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  • il y a 1 jour

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Transcription
00:00Je pense que la première réaction, c'est que là, au début, on était dans les suppositions, mais là, c'est clair.
00:05Tout est décidé d'avance. La dernière des priorités du CISSS, c'est d'être à l'écoute de la population,
00:10puisque les infirmières, les médecins, les élus municipaux, ça fait un an qu'on dit que c'est dangereux, cette réforme-là,
00:16puis ça va être une catastrophe. Quand tu lis le communiqué, c'est clair, on n'est plus dans les suppositions.
00:20C'est dangereux, puis on va prendre un exemple bien concret. Imaginez-vous quelqu'un qui fait un arrêt cardiaque,
00:25que ça arrive à Notre-Dame. On offre les soins partout ailleurs au Bas-Saint-Laurent.
00:29Ce qu'on est en train de dire, comme CISSS et Santé Québec, on est en train de dire qu'on va accepter de retarder un traitement vital
00:37où les minutes comptent, pour des raisons financières, malgré ce qu'on dit.
00:41C'est vraiment comme si on envoyait le message que les citoyens des Vasques, c'est pas grave.
00:44Eux autres, c'est des citoyens qui sont moins importants. Ils sont prêts à prendre un pari avec leur vie dans une situation d'urgence
00:50puis retarder un traitement de 40 minutes. Je ne suis pas prêt à accepter ça. Pour moi, ça ne fait aucun sens.
00:54On va continuer de le défendre. Puis, juste pour repartir sur notre traque, il faut aussi s'imaginer
01:01tous les patients qui appellent l'ambulance puis qu'on soigne à trois pistoles, qui n'ont pas besoin d'aller à Rivière-du-Loup
01:07puis qui reçoivent des soins de proximité. On vient de leur couper complètement ce service-là
01:11en leur disant que ça va être bon pour eux. Mais il n'y a personne qui perçoit ça sur le terrain.
01:16L'ensemble des intervenants du terrain disent que c'est une catastrophe, cette réforme-là.
01:21On fait le choix d'aller vers là. Rendu là, on va continuer de faire ce qu'on fait puis de dénoncer ce qui s'en vient.
01:27Il faut comprendre que l'ensemble des urgences du Québec ont un taux de cas non-urgent dans la majorité.
01:33Après ça, moi, ce que je trouve excessivement déplorable, c'est qu'on est rendu à faire des statistiques
01:38avec les cas critiques des gens des basses. Nous, les gens qu'on soigne, c'est des pères de famille, c'est des aînés, c'est des enfants.
01:44Pour nous, ces gens-là, ils ont des noms, ils ont des histoires, puis ce n'est pas des pourcentages.
01:48Oui, quand tu habites dans une petite MRC, les volumes de cas sont moins élevés.
01:54Est-ce que ça veut dire que les cas sont moins importants à traiter? Pas du tout.
01:57Ce qu'on s'attend pour notre part, c'est que ça va probablement être une séance d'information et non de consultation,
02:02surtout quand on regarde la teneur du communiqué.
02:05On va participer aux consultations, puis je crois que la population va être aussi au rendez-vous pour se faire entendre.
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