation
00:52:13jamais consacrée
00:52:14à la préservation
00:52:15des océans
00:52:16principale
00:52:17puits de carbone
00:52:18réservoir de la biodiversité
00:52:20que l'Europe
00:52:21a porté
00:52:22une position
00:52:23ambitieuse
00:52:24à la COP
00:52:24de Bellem
00:52:25que nous avons
00:52:26accueilli
00:52:26en fin d'année
00:52:27pour le dixième
00:52:28anniversaire
00:52:29de l'accord
00:52:29de Paris
00:52:29sur le climat
00:52:30500 scientifiques
00:52:31du GIEC
00:52:32qui étaient
00:52:33très touchés
00:52:36par l'accueil
00:52:37qui leur a été
00:52:38réservé
00:52:39par les autorités
00:52:39françaises
00:52:40jusqu'au président
00:52:42de la République
00:52:43alors bien sûr
00:52:44nous allons continuer
00:52:45dans cet esprit-là
00:52:47et quant à la sortie
00:52:48des énergies fossiles
00:52:50nous le faisons
00:52:51parce que nous croyons
00:52:52que c'est une responsabilité
00:52:54collective
00:52:55et que la France
00:52:57grande nation du monde
00:52:58en parlant du conseil
00:52:59de sécurité
00:53:00a une responsabilité
00:53:01singulière
00:53:01nous le faisons aussi
00:53:02pour réduire
00:53:03notre dépendance
00:53:03puisque comme chacun
00:53:05le sait ici
00:53:06l'Europe n'a pas
00:53:07de puits de pétrole
00:53:08ni d'énergie fossile
00:53:10à disposition
00:53:10et donc tant que nous
00:53:11serons dépendants
00:53:12des énergies fossiles
00:53:12il nous faudra les trouver
00:53:13chez les uns
00:53:14et chez les autres
00:53:14c'est-à-dire
00:53:15accepter que des servitudes
00:53:17nous étreignent
00:53:19ensuite pour revenir
00:53:21sur les premiers mots
00:53:22de votre intervention
00:53:24et faire le lien
00:53:25avec celle de Pierre
00:53:26Prébetich
00:53:26c'est clair que
00:53:27la loi du plus
00:53:30effortant à s'installer
00:53:31la première des réponses
00:53:32qui doit être celle
00:53:33de l'Europe
00:53:33c'est de se renforcer
00:53:34et de se réarmer
00:53:36parce que pour n'avoir
00:53:37pas à se battre
00:53:38il faut être fort
00:53:39il faut être craint
00:53:40et c'est l'une des priorités
00:53:43qui ressort du budget
00:53:45qui vient d'être adopté
00:53:47pour la France
00:53:47et c'est l'une des priorités
00:53:48de l'Europe aujourd'hui
00:53:49mais une fois que nous avons
00:53:51paré toute menace
00:53:52par notre renforcement
00:53:54et notre réarmement
00:53:55l'objectif c'est bien
00:53:56de créer
00:53:57avec les pays
00:53:58qui comme la France
00:53:59considère que certains problèmes
00:54:01ont une envergure mondiale
00:54:02ou en tout cas
00:54:03plus grande
00:54:05que ces pays eux-mêmes
00:54:07de créer des coalitions
00:54:08comme nous avons réussi
00:54:09à le faire
00:54:10pour préparer Nice
00:54:11mais surtout
00:54:11pour faire entrer en vigueur
00:54:13le traité sur la haute mer
00:54:14le traité BBNJ
00:54:16dont la première conférence
00:54:17des partis
00:54:17la COP1
00:54:18se tiendra
00:54:20cette année
00:54:21aux Etats-Unis
00:54:22Allez-y
00:54:26Juste un petit rebond
00:54:28vous ne m'avez pas répondu
00:54:29sur la proposition
00:54:30colombienne
00:54:30de conférence
00:54:31parce que les Pays-Bas
00:54:33ont accepté du coup
00:54:34puisque nous
00:54:35nous avons refusé
00:54:36Je vérifierai
00:54:40avec les équipes
00:54:41et vous reviendrez
00:54:42sur ce point
00:54:43Merci
00:54:44la parole
00:54:46pour les démocrates
00:54:47M. Frédéric Petit
00:54:48Merci M. le Président
00:54:52Merci M. le Ministre
00:54:53de cette première partie
00:54:55d'exposé
00:54:55comme j'interviens
00:54:56un peu plus tard
00:54:57Je voudrais vous interroger
00:54:59M. le Ministre
00:55:00sur un sujet
00:55:01qui traverse
00:55:02cette commission
00:55:03et en particulier
00:55:03moi-même
00:55:05et dont l'acuité
00:55:07ce n'est que l'acuité
00:55:08qui devient plus exigeante
00:55:10aujourd'hui
00:55:10Vous nous avez appris
00:55:12aujourd'hui
00:55:12que vous aviez transformé
00:55:13la diplomatie économique
00:55:15en sécurité économique
00:55:16Je viens de l'apprendre
00:55:17et je trouve que c'est heureux
00:55:18Vous avez utilisé
00:55:19ces jours-ci
00:55:20le terme
00:55:21que les affaires étrangères
00:55:22étaient les affaires
00:55:23de tous
00:55:23Cela aussi me plaît
00:55:24beaucoup
00:55:24Je pense profondément
00:55:26M. le Ministre
00:55:27qu'il n'y aura plus
00:55:28d'architecture de sécurité
00:55:29que ce soit en Ukraine
00:55:30que ce soit au Moyen-Orient
00:55:31sans les sociétés civiles
00:55:34Nous sommes bien d'accord
00:55:35je le pense
00:55:36Cette diplomatie
00:55:38des sociétés civiles
00:55:39à laquelle vous savez
00:55:40que je suis très attaché
00:55:41c'est en fait
00:55:43la cohérence
00:55:44de toutes nos diplomaties
00:55:45Je voudrais prendre
00:55:46un exemple
00:55:46avec les Kurdes
00:55:48Nous parlons des Kurdes
00:55:49comme nos frères d'armes
00:55:51comme nos alliés
00:55:52Je crois aussi
00:55:54qu'il y a quelque chose
00:55:54en particulier
00:55:56à partir des Kurdes
00:55:57du RoyaVar
00:55:58qui est que les Kurdes
00:55:59ont une ADN démocratique
00:56:01Ce sont des citoyens
00:56:02Ils sont organisés
00:56:03sous la guerre
00:56:04un peu comme les Ukrainiens
00:56:05Je prendrais aussi
00:56:08l'exemple des entreprises
00:56:08de l'entreprise
00:56:11qui pour moi
00:56:11je l'ai dit souvent
00:56:12en blaguant
00:56:14que pour moi
00:56:15une personne morale
00:56:16peut être aussi morale
00:56:17c'est à dire
00:56:18que le rôle
00:56:18des entreprises
00:56:19un rôle de stabilisation économique
00:56:21de puissance économique
00:56:23en face de puissance militaire
00:56:24Monsieur le ministre
00:56:27je pense que la diplomatie
00:56:31l'avenir du monde
00:56:33n'appartiendra plus
00:56:34uniquement aux diplomates
00:56:36et aux militaires
00:56:37et je sais
00:56:38que nous partageons
00:56:40cette envie
00:56:41de récupérer
00:56:42de travailler
00:56:43sur la diplomatie
00:56:45de l'énergie civile
00:56:46parce que j'aime
00:56:47j'aime beaucoup ce terme
00:56:48comment
00:56:49accompagnez-vous
00:56:51cette transformation
00:56:53de vos équipes
00:56:54cette mise en cohérence
00:56:56pour qu'elle soit durable
00:56:57Merci
00:56:59Monsieur le ministre
00:57:01Merci Monsieur le Président
00:57:03et Monsieur le député
00:57:04vous avez évoqué
00:57:05notre relation
00:57:06avec le peuple
00:57:07kurde
00:57:08et je
00:57:10voudrais
00:57:11vous rappeler
00:57:12à vous spécifiquement
00:57:13qu'en 91
00:57:14c'est à l'initiative
00:57:15de la France
00:57:15que la résolution
00:57:16688
00:57:17a été adoptée
00:57:18par le Conseil
00:57:19de sécurité
00:57:19des Nations Unies
00:57:20pour mettre en place
00:57:22une zone d'exclusion
00:57:23aérienne
00:57:24assurée par nos pilotes
00:57:25qui a permis
00:57:26de mettre un terme
00:57:27au massacre des Kurdes
00:57:28d'Irak
00:57:29par le régime
00:57:29de Saddam Hussein
00:57:30et a ouvert la voie
00:57:31à l'autonomie
00:57:32du Kurdistan
00:57:33irakien
00:57:34et on l'ignore
00:57:35parfois en France
00:57:36mais Daniel Mitterrand
00:57:37dont l'activisme
00:57:38contribua fortement
00:57:39à l'adoption
00:57:40de cette résolution
00:57:41est surnommée là-bas
00:57:42la mère des Kurdes
00:57:43ce qui en dit long
00:57:44sur la reconnaissance
00:57:45de ce peuple
00:57:46pour le rôle joué
00:57:46par notre pays
00:57:47dans cet épisode
00:57:48fondateur
00:57:48de leur histoire
00:57:49il y a quelques semaines
00:57:51le président
00:57:55Massoud Barzani
00:57:57était à Paris
00:57:58pour inaugurer
00:57:59une place consacrée
00:58:00aux souvenirs
00:58:01des Peshmerga
00:58:02qui était une manière
00:58:04pour la commune
00:58:06de Paris
00:58:07de rendre hommage
00:58:07à cette mémoire-là
00:58:10et à ces liens
00:58:11entre nos deux peuples
00:58:12comment institutionnaliser
00:58:14les liens
00:58:15entre
00:58:16ou comment dire
00:58:17la contribution
00:58:18de la société civile
00:58:19à l'action extérieure
00:58:22de la France
00:58:22et à notre diplomatie
00:58:23il faut le faire
00:58:24avec la main tremblante
00:58:25puisque par définition
00:58:26la société civile
00:58:27doit rester libre
00:58:28de ses mouvements
00:58:29c'est ce que nous avons
00:58:30essayé de faire
00:58:31le 13 juin dernier
00:58:33en réunissant
00:58:35les acteurs
00:58:37des sociétés civiles
00:58:38palestiniens
00:58:39et israéliens
00:58:41au conseil économique
00:58:43social et environnemental
00:58:44qui nous ont présenté
00:58:47leur proposition
00:58:50pour la paix
00:58:51et la stabilité
00:58:52au Proche-Orient
00:58:52qui est venu ensuite
00:58:53inspirer
00:58:54la déclaration
00:58:56de New York
00:58:57endossée
00:58:59deux mois plus tard
00:59:00par les Nations Unies
00:59:02nous réfléchissons
00:59:04de la même manière
00:59:05à la présidence française
00:59:06du G7
00:59:07en nous assurant
00:59:09que les sociétés civiles
00:59:10auront leur mot à dire
00:59:11sur les grands sujets
00:59:14qui seront abordés
00:59:15notamment
00:59:15ceux des grands déséquilibres
00:59:17ou celles de l'aide publique
00:59:18au développement
00:59:18donc à ce stade
00:59:20c'est
00:59:21je dirais
00:59:22touche par touche
00:59:23que nous avons tenté
00:59:25d'élargir la place
00:59:26qu'occupe
00:59:26la société civile
00:59:28dans les enceintes
00:59:29ou en tout cas
00:59:29dans le dialogue diplomatique
00:59:30mais évidemment
00:59:32j'accueille
00:59:34très favorablement
00:59:35toute suggestion
00:59:36sur ce sujet
00:59:37c'est petit
00:59:39oui je vous remercie
00:59:40le premier ministre
00:59:41de me rappeler
00:59:41qu'on peut effectivement
00:59:42fermer un ciel
00:59:43pour des raisons humanitaires
00:59:44je l'ai bien noté
00:59:46et puis je voudrais
00:59:48également vous dire
00:59:48que je crois profondément
00:59:50que dans
00:59:50un des outils
00:59:52de cette diplomatie civile
00:59:54c'est pour moi
00:59:54la diplomatie parlementaire
00:59:56qui par définition
00:59:57est un trait d'union
00:59:57entre les institutions
00:59:58et les sociétés civiles
01:00:00voilà
01:00:00je vous invite
01:00:01donc la semaine prochaine
01:00:02à un rapport
01:00:04excellent rapport
01:00:06de monsieur Pierre
01:00:06Priptich
01:00:07voilà
01:00:09sur
01:00:09quelle doctrine
01:00:11française
01:00:12pour la diplomatie parlementaire
01:00:14la parole
01:00:16à présent
01:00:17à monsieur
01:00:17Laurent Mazory
01:00:19pour liberté indépendante
01:00:20outre-mer
01:00:21et territoire
01:00:22merci monsieur le président
01:00:24monsieur le ministre
01:00:26les violences
01:00:27perpétrées
01:00:27à l'encontre
01:00:28des minorités
01:00:29ethniques
01:00:29ou religieuses
01:00:29dans le monde
01:00:30font parfois
01:00:31l'objet
01:00:31d'un suivi particulier
01:00:32elles sont au coeur
01:00:33de l'actualité
01:00:34puis particulièrement
01:00:35aujourd'hui
01:00:35où la situation
01:00:36internationale
01:00:36elle est complexe
01:00:37émouvante
01:00:38ne sont malheureusement
01:00:39plus mises en lumière
01:00:40pourtant nous le savons
01:00:41ces violences
01:00:41persistent
01:00:42voire s'aggravent
01:00:43il y a quelques années
01:00:44ce sont les Ouïghours
01:00:45qui ont fait l'objet
01:00:45de manifestations
01:00:46de soutien
01:00:46de propositions
01:00:48de résolutions
01:00:48dont l'une
01:00:49qui portait
01:00:49sur la condamnation
01:00:50du caractère génocidaire
01:00:52des crimes
01:00:52contre l'humanité
01:00:53perpétrée
01:00:55pardon
01:00:55contre eux
01:00:55par la Chine
01:00:56a d'ailleurs été adopté
01:00:58par notre assemblée
01:00:58pourtant
01:00:59pourtant la répression
01:01:00des Ouïghours continue
01:01:01il y a les Ouïghours
01:01:02mais il y a aussi
01:01:03les Tibétains
01:01:03les Ruingas
01:01:04les Baïs
01:01:06en Iran
01:01:06les Chrétiens d'Orient
01:01:07ou encore les Kurdes
01:01:08mes collègues en ont parlé
01:01:09et tant d'autres
01:01:10minorités ethniques
01:01:10ou religieuses
01:01:11qui subissent
01:01:11répression
01:01:12violences et crimes
01:01:13toutes les cités
01:01:15conduiraient à vous retenir
01:01:15en commission
01:01:16pendant plusieurs heures
01:01:17et nous avons tous vu
01:01:18aujourd'hui
01:01:18que nous n'avions pas le temps
01:01:19je souhaite donc
01:01:20vous demander
01:01:20quelles actions concrètes
01:01:21la France
01:01:22au niveau diplomatique
01:01:23mais également
01:01:23auprès des minorités
01:01:24elles-mêmes
01:01:25mènent pour que
01:01:25ces populations
01:01:26puissent espérer
01:01:27un jour
01:01:27recouvrer leur entière liberté
01:01:29enfin
01:01:30je profite à nouveau
01:01:32de votre venue
01:01:33pour vous demander
01:01:33si depuis que nous
01:01:35en avions échangé
01:01:35lors du débat organisé
01:01:36dans l'hémicycle
01:01:37le 19 janvier dernier
01:01:39vous aviez pu
01:01:40vous pencher à nouveau
01:01:41sur le projet de loi
01:01:41relatif à la violation
01:01:42des embargos
01:01:44et autres mesures restrictives
01:01:45en avette parlementaire
01:01:46depuis 20 ans
01:01:48qui permettrait
01:01:49de combler
01:01:50un vide juridique
01:01:50concernant les violations
01:01:51des sanctions
01:01:52internationales
01:01:53dont je pense
01:01:54nous avons bien besoin
01:01:55je vous en remercie
01:01:56merci monsieur le député
01:01:58monsieur le ministre
01:02:00merci monsieur le président
01:02:02monsieur le député
01:02:03effectivement
01:02:04puisque ce texte
01:02:07a 20 ans
01:02:10et que la navette
01:02:13s'est arrêtée
01:02:13après une première lecture
01:02:14dans chacune des chambres
01:02:15il y a 10 ans
01:02:16je m'étais engagé
01:02:21à ce que nous puissions
01:02:22reprendre
01:02:23et donc on est en train
01:02:24de le faire
01:02:25je comprends que
01:02:26c'est pas encore
01:02:26tout à fait abouti
01:02:27de notre côté
01:02:28mais rien ne s'oppose
01:02:29juridiquement
01:02:30à la reprise
01:02:31du texte
01:02:32car il n'est pas frappé
01:02:33de caducité
01:02:34c'est un texte
01:02:35qui à première vue
01:02:36paraît essentiel
01:02:37pour effectivement
01:02:38renforcer l'effectivité
01:02:39de nos sanctions
01:02:40lutter contre
01:02:41l'impunité
01:02:42de ceux qui alimentent
01:02:43les conflits
01:02:44et les violences
01:02:45contre les civils
01:02:46s'agissant
01:02:49de la place
01:02:50des minorités
01:02:51on peut penser
01:02:52on l'évoquait
01:02:53aux composantes
01:02:55de la société syrienne
01:02:56que nous avons
01:02:57encouragé
01:02:57les autorités
01:02:58de transition
01:02:58depuis plus d'un an
01:03:00maintenant
01:03:00à inclure
01:03:02dans une citoyenneté
01:03:04pleine et entière
01:03:05mais on pourrait citer
01:03:05mille autres exemples
01:03:07vous savez
01:03:08que la position
01:03:09de la France
01:03:09n'est pas
01:03:10de forcer
01:03:12les choses
01:03:12depuis l'extérieur
01:03:13et certainement
01:03:14pas en mobilisant
01:03:15la menace
01:03:16d'intervention militaire
01:03:17mais en revanche
01:03:19vous connaissez
01:03:20la mobilisation
01:03:24de la France
01:03:24s'agissant
01:03:25du respect
01:03:26du droit international
01:03:27humanitaire
01:03:28et la lutte
01:03:30contre l'impunité
01:03:31et comme nous
01:03:32l'avons démontré
01:03:33s'agissant
01:03:34des crimes de masse
01:03:34commis à l'encontre
01:03:35du peuple iranien
01:03:37par le régime
01:03:39sanctions européennes
01:03:42mobilisation
01:03:43du comité
01:03:43des droits
01:03:44de l'homme
01:03:44dont il ne faut pas
01:03:45sous-estimer
01:03:46l'importance
01:03:46des travaux
01:03:47puisque c'est sur
01:03:48leur fondement
01:03:51que peuvent être
01:03:51ensuite pris
01:03:53un certain nombre
01:03:54de sanctions
01:03:55des Nations Unies
01:03:55c'est ainsi
01:03:57que nous veillons
01:03:58par notre attachement
01:04:00aux droits
01:04:02et par les sanctions
01:04:04que nous proposons
01:04:05ou que nous prenons
01:04:06lorsqu'il est violé
01:04:07à ce que les droits
01:04:08des minorités
01:04:09j'ai cité
01:04:11les Kurdes
01:04:13j'aurais pu citer
01:04:14la situation
01:04:14des chrétiens
01:04:15d'Orient
01:04:16puissent être respectées
01:04:17merci beaucoup
01:04:19monsieur le ministre
01:04:20pour cette réponse
01:04:21je donne la parole
01:04:21pour les non inscrits
01:04:22à madame Sandra Delanois
01:04:24merci monsieur le président
01:04:26monsieur le ministre
01:04:27le Groenland illustre
01:04:29une situation
01:04:29où les cadres
01:04:30de l'OTAN
01:04:30et de l'Union Européenne
01:04:31se superposent
01:04:32sans mécanisme
01:04:33clair d'arbitrage
01:04:34alors même
01:04:35que les intérêts stratégiques
01:04:36des alliés
01:04:36peuvent diverger
01:04:37comment la France
01:04:38entend-elle concilier
01:04:40la solidarité européenne
01:04:41envers le Danemark
01:04:42avec son engagement
01:04:43atlantique
01:04:44lorsque les priorités
01:04:45américaines
01:04:46entrent en tension
01:04:46avec la souveraineté
01:04:47d'un État membre
01:04:48de l'Union
01:04:49conformément
01:04:50à l'article 1
01:04:51du traité
01:04:51de l'Atlantique Nord
01:04:52qui renvoie lui-même
01:04:53à la charte des nations
01:04:55les partis ont obligation
01:04:56de régler les différents
01:04:57par des vrais moyens
01:04:59pacifiques
01:05:00sans imposer
01:05:01un mécanisme
01:05:02contraignant spécifique
01:05:03au sein de l'OTAN
01:05:04quel levier pacifique
01:05:06comptez-vous actionner
01:05:07pour convaincre
01:05:07Donald Trump
01:05:08de ne pas bafouer
01:05:09le droit international
01:05:10en termes de souveraineté
01:05:11territoriale
01:05:12et de la libre disposition
01:05:14des peuples
01:05:14à disposer d'eux-mêmes
01:05:15merci
01:05:16merci monsieur le président
01:05:19madame la députée
01:05:20bon moi je vois pas
01:05:21d'incompatibilité
01:05:23entre
01:05:23disons l'article 42.7
01:05:26du traité de l'Union
01:05:27européenne
01:05:28qui crée
01:05:29entre les États membres
01:05:30de l'Union européenne
01:05:30une solidarité
01:05:32y compris en cas
01:05:33de menace
01:05:34sur leur intégrité
01:05:35territoriale
01:05:35et l'article 5
01:05:37de l'OTAN
01:05:37qui est rédigé
01:05:38différemment
01:05:39mais qui crée aussi
01:05:40entre les membres
01:05:41de cette alliance
01:05:41une solidarité
01:05:43en cas d'atteinte
01:05:43à leur intégrité
01:05:45territoriale
01:05:45ensuite pour répondre
01:05:46à votre question
01:05:47comment est-ce qu'on
01:05:48entend répondre
01:05:49et bien comme
01:05:50on l'a fait
01:05:51dans la deuxième
01:05:53quinzaine du mois
01:05:54de janvier
01:05:54ou en tout cas
01:05:54il y a quelques jours
01:05:55quand la question
01:05:56s'est posée
01:05:56la France a appelé
01:06:00la commission européenne
01:06:01à mobiliser
01:06:03ses instruments
01:06:04les plus puissants
01:06:06de lutte contre
01:06:07ou je dirais
01:06:08de lutte contre
01:06:09la coercition
01:06:10ou toute forme
01:06:10d'intimidation
01:06:11l'instrument
01:06:11visé
01:06:14c'est ce qu'on appelle
01:06:15l'instrument
01:06:15anti-coercition
01:06:16l'instrument
01:06:18anti-coercition
01:06:19c'est une procédure
01:06:20qui permet
01:06:21à la commission européenne
01:06:22en ayant à obtenir
01:06:26la majorité qualifiée
01:06:29plutôt que l'unanimité
01:06:30de prendre
01:06:32une palette
01:06:33très vaste
01:06:34de mesures
01:06:34pour faire cesser
01:06:35la coercition
01:06:35y compris
01:06:37la restriction
01:06:39d'accès
01:06:40au marché intérieur
01:06:41pour les services numériques
01:06:42les services financiers
01:06:43par exemple
01:06:43y compris
01:06:44la fermeture
01:06:45aux entreprises
01:06:46de l'état
01:06:48qui est à l'origine
01:06:49de la coercition
01:06:50au marché public
01:06:53de l'union européenne
01:06:54y compris
01:06:55la prise de sanctions
01:06:55de droits de douane
01:06:56bref
01:06:56toute la palette
01:06:57des instruments nécessaires
01:06:59et c'est en réalité
01:07:00au moment
01:07:00où un début
01:07:02de consensus
01:07:03est formé
01:07:03entre les pays européens
01:07:06sur la mobilisation
01:07:07de cet instrument
01:07:08ou de cette palette
01:07:09d'instruments
01:07:10y compris
01:07:10les plus puissants
01:07:11que
01:07:12l'administration américaine
01:07:15a revu sa position
01:07:16et donc
01:07:18ma remarque
01:07:19tout à l'heure
01:07:19en réponse
01:07:21à une question
01:07:22qui était posée
01:07:23précédemment
01:07:23c'est plutôt
01:07:24que d'attendre
01:07:25que
01:07:27le prochain chantage
01:07:29la prochaine intimidation
01:07:30d'où qu'il provienne
01:07:31c'est que la commission
01:07:33européenne
01:07:33dit très clairement
01:07:34et dès aujourd'hui
01:07:35si à l'avenir
01:07:36les intérêts essentiels
01:07:37de l'union européenne
01:07:38ou de ses états membres
01:07:38étaient menacés
01:07:40qu'il s'agisse
01:07:40de l'intégrité territoriale
01:07:42de l'intégrité
01:07:43des processus électoraux
01:07:44ou de l'autonomie
01:07:45de décision
01:07:45de l'union européenne
01:07:46et de ses états membres
01:07:47alors la commission européenne
01:07:49activera
01:07:49tous les instruments
01:07:51et procédures
01:07:51à sa disposition
01:07:52y compris
01:07:53les plus puissants
01:07:53pour mettre fin
01:07:55à de telles coercitions
01:07:56ou de tels chanches
01:07:57étant donné la taille
01:07:58de l'union européenne
01:07:59et de son marché
01:08:00les effets ainsi provoqués
01:08:03par de tels moyens
01:08:04et de telles procédures
01:08:05seraient considérables
01:08:06Merci beaucoup
01:08:10d'autres orateurs inscrits
01:08:12je vais commencer
01:08:13par Mme Sylvie Josserand
01:08:14Merci M. le Président
01:08:18M. le ministre
01:08:20ce 19 janvier
01:08:21dans l'hémicycle
01:08:22de l'Assemblée nationale
01:08:23je sollicitais votre analyse
01:08:24sur le concept
01:08:25d'ordre international
01:08:26fondé sur les règles
01:08:28le RBO
01:08:28Rules Based Order
01:08:30invoqué par les Etats-Unis
01:08:32vous aviez alors répondu
01:08:34je vous cite
01:08:35l'ordre international
01:08:36fondé sur les règles
01:08:37est le terme généralement utilisé
01:08:38pour décrire
01:08:39l'ordre international
01:08:40tel qu'il est
01:08:41prescrit par la charte
01:08:42des Nations Unies
01:08:43or
01:08:44l'ordre international
01:08:45fondé sur les règles
01:08:46n'est que l'alibi
01:08:48de Washington
01:08:48pour justifier
01:08:50des entorses
01:08:50aux droits internationaux
01:08:52et organiser
01:08:53unilatéralement
01:08:54leurs relations
01:08:54avec leurs partenaires
01:08:56et leurs adversaires
01:08:57il en est ainsi
01:08:59des récentes interventions
01:09:00américaines en Irak
01:09:01et au Venezuela
01:09:02totalement contraires
01:09:03au principe
01:09:03de l'égalité souveraine
01:09:05des Etats
01:09:05posé par la charte
01:09:06des Nations Unies
01:09:07le 20 janvier dernier
01:09:08au forum économique mondial
01:09:10de Davos
01:09:10le premier ministre du Canada
01:09:12a appelé à
01:09:12cesser d'invoquer
01:09:14l'ordre international
01:09:15fondé sur les règles
01:09:16qu'il a lui-même
01:09:17qualifié de
01:09:18fiction diplomatique
01:09:19dès lors
01:09:20monsieur le ministre
01:09:21comment la France
01:09:22peut-elle invoquer
01:09:23le concept
01:09:23juridiquement inexistant
01:09:25et politiquement opportuniste
01:09:27d'ordre international
01:09:28basé sur les règles
01:09:29tout en se réclamant
01:09:30de la charte
01:09:31des Nations Unies
01:09:32s'agit-il d'une regrettable
01:09:34confusion
01:09:34ou d'un alignement
01:09:36assumé
01:09:36de la position française
01:09:38sur la doctrine américaine
01:09:39je vous remercie
01:09:40merci pour votre question
01:09:41monsieur le ministre
01:09:42la sémantique ça compte
01:09:46mais quand on dit
01:09:48ordre international
01:09:49fondé sur les règles
01:09:50en tout cas depuis
01:09:51depuis le quai d'Orsay
01:09:54ce qu'on veut dire
01:09:54c'est le droit international
01:09:56tout le corpus
01:09:57droit international
01:09:58humanitaire
01:09:59sanctionné par les résolutions
01:10:01du conseil de sécurité
01:10:02les arrêts
01:10:04et les avis
01:10:04des juridictions
01:10:05compétentes
01:10:06cours international
01:10:07de justice
01:10:08cours pénal international
01:10:08maintenant il y a un point
01:10:10dans votre question
01:10:10qui est très important
01:10:11qui est la remarque
01:10:13du premier ministre
01:10:15du Canada
01:10:16évoquant
01:10:17le droit international
01:10:20ou l'ordre international
01:10:20fondé sur les règles
01:10:21comme une fiction diplomatique
01:10:23ce que
01:10:24ce que voulait dire
01:10:25le premier ministre
01:10:26canadien
01:10:27c'est qu'effectivement
01:10:28bien que
01:10:31le droit international
01:10:33tel qu'il est
01:10:33tel qu'il est né
01:10:36ou l'ordre international
01:10:37fondé sur les règles
01:10:38tel qu'il a été bâti
01:10:39sur les ruines
01:10:40de la deuxième guerre mondiale
01:10:41a évité bien des conflits
01:10:43mais il y a quand même
01:10:43eu des violations
01:10:44au fil de ces
01:10:45huit décennies
01:10:47peut-être que
01:10:47certaines violations
01:10:49n'ont pas été
01:10:50suffisamment
01:10:51clairement dénoncées
01:10:53par une partie
01:10:53de la communauté
01:10:54internationale
01:10:54et c'est un petit peu ça
01:10:55qu'il avait en tête
01:10:56le premier ministre
01:10:59du Canada
01:10:59rejette-t-il pour autant
01:11:01les principaux éléments
01:11:03les principaux piliers
01:11:05du droit international
01:11:06intangibilité des frontières
01:11:08droit des peuples
01:11:09à disposer du même
01:11:09non recours à la force
01:11:11à l'exception
01:11:11de la légitime défense
01:11:12non
01:11:13ces principes
01:11:14restent les plus solides
01:11:15si vous voulez
01:11:16garantir une forme
01:11:17d'équilibre
01:11:18si vous voulez garantir
01:11:20une forme de
01:11:21de stabilité
01:11:23et
01:11:23et de sécurité
01:11:25internationale
01:11:26mais
01:11:27dans le monde
01:11:29dans lequel nous vivons
01:11:30où les
01:11:30les nations
01:11:32investies
01:11:34de la responsabilité
01:11:34principale
01:11:35de membres
01:11:36permanents du conseil
01:11:37de sécurité
01:11:37donc celles vraiment
01:11:38qui ont tout pouvoir
01:11:39pour faire respecter le droit
01:11:40lorsqu'elles s'en émancipent
01:11:42et bien vous êtes obligés
01:11:44de prendre des mesures
01:11:45pour vous protéger
01:11:46et c'est pourquoi
01:11:47revenant aux questions
01:11:48précédentes
01:11:49l'impératif
01:11:50catégorique
01:11:51pour l'Europe
01:11:53c'est de se renforcer
01:11:54de se réarmer
01:11:55pour n'être jamais
01:11:56la proie
01:11:57ou la cible
01:11:57d'une violation
01:11:59par une grande puissance
01:12:00des obligations
01:12:02qui lui incombent
01:12:03et au delà
01:12:04pour poursuivre
01:12:05dans la réflexion
01:12:06du premier ministre
01:12:07canadien
01:12:07dit donc
01:12:08ce qu'il dit
01:12:10dans son discours
01:12:10c'est une fois que vous avez
01:12:11bâti votre forteresse
01:12:12pour vous protéger
01:12:14et n'être dépendant
01:12:15d'aucune superpuissance
01:12:17et bien vous vous apercevrez
01:12:19que vous avez besoin
01:12:20pour répondre
01:12:21à certaines problématiques
01:12:24de vous allier
01:12:24avec d'autres
01:12:25forteresses
01:12:27qui
01:12:27au travers de coalitions
01:12:29d'indépendance
01:12:30en quelque sorte
01:12:30ou de coalitions
01:12:31de pays qui entendent
01:12:32rester indépendants
01:12:33et au fond
01:12:33le premier ministre canadien
01:12:35traduit
01:12:36dans ses mots
01:12:38et concepts
01:12:38à lui
01:12:40la politique
01:12:42que nous menons
01:12:43et que nous soutenons
01:12:44pour nous-mêmes
01:12:44et pour l'Europe
01:12:45depuis une dizaine d'années
01:12:46indépendance et autonomie
01:12:48stratégique
01:12:49pour nous-mêmes
01:12:49coalition d'acteurs
01:12:51lorsque nous avons
01:12:52à porter ensemble
01:12:53des solutions
01:12:54à des problèmes
01:12:55qui dépassent
01:12:56le cadre français
01:12:57et européen
01:12:58Merci
01:12:59Je donne la parole
01:13:00à présent
01:13:00à madame Christine
01:13:01Angrand
01:13:01pour une minute
01:13:02Merci monsieur le Président
01:13:11Monsieur le Ministre
01:13:12depuis plusieurs mois
01:13:13nous assistons
01:13:14à une dégradation rapide
01:13:15de l'ordre international
01:13:15les conflits armés
01:13:17se multiplient
01:13:18les rapports de force
01:13:18se durcissent
01:13:19et les grandes puissances
01:13:20assument désormais
01:13:21ouvertement
01:13:22des logiques de puissance
01:13:23qui relèguent
01:13:24le droit international
01:13:25au second plan
01:13:25Or
01:13:27force est de constater
01:13:28que la France
01:13:28comme l'Europe
01:13:29semble aujourd'hui subir
01:13:30plus qu'elle ne maîtrise
01:13:31les grandes évolutions
01:13:32du monde
01:13:32nous dépendons largement
01:13:34de nos alliés
01:13:34pour notre défense
01:13:35de puissances étrangères
01:13:36pour nos ressources stratégiques
01:13:37et d'accords commerciaux
01:13:39qui fragilisent
01:13:39nos filières productives
01:13:40Moi j'aurais une question
01:13:42concernant l'Ukraine
01:13:43aujourd'hui
01:13:44quelle est aujourd'hui
01:13:44la finalité stratégique
01:13:45de la position française
01:13:46sur l'Ukraine
01:13:47une victoire militaire
01:13:49une négociation politique
01:13:51ou un soutien
01:13:52sans horizon clair
01:13:53et qui pourrait encore
01:13:54durer quelques années
01:13:55le multilatéralisme
01:13:58n'est-il pas devenu
01:13:59un cadre inefficace
01:14:00face à des puissances
01:14:01qui assument désormais
01:14:02des logiques de force
01:14:03et de domination
01:14:04Merci
01:14:05Merci
01:14:06Monsieur le ministre
01:14:07Il ne faut pas être
01:14:10multilatéraliste
01:14:12BA
01:14:12en pensant que
01:14:13le multilatéralisme
01:14:14va régler tous les problèmes
01:14:14parce que de fait
01:14:15il est bloqué
01:14:16dans bien des instances
01:14:17mais penser
01:14:17qu'on peut régler seul
01:14:18tous les problèmes du monde
01:14:20ça c'est une illusion
01:14:21qui est tout aussi grave
01:14:22vous voyez
01:14:23et donc comme je le disais
01:14:24priorité c'est
01:14:25vous construisez
01:14:27votre indépendance
01:14:28votre autonomie stratégique
01:14:29pour n'être pas
01:14:30livré
01:14:31aux servitudes
01:14:33vis-à-vis des grandes puissances
01:14:34pour n'être pas
01:14:35leur vassal
01:14:37mais une fois
01:14:38que vous avez
01:14:38atteint cet objectif là
01:14:40vous créez
01:14:41des coalitions
01:14:43pour traiter
01:14:44des problèmes
01:14:45qu'une nation
01:14:46ne peut régler
01:14:47seule
01:14:48à son échelle
01:14:49donc voilà
01:14:50pas de multilatéralisme
01:14:51BA
01:14:52mais quand même
01:14:53la conscience
01:14:54qu'un certain nombre
01:14:54de sujets
01:14:55sont beaucoup plus
01:14:55efficacement
01:14:56et de manière
01:14:58beaucoup plus économique
01:14:59traités
01:14:59à plusieurs
01:15:00qu'à 60
01:15:01sur l'Ukraine
01:15:03notre objectif
01:15:06c'est de faire échec
01:15:07à l'obsession
01:15:09coloniale
01:15:10de Poutine
01:15:11qui menace
01:15:13le droit
01:15:15du peuple ukrainien
01:15:16à disposer
01:15:16de lui-même
01:15:17et sa liberté
01:15:18mais qui menace
01:15:19aussi la sécurité
01:15:20européenne
01:15:21puisque
01:15:21l'agressivité
01:15:23du régime
01:15:26de Vladimir Poutine
01:15:27ne s'arrête pas
01:15:28à l'Ukraine
01:15:29nous sommes
01:15:30constamment
01:15:31quotidiennement
01:15:32pilonnés
01:15:33par des attaques
01:15:35dans le champ
01:15:36informationnel
01:15:37dans les champs hybrides
01:15:38en provenance
01:15:39de la Russie
01:15:40il y a un vrai projet
01:15:41qui consiste à fragiliser
01:15:43à affaiblir
01:15:44l'Europe
01:15:45donc c'est
01:15:45et puis enfin
01:15:46on parlait de l'ordre international
01:15:48vous imaginez bien
01:15:49qu'une capitulation
01:15:50de l'Ukraine
01:15:51provoquée
01:15:52par une agression
01:15:53laborieuse
01:15:55ça fait 4 ans
01:15:56qu'il y est
01:15:56mais une agression
01:15:57d'un membre permanent
01:15:58du conseil de sécurité
01:15:59alors là
01:16:00la charte des Nations Unies
01:16:02ne sera plus
01:16:03qu'un lointain souvenir
01:16:04ça sera
01:16:05sans doute
01:16:06la principale
01:16:08sinon l'une des principales
01:16:10annexions
01:16:11territoriales
01:16:12depuis la fondation
01:16:13des Nations Unies
01:16:14et donc
01:16:15notre stratégie
01:16:16reste la même
01:16:17soutenir
01:16:18la résistance
01:16:19ukrainienne
01:16:20exercer une pression
01:16:21forte sur la Russie
01:16:23et puis préparer la paix
01:16:24et la paix
01:16:25pour qu'elle puisse être durable
01:16:26elle doit être garantie
01:16:27garantie par la régénération
01:16:29de l'armée ukrainienne
01:16:30qui sera la première ligne
01:16:31de défense
01:16:32pour dissuader toute agression
01:16:34garantie par des capacités militaires
01:16:36installées en deuxième ligne
01:16:39loin de la ligne de front
01:16:41et après un cessez-le-feu
01:16:42et puis garantie par
01:16:44des accords juridiques
01:16:47qui dissuadent
01:16:50toute nouvelle agression
01:16:51de la part de la Russie
01:16:52à présent
01:16:54la parole
01:16:54à monsieur Kevin Pfeffer
01:16:56la parole
01:16:57monsieur le député
01:16:58merci monsieur le président
01:17:00merci monsieur le ministre
01:17:01d'être à nouvelle fois
01:17:02avec nous cet après-midi
01:17:03le chancelier fédéral
01:17:05d'Allemagne
01:17:06Friedrich Merz
01:17:07et le ministre fédéral
01:17:07des finances
01:17:08allemand
01:17:09Lars Klingbeila
01:17:10ont annoncé
01:17:11le 27 janvier
01:17:12vouloir mettre en place
01:17:12une Europe dite à deux vitesses
01:17:14dans laquelle
01:17:15les six pays fondateurs
01:17:16pourraient renforcer
01:17:16leur coopération
01:17:17sur l'euro
01:17:18et en matière de défense
01:17:19et d'industrie
01:17:20afin de contourner
01:17:21le principe d'unanimité
01:17:22qui est requise
01:17:23pour les décisions
01:17:24qui concernent
01:17:24la politique étrangère
01:17:26et de défense
01:17:26je veux rappeler ici
01:17:28que pour le Rassemblement National
01:17:29l'Union Européenne
01:17:29ne peut fonctionner durablement
01:17:31que sur la base
01:17:32du consensus
01:17:32entre nations libres
01:17:33et souveraines
01:17:34par ailleurs la défense
01:17:35je le rappelle aussi
01:17:36ne saurait être transférée
01:17:38ou pilotée
01:17:38par un échelon
01:17:39autre que national
01:17:40elle doit rester
01:17:41une compétence
01:17:42strictement nationale
01:17:43et son européenisation
01:17:45n'est ni souhaitable
01:17:46ni utile pour la France
01:17:47alors monsieur le ministre
01:17:48pouvez-vous simplement
01:17:49nous dire
01:17:49quelle est très clairement
01:17:50la position du gouvernement français
01:17:52face à cette initiative allemande
01:17:54mais vous êtes pour
01:17:57ou vous êtes contre
01:17:57je n'ai pas compris
01:17:58vous êtes favorable
01:18:00au propos du chancelier
01:18:02non
01:18:03d'accord
01:18:03moi je
01:18:07ce que je vois
01:18:08c'est l'étendue
01:18:09de nos dépendances
01:18:11et de nos vulnérabilités
01:18:13alors
01:18:14c'est un peu moins vrai
01:18:15pour la France
01:18:15que pour d'autres pays européens
01:18:17en matière de défense
01:18:17puisque
01:18:19nous devons
01:18:20à des décisions courageuses
01:18:21prises par le général de Gaulle
01:18:23une indépendance
01:18:24plus forte
01:18:25en matière
01:18:26de sécurité de défense
01:18:27en matière énergétique
01:18:28également
01:18:29mais je vois
01:18:30l'étendue de nos dépendances
01:18:31en matière numérique
01:18:32en matière spatiale
01:18:33en matière de système de paiement
01:18:34et je crois
01:18:35que notre responsabilité
01:18:37c'est de construire
01:18:38des solutions
01:18:40européennes
01:18:42tant
01:18:42c'est la bonne échelle
01:18:44pour certains attributs
01:18:46de la souveraineté
01:18:46pas tous
01:18:46moi je suis un défenseur
01:18:48de la subsidiarité
01:18:48et donc on doit
01:18:50traiter des problèmes
01:18:51à la bonne échelle
01:18:52parfois c'est l'échelle locale
01:18:54parfois c'est l'échelle nationale
01:18:55parfois c'est l'échelle européenne
01:18:57mais il me semble
01:18:58pour l'accès à l'espace
01:18:59que pour
01:19:00les
01:19:01les
01:19:01les nouvelles technologies
01:19:03numériques
01:19:04de l'intelligence artificielle
01:19:05et du quantique
01:19:06et les systèmes de paiement
01:19:07c'est sans doute
01:19:08l'Europe
01:19:09qui est
01:19:09la bonne échelle
01:19:10alors
01:19:10si nous ne parvenons pas
01:19:12à construire des solutions
01:19:13européennes
01:19:14à 27
01:19:15je ne vois pas
01:19:16d'inconvénient
01:19:17à ce qu'on puisse le faire
01:19:18dans des formats différents
01:19:19la coalition des volontaires
01:19:21c'est un format différent
01:19:22où il n'y a pas
01:19:23tous les 27 pays européens
01:19:24et il y a du Canada
01:19:25et puis des pays
01:19:26d'Asie et d'Océanie
01:19:27le prêt de 90 milliards d'euros
01:19:29permis par le deuxième
01:19:31emprunt en commun
01:19:33que l'Union Européenne
01:19:33a fait
01:19:34pour soutenir l'Ukraine
01:19:35c'est une coopération
01:19:36renforcée
01:19:37qui ne passe pas
01:19:37par un accord
01:19:39des 27
01:19:40il faut savoir trouver
01:19:41de la flexibilité
01:19:42l'important
01:19:43c'est de gagner
01:19:44en souveraineté
01:19:44c'est ce que les français
01:19:46et les européens
01:19:47attendent de nous
01:19:48ils ne sont pas dupes
01:19:49ils voient bien
01:19:50que la tension grandissante
01:19:52entre les superpuissances
01:19:54chinoises et américaines
01:19:55risque
01:19:56si nous ne créons pas
01:19:59les conditions
01:20:00de notre indépendance
01:20:00de nous entraîner
01:20:01dans une conflictualité
01:20:02dans des conflits
01:20:03que nous n'aurons pas choisis
01:20:04et donc c'est à cette attente là
01:20:06que nous devons apporter
01:20:07des réponses
01:20:07merci
01:20:09la parole
01:20:10à monsieur Michel Guignot
01:20:12qui est dans le starting block
01:20:13depuis un petit moment
01:20:14oui
01:20:16merci monsieur le président
01:20:18monsieur le ministre
01:20:19mesdames et messieurs
01:20:20je souhaitais vous interpeller
01:20:22rapidement
01:20:23avec mon collègue
01:20:24Joris Beauvais
01:20:25qui est absent aujourd'hui
01:20:27sur la situation
01:20:28de reste de la Syrie
01:20:29ça a été un petit peu
01:20:30évoqué tout à l'heure
01:20:30revenu
01:20:31redevenu un foyer majeur
01:20:33d'instabilité
01:20:34depuis la fin de l'année
01:20:34l'armée syrienne
01:20:35progresse face aux forces kurdes
01:20:37provoquant l'effondrement
01:20:39du contrôle kurde
01:20:40sur l'ouest
01:20:40lesquelles étaient pourtant
01:20:42en première ligne
01:20:42contre Daesh
01:20:43depuis 2017
01:20:44le 18 janvier 2026
01:20:46Mazloum Abdi
01:20:47chef des FDS
01:20:49a été content
01:20:49de signer
01:20:50un cessez-le-feu
01:20:51avec Damas
01:20:51marquant la fin
01:20:52du territoire
01:20:53en Java
01:20:54les Kurdes
01:20:55qui avaient courageusement
01:20:56combattu l'état islamique
01:20:57aux côtés de la coalition
01:20:58internationale
01:20:58ont été abandonnés
01:21:00par les Etats-Unis
01:21:00et par certaines composantes
01:21:02arabes de leur force
01:21:03à Asaké
01:21:04la situation est explosive
01:21:05et la population arabe
01:21:07semblait à deux doigts
01:21:08de se soulever
01:21:09contre l'administration kurde
01:21:11parallèlement
01:21:11ces tensions
01:21:12menacent
01:21:13la sécurité
01:21:14d'une autre minorité
01:21:15du territoire syrien
01:21:17les chrétiens
01:21:18araméens
01:21:19la situation
01:21:20est aggravée
01:21:21par les prisonniers
01:21:22anciens combattants
01:21:23djihadistes
01:21:24qui ont été déplacés
01:21:25vers l'Irak
01:21:25ou relâchés
01:21:26dans le chaos
01:21:27ces hommes représentent
01:21:28un danger majeur
01:21:29et certains pourraient
01:21:30d'ailleurs s'évader
01:21:31voire tenter
01:21:31de rejoindre la région
01:21:33ou même l'Europe
01:21:34dans ce contexte
01:21:35monsieur le ministre
01:21:35qu'à l'évaluation
01:21:36vos services font-ils
01:21:37du risque sécuritaire
01:21:38lié à l'effondrement
01:21:40du nord-est syrien
01:21:41tant pour la région
01:21:43que pour l'Europe
01:21:43et quelles actions
01:21:45la France envisage-t-elle
01:21:46sur les plans diplomatiques
01:21:47et sécuritaires
01:21:48pour contenir ce risque
01:21:49et dernier point
01:21:50pardon
01:21:50j'ai fini monsieur le président
01:21:51très bien
01:21:52j'ai fini
01:21:53j'ai fini
01:21:53où en est-on
01:21:55du conflit
01:21:56Cambodge-Thaïlande
01:21:57si vous avez
01:21:58quelques informations
01:21:58là-dessus
01:21:59et puis où en est-on
01:22:00aussi du projet
01:22:01du président Macron
01:22:02d'envoyer les troupes
01:22:03en Ukraine
01:22:03merci monsieur
01:22:05c'est un tour d'horizon
01:22:06en une minute
01:22:06qui est très large
01:22:07monsieur le vice-président
01:22:08sur les deux derniers points
01:22:10à outre
01:22:12sur les capacités militaires
01:22:18je vous l'ai dit
01:22:19ça fait partie
01:22:19du travail
01:22:21de la coalition
01:22:22des volontaires
01:22:22qui ne porte que
01:22:25sur des garanties
01:22:26de sécurité
01:22:26qui interviendraient
01:22:28une fois
01:22:29un cessez-le-feu
01:22:30conclu
01:22:30première ligne
01:22:32armée ukrainienne
01:22:34régénérée
01:22:35deuxième ligne
01:22:37loin de la
01:22:37de la ligne de contact
01:22:39et après cessez-le-feu
01:22:40bien sûr
01:22:40des capacités militaires
01:22:42avec une composante terrestre
01:22:44une composante aérienne
01:22:45une composante maritime
01:22:46et puis ensuite
01:22:48effectivement
01:22:49des
01:22:50d'ailleurs
01:22:52un renfort
01:22:53américain
01:22:55pour
01:22:56permettre
01:22:57à l'ensemble
01:22:58d'être
01:22:59véritablement
01:23:00dissuasif
01:23:00sur le Cambodge
01:23:01et la Thaïlande
01:23:03un cessez-le-feu
01:23:04est intervenu
01:23:05à la fin
01:23:05du mois de décembre
01:23:07il tient toujours
01:23:07même si on a
01:23:08constaté
01:23:09ces derniers jours
01:23:10quelques perturbations
01:23:13à la frontière
01:23:14il faut que
01:23:15les deux parties
01:23:15se tiennent
01:23:16à leurs engagements
01:23:17au titre
01:23:17de ce
01:23:18cessez-le-feu
01:23:19et puis enfin
01:23:20sur Daesh
01:23:21qui
01:23:23est la situation
01:23:26en Syrie
01:23:27lorsque je me suis rendu
01:23:28l'année dernière
01:23:29à peu près
01:23:29à la même époque
01:23:30il y a un peu plus
01:23:31d'un an
01:23:31sur place
01:23:32j'ai clairement
01:23:33indiqué
01:23:33que
01:23:34notre
01:23:35priorité
01:23:40était évidemment
01:23:41que
01:23:41ce redressement
01:23:42de la Syrie
01:23:43et cette
01:23:43réunification
01:23:45du pays
01:23:46ne laisse
01:23:46aucune place
01:23:47à une résurgence
01:23:48de Daesh
01:23:49Daesh
01:23:49que nous avons
01:23:50combattu
01:23:50vous l'avez rappelé
01:23:51avec nos partenaires
01:23:53kurdes
01:23:53nous avons combattu
01:23:54aussi au sein
01:23:55de la coalition
01:23:55internationale
01:23:56contre Daesh
01:23:57qu'on appelle
01:23:57OIR
01:23:58coalition
01:24:00via laquelle
01:24:02nous avons
01:24:03frappé Daesh
01:24:04à plusieurs reprises
01:24:05ces derniers temps
01:24:05à la fin
01:24:07du mois de décembre
01:24:08et dans le courant
01:24:08du mois de janvier
01:24:09en mobilisant
01:24:10nos moyens militaires
01:24:12et notamment
01:24:12nos moyens aériens
01:24:13ce que je peux répondre
01:24:19c'est que l'accord
01:24:20qui a été trouvé
01:24:21entre Mazloum
01:24:23et le président
01:24:25Al-Chara
01:24:25prévoit
01:24:28que la sécurité
01:24:31des prisons
01:24:32du nord-est syrien
01:24:33sera assurée
01:24:34cependant
01:24:35et c'est une des raisons
01:24:36pour lesquelles
01:24:37je me déplacerai
01:24:38dans la région
01:24:38dans les prochains jours
01:24:40dans la mesure
01:24:41
01:24:42les
01:24:43les forces
01:24:44disons
01:24:45qu'on appelle
01:24:45les forces démocratiques
01:24:46syriennes
01:24:47c'est à dire
01:24:47les forces sous
01:24:48commandement kurde
01:24:49qui ont été
01:24:50nos principaux interlocuteurs
01:24:52dans la lutte
01:24:53contre Daesh
01:24:53intègrent
01:24:55l'armée syrienne
01:24:56puisque c'est ça
01:24:56l'objectif
01:24:57c'est une intégration
01:24:58respectant les droits
01:24:59des Kurdes
01:25:00et bien
01:25:00nous allons devoir
01:25:02avec la coalition
01:25:03reconfigurer
01:25:05notre dispositif
01:25:08de lutte
01:25:08contre Daesh
01:25:09puisque Daesh
01:25:09va tenter
01:25:10de
01:25:11va continuer
01:25:14de tenter
01:25:15de se
01:25:15reconstituer
01:25:16et ça
01:25:17c'est évidemment
01:25:17tout à fait
01:25:18inacceptable
01:25:19pour nous
01:25:19et c'est des messages
01:25:20que nous passons
01:25:21régulièrement
01:25:23à nos interlocuteurs
01:25:24syriens
01:25:25il ne peut y avoir
01:25:27aucun
01:25:28espace
01:25:29pour
01:25:30aucune
01:25:31résurgence
01:25:32de Daesh
01:25:33en Syrie
01:25:34voilà pour cette audition
01:25:35de Jean-Noël Barraud
01:25:36le ministre de l'Europe
01:25:37et des affaires étrangères
01:25:38qui était donc
01:25:39auditionné
01:25:39sur la situation
01:25:40internationale
01:25:41beaucoup de questions
01:25:42beaucoup de préoccupations
01:25:44des députés
01:25:45notamment
01:25:45sur la répression
01:25:47sanglante
01:25:48en Iran
01:25:48n'hésitez pas
01:25:49à aller
01:25:50sur nos réseaux sociaux
01:25:51LCP
01:25:52et partout
01:25:52pour revoir
01:25:54les temps forts
01:25:54de cette audition
01:25:55on se dit
01:25:56à très bientôt
01:25:56même lieu
01:25:57même heure
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