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  • il y a 3 heures
Un déjeuner partagé avec Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme pour parler de la pénurie d'oeufs. Depuis plusieurs semaines, les rayons sont clairsemés quand ils ne sont pas vides ! Reflet d'une filière sous tension. Les Français en consomment de plus en plus, un niveau en constante hausse depuis 2022. La demande a dépassé la capacité de production, malgré les 15,4 milliards d'oeufs produits, en France en 2024. Quelles solutions pour sortir de cette crise ?
Focus également sur l'atelier de réinsertion professionnelle de l'association Emmaus Solidarité qui tente de relancer des personnes en grande difficulté grâce au métier de pâtissier.

Valérie Brochard et Jean-Pierre Montanay partagent un repas avec une personnalité : politiques, chefs cuisiniers, artistes.... L'occasion d'aborder un thème d'actualité, autour de reportages et d'un menu élaboré avec des plats typiques de leur région, souvenirs d'enfance ou qu'ils apprécient particulièrement. Comment le contenu de nos assiettes impacte-t-il nos modes de vie ? Tout en parlant gastronomie, c'est l'avenir de notre société et les enjeux de demain qu'ils questionnent.

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Transcription
00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Politique à table.
00:20Enfilez vos tocs et vos tabliers comme chaque semaine on va faire rissoler l'actualité
00:25Politique et gastronomique, production, transformation, alimentation, on en débat
00:30Aujourd'hui avec vous Jean-Philippe Tanguy, bonjour. Bonjour à vous Jean-Pierre Montanet. Bonjour Elsa.
00:36Jean-Philippe Tanguy, vous commencez la cuisine dans un tout petit laboratoire, celui de Debout la France
00:41Assistant parlementaire de Nicolas Dupont-Aignan, vous travaillez à ses côtés jusqu'à votre changement de brigade
00:46Vous rejoignez le Rassemblement National, élu député de la Somme en juin 2022
00:51Votre spécialité ce sont les recettes, pas forcément culinaires, les recettes fiscales
00:55Vous êtes chef de file de votre groupe sur les questions budgétaires
00:58En parallèle vous gardez un oeil sur le feu des territoires, vous êtes conseiller régional des Hauts-de-France
01:03Et aujourd'hui à notre table vous avez choisi de nous faire découvrir un peu de votre circonscription, n'est-ce pas Jean-Pierre ?
01:08Exactement, avec au menu une flamiche picarde et en dessert une galette des rois
01:11Dans le dessous des plats nous partirons à la recherche des oeufs
01:14Ils ont disparu de nos rayons, on essaiera de comprendre pourquoi
01:17Dans les petits dans le plat reportage dans l'atelier de réinsertion professionnelle de l'association Emmaüs Solidarité
01:21Qui tente de relancer des personnes en grande difficulté grâce au métier de pâtissier
01:27Voilà pour le menu maintenant, on passe à table avec cuisine et confidence
01:31Jean-Philippe Tanguy, vous êtes un peu le Pierre Bachelet de l'Assemblée
01:39Je ne compare ni la coupe de cheveux ni la sidouette mais parlons de cette chanson que toute la France connaît
01:44Au nord c'était les corons, la terre c'était le charbon
01:48Tout à fait
01:49Que vous avez transformé pour P.A.T.
01:51Au nord c'était les flamiches, la tarte c'était le poireau
01:55Bon, ça ne rime pas vraiment mais ça sonne plutôt pas mal bien joué
01:59Et c'est plus classe que de taper sur la table en réclamant à tutelle des frites comme chez vos amis les tuches
02:05Et oui la flamiche c'est comme une chanson populaire que l'on fredonne ou déguste sans fin
02:09Bachelet racontait la mine, les mineurs de fond, les gueules noires, les coups de grisou, les accidents au fond du trou
02:14Vous le ch'ti avec la flamiche, vous racontez aussi votre honor, la picardie, un terroir, une culture
02:19Cette terre grasse où poussent jusqu'à l'horizon ces poireaux blancs et verts
02:23La flamiche raconte aussi des agriculteurs, des hivers interminables, des recettes qui réchauffent les coeurs, des savoir-faire
02:29Et puis ce sens du partage des gens du nord
02:32Bachelet chantait, mon père il était généreux comme ceux du pays
02:35Alors peut-on vous faire dire aussi, la flamiche c'était mon enfance, elle était heureuse
02:41Ah oui, c'est une enfance très heureuse
02:44Alors si je suis honnête avec vous, moi c'était surtout le poisson parce que je suis né à Boulogues-sur-Mer
02:48Alors là c'est la grande tradition du poisson
02:50Au nord c'était les poissons
02:52Là c'était Boulogues, qui est la picardie
02:54C'est une très bonne référence, qui est une, donc le poisson, alors à l'époque aussi, poisson beaucoup moins cher
03:01Moi c'est vrai qu'il y a des différences, comme aujourd'hui, poisson rare, poisson cher
03:05Avec la crise des pêcheurs, malheureusement
03:07Mais c'est vrai que j'ai été élevé à la sole, vous vous rendez compte
03:09Alors que oui, c'était pas cher à l'époque, enfin c'était relativement pas cher
03:12Voilà, puis ça me rappelle mes origines bretonnes, puisque je suis une famille de pêcheurs
03:15C'est pour ça d'ailleurs qu'ils sont venus à Boulogues-sur-Mer
03:17C'est qu'à l'époque, la pêche dans les côtes d'Armor, ça rapportait pas beaucoup
03:20Il fallait aller faire les ternevas, on appelait ça, les ternevas à Boulogues pour l'amoureux
03:25Et après, ils sont devenus dans la marine de commerce
03:27Mais j'ai une grande famille de gastronomes et de gens qui aiment la bonne chère et la flamuche
03:32Alors, c'était aussi un hommage à quelqu'un que j'ai bien connu, que j'ai beaucoup apprécié
03:36Qui fait quand même une petite part dans mon histoire
03:38C'est Michou, Michou amyénois de cœur
03:41Alors le Michou de nos aînés, de ceux qui ont moins de 20 ans ne connaissent peut-être pas
03:46Parce qu'ils le confondent avec le youtubeur, mais Michou dans la culture française
03:50C'était dirigeant de cabaret à Paris, Picardie
03:54Tout en bleu, même là-dedans, il avait même une dent refaite bleue
03:58Et qui servait la flamuche Picardie
04:02Goûtons cette flamuche au poireau qui nous est proposée comme chaque semaine par Le Bourbon
04:07Qu'on remercie
04:08Et ça sentait très bon
04:10C'était dur de résister
04:12Ceux qui nous regardent, s'ils savaient, quelque point on a eu du mal à ne pas se jeter dessus
04:16C'est très bon
04:18Alors pourquoi la flamuche au poireau ? C'est le plat de votre enfance, c'est le plat typique ?
04:22Non, c'est pas le plat de mon enfance
04:24Mais c'est le plat typique effectivement de Picardie
04:26Et puis c'est un plat que j'ai redécouvert quand je suis arrivé à Paris avec Michou
04:30Il a même inventé, a rénouvé la recette
04:32Et puis c'est le plat piquable parce que vous avez parlé des ch'tis du nord, de nos cousins plus au nord
04:38Eux c'est le maroilles
04:40Flamiche au maroilles, il y a un gros combat
04:42Il y a ceux qui sont maroilles et ceux qui sont poireaux
04:44Vous êtes plutôt poireaux ?
04:46Oui absolument
04:48C'est plus léger
04:50C'est d'une pâte très bonne mais bien beurrée
04:53Et le maroilles en plus c'est bon
04:56Mais on prend la moitié de la part
04:58Et alors Michou la faisait comment ça flamiche au poireau justement ?
05:02Bah écoutez plutôt comme ça
05:04Elle lui ressemblait beaucoup
05:06Donc Michou qui est disparu, qui n'est plus marminou
05:11Et qui a fait beaucoup avancer aussi le droit des homos dans la bonne humeur
05:16Et puis ça incarnait vraiment toutes ces traditions françaises
05:19C'est-à-dire l'art de la table, l'art des terroirs, l'humour, le cabaret, le talent
05:24Le mélange de vie parisienne et de valorisation des terroirs
05:28C'est vraiment la force qu'on aime
05:29C'est-à-dire c'est pas le mépris des grandes villes pour les petits territoires
05:32C'est vraiment tout l'inverse, toute cette fusion française
05:35Où on se mélange, on valorise chacun les produits de notre terroir
05:40Et puis on aime ça
05:41Et puis c'est comme une simplicité parce que c'est très bon la flamiche
05:44Et c'est très simple
05:45Et réussir ce qui est simple
05:47C'est difficile
05:48Et c'est tout l'art de la table
05:49Alors le nord est souvent stigmatisé
05:50Est-ce que vous pensez que la réhabilitation, je sais pas si c'est le mot du nord
05:53Mais passe aussi par toutes ces recettes qui maintenant font découvrir le nord sous un autre visage
05:58Et qui sont vraiment des totems de votre terroir, de votre culture
06:01Absolument
06:02La flamiche, la carbonade, la ficelle picarde
06:05Vous avez raison
06:06Moi je me bats aussi pour la restauration du Rolo
06:09Qui est un fromage picarde
06:10Il n'y en a pas tant que ça
06:11Enfin des fromages picardes qui ont une identité picarde
06:13Il n'y en a pas beaucoup
06:14Il y a le maroilles
06:15Mais le maroilles c'est quand même la tirage
06:16C'est quand même le nord picardie
06:17Et puis le nord tout court
06:20Le Rolo qui est entre l'Oise et la Somme et un peu Normandie
06:23J'essaie de trouver des producteurs parce qu'il n'est plus fait en Picardie
06:26Et c'est dommage parce que la fierté aussi de son identité
06:29C'est quand même aussi sa gastronomie
06:31Et Tanguy c'est Breton
06:33Et les Bretons ont une grande fierté régionale y compris par leurs produits
06:36C'est vrai que les picards vous l'avez dit
06:37Terre grasse qui produit tant de biens agricoles, de produits agricoles
06:42Qui est comme une terre nourricière de la France depuis plus de mille ans
06:45Paradoxalement n'a pas trop récemment un peu pris du retard dans la valorisation de ces produits
06:50Et c'est dommage
06:51On parlait de bienvenue chez les chiens avec le maroilles
06:53C'est vrai que ça a une façon aussi de faire connaître peut-être ce fromage
06:57On en a beaucoup parlé après
06:58Les frites avec l'étuche
07:00C'est de la culture populaire
07:02C'est aussi agréable de faire découvrir des bonnes choses par ce biais là
07:07Oui
07:08Alors les frites ça avait un petit côté péjoratif aussi
07:10On a l'impression que le nord il mange avec des frites
07:12De façon compulsive
07:13Alors on mange quand même beaucoup de frites
07:14Oui
07:15Des bonnes frites
07:16Oui des bonnes frites
07:17Alors oui des très bonnes frites
07:18Avec des modes de cuisson très différents
07:22Et puis on peut mettre des moules ce qui rééquilibre le repas
07:25C'est très très bon
07:26Et il y a beaucoup de produits différents
07:28Et c'est ça aussi qui est bien et valorisable
07:31Et puis c'est les produits français abordables
07:33Et c'est pour ça aussi que je vous remercie d'avoir accepté d'avoir choisi la flamiche
07:37C'est qu'on peut manger bien de bonne qualité et pas cher
07:40Parce que les poireaux c'est pas cher de saison évidemment
07:44Bon la pâte c'est un peu plus cher
07:46Le beurre c'est un peu plus cher maintenant
07:47Mais on peut quand même faire des bons plats
07:49Pas chers, équilibrés, bien manger
07:51Et on se rend compte que bien manger c'est aussi la bonne santé
07:54C'est pas contradictoire évidemment
07:55Vous nous parliez de ce fromage
07:56Vous parliez de ce fromage
07:57Quelle autre spécialité de chez vous vous appréciez particulièrement
08:00Quand vous retournez en circonscription ?
08:02Alors il y a une spécialité qui est peu connue
08:05Elle s'appelle le gâteau battu
08:07Qui est un vieux gâteau qui date du Moyen-Âge
08:09Parce que la Picardie était riche très tôt
08:11Et c'est un haut gâteau qui est à peu près de cet état-là
08:14C'est un peu la forme d'un Kougloff chez les Allégiens
08:17Oui mais on l'a inventé avant
08:18Donc c'est un gâteau aux oeufs très riche
08:21Et quand j'étais au début de ma carrière politique
08:24Quand j'étais à Abbeville j'avais pas trop de soupe
08:26Et puis j'y vais au-dessus d'un boulanger
08:28Un boulanger pâtissier qui avait un prix du gâteau battu
08:31Et donc j'ai des très bons souvenirs
08:32Parce que ça sent très bon évidemment quand c'est dans le four
08:35Et c'est des bons souvenirs
08:37C'est une bonne brioche bien goûteuse
08:40Et puis qui tient bien au corps
08:41Et elle est pas trop valorisée ailleurs
08:44C'est dommage parce que c'est pas loin la Picardie de Paris
08:47Et paradoxalement j'ai remarqué ça
08:49Les zones qui sont autour de Paris
08:51Se font un peu parfois écrasées par la gastronomie parisienne entre guillemets
08:55Et ont un peu plus de mal à faire vivre leurs spécialités
08:58Bah que l'Alsace, que la Basse Normandie, que la Bretagne, que la Provence
09:02Et on est prêt plus c'est difficile de s'imposer
09:04Bah oui il y a un côté c'est un peu difficile
09:05Et donc c'est par facilité
09:07Donc c'est vrai qu'il faudrait se battre pour valoriser nos produits
09:09Parce que sincèrement moi avant de m'installer à Abbeville
09:11Bah je connaissais pas le gâteau battu c'est dommage
09:13Ah bah oui le gâteau battu
09:15Moi je le connais même pas
09:17Et dans votre famille qui était le référent au fourneau ?
09:19La mère, la grand-mère, le père ?
09:21Oui alors c'est plutôt la grand-mère
09:23Parce que Dieu sait que j'aime ma mère et qu'elle vous embrasse
09:25Mais on peut pas dire que...
09:27Alors ceci dit elle avait des plats fétiches
09:29Qui sont pas forcément d'ailleurs des plats très connus
09:31Par exemple la tarte à tomate et au thon
09:34La moutarde c'est très très bon
09:36C'est plutôt tunisien que...
09:38Eh bah oui c'est une de ses spécialités
09:40Oui pas du tout
09:41C'est une de ses spécialités
09:43Et puis la glace à la meringue oui donc ça n'a rien à voir
09:46La glace à la meringue ?
09:47Bah oui c'est très très bon
09:48On en a encore fait une pour Noël
09:49Voilà donc c'était très très bon
09:51Mais ça part peu dans tous les sens
09:52Et c'est ça aussi la France je trouve
09:54C'est vrai moi qui ai vécu dans des pays étrangers par exemple au Japon
09:58Vous savez qu'au Japon il y a une très bonne gastronomie
10:00Mais comment dire...
10:03Souvent dans les familles et sur les régions c'est un peu...
10:05C'est très réservé voilà
10:07C'est vrai que nous il y a vraiment une variété très impressionnante
10:11Et vous est-ce que vous aimez vous-même cuisiner ?
10:13Oui j'aime beaucoup cuisiner et j'aimerais avoir plus le temps de cuisiner
10:16Notamment quand j'étais petit j'étais un apprenti pâtissier
10:19J'adorais faire plein de gâteaux
10:21Et je couvrais ma famille de gâteaux beaucoup trop gros d'ailleurs
10:25Voilà d'ailleurs j'étais un peu grassouillé quand j'étais petit
10:29Et puis voilà j'avais le coup de fourchette
10:32Et c'était quoi votre spécialité alors ?
10:34Le vacherin
10:36On retrouve un peu la meringue et la glace
10:38Oui oui oui c'était le vacherin
10:40Et tout ce qui était chou
10:42J'aimais bien tout ce qui était chou
10:44Et vous êtes plutôt gourmand ou gourmet ?
10:46Sortons un peu du terroir et de votre région
10:50Je ne vais pas vous mentir je ne suis pas très gourmet au sens
10:55J'aime bien les plats assez simples en fait
10:57J'aime bien la cuisine bistrot, brasserie
11:00Auto-feu, bien en quête, des choses comme ça
11:02Quand on a le privilège évidemment d'être invité
11:03Ou d'aller ou de s'offrir, d'offrir à ses proches
11:06Voilà pour des dîners romantiques
11:08Je fais un effort pour avoir des grandes tables
11:10Bien sûr c'est appréciable
11:11Mais c'est une grande tradition française
11:13La tradition du service aussi évidemment
11:15Des boursiers, les services, la vaisselle
11:19C'est vraiment un ensemble évidemment des arts de la table
11:21Mais j'avoue que pour moi
11:23Parce qu'il y a un côté minimaliste parfois dans la grande table
11:26Où il y a plein de petites plates de très grande qualité
11:28Moi j'aime bien le côté un peu pas gargantuesse
11:30Pas un peu rablaisien quand même
11:32Vous voyez, là on a une bonne part
11:34Et c'est vrai que je suis très satisfait
11:36Et alors justement, comment vous faites vos courses
11:38A la fois à Paris et à la fois en circonscription
11:40Dans quels endroits vous privilégiez
11:42Et comment vous regardez un petit peu les produits que vous choisissez ?
11:45Ben écoutez, j'essaie dans la mesure du possible
11:47Vraiment de n'acheter que français
11:49Et encore, on peut y arriver
11:51Je sais que c'est pas facile
11:52Evidemment, quand vous êtes député
11:54Vous avez des moyens financiers importants
11:56Donc je trouve que vraiment si nous
11:58Qui gagnons plus de 5000 euros par mois
12:01On n'est pas capable d'acheter français et de faire un effort
12:03Ben c'est la cause est perdue
12:04Français voire même local, le plus proche possible
12:06Oui oui, le plus proche possible
12:08En plus moi j'aime bien les produits de saison
12:10Mais c'est par conscience écologie ou par nationalisme ?
12:12Ah mais c'est tout, c'est tout
12:13On est chez nous et il faut manger des choses de chez nous
12:15Mais tout peut aller ensemble
12:17C'est à dire que moi j'ai une conscience écologique forte
12:20Mais je fais pas la leçon aux autres
12:21C'est à dire par exemple moi je prends plus l'avion
12:23Pour faire des grands voyages
12:24Mais je le dis pas sur les plateaux
12:26Enfin je le dis sur un plateau
12:27Mais là c'est parce que vous me posez la question
12:28Vous m'avez jamais entendu à dire
12:29Oui il faut arrêter de prendre l'avion
12:30Regardez moi je le fais pour des raisons professionnelles
12:32Donc vraiment moi je fais du tourisme en France
12:35En Bretagne, en Normandie, en Corse quand je peux
12:38Voilà bon, tout ça c'est merveilleux
12:40Et pareil localement on essaie d'acheter des produits de saison
12:44Parce que comme je suis très gourmand
12:46Je suis très sportif
12:47Et donc les produits de saison c'est la santé aussi
12:50Parce que c'est pas que
12:51Je pense que la clé de ce développement
12:53C'est aussi que ce soit un plaisir
12:55C'est à dire qu'en fait
12:56Se dire je vais acheter des produits de saison
12:58Faut pas que ce soit une contrainte
12:59C'est qu'en fait c'est bon
13:00Et une fois qu'on a compris que c'était bon
13:02Pour son corps, pour ses papilles
13:04Voilà un poireau, là il est magnifié
13:07Et un poireau franchement
13:08Un poireau revenu dans un peu de beurre salé
13:11C'est merveilleux
13:12Et justement vous disiez
13:13Vous contrebalancez par du sport
13:16Justement on s'autorise quelques excès à table
13:18Et je crois qu'il y a la salle de sport à l'assemblée
13:20Que vous fréquentez assidûment
13:22Ah oui, il faut compenser
13:23Il faut compenser
13:24Sinon on finit par manger tout seul
13:25Alors vous préférez compenser
13:27C'est à dire vous préférez bien manger et faire du sport
13:29Plutôt qu'un peu moins manger
13:31Et ne pas avoir à faire du sport
13:33Ah non, moi je veux manger
13:34Donc je fais du sport
13:35Il n'y a pas de problème
13:36Moi non, il n'y a pas de difficulté
13:37Alors vous avez une vision un peu hexagonale de la cuisine
13:39Mais il faut bien voir aujourd'hui
13:40Que la cuisine française se transforme
13:42On mange plus de pizza, de paella, de kebab, de couscous, de tajine
13:47Que de blanquette de veau
13:48Comment vous voyez cette transformation
13:50Ce métissage de notre cuisine
13:51Ce côté multiculturel
13:53Est-ce que vous serez venu à l'esprit
13:55Par exemple de nous prendre un couscous
13:56Plutôt que de la flamiche
13:57Ou comment on est la flamiche
13:59Ça a du sens pour vous
14:00Ça a du sens la flamiche
14:01Mais c'est pas pour ça que j'aime pas le couscous
14:03C'est très bon le couscous
14:04Un plat de partage
14:05Très sympathique
14:06J'ai aucune difficulté
14:07Enfin c'est
14:08La guerre d'aimer
14:09Voilà
14:10Et puis
14:11Quand on a confiance en soi
14:12J'ai confiance dans la cuisine française
14:13Dans la qualité des produits français
14:15Donc j'ai pas senti en concurrence avec le couscous
14:18Ou je ne sais quoi
14:19Par contre
14:20C'est une question de curiosité
14:22Oui oui
14:23D'esprit
14:24Je vous dis moi
14:25Quand j'ai été
14:26J'adore la gastronomie japonaise
14:28J'adore la gastronomie thaïlandaise
14:30Je trouve que tout ça est merveilleux
14:32Même les anglais qu'on critique
14:33Il y a des choses très bonnes
14:34De nos voisins d'outre-manche
14:36Mais vraiment
14:38Si on défend pas notre propre gastronomie
14:40Si on valorise pas les produits
14:41Personne va le faire à notre place
14:42Or il y a une concurrence mondiale avec la gastronomie
14:45Parce que nous on est toujours un peu les fiers à bras
14:47Les français aussi
14:48Mais aujourd'hui
14:49Par exemple la gastronomie italienne
14:50Qui est de très grande qualité
14:51Prend mondialement un peu le dessus
14:53Vous voyez par exemple
14:54Dans les traités de libre-échange
14:55Les italiens défendent farouchement
14:57Mieux que les français
14:59Mieux que les dirigeants français
15:00Tous leurs AOP
15:01Et on voit que le parmesan
15:02Le gorgonzola
15:03La mozzarella par exemple
15:04Prend un peu le dessus
15:05Sur certains fromages français
15:06Le vin
15:07Pareil de toute éternité
15:08On avait le meilleur vin
15:09Ce qui est vrai certes
15:10Mais il peut quand même être concurrencé
15:11Sur les cartes on voit de plus en plus de vins
15:13Vous voyez c'est quand j'étais
15:14Moi au Japon
15:15Mon premier travail
15:16C'était dans un restaurant franco-japonais
15:18Et il y avait un sommelier
15:20Et puis c'est lui qui m'a fait réaliser
15:21Par exemple
15:22Il n'y avait pas que les vins français au monde
15:23Il m'a dit écoute
15:24T'es bien gentil
15:25Mais il y a des très bons vins
15:26En Espagne
15:27En Italie
15:28Au Chili
15:29En Afrique du Sud
15:30Oui
15:31Et donc il faut toujours défendre
15:32Nos produits
15:33Parce qu'on est mis en concurrence
15:34Et si on le fait pas
15:35Personne le fera
15:36A notre place
15:38Alors vous avez dit c'est un plat simple
15:40Mais si on veut réaliser
15:41Une bonne flamiche aux poireaux chez soi
15:43Il faut toujours retenir
15:44Les trois choses à savoir
15:45De Jean-Pierre Montanet
15:46Oui Elsa
15:47Le mot flamiche d'abord
15:48Désigne en fait une famille
15:49De tartes traditionnelles
15:50Désigne en Belgique
15:51Et dans le nord de la France
15:52La flamiche picarde
15:53En fait partie
15:54Préparée avec des poireaux
15:55Et du coup aussi appelée
15:57Tourte aux poireaux
15:58Alors question pâte
16:00Pâte de la flamiche
16:01Je suis un peu démuni
16:02Car il n'y a pas vraiment consensus
16:03J'avais cru comprendre
16:04Qu'il s'agissait d'une pâte levée
16:06Mais je suis tombé sur un tas de recettes
16:08Avec des pâtes brisées
16:09Ou feuilletées
16:10Là c'est plutôt une pâte
16:11J'allais dire brisée
16:13Donc à vous de voir
16:15Sachant que la pâte levée
16:16Est plus délicate
16:17Et surtout plus longue
16:18A confectionner
16:19Pour la farce
16:20Il faut bien laver ces poireaux
16:21Qui peuvent avoir un peu de terre
16:22Qui s'est incrusté
16:23Avant de les émasser finement
16:25En gardant un peu de verre tendre
16:26Après quoi
16:27Vous les laissez fondre
16:28Sans coloration
16:29Les poireaux
16:30Ne doivent pas griller
16:31Ils doivent juste fondre
16:32Devenir presque translucides
16:33Dans le beurre
16:3415 à 20 minutes
16:35Puis vous les étalez
16:36Sur le fond de tarte
16:37Avant d'ajouter le mélange
16:38Oeuf crème
16:39Noix de muscade
16:40Et enfin vous passez au four
16:41J'allais dire
16:4240 minutes
16:43A 180 degrés
16:44Et c'est délicieux
16:45Pour accompagner
16:46Cette flamiche au poireau
16:48Par exemple
16:49Vous nous avez proposé un cidre
16:50Un cidre fermier
16:51Coudrier
16:52Alors racontez nous
16:53Pourquoi vous avez choisi cette boisson
16:54Je précise que vous avez aussi
16:55Pris une alternative
16:57Non alcoolisée
16:58Avec un jus pomme cannelle
17:00Voilà comme ça il y a les deux
17:01Et on rappelle que
17:02L'abus d'alcool est mauvais pour la santé
17:03Exactement
17:04Donc le cidre
17:05Et le jus de pomme
17:06Qui vient des mêmes vergers
17:08Donc c'est la famille Caron
17:09C'est un père et ses fils
17:11Et ses belles filles
17:12D'ailleurs je crois aussi
17:13Qui fait ce cidre fermier
17:16Issu de son exploitation bio
17:18Et qui rayonne dans le pays
17:20Voilà
17:21Et ses très bons produits
17:22Une famille très sympathique
17:23Qui évidemment
17:25Comment dire
17:26Sont fiers de leur production
17:27Et oui c'est vrai aussi
17:28Moi qui suis donc
17:30Famille bretonne
17:31Normande
17:32Picard
17:33Le cidre
17:34Qui était un peu
17:35Oui
17:36Qui était un peu
17:37Pas des
17:38Si dévalorisés quand même
17:39Voilà
17:40Qui était un peu
17:41Mais oui c'était pas une boisson noble
17:42Exactement
17:43Mais c'est ça que les crêpes
17:44Moi quand j'étais petit
17:45C'était bois pas de vin
17:46Les enfants au cidre
17:47Voilà cidre doux finalement
17:48Mais quand même
17:49On buvait un peu plus facilement
17:50De cidre
17:51Pareil monte en gamme
17:52Enfin monte en gamme
17:53Mais en notoriété
17:54Et puis on se rend compte
17:55Qu'un produit bien réalisé
17:56Bien fait
17:57Il a de la valeur
17:58Il a du terroir
17:59C'est à dire les pommes bretonnes
18:00Les pommes picardes
18:01Ce ne sont pas les mêmes
18:02Il y a le poiret aussi
18:03Donc c'était le cidre de poire
18:04Qui gagne en popularité
18:05C'est très bon
18:06Et ça permet de varier les plaisirs
18:08Et moi je trouve ça délicieux
18:10Et voilà
18:12À ma cérémonie de vœux
18:13Il y a les produits locaux aussi
18:16C'est important
18:17Et les gens sont contents
18:18Et puis les gens sont fiers
18:19Et puis le site c'est aussi moins fort
18:20Que d'autres alcools
18:21Ça permet peut-être de tenir
18:22Oui
18:23Plusieurs cérémonies de vœux
18:24Est-ce que vous
18:25Exactement
18:26Voilà on sait que les députés
18:27Vont parfois au restaurant
18:28Sont invités
18:29Vous dites oui ou non
18:30Quand on vous propose un verre d'alcool
18:31Bah alors
18:32Moi je ne tiens pas du tout l'alcool
18:34Donc c'est une catastrophe
18:35Donc pomme cannelle
18:37C'est à droite
18:38Oui
18:39Donc je ne sais pas comment
18:40Tout ça va finir aujourd'hui
18:41Mais je me souviens
18:43Pendant une campagne électorale
18:44À Poit-de-Picardie
18:45Il y avait un bar
18:47Un propriétaire de plusieurs bars
18:48À Poit-de-Picardie
18:49Qui est aussi un brasseur local
18:51Il me sert une bière
18:529h du matin
18:53J'ai bu la bière qui était très bonne
18:55J'ai une bière blanche
18:56C'était très douce
18:57J'étais saoul
18:59Voilà à 10h avec une seule bière
19:01Dans le
19:02En un quart d'heure
19:03J'étais saoul
19:04Alors j'ai l'alcool joyeux
19:05J'ai l'alcool gay
19:06Mais voilà
19:08Ça va pas de
19:09Je fais attention
19:10Parce que voilà
19:11Et heureusement que
19:12Dans ces cas-là évidemment
19:13Il y a des gentilles personnes
19:15Pour me conduire
19:16Et alors justement
19:17Vous avez choisi
19:18Un cidre bio
19:20Dans l'hémicycle
19:23Le Rassemblement national
19:24Est pas forcément connu
19:25Pour défendre
19:26L'agriculture biologique
19:27Ici c'était important
19:28Vous apporte un cidre bio aujourd'hui
19:30Non
19:31Il se trouve qu'il fait du cidre bio
19:32S'il avait fait du cidre traditionnel
19:34Je l'aurais acheté aussi
19:35Vous l'avez pas pris pour ça ?
19:36Non
19:37Lui il a choisi ce cidre
19:38On va discuter ensemble
19:39Le bio si vous voulez
19:40Moi j'ai rien contre
19:41Mais je considère
19:42Si vous voulez
19:43En fait ça envoie un signal étrange
19:44Que ceux qui seraient pas bio
19:45Pourraient peut-être être dangereux
19:46Pour la santé
19:47Ou pas aussi bon
19:48Donc c'est ça que je comprends pas
19:49Dans la philosophie
19:50Pour moi l'Etat
19:51Soit il dit que
19:52La façon dont se cultive en France
19:53Est bonne pour la santé
19:54Soit elle l'est pas
19:55Soit philosophique évidemment
19:56Mais c'est ce signal là
19:57Qui me dérange
19:58Parce que bio ça veut dire vie
19:59Et donc on a l'impression
20:00Que si on n'est pas bio
20:01On est contre la vie
20:02C'est ça qui me dérange
20:03C'est pas une croisade du tout
20:04Contre le bio
20:05Moi par exemple
20:06Je trouvais que le combat
20:07De l'ancienne présidente
20:08De la coordination rurale
20:09Véronique Lefloc
20:11Qui avait une exploitation
20:12Laitière bio
20:13Elle arrivait à concilier
20:14Les deux
20:15Donc il n'y avait pas
20:16De combat entre les deux
20:17Mais il faut faire attention
20:18Au signal qu'on envoie
20:19Parce qu'on a l'impression
20:20Que le bio entre guillemets
20:21Pour les riches
20:22Et le non bio
20:24Pour ceux qui n'ont pas les moyens
20:25Ceux qui n'ont pas les moyens
20:26Ils seraient en danger
20:27C'est ça que je trouve
20:28Un peu dangereux
20:29Pour la cohésion de la société
20:30Alors on va
20:31C'est meilleur
20:32Pour la santé non Elsa
20:33Quand même le bio
20:34Il y a moins de pesticides
20:35Il y a moins de non
20:36Il y a un cahier des charges
20:37Qui est quand même
20:38Beaucoup plus compliqué
20:39A respecter évidemment
20:40Que sur une agriculture traditionnelle
20:41Oui mais bon
20:42On ne va pas polémiquer ici
20:43Mais en tout cas
20:44Je pense que ce qui est important
20:45C'est que les Françaises
20:46Et les Français se disent
20:47Que s'ils n'achètent pas du bio
20:48Ils sont en bonne santé
20:49Est-ce que vous ne devriez pas dire
20:50Être plus volontariste
20:54On publie tous les partis sur le bio
20:55Un jour le bio sera peut-être moins cher
20:57Parce qu'il sera peut-être plus développé
21:00Il y aura plus de consommation
21:02Et on pourra faire baisser les prix
21:03C'est aussi un cercle vertueux
21:05D'approuver le bio
21:07Et de le promouvoir
21:08Alors oui et non
21:09Parce que c'est aussi l'histoire
21:10De la Picardie
21:11Et de la Bretagne
21:12C'est quand même le rendement
21:14C'est-à-dire qu'on a la chance
21:15Aujourd'hui
21:16On est des enfants gâtés quand même
21:17Moi je vois mes arrières-grands-parents
21:19Oui, mes arrières-grands-parents bretons
21:21Moi je ne suis pas très grand
21:22Malheureusement
21:23Je ne suis pas grand du tout
21:24C'est-à-dire que n'oublions pas
21:25Quand il y a encore un siècle en France
21:26Il y avait
21:27Non pas des famines
21:28Mais enfin il y avait des carences
21:29Il y avait des difficultés de s'alimenter
21:31Et l'agriculture moderne
21:32A quand même permis
21:33A tous d'avoir une alimentation
21:34De qualité
21:35Et suffisante
21:36Et donc ce qu'il faut
21:37C'est aller dans le bon sens
21:38Effectivement
21:39Comment on fait pour utiliser moins
21:40De chimie
21:41Mais pas non plus oublier
21:42D'où on vient
21:43Et c'était il n'y a pas si longtemps
21:44Je veux dire
21:45N'oublions quand même pas
21:46Les rationnements après-guerre
21:47Il y avait la guerre
21:48Mais même après la guerre
21:49Le système français
21:50Avait du mal à nourrir sa population
21:52On va continuer
21:53A mettre nos neurones
21:54En ébullition
21:55Attention
21:56Jean-Philippe Tanguy
21:57C'est l'heure des quiz
21:58Alors je viens d'apprendre
22:02Que vous avez travaillé
22:03Dans un restaurant au Japon
22:04Mais pour payer vos études
22:05Vous avez aussi travaillé
22:06Dans une crêperie à Beaubourg
22:07Alors sauriez-vous nous dire
22:08Si ces affirmations
22:09Sont vraies ou fausses
22:11Le roselle est un instrument
22:14Pour bien mélanger la pâte
22:15Et éviter les grumeaux
22:16Ah ben j'en sais rien
22:17Vous avez été crêpier ?
22:19Non j'étais serveur
22:20Ah et vous ne regardiez pas
22:21Celui qui faisait les crêpes
22:23Si mais
22:24Sans
22:25Quel dédain pour le petit personnage
22:27Faux
22:28Bon les cuisiniers
22:29Ils étaient deux fois mieux payés
22:30Que moi comme serveur
22:32Alors
22:33Faux
22:34Le roselle est un petit râteau
22:35Vous savez
22:36En forme de thé
22:37Pour étaler la pâte
22:38Voilà
22:39La crêpe est associée
22:40La chandeleur
22:41La fête des chandelles
22:42Car elle évoque le soleil
22:43Avec sa forme ronde
22:44Et dorée
22:45Alors ça c'est pas une question de cuisine
22:46C'est une question un peu
22:47Ça c'est vrai
22:48Oui ça c'est vrai
22:49Vrai car dans la tradition chrétienne
22:51Ça ça vous parle
22:52Lors de la chandeleur
22:53Jésus est reconnu comme lumière
22:55Pour éclairer les nations
22:56La première crêpe
22:58Souvent imparfaite
22:59Porte le surnom de
23:01Galichon
23:02Peut-être qu'il vous donnait
23:03Le galichon
23:04Le crêpier
23:05Non mais en plus
23:06Dans cette crêperie
23:07Il y avait des crêpes rectangulaires
23:08Pour un breton c'était
23:09Pour le Christ
23:11C'était pas évident pour la chandeleur
23:12Pour gagner plus du temps
23:13Il faisait ça comme ça
23:14Galichon
23:15Crêpes
23:16Souvent imparfaite
23:17Bah oui je crois
23:18Alors c'est une crêpe imparfaite
23:20Mais c'est pas la première
23:21C'est la dernière crêpe
23:22Parce qu'il y a toujours
23:23Un tout petit peu de pâte
23:24Il n'y en a pas assez
23:25Pour aller faire le tour
23:26Et la crêpe Suzette authentique
23:27Est flambée au Grand Marnier
23:29Vrai ou faux ?
23:30Ah bah oui
23:31A faux c'est au Curaçao
23:33Ah bon ?
23:34Il pensait que c'est au Grand Marnier
23:36C'est l'alcool d'orange
23:38Oui mais le Curaçao ça a aussi des notes de mandarine
23:41Et c'était plus difficile à trouver
23:42Donc peut-être que des cuisiniers mettaient du Grand Marnier
23:45Elsa vous avez ?
23:46On voit qu'il y a match
23:47On voit qu'il y a match
23:48Mais moi j'avais lu les deux Grand Marnier
23:49Ou Curaçao
23:50Ah
23:51On verra
23:52Alors on donne la moitié du point
23:54Un demi-point monsieur Tanguy
23:56Mais on va vérifier tout ça
23:58Deuxième quiz
23:59Vous avez abandonné au bout de quelques semaines
24:02L'école militaire Saint-Cyr
24:03Fondée en 1902 par Napoléon à Bonaparte
24:06Saurez-vous nous dire
24:08Si ces affirmations sont vraies ou fausses ?
24:10Pour les soirs de fête
24:11Napoléon se faisait servir du boudin blanc à la crème
24:15Alors là vous me posez une colle
24:18Vous avez une chance sur vous
24:19Oui mais c'est pas ça
24:20C'est surtout qu'il n'aimait pas trop les soirs de fête
24:22Et qu'il retournait travailler
24:23Et qu'il mangeait surtout beaucoup dans son bureau
24:25Il est surtout connu pour manger vraiment toujours dans son bureau
24:27Et c'était pas Talran
24:29Alors
24:30Bon
24:31Bah je sais pas
24:32Bah je sais pas
24:33C'est vrai
24:34Il aimait ça
24:35Sur l'île de Sainte-Hélène
24:36Il se nourrissait essentiellement de poissons grillés
24:39Est-ce vrai ou faux ?
24:40Bah vu l'île c'est possible
24:41Alors c'est possible mais pourtant non
24:43Parce qu'il n'aimait pas ça
24:45Comme l'écorce d'ailleurs
24:46C'est vrai que l'écorce n'aime pas trop le poisson
24:47C'est vrai
24:48Napoléon appréciait l'un de ses vins préférés
24:50Le chambertin coupé à l'eau de vie
24:52Est-ce vrai ou faux ?
24:53Ça je crois que c'est vrai
24:54Alors il le coupait
24:55Il le diluait avec de l'eau
24:57Comme tous les vins qu'il buvait
24:59Mais pas à l'eau de vie
25:00Et dernière question mais vous avez déjà donné quasiment la réponse
25:02Napoléon détestait les repas sur le pouce
25:05Est-ce vrai ou faux ?
25:07Ah bah non
25:08Justement c'est faux
25:09Il y avait horreur des festins interminables et mondains
25:12Voilà vous disiez manger dans son bureau
25:14Alors c'était pas un sandwich
25:15C'était plutôt une soupe avalée en 10 minutes
25:17On demande à chacun de nos invités
25:19Exactement de réfléchir à une anecdote
25:21C'est le moment de la brève de comptoir
25:23Alors on vous a demandé Jean-Philippe Tanguy
25:28D'aller chercher dans votre mémoire une anecdote sur un repas
25:31Un moment partagé autour de la nourriture
25:33Dites-nous
25:34Et bien c'est la première fois que j'ai vraiment rencontré Marine Le Pen
25:36Où on a discuté
25:37C'est à une table près d'ici
25:40Un restaurant bien connu des parlementaires
25:43Et chez Françoise
25:45Et c'est aussi le rôle d'officialité un peu des repas en France
25:50Un rôle aussi public
25:51Et en fait aussi au-delà du fait du plaisir d'être avec elle
25:54Et de la rencontrer et d'échanger sur un tour d'un bon repas
25:56Il y avait mon ami Bruno Bild aussi
25:58C'était à partir du moment où je déjeunais avec elle
26:01C'était aussi officiel que j'allais travailler avec elle
26:03Vous voyez puisque chez Françoise
26:04Tout le monde vous voit
26:05Et puis ça la casse
26:07Et puis tatati
26:08Et puis tatata
26:09Mais moi j'aime bien aussi ce côté français
26:11Ce côté le repas est un moment de partage intime
26:14Mais aussi un moment de société
26:16Voilà de commensalité
26:17Et qui a un rôle social
26:19Et ça je trouve ça très important
26:20Et c'est très utile
26:22Parce que bon là en l'occurrence
26:23C'était une rencontre sympathique
26:24Mais on peut aussi se reconcilier
26:26Avec autour d'une table
26:27On peut aussi échanger
26:29Découvrir les gens
26:30Les voir sous un autre jour
26:31C'est ça qui est beau aussi avec la table
26:32Et pour reprendre aussi ce que vous dis tout à l'heure
26:34Sur le développement de certaines formes
26:36Pas de gastronomie
26:37Mais un peu de manger rapide
26:38Et manger rapide
26:39Ça ça m'inquiète
26:40Parce que
26:41C'est une grande tendance de fond
26:42Qui va bouleverser
26:43Et chambouler toute la cuisine mondiale
26:45Et bien ça ça m'inquiète
26:46Parce que si en France on perd ce moment du repas
26:49Où on échange
26:50Où on fait une pause
26:51Où on apprend à s'écouter
26:53On se déconnecte
26:54On se concentre sur les sens tout simplement
26:56Sur ce qu'on ressent
26:57Sur ce que les autres ressentent
26:58On discute donc
26:59On peut s'ouvrir
27:00Ça ça m'inquiète
27:01Parce que c'est vraiment
27:02Une part de la culture française
27:03Mais aussi d'une forme d'humanisme
27:04C'est à dire
27:05Bon bon on s'arrête là
27:06Voilà le monde peut attendre
27:07La terre ne va pas s'arrêter de tourner
27:09Si on prend un peu de temps
27:10Avec sa famille
27:11Avec ses amis
27:12Et alors je vais reparler encore du Japon
27:13Mais c'est vrai
27:14J'ai connu l'extrême inverse
27:15Au Japon au travail
27:17Il n'y a pas de pause
27:18Avec les collègues
27:19On mange devant l'ordinateur
27:20Oui ou vraiment en 5 minutes quoi
27:22Et franchement
27:23Je n'ai pas jugé les autres cultures évidemment
27:25Mais moi ça m'a beaucoup manqué
27:26Moi vraiment
27:27J'avais besoin de discuter
27:28Et puis quand même
27:29En fait c'est utile
27:30Parce qu'on dit
27:31Oui c'est pas productif
27:32Mais c'est faux
27:33Parce que le midi
27:34Quand vous parlez avec vos collègues
27:35Il y a une forme aussi
27:36De faire avancer les choses autrement
27:37Et puis aussi de souffler
27:38Et puis d'être plus productif l'après-midi
27:39Enfin
27:40Donc voilà
27:41Moi je suis très fier
27:42Que les Français fassent
27:43Vrai déjeuner
27:44Vrai dîner
27:45Et puis voilà
27:46C'est avec les écrans
27:47On n'a plus le temps pour personne
27:48Les familles ne s'écoutent plus
27:49Voilà
27:50Allez on va passer maintenant
27:51Faire quelques courses
27:52Dans le dessous des plats
27:59Alors vous vous en êtes peut-être aperçu
28:01Quand vous faites des courses
28:02Vous voyez des rayons d'oeufs
28:03Vides
28:04Clairsemés
28:05Dans plusieurs grandes surfaces
28:06La filière est sous tension
28:08Alors que les Français
28:09Consomment de plus en plus d'oeufs
28:10Quatre en moyenne par semaine
28:12Un niveau en constante hausse
28:14Depuis quelques années
28:15Reportage en Bretagne
28:16De Marion Becker
28:17Et Juliette Prunier
28:18Plus une boîte d'oeufs
28:20Dans les rayons de cette supérette
28:22Ou de cette grande surface
28:24Ni dans ce magasin bio
28:26Partout en France
28:27Les oeufs sont en rupture
28:29Car les Français
28:30Consomment de plus en plus d'oeufs
28:32300 millions de plus
28:34Chaque année
28:35Depuis 3 ans
28:36Pour répondre à la demande
28:37Les élevages français
28:38Vont devoir produire davantage
28:40Yves-Marie Baudet
28:41Est éleveur de poules pondeuses
28:43Et président de l'interprofession
28:44Il élève ici
28:46Des poules de plein air
28:47Aujourd'hui
28:48Mise à l'abri
28:49En raison de la grippe aviaire
28:50Les poules viennent dans ce nid là
28:53Pour pondre leurs oeufs
28:55En France
28:56On raisonne nos élevages
28:57En dizaines de milliers de poules
28:58Chez nos voisins européens
29:00Qu'ils soient espagnols
29:01Italiens
29:02Ou autres
29:03Ils raisonnent ça en centaines
29:04De milliers de poules
29:05Dans leurs élevages
29:06Et quand on s'éloigne
29:07Un petit peu vers la Pologne
29:08Par l'Ukraine
29:09Et les autres continents
29:10Et bien ils raisonnent leurs élevages
29:11En millions de poules pondeuses
29:12Et les normes
29:14Ne sont pas les mêmes
29:15Le risque
29:16C'est de voir arriver
29:17Sur le marché français
29:18Ces oeufs étrangers
29:20On a vu quelques oeufs ukrainiens
29:22Arrivé en France
29:23Il était carrément marqué
29:24Sur la boîte
29:25Oeufs ne respectant pas
29:26La réglementation européenne
29:28Comment peut-on
29:29Laisser rentrer
29:30Sur notre territoire
29:31Des oeufs
29:32Qui s'affichent
29:33Clairement sur l'étiquette
29:34Ne respectant pas
29:35La réglementation
29:36Alors que nous
29:37On nous fait sur-appliquer
29:38Ou on nous sur-réglemente
29:39Par rapport à la réglementation européenne
29:41La souveraineté alimentaire
29:42D'un pays
29:43C'est primordial
29:44Et encore plus aujourd'hui
29:45Qu'hier
29:46Pour être autonome en eux
29:47Yves-Marie Baudet
29:48Estime qu'il faudra
29:49Construire 300 nouveaux bâtiments
29:51En France d'ici 2030
29:53Nous notre demande
29:54C'est vraiment un alignement
29:55Sur la réglementation européenne
29:57On ne demande pas
29:58A faire moins d'environnement
29:59Moins de protection
30:00Des milieux
30:01Que nos voisins européens
30:02En faire autant
30:03Alors qu'en France
30:04On est plutôt dans l'excès
30:05Ou dans la sur-transposition
30:07de règles
30:08Aujourd'hui
30:09Il faut plus de deux ans
30:10Pour obtenir l'accord d'ouverture
30:11D'un élevage
30:12Ou d'un nouveau bâtiment
30:15Jean-Philippe Tanguy
30:17Et une animale les moins chère
30:18Du coup c'est pour ça
30:19Qu'on en consomme beaucoup
30:20C'est parce que le poisson
30:21La viande ça devient trop chère
30:22Maintenant pour les ménages
30:23Oui il y a une raison là-dessus
30:24Mais on voit aussi
30:25Que c'est très bon
30:26Les oeufs c'est très bon
30:27Alors les français
30:28En mange 4 par semaine
30:29Moi j'en mange 4 par jour
30:30Facile à faire
30:31Mais comment
30:32Oui c'est facile à faire
30:33Tout le monde
30:34Enfin voilà
30:35Puis il y a plein de façons
30:36De les faire différentes
30:37Mais vous voyez
30:38C'est vraiment
30:39Il parle d'or l'éleveur
30:40Parce que c'est vraiment
30:41Le mâle français
30:42C'est-à-dire qu'on avait
30:43Une filière resplendissante
30:44De qualité qui fonctionnait très bien
30:46Et on allait la casser
30:48Moi à Montdidier
30:49J'avais les oeufs matines
30:50Enfin une partie des oeufs matines
30:51Qui ont dû fermer
30:52Avec des réglementations absurdes
30:54J'avais un très bon ami
30:55Qui avait un très bel établissement
30:57Pourquoi vous dites
30:58On a cassé la filière ?
30:59Avec la réglementation
31:00Sur les poules en cage
31:01Qui n'est pas claire
31:02Mais oui mais
31:03Sauf qu'on autorise
31:04Les poules en cage
31:05À venir d'Ukraine
31:06Donc ça n'a aucun sens
31:07C'est-à-dire soit
31:08On les interdit complètement
31:09Soit on les interdit pas
31:10Et puis surtout
31:11Il fallait organiser la filière
31:12Que les françaises
31:13Et les français souverainement
31:14Et les poules soient élevées
31:15C'est autre chose
31:16Que de casser la filière
31:17Ben oui mais dans ce cas-là
31:18On fait la suite
31:19Et on peut pas dire
31:20On va interdire quelque chose chez nous
31:21Et en fait savoir
31:22Que ça va prendre le relais
31:23Et puis en plus on ment en jambe
31:24Parce qu'on leur dit
31:25Effectivement
31:26Les oeufs en batterie
31:27Se sont rarifiés
31:28Pour la consommation des ménages
31:29Mais par contre
31:30C'est pour les préparations
31:31Bon donc vous voyez
31:32C'est très hypocrite tout ça
31:33Et tout ça
31:34On aurait pu l'organiser
31:35Et faire confiance aux éleveurs
31:36Pour aller dans le bon sens
31:38Une fois de plus
31:39C'est dommage
31:40Alors ça ne touche pas
31:41Que la France
31:42Et puis quand même
31:44Les gens découvrent
31:45On a eu le problème du beurre aussi
31:46Qu'un pays qui sait faire
31:48Des bons produits
31:49N'arrive plus
31:50Parce qu'on les empêche de faire
31:51Mais alors on les empêche de faire
31:52On voit qu'il y a 300 bâtiments
31:53C'est dans le plan aussi
31:54De la ministre de l'Agriculture
31:55Parfois dans le voisinage
31:56C'est pas bien accueilli
31:57Certains riverains disent
31:58Ça fait du bruit
31:59Il y a une odeur aussi
32:00Autour des gigas poulaillers
32:02C'est pas forcément bien accueilli
32:04Quand on veut installer
32:05Un grand poulailler
32:06Dans une commune
32:07C'est toujours les mêmes
32:08Qui se plaignent
32:09Ils sont pas représentatifs
32:10Dans la population
32:11Il faut pas que les élus aient peur
32:12De ces minorités
32:13Très agissantes
32:14Très bruyantes
32:15Mais qui ne correspondent pas
32:16A la population
32:17Moi en l'occurrence
32:18A mon Didier
32:19Les gens ils se sont battus
32:20Pour que Matine reste ouverte
32:21Et que les poulaillers
32:22Ils ferment pas
32:23Et on les a pas entendus
32:24Donc c'est dommage
32:25Et moi j'assume
32:26C'est vrai que quand j'ai été élu
32:27J'ai débloqué plusieurs dossiers
32:28D'entrepôt agricole
32:29Qui étaient bloqués
32:30Depuis parfois
32:31Des dizaines d'années
32:32Parce que les élus
32:33Ont toujours peur
32:34Du qu'en dira-t-on
32:35Écoutez il faut dire
32:36Vous savez
32:37Il faut pas dire à la fois
32:38Il faut produire en France
32:39Et puis jamais produire en France
32:40Donc quand vous expliquez
32:41Il faut dialoguer
32:42Il faut débattre
32:43Si vous dites aux gens
32:44Ecoutez vous voulez manger français ?
32:45Oui
32:46Et bien il faut produire en France
32:47Ok
32:48Mais est-ce qu'on peut produire en France
32:49Différemment par exemple
32:50Avec des structures qui sont plus petites
32:51Là l'éleveur dit voilà
32:52Ailleurs c'est par millions de poules
32:54En France on peut aussi choisir
32:56De pas aller vers un modèle
32:57Avec des centaines de milliers
32:59Ou des millions de poules
33:00Dans un même endroit
33:01Oui mais c'est ce qu'on a choisi en France
33:02Et ça fonctionnait
33:03Ça fonctionne bien
33:04En France l'établissement
33:05Qu'a fermé près de Montdidier
33:06Bon bah c'était pas un établissement
33:08De millions de poules
33:10Ce qu'on n'arrive pas bien à gérer
33:11C'est cette transition
33:12Vers le plein air et le bio
33:13Parce que même les agriculteurs
33:15Les éleveurs de poules
33:16Veulent ce nouveau système
33:17Qui est plus écolo
33:19Qui respecte mieux le bien-être animal
33:21Parce qu'il faut pas l'oublier
33:22Même les consommateurs
33:23Ils préfèrent voir les petites poules
33:24Qui gambattent dans l'herbe
33:25Plutôt qu'en train de se déféquer dessus
33:27Donc cette transition
33:29Bah c'est difficile à l'assimiler
33:31Parce qu'une poule qui est bio
33:34Elle pond 30 à 40% moins d'œufs
33:36Qu'une poule d'un élevage intensif
33:38Donc à mon avis
33:39C'est ce décalage qu'il va falloir
33:40Donc il faut effectivement
33:41Comme le disait
33:42Construire à marche forcée
33:43Des poulaillers petits
33:45Pour essayer de produire encore plus d'œufs
33:47Non mais vous voyez bien
33:48Sur cet exemple là
33:49Ça n'a pas été fait
33:50C'est-à-dire qu'on a voté une interdiction
33:51Et c'est valable
33:52Pour beaucoup de productions différentes
33:53C'est valable pour les produits phytosanitaires
33:55Sur la noisette
33:57Sur beaucoup de fruits et légumes
33:59Sur la betterave
34:01On rentre dans une zone de danger
34:03C'est pas bien organisé
34:04Alors qu'on sait le faire
34:06On a toutes les compétences
34:07Pour organiser ça
34:08Dans la durée
34:09Voilà
34:10On avait fait une commission
34:11D'enquête parlementaire
34:12Avec le Rassemblement National
34:14Quand vous voyez des œufs
34:15Qui arrivent d'Ukraine
34:16Ou sur le paquet
34:19Pardon
34:20La décoration entre guillemets
34:21Le marketing
34:22Le papier c'est ce que dit
34:23Il y a marqué qu'elles ne sont pas aux normes
34:25C'est marqué non-UE
34:26Et ça veut dire quoi non-UE ?
34:28Personne ne sait ce que ça veut dire
34:29Et en plus
34:30Si vous ne faites pas attention
34:31Parce qu'il faut aller voir
34:33Il faut aller voir
34:34Mais si vous voulez
34:35Vous avez une belle image
34:36D'une petite famille
34:37Avec un père qui a sa fille
34:38Sur les épaules
34:39Il y avait des petites poules
34:40Alors qui se baladent
34:41Soi-disant
34:42Sur de l'herbe
34:43Alors qu'en Ukraine
34:44Elles ne sont pas sur de l'herbe
34:45Et les gens ont l'impression
34:46D'acheter de l'œuf du coin
34:48Parce que tous les signaux visuels
34:50Et informatifs
34:51De premier abord
34:52Ont l'air d'indiquer
34:53Que c'est des œufs du coin français
34:54Faits dans de bonnes conditions
34:55Or il faut savoir
34:56Que le jaune d'œuf
34:57C'est des lipides
34:58Peut porter beaucoup
34:59De métaux lourds
35:00Et beaucoup de pollution
35:01Est-ce qu'on a vu
35:02Un transfert des protéines animales
35:04Justement moins de vent
35:05Moins de poisson
35:06Vers les œufs
35:07Est-ce qu'il faudrait aussi
35:08S'orienter vers des protéines
35:09Végétales justement
35:10Pour éviter de trop consommer d'œufs ?
35:12Mais c'est la variété
35:13Qui est importante effectivement
35:14On n'est pas obligé de manger
35:15De la viande
35:16Moi je mange de la viande rouge
35:17Une à deux fois par semaine
35:18Et je suis déjà un privilégié
35:19Il y a des gens qui ne peuvent pas manger du tout
35:20Et c'est très bien
35:21Et il faut mieux effectivement
35:22Quand on peut se permettre
35:23De la viande française
35:24Qui est bien élevée
35:25Qui est meilleure au goût aussi
35:26Plutôt que de manger de la viande
35:28A tous les repas
35:29Qui est de mauvaise qualité
35:30Une fois plus chacun fait ce qu'il veut évidemment
35:31Il faut avoir la bonne information
35:33Alors le poisson
35:35Ça m'inquiète
35:36Que ça devienne vraiment
35:37Un produit de luxe
35:38De luxe
35:39Et ça ça m'inquiète
35:40Alors il y a un peu
35:41Les sardines, les macros
35:42Tout ça mais enfin
35:43C'est pas forcément fait en France
35:44Et là il y a quand même la pisciculture
35:46Qui n'est pas assez développée en France
35:48Et c'est dommage
35:49Parce que vous voyez la truite
35:50On a vu pour les fêtes
35:51La truite fumée redevient populaire
35:53C'est très bon
35:54C'est moins gras
35:55C'est très fin
35:56Et on pourrait développer
35:57La truite française
35:58Et un peu de saumon français aussi
35:59Voilà on n'est pas obligé
36:00De dire oui mais en Orwell
36:01C'est des exploitations monstrueuses
36:02Oui mais on peut faire
36:03Des exploitations de qualité
36:05Voilà
36:06Et puis il y a des produits à volariser
36:08Par exemple la moule
36:09La moule de bouchot
36:10C'est très très bon
36:11C'est délicieux une bonne moule
36:12Et par exemple la boulogne sur mer
36:14On pourrait le développer
36:15Et tout ça voilà
36:16Sur la question des œufs par exemple
36:17Et sur la question plus globalement
36:18De l'agriculture
36:19Les agriculteurs se plaignent souvent des normes
36:21Vous et le groupe du rassemblement national également
36:24Mais les normes finalement
36:25C'est aussi ce qui protège le consommateur
36:27On a connu plusieurs scandales sanitaires
36:29On se dit si les normes
36:30Avait été mieux respectées
36:31Mieux appliquées
36:32Ça ne se serait pas passé
36:33Surtout sur l'offre
36:34Qui est l'un des produits les plus contaminants
36:35Absolument
36:36Oui mais c'est
36:37Les agriculteurs ils demandent des bonnes normes
36:38Ils ne sont pas contre les normes
36:39Il faut faire la différence
36:40Entre des normes
36:41Qui protègent le consommateur
36:42Assurent la qualité de la production
36:43Et le prix
36:44Parce qu'un produit de qualité
36:45Evidemment il a un meilleur prix
36:47Et des normes qui semblent absurdes
36:49Et qui ne sont pas
36:50Correspondent à la réalité
36:52Et qui ne font pas confiance aussi
36:53Aux producteurs
36:54Parce que c'est ça aussi
36:55Qui est un peu frustrant
36:56Et qui ne sont pas appliqués
36:57Pour les importations
36:58Parce que vous voyez là
36:59Avec l'affaire des petits colis chinois
37:01Ce n'est pas agricole
37:02Mais on a appris que 98%
37:03De ce qui était importé de Chine
37:04Ne respectait pas les normes
37:05Voir était dangereux
37:06En réalité c'est le cas
37:07De beaucoup d'importations agricoles
37:09Par exemple dans cette commission
37:10D'enquête sur le poulet brésilien
37:11Le responsable de la filière
37:13Avicol nous a révélé
37:14Qu'il y avait des antibiotiques
37:15Interdits en Europe
37:16Qui étaient utilisés
37:17Pour le poulet brésilien
37:18Donc c'est assez frustrant
37:19Parce qu'on a parlé des œufs
37:20La France est totalement
37:22Dépendante maintenant
37:23C'est pas normal
37:25Je reste sur l'œuf
37:26Puisque ça fait le bon diagnostic
37:27On n'a pas assez anticipé
37:28Etc
37:29Vous êtes aux portes du pouvoir
37:30Pour restaurer cette filière poule
37:31Pour que dans quelques années
37:32Quand le RN sera au pouvoir
37:33On puisse faire des omelettes
37:34Tous les jours
37:35Vous allez faire quoi ?
37:36Ah il faut accélérer les procédures
37:37Oui mais accélérer
37:38C'est un peu des incantations
37:39Non non non
37:40C'est que vous faites des lois
37:41De regarder ce qu'on a fait
37:42Sur Notre-Dame
37:43Si on veut on peut accélérer
37:44Il n'y a pas une volonté
37:45Donc accélérer
37:46C'est-à-dire construire
37:47De plus en plus d'unités
37:48Sans trop de normes
37:49Pour que ça puisse aller vite
37:50On puisse avoir du bio
37:52Et de l'élevage en plein air
37:53Pour arriver à des quantités d'œufs
37:55Qui peuvent assurer
37:56Notre souveraineté nationale
37:57Tout à fait
37:58Je suis sûr qu'on est capable
37:59De faire cela
38:00J'en suis sûr
38:01Moi je vois
38:02Sur ma circonscription
38:03Ils se reconnaîtront
38:04J'ai plusieurs éleveurs
38:05Qui sont demandeurs
38:06De refaire de l'élevage
38:08De poules et d'œufs
38:09Vous parlez beaucoup
38:10Des importations
38:11Il faudrait que la France
38:12Mais la France exporte aussi
38:14Si tous les pays
38:15Se ferment un petit peu
38:16La France ne pourrait pas
38:17Exporter non plus
38:18Des vins, des spiritueux
38:19Comme elle le fait aujourd'hui
38:20Oui alors
38:21Il faut se rassurer
38:22Parce que déjà
38:23On sait faire des choses
38:24Que personne ne sait faire d'autre
38:25Mais est-ce que tout le monde
38:26Se dit pas ça dans son pays ?
38:27Non parce que
38:28Je suis désolé
38:29La France pour le coup
38:30Sait faire notamment des spiritueux
38:31Que personne pour le coup
38:32Ne sait imiter pour le moment
38:33Peut-être qu'ils s'y mettront un jour
38:34Il faut être vigilant
38:35Et puis il y a beaucoup de pays
38:37Qui ont besoin
38:38De par leur immense population
38:39Parce que c'est des pays désertiques
38:40Ou qui n'ont pas
38:41Les mêmes facilités
38:42De production
38:43D'exportation
38:44Mais d'une manière générale
38:45Vous avez tout à l'heure
38:47C'était dans la petite cuisine
38:48De Debout la France
38:49Et c'est vrai qu'à Debout la France
38:50Historiquement
38:51On a toujours été pour
38:52L'exception agriculturelle
38:53C'est-à-dire que
38:54Au sein de la mondialisation
38:55On a toujours assumé
38:56Que l'agriculture
38:57A une part différente
38:58Aucun pays ne peut se permettre
39:01De ne pas être souverain
39:02Sur son alimentation
39:03Parce que vous ne savez jamais
39:04Regardez avec le Covid
39:05Vous ne savez jamais
39:06Ce qui peut arriver
39:07Et si un jour il y a un pépin
39:08Si vous n'êtes pas souverain
39:09Sur votre alimentation
39:10Ça peut mal se passer
39:11Alors le vin
39:12Si les frontières sont fermées
39:13Vous pouvez vivre sans vin
39:15Je vais me faire tuer
39:16Mais je veux dire
39:17Il n'y aura pas d'émeute
39:19Frumentaire
39:20Si vous n'avez plus de blé
39:21Plus de protéines
39:22Plus d'aliments
39:24Et d'amendes premières nécessitées
39:25C'est très dangereux
39:26Voilà
39:27Donc vous ne pouvez pas
39:28Vous permettre cela
39:29Et puis il y a la dimension
39:30Agri-culturelle
39:31Culturelle
39:32De l'alimentation
39:33Et de l'agriculture
39:34Et ça
39:35C'est non négociable
39:36Pour l'identité des nations
39:37Allez on va à présent
39:38Mettre les pieds dans le plage
39:39En Philippe Tanguy
39:45Saviez-vous Elsa
39:46Que l'association
39:47Emmaüs Solidarité
39:48Fabrique aussi des pâtisseries
39:49Il s'agit d'un atelier
39:50De réinsertion professionnelle
39:52Ouvert depuis l'an dernier
39:53Pour former au métier de pâtissier
39:54Des populations
39:55En grande difficulté sociale
39:56Afin de les aider
39:57A trouver un emploi
39:58On y trouve des mal logés
39:59Des personnes issues
40:00De l'immigration
40:01Voire des migrants
40:02Sans papiers
40:03Les pâtisseries sont préparées
40:04A partir de produits
40:05Invendus
40:06Et recyclés
40:07Avant d'être proposées
40:08A la vente
40:09Dans deux pâtisseries parisiennes
40:10C'est un reportage de Dario Bergogno
40:12Et Pierre Beretta
40:13Et Pierre Beretta
40:16On va sortir la galette du four
40:17Dernière galette à préparer
40:18Dans cet atelier
40:20Leur particularité
40:21Déjà pas de frangipane
40:22Mais à la place
40:23Une pâte d'amende
40:24Mais c'est surtout du côté
40:25De leur pâtissier
40:26Qu'il faut regarder
40:27Tout petit peu plus généreux
40:28Sur la dorure
40:29Moustapha
40:30Un peu plus
40:31Tu peux en mettre
40:32Un tout petit peu plus
40:33Faut que ça dort bien
40:34Dans le four
40:35Derrière ces galettes
40:36Des exilés politiques
40:37Des sans-abri
40:38Des personnes au parcours
40:39De vie très compliquée
40:40Si salariée
40:41Avec un seul point commun
40:42L'envie de se reconstruire
40:44Je n'arrive pas à trouver du travail
40:45Parce que j'ai du mal à lire
40:47Ça commence à aller mieux
40:49Avant je n'avais pas de papier
40:51Je ne travaille pas
40:52Je suis très très contente
40:55Ce que j'ai en train d'apprendre
40:57Ça me plaît
40:5826 heures par semaine
40:59Dans ses cuisines
41:00Le reste du temps
41:01En salle de classe
41:02Objectif
41:03Après cette formation
41:04D'un an derrière les fourneaux
41:05Décrocher un CDI
41:07Dans la pâtisserie
41:08Mais il leur reste encore
41:09Certaines techniques à apprendre
41:11Attends pas trop
41:12On ne va pas trop loin
41:13Tu fais juste un petit geste
41:14Comme ça
41:15D'accord ?
41:16Il y a vraiment une très belle évolution
41:17Ils sont très réceptifs
41:18Et ils apprennent très vite
41:19On a des personnes
41:20Qui arrivent un peu cassées
41:21Et qui retrouvent rapidement
41:23Le sourire
41:24Et ça
41:25Ça prend tout son sens
41:26N'importe où ils iront
41:27Ça va dépoter
41:28Parce qu'ils sont motivés
41:30Et ils ont envie d'apprendre
41:31Avant de retrouver un emploi
41:33Ils se démènent
41:34Pour confectionner
41:35Ces bons produits
41:36À base d'un vendu alimentaire
41:3760 à 90 galettes sortent
41:39Chaque jour de cet atelier
41:40L'idée c'est pas de gagner de l'argent
41:41L'idée c'est d'avoir
41:42Des rentrées d'argent
41:43Pour équilibrer
41:44Le chantier d'insertion
41:45Mais il faudrait effectivement
41:46Qu'on vende
41:47Davantage de produits
41:48Donc les six
41:49Premièrement étaient encourageants
41:50Maintenant il reste
41:52Qu'on redouble d'efforts
41:53Sur 2026
41:54Pour l'instant
41:55Leur pâtisserie
41:56On trouve uniquement
41:57Dans cette boulangerie
41:58Spécialisée dans la récupération
41:59Et la vente d'un vendu
42:00Car pour cette enseigne
42:02Tous les ans en janvier
42:03C'était le même constat
42:04Certains étaient déçus
42:05De ne pas trouver de la galette
42:06Et c'est là
42:07On a eu l'idée
42:08De se dire
42:09Bah tant mieux
42:10Si ça peut permettre
42:11A Emmaüs Solidarité
42:12De faire grandir
42:13Cet atelier là
42:14Nous on les achète 13 euros
42:15Elles sont revendues
42:1619,90 euros
42:17Chez nous
42:18On s'est engagés
42:19À en acheter 500
42:20Et on est déjà
42:21A 600 écoulés
42:22Donc tant mieux
42:23Leur partenariat
42:24N'est pas prêt de se terminer
42:25Si la période des galettes
42:26S'achève
42:27Celle des œufs de Pâques approche
42:28Et l'atelier
42:29Se prépare déjà
42:30À livrer des délits chocolatés
42:32Jean-Philippe Anguille
42:33Pour vous qui défendez
42:34Le principe
42:35De préférence nationale
42:36Ce genre de dispositif
42:37De réinsertion
42:38Pro professionnel
42:39Ne devrait concerner
42:40Que des personnes
42:41Ayant la nationalité française
42:42Bah non
42:43On n'est pas contre
42:44Les étrangers
42:45En situation régulière
42:46Non mais là
42:47Parfois il y a des
42:48Oui oui
42:49Mais si vous voulez
42:50Ce qui est important aussi
42:51C'est que nous
42:52En situation régulière
42:53J'ai bien compris
42:54Nous on n'est jamais
42:55Pour stigmatiser les personnes
42:56Jamais
42:57On ne dit jamais
42:58Donc est-ce que ça vous choque
42:59Si dans ce genre
43:00De dispositif
43:01Il y a des gens
43:02Qui sont en situation irrégulière
43:03Non mais ça ne me choque pas
43:04En plus c'est une association caritative
43:06En plus d'inspiration chrétienne
43:07Ça ne me choque pas
43:08Ce qu'il faut
43:09L'Etat doit faire son travail
43:10Donc les personnes
43:11Qui n'ont pas été sur notre territoire
43:12Ne doivent pas être sur notre territoire
43:13Mais si elles sont sur le territoire
43:14C'est parce que l'Etat
43:15Ne fait pas son travail
43:16Donc on n'a jamais
43:17Agressé
43:18Un discours agressif
43:19Ou stigmatisant
43:20Pour les individus
43:21Les personnes
43:22Moi je ne sais pas
43:23Si j'étais né dans un autre pays
43:24Qu'est-ce que j'aurais fait de ma vie ?
43:25Je n'en sais rien
43:26Je n'ai pas cette prétention
43:27Ou cette vanité
43:28Tout ce que je sais c'est que
43:29En tant que dirigeant politique
43:30Il faut appliquer la loi
43:31Après qu'il y ait des associations
43:32Des humanitaires
43:33Qui s'occupent des personnes
43:34C'est normal
43:35Et on n'a jamais eu de discours
43:36Contre cela
43:37Emmaüs ne fait pas rentrer
43:38Des gens clandestinement
43:39Il y a des personnes
43:40Qui se comportent très mal aux frontières
43:41C'est autre chose
43:42C'est minoritaire heureusement
43:43Emmaüs
43:44Ils font leur travail
43:45Et l'Eglise a toujours
43:47Je sais qu'ils ont rompu avec l'Eglise
43:49Mais c'est des valeurs
43:50D'inspiration chrétienne
43:51Il faut faire la différence
43:52Et si ça se fait
43:53Sur la célébration
43:54De nos savoir-faire
43:55De nos valeurs
43:56De gens qui travaillent
43:57Écoutez il y a suffisamment
43:58De problèmes en France
43:59Avant de s'attaquer
44:00A ces pauvres gens
44:01Dans les cuisines
44:02Des restaurants français
44:03Il y a énormément
44:04D'étrangers
44:05En situation irrégulière
44:07C'est des gens
44:08Qui se lèvent tous les matins
44:09Qui viennent de loin
44:10Pour aller travailler
44:11Dans les cuisines
44:12Et pour justement
44:13Travailler sur des plats
44:14Peut-être une blanquette de veau
44:15Est-ce qu'il ne faut pas
44:16Les intégrer ces gens-là
44:17Est-ce qu'il ne faut pas
44:18Les donner des papiers finalement
44:19On voit bien
44:20À quel point
44:21Ils peuvent être utiles
44:22J'ai travaillé avec des personnes
44:23En situation irrégulière
44:24Quand j'étais serveur
44:25C'est aussi de l'exploitation
44:27C'est aussi
44:28Ils acceptent des conditions de travail
44:29Que les nationaux
44:30Ou des étrangers
44:31En situation irrégulière
44:32N'accepteraient pas
44:33Parce qu'ils peuvent aller voir
44:34Ils peuvent se plaindre
44:35Moi je ne suis pas d'accord
44:36Avec cette conception
44:37Voilà
44:38Donc il y a suffisamment
44:39De gens qui veulent travailler
44:40Dans notre pays
44:41Et la restauration doit aussi
44:42S'interroger
44:43Les horaires
44:44Les salaires
44:45Pourquoi les gens
44:46Ne veulent pas travailler dedans
44:47J'ai vous donné une anecdote
44:48À Noël
44:49Là j'étais chez ma mère
44:50En Bretagne
44:51Et j'ai rencontré des gens
44:52Qui ont changé de branche
44:54Qui sont passés
44:55Du régime général
44:56À la branche
44:57Restauration
44:58Hôtellerie
44:59Et bien ils s'en vont
45:00Parce que les conditions
45:01Les jours fériés
45:02Ne sont pas payés
45:03Les horaires de nuit
45:04Ne sont pas payés
45:05À part le 1er mai
45:06Ce n'est pas payé
45:07On peut vous donner 3h
45:08Puis vous arrêtez 6h
45:09Puis vous reprenez 3h
45:10C'est pour ça que les gens
45:12Ne veulent pas travailler dedans
45:13Et le fait qu'il y ait des personnes
45:14En situation irrégulière
45:15Qui accèlent ces conditions de travail
45:16C'est la preuve
45:17Que ce n'est pas normal
45:18Et c'est encore pire pour le BTP
45:20Au RN vous dénoncez souvent
45:22Les effets d'aubaine
45:23Liés à l'immigration
45:24Vous incluez ce genre de dispositif
45:25De réinsertion
45:26Qui peut bénéficier
45:27À des sans-papiers
45:28Est-ce que ça peut
45:29Donner envie à des sans-papiers
45:30De venir en France
45:31Parce qu'ils peuvent être ensuite
45:32Dans un système
45:33De réinsertion professionnelle
45:34Grâce à des associations
45:35Comme ça ?
45:36Non, la difficulté n'est pas la difficulté
45:38C'est un certain nombre de droits
45:39Qu'on accorde à des personnes
45:40Qui sont en situation irrégulière
45:42Droits au logement
45:44Droits excessifs
45:46Comment dire
45:47À l'accès au système de soins gratuitement
45:48Voilà
45:49C'est ça les difficultés
45:50Personne vit en France
45:51Parce qu'il y a Emmaüs
45:52Qui peut vous donner un coup de main
45:53Et une fois de plus
45:54Moi que
45:55Nous on mélange pas tout
45:56Il y a l'humanitaire
45:58Ils ont leurs convictions
45:59Les personnes sont là
46:00On s'en occupe
46:01Je veux dire
46:02Vous n'avez jamais entendu
46:03Le RN dire par exemple
46:04Il y a une personne qui est sans papier
46:06Il ne faut pas la nourrir
46:07Il ne faut pas la soigner
46:08Il ne faut pas lui donner un toit
46:09Il ne va pas la laisser mourir sur les ponts
46:10Ça c'est la caricature
46:11Il y en a beaucoup qui disent
46:12Il faut arrêter l'aide médicale d'Etat
46:13Il ne faut pas donner de logement
46:14Il faut arrêter les aides sociales
46:15Mais à la place
46:16L'aide médicale d'urgence
46:17Il ne faut pas soigner
46:18Quelqu'un qui a la tuberculose
46:19Il faut le soigner évidemment
46:20Voilà
46:21Mais
46:22On fait la différence
46:23Et surtout
46:24Il ne faut pas avoir de droits supérieurs
46:25Parce que vous êtes en situation illégale
46:26Mais on ne va pas aller
46:27Evidemment
46:28On ne va pas aller
46:29C'est la paix des gens
46:30Qui sont en réinsertion
46:31Voilà par contre
46:32Ce n'est pas parce qu'ils sont
46:33Pris en charge par une association
46:34Qu'ils ne devront pas repartir
46:36Voilà
46:37Ça c'est la différence
46:38Et comment vous faites
46:39Vous parliez justement de cette filière
46:40Dans l'hôtellerie et de la restauration
46:41Comment on fait pour la rendre attractive
46:43Puisque
46:44Vous dites
46:45Il n'y a pas de patrons de restaurants
46:46Qui disent
46:47Ce n'est pas de ma faute
46:48Si le service c'est le midi et le soir
46:49Donc effectivement
46:50Les horaires sont
46:51Il y a un trou en plein milieu
46:52On ne peut pas payer
46:533000, 4000 personnes
46:544000 euros pardon
46:55Par mois les personnes
46:56Comment on fait pour rendre cette filière attractive ?
46:57C'est le logement par exemple
46:58Il faut prioriser
46:59Notamment dans les grandes villes
47:00L'accès au HLM
47:01Aux personnes qui travaillent
47:03A Paris par exemple
47:04Dans toutes les grandes villes
47:05Il faut que ce soit prioritairement
47:07Aux français
47:08Et aux personnes qui travaillent
47:09Et aux français qui travaillent
47:11Par accumulation
47:12Mais qui travaillent dans quoi ?
47:13Parce qu'il y a le même raisonnement
47:14Pour les hôpitaux par exemple
47:16Oui mais vous savez
47:17Vous avez beaucoup de HLM à Paris
47:18Il y a quand même beaucoup de HLM à Paris
47:19Et ils ne sont pas prioritairement
47:20A donner à ceux qui travaillent
47:22Et vous savez
47:23Vous prenez l'échelle des salaires
47:24Et il se trouve que les métiers
47:25Avec les conditions de travail
47:26Les plus pénibles sont souvent
47:27Les métiers les plus mal payés
47:28Donc il y a tout à fait une convergence
47:29Entre le niveau des salaires
47:31Et l'accès au HLM en priorité
47:33Ou pour par exemple
47:34Les infirmières qui sont
47:35Un peu mieux payées par exemple
47:36Les loyers à des habitats
47:38Les loyers modérés
47:39Donc si on vous écoute
47:40Un français qui voulait
47:42Travailler dans la restauration
47:43On lui donne un appartement
47:44A bas prix
47:45Il va retrouver
47:46Il va vouloir reprendre
47:48Un métier dans une cuisine
47:49D'un restaurant parisien
47:50Il va déloger
47:51Le Sri Lankais
47:52Qui était là
47:53De façon irrégulière
47:54Et ce Sri Lankais
47:55Et ce Sri Lankais
47:56On le reconduira à la frontière
47:57C'est comme ça que vous voulez
47:58Essayer de renationaliser
48:01Les cuisines des restaurants parisiens
48:04Ou français
48:05Parce que maintenant
48:06C'est même plus d'ailleurs
48:08Aujourd'hui
48:09Que dans les cuisines
48:10C'est même au service
48:11Dans les restaurants
48:12Dans les fast-food
48:13Effectivement
48:14Il n'y a que des gens
48:15D'origine étrangère souvent
48:17Il n'y a pas que des gens
48:18D'origine étrangère
48:19Et puis il y a des gens
48:20En situation étrangère
48:22Légaux
48:23Oui
48:24Il n'y a pas de difficultés
48:25Et puis il y a des clandestins
48:26Oui les clandestins
48:27Ils sont amenés
48:28A quitter le territoire
48:29Parfois ça peut être difficile
48:30Mais ce ne serait pas plus logique
48:31De les régulariser
48:32Puisqu'ils sont un travail
48:33Ils travaillent et ils aident
48:34A apporter de la valeur travail
48:35Comme vous l'aimez
48:36Oui
48:37De la richesse à la France
48:38Et dans tous ces restaurants
48:39Qui sont des métiers en tension
48:40D'ailleurs les patrons
48:41Réclament cette régularisation
48:42Je comprends
48:43Mais la loi c'est la loi
48:44Et si on fait des exceptions
48:45Parce qu'il y a des gens courageux
48:46Il y a des gens touchants
48:47Moi je n'ai aucune agressivité
48:48Par exemple pour les personnes
48:49Avec qui j'ai travaillé
48:50Il y avait des relations humaines
48:52Des relations de sympathie
48:53Il y en a certains
48:54Qui ont été régularisées d'ailleurs
48:55Mais la loi c'est la loi
48:57Et si vous faites une exception là
48:58Il n'y a plus de loi
48:59Allez on va passer à présent
49:00On va finir sur une note sucrée
49:02Avec le pléché de million
49:03Justement
49:04C'est ce dont on va parler
49:05Dans un instant Jean-Philippe Tanguy
49:06On va attendre que la maîtresse
49:10De maison est parlée
49:11Tout à fait
49:12Pour entamer ce dessert
49:14Alors est-ce que c'est pour vous
49:15Parce que l'épiphanie est passée
49:17Une tradition religieuse païenne
49:18Ou devenue simplement commerciale
49:20Cette galette
49:21Comment vous la considérez ?
49:23Ah bah c'est une tradition française
49:24Ou commerciale
49:25Oui bah tout est commerciale
49:26Dans ce cas-là
49:27Ça c'est un peu les grognons
49:28Ils sont de l'amis contents
49:29Oui Noël c'est commercial
49:30Pâques c'est commercial
49:31La galette c'est commerciale
49:32Oui bah il y a des gens qui travaillent
49:33Il faut payer
49:34Mais c'est avant tout
49:35C'est avant tout une belle tradition
49:36Et le partage
49:37Puisque ça se partage la galette
49:38Alors elle est très particulière
49:40Ah oui
49:41Puisque quand on la voit comme ça
49:42On ne penserait pas forcément
49:43Une galette des rois
49:44Alors expliquez-nous
49:45Que c'est que cette galette
49:46Eh bien écoutez
49:47J'ai découvert cette galette
49:48A Doulan
49:49Qui est une commune de ma circonscription
49:50Ah c'est une galette du nord
49:51Et oui
49:52Et là donc
49:53A Doulan
49:54C'était la boulangerie sénée
49:55Et là c'est à Corby
49:56Ca vient de la boulangerie bourgeois
49:58Et donc c'est une recette locale
50:00Et c'est une galette des rois
50:01Où la frangipane n'est pas cuite
50:03Ah
50:04Donc la pâte est cuite
50:06Ouverte
50:07Et on met de la frangipane crue
50:09Donc c'est très différent
50:10Et ça change
50:11Et moi je trouve ça très bon
50:12Je trouve ça très frais
50:13Ah bah voilà
50:14Regardez
50:15Jean-Pierre Montréal
50:16La fève
50:17J'ai une fève alors
50:18C'est peut-être une fête religieuse
50:19Mais les choses ont bien changé
50:20Parce que moi sur ma fève
50:22C'est mon bourgeois
50:23Avec un minitel
50:24Ah
50:25Bah
50:26Oui pourquoi pas
50:27Oui bah
50:28Alors j'ai peut-être me fâcher
50:29Avec tous mes amis boulangers
50:30Mais moi je suis un peu
50:31Pour revenir aux bonnes
50:32Aux figures un peu traditionnelles
50:34Ah bah là
50:35On l'est pas du tout
50:36Et bah je dirais
50:37Je dirais à monsieur
50:38Madame Bourgeois
50:39Qui sont adorables
50:40Et je leur dirais que moi j'aime bien
50:41Les fèves traditionnelles
50:42Oui mais votre galette
50:43Elle est pas traditionnelle
50:44Ça veut dire que vous aimez bien
50:45Les galettes revisitées
50:46C'est comme ça qu'on la mange dans le Nord
50:47Ah là elle est pas revisité
50:48C'est une tradition
50:49C'est une
50:50Comment dire
50:51Une recette traditionnelle
50:53De cette zone de Picardie
50:54Et quand on mange une galette des rois
50:55C'est celle-ci qu'on fait
50:56Oui
50:57Comme la brioche
50:58Dans le sud de la France
50:59Oui mais c'est un peu un microclimat
51:00Parce que c'est vraiment
51:01Dans le coin d'Oulan-Corby
51:02C'est-à-dire la Somme Nord
51:03Cette zone de la Somme
51:05Par exemple dans le reste
51:06De ma circonscription à Moreuil
51:08Il y a d'ailleurs
51:09Une boulangerie à Moreuil
51:10Qui a eu le prix de la meilleure galette
51:11De la Somme
51:12C'est une galette
51:13À la frangipane
51:14À la frangipane
51:15Telle qu'on a vu d'ailleurs
51:16Mais j'ai pas bien compris
51:17Vous avez expliqué comment est faite cette crème ?
51:19Bah c'est de la frangipane
51:20Qui est pas cuit
51:21Qui est pas passée au four
51:22C'est ce qu'on m'a dit
51:23À moi qu'on m'ait menti
51:24Et moi c'est ce qu'on m'a dit l'année dernière
51:26Oui
51:27Parce que c'est pas aussi léger
51:28Normalement une frangipane
51:29Là elle est
51:30On dirait une mousse
51:31Une crème pâtissière un peu
51:34On dirait une crème pâtissière
51:35C'est peut-être une recette
51:36Un peu différente
51:37Mais sur la menthe quand même
51:38La frangipane c'est une pâte d'amande
51:40La frangipane c'est mélange
51:41Pâte d'amande
51:42Qu'un pâtissière
51:43Exactement c'est ça
51:44Oui mais là on dirait
51:45Là on dirait une émulsion
51:46On dirait une émulsion
51:47Ah bah elle est peut-être
51:48Alors elle est peut-être
51:49Pas cuite mais elle est travaillée
51:50C'est pas juste
51:51Oui
51:52Mais c'est vrai que c'est plus léger
51:53Enfin en tout cas
51:54Ça a un sentiment de légèreté
51:56Et regardez
51:57C'est magnifique
51:58Parce que comme Jean-Pierre a eu la fève
52:00Je suis sûre qu'il a fait exprès
52:01Tout à l'heure avec la fève
52:04On est dans une société inclusive
52:05Et c'est vous la reine
52:07C'est vous la reine
52:08C'est vous la reine Elsa
52:09Je vais la mettre comme ça
52:11Non mais t'es là
52:13Si on avait été vraiment inclusif
52:15Vous m'auriez choisi moi pour reine
52:17Oui
52:18Alors là moi je voulais pas vous porter malheur
52:20Puisque vous voulez être
52:21Et alors justement
52:22Vous finissez toujours un dessert
52:24Par une note sucrée
52:26Vous avez besoin d'un petit coup de sucre à la fin
52:28J'ai le bec sucré c'est épouvantable
52:30Ma mère me critique à plus de titres là-dessus
52:32Disant elle est désespérée par mon bec sucré
52:34Alors justement à part cette galette
52:36Qu'est-ce que vous préférez comme dessert ?
52:40Mon dessert préféré
52:42Et bien c'est l'éclair à la vanille
52:45Oui
52:46Parce que vous disiez que vous étiez fan de pâte à choux
52:48Donc vous les faites vous-même
52:50Oui ça fait longtemps que je n'en ai pas fait
52:51Le Saint Honoré
52:53Ah c'est bon aussi
52:54Mais je trouve que le caramel gâte un peu le chou
52:59Oui mais il n'y en a pas beaucoup
53:00Il y a surtout de la pâte feuilletée
53:02De la pâte à choux
53:03De la crème en chantilly
53:04Ah c'est très bon
53:05Mais je préfère les choux sans caramel
53:06Allez on va terminer avec une musique
53:08Peut-être que certains reconnaîtront
53:10Le générique écoutez
53:11Allez expliquez-nous Jean-Philippe Tanguy
53:25Pour les moins de 20 ans
53:26C'est moins de 40
53:28C'est les 40 ans là
53:30C'est Léloi à cuisse
53:31Un film avec Louis de Funès et Colus
53:34Et c'est l'équivalent du Guy Michelin
53:37Dirigé par Louis de Funès
53:39Il a fait une tournée avec son fils qui ne veut pas prendre sa relève
53:41Coluche
53:42Et il affronte en même temps la naissance de la gastronomie industrielle
53:45Qui s'appelle Méchant Tricatelle
53:47Oui Tricatelle
53:48Et c'est la victoire à la fin des gentils
53:51La gastronomie française contre les méchants
53:53La gastronomie industrielle
53:54Et la bonne nouvelle c'est que
53:55Eh bien la gastronomie française a tenu
53:57Parce que c'est un film qui doit avoir 40 ans ou 50 ans
53:59Et puis à l'époque c'est vrai qu'ils ont été un peu pessimistes
54:02La fin de la boulangerie traditionnelle
54:04La fin des commerces de bouche
54:06Et la bonne nouvelle de ça c'est que
54:09La gastronomie française est plus forte que jamais
54:11Merci beaucoup Jean-Philippe Tandy
54:13Merci à vous
54:14Merci Jean-Pierre Montanet
54:15A très bientôt sur LCP
54:17Merci à vous
54:18Merci à vous
54:20Merci à vous
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