- il y a 2 jours
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit Laurent Panifous, Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement.
Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.
Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.
Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.
Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.
Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.
Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.
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NewsTranscription
00:00:00Encore deux motions de censure au programme. En résumé, ça passe ou ça casse.
00:00:04Si ça passe, le long feuilleton du budget sera derrière le gouvernement et Sébastien Lecornu restera à Matignon.
00:00:09La vie parlementaire reprendra son cours et déjà à l'ordre du jour, les réseaux sociaux, les ZFE, la fin de vie,
00:00:14sans compter les initiatives des députés, il va falloir mettre de l'ordre dans l'agenda.
00:00:18C'est le travail du ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifousse.
00:00:22Laurent Panifousse, invité de LCP, l'indice est politique.
00:00:30Bonsoir et merci d'être avec nous tous les lundis sur LCP, l'indice est politique.
00:00:46Bonsoir Laurent Panifousse.
00:00:47Merci d'être sur le plateau de l'indice est politique donc.
00:00:50Et pour vous interroger avec moi ce soir, mes collègues et confrères, consœurs et partenaires,
00:00:57à commencer par Lauriane Tout-le-Mont, bonsoir Lauriane de Radio Classique,
00:01:01bonsoir Clément, Clément Myrick, bonsoir de LCP, bonsoir Gaël Mack de Chalange,
00:01:06bonsoir Hugo, Hugo Couturier, Hugo au perchoir avec la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale que vous connaissez.
00:01:11Très bien.
00:01:12Il hante les couloirs de l'Assemblée Nationale.
00:01:15Il va relayer les questions et les commentaires qui vont arriver sur la chaîne Twitch.
00:01:18Et puis en fin d'émission avec notre invité, nous ouvrirons le débat sur la fin de vie.
00:01:22Les sénateurs de droite sont contre et ont détricoté le texte.
00:01:25Sera-t-il voté avant la fin du quinquennat Macron ?
00:01:27Est-ce que ce sera une réforme sociétale du quinquennat Macron ?
00:01:31C'est un enjeu de société mais également politique.
00:01:33On va d'abord parler de l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.
00:01:37Ce week-end, Emmanuel Macron a mis la pression en disant que ça devrait entrer en vigueur à la rentrée prochaine.
00:01:41Message reçu par Gabriel Attal dont le groupe à l'Assemblée Nationale défend aujourd'hui un texte sur le sujet.
00:01:48C'est un combat que je porte depuis deux ans et demi et qui s'inscrit dans un combat qui est le mien pour protéger nos jeunes, protéger nos enfants.
00:01:57J'ai lutté contre le harcèlement scolaire à l'école, proposé une bulle de protection autour de notre jeunesse.
00:02:01Et là, vous l'avez dit, c'est une étape décisive avec ce texte que j'ai déposé pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans.
00:02:07Concrètement, ce que je peux vous dire ou vous annoncer, c'est que cette interdiction rentrera en vigueur à partir du 1er septembre.
00:02:13Si le texte est adopté, il devrait être examiné au Sénat à la mi-février.
00:02:19Ça veut dire qu'en un mois, il peut être adopté et qu'au 1er septembre, l'interdiction entrera en vigueur pour les nouveaux comptes qui seront créés.
00:02:26Mais comment on va la faire respecter ?
00:02:27Et au bout sur le calendrier, ensuite, les plateformes de réseaux sociaux auront jusqu'au 31 décembre pour désactiver les comptes existants qui ne respectent pas la nouvelle limite de l'âge.
00:02:37Absolument. Ils pourront d'ailleurs démarrer avant que l'interdiction rentre en vigueur s'ils le souhaitent.
00:02:41Ensuite, sur la vérification de l'âge, différents outils seront possibles.
00:02:46Laurent Panifou, ça c'est l'ambition de Gabriel Attal. Après, il y a la vie parlementaire.
00:02:50Est-ce qu'à l'heure qu'il est, vous pensez vraiment que cette interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans pourra être mise en place en septembre, comme le demande le président de la République ?
00:02:59Écoutez, d'abord, je partage le fait que c'est un sujet éminemment important. La volonté partagée de protéger nos enfants des réseaux sociaux, parce qu'il y a un vrai sujet.
00:03:09Il y a aussi la question de la présence des téléphones dans le texte au lycée. C'est dans le domaine du possible. Il faut d'abord, Gabriel Attal l'a dit, d'abord que ce texte soit adopté en séance à l'Assemblée nationale.
00:03:21– Donc ça dépend des députés et des sénateurs ?
00:03:23– Tout à fait, parfaitement. Après, il y a la question du calendrier, et il relève au ministère des Relations avec le Parlement, sous l'autorité du Premier ministre,
00:03:30de planifier l'inscription des textes, effectivement, comme ça a été dit au Sénat dans un second temps.
00:03:35Donc, en théorie, tout ceci est possible, c'est-à-dire faire en sorte qu'à la rentrée, cette nouvelle règle puisse être instituée.
00:03:41Mais ça dépend quand même, je dois le dire, de la volonté des députés de voter ce texte, et dans un second temps, de la volonté des sénateurs de le voter également.
00:03:48– Non, vous avez des doutes ? – Je resterai prudent, j'ai la main, si je puis dire, sur le calendrier, je n'ai pas la main sur le vote.
00:03:53– Vous restez prudent, c'est ce que vous dites.
00:03:55Des parlementaires, vous avez raison, se sont émus de voir, notamment, le président de la République interférer dans le débat,
00:04:00alors que la proposition de loi est en discussion, certaines depuis des mois, que ce soit à l'Assemblée ou au Sénat.
00:04:05Est-ce qu'il fallait mettre la pression sur les députés et les sénateurs ?
00:04:08– Alors, j'ai entendu le président de la République évoquer ce sujet, c'est vrai qu'il y avait deux textes,
00:04:13l'initiative gouvernementale, un projet de loi, donc le président de la République avait plusieurs fois évoqué
00:04:19une proposition de loi qui portait sur des thèmes similaires.
00:04:23Écoutez, je trouve que l'intelligence collective a été de faire en sorte que ce soit cette proposition de loi
00:04:26qui soit avancée, qu'il n'y ait qu'un texte pour ne pas perdre de temps, pour en gagner,
00:04:30parce qu'effectivement, il y a une difficulté, c'est-à-dire que pour que ce texte puisse entrer en vigueur
00:04:34dès la rentrée prochaine, d'un point de vue législatif, il faut aller très vite.
00:04:37– Donc ça veut dire que c'est l'Assemblée qui a gagné, là ?
00:04:39– Non, je ne le verrai pas, j'entends cette remarque, mais je ne crois pas vraiment,
00:04:43je trouve que c'est assez intelligent que les uns et les autres, celles et ceux…
00:04:45– Non, mais vous pourriez dire, en tant que miséricorde, tant mieux, c'est l'Assemblée qui gagne.
00:04:48– Non, non, je ne dis pas que tant mieux que ce soit l'un ou l'autre,
00:04:51ça aurait pu être un projet de loi, une PPL, elle était opérationnelle, prête,
00:04:54je trouve intelligent que les uns et les autres défendent l'idée et pas le vecteur.
00:04:58– La parole du président de la République porte quand même, elle pèse.
00:05:01– Bien sûr, bien sûr, ça compte, c'est la parole du président de la République,
00:05:07qui dépasse la vision importante du président de la République,
00:05:11mais qui, je crois, trouvera une majorité au sein du Parlement.
00:05:13– Oui, avant cette loi, il y avait déjà eu la loi Marc Angeli sur la majorité numérique à 15 ans,
00:05:18qui avait été votée, mais jamais appliquée, parce que contraire au droit européen,
00:05:21la première version de cette loi qui est débattue aujourd'hui, la loi Miller,
00:05:26a aussi été retoquée par le Conseil d'État pour les mêmes raisons.
00:05:29Qu'est-ce qui vous fait dire aujourd'hui que la nouvelle version passera,
00:05:32qu'elle sera conforme notamment au DSA européen ? Est-ce que vous avez des garanties là-dessus ?
00:05:36– Parce qu'entre-temps, il y a au niveau européen, il y a eu des changements
00:05:39qui font que ce choix d'une majorité pour les réseaux sociaux est à la main du pays
00:05:44et non plus au niveau européen, ce qui fait que ce texte a effectivement
00:05:47beaucoup plus de chances d'être opérationnel et de ne pas être retoqué par la suite.
00:05:51– Beaucoup plus de chances, c'est-à-dire qu'il y a quand même un risque ?
00:05:53– À ce stade, je ne crois pas, au regard du droit et des décisions qui ont été prises au niveau européen
00:05:58pour nous permettre au niveau national d'avoir la main sur l'âge que l'on souhaite fixer
00:06:01pour permettre ou pas l'accès aux réseaux sociaux. À mon sens, aujourd'hui, c'est vraiment
00:06:05les parlementaires français qui ont la main.
00:06:06– En tout cas, la France va être pionnière quand même en Europe avec cette loi qui existe en Australie
00:06:11et manifestement, c'est quand même compliqué à mettre en œuvre, si je comprends bien techniquement
00:06:15et c'est assez contournable.
00:06:17– Écoutez, techniquement, il faut dire les choses. Là, sur le texte, on met sur la table un principe,
00:06:22un principe difficile. On sera les premiers en Europe après l'Australie.
00:06:26C'est vrai, dire qu'on puisse demain interdire aux jeunes qui, aujourd'hui, ont accès
00:06:32des réseaux sociaux qui font partie de leur vie quotidienne, c'est quand même pas simple
00:06:35et c'est normal qu'on s'interroge là-dessus. En plus, ensuite, une fois qu'on aura mis en place
00:06:40le principe, il y a la question du côté opérationnel de ce texte, c'est-à-dire comment on rend effectif
00:06:45le fait d'interdire. Il faut dire les choses, ce n'est pas facile. Il y a une capacité à contrôler
00:06:49aujourd'hui l'identité de celles et ceux qui demandent l'accès. Il y a là aussi la question
00:06:54de l'identité, de la confidentialité des données. Il y a des choses qui existent.
00:06:59Donc, clairement, l'aspect opérationnel de ce texte n'est pas simple du tout. Il est même
00:07:04très difficile. Mais il n'est pas impossible. Mais je crois qu'il ne faut pas d'abord
00:07:08perdre du temps sur la question de l'opérationnalité du texte, mais d'abord se poser la question,
00:07:12et c'est le rôle, je crois, des parlementaires, c'est de dire est-ce que oui ou non, on fait
00:07:16en sorte de protéger, je crois qu'il faut dire le mot protéger nos enfants en dessous de 15 ans,
00:07:20est-ce que oui ou non, on considère qu'au lycée, également, on n'a pas vocation à avoir
00:07:23son téléphone. – Mais qu'est-ce qui ferait que ça ne passerait pas ?
00:07:26– Mais c'est assez consensuel. – Qu'est-ce qui fait que ça bloquerait ?
00:07:28– C'est assez consensuel, non ? – Je pense qu'on trouvera une majorité.
00:07:30– D'accord, parce que vous disiez que je suis prudent tout à l'heure.
00:07:32– Je suis ministre et plus député, et je ne parlerai pas à la place des parlementaires,
00:07:36donc ce texte sera adopté. Nous ferons au gouvernement en sorte que ce texte puisse être inscrit
00:07:40le plus vite possible. C'est mon rôle. Il est aujourd'hui dans le cadre de ce qu'on appelle
00:07:44la niche du groupe Renaissance-EPR. Il le sera, j'espère, pardon, la niche, c'est des mots…
00:07:50– Le temps réservé. – Le temps réservé. Non mais, pardon.
00:07:53– Le temps réservé. – Je m'en suis rendu compte. Et ensuite, il va falloir qu'ils soient inscrits
00:07:56au Sénat. C'est notre rôle, c'est mon rôle. Mais il y a une certitude, ce sont les parlementaires
00:08:01qui votent et ce n'est pas le ministre.
00:08:02– S'ils ne votaient pas en temps et en heure, ils auraient une lourde responsabilité, donc ?
00:08:07– Écoutez, s'ils rejettent ce texte, ils auraient la responsabilité qu'ils ne soient pas
00:08:10applicables. Enfin, ça serait leur choix.
00:08:11– Mais c'est assez consensuel, non ? C'est populaire, quand même.
00:08:14– Oui, mais on va avancer, Lauriane.
00:08:15– Avec une application dès septembre, comme le dit Gabriel Attal, puisque le mois
00:08:20dernier, le ministre de l'Éducation parlait d'établissements scolaires volontaires
00:08:24et d'abord une expérimentation sur un an.
00:08:27– Ce sera des choses qu'il faudra trancher et que, et le ministre, et les porteurs
00:08:32de ce texte, et le ministre de l'Éducation nationale, ce sont des choses qui pourront trancher
00:08:37pour voir comment, de manière opérationnelle, dès la rentrée, est-ce que c'est pour tout
00:08:40le monde ? Ce n'est pas moi, le ministre des Relations et Parlement qui veut vous dire
00:08:42cela. Moi, ce que je crois important, c'est que, sujet de société,
00:08:45comme celui-ci, important, puisse être tranchée assez vite pour que, éventuellement,
00:08:50il puisse être mis en place très vite, moi, je trouve ça assez positif.
00:08:53Moi, je ferai en sorte que ce débat puisse avoir lieu dans mes prérogatives, c'est-à-dire
00:08:57faire le maximum, en tout cas, c'est ce que je proposerai au Premier ministre, qu'on
00:09:00puisse le plus vite possible faire en sorte que ce soit opérationnel.
00:09:02– En clair, il faut que ce soit voté quand pour que ce soit mis en place en septembre ?
00:09:06– Il faut que ce soit voté avant l'été, c'est clair, pour qu'en plus, il
00:09:10puisse avoir une promulgation du texte.
00:09:13– Vous allez faire exploser la consommation des VPN, des VPN, on rappelle, c'est des
00:09:18réseaux virtuels privés, en gros, c'est pour contourner des interdictions.
00:09:21Par exemple, quand les sites pornos ont été interdits, les VPN permettaient d'y
00:09:25accéder.
00:09:26– Oui, je ne vais pas vous dire non, je sais, je connais ça, mais la question que doit
00:09:31se poser le législateur, c'est est-ce qu'il y a un principe d'interdiction ou pas ?
00:09:36Ça, c'est une question qu'on n'a pas tranchée.
00:09:38Et après, comment on fait en sorte que ce soit opérationnel ? C'est clair, en matière
00:09:42informatique, sur Internet, c'est très compliqué parce qu'il y a mille manières de contourner.
00:09:46Mais déjà, qu'on soit d'accord sur le principe d'interdiction ou pas, et ensuite,
00:09:49de manière opérationnelle, comment on fait pour faire en sorte que ce soit appliqué ?
00:09:52– Alors, il y a autre chose aussi à trancher, c'est le budget.
00:09:54– Le gouvernement a toujours dit espérer un budget pour fin janvier ou mi-février,
00:09:59pour les moins pessimistes.
00:10:00Yael Brune-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, a retiré une leçon de tout ça
00:10:04en disant qu'il faudrait peut-être voir quand même la façon de débattre autour du budget.
00:10:08– Il faut qu'on modifie nos règles pour que ce soit le dernier budget à discuter de cette façon-là.
00:10:13Ça n'est pas possible de continuer comme ça.
00:10:15Dans tous les pays européens, ils arrivent à adopter des budgets.
00:10:18Alors qu'ils sont en majorité relative pour la plupart d'entre eux, nous devons leur emboîter le pas
00:10:22parce que c'est un enjeu réellement démocratique, le budget d'une nation.
00:10:26– Laurent Pénifou, c'est la raison.
00:10:27Yael Brune-Pivet, il faut changer les règles ?
00:10:29– Je pense qu'il y a effectivement des choses qui peuvent être améliorées
00:10:33dans le cadre de la discussion du budget de la France, de l'État, celui de la sécurité sociale.
00:10:37Nous aurons à la fin de cette procédure, qui je l'espère va se terminer dans les jours qui viennent.
00:10:43On verra là aussi ce que les députés en décident.
00:10:46– C'est plutôt fin janvier ou mi-février ?
00:10:47– Écoutez, a priori, ça dépend déjà de la position des sénateurs sur le texte
00:10:51et qui va leur être retournée.
00:10:53S'ils font le choix, ce qu'a semblé dire le président du Sénat,
00:10:58de rejeter le texte par ce qu'on appelle une question préalable,
00:11:01alors le chemin serait autour du 2 ou du 3 février pour le vote sur la censure définitive.
00:11:08Donc ça nous fait début janvier, mais si on inclut la provocation…
00:11:11– Début février, oui. – J'ai dit, pardon.
00:11:12– Oui, début février, non mais je vous prie.
00:11:13– Oui, 3 février, vous faites bien.
00:11:14Donc voilà, après, est-ce qu'on peut éviter d'avoir un texte sur un bloc 1
00:11:19qui serait les dépenses puis les recettes ou l'inverse, avoir un vote global ?
00:11:24Moi, ça me semble plein de bon sens.
00:11:26– Y compris avec la sécu dedans ?
00:11:27– Je ne sais pas, je distinguerais pour ma part le budget de la sécurité sociale et le budget d'État.
00:11:32Mais au sein de ces deux budgets, vous savez qu'ils sont coupés en plusieurs parties,
00:11:37peut-être qu'un vote global à la fin serait intéressant.
00:11:39– Je veux dire, pour les journalistes, ce serait plus facile à suivre.
00:11:41– Alors, Yael Broun-Pivet, elle a fait des propositions très concrètes
00:11:43pour faciliter l'adoption du budget, mais pour ça, il faut changer la procédure budgétaire.
00:11:48Alors, elle est à le soutien du Premier ministre, mais ça passe forcément par un congrès
00:11:51et donc il faut que ce congrès soit convoqué par le Président de la République.
00:11:55Si vous en avez parlé avec lui, est-ce qu'il est prêt à le faire ?
00:11:58– Alors, sur la question de la réforme des modalités de la procédure budgétaire,
00:12:03non, ce n'est pas un sujet qui a été abordé.
00:12:05– Donc, ça ne se fera pas dans l'année qui vient, comme le souhaite la Présidente de l'Assemblée ?
00:12:08– Dans l'année, je ne peux pas vous dire, déjà, ce n'est pas une décision
00:12:12qui relève du ministre des Relations avec le Parlement.
00:12:15Dans l'année 2026, ça semble tout à fait possible d'un point de vue théorique.
00:12:18Après, il est normal qu'à l'issue de la procédure budgétaire
00:12:21qui aura duré quasiment quatre mois, on s'interroge sur la manière
00:12:25dont on gère le budget d'État et la Sécurité sociale
00:12:28et si peut-être on pourrait rationaliser les choses sans perdre en efficacité.
00:12:31Je crois, moi aussi, que c'est possible, c'est une question à se poser,
00:12:35c'est une question à trancher et qu'on se pose après une séquence comme celle-ci, c'est bien normal.
00:12:39– Est-ce que c'est qu'une question de procédure budgétaire
00:12:43ou est-ce que ce n'est pas juste la situation politique
00:12:45qui fait que c'est très compliqué de dégager des majorités ?
00:12:48– Oui, mais c'est une situation politique qui, je crois, peut durer.
00:12:51Rien ne dit qu'après l'élection présidentielle 2027 et législative,
00:12:54on aura à nouveau une majorité absolue à l'Assemblée nationale.
00:12:56Moi, j'ai plutôt dans sa pensée le contraire, chacun a son avis là-dessus.
00:13:00Donc, comment on fait pour fonctionner et vivre
00:13:01en évitant ces situations de blocage,
00:13:04clair, que l'on connaît depuis des mois, voire maintenant depuis la dissolution,
00:13:08et en pouvant fonctionner et vivre avec une Assemblée nationale, morcelée,
00:13:12parce que c'est le choix des Français.
00:13:13Donc, il faut que nous adaptions notre manière de travailler
00:13:15pour faire en sorte de libérer les blocages qui existent
00:13:19et faire en sorte qu'on puisse doter notre pays d'un budget de l'État
00:13:22et d'un budget de la Sécurité sociale dans des conditions moins conflictuelles.
00:13:26– Sur le recours au 49.3, j'imagine que vous partagez
00:13:29le diagnostic de Yael Brown-Pivet qui dit que c'est un constat d'échec pour elle
00:13:33d'utiliser le 49.3 pour faire adopter le budget.
00:13:35Je dis ça parce que je crois que le fait de ne pas recourir au 49.3,
00:13:40l'engagement pris par le Premier ministre à l'époque,
00:13:42est un des éléments qui vous avez convaincu de rentrer au gouvernement.
00:13:46– C'est vrai.
00:13:47– Est-ce que ça ne vous fait pas regretter votre décision du coup ?
00:13:50– Pas du tout parce que je crois qu'au moment où il a prise,
00:13:53il fallait qu'il y ait quelqu'un qui tranche et c'est le rôle du chef du gouvernement.
00:13:57Tout a été fait jusqu'au bout, tout le temps a été donné,
00:14:00quasiment quatre mois pour faire en sorte qu'on débattre des textes.
00:14:02Le premier sur le budget de la Sécurité sociale…
00:14:04– Donc ce n'est pas un échec de recourir au 49.3 ?
00:14:05– On est allé au fond et on a fait voter les députés,
00:14:08on a trouvé une majorité là où quelques mois avant on disait
00:14:10que c'était totalement impossible de faire voter des députés socialistes à l'air
00:14:13sur un même texte, celui de la Sécurité sociale.
00:14:15– Sur le budget de l'État ?
00:14:16– Sur le budget de l'État, c'était plus compliqué, on le savait au début.
00:14:19– C'est un échec ?
00:14:20– On a essayé jusqu'au bout, ce n'est pas satisfaisant d'aller au 49.3,
00:14:23mais par contre, à partir du moment où nous avons constaté une situation de blocage,
00:14:27à partir du moment où il y avait des amendements qui avaient été votés,
00:14:30qui rendaient le texte du budget de l'État absolument invotable.
00:14:34un exemple a été repris souvent, c'est celui des 20% de baisse des dotations
00:14:39des collectivités, des communes, des petites communes,
00:14:41j'étais maire de mon village, 20% d'un coup, c'est totalement inapplicable
00:14:45et on savait très bien que ce texte ne serait voté par personne.
00:14:48Arrivé à cette situation, après des semaines et des mois de débat,
00:14:52je trouve que le Premier ministre qui a pris ses responsabilités,
00:14:55et croyez-moi, c'était malgré lui, ce n'était pas satisfaisant,
00:14:57oui, je fais partie de ceux qui considèrent que le fait
00:15:00qu'il ait suspendu l'utilisation du 49.3
00:15:02et qu'il ait tenu jusqu'au bout, tant que c'était possible,
00:15:06il a pour moi, à mes yeux, tenu sa parole.
00:15:09– Il a réussi ?
00:15:10– Oui, il a réussi, attendez, ce n'est pas satisfaisant,
00:15:14mais au moment du blocage, il fallait prendre ses responsabilités,
00:15:16le Premier ministre l'a fait et je le soutiens pleinement là-dedans.
00:15:18– Gaëlle ?
00:15:19– Sébastien Lecornu a chargé en fait un peu LFI et le RN
00:15:23en disant qu'ils avaient eu des postures cyniques et partisanes,
00:15:26mais bon, il y a eu aussi quand même un problème de non-coalition
00:15:31et de non-trouvailles de compromis entre le Bloc central,
00:15:35le Parti socialiste et les Républicains sur ce budget 2026,
00:15:38donc est-ce que ça c'est votre rôle justement ?
00:15:41Est-ce que ce n'est pas votre échec de ne pas être arrivé
00:15:43à créer une alliance entre eux et en tout cas une voie
00:15:47pour faire passer ce budget 2026 ?
00:15:49– J'entends les mots que vous choisissez,
00:15:52faire voter le budget de la sécurité sociale à ces personnes,
00:15:54à celles et ceux qui ont fait le choix responsable
00:15:56de se mettre autour d'une table pour voter un budget
00:15:59alors que quelques semaines avant, c'était totalement inimaginable par eux aussi.
00:16:04– Mais il y a des concissions entre temps.
00:16:06– Ensuite, on n'a pas réussi sur le budget d'État, c'est clair.
00:16:09Les groupes socialistes, le LIOT, le Bloc central, les LR,
00:16:12ne souhaitaient pas voter ce texte
00:16:15et nous avons, nous, essayé de faire émerger au cours des débats,
00:16:19dans l'hémicycle, même alors que d'autres nous demandaient
00:16:22d'activer le 49.3 ou je ne sais quelle procédure
00:16:25qui arrêterait les débats avant,
00:16:26sauf que ce qui est certain,
00:16:29c'est que nous avions besoin d'un texte qui fasse ce compromis.
00:16:33Et tout le monde était fixé sur la procédure,
00:16:35le vote, le 49.3, l'ordonnance, mais avec quel texte ?
00:16:40Et à chaque fois, on nous évoquait la procédure
00:16:43au lieu d'évoquer le fond.
00:16:44Et à partir du moment où le gouvernement avait pu,
00:16:48par des amendements déposés par les uns et les autres sur le texte,
00:16:52en commission, en séance,
00:16:54construire petit à petit cette copie de compromis,
00:16:57sachant que les uns et les autres ne voteraient plus ce texte,
00:17:00alors il fallait prendre ses responsabilités.
00:17:01Mais vous ne pouvez prendre la responsabilité
00:17:03d'engager justement la responsabilité du gouvernement par le 49.3
00:17:07que quand vous êtes certain que vous avez une copie de compromis,
00:17:11ce que nous n'avons eu qu'à la fin des débats.
00:17:13Gaëlle ?
00:17:15Oui, alors, demain, il y aura deux nouvelles motions de censure.
00:17:20Vous êtes confiant ?
00:17:22Il y en aura une de gauche, sans le PS, bien sûr, et une du RN.
00:17:26C'est une formalité pour vous ou quand même, il faut faire attention ?
00:17:30Il faut faire attention.
00:17:31Nous prenons ces motions de censure très sérieux,
00:17:34avec beaucoup d'humilité, beaucoup de responsabilité.
00:17:36Le vote arrive.
00:17:38Nous sommes forcément, je le suis,
00:17:40sensibles aux différents signaux, aux signaux faibles qu'il va y avoir.
00:17:43C'est mon travail en tant que...
00:17:44C'est quoi les signaux faibles en ce moment ?
00:17:45Des parlementaires qui, à la suite du dépôt de la deuxième partie du budget,
00:17:50celle des recettes, parce que je vous rappelle...
00:17:52Des dépenses, pardon.
00:17:53Je vous rappelle que la première motion de censure portait sur les recettes,
00:17:56et ensuite, nous avons présenté la copie sur les dépenses.
00:17:58C'est une autre histoire.
00:17:59Et oui, donc, celles et ceux qui pourraient considérer
00:18:02qu'on va ne faire que reconduire le vote,
00:18:06ça sera peut-être vrai, on le saura tous demain,
00:18:09si on a à peu près les mêmes chiffres.
00:18:10Vous savez un peu en avance, non ?
00:18:11J'imagine que vous comptez, c'est votre rôle de compter.
00:18:14Bien sûr, bien sûr, si vous ne vous ferez pas...
00:18:15Alors, pour revenir à ce que vous dites, justement,
00:18:17aujourd'hui, vous dites, c'est pas forcément le même vote qu'on aura.
00:18:20Non, alors, écoutez, je vous dis, j'espère que ce sera le même vote.
00:18:23Ça semblerait cohérent que ce soit le même vote,
00:18:25puisque les objets de compromis qui ont été mis dans la deuxième partie
00:18:28sont justement ces compromis qui ont été trouvés
00:18:31par les uns et par les autres au sein de cette très large plateforme de stabilité.
00:18:36On va l'appeler comme ça.
00:18:38Même s'il y a plusieurs députés qui ont menacé de voter la deuxième,
00:18:41comme Josiane Corneloup ou Michel Barnier.
00:18:43Oui, exactement.
00:18:44Il y a des députés qui se sont exprimés
00:18:46disant qu'ils pourraient éventuellement changer de vote.
00:18:48Donc, vous dire que ce sera le même,
00:18:49ce ne serait pas raisonnable de ma part,
00:18:51j'entends, j'écoute, comme vous, en fait.
00:18:53Et vous faites quoi pour convaincre de ne pas la voter ?
00:18:55Écoutez, de convaincre de ne pas voter la censure, par exemple,
00:18:58à Michel Barnier en lui expliquant deux choses simples.
00:19:02C'est que ce budget est un budget de compromis, par exemple,
00:19:04qui apporte la stabilité fiscale pour les entreprises.
00:19:0799,9% des entreprises de notre pays verront une stabilité fiscale.
00:19:11Deux pour les entreprises, pas d'augmentation du coût de travail.
00:19:15C'était envisagé.
00:19:16Trois, stabilité fiscale pour les ménages.
00:19:18Pas d'augmentation des impôts pour les ménages.
00:19:21Donc, je pense que ce sont des choses qui parlent à Michel Barnier.
00:19:23Ensuite, ce qui peut créer difficulté, c'est la taxe sur les plus grandes entreprises,
00:19:28les 320 plus grandes entreprises.
00:19:30Effectivement, c'est une fiscalité pour celle-là.
00:19:32Mais c'est la reconduction à l'identique de la taxe de M. Barnier, justement, l'année dernière.
00:19:37Donc, je veux dire, on n'invente pas de choses extraordinaires.
00:19:39On est plutôt dans une grande logique de stabilité.
00:19:42Et on va chercher des recettes sur les très, très grandes.
00:19:45On a même exclu par rapport à Michel Barnier et les ETI.
00:19:47Donc, on va moins loin.
00:19:48Et ensuite, on fait des efforts sur les ministères, sur les agences de l'État.
00:19:52Donc, je veux dire, je pense que si on regarde objectivement avec Michel Barnier,
00:19:56et c'est un homme d'État, Michel Barnier,
00:19:57et je comprends sa volonté d'être exigeant sur le budget, c'est normal.
00:20:03Il a été Premier ministre.
00:20:04Mais je suis convaincu que quand on défend au fond ce qu'est ce budget
00:20:08et pas ce qu'on en dit, le Premier ministre a dit quelque chose d'intéressant,
00:20:11il a appelé les uns et les autres à lire le budget.
00:20:14Louriane ?
00:20:15Vous l'avez évoqué, le projet de loi de finances arrive ensuite au Sénat.
00:20:18Le président du Sénat, Gérard Larcher, a mis sur la table une motion de renvoi,
00:20:23une question préalable, pour accélérer l'adoption définitive du budget.
00:20:27Vous lui dites merci ?
00:20:28Oh non, non, je ne me permettrai pas de dire merci.
00:20:31Je laisse, j'ai entendu et j'ai lu le président Larcher,
00:20:36sa volonté certainement de faire en sorte qu'il y ait une question préalable,
00:20:39ce qui fait que le texte serait rejeté et reviendrait à l'Assemblée.
00:20:42C'est de la responsabilité des sénateurs.
00:20:45Je ne vais pas rentrer, moi, dans le débat de savoir si les sénateurs doivent ou pas modifier la copie.
00:20:50Moi, je prends acte et je fais un prévisionnel de calendrier pour nos chambres, l'Assemblée et le Sénat.
00:20:55C'est mon travail en fonction des décisions des sénateurs et des députés.
00:20:59Et pourtant, les sénateurs se sont plaints au cours des débats budgétaires d'avoir été maltraités,
00:21:04voire ignorés par le Premier ministre.
00:21:06Est-ce que là, avec le recul, vous reconnaissez une erreur de méthode ?
00:21:11Ce que je peux constater, c'est que, déjà, moi, le Premier, en tant que ministre des Relations et du Parlement,
00:21:16je fais tout pour faire en sorte que, et c'est le cas dans mon esprit,
00:21:20soit considéré sénateur autant que député et inversement.
00:21:24Il y a eu une difficulté, c'est que les motions de censure sont votées à l'Assemblée nationale.
00:21:28Et les recherches de majorité, elles ont été faites, pas que, mais aussi avec les socialistes,
00:21:34le groupe socialiste à l'Assemblée nationale.
00:21:35Donc, de fait, ça a orienté les projecteurs vers l'Assemblée nationale,
00:21:38ce qui pouvait crisper, parfois, les sénateurs, ce que je peux parfaitement comprendre.
00:21:42Nous finissons cette phase budgétaire, et je suis convaincu que, dès aujourd'hui, d'ailleurs,
00:21:48et dès demain, quand ça sera terminé, les sénateurs verront bien que le gouvernement
00:21:52a la même considération pour les sénateurs que pour les députés.
00:21:55Il y a des moments où, effectivement, sur une question budgétaire,
00:21:58là où l'Assemblée a dernier mot, et là où nous devions construire un accord,
00:22:01là, pour le coup, sur le budget de l'État de non-censure,
00:22:03la non-censure, vous la négociez avec les groupes de l'Assemblée nationale,
00:22:08les LR, le Bloc central, l'Eliott, on les oublie trop, et les socialistes.
00:22:12Lauriane ?
00:22:12Les sénateurs promettent, enfin, en tout cas, Gérard Larcher,
00:22:15promett que les sénateurs seront des agents de surveillance de l'exécution du budget.
00:22:20Est-ce que vous vous sentez sous surveillance ?
00:22:22– Écoutez, j'ai lu les mots du président Larcher,
00:22:26je crois que c'est bien le rôle des parlementaires en général,
00:22:29des sénateurs en particulier, de contrôler l'application de ce texte,
00:22:32l'exécution de ce texte, j'ai bien entendu,
00:22:36mais je crois qu'effectivement, les parlementaires seront dans leur rôle.
00:22:38– Alors, on va parler maintenant du calendrier parlementaire,
00:22:40parce que c'est votre travail qui devrait reprendre une vie normale,
00:22:43on va dire, une fois le budget passé.
00:22:45Il va y avoir du travail, surtout que le Parlement va s'arrêter en plus
00:22:48pendant les municipales, donc qu'est-ce qui peut passer ?
00:22:50Qu'est-ce qui ne peut pas passer ? Gaëlle ?
00:22:52– Demain devait avoir lieu la loi sur la simplification économique,
00:22:56et le texte comprend la suppression des ZFE,
00:22:58on a cru comprendre que ce serait reporté, vous confirmez ?
00:23:02– Alors, je confirme que le vote sur les conclusions de la CMP est reporté,
00:23:07je viens de l'annoncer au sénateur à l'instant,
00:23:10c'est pour une raison très simple,
00:23:13c'est que nous avons un texte qui compose de très nombreuses mesures
00:23:16qui sont très largement partagées,
00:23:18et attendues notamment par le monde économique.
00:23:20Mais nous avons aussi dans ce texte une mesure qui fait blocage
00:23:23les fameuses ZFE, zones à faible émission,
00:23:27et qui fait qu'à l'Assemblée nationale, il est clair,
00:23:31on ne peut que constater que ce texte ne va pas passer.
00:23:34Et donc, plutôt que d'envoyer un texte, pardon de le dire
00:23:37de manière un peu triviale, au casse-pipe à l'Assemblée nationale,
00:23:40il nous semblait plus opportun d'essayer de trouver un accord en amont
00:23:45avant d'amener ce texte, et pour cela, il fallait décaler
00:23:48et le Sénat et l'Assemblée pour qu'il n'y ait pas de vote
00:23:50dans aucune des deux chambres, sur les conclusions de la CMP,
00:23:53que le gouvernement puisse éventuellement,
00:23:55si nous trouvons un accord avant le vote,
00:23:57déposer un amendement de compromis,
00:23:59et qu'ensuite nous fassions voter les deux assemblées
00:24:02sur les conclusions.
00:24:02Donc, l'objectif, c'est clairement d'amener ce texte
00:24:05le plus vite possible au vote,
00:24:08mais il y a un point de blocage, la ZFE,
00:24:10et nous allons essayer d'accompagner les parlementaires
00:24:13pour trouver un compromis.
00:24:14Mais sur ce point de blocage de la ZFE,
00:24:16ça va se passer quand ?
00:24:18Est-ce que ce sera après les municipales ?
00:24:20Je ne peux pas vous dire aujourd'hui
00:24:23quand sera le plus vite possible.
00:24:25Ce n'est pas de la langue de voix.
00:24:26Parce que si j'ai bien compris...
00:24:28Il s'agit uniquement de voter des conclusions de la CMP.
00:24:30Il y a quand même des grosses divisions
00:24:31dans le bloc central sur cette question des ZFE.
00:24:34Est-ce que ça ne vous arrangerait pas
00:24:35que ce soit après les municipales, en fait ?
00:24:37Parce que c'est quand même un enjeu des municipales,
00:24:39cette question des ZFE.
00:24:41C'est un sujet très concernant, local.
00:24:44À titre personnel, et dans ma fonction,
00:24:46je ne regarde pas les choses comme ça.
00:24:48Moi, ce que je constate, c'est qu'il y a un blocage.
00:24:50Je ne suis pas ministre au fonds.
00:24:52Je suis le ministre de la procédure et de la planification.
00:24:54Donc, je vois le point de blocage.
00:24:57Donc, mon objectif, l'objectif du gouvernement,
00:24:59c'est de faire en sorte de régler ce problème
00:25:01avant d'amener au vote.
00:25:02Si nous avons un amendement de compromis
00:25:04le plus tôt possible,
00:25:04et si c'est avant les municipales,
00:25:06les municipales arrivent très vite.
00:25:07Je ne sais pas de faire de la langue de voix.
00:25:08Ça sera peut-être plus facile
00:25:09de résoudre ce point de blocage après les municipales.
00:25:11Il y aura peut-être moins d'enjeux
00:25:12et ça sera peut-être plus simple.
00:25:14Mais ça, ce sont les députés chefs de file,
00:25:18le ministre au fonds qui vont pouvoir...
00:25:19Mais si c'est avant les municipales,
00:25:20c'est bien aussi, c'est ce que vous dites.
00:25:22Mais écoutez, le but,
00:25:22ce n'est pas de contourner les municipales.
00:25:23Le but, c'est que ce texte passe le plus vite possible
00:25:26parce que ce texte ne contient pas que les ZFE.
00:25:28Les ZFE, c'est un sujet parmi beaucoup d'autres.
00:25:29Il y a aussi les zéro artificialisation nette, par exemple.
00:25:32C'est aussi un sujet difficile.
00:25:33C'est vraiment celui des ZFE qui crée blocage.
00:25:36Et demain, on reprend aussi les auditions
00:25:38de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:25:41Bon, il y a eu quand même...
00:25:43Elle a fait beaucoup de buzz, cette commission.
00:25:45On a eu l'impression qu'il y avait des règlements de compte,
00:25:47qu'il y avait parfois des dérives.
00:25:49Est-ce que vous, c'est votre rôle,
00:25:51en tant que ministre des Relations avec le Parlement,
00:25:53de recadrer un peu,
00:25:55en tout cas de demander aux parlementaires
00:25:58de se ressaisir et d'avoir un débat courtois
00:26:00et de fond ?
00:26:02Je ne vais pas, aujourd'hui,
00:26:04sur votre plateau,
00:26:05lancer un message aux parlementaires.
00:26:07J'étais député il n'y a pas longtemps.
00:26:08Je ne sais pas comment j'aurais perçu cela.
00:26:10Mais toujours est-il que le débat a lieu.
00:26:13Après, débouchera ou pas
00:26:14sur une volonté de légiférer rapidement ou pas.
00:26:17J'interviendrai le moment venu
00:26:19quand je serai saisi des conclusions de ces travaux.
00:26:22Vous avez l'impression que ça se passe bien,
00:26:23cette commission d'enquête ?
00:26:24Non, ce n'est pas ce que je dis.
00:26:26Je ne dis pas que ça se passe bien.
00:26:27Je ne vais pas, moi,
00:26:29MRP, ministre des Relations et le Parlement,
00:26:31intervenir.
00:26:31Ça fait drôle à chaque fois.
00:26:32Oui, MRP, oui.
00:26:34Mais je ne vais pas intervenir à ce stade-là.
00:26:37Vous ne l'êtes pas interféré, oui.
00:26:38Vous ne l'êtes pas interféré, mais vous dites
00:26:39que ça ne se passe pas forcément.
00:26:40Ça pourrait être mieux, quand même.
00:26:42En tout cas, la présidente de l'Assemblée nationale,
00:26:43elle ne s'est pas gênée pour dire
00:26:44qu'il est temps que certaines choses s'arrêtent.
00:26:46Oui, mais je ne suis pas président de l'Assemblée nationale,
00:26:48donc je laisse à Mme Broun-Pivet le soin de intervenir.
00:26:51Il reste un peu plus d'un mois
00:26:53avant que le Parlement suspende ses travaux
00:26:55pour cause d'élections municipales.
00:26:57Vous l'avez dit, ça va arriver assez vite.
00:26:58Et il y a beaucoup de textes qui patientent
00:27:00pour pouvoir être examinés.
00:27:01Lesquels seront examinés dans ce laps de temps,
00:27:04dans ces cinq semaines qui restent ?
00:27:06Alors, des cinq semaines,
00:27:08dont peu avant les municipales.
00:27:10Oui, avant le deuxième.
00:27:11Mais dans ces cinq semaines,
00:27:12uniquement deux ou trois
00:27:15à la main du gouvernement.
00:27:17Donc, vous savez,
00:27:19peut-être le plus important,
00:27:21le plus symbolique,
00:27:21le sujet sociétal de l'accompagnement
00:27:23des personnes en fin de vie
00:27:24avec ses doubles textes,
00:27:25celui sur les soins palliatifs.
00:27:26Ça occupera tout le temps pour vous ?
00:27:27Ça va occuper les deux dernières semaines.
00:27:29Les deux dernières semaines
00:27:30à partir du 16 février,
00:27:31ici à l'Assemblée nationale,
00:27:33avec peut-être une deuxième semaine
00:27:35qui ne sera pas totalement nécessaire
00:27:37pour étudier les deux textes
00:27:38et alors qui nous permettraient
00:27:40de dégager du temps.
00:27:41Pourquoi ?
00:27:41Peut-être pour les fraudes
00:27:42qu'il faut terminer.
00:27:44Mais il y a un arbitrage encore,
00:27:46il y a un arbitrage
00:27:46qui doit être posé
00:27:48par le Premier ministre.
00:27:49Il peut y avoir plusieurs textes,
00:27:50mais on a ce texte
00:27:51qui clairement est en attente
00:27:52et qu'il faut terminer.
00:27:54C'est un texte
00:27:54qui accompagnait le budget aussi
00:27:56dans la volonté
00:27:57d'aller chercher
00:27:58sur la fraude fiscale,
00:27:59sur la fraude sociale,
00:28:00des ressources
00:28:00pour le budget de l'État.
00:28:02Il y a une logique à cela.
00:28:04Et donc,
00:28:05le Premier ministre souhaitait
00:28:06que ce texte soit terminé
00:28:07le plus vite possible.
00:28:08Il a dû,
00:28:09pour des raisons de procédure budgétaire
00:28:10qui ont écrasé un petit peu
00:28:11tous les autres textes
00:28:12et c'est la difficulté aussi.
00:28:14On en parlait tout à l'heure
00:28:14de cette procédure budgétaire
00:28:15qui dure trop longtemps
00:28:16et qui écrase tous les autres.
00:28:18Je suis heureux
00:28:19qu'il n'ait pas écrasé
00:28:20le texte sur la fin de vie
00:28:20qui va être tenu
00:28:21un temps et un heure.
00:28:22Et à la reprise des travaux
00:28:23après les municipales,
00:28:24dans quel ordre voulez-vous
00:28:25qu'on aborde tout ce qui est là,
00:28:26qui attend ?
00:28:27Il y a beaucoup de choses.
00:28:28Il y a la décentralisation
00:28:29et les pouvoirs des polices municipales.
00:28:30Tout à fait.
00:28:31La lutte contre la vie chère
00:28:32dans les Outre-mer,
00:28:32j'en oublie sans doute d'autres.
00:28:34Oui, vous avez dit
00:28:35la décentralisation.
00:28:36Vous avez aussi le projet de loi
00:28:37lié à l'urgence agricole
00:28:39qui est un projet.
00:28:40Mais ce sont des projets de loi.
00:28:42Dans quel ordre
00:28:42tout ça va arriver ?
00:28:43Je peux difficilement vous dire
00:28:46quel sera l'ordre précis
00:28:47parce que tous ces textes
00:28:49ne sont pas encore mûrs.
00:28:50Le texte décentralisation
00:28:51n'est pas encore terminé.
00:28:53Le texte agricole non plus.
00:28:55On a les mesures,
00:28:56on a la volonté,
00:28:56mais il n'est pas totalement rédigé.
00:28:58Ils ne sont pas passés
00:28:59en Conseil des ministres.
00:29:00Donc, il y a encore du temps
00:29:02et des procédures
00:29:03avant que moi,
00:29:04je sois en capacité de dire
00:29:05nous allons l'étudier
00:29:05tel jour au Sénat,
00:29:07tel jour à l'Assemblée.
00:29:08Mais effectivement,
00:29:09dans l'atmosphère
00:29:11des semaines à venir
00:29:13avant et surtout
00:29:14après les municipales,
00:29:15la décentralisation
00:29:16du texte majeur,
00:29:18la question des polices municipales,
00:29:20la question des communes nouvelles
00:29:21pour essayer d'aider,
00:29:23d'accompagner ces communes
00:29:24qui veulent fusionner
00:29:25et qui ont parfois
00:29:26quelques difficultés
00:29:27à leur permettre
00:29:27de le faire plus facilement.
00:29:29Ce sont des sujets importants.
00:29:31Et puis, il y a surtout
00:29:31la navette,
00:29:32enfin surtout pour moi
00:29:33puisque c'est un texte
00:29:34qui me tient beaucoup à cœur.
00:29:35J'en étais rapporteur,
00:29:36le texte sur la fin de vie.
00:29:37Il y a les allers-retours
00:29:38de la navette
00:29:39sur la fin de vie
00:29:40avec l'objectif quand même
00:29:41de le terminer avant l'été.
00:29:42Avant l'été,
00:29:43alors arrêtons-nous là-dessus
00:29:44parce que le Sénat,
00:29:45justement,
00:29:45a détricoté cette loi.
00:29:47Donc, ça veut dire
00:29:48que là,
00:29:49pour l'Assemblée,
00:29:49vous dites,
00:29:50ce sera programmé
00:29:51avant les municipales.
00:29:52Pour le Sénat,
00:29:53ce sera après les municipales.
00:29:55C'est ça ?
00:29:56Si je vous suis bien.
00:29:56Pour la fin de vie,
00:29:57le Sénat vient de terminer.
00:29:59Oui, mais il y reviendra.
00:30:00Nous avons la deuxième lecture
00:30:03à l'Assemblée
00:30:03qui démarre le 16
00:30:04et ainsi de suite.
00:30:06Et ceci va nous amener
00:30:07à une nouvelle lecture.
00:30:10Alors, les dates
00:30:11ne peuvent pas être connues
00:30:11aujourd'hui,
00:30:12mais l'objectif clairement
00:30:13est de faire en sorte
00:30:14qu'avant le mois de juillet,
00:30:16nous ayons pu terminer
00:30:17cette procédure
00:30:17en sachant qu'il faut faire attention
00:30:19parce qu'en plus,
00:30:19on a deux textes
00:30:20qui sont aujourd'hui collés,
00:30:21mais avec un qui est
00:30:22beaucoup plus facilement
00:30:23adoptable que l'autre,
00:30:24celui sur les soins palliatifs
00:30:25sur lesquels on pourrait
00:30:26imaginer un vote conforme
00:30:29et qui fait que la procédure
00:30:30se termine pour celui-ci
00:30:31et l'autre qui continue
00:30:32sur l'aide à mourir
00:30:33qui est bien sûr
00:30:34bien plus sensible
00:30:35et ce serait parfaitement normal.
00:30:36Est-ce que François Pagro
00:30:38avait pris l'engagement
00:30:38que le vote sur les deux textes
00:30:41aurait lieu en même temps ?
00:30:42Cet engagement,
00:30:43il est toujours valable ?
00:30:44Écoutez, oui,
00:30:44c'est toujours d'actualité.
00:30:45C'est notre volonté.
00:30:46Après, là aussi,
00:30:47c'est à la main
00:30:48de l'Assemblée nationale,
00:30:49le vote.
00:30:50Hugo ?
00:30:51Oui, M. le ministre,
00:30:52il reste dix mois de travaux
00:30:53avant la suspension
00:30:55pour l'élection présidentielle.
00:30:57Est-ce qu'on ne risque pas
00:30:58d'avoir un entonnoir
00:30:59de textes législatifs
00:31:01où vous n'allez pas arriver
00:31:02au bout de tout
00:31:03ce que vous voulez faire ?
00:31:04Alors, écoutez,
00:31:05c'est tout à fait juste.
00:31:07La réalité,
00:31:07c'est qu'aujourd'hui,
00:31:10le temps qu'il nous reste,
00:31:11en temps gouvernemental,
00:31:13à l'Assemblée nationale
00:31:15comme au Sénat,
00:31:16il y a les semaines
00:31:17pour le gouvernement,
00:31:18les semaines pour la Chambre,
00:31:20pour l'Assemblée,
00:31:21pour le Sénat,
00:31:21les semaines transpartisanes,
00:31:23et les niches
00:31:24pour chacun des groupes,
00:31:25le temps réservé
00:31:26pour les groupes,
00:31:28ce qui fait que
00:31:28le temps dédié au gouvernement,
00:31:31jusqu'à la suspension,
00:31:32en imaginant que nous suspendions
00:31:34pour cet été
00:31:34à la mi-juillet,
00:31:35imaginons,
00:31:36qui est déjà une session
00:31:36extraordinaire,
00:31:37il ne resterait alors
00:31:38que neuf semaines.
00:31:40Neuf semaines à peine.
00:31:41Donc ça donne une idée
00:31:42du temps qu'il nous reste
00:31:43pour travailler
00:31:43sur le temps gouvernemental,
00:31:44à la main du gouvernement.
00:31:46Donc oui,
00:31:46on a beaucoup de textes,
00:31:48tous les textes
00:31:49ne pourront pas être étudiés,
00:31:50et c'est là la difficulté,
00:31:51c'est de prioriser,
00:31:53donc moi de proposer,
00:31:54et les priorités
00:31:55ont été clairement évoquées,
00:31:57et ensuite au Premier ministre
00:31:58d'arbiter,
00:31:59de trancher
00:31:59sur la planification définitive.
00:32:02J'ai dit au président du Sénat
00:32:03tout à l'heure,
00:32:04je dirai demain
00:32:04à la présidente
00:32:05de l'Assemblée nationale,
00:32:06qu'à partir du 10
00:32:08et du 11 février,
00:32:09dans chacune des déassemblées,
00:32:10le gouvernement proposera
00:32:12la feuille de route
00:32:12avec l'ensemble des textes
00:32:14jusqu'au mois de juin,
00:32:16début juillet,
00:32:17donc c'est quelque chose
00:32:17que je peux vous annoncer
00:32:18aujourd'hui,
00:32:19le 10 et le 11,
00:32:20cette planification
00:32:20sera connue pour les deux chambres.
00:32:22S'il n'y a pas
00:32:22de dissolution avant,
00:32:23pourquoi je vous dis ça ?
00:32:24Parce que Sébastien Lecornu,
00:32:25il n'y a pas plus tard
00:32:25que 15 jours,
00:32:26a parlé de dissolution
00:32:26de l'Assemblée nationale.
00:32:27Vous y avez cru ?
00:32:28Oui, parfaitement.
00:32:29Ça me semblait logique
00:32:30dans une hypothèse
00:32:31à laquelle je ne croyais pas,
00:32:33c'est-à-dire que les parlementaires
00:32:35qui font partie...
00:32:37C'était une vraie menace,
00:32:38c'était une vraie piste.
00:32:41Ce n'était pas du bluff.
00:32:42Non, pas du tout,
00:32:43je ne crois pas.
00:32:44Il y avait un cas de censure
00:32:46d'un gouvernement
00:32:46à l'issue des travaux budgétaires
00:32:48où tout a émis sur la table...
00:32:49Mais il parlait de dissolution
00:32:50avant de la censure,
00:32:51c'était une menace avant.
00:32:53Oui, c'était une planification
00:32:54en cas d'éventuelle censure
00:32:56de programmer des dates
00:32:58de dissolution.
00:32:59Mais le gouvernement censuré,
00:33:01il y a plus important
00:33:02que la censure du gouvernement.
00:33:04Il y a plus important
00:33:04de savoir si Laurent Panifou,
00:33:05c'est MRP ou pas.
00:33:07Ministre de relations
00:33:07avec le Parlement.
00:33:08Oui, ministre de relations
00:33:09avec le Parlement ou pas.
00:33:09Ou les plus anciens d'entre eux.
00:33:10La question, c'est de savoir
00:33:11que si le gouvernement tombait,
00:33:12on n'avait plus de budget.
00:33:13Oui, mais au-delà,
00:33:13c'est plus important
00:33:14que les postes des ministres
00:33:15et même, pardon,
00:33:16que les postes des députés.
00:33:18Si je vous entends,
00:33:18Laurent Panifou,
00:33:19s'il y a censure là,
00:33:20par exemple,
00:33:20ça peut arriver,
00:33:21tout peut arriver,
00:33:22il y aura donc
00:33:22dissolution dans la foulée.
00:33:24Écoutez, c'est ce qu'a annoncé
00:33:24le Premier ministre.
00:33:25Et ça reste à l'ordre du jour.
00:33:27Oui, et je crois surtout
00:33:28qu'il y a une grande cohérence
00:33:29à cela.
00:33:30Lauriane.
00:33:31On a parlé
00:33:32de l'embouteillage parlementaire.
00:33:34Aujourd'hui,
00:33:34à l'ordre du jour
00:33:35à l'Assemblée nationale,
00:33:37il y a aussi
00:33:38cette proposition de loi
00:33:39de Caroline Yadant
00:33:40sur les nouvelles formes
00:33:42d'antisémitisme.
00:33:43Mais faute de temps,
00:33:45le texte pourrait
00:33:45ne pas être débattu.
00:33:47Est-ce que, selon vous,
00:33:48malgré ce contexte
00:33:50parlementaire d'agenda,
00:33:52il va falloir
00:33:53que le Parlement
00:33:54revienne sur le sujet ?
00:33:56Écoutez,
00:33:56c'est un texte
00:33:57qui vient de passer
00:33:57en commission.
00:33:59C'était important
00:34:00et intéressant.
00:34:01J'ai vu Caroline Yadant
00:34:01tout à l'heure
00:34:02pour en parler avec elle.
00:34:04C'était important
00:34:04de voir comment le texte
00:34:06passait la phase
00:34:07de la commission.
00:34:08Et ce texte a évolué,
00:34:10elle a pris en compte
00:34:11toutes les observations
00:34:12du Conseil d'État
00:34:13qui étaient assez nombreuses.
00:34:14Donc, c'est un texte
00:34:14qui a été retravaillé.
00:34:15Maintenant, effectivement,
00:34:17au sein du temps réservé
00:34:19pour le groupe
00:34:20de Gabriel Attal,
00:34:22je ne peux pas vous dire
00:34:22aujourd'hui
00:34:23si le temps sera nécessaire
00:34:24pour étudier ce texte.
00:34:27À défaut,
00:34:28alors il faudra
00:34:29le reprogrammer
00:34:30à nouveau
00:34:31sur du temps
00:34:32de ce groupe
00:34:32ou alors
00:34:33qu'il soit repris
00:34:34sur du temps gouvernemental.
00:34:35Vous imaginez
00:34:36le gouvernement reprendre
00:34:37la proposition de loi
00:34:38de Caroline Yadant ?
00:34:39Il vous reste neuf semaines.
00:34:40Au-delà de ça,
00:34:41est-ce que vous pensez
00:34:42sur le fond
00:34:42que le gouvernement
00:34:43peut reprendre
00:34:44la proposition de loi
00:34:45de Caroline Yadant ?
00:34:45Le gouvernement a validé
00:34:47la procédure accélérée
00:34:49sur ce texte.
00:34:49C'est une manière
00:34:50de dire que ce texte
00:34:51est bien repéré
00:34:52et qu'il n'y a pas
00:34:53d'opposition vis-à-vis
00:34:54de ce texte.
00:34:54Sinon, le gouvernement
00:34:55n'aurait pas validé
00:34:56la procédure accélérée.
00:34:58Aujourd'hui,
00:34:58c'est un texte
00:34:59qui est porté
00:34:59par une députée
00:35:00au sein d'une niche,
00:35:02d'un temps réservé
00:35:03d'un groupe.
00:35:04C'est le chemin
00:35:05qui a été choisi
00:35:06par la députée.
00:35:10Le texte ne pouvait pas
00:35:11être étudié.
00:35:12Est-ce qu'il y a urgence
00:35:13à ce qu'il le soit ?
00:35:14En tout cas,
00:35:14vous l'avez bien compris,
00:35:15beaucoup de textes
00:35:16qui arrivent.
00:35:17Le Premier ministre l'a dit,
00:35:17il va y avoir aussi
00:35:18beaucoup de projets de loi
00:35:19alors que sur l'année
00:35:20qui est passée,
00:35:21nous n'avons eu quasiment
00:35:22ou que des propositions de loi.
00:35:24Donc, les projets de loi
00:35:25qui vont prendre de la place
00:35:27également.
00:35:28Le gouvernement veut quand même
00:35:29exister au milieu
00:35:29de tout ça quand même.
00:35:30Écoutez, en tout cas,
00:35:31ce que le Premier ministre a dit
00:35:32et j'en suis très heureux,
00:35:33c'est que la phase budgétaire passée,
00:35:35on va essayer
00:35:35de faire en sorte
00:35:36d'améliorer les choses.
00:35:38Le projet de loi
00:35:38de décentralisation,
00:35:39alors qui passionnera
00:35:40peut-être pas les Français,
00:35:41mais l'élu local
00:35:42que je suis encore
00:35:43puisque je suis conseiller
00:35:44municipal de mon village,
00:35:45mais j'ai été
00:35:45le président de mon intercommunalité
00:35:48et croyez-moi
00:35:50que dans la vie
00:35:50de nos territoires,
00:35:52dans l'État local,
00:35:53dans les procédures,
00:35:53la simplification des procédures,
00:35:55dans la décentralisation
00:35:57de la décision,
00:35:58il y a plein de choses à faire
00:36:00qui ne seront pas
00:36:01des révolutions,
00:36:02mais qui feront en sorte
00:36:03que la décision publique
00:36:03ira beaucoup plus vite
00:36:04et que nous aurons
00:36:05beaucoup de projets
00:36:07et croyez-moi
00:36:08que les élus locaux
00:36:08qui nous entendent
00:36:09savent très bien
00:36:09de quoi je parle,
00:36:10beaucoup de projets
00:36:11qui vont être libérés
00:36:12et pour ça,
00:36:13on a besoin
00:36:14d'une loi importante
00:36:15et c'est la loi décentralisation,
00:36:16mais elle va prendre du temps.
00:36:17Hugo ?
00:36:17Oui, on a deux questions
00:36:18que j'ai combinées en une.
00:36:20Vous nous confirmez
00:36:21qu'il n'y aura pas
00:36:21de grande réforme
00:36:23ou de réforme constitutionnelle
00:36:24qui va arriver
00:36:25d'ici la fin des semaines
00:36:27que vous avez parlé,
00:36:28des neuf semaines,
00:36:29qui porterait sur quel sujet ?
00:36:30Par exemple,
00:36:31réforme Constit,
00:36:32la Corse,
00:36:33la Nouvelle-Calédonie.
00:36:33Alors, il y a un projet
00:36:36de loi constitutionnelle
00:36:37sur la Corse
00:36:38qui sera inscrit au Sénat
00:36:40dans les mois qui viennent.
00:36:42Avant les municipales,
00:36:43ça va être compliqué,
00:36:44mais il est prévu
00:36:45que le projet de loi
00:36:46constitutionnelle
00:36:46sur la Corse
00:36:47soit inscrit autour
00:36:49du mois de mars,
00:36:50autour du mois d'avril.
00:36:51Donc, un congrès
00:36:51dans la présidentielle possible ?
00:36:53Ah, c'est possible,
00:36:54oui, c'est tout à fait possible.
00:36:56Il y a la question
00:36:56de la Corse,
00:36:57il y a la question
00:36:57de la Nouvelle-Calédonie.
00:36:58Il y a plusieurs sujets
00:36:59qui nécessiteraient
00:37:00qu'un congrès soit réuni.
00:37:02Mais à ce stade,
00:37:04je ne vais pas vous donner
00:37:04la date du congrès.
00:37:05Non.
00:37:06Ça ne relève pas
00:37:07du ministre des Relations
00:37:07et du Parlement.
00:37:08Il n'y a pas de grande réforme
00:37:09sous le coude ?
00:37:11Écoutez,
00:37:12la fin de vie,
00:37:13je crois que...
00:37:14On pensait au versement
00:37:15à la source,
00:37:15par exemple,
00:37:16des allocations ?
00:37:17L'allocation sociale unifiée,
00:37:19par exemple.
00:37:19Donc, ce serait comme ça ?
00:37:20Ce serait une allocation unique ?
00:37:21L'allocation sociale unifiée
00:37:22qui regrouperait
00:37:23trois prestations,
00:37:24oui, c'est un projet
00:37:25qui est d'un cours
00:37:25et qui fait partie,
00:37:26on ne l'a pas évoqué,
00:37:27de ces textes
00:37:27qui ont vocation
00:37:28à être étudiés,
00:37:29inscrits probablement
00:37:30avant l'été
00:37:31pour une première lecture,
00:37:32mais qui font partie
00:37:33de l'atmosphère
00:37:34de ces textes,
00:37:35de ces textes importants
00:37:36que nous souhaitons
00:37:36amener au bout
00:37:38avant la fin
00:37:38de ce quinquennat.
00:37:40Avant la fin du quinquennat.
00:37:41Alors, on se repousse encore.
00:37:41L'avis parlementaire...
00:37:42Vous savez, pardon,
00:37:43mais à partir de octobre,
00:37:45on va replonger
00:37:46dans le budget,
00:37:46donc on va de nouveau
00:37:47parler beaucoup de choses.
00:37:50Non, en fait,
00:37:50on ne va parler que de budget.
00:37:51Alors, l'avis parlementaire.
00:37:52Les municipales
00:37:53et très vite la présidentielle
00:37:54et ça s'accélère.
00:37:54Vous avez vu que
00:37:55ce week-end à Tours,
00:37:57Marine Tondelier,
00:37:57Olivier Faure,
00:37:58Clémentine Autain,
00:37:59François Ruffin,
00:38:00Lucie Casté,
00:38:01Raquel Garrido,
00:38:02Alexis Gorbière,
00:38:02tous, ils étaient tous là.
00:38:03Ils ont partagé l'affiche
00:38:04pour donner le coup d'envoi
00:38:05à la primaire
00:38:06qu'ils appellent de leur vœu
00:38:06pour choisir
00:38:08un candidat de gauche
00:38:09en 2027.
00:38:09Ils espèrent
00:38:102 millions de votants.
00:38:11Si elle existe,
00:38:11cette primaire,
00:38:12est-ce que vous irez voter ?
00:38:14Je ne pense pas
00:38:16que j'irais voter
00:38:17à cette primaire.
00:38:18En revanche,
00:38:19j'ai un regard
00:38:19assez attentif
00:38:21sur ce qui s'y passe.
00:38:21J'ai une conviction.
00:38:24D'abord,
00:38:25c'est que ce que vient
00:38:25de faire
00:38:26le groupe socialiste
00:38:27à l'Assemblée nationale,
00:38:28le Parti socialiste
00:38:29en général,
00:38:30est très positif
00:38:32pour les mois à venir
00:38:33parce que
00:38:34j'ai une histoire
00:38:36personnelle
00:38:37avec le Parti socialiste.
00:38:38Vous en venez du PS, oui.
00:38:39Tout à fait.
00:38:40Et je suis socialiste.
00:38:42Mais aujourd'hui,
00:38:44en tout cas depuis quelque temps,
00:38:45et c'est pour ça
00:38:46que j'avais pris mes distances,
00:38:47c'est que le choix
00:38:48de se rapprocher
00:38:49de la France insoumise
00:38:50était à mes yeux une erreur.
00:38:51En tout cas,
00:38:51je souhaitais à ce moment-là
00:38:53prendre mes distances.
00:38:55Mais ce que vient de faire
00:38:56le Parti socialiste
00:38:57depuis quelques mois,
00:38:58c'est-à-dire être capable
00:38:58de se mettre autour
00:38:59d'une table,
00:39:00notamment avec les Républicains,
00:39:01l'Elliott
00:39:01et les autres groupes
00:39:02du Bloc central,
00:39:03pour essayer de trouver
00:39:04un compromis,
00:39:04c'est-à-dire de faire en sorte
00:39:06de dépasser
00:39:07les considérations partisanes
00:39:08dans une situation
00:39:09de blocage
00:39:10dans l'intérêt supérieur
00:39:12du pays,
00:39:13c'est-à-dire au-delà
00:39:13de la considération partisane,
00:39:16pour moi,
00:39:16vient de changer
00:39:16considérablement la donne
00:39:18pour les mois qui viennent
00:39:19et pour l'échéance présidentielle.
00:39:20À mes yeux,
00:39:21cette gauche-là
00:39:22est redevenue clairement
00:39:23une gauche de gouvernement
00:39:24et qui est clairement
00:39:25en situation
00:39:26de peser
00:39:27et d'exister
00:39:29pour cette élection
00:39:30présidentielle.
00:39:31Ensuite,
00:39:31la question de la primaire.
00:39:32Est-ce que vous iriez voter d'abord ?
00:39:34Cette primaire,
00:39:35je ne sais pas
00:39:35si j'irais voter,
00:39:36je ne crois pas,
00:39:36parce que je suis
00:39:38un militant politique,
00:39:42un homme de gauche,
00:39:42progressiste,
00:39:43social-démocrate,
00:39:44qui espère
00:39:44qu'il y aura
00:39:45une candidature
00:39:45de centre-gauche.
00:39:46On va y venir.
00:39:47Et je crois
00:39:48que si primaire,
00:39:50il doit y avoir,
00:39:51elle doit être au-delà
00:39:52des personnalités
00:39:54que nous voulons voir.
00:39:55Moi,
00:39:55j'ai tendance à penser
00:39:57que la gauche
00:39:58a une chance
00:39:58à l'élection présidentielle,
00:40:00mais elle a une chance
00:40:01si elle part,
00:40:01bien sûr,
00:40:03en dehors de la radicalité
00:40:04de la France insoumise,
00:40:05je crois que ce serait rédhibitoire,
00:40:06c'est ma conviction,
00:40:07mais en revanche,
00:40:08qu'elle doit englober
00:40:09la social-démocratie
00:40:10et je ne soutiendrai,
00:40:12à titre personnel,
00:40:13qu'une candidature
00:40:14sociale-démocrate
00:40:15à cette élection présidentielle
00:40:16parce que sinon,
00:40:17je crois que nous n'aurons pas
00:40:19la possibilité d'exister.
00:40:20L'Oriane voudrait
00:40:21vous interroger là-dessus.
00:40:22Donc, sur le fond,
00:40:23cette gauche unitaire
00:40:24non-mélenchoniste
00:40:26se prépare ensemble
00:40:27pour 2027
00:40:28sans place publique,
00:40:30sans la France insoumise.
00:40:31Sur le fond,
00:40:32vous soutenez la démarche,
00:40:34au moins ?
00:40:34Je pense que,
00:40:35pour cette famille politique-là,
00:40:37que je connais bien,
00:40:38la famille de gauche,
00:40:39je pense que le rassemblement
00:40:40est indispensable.
00:40:41Mais la primaire,
00:40:41l'idée d'une primaire,
00:40:42vous soutenez sur le fond ?
00:40:43Mais pourquoi pas l'idée d'une primaire,
00:40:44mais elle doit être alors élargie ?
00:40:46Mais elle n'est pas fermée
00:40:47officiellement à place publique.
00:40:48C'est Raphaël Glucksmann
00:40:49qui ne veut pas y participer.
00:40:50Ça peut être de ma part
00:40:51un appel à M. Glucksmann
00:40:52de rejoindre ces personnes-là.
00:40:54Je ne dis pas le contraire.
00:40:55Ce que je pense,
00:40:56c'est qu'il n'y a qu'une candidature,
00:40:58pour être très clair.
00:40:59Il y a les modalités qu'on veut,
00:40:59les primaires, pas les primaires.
00:41:01Je pense que,
00:41:01pour que la gauche existe
00:41:02à l'élection présidentielle,
00:41:04pour qu'un candidat de gauche
00:41:05puisse éventuellement accéder
00:41:07au second tour,
00:41:08et moi, à ce stade,
00:41:09après ce qui vient de se passer
00:41:10pendant les quatre mois
00:41:10que nous venons de passer
00:41:11sur la face budgétaire,
00:41:12je crois que c'est possible.
00:41:13Mais pour cela,
00:41:14je crois que la gauche
00:41:15doit se rassembler au-delà
00:41:17des seuls candidats
00:41:18que nous venons de voir là.
00:41:19Hypothèse,
00:41:20sans doute celle que vous préférez.
00:41:22François Hollande,
00:41:22candidat en 2027 ?
00:41:24Écoutez,
00:41:25je ne vais pas vous dire
00:41:26que je préfère l'un ou l'autre.
00:41:27Je vais vous parler
00:41:28de ligne politique.
00:41:29Je crois que la ligne politique
00:41:31de Fabien Roussel,
00:41:31vous me demandez mon avis,
00:41:32je vous donne le mien.
00:41:33La ligne politique
00:41:34de Fabien Roussel,
00:41:35associée à la ligne politique
00:41:36d'Olivier Faure,
00:41:37associée à la ligne politique
00:41:38de Raphaël Glitchman
00:41:38et je ne parle pas
00:41:39de personnes et de candidats.
00:41:41Je pense que ces trois lignes-là
00:41:42réunies peuvent faire
00:41:43quelque chose
00:41:43à l'élection présidentielle.
00:41:44Je crois que si ces lignes politiques,
00:41:46je parle de ces personnes
00:41:47parce que ce sont aujourd'hui
00:41:49ces chefs de mouvements politiques,
00:41:50si ces six lignes-là
00:41:51ne sont pas réunies
00:41:52et sont dispersées
00:41:53dans différentes candidatures,
00:41:55alors personne n'aura de chance
00:41:56d'aller au second tour.
00:41:57Mais enfin,
00:41:57on n'est qu'au mois de janvier 2026.
00:41:59Oui, mais ça se prépare.
00:42:00La présidentielle est loin,
00:42:00ça se prépare.
00:42:01Mais écoutez,
00:42:02vous me demandez mon avis,
00:42:03je vous dis mon avis,
00:42:03la gauche peut exister,
00:42:04mais pour qu'elle existe,
00:42:05c'est qu'elle faut rassembler
00:42:05jusqu'au sociodémocrate
00:42:07dont je fais partie.
00:42:07Donc pas forcément
00:42:08François Hollande
00:42:10ne représente pas forcément...
00:42:10Pourquoi pas François Hollande ?
00:42:11François Hollande
00:42:12a été président de la République.
00:42:13J'ai énormément de respect
00:42:14pour lui,
00:42:15pour ce qu'il a fait également.
00:42:16Je pense qu'on a trop vite
00:42:18balayé le, parfois,
00:42:20dans sa propre famille politique,
00:42:21son bilan
00:42:21avec de très bonnes choses.
00:42:23Et je crois que François Hollande
00:42:25est bien sûr
00:42:25un candidat
00:42:26qui aurait sa légitimité.
00:42:29Mais ce n'est pas moi
00:42:29qui vais vous dire
00:42:30quel ou quel candidat
00:42:31doit y aller.
00:42:31François Hollande, bien sûr,
00:42:33pourquoi pas ?
00:42:34Raphaël Glixman également,
00:42:35mais d'autres.
00:42:36Et peut-être,
00:42:37peut-être que finalement
00:42:37ça ne devrait être
00:42:38aucun de tous ces personnages,
00:42:40quelqu'un qui va émerger.
00:42:41Je le souhaite
00:42:42de la social-démocratie,
00:42:43des progressistes
00:42:44et qui peut rassembler aussi
00:42:45des gens qui sont
00:42:46à la gauche de la Macronie,
00:42:47avec qui je travaille aujourd'hui
00:42:48et avec qui j'ai
00:42:49beaucoup de choses en commun.
00:42:50Et je l'ai toujours su
00:42:51dans mon groupe Lyot
00:42:52que je présidais il y a peu.
00:42:52En attendant ce candidat mystère,
00:42:55le Premier ministre
00:42:56envisage un mini-remaniement
00:42:58à l'occasion du départ
00:42:59de la ministre de la Culture,
00:43:00Rachida Dati,
00:43:01qui part à la conquête
00:43:03de la mairie de Paris.
00:43:04Est-ce que pour vous,
00:43:05ce ne serait pas l'occasion
00:43:06d'ouvrir, d'élargir
00:43:08le gouvernement
00:43:08à certaines personnalités
00:43:10socialistes ?
00:43:12Ça, c'est la prérogative
00:43:13vraiment du Premier ministre.
00:43:15D'accord, mais est-ce que
00:43:15vous ne seriez pas tout seul ?
00:43:17Vous me demandez
00:43:18si je souhaite.
00:43:19Écoutez, je suis dans un gouvernement
00:43:21dans lequel je suis bien.
00:43:23Je travaille en grande confiance
00:43:24avec le Premier ministre
00:43:24depuis le début.
00:43:25Si le Premier ministre
00:43:27souhaitait ouvrir
00:43:32le gouvernement
00:43:33plus à gauche,
00:43:34j'en serais très heureux.
00:43:35Mais en tout cas,
00:43:36je suis aujourd'hui
00:43:36bien dans ce gouvernement.
00:43:38J'ai le sentiment
00:43:38d'y être utile.
00:43:40Je travaille en confiance
00:43:41avec le Premier ministre.
00:43:41Nous avions une relation
00:43:42claire depuis le début.
00:43:43Je suis venu essayer
00:43:45de l'aider
00:43:45avec ce que je suis,
00:43:46le président d'Elliott,
00:43:47travailler avec des gens
00:43:49de gauche et de droite,
00:43:50anciens socialistes.
00:43:50– Pas toujours socialistes,
00:43:52mais anciens PS.
00:43:52– Socialistes dans les idées,
00:43:53social-démocrates plus précisément,
00:43:55progressistes clairement,
00:43:57sosdem, oui,
00:43:59pas très joli,
00:44:00mais écoutez,
00:44:02c'est vraiment le choix
00:44:02du Premier ministre
00:44:03et le Premier ministre
00:44:06a démarré son mandat
00:44:09avec une ligne claire,
00:44:12avec un objectif clair.
00:44:13Il nous fallait un budget.
00:44:15La méthode,
00:44:16c'était le compromis.
00:44:17Moi, je suis venu l'aider en ça.
00:44:19Il a tenu parole jusqu'à aujourd'hui.
00:44:22Donc, ses choix seront les miens.
00:44:24S'il veut ouvrir à gauche,
00:44:26j'en serais très heureux.
00:44:27C'est ma sensibilité politique.
00:44:28Mais en tout cas,
00:44:29ce que je veux,
00:44:30c'est pouvoir terminer
00:44:30cette phase budgétaire
00:44:31parce qu'elle n'est pas terminée.
00:44:32C'est normal qu'on parle de l'après.
00:44:34Mais moi,
00:44:35je commencerai à regarder l'après
00:44:36le 2 février éventuellement
00:44:38ou le 3 février.
00:44:39– Laurent Pannifou,
00:44:40si le Premier ministre vous disait
00:44:41« Donnez-moi des noms
00:44:42de socialistes qui pourraient me rejoindre,
00:44:43vous verriez qui, vous ? »
00:44:45– Il va les mettre en difficulté
00:44:47s'il y répond.
00:44:47– Vous verriez qui ?
00:44:49– Ce ne serait pas leur rendre service.
00:44:50– Ceux qui vous ont aidé sur le budget,
00:44:52Jérôme Guetsch, Philippe Brun.
00:44:53– Je connais beaucoup
00:44:54de parlementaires socialistes
00:44:57avec qui je partage 99% des idées.
00:44:59– Et qui seraient prêts
00:45:00à rejoindre le gouvernement.
00:45:01– Un meilleur signal.
00:45:02– Et qui seraient prêts
00:45:03à rejoindre le gouvernement.
00:45:04– Vous voulez des noms,
00:45:05mais je n'ai pas de noms à vous donner.
00:45:07– Est-ce qu'ils seraient prêts
00:45:07à rejoindre le gouvernement ?
00:45:09– Non, je n'ai pas d'informations
00:45:10à vous donner.
00:45:11Ce que je crois,
00:45:12c'est que ce gouvernement
00:45:13est composé de personnes,
00:45:16de femmes et d'hommes
00:45:16de sensibilités différentes.
00:45:18Je fais partie des sensibilités de gauche.
00:45:20Il y en a peu dans ce gouvernement.
00:45:21– Pas assez.
00:45:22– Mais j'en suis un.
00:45:24Si le gouvernement réussit
00:45:25le 2 ou le 3 mars
00:45:26à donner un budget à la France…
00:45:27– Ah, février, février.
00:45:28– Février, je me suis encore trompé, pardon.
00:45:30– Pas grave.
00:45:30– Un budget à la France,
00:45:32la composition était la bonne.
00:45:34Rien d'autre à dire.
00:45:35– Clément.
00:45:35– Après, si demain,
00:45:36le Premier ministre veut ouvrir…
00:45:37– Tant mieux, tant mieux.
00:45:38– Sur les municipales,
00:45:39la stratégie du PS,
00:45:40c'est de se présenter unis
00:45:41avec le reste de la gauche
00:45:42dès le premier tour
00:45:43à chaque fois que c'est possible,
00:45:44mais sans LFI.
00:45:45Donc, j'imagine que vous validez
00:45:47cette stratégie
00:45:48après ce que vous avez dit tout à l'heure.
00:45:49Il y a une précision
00:45:50qui a été apportée aujourd'hui
00:45:51par le porte-parole du PS.
00:45:52Au second tour,
00:45:54s'il y a un risque de victoire
00:45:56du RN dans une ville,
00:45:58le PS n'exclut pas
00:45:59un accord avec LFI.
00:46:01Est-ce que vous validez ça ?
00:46:02Est-ce que vous y êtes favorable ?
00:46:04– Écoutez, je vais répondre
00:46:07complètement à plusieurs questions
00:46:09qu'il y a dans votre question.
00:46:10Oui, il est nécessaire
00:46:12que le PS fasse une clarification
00:46:13très nette
00:46:14et j'en suis très heureux
00:46:16parce que je pense que
00:46:17c'est ce qui fait
00:46:17que le PS redevient un parti
00:46:19qui peut discuter
00:46:21de l'avenir,
00:46:23d'une présence au gouvernement
00:46:24dans les mois et les années.
00:46:25– Mais en cas de risque
00:46:26de victoire du RN
00:46:27dans une grande ville
00:46:28au second tour.
00:46:29– Qui était la deuxième partie
00:46:30de votre question.
00:46:31Moi, je ne mets pas le RN
00:46:32et la France insoumise
00:46:33sur le même plan.
00:46:34Je combats le RN,
00:46:36je combats aussi
00:46:37la France insoumise,
00:46:37mais que le PS fasse le choix
00:46:40dans une situation
00:46:42de risque,
00:46:43de présence
00:46:44du RN
00:46:44de se rapprocher
00:46:45alors in fine
00:46:46avec LFI,
00:46:47je le partage.
00:46:49– Alors, il y a
00:46:49une autre question
00:46:50qui va se poser
00:46:51lors de ces municipales.
00:46:52Elle pourrait voir
00:46:52se concrétiser
00:46:53dans certaines grandes villes
00:46:55ce qu'on appelle
00:46:55l'union des droites
00:46:56entre les Républicains
00:46:58et le RN.
00:46:59On a vu aujourd'hui
00:47:00le RN faire du pied,
00:47:01tendre la main
00:47:02à Rachid Adati
00:47:03à Paris.
00:47:04Est-ce que pour vous,
00:47:08s'il y a
00:47:08une union des droites
00:47:09dans une grande ville,
00:47:10ça remettrait en cause
00:47:11la participation
00:47:12de la droite
00:47:12au gouvernement
00:47:13à vos yeux ?
00:47:14– Écoutez,
00:47:15je pense que c'est
00:47:16plus complexe que ça.
00:47:17Je comprends
00:47:17le fond de votre question,
00:47:18mais je vois
00:47:19que les soutiens…
00:47:21La ville de Paris
00:47:22est une ville particulière
00:47:23en France.
00:47:24– Il n'y a pas
00:47:24que Paris.
00:47:25– Oui,
00:47:26mais sur la question
00:47:27de Paris,
00:47:28l'exemple que vous preniez,
00:47:29je vois qu'il y a
00:47:29des soutiens
00:47:30déjà au sein
00:47:31du Bloc central
00:47:31qui sont différents
00:47:33selon que l'on soutienne
00:47:35M. Bournazel
00:47:37ou Mme Dati
00:47:38et pourtant des gens
00:47:39du même groupe,
00:47:40de la même famille politique.
00:47:41Donc,
00:47:42je n'aurai pas
00:47:42de conclusion définitive
00:47:44sur ce qu'il se passerait
00:47:46si tel ou tel candidat
00:47:47dans une ville
00:47:48venait à se rapprocher.
00:47:49– Mais si à Marseille,
00:47:49par exemple,
00:47:50il y avait un rapprochement
00:47:51entre le RN et la droite ?
00:47:52– À Marseille comme à Paris,
00:47:53moi,
00:47:53je ne tirerai pas
00:47:54à titre personnel
00:47:55de conclusion définitive
00:47:56sur la capacité
00:47:57de tout un mouvement politique
00:47:58parce que telle ou telle
00:47:58personnalité
00:47:59se serait rapprochée
00:48:00d'un autre.
00:48:01et que ce soit regrettable.
00:48:03Je ne dis pas le contraire.
00:48:05Tout à fait regrettable.
00:48:06Mais est-ce qu'il faut
00:48:06en tirer des conclusions
00:48:07pour l'ensemble
00:48:08du mouvement politique
00:48:08à l'échelle nationale
00:48:09et éventuellement
00:48:10pour la participation
00:48:11au gouvernement
00:48:12de celui-là ?
00:48:12Je ne le pense pas.
00:48:13– Gaëlle.
00:48:14– Rejetons-nous
00:48:14un peu plus loin
00:48:15vers la présidentielle 2027.
00:48:16Ça se bouscule
00:48:17dans le Bloc central.
00:48:18On a l'impression,
00:48:19on voit les noms,
00:48:21on voit clairement
00:48:22Gabriel Attal
00:48:26et Édouard Philippe,
00:48:27mais on en entend
00:48:28d'autres
00:48:28comme Jean Castex,
00:48:29peut-être même
00:48:30Sébastien Lecornu,
00:48:31Aurore Berger,
00:48:32Yael Brunpivet.
00:48:33Alors,
00:48:34êtes-vous favorable
00:48:35à une primaire ?
00:48:36– Écoutez,
00:48:37je suis interrogé
00:48:38pour toutes les primaires,
00:48:39celle de la gauche,
00:48:40celle du centre.
00:48:41Vous m'interrogez,
00:48:42vous serez agréable
00:48:43de ne pas m'interroger
00:48:44sur celle de droite ?
00:48:45– Non,
00:48:46ce n'est pas mon intention.
00:48:47– On peut être cohérent.
00:48:48– Ce n'est pas mon intention,
00:48:49mais là,
00:48:50c'est encore
00:48:50dans votre spectre.
00:48:52– Il n'y a pas de difficulté,
00:48:54je ne suis pas contre
00:48:55le principe
00:48:56que ce soit à gauche,
00:48:57on l'a évoqué avant
00:48:58ou au centre.
00:49:00– Ce serait plus nouveau,
00:49:01disons, au centre.
00:49:02– Ce serait assez nouveau,
00:49:03mais en fait,
00:49:04j'ai la même réflexion
00:49:05que sur la possibilité
00:49:07d'une candidature de gauche
00:49:09solide au présidentiel,
00:49:11je crois.
00:49:12Ce n'est pas ma famille politique,
00:49:14mais les groupes politiques,
00:49:15les partis politiques
00:49:17que vous évoquez
00:49:17ne sont pas les miens,
00:49:19mais du coup,
00:49:19c'est une remarque
00:49:21d'observateur.
00:49:22mais je pense
00:49:24qu'il gagnerait
00:49:25à faire en sorte
00:49:26qu'il n'y ait effectivement
00:49:26qu'une candidature
00:49:27pour avoir
00:49:28un premier tour fort
00:49:30face au RN
00:49:31que nous le savons tous
00:49:32sera, lui,
00:49:33très fort.
00:49:33Et que pour qu'un second tour
00:49:35puisse se passer
00:49:36dans les meilleures conditions
00:49:37que ce soit
00:49:38pour un candidat de gauche
00:49:39ou pour un candidat du centre,
00:49:41il faudra que les uns
00:49:42et les autres
00:49:42évitent de se disperser.
00:49:45Après,
00:49:45ce que je dis là,
00:49:45c'est un peu une lapalissade.
00:49:47Donc moi,
00:49:47ce que je conseillerais
00:49:48au candidat du Bloc central,
00:49:50s'il m'écoute,
00:49:50ils doivent sûrement
00:49:51tous m'écouter ce soir,
00:49:52ou au candidat de la gauche,
00:49:55c'est de faire en sorte
00:49:56le moment venu,
00:49:57c'est-à-dire
00:49:58avant le premier tour,
00:49:59de s'unir.
00:50:01Après,
00:50:01qu'il y ait de la dispersion,
00:50:03qu'il y ait plutôt
00:50:03de la diversité.
00:50:05Au moment où nous nous parlons,
00:50:06c'est bien normal
00:50:07et c'est même nécessaire
00:50:08parce que ça va enrichir
00:50:09le débat.
00:50:10Qu'ensuite,
00:50:10ces personnes du centre
00:50:11ou ces personnes de gauche
00:50:12se rassemblent assez vite,
00:50:14il ne faudra,
00:50:15c'est vrai,
00:50:15pas trop tarder
00:50:16pour qu'il y ait une candidature
00:50:18qui incarne
00:50:18cette diversité du centre,
00:50:20cette diversité de gauche,
00:50:21de droite,
00:50:22pour le coup,
00:50:23ça m'intéresse moins,
00:50:25c'est nécessaire
00:50:25pour ce qui m'intéresse
00:50:27moi personnellement,
00:50:29c'est faire en sorte
00:50:29que ce ne soit pas
00:50:30le rassemblement
00:50:30qui gagne cette élection
00:50:31présidentielle.
00:50:32Jusquement,
00:50:33ça va de où à où
00:50:33pour vous ?
00:50:34Je veux dire,
00:50:35cette primaire...
00:50:36Est-ce qu'il faut mettre
00:50:36les macronistes dedans
00:50:37dans la primaire de gauche ?
00:50:38Est-ce qu'on met
00:50:39les macronistes
00:50:40dans la primaire de gauche ?
00:50:40Non, non,
00:50:41je pense que...
00:50:41Je veux vous dire...
00:50:42Est-ce qu'on met les électriques
00:50:43dans la primaire de gauche ?
00:50:44Non, ça non,
00:50:44ils ne veulent pas y aller.
00:50:45Je ne pense pas.
00:50:46Je pense qu'il faut avoir
00:50:47des limites claires
00:50:48pour avoir de la clarité
00:50:49vis-à-vis des électeurs.
00:50:50Mais ce que je peux dire,
00:50:51l'expérience de ce budget,
00:50:53d'avoir fait travailler
00:50:53des gens très différents
00:50:55pour essayer
00:50:56de trouver un compromis
00:50:57par-delà
00:50:57les considérations partisanes.
00:50:59Cet exercice
00:50:59était très difficile.
00:51:00Mais il a été révélateur
00:51:01d'une chose importante.
00:51:02Ces gens-là
00:51:03sont très différents.
00:51:04Leurs idées
00:51:04sont très différentes.
00:51:06Et quand j'entends
00:51:06le fameux slogan
00:51:07UMPS,
00:51:08c'est faux.
00:51:09Ça n'existe pas.
00:51:10Je peux vous dire une chose
00:51:11pour avoir été
00:51:12au milieu des débats.
00:51:13C'est que les républicains
00:51:14et les socialistes,
00:51:15c'est très différent.
00:51:16Et c'est encore très différent
00:51:17du bloc central.
00:51:17Donc ces gens-là
00:51:18ont une identité
00:51:20et ces gens-là,
00:51:21tous,
00:51:21dans leur différence,
00:51:22ont quelque chose
00:51:23à proposer pour notre pays.
00:51:24des chemins différents,
00:51:25des grands projets
00:51:26de société pour 2027.
00:51:27Et le but même
00:51:28de ce gouvernement,
00:51:29je crois,
00:51:30c'est de faire en sorte
00:51:30qu'il y a un budget.
00:51:31Pourquoi ?
00:51:31Pour qu'on ait une année
00:51:32de stabilité,
00:51:33une année d'apaisement
00:51:33et pour permettre
00:51:34à toutes ces écuries,
00:51:36ce n'est pas désagréable
00:51:37dans ma bouche,
00:51:37de se préparer
00:51:38et de montrer aux Français
00:51:39qu'il y a des projets
00:51:40de société différents.
00:51:41On les a évoqués.
00:51:42Et non, ils sont différents.
00:51:43Le LR et le PS,
00:51:44ça n'a rien à voir.
00:51:45Et rien à voir
00:51:45avec le bloc central,
00:51:46ils ont tous une légitimité.
00:51:48Et c'est pour 2027,
00:51:49rapidement.
00:51:49Oui, très rapidement,
00:51:51avec 2027
00:51:51et le budget 2027,
00:51:53est-ce que ça ne risque pas
00:51:54d'être encore pire
00:51:55que cette année
00:51:56avec les accointances
00:51:58présidentielles
00:51:58qui vont augmenter ?
00:51:59Très court.
00:52:00Le budget 2027,
00:52:01plus dur,
00:52:03ça va être dur,
00:52:04mais le budget 2027
00:52:05va se réaliser
00:52:06dans des conditions
00:52:06totalement différentes
00:52:07parce que la présidentielle
00:52:08sera devant nous.
00:52:09Donc, il est assez difficile
00:52:11d'imaginer de manière précise
00:52:14le climat
00:52:15dans lequel ça va se réaliser.
00:52:16On verra ça à ce moment-là.
00:52:17Pour l'immédiat,
00:52:18on va accueillir
00:52:19dans un instant,
00:52:20l'invité face à vous
00:52:20pour débattre de la fin de vie.
00:52:21On en a parlé tout à l'heure
00:52:23à propos du calendrier parlementaire.
00:52:25Un enjeu que l'invité connaît bien
00:52:26en tant que médecin cardiologue,
00:52:27spécialiste des soins palliatifs
00:52:28et de la fin de vie.
00:52:29Son portrait est signé
00:52:30Marco Pommier.
00:52:32Face à vous,
00:52:33Laurent Panifousse,
00:52:34une médecin
00:52:35pour qui,
00:52:36dans certaines souffrances extrêmes,
00:52:38attendre n'est plus une option.
00:52:40Quand la personne demande
00:52:41que les proches sont d'accord
00:52:42et que les médecins
00:52:43ne peuvent plus grand-chose,
00:52:44je trouve essentiel
00:52:45qu'ils n'abandonnent pas
00:52:47leurs patients
00:52:47et puissent faire ce geste-là.
00:52:50Médecin cardiologue,
00:52:51fondatrice et ancienne responsable
00:52:53du centre d'éthique
00:52:54de l'hôpital Cochin à Paris.
00:52:56Depuis des années,
00:52:57elle accompagne
00:52:58des patients confrontés
00:52:59à la fin de vie.
00:53:00Dans l'un de ses derniers livres,
00:53:02elle raconte le parcours
00:53:03de cette femme âgée
00:53:04confrontée à la maladie,
00:53:06à la dépendance,
00:53:07à l'attente de la mort.
00:53:08Une réflexion éthique
00:53:10et politique
00:53:11pour nourrir
00:53:12le débat actuel
00:53:13au Parlement.
00:53:14Car il y a cinq jours,
00:53:16les sénateurs ont dit non
00:53:17au droit à l'aide à mourir,
00:53:19pourtant adopté
00:53:20par les députés
00:53:20en mai dernier.
00:53:22Face à cette situation,
00:53:23notre invité s'interroge.
00:53:25Pourquoi un tel décalage
00:53:27entre les citoyens
00:53:28et leurs représentants ?
00:53:29Sondage après sondage,
00:53:31une écrasante majorité
00:53:32de Français
00:53:32se dit favorable
00:53:33à une évolution de la loi.
00:53:35Les médecins aussi.
00:53:3674% soutiennent
00:53:38l'aide active à mourir.
00:53:40Preuve, selon notre invité,
00:53:42que si les soins palliatifs
00:53:43restent indispensables,
00:53:44ils ne suffisent pas toujours
00:53:46à soulager
00:53:46toutes les souffrances.
00:53:48Alors Laurent Panifousse,
00:53:49une loi verra-t-elle le jour
00:53:50avant la présidentielle
00:53:52de 2027 ?
00:53:53Face à vous,
00:53:54Véronique Fournier.
00:53:57Et Véronique Fournier
00:53:58arrive sur ce plateau.
00:53:59Bonsoir.
00:54:00Je vous laisse saluer
00:54:01le ministre.
00:54:02Au passage,
00:54:03avant de vous installer,
00:54:04bonsoir,
00:54:04bienvenue chez nous
00:54:05sur LCP,
00:54:06lundi,
00:54:06c'est politique.
00:54:07Votre place est ici.
00:54:08Vous avez tout loisir
00:54:10de parler pendant quelques minutes.
00:54:12Ça va aller très vite,
00:54:13comme toujours,
00:54:13vous avez bien vu
00:54:13comme ça va vite.
00:54:14Avec Laurent Panifousse,
00:54:15vous voulez commencer par quoi ?
00:54:18Je suis censée répondre
00:54:20à vos interrogations,
00:54:21mais c'est vrai que je pense
00:54:22que c'est peut-être important,
00:54:23monsieur le ministre,
00:54:24de rappeler la distinction
00:54:25entre les soins palliatifs
00:54:27d'une part
00:54:28et l'aide à mourir
00:54:29d'autre part.
00:54:30Mais avant de rentrer là-dessus,
00:54:32nous attendons,
00:54:33vous écoutez très attentivement
00:54:36et je suis extrêmement contente
00:54:38que vous disiez
00:54:38que vous allez tout faire
00:54:39au gouvernement
00:54:40pour que cette loi
00:54:41soit adoptée avant l'été.
00:54:42C'est vraiment pour nous crucial
00:54:43parce que si ça ne l'est pas,
00:54:45on sait que ça sera très compliqué
00:54:47de l'avoir avant les présidentielles.
00:54:50Voilà.
00:54:50Donc,
00:54:50c'est quelque chose
00:54:51qui nous importe énormément
00:54:52et malgré votre optimisme,
00:54:54nous nous disons
00:54:54que peut-être
00:54:55la deuxième lecture au Sénat
00:54:57tardera un peu,
00:54:58même si aujourd'hui
00:55:00l'Assemblée nationale
00:55:01a mis ça
00:55:02à son programme très vite.
00:55:03Oui.
00:55:04Écoutez,
00:55:04nous partageons
00:55:06cette ambition.
00:55:08C'est un texte
00:55:08qui me tient particulièrement
00:55:09à cœur
00:55:10pour mille raisons.
00:55:12Et oui,
00:55:13mon engagement
00:55:13au sein du gouvernement
00:55:14est peut-être
00:55:16principalement dû
00:55:17à cela,
00:55:19c'est-à-dire
00:55:19faire en sorte
00:55:20que nous allions
00:55:20au bout de ce texte
00:55:21et que le Parlement
00:55:22puisse se prononcer
00:55:23des définissements.
00:55:24Ma conviction,
00:55:24c'est qu'il faut
00:55:25que cette nouvelle liberté
00:55:27soit réalité
00:55:27rapidement.
00:55:29Ensuite,
00:55:29j'ai partagé
00:55:32avec le Premier ministre
00:55:33cette ambition-là,
00:55:34cette volonté
00:55:34et je sais
00:55:35qu'il est en soutien
00:55:36sur cela
00:55:37et qu'il m'a permis
00:55:38de faire en sorte
00:55:39que nous puissions planifier
00:55:40malgré les difficultés
00:55:42budgétaires
00:55:42et ce budget
00:55:44qui écrase
00:55:44tous les textes
00:55:45les uns après les autres
00:55:45qu'on a évoqués,
00:55:46faire en sorte
00:55:47qu'il soit toujours au Sénat
00:55:48et que le 16 février,
00:55:49demain,
00:55:50il arrive à l'Assemblée nationale
00:55:51et que ces deux textes,
00:55:52il y en a deux,
00:55:53ils sont très différents,
00:55:53je suis d'accord avec vous,
00:55:54il parle de choses différentes
00:55:55même s'il y a une logique
00:55:56à les travaux anciens
00:55:58puissent être étudiées
00:55:59pour une deuxième lecture
00:55:59à l'Assemblée nationale.
00:56:01Ensuite,
00:56:01il repartira au Sénat,
00:56:02on a vu clairement
00:56:04ce qui s'est passé au Sénat,
00:56:05les sénateurs
00:56:05ont fait ce choix,
00:56:06il faut le respecter.
00:56:07Moi, ma position de ministre,
00:56:08elle est claire,
00:56:09je respecte
00:56:10et je l'étais
00:56:10comme rapporteur du texte
00:56:11à l'Assemblée nationale,
00:56:12je respectais
00:56:13toutes les sensibilités,
00:56:14même les gens
00:56:14qui étaient farouchement
00:56:15opposés à l'idée
00:56:16que l'aide à mourir
00:56:17soit demain possible.
00:56:19Les sénateurs
00:56:19ont fait le choix,
00:56:20je le respecte,
00:56:21le texte revient
00:56:21à l'Assemblée nationale
00:56:22mais je suis confiant
00:56:23sur le fait
00:56:23que la navette
00:56:24va se réaliser
00:56:25et qu'à la fin,
00:56:26ce texte sera voté.
00:56:28Comment se fait-il
00:56:29que quelques parlementaires
00:56:30arrêtent tout
00:56:32et fassent en sorte
00:56:34que quatre ans
00:56:35de préparation,
00:56:36que toutes les institutions
00:56:37de l'État
00:56:37et que les citoyens
00:56:39qui ont été sollicités
00:56:40aussi dans la Convention citoyenne
00:56:41et qui se sont prononcés,
00:56:43comment se fait-il
00:56:44qu'ils ne respectent pas
00:56:45un minimum
00:56:46la démocratie,
00:56:48enfin la démocratie,
00:56:49l'idée que nous avons
00:56:50de la façon dont on prépare
00:56:52un projet de loi
00:56:52et dont il devrait être adopté ?
00:56:54Est-ce que ce n'est pas
00:56:54une position purement idéologique ?
00:56:56Écoutez,
00:56:57ce qu'on peut constater
00:56:58c'est qu'il y a
00:56:58des positions différentes
00:56:59entre le Sénat
00:57:00et l'Assemblée nationale,
00:57:00c'était assez prévisible.
00:57:02Mais idéologique,
00:57:03dit Véronique Niffouz.
00:57:04Je crois...
00:57:04Véronique Niffouz,
00:57:05excusez-moi,
00:57:05Véronique Niffouz,
00:57:06pardon.
00:57:06Mais sur le travail
00:57:08de la Convention citoyenne
00:57:09et les travaux préparatoires
00:57:10que j'ai pu mener
00:57:11avec Olivier Falorni notamment
00:57:13ont permis d'écouter
00:57:14attentivement les travaux
00:57:15et forcément
00:57:16on ne peut pas entamer
00:57:17des discussions sur texte
00:57:18sans avoir regardé
00:57:19attentivement cela
00:57:19et bien d'autres consultations.
00:57:21Mais ma conviction,
00:57:23c'est que ce texte
00:57:24qui émergera des travaux
00:57:25en tout cas de l'Assemblée
00:57:27puisqu'on a vu
00:57:27que le Sénat a rejeté le texte
00:57:28ressemblera beaucoup
00:57:30à ce que les citoyens
00:57:31nous ont dit
00:57:31dans le cadre de cette Convention
00:57:32et je suis intimement convaincu
00:57:34que vous serez,
00:57:36je crois,
00:57:37satisfaits du vote final
00:57:39sur ce texte.
00:57:39Nous avons vraiment
00:57:40l'impression
00:57:41que ces parlementaires
00:57:43ne comprennent pas
00:57:44la réalité du terrain.
00:57:45ils ne comprennent pas
00:57:47ce que vivent
00:57:48les personnes
00:57:48qui aujourd'hui
00:57:49demandent ce texte.
00:57:51J'ai encore rencontré
00:57:52il y a quelques jours
00:57:52une femme de 85 ans
00:57:54qui est au bout
00:57:55d'un cancer
00:57:55au stade terminal
00:57:56auquel les médecins
00:57:57ont dit
00:57:58nous ne pouvons plus
00:57:59rien faire pour vous.
00:58:00Elle a demandé
00:58:00combien de temps
00:58:01ça va durer.
00:58:02Ils lui ont dit
00:58:03nous ne savons pas du tout
00:58:04combien de temps
00:58:05ça va durer.
00:58:05Ça peut être 15 jours,
00:58:07ça peut être 6 mois,
00:58:08ça peut être
00:58:09peut-être un peu plus.
00:58:10Et cette femme dit
00:58:11je n'ai plus de vie.
00:58:12La vie que je mène
00:58:13n'est plus ma vie.
00:58:14je ne peux plus lire,
00:58:15je ne peux plus sortir
00:58:16toute seule de mon lit,
00:58:17je ne peux plus
00:58:17me sustenter toute seule.
00:58:19Cette vie n'a plus
00:58:20de sens pour moi
00:58:21et la seule chose
00:58:22qui aurait du sens
00:58:23pour moi
00:58:23c'est de décider
00:58:24de la date de ma mort.
00:58:26On peut être contre
00:58:27cela à titre personnel
00:58:28Mais pourquoi impose-t-on
00:58:30sa conviction
00:58:31à autrui
00:58:32dans une société
00:58:33qui est aussi
00:58:34multiple,
00:58:35aussi diversifiée,
00:58:37aussi multiculturelle ?
00:58:38De quel droit
00:58:39on impose ça ?
00:58:41Je partage
00:58:42votre position.
00:58:42C'est-à-dire que
00:58:43je pense qu'il existe
00:58:44des souffrances,
00:58:45vous êtes médecin,
00:58:46vous savez ça,
00:58:47mais il existe des souffrances
00:58:48qu'on ne sait apaiser.
00:58:50Elles existent.
00:58:51Certains remettent cela
00:58:51en cause.
00:58:52Moi, toutes les auditions
00:58:53que j'ai pu faire
00:58:53avec les spécialistes
00:58:54ont quand même
00:58:56confirmé cela.
00:58:56Il existe des souffrances
00:58:57qu'on ne sait pas apaiser.
00:58:59Et pourquoi empêcher
00:58:59à quelqu'un le droit,
00:59:01cette liberté de dire
00:59:01je demande,
00:59:03moi,
00:59:03pour moi,
00:59:04en pleine conscience,
00:59:05c'est le sujet du texte,
00:59:07que ceci s'arrête ?
00:59:08Oui, c'est-à-dire
00:59:08que ça ne s'impose pas
00:59:09à tout le monde.
00:59:09Mais non, c'est un choix.
00:59:10Et donc, de respecter,
00:59:11comme madame dit,
00:59:12de respecter la position
00:59:13de la personne
00:59:13qui en pleine conscience
00:59:15dit je souhaite
00:59:15que ça s'arrête,
00:59:16je sais que ma maladie
00:59:17est grave,
00:59:18elle est incurable,
00:59:19que je vais bientôt
00:59:20quitter ce monde
00:59:20mais que je souffre terriblement
00:59:21et je demande le droit,
00:59:23je demande la liberté
00:59:24qu'on mette un terme
00:59:25à mes souffrances.
00:59:26Et je soutiens totalement
00:59:27cette idée-là.
00:59:27Et d'ailleurs,
00:59:28on fait beaucoup de débats
00:59:29sur ce texte,
00:59:29on peut résumer ce débat
00:59:31à cela.
00:59:31Est-ce qu'on a le droit
00:59:32ou pas de choisir
00:59:33le moment où on met
00:59:36un terme à ses jours
00:59:37parce qu'on sait pertinemment
00:59:38qu'il n'y a plus
00:59:39de solution médicale
00:59:40pour nous accompagner,
00:59:41pire que ça,
00:59:42il n'y a plus de solution
00:59:43pour nous soulager
00:59:43de nos souffrances.
00:59:44Les soins palliatifs,
00:59:45soi-disant.
00:59:46Oui, alors les soins palliatifs,
00:59:47cette dame
00:59:47dont je vous parlais à l'instant,
00:59:49elle dit oui, bien sûr,
00:59:50ils m'ont proposé
00:59:50plein de choses.
00:59:51Mais quand ils m'apaisent
00:59:52mes souffrances,
00:59:53je suis un zombie.
00:59:55Et donc,
00:59:55je ne peux plus discuter
00:59:57avec personne
00:59:58et je ne peux plus savoir
00:59:59comment je vais passer
01:00:00ma journée.
01:00:01Et c'est ça qu'elle dit.
01:00:02Et elle dit,
01:00:02je ne veux pas ça.
01:00:04Je veux être accompagnée
01:00:05par mes enfants,
01:00:06je veux pouvoir jusqu'au bout
01:00:07être lucide
01:00:09et en interaction avec eux.
01:00:11Donner du sens
01:00:11aux quelques heures,
01:00:12aux quelques jours
01:00:13qui nous restent à vivre.
01:00:13Ce sont pas toujours
01:00:13la réponse, c'est ça ?
01:00:15C'est la plupart du temps
01:00:16la réponse,
01:00:16mais pas toujours.
01:00:17Et d'accepter
01:00:18de regarder l'exception,
01:00:19d'accepter
01:00:20de regarder la souffrance
01:00:21dans les yeux,
01:00:22c'est ça qui est peut-être
01:00:22difficile aussi
01:00:23chez les parlementaires,
01:00:24de regarder cette souffrance
01:00:25qui existe.
01:00:26Mais ils n'ont pas des proches,
01:00:27les parlementaires ?
01:00:28Tout le monde a des proches
01:00:29aujourd'hui.
01:00:29Il y a une réalité
01:00:30que je partage avec vous,
01:00:30il y a un décalage
01:00:31entre l'opinion publique,
01:00:32la consultation citoyenne
01:00:33qui a été faite,
01:00:35elle est très éclairante,
01:00:36et la représentation nationale.
01:00:38Donc c'est idéologique,
01:00:39disait Véronique Fournier.
01:00:39C'est idéologique.
01:00:40Écoutez, oui,
01:00:41en tout cas,
01:00:42pour le coup,
01:00:43le Parlement
01:00:43n'est pas représentatif
01:00:45sur ce sujet
01:00:49ma confiance,
01:00:50vous disiez
01:00:50que j'étais plutôt optimiste.
01:00:51Un, je suis là
01:00:52pour planifier.
01:00:53C'est mon rôle.
01:00:53Je propose au Premier ministre
01:00:54l'étrange.
01:00:55Mais enfin, croyez-moi
01:00:55que la planification
01:00:56du texte fin de vie,
01:00:57j'en suis, entre guillemets,
01:00:59le gardien de l'ombre.
01:01:00La planification.
01:01:01Mais je ne suis pas au fond,
01:01:02je ne suis plus rapporteur du texte,
01:01:03je ne suis plus député.
01:01:04Mais ma conviction
01:01:05en tant qu'observateur aujourd'hui,
01:01:07c'est qu'à l'Assemblée nationale,
01:01:08pas au Sénat,
01:01:08je viens de constater le rejet,
01:01:10à l'Assemblée nationale,
01:01:11il y a une majorité
01:01:12pour faire en sorte
01:01:12que cette liberté existe.
01:01:13Il était important en tout cas
01:01:14que Véronique Fournier
01:01:15vous interpelle
01:01:15et parle de ce qui est
01:01:17le quotidien des Français
01:01:18et des Françaises.
01:01:18Nous comptons sur vous,
01:01:20nous comptons sur le gouvernement
01:01:21pour que vraiment
01:01:21ça aille jusqu'au bout.
01:01:22C'est le mot de la fin.
01:01:23Merci.
01:01:23Je rappelle le titre
01:01:24de votre livre
01:01:25Cette vieille dame
01:01:26et la mort.
01:01:27Merci Laurent Panifouz
01:01:28d'être venu sur le plateau
01:01:29de LCP,
01:01:29lundi c'est politique
01:01:30qui revient évidemment
01:01:31lundi prochain
01:01:32avec un autre
01:01:32ou une autre invitée.
01:01:34Bonne soirée, merci
01:01:34et à lundi prochain.
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