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  • il y a 2 mois
24/01/2026 ici Bourgogne

Catégorie

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Sport
Transcription
00:00Applaudissements
00:00Voilà que d'émotions, de souvenirs et quelle histoire celle de la JOCR 120 ans marquée de très haut et on a envie évidemment d'en connaître un peu plus encore avec ceux qui ont écrit la légende de ce club Nathalie.
00:22Et oui, et on espère vos applaudissements pour les accueillir sur scène. Ils vont nous rejoindre. Jibril Sissé, Lionel Charbonnier, Jean-Marc Ferreri, Lucien Denis et Guirou, bien sûr, avec nous sur scène pour continuer à écrire cette histoire.
00:43Merci.
00:43Bonsoir à tous.
00:48Première table ronde, cette première mi-temps. Bonsoir à tous. On a envie de commencer évidemment par vous. Guirou, quel parcours incroyable. Est-ce que quand vous arrivez à la JOCR, vous imaginez en faire ce club si respecté avec cette histoire incroyable ?
01:02Oui, j'avais été bercé un petit peu par l'équipe de division d'honneur quand j'étais gamin. Le notaire du village qui était à 10 kilomètres avait une voiture et nous amenait au match.
01:14C'est comme ça que j'ai connu la JOCR qui sortait de la guerre et qui avait participé à la guerre. Plusieurs joueurs n'ont pas atteint 1945. Ils étaient dans le maquis.
01:29Et il y avait un autre club. Il y avait un autre club à Auxerre qui s'appelle le Stade Auxerrois qui a été créé pendant la guerre sous l'impulsion du gouvernement qui voulait un seul club dans la ville.
01:42Et on a pu, l'AGA a pu rester contre les lois un petit peu avec sa ferveur. Et après, j'ai pris ça en cours de route.
01:51C'est vrai qu'on a tous vu tous vos souvenirs, tout ce que vous avez partagé durant ce film. L'actualité de ce 17 décembre, Jean-Marc Ferreri, c'est que vous avez donné votre nom au terrain du centre de formation.
02:05C'était une sacrée surprise pour vous. Aujourd'hui, vous n'y attendez pas du tout ?
02:08C'est une surprise magnifique. En plus, c'est bientôt mon anniversaire. Quel merveilleux cadeau d'anniversaire que m'ont fait les dirigeants de la GILA.
02:16Je remercie encore le président Baptiste Malherbe de ce moment merveilleux. Quand tu donnes ton nom à un stade, ça veut dire quelque chose.
02:23C'est mon premier en plus. Et puis ici, tout a démarré ici pour moi, toute ma carrière. Avant d'aller à Bordeaux ou à l'Olympique de Marseille, j'ai vécu mes grandes heures de l'équipe de France.
02:34J'étais à l'AGA, donc je dois tout à ce club. Et je suis évidemment profondément attaché aux valeurs du club et à ce club de l'AGA.
02:41Si on ne reste que quelques saisons ici, c'est une grande famille, l'AGA ?
02:46Oui, c'est un club qui marque. Il se passe des choses, il se passe des énergies, des moments, des rencontres. Et ça marque.
02:56Moi, mon jubilé, c'était une obligation que je le fasse ici. On m'a parlé de, oui, mais tu es d'Arles, tu es marseillais, oui, mais je suis aussi au cerveau de cœur.
03:08Donc c'était une obligation pour moi de le faire à Auxerre avec le coach, avec mes anciens coéquipiers, avec les gens aussi qui m'ont aidé à grandir.
03:18Donc, oui, même si j'ai fait que je suis arrivé en 96, jusqu'à 2004, en pro 2002, trois saisons peut-être. Mais ça marque comme si je suis resté toute ma vie ici.
03:31Justement, c'est vous qui avez lancé finalement les célébrations de ces 120 ans avec ce jubilé. Qu'est-ce qui vous reste comme image de cette soirée ?
03:39Beaucoup de choses, beaucoup de choses. Beaucoup de gens m'en parlent parce que ça a été vu quand même beaucoup de fois à la télé.
03:47Donc je suis fier d'avoir fait un peu découvrir aussi Auxerre à des gens qui ne connaissaient pas, qui ont vu la beauté et la ferveur qu'il y avait dans ce stade,
03:56même si c'était pour des joueurs du passé. Et ça montre aussi le respect et l'importance que les gens ont pour ce que les gens ont fait dans ce club.
04:11Alors, si l'histoire a été belle, c'est aussi un peu grâce à vous, Lucien Denis, ce but de la montée, il a changé beaucoup de choses quand même.
04:17Oui, oui, c'est comme je dis souvent, c'est le but d'une vie, le but d'une carrière. J'ai eu le privilège effectivement de porter ce maillot,
04:24de réaliser la première finale de coupe puis la montée. Et puis j'ai suivi après toute génération, Lionel Charbonnier, champion du monde,
04:31est-il besoin de le rappeler ? Et puis j'ai eu le privilège de jouer avec de grands joueurs comme André Zarmac par exemple.
04:37Mais j'aurais aussi adoré jouer avec Djibril Sissé. Franchement, j'ai beaucoup de reconnaissance pour eux de Lionel d'avoir arrêté les buts adverses
04:45et Djibril d'avoir fait gagner de nombreux matchs. Voilà, c'est la continuité d'une histoire fabuleuse
04:49qui nous a amené jusqu'à cette gomme heureuse sur les 120 ans. Moi, je suis très fier d'avoir porté ce maillot
04:55et d'avoir contribué quelque part à ce que ce club devienne ce qu'il est devenu. C'est une aventure incroyable.
05:01J'ai vu arriver Jean-Marc Ferré, avec qui j'ai joué d'ailleurs. Il était très énervant à l'époque parce qu'il gardait toujours le ballon.
05:07Ce sont vraiment des souvenirs fabuleux de tous ces garçons qui sont devenus des amis.
05:15Avec le respect que j'ai pour eux et qu'eux ont pour nous.
05:17Je pense que c'est le moment d'honorer Serge Messonnes, qui a marqué l'autre but de ce fameux match contre Cannes.
05:25Je pense que l'abbé Deschamps a dû voir si le ballon était rentré, s'il n'y avait pas de VAR.
05:30Il a touché la barre, le poteau, il est entré. L'arbitre a estimé que c'était un but et on est monté grâce à ça.
05:38Car l'équipe de deuxième division était très contestée par Cannes, notamment.
05:46Je pense que l'année suivante, on ne pouvait plus monter parce qu'on avait des joueurs un peu en fin de carrière.
05:52Et là, c'était une opportunité à prendre.
05:54C'était un club qui était en avance sur son temps. Lionel Charbonnier ?
05:57Oui, bien évidemment. Je me rappelle, quand je dois signer à Auxerre, j'ai trois clubs.
06:06J'ai le PSG, j'ai Monaco et j'ai la JIA.
06:09Et mon père me dit, écoute, il y a un petit club qui travaille bien, qui travaille sur la formation.
06:15Si toi, tu travailles bien, que tu ne fais pas trop le con, tu auras ta chance.
06:19Le coach te donnera un jour ta chance.
06:20C'est là où la JIA était déjà en avance parce qu'il y avait déjà cette formation.
06:24Il y avait aussi l'Aïs Monaco et le FC Nantes, mais eux, ils ne voulaient pas de moi, je n'étais pas assez bon.
06:28Donc, je me suis retrouvé à la JIA et je voudrais rebondir sur ce que disait Lulu.
06:35C'est aussi parce que, si on est venu là, c'était parce que c'était un club famille.
06:40On laissait, quand on le dit, on laisse le papa, on laisse la maman.
06:43On a 14 ans, 15 ans, 16 ans, 17 ans, grand maximum.
06:46Et on se retrouve dans un autre club famille.
06:50Et Lulu a beaucoup de respect pour nous.
06:52Comme nous, on avait, comme dans la famille, quand on est à table,
06:56on avait tous, en fin de compte, envie de jouer avec notre prédécesseur.
07:01Comme on a envie de jouer aujourd'hui avec les jeunes qui sont là.
07:05Et c'est ça aussi, la transmission.
07:07On entend beaucoup le club famille.
07:09Mais moi, j'aurais voulu jouer avec Zarmac.
07:11C'est un regret.
07:12J'aurais voulu jouer avec Féphé.
07:14J'aurais voulu jouer avec Djibril.
07:16Et quand vous êtes en famille, en fin de compte, vous avez le petit qui voudrait faire,
07:20ou la petite qui voudrait faire comme le papa, comme le grand-père, comme tout ça.
07:24Et quand j'ai signé à la JIA, j'avais...
07:26Mon seul regret, c'est d'avoir joué avec Gérard Lantier, qui me mettait des patates terribles.
07:30Et donc, j'avais du mal à arrêter les buts.
07:33Mais oui, on avait envie de faire comme eux.
07:35On avait envie de cette tradition.
07:39Et quelque part, on a un regret de ne pas avoir joué avec Zarmac, avec les plus grands, avec Lulu, avec tout ça.
07:44Mais on a le regret.
07:45Et Djibril et tout.
07:47Mais on est fiers d'eux, à chaque fois.
07:49Justement, Djibril, vous le dites dans le reportage, dans le film.
07:52Vous n'êtes pas les joueurs d'avant.
07:55Les joueurs de maintenant ne vous ressemblent pas.
07:57Mais pourtant, est-ce que pour autant, vous vous retrouvez dans cette nouvelle génération ?
08:01Oui, ils ont quand même cette envie de bien faire, de progresser, de gagner des matchs.
08:07On a cette ferveur-là en commun, même si c'est un autre monde.
08:14C'est une autre façon, comme j'ai dit, de voir, de consommer le football, de s'entraîner.
08:19Il y a des nouvelles technologies aujourd'hui qui font qu'on est un peu largué de temps en temps.
08:26Mais il faut faire avec.
08:29Et c'est aussi à nous de faire qu'il y ait un certain équilibre,
08:34que la technologie ne prenne pas trop de place et que l'humain reste aussi présent dans le club.
08:41Jean-Marc, vous n'êtes pas dit en arrivant ici, mais où c'est que je suis arrivé ?
08:45Je débarque où, là, en fait ?
08:47Quand je suis arrivé au CER, moi, c'est un parcours un peu atibé,
08:50parce que je les ai tous vus arriver.
08:52Comme je suis arrivé à 13 ans et demi,
08:53Guy a un peu bluffé mes parents.
08:56Je ne sais pas comment encore il a fait, 50 ans après.
09:01Je devais partir à Saint-Etienne-aux-Lyon,
09:02parce que j'étais dans un petit village à côté d'Orwan.
09:05Et puis, il est venu me voir jouer.
09:07Il a un peu bluffé ma famille en disant qu'il faut me le donner.
09:11On s'est arrêté en 2e division.
09:12Donc, c'est un parcours incroyable,
09:14parce que j'ai vécu les grandes années de la GIA,
09:16en même temps que ma progression personnelle,
09:18et avec, évidemment, l'arrivée en équipe de France très jeune.
09:21Et donc, je dois tout à la GIA.
09:24Mais c'est vrai que le pari était osé.
09:26J'avais 14 ans.
09:27Je suis parti très loin de ma famille.
09:28Et puis, quand on dit qu'on sert d'une 2e famille,
09:30j'en suis le plus grand exemple,
09:33puisque chez le coach, avec son fils,
09:37on était comme deux frères.
09:38Il m'a vraiment pris comme un 2e fils.
09:41Il m'a beaucoup fait progresser.
09:43Il m'a inculqué des valeurs de respect, de travail,
09:47qui sont propres à la GIA.
09:48Et puis, après, on a été à la fois la progression de la GIA et la mienne.
09:56Eh bien, on a grandi ensemble.
09:59Et évidemment, ça reste gravé à jamais dans mon esprit,
10:03puisque quand je suis en équipe de France,
10:04champion d'Europe 84,
10:05avec la bande à platini ou la coupe du monde 86,
10:08je suis encore à la GIA.
10:10Même si, après, je voulais un peu partir.
10:12J'avais des clubs étrangers qui me voulaient,
10:13mais le coach ne voulait absolument pas me laisser partir
10:16pendant de nombreuses années.
10:19Lionel Charbonnier, vous vouliez compléter ?
10:21Quand on parle de famille,
10:22juste que les gens ne croient pas que c'est une famille dans un vestiaire.
10:27On connaît tout le monde.
10:29C'était une grande famille, mais par les bénévoles.
10:31On connaissait les bénévoles.
10:32On connaissait chaque supporter.
10:34On les connaît encore aujourd'hui.
10:35Maintenant, on connaît leur petit-fils, leur petite-fille.
10:38C'est ça, la famille.
10:39C'est-à-dire qu'il y a très peu de clubs comme ça.
10:41J'ai la chance de voyager dans les plus grands clubs mondiaux.
10:44Il n'y en a qu'un qui est comme ça.
10:46C'est la JIA.
10:47Et aujourd'hui, il y a trois jours, dimanche,
10:50j'étais dans les clubs, je regardais.
10:54Et qu'est-ce que les gens étaient beaux.
10:55Qu'est-ce qu'avec leurs petits, avec eux.
10:57Il y a peu de personnes qui peuvent emmener les petits.
10:59Il y avait des enfants.
11:00Je me souviens d'une petite-fille, elle avait 6 ans, 5 ans, 6 ans.
11:04Elle était là.
11:05Ça, c'est la famille.
11:05C'est ça, c'est aussi ça.
11:07Ce n'est pas seulement la famille du vestiaire.
11:09On vous connaît tous.
11:10Vous nous connaissez tous.
11:12Des fois, on s'engueulait.
11:13Des fois, vous nous avez engueulé.
11:14Mais comme à table, comme à la famille,
11:17on se dit les choses.
11:17Et puis, on se revoit.
11:19Et quelques années plus tard, personne n'a changé.
11:22Alors Guy, vous en avez attiré, de sacrés joueurs ici.
11:24Comment vous avez fait pour attirer ces jeunes ici, à Auxerre ?
11:28Je pense que, d'abord, on y consacrait beaucoup de temps.
11:33Et puis, j'étais très bien aidé.
11:35Il se trouvait qu'il y avait des habitants à Auxerre.
11:38Il y avait deux joueurs de division d'honneur,
11:41Jean-Pierre Dubord et Jean-Claude Mouchot,
11:43qui étaient d'Auxerre ou de la campagne à côté,
11:48qui sont devenus rapidement aussi fous que moi,
11:52qui ont considéré qu'une semaine, c'était 7 jours,
11:55qu'une année, c'était 365 ou 366 de temps en temps,
12:01et qui les ont consacrés totalement au dévouement
12:04pour aller voir les matchs, pour aller voir les parents,
12:09pour me renseigner.
12:10Je peux vous donner un exemple, c'est Éric Cantona.
12:14Nous jouions à Bordeaux.
12:16Nous sommes revenus à 1h du matin avec Gérard Bourgoin en avion.
12:22À 6h, ou même un petit peu avant, je suis parti avec une voiture
12:26qui dépassait de beaucoup ce qui était autorisé,
12:30mais il n'y avait pas encore...
12:31Les policiers dormaient encore à cette heure-là.
12:34Et je suis arrivé à Marseille à 11h30
12:37pour la fin d'un match au Cayolle,
12:41qui est un club de Marseille,
12:43où jouait Éric Cantona.
12:45Mais c'est Jean-Pierre Dubord qui avait pris des congés
12:47pour pouvoir aller le voir dans un stage,
12:50qui m'avait dit qu'il était exceptionnel.
12:52Et là, tout de suite, je l'ai rencontré,
12:55j'ai rencontré ses dirigeants.
12:57J'avais chargé dans ma voiture
12:59quelques dizaines de ballons
13:01et un jeu de maillot aux couleurs de Cayolle
13:04pour me faire connaître.
13:06Et tout d'un coup...
13:07Alors, il y avait tous les clubs d'Europe
13:09qui l'avaient vus dans le stage,
13:11qu'il était le meilleur.
13:12Bon, on a fait...
13:14Ensuite, il est venu en stage à Hausser.
13:18Et j'ai lu dans un livre
13:20qui lui a été consacré
13:22depuis, dans sa carrière.
13:25Pourquoi as-tu été à Hausser
13:26alors que tu devais aller à Nice ?
13:29C'était conclu et tout.
13:31Eh bien, quand j'étais à Nice,
13:34quand j'ai dit au revoir,
13:35j'ai dit est-ce que je pourrais avoir un maillot ?
13:37On m'a dit la boutique,
13:38c'est la deuxième maison à gauche.
13:41À Hausser, quand j'ai fini ma semaine,
13:44j'ai demandé un maillot
13:45et derrière l'entraîneur,
13:47il y avait un sac avec un maillot,
13:49un survêtement, des chaussettes
13:50et la date de la reprise
13:53pour qu'il vienne.
13:55Voilà.
13:56Ça, multiplié par un certain nombre.
13:58Ces histoires, on ne s'en lasse pas,
14:00Lucien Denis, finalement.
14:01Moi, je suis ce club depuis 40 ans maintenant
14:03et c'est vrai qu'elle a besoin
14:04de garder son ADN,
14:06à savoir la convivialité,
14:07le travail,
14:08le respect de l'institution,
14:09du maillot.
14:10Moi, j'ai eu très peur par moments,
14:11je l'avoue franchement.
14:12Je me souviens d'un match
14:13contre New York
14:15un samedi soir
14:16où il y avait 2400 spectateurs
14:19dans le stade.
14:20Je suis remonté chez moi
14:20avec la larme aux yeux
14:21pensant que le club allait disparaître.
14:22Alors, de le voir renaître aujourd'hui
14:24avec des gens qui se sont établés
14:26pour pouvoir le faire pérenniser,
14:28je pense à Baptiste Bannerbe notamment
14:29et puis bien d'autres encore,
14:31mais il y a effectivement
14:32dans ce club
14:34le besoin d'avoir une identité.
14:35Moi, j'ai vu beaucoup d'entraîneurs
14:37et de présidents passés
14:37qui m'ont fait vraiment toujours très peur
14:39parce que j'avais peur
14:40que le club finisse par disparaître.
14:42Et le recrutement
14:43de ces dernières années,
14:44c'est Christophe Pellissier
14:45qui a l'ADN du club.
14:47Je dis sauvoir rigolant,
14:48que c'est le guérou des temps modernes,
14:49mais oui, je souhaite
14:50qu'on le laisse travailler,
14:51qu'on puisse se sauver
14:52et assurer la pérennité du club
14:53durant de nombreuses années encore.
14:55Mais oui, c'est une fabuleuse aventure
14:57et je n'ai rien oublié
14:58et je continue de suivre ça
15:00avec beaucoup d'attention.
15:01Oui, et avec beaucoup d'émotions,
15:03notamment cette montée,
15:06ce titre également 2024,
15:08ça a été de fortes émotions.
15:09J'ai eu la chance, moi,
15:10de participer au premier titre
15:11de champion de France,
15:13de l'I2,
15:13en 80,
15:14quand nous sommes montés,
15:15mais c'est vrai que cette aventure
15:17avec cet engouement populaire
15:19que je n'avais jamais vu en 40 ans
15:20et qui n'essaie de se pérenniser
15:23pour l'instant,
15:23donc il faut que ça continue.
15:25Il faut qu'on continue
15:25de supporter cette équipe,
15:27son entraîneur, son staff,
15:28pour que ça puisse encore durer.
15:30Je sais que Djibril fait tout ce qu'il peut
15:31pour faire manquer les attaquants.
15:32Il y est parvenu,
15:33on en a marqué trois dimanches.
15:34Donc voilà,
15:35ça commence à porter ses fruits.
15:36J'espère que ça va durer.
15:37Moi, je souhaite vraiment
15:38que, encore une fois,
15:40je finisse mes jours à Auxerre
15:41où je finirai peut-être
15:42par m'en aller,
15:43mais voir ce club,
15:44encore une fois,
15:45avant que je puisse m'en aller
15:46définitivement,
15:47continuer sa route
15:48avec tous les trophées
15:50qui sont peut-être encore
15:51à sa portée.
15:52Justement Djibril,
15:52c'était important
15:53de revenir ici,
15:55d'apporter un petit peu
15:57ce que vous avez reçu ici.
15:59Moi, de base,
16:00ce n'était pas prévu
16:01que je revienne.
16:04Je me rappelle très bien
16:04de la scène.
16:05J'étais au spectacle
16:06de fin d'année de mon fils
16:07quand le coach m'appelle
16:10et me dit
16:11qu'on a un match
16:12très important.
16:13C'était le dernier match
16:14de la saison.
16:14Il fallait un résultat positif
16:17pour qu'on se sauve
16:18et il me demande
16:19de venir voir les joueurs
16:21et de parler de mon histoire
16:24avec l'AGA
16:25et que ça pourrait peut-être
16:27cléer un déclic.
16:29Donc, le rendez-vous
16:29avec les joueurs
16:30se passe très, très bien.
16:31Le contact passe.
16:34Avec le coach aussi,
16:34ça se passe très bien.
16:36Malheureusement,
16:37on fait un résultat
16:39qui ne nous convient pas
16:40et on descend.
16:42Et quelques mois plus tard,
16:43le coach me rappelle
16:44pour me demander
16:47si je pouvais venir
16:47de temps en temps
16:48passer du temps
16:49avec les joueurs
16:50et avec les attaquants.
16:51Et depuis maintenant,
16:52ça fait trois ans
16:53et je me sens très, très bien.
16:55Il y a eu une montée.
16:56Il y a eu beaucoup de buts
16:58en Ligue 2.
17:00Là, c'est une période
17:00un peu plus compliquée,
17:01mais on va trouver
17:02les mots
17:03et la manière surtout
17:05de faire que ça change.
17:07Ça a changé un peu
17:07ce week-end.
17:09Et doucement, doucement,
17:10j'apprends le métier
17:11auprès du coach
17:12qui me donne
17:13beaucoup de conseils.
17:14Même si j'ai eu
17:14une carrière
17:16de footballeur
17:17bien remplie,
17:19l'autre côté,
17:20ce n'est pas du tout
17:21la même chose.
17:22Il y a beaucoup
17:23de travail,
17:24beaucoup de choses
17:27à apprendre
17:28et je suis vraiment
17:29entre deux bonnes mains.
17:32Yodel,
17:32un des hommes forts,
17:33on l'a dit,
17:34c'est Guirou.
17:34Il était en avance
17:35sur son temps ?
17:37Oui.
17:40Je pense qu'il y en a
17:41beaucoup qui l'ont critiqué.
17:43Je pense qu'il y a eu
17:44beaucoup de critiques.
17:45Je me souviens
17:46du plus grand footballeur
17:48à ce moment-là
17:50qui disait de lui,
17:52le capitaine
17:52de l'équipe de France,
17:53qui disait du coach
17:54qu'il est très bon
17:55mais il ne gagne jamais rien.
17:57Quelque part,
17:57nous,
17:57ça nous avait choqués
17:58parce qu'on connaissait
17:59sa valeur.
18:01On connaissait aussi
18:02la valeur
18:02de Daniel Roland
18:04qui était derrière,
18:05qui nous avait inculqué
18:07la gagne
18:07et ces deux hommes-là
18:09étaient très complémentaires
18:10et quand on allait
18:12en équipe de France,
18:13c'est qu'on entend
18:14oui,
18:14mais au cerf,
18:14vous ne gagnez jamais rien.
18:16Quand vous avez la gagne
18:17en vous,
18:17vous n'avez qu'une envie,
18:18c'est de gagner
18:19un titre pour le coach
18:20parce que le travail
18:21était là,
18:21le coach,
18:22il passait le balai
18:23le matin,
18:25il était là
18:25avant tout le monde,
18:26il partait le soir
18:27après tout le monde.
18:28nous,
18:29on voyait bien son travail
18:30donc quand vous êtes joueur,
18:32vous avez quand votre patron,
18:33il est là
18:34et qu'il vous montre l'exemple,
18:36vous n'avez qu'une envie,
18:37c'est de recréer toujours
18:40cette...
18:41et de lui donner des titres
18:42et donc,
18:44oui,
18:44il était en avance
18:45parce qu'il a su attendre aussi
18:48et nous,
18:49un jour,
18:50je pense qu'il y a eu
18:51ce déclic,
18:52oui,
18:52il y a eu la Ligue 2
18:52mais le vrai déclic,
18:54je pense aussi
18:55aux yeux du football,
18:57du top niveau,
18:59ça a été cette première
18:59Coupe de France,
19:00on a appris à gagner,
19:02on a montré
19:03que le coach
19:03était capable
19:04de gagner des titres
19:05et à partir de là,
19:06ça s'est enchaîné
19:06en 96,
19:08il y a eu le doublé,
19:09tout a été très vite
19:09et puis après,
19:10il y a eu l'enchaînement
19:11des coupes et tout ça
19:12mais il faut savoir aussi
19:13qu'avant de gagner
19:15une Coupe de France,
19:16il y a des gambardets là,
19:17là on ne le voit pas,
19:17il y a tout ça,
19:19c'est la gagne,
19:20la gagne,
19:20la culture de la gagne,
19:21je ne sais pas
19:21qui est-ce qu'il le dit
19:23dans le film
19:26mais voilà,
19:27ces gens-là,
19:28ils avaient sur la gueule,
19:29vous arriviez le matin,
19:30vous aviez le coach,
19:31c'était tous les matins,
19:32il fallait gagner,
19:33même à 4x4,
19:34il fallait le gagner,
19:35c'était comme ça
19:36et parfois,
19:38on a eu le goût du sang
19:39dans la bouche
19:40et c'est lui
19:40qui nous l'a donné
19:41et on était fiers
19:42de l'avoir,
19:43ce goût du sang
19:43parce que ça nous a servi
19:45bien des fois.
19:46Gagner,
19:46ça s'apprend,
19:47Guy,
19:47gagner,
19:48apprendre à gagner.
19:50Oui,
19:50alors,
19:50le mot,
19:54il y a un mot
19:54que je proscris
19:55donc je ne vais pas
19:56le prononcer,
19:58le mot qu'il faut prononcer
19:59c'est gagner.
20:00Je vais le dire quand même
20:02quand je lis dans le journal
20:03déclaration d'entraîneur,
20:05il y en a peut-être
20:05dans la salle,
20:07le contenu était bon
20:08mais on a perdu 3-0
20:10ou même 1-0.
20:12Le mot contenu,
20:13on s'en fout,
20:15c'est gagner pour apprendre
20:17à gagner
20:17et c'est aussi pour ça
20:19qu'il faut avoir
20:20un bon centre de formation
20:21parce qu'il faut
20:23qu'il gagne des titres.
20:24Je remarque aussi
20:25un des grands moments
20:26pour la Viva,
20:26c'est les premières campagnes
20:27européennes,
20:28premier match
20:29contre Benfica,
20:30comment vous êtes regardé
20:31par l'Europe,
20:32cette petite ville d'Auxerre
20:33à ce moment-là ?
20:33Sporting club du Portugal,
20:35premier match.
20:35Sporting club du Portugal.
20:37On est tout petit,
20:39on est le petit club,
20:41la petite ville,
20:42on arrive,
20:43la première année
20:43est très difficile,
20:44on a failli descendre,
20:45on a été sauvé
20:46par un très grand gardien de but
20:48qui s'appelait Joel Batz
20:49qui a multiplié
20:50les arrêts miracles
20:52et puis on découvre la Ligue 1,
20:54on n'est pas très structuré,
20:55on n'a pas beaucoup d'argent,
20:58très très peu de joueurs
21:00mais on arrive à se sauver
21:01et ensuite,
21:04les deux années suivantes,
21:06on arrive à accrocher l'Europe,
21:07on finit troisième ou quatrième
21:09et puis là,
21:10pour nous,
21:11c'est le graal absolu
21:11mais on découvre la Coupe d'Europe.
21:13Alors moi,
21:14j'étais en équipe de France
21:14donc j'avais quelques matchs
21:16internationaux évidemment
21:17et puis il y avait André Germac aussi
21:19qui était très très expérimenté
21:22mais le coach a su aussi amener
21:23des joueurs de bons joueurs de Ligue 1
21:25qui nous font du bien
21:27et l'équipe est vraiment meilleure
21:30de mieux en mieux au fil des années
21:33mais vraiment pour la Coupe d'Europe,
21:36on est vraiment dans l'inconnue totale
21:37et on fait par contre un très bon match
21:39contre le Sporting Club de Portugal
21:40à l'allée,
21:42on n'est pas bon du tout,
21:43on perd 2-0
21:44mais au match retour,
21:45dans une ambiance incroyable,
21:47on arrive à renverser la papeur,
21:48on mène 2-0,
21:49on gagne 2-0
21:50et puis la prolongation,
21:52on prend un but
21:52mais après il y a eu des grands matchs aussi
21:54contre Milan AC,
21:55je me souviens le grand Milan
21:56qui avait été champion d'Europe,
21:58on les a bien bousculés
21:59avec une mise au vert,
22:00ça aussi c'est la patte aussi du coach
22:02à carrer les tombes,
22:03quand on venait,
22:04on n'était plus les mêmes,
22:06on avait les dents qui rayaient le parquet.
22:08Le rocher du Morvan,
22:09c'est ça ?
22:09Ah, c'était quelque chose,
22:10oui.
22:13Ça vous fait sourire aussi.
22:16On a connu le granit,
22:19oui.
22:20Les marches,
22:21carré les tombes,
22:23avant les matchs,
22:24d'une heure ou deux heures sous la pluie,
22:26je peux vous dire que ça vous forge un mental
22:28et quand on est arrivé à la baie des gens,
22:30on avait déjà les frissons
22:31et on pouvait renverser n'importe quelle équipe.
22:34Ces soirées européennes,
22:35c'est ce qui...
22:36Allez-y.
22:36Un de mes anciens joueurs
22:38qui aurait une belle plume
22:40raconterait les mises au vert,
22:42les professionnels actuels,
22:46leurs ancêtres des dernières années
22:48leur ont permis d'oublier ce travail
22:52et les épouses des joueurs
22:54doivent être contentes
22:55plus que les épouses des miens
22:58parce qu'en général,
23:00les années où on faisait la Coupe d'Europe,
23:02il y avait des semaines
23:03où ils couchaient quand même
23:04trois soirs chez eux
23:05et pas toujours.
23:07Il y avait des mois
23:08où on passait deux semaines
23:10dans le Morvan à 600 mètres d'altitude
23:13avec des promenades
23:14de 10 kilomètres dans la journée
23:16et surtout le bon air.
23:19Alors, je leur faisais réciter
23:21le nom des arbres.
23:24Alors, tiens, le frère de...
23:26Les balades en forêt
23:27n'ont plus le même saveur.
23:29Non, mais il n'y avait qu'à Noël...
23:32Vous perdez aussi quand vous le disiez.
23:34Il n'y avait qu'à Noël
23:35qui s'en sortait bien
23:37et il disait ça, c'est un sapin.
23:38Mais c'est vrai
23:41qu'on en a perdu 20 une fois
23:42la première année
23:43parce qu'il marchait doucement
23:45derrière moi
23:45et puis ils ont raté
23:47un changement de...
23:48Il s'est retrouvé
23:49dans un village
23:49à une heure du matin.
23:51Il a tapé des carreaux
23:52et les gens l'ont ramené.
23:54Et je vais vous dire,
23:55c'était contre Toulon.
23:57On a gagné 6 à 2
23:58le lendemain.
23:59J'ai dit,
24:00c'est la bonne méthode.
24:03Lucien.
24:03Oui, oui.
24:04Nous nous sommes perdus
24:05dans les bois
24:05parce que le coach
24:06avait la mauvaise habitude
24:07de partir
24:08sans savoir vraiment
24:09où il allait.
24:10Et un soir,
24:11la nuit est tombée.
24:12On s'est retrouvés
24:12au milieu du bois.
24:13Il a fallu que tout le monde
24:14se atteste,
24:14qu'on écoute.
24:15Et c'est un prêtre
24:16qui est passé en 2 chevaux
24:17qui s'est arrêté,
24:18qui a amené 4 joueurs
24:19à l'hôtel.
24:19Le gérant de l'hôtel
24:20est venu nous chercher,
24:20les a imprédés en voiture.
24:22Mais voilà,
24:22il y a certains joueurs
24:23qui se sont jurés
24:23de ne plus jamais
24:24partir en balade le soir.
24:25Beaucoup de joueurs
24:26se sont perdus
24:26dans les bois
24:28de carrer les tombes.
24:30Beaucoup de joueurs.
24:31Il faut savoir aussi,
24:33par exemple,
24:33qu'on avait l'habitude
24:35que le coach,
24:36je pense qu'il était
24:37quand même assez superstitieux.
24:39Et quand on gagnait,
24:40on faisait souvent
24:41les mêmes balades.
24:42Et on allait voir
24:43un monsieur
24:44qui élevait des abeilles.
24:46Et donc,
24:47le coach achetait du miel
24:49comme ça
24:49et on était tous
24:50à cette grande tablée
24:51que vous avez pouvoir,
24:53je ne sais pas,
24:54les guignols
24:55ont fait ce truc.
24:56Mais c'était carrément ça,
24:57c'était ça.
24:58D'ailleurs,
24:58les guignons nous demandaient
24:59comment ça se passait
25:00et tout ça.
25:01Donc,
25:01on était tous
25:02autour de la table
25:04et le coach achetait,
25:06avait l'habitude
25:06d'acheter du,
25:08du,
25:08comment,
25:10pas du miel,
25:11mais la gelée,
25:11la gelée royale.
25:13Et donc,
25:13la gelée royale,
25:14on était tous comme ça
25:15et il passait,
25:16il passait
25:18avec sa cuillère,
25:19nous l'attendait
25:19et chacun avait droit
25:21à sa petite cuillère
25:22à sa béquette
25:23de gelée royale
25:24comme ça.
25:25On disait,
25:25mais change la cuillère,
25:26elle est dégueulasse.
25:28mais on avait tout ça,
25:31on avait le droit.
25:31Bon,
25:32on en rigole,
25:32on en rigolait,
25:33mais c'était le coach
25:34qui passait comme ça.
25:35Prends-en,
25:36je te dis,
25:36tu vas boire,
25:37tu vas être bon.
25:38On était contents,
25:39on avait notre gelée royale,
25:40c'était le coach qui payait.
25:41C'était le coach qui payait.
25:41il y a quelques petits moines aussi,
25:43Pierre qui vit.
25:45Nous,
25:45on a une cuisinier
25:46qui est en train de jouer
25:47à l'accordéon.
25:47On a le droit à l'accordéon
25:49pendant une demi-heure
25:49avant d'aller se coucher.
25:50Il faut s'imprégner
25:51de la culture morvendale,
25:52que voulez-vous ?
25:52Je vais avoir un mot quand même
25:54pour ceux qui doivent écouter,
25:57qui verront votre émission,
25:59les épouses des joueurs.
26:01Parce qu'au brisard,
26:03il y avait une seule ligne
26:04de téléphone
26:05avec un seul poste.
26:07Il n'y a pas de télé non plus.
26:08Je vais vous raconter rapidement
26:09deux...
26:10Deux, deux, deux, deux.
26:10Deux, deux, deux, deux.
26:12Alors,
26:13ils avaient chacun le soir
26:15le droit
26:16de trois minutes d'amour
26:17au téléphone.
26:18On se battait,
26:19on se battait pour téléphoner.
26:21Une année
26:22dans ma carrière,
26:24on a failli descendre.
26:26On était pourtant
26:27troisième en février
26:28et puis on a perdu
26:31deux, un,
26:31bêtement un match
26:33et puis
26:34un autre défaite de un,
26:36puis un nul,
26:37puis après,
26:37on a marché à la cadence
26:38de un nul,
26:39une défaite,
26:40un nul,
26:40une défaite.
26:41On est passé
26:42de troisième à quinzième,
26:44mais on était un petit peloton.
26:45Le dernier jour,
26:46il fallait se sauver.
26:47On recevait Rennes
26:49et j'avais un Chilien
26:53dans mon équipe
26:54qui...
26:57Sa femme était retournée
26:58au Chili
26:58pour accoucher
27:00et donc,
27:01c'était ces jours-là.
27:03Alors,
27:03j'avais peur
27:04que ça intervienne
27:05à un mauvais moment,
27:06donc j'avais appelé
27:07avec des traducteurs
27:10le médecin
27:11du Chili
27:14pour qu'il fasse
27:16une opération,
27:17il faut qu'il se débrouille
27:18pour que l'enfant
27:19naisse
27:20avant le jour du match.
27:22Et finalement,
27:23on était convenu
27:24de faire naître
27:26cette petite fille
27:27la veille du match.
27:29Et donc,
27:29la veille du match,
27:30on était au brisard
27:31et Reyes
27:32était dans l'une
27:33des chambres voisines.
27:35Aucun des autres joueurs
27:36avait accepté
27:37de ne pas téléphoner
27:38et j'attendais
27:40le coup de fil
27:40du médecin
27:42chilien.
27:45Le coup de fil
27:46est arrivé
27:46à 10h10,
27:49alors que j'avais dit
27:50vers 10h.
27:52Et
27:52l'enfant est aidé,
27:55c'était une petite fille.
27:57Alors,
27:57j'avais misé,
27:58j'avais acheté
27:58un petit bracelet.
27:59j'ai rappelé
28:00les joueurs
28:01et j'ai ouvert
28:02une bouteille
28:03de champagne
28:03à 22h.
28:05C'est la seule fois,
28:06bien sûr,
28:07qu'ils ont eu
28:07du champagne
28:08de ma part.
28:09C'est pas resté
28:10une tradition,
28:11désolé pour vous.
28:11Et le lendemain,
28:12on a gagné 2-0
28:13avec un but
28:14de Reyes.
28:18Voilà.
28:18Merci beaucoup.
28:19Ce sera le mot
28:20de la fin
28:20de cette première mi-temps.
28:22On peut vous applaudir.
28:23Applaudissements
28:25Et pour faire le lien
28:35entre le passé
28:37et le présent,
28:38je vous propose
28:39d'écouter l'une des personnes
28:40qui n'a pu être là ce soir
28:41mais qui a été aussi
28:42des piliers du club,
28:44c'est Daniel Roland,
28:45très fort sur la formation.
28:47Je vous propose
28:47de l'écouter
28:48au micro
28:49de Gaël Simon.
28:50Daniel Roland,
29:00c'était vraiment
29:01au cœur du projet
29:02du club,
29:02ce centre de formation ?
29:03Même au niveau régional,
29:05déjà,
29:06on essayait
29:06de tabler
29:08sur la formation
29:08dans la région.
29:11Mais par contre,
29:13quand on est passé
29:14en première division,
29:15bien sûr,
29:16il a fallu voir plus loin
29:17et on s'est structuré
29:18pour ça.
29:19Pourquoi c'était
29:19si important
29:21pour le club
29:21d'avoir une formation
29:22de cette qualité ?
29:23Parce que je pense
29:23que l'AGA
29:24n'aurait pas existé
29:25au plus haut niveau
29:26sans la réussite
29:27en formation,
29:28déjà sur le plan sportif
29:29où on avait
29:30un maximum de joueurs
29:32qui jouaient
29:33dans l'équipe première
29:35et puis au niveau économique
29:36où on a fait
29:37des transferts
29:38et qui permettaient
29:38d'équilibrer les comptes
29:39à ce moment-là.
29:40C'était un savoir-faire
29:42particulier,
29:43ce centre de formation ?
29:44Il y avait une méthode
29:45à l'AGA à l'époque ?
29:47Oui,
29:47il y avait l'esprit
29:48déjà du club.
29:49Donc ça attirait
29:50pas mal de bons joueurs
29:51de toute la France,
29:52des jeunes de 15 ans.
29:53On avait cet aspect-là
29:54d'un club familial,
29:56donc ça c'était très important
29:57pour le recrutement.
29:58On a été classés
29:59à partir des années 80
30:01où la fédération
30:02avait un classement
30:04des centres de formation,
30:05toujours entre premier
30:06et troisième maximum.
30:07La génération la plus forte
30:08que vous avez connue,
30:09c'est laquelle ?
30:09On a eu des très bons joueurs
30:11dont les leaders étaient
30:12Éric Cotona,
30:14Basile Bolli
30:15et d'autres,
30:16il y en a beaucoup.
30:18Et là,
30:18on a eu beaucoup de réussite,
30:19c'est-à-dire au lieu d'avoir
30:2115, 20 ou 30 %
30:23de jeunes
30:23qui passent professionnels
30:24en première zone,
30:25on en a eu 60, 70 %.
30:27Donc ça,
30:27c'était assez exceptionnel
30:28et je ne pense pas
30:29qu'il y ait beaucoup de clubs
30:30qui l'aient réussi.
30:31Et aujourd'hui,
30:31le centre de formation
30:32de l'AGA au CERC,
30:33quel regard vous portez sur lui ?
30:35La descente en deuxième division
30:37nous a fait mal
30:38parce qu'en plus,
30:39on a traversé un creux
30:40au niveau de l'équipe première,
30:41donc même l'image du club
30:42pour attirer de nouveaux jeunes.
30:46Donc ça a été
30:46beaucoup plus compliqué
30:47et le club fait des efforts
30:49pour retrouver
30:51un niveau plus conforme
30:53à l'AGA
30:54et pour qu'il y ait
30:55plus de joueurs formés,
30:57il n'y en a encore pas assez
30:58par rapport à ce qu'on a connu.
31:00Voilà,
31:00c'est le travail aujourd'hui
31:01des nouveaux formateurs
31:02et de ce nouveau centre de formation.
31:05Merci beaucoup
31:06Daniel Roland
31:07et on le rappelle,
31:09en 120 ans d'histoire,
31:10l'AGA au CERC,
31:11c'est 4 Coupes de France,
31:121 championnat remporté,
31:13c'est aussi 7 Coupes Gambardella,
31:15la Coupe de France
31:16des moins de 18 ans
31:17et c'est 17 internationaux
31:19formés au club.
31:20Et vous pouvez bien sûr
31:30applaudir Daniel Roland ce soir.
31:34On va s'intéresser maintenant
31:35au présent et au futur
31:37parce qu'un héritage
31:38n'a de sens que s'il se transmet.
31:41On a honoré le passé,
31:42on a eu des anecdotes croustillantes
31:44et maintenant,
31:45l'histoire de l'AGL
31:46ne s'arrête pas,
31:47bien au contraire.
31:49Et on va continuer justement
31:50à en parler
31:51avec nos invités
31:53qui vont nous rejoindre,
31:54Baptiste Malherbe,
31:55Christophe Pellissier,
31:57avec Donovan Léon également,
32:00Emma Fort,
32:01la capitaine des féminines
32:02et Julien Benboili,
32:04journaliste de Lien républicaine.
32:05installez-vous.
32:15Prenez place.
32:16Bienvenue à vous.
32:18On a parlé d'une grande famille,
32:20c'est toujours le cas.
32:21Par exemple,
32:21Christophe Pellissier,
32:22quand vous êtes arrivé,
32:23vous avez senti ça à la GIA ?
32:26Oui, c'est quelque chose
32:26qui est prégnant.
32:28Je crois que quand on arrive ici,
32:31déjà quand on est coach
32:32et qu'on arrive,
32:33on a vu ce café Giroux
32:36et puis anecdote,
32:38quand j'arrive ici,
32:39le premier jour,
32:41je suis devant l'hôtel,
32:43au rond-point,
32:44la première personne
32:45qui m'a accueilli,
32:45c'est Giroux.
32:46Donc ça,
32:47ça montre la famille
32:48et ça montre
32:49ce que représente la GIA.
32:52Ça peut être encombrant aussi,
32:53quand même.
32:54Comment ?
32:54Ça peut être encombrant aussi,
32:56quand même.
32:56Non, non, non,
32:57moi, je ne le vis pas comme ça.
32:59Je dis que c'est un honneur
33:01d'être ici.
33:02Voilà.
33:04Tradition et modernité.
33:05Baptiste Malerme,
33:06c'est un peu ça le credo ?
33:08Oui, c'est un peu ça.
33:08Je pense qu'il faut qu'on garde
33:09cette richesse,
33:11d'avoir un club vraiment authentique,
33:12familial,
33:12avec cette belle histoire.
33:14Finalement,
33:14ça responsabilise
33:15de poursuivre cette belle histoire
33:17et puis en même temps,
33:18il faut se tourner vers l'avenir,
33:20en effet,
33:20parce que c'est important
33:21pour la suite,
33:23pour continuer d'être ambitieux
33:24dans un football qui évolue,
33:26avec un nouveau football,
33:28plus moderne,
33:29avec des enjeux financiers,
33:30etc.
33:30Mais il faut garder
33:31cette richesse,
33:32cet ADN,
33:33ça passe par la formation,
33:35ça passe par ses valeurs,
33:35je pense.
33:37Il faut être très fort
33:37sur ce socle-là
33:38et puis se projeter
33:39vers l'avenir.
33:40Quand on parle
33:41de football moderne,
33:43nouveau,
33:43on parle de quoi,
33:44plus précisément ?
33:45C'est surtout les enjeux financiers
33:48qui sont plus importants
33:49et du coup,
33:50les différences de budget.
33:51C'est ça qui est le plus marquant
33:53parce qu'il y a eu
33:53l'évolution des stades,
33:54il y a eu l'évolution
33:55des actionnaires.
33:56On le voit maintenant,
33:57il y a moins de clubs
33:58de notre taille.
33:59Avant,
34:00on avait encore des Sedans,
34:01Sochaux,
34:03des clubs de cette taille-là.
34:04Aujourd'hui,
34:05c'est les 17 plus grosses
34:06villes de France
34:06qui sont face à nous.
34:08Voilà,
34:08ça,
34:08c'est un constat,
34:09mais ça n'empêche pas
34:10qu'on a des points forts
34:11ici,
34:12qui ont été évoqués
34:13juste avant,
34:14qui ont été montrés
34:15dans le film.
34:15On a quand même
34:16un vrai savoir-faire,
34:19je trouve,
34:19une authenticité,
34:20une ferveur.
34:21On l'a rappelé,
34:22le public,
34:22c'est essentiel ici.
34:24Quand on voit
34:24qu'on n'a pas
34:24le plus grand stade
34:25mais que les équipes,
34:26elles ont peur
34:27de venir ici,
34:27des fois,
34:28elles nous disent
34:28qu'il y avait une pression.
34:30Des clubs qui jouent
34:31en Coupe d'Europe,
34:33ils sentent qu'il y a
34:33cette ferveur-là,
34:34c'est essentiel.
34:35Et puis,
34:36qu'on garde ce panache,
34:37cet enthousiasme,
34:37je pense,
34:38qui est très présent aussi
34:40dans le club.
34:41il y a toujours une énergie.
34:43Quand on a joué
34:43les barrages,
34:44quand on a vu
34:44la saison dernière,
34:45même ce dimanche,
34:46on sent qu'il y a
34:46vraiment une énergie
34:47à quelque chose
34:48dans son club.
34:48Donc voilà,
34:49avec nos points forts,
34:50il faut qu'on arrive
34:50à rivaliser.
34:51Donovan,
34:52Emma,
34:52sur le terrain,
34:53on ressent ça aussi,
34:54cet héritage ?
34:55Ce maillot est lourd
34:56par certains côtés
34:57à porter des fois ?
34:59Je ne sais pas
34:59si le maillot est lourd,
35:00mais en tout cas,
35:01je sais qu'on ressent
35:01la présence des supporters,
35:03que ce soit à demi
35:04sur l'extérieur,
35:05depuis que je suis revenu
35:06au club en 2020.
35:06Et comme on l'a dit
35:08dans le reportage,
35:10quand j'étais là auparavant,
35:11il y avait peu de personnes
35:12dans la Ligue 2.
35:13Et depuis 2020,
35:14le stade est rempli
35:15et les Spontagnes
35:16suivent partout.
35:17On sent l'engouement aussi
35:18au sein de la ville
35:19et c'est important.
35:23Emma, pareil.
35:24Pour notre part,
35:25on est très fiers,
35:27en tout cas,
35:28c'est des valeurs
35:28que le club nous apporte
35:30et c'est vraiment
35:31quelque chose
35:32dans laquelle moi,
35:33pour le coup,
35:33je me suis reconnue.
35:34Une petite anecdote,
35:35moi,
35:35quand je suis arrivé
35:35dans la région
35:36un monsieur
35:37qui s'appelle
35:37Mathieu Méli
35:38m'a dit
35:38tu verras,
35:39tu passeras
35:39tes meilleures années
35:40ici à Auxerre.
35:41Alors c'est vrai
35:41que quand on arrive
35:42dans cette ville,
35:42on se dit
35:42c'est que je suis tombée,
35:45c'est tout petit,
35:45il y a peu d'habitants.
35:46Et puis finalement,
35:47c'est vrai qu'on s'y fait
35:48et c'est vrai
35:49qu'à ce jour,
35:51je peux dire
35:51que je me sens hausseroise
35:52et je me sens très bien
35:53dans la ville.
35:55Cette ferveur,
35:56Julien Benboilly,
35:58vous,
35:58en tant que journaliste sportif,
36:00vous l'avez vécu,
36:00retrouvé aussi
36:01ces dernières années ?
36:04Oui,
36:05on dit retrouvé,
36:05il ne faut pas oublier
36:06qu'il y a plus de monde
36:07au stade
36:07que la dernière
36:08Ligue des Champions
36:09par exemple.
36:10C'est en continu.
36:11Le truc le plus marquant
36:12pour moi,
36:13c'est la relégation
36:14parce que les échecs,
36:17ça peut déchirer.
36:18Le dernier,
36:19la première relégation
36:19avait été terrible
36:20et ce soir,
36:21de match contre l'Anne,
36:22ce qui est fou,
36:23c'est, je pense,
36:24tous les jours du club sont tristes,
36:25les supporters aussi
36:26et il y a une forme
36:26de dignité
36:27à la sortie de ce match
36:29et finalement,
36:30est-ce que c'est surprenant
36:31qu'il y ait toujours
36:32des guichets fermés
36:32en Ligue 2
36:35remonté tout de suite ?
36:36Je pense que la clé
36:37du succès ce soir-là
36:38de l'échec,
36:38c'est que,
36:40on va dire,
36:40les supporters ont accepté.
36:42L'équipe,
36:43elle a tout donné,
36:43elle a échoué,
36:44ce n'est pas un drame en soi.
36:46Cet engouement populaire,
36:47vous le ressentez,
36:48Christophe,
36:49même au quotidien
36:50dans la ville ?
36:51On le ressent
36:52et Donop en est témoin,
36:55je leur en parle souvent
36:55et je leur ai dit
36:57pas plus tard
36:57que la semaine dernière
36:58avec les événements
36:59qui se sont passés
37:01dans d'autres clubs malheureux,
37:03je leur ai dit
37:04qu'ils avaient une chance inouïe.
37:06Une chance inouïe
37:06parce que quand on est
37:07à la place
37:08et au moment
37:09où je leur parlais de ça,
37:11on était malheureusement
37:12derniers au classement
37:13et je leur ai dit
37:14qu'ils avaient une chance
37:16parce que rarement
37:17dans un club,
37:18quand une équipe
37:19est à cette position-là,
37:20il y a un engouement
37:21et le public
37:23est derrière eux
37:24donc c'est une chance,
37:25une force.
37:26Donc il faut imprégner
37:28les joueurs
37:29donc quand on dit
37:29que le football
37:31a évolué aussi,
37:32on a maintenant
37:33des joueurs étrangers
37:35qui ne parlent pas
37:36trop français
37:36et tout
37:37il faut leur inculquer
37:39ça
37:41mais je crois
37:41que les anciens
37:43ils sont là aussi
37:44pour montrer ça
37:47mais je crois
37:48que le public
37:50il s'identifie
37:51à une équipe
37:52on dit souvent
37:52que certains coachs
37:56se plaignent
37:57en disant
37:57le public
37:58ne nous a pas soutenus
37:59mais pour moi
37:59c'est le contraire
38:01c'est-à-dire que
38:02le public
38:03il doit sortir
38:03d'un stade
38:04alors on peut être
38:05pas bon
38:06et malheureusement
38:06des fois on ne l'est pas
38:07mais ce que je n'accepte pas
38:09c'est qu'on n'ait pas
38:10tout donné
38:10et c'est souvent
38:12le discours que j'ai
38:13avec les joueurs
38:13je leur pardonne
38:14beaucoup de choses
38:15mais pas ça
38:16je crois que Dono
38:18en est témoin
38:18il peut le dire
38:20mais voilà
38:21tout à l'heure
38:23Aguirre a dit
38:23quelque chose
38:24de très important
38:25il a dit que
38:26en fait
38:27la principale chose
38:28c'était de gagner
38:29et dimanche
38:32tout le monde
38:32a été content
38:33du match
38:33qu'est-ce que j'ai dit
38:35aux joueurs
38:36tout le monde
38:36a été content
38:36sauf moi
38:37voilà tout simplement
38:38parce que
38:39j'aurais préféré
38:40qu'on fasse un match
38:41pourri
38:43et qu'on gagne un zéro
38:44parce que
38:45voilà
38:45tout le monde
38:46a pris du plaisir
38:47mais comme je l'ai dit
38:48pas moi
38:48et je suis tout à fait
38:50en phase avec lui
38:51d'accord
38:51nous les entraîneurs
38:53les joueurs
38:53on vit pour gagner
38:55pas pour
38:55alors bien sûr
38:56le beau jeu
38:56c'est bien
38:57on aimerait faire les deux
38:58mais avant tout
38:59on vit pour gagner
38:59vous acquiescez
39:00Baptiste Malerme
39:01il y a une identité
39:02propre à la GIA
39:03oui oui
39:04je vous dis
39:05je vous dis tout à l'heure
39:05toutes les semaines
39:06on a dit
39:06il faut gagner
39:07il y a cette culture
39:07de la gagne
39:08il y a l'histoire
39:10qui nous inculque ça
39:11mais il y a tellement
39:11de ferveur
39:12que les gens
39:12on a envie aussi
39:13de leur rendre
39:14en fait
39:14on a envie de
39:15gagner pour faire plaisir
39:17à nos proches
39:18à nos supporters
39:18aux joueurs
39:20qui font beaucoup d'efforts
39:21parce qu'on voit
39:21que la partie terrain
39:22moi je les vois au quotidien
39:23il se donne
39:24c'est très difficile
39:25surtout avec cette Ligue 1
39:26à 18
39:27il faut être dans les 15
39:27meilleurs clubs français
39:28et donc c'est le haut niveau
39:30ça joue sur les détails
39:31ça joue sur la concentration
39:33ça joue sur beaucoup de choses
39:34et donc c'est beaucoup
39:35beaucoup de travail
39:35pour arriver à ces
39:36résultats positifs
39:38qu'il faut avoir
39:38mais oui
39:39on vit pour ça
39:41on vit pour gagner
39:43on vit pour rendre fiers
39:44les amoureux de la GIA
39:45on vit pour avoir des émotions
39:47comme on a eu
39:47très fort en 2024
39:49avec ce titre
39:49et l'année dernière aussi
39:50donc
39:51quand on est à la GIA
39:53on est obligé d'être ambitieux
39:54on vous attend là
39:56on vous attend
39:57d'être performant
39:58on vous attend en Ligue 1
39:59on vous attend performant
40:00c'est la GIA
40:01on a parlé de l'héritage
40:03on a parlé de l'engouement
40:04du public
40:04comment on fait évoluer
40:07la GIA
40:07comment on pense
40:09à l'avenir
40:10Baptiste Malherbe
40:12c'est une grande question
40:14aux joueurs
40:16je leur parle toujours
40:17sur l'état d'esprit
40:18les valeurs
40:19de respecter cette histoire
40:21de ce club
40:22parce qu'on ne gagnera pas
40:23tous les matchs
40:24on fait tout pour
40:24mais on ne gagnera pas
40:25mais par contre
40:25on doit être irréprochable
40:26ce qu'a dit le coach
40:27tout à l'heure
40:28c'est très juste
40:29après c'est travailler aussi
40:30sur la formation
40:31donc on a relancé
40:32ce centre de formation
40:33il y a des très bons jeunes
40:34ça demande beaucoup
40:36de travail aussi
40:36parce que comme l'équipe
40:37est en Ligue 1
40:38à haut niveau
40:39on doit former des joueurs
40:41pour ce niveau là
40:41il faut sortir des joueurs
40:43très très performants
40:44donc il y a un gros travail
40:45qui est fait à la formation
40:45après il y a un ancrage
40:47territorial
40:47qui est super important
40:48le soutien du public
40:49le soutien des collectivités
40:50le soutien des partenaires
40:51sinon on n'y arrivera pas
40:52c'est tellement difficile
40:53qu'il faut que
40:54localement
40:55il y ait un fort soutien
40:56et puis après
40:57on a la chance
40:57d'avoir un actionnaire
40:58extraordinaire
40:59qui nous donne les moyens
40:59mais sur un projet
41:00sur un plan à long terme
41:02et il faut de la performance
41:03mais qui nous aide aussi
41:04à se développer à l'international
41:05donc on commence
41:06à avoir des partenaires chinois
41:07on commence à avoir
41:08des équipes chinoises
41:08en stage chez nous
41:10il y a une vraie coopération
41:11avec la Chine
41:11qui se crée
41:12ça permet à James
41:13de multiplier les efforts
41:15qu'il fait pour le club
41:16parce qu'il y a des partenaires
41:16chinois qui viennent
41:18et puis il y a ce projet
41:19d'infrastructure
41:19pour qu'on se mette au niveau
41:21où on nous attend
41:21parce qu'on nous attend
41:22à un niveau élevé
41:23il faut réussir
41:24à faire évoluer tout
41:25ça passe aussi
41:26par les installations
41:27on va avoir un peu plus
41:28de monde au stade
41:29pour nous soutenir
41:29notamment les partenaires
41:31je les en remercie
41:32qui sont vraiment
41:32très fortement au soutien
41:34340 entreprises
41:35qui nous soutiennent
41:35et on sent vraiment
41:36cette énergie
41:37envie de nous soutenir
41:39pour qu'on aille
41:39le plus haut possible
41:40donc le projet
41:40d'agrandissement du stade
41:41c'est aussi pour ça
41:42pour qu'il y ait encore
41:42plus d'entreprises
41:43encore plus de supporters
41:44qui nous soutiennent
41:45et qui poussent
41:46nos équipes
41:47à être le plus performant possible
41:49avec le développement
41:50c'est aussi l'équipe féminine
41:51vous sentez faire partie
41:53de ce projet justement ?
41:55Oui oui bien sûr
41:56on voit l'engouement
41:57que le club met pour nous
41:58en tout cas
41:58qui sont derrière nous
41:59à chaque match
42:01chaque semaine
42:01et en fait c'est quotidien
42:03pour le coup
42:03c'est un accompagnement
42:04même en tant que joueuse
42:05mais aussi en tant que femme
42:06et vraiment
42:07on remercie vraiment le club
42:09pour ce qu'ils font pour nous
42:10Je veux bien
42:10vous sentez cette évolution
42:12depuis que vous êtes arrivé ici
42:13à Auxerre
42:13le club grandit à nouveau ?
42:15Oui c'est
42:16après une période
42:17très difficile
42:18Baptiste l'a dit
42:19il y a eu plusieurs soirées difficiles
42:20où le maintien jouait
42:21la dernière journée
42:22même James Woo
42:23l'a connu
42:25et moi j'ai vraiment vu
42:26la différence
42:27de la montée en puissance
42:28du projet de James Woo
42:29alors incarné par des gens
42:30localement
42:30comme Baptiste
42:31comme le coach
42:32depuis quelques années
42:33mais il a su être
42:35très patient
42:36on ne savait pas trop
42:36ce que ça allait donner
42:37un actionnaire étranger
42:38quand il est arrivé
42:39il y a eu quelques barrières aussi
42:40il y a eu quelques interrogations
42:41le seul exemple
42:42il ne faut pas l'oublier
42:42c'était Sochaux
42:43ça avait été un énorme fiasco
42:45il y avait un peu de crainte
42:46et en réalité
42:46ce jour-là
42:47la GIA a gagné au loto
42:49alors pas pour rivaliser financièrement
42:51avec les plus gros du championnat
42:52mais sur la durée
42:54je pense que tous les projets
42:55et notamment récemment
42:56la montée en puissance
42:57du foot féminin
42:58vient aussi
42:58de cet engagement
42:59de James Woo
43:00là où beaucoup de clubs
43:01dans ces périodes
43:02très compliquées financièrement
43:04ont tendance
43:04à baisser la voilure
43:06sur le foot féminin
43:06la GIA
43:07c'est actuellement l'inverse
43:08et pour le coup
43:09les résultats sont au rendez-vous
43:11donc c'est un deal
43:13gagnant-gagnant
43:14deux équipes en Ligue 1
43:15pardon
43:16deux équipes en Ligue 1
43:17c'est un rêve
43:18ou c'est une possibilité ?
43:19c'est un rêve
43:20pour les deux équipes
43:21de continuer d'être en Ligue 1
43:23pour l'équipe masculine
43:24bien sûr
43:24et puis pour nos féminines
43:25qui font
43:26moi je leur tire un coup de chapeau
43:28parce que
43:28ok le club
43:29il a mis les conditions pour
43:30et ça part en effet de James
43:31qui nous dit
43:31mais les gars
43:32vous travaillez bien pour les garçons
43:33pourquoi vous ne faites pas
43:33pour les filles
43:34et du coup
43:35on s'est mis au travail
43:36avec nos amis du stade
43:37de Serrois
43:38puis petit à petit
43:39ça se met en place
43:40sur un beau projet
43:41et puis les filles
43:42elles donnent cette motivation
43:45parce qu'il y a aussi
43:46un esprit de camaraderie
43:47très fort
43:47elles vont au bout
43:48de leurs rêves
43:49elles vont au bout
43:50de leurs pratiques
43:51elles se donnent vraiment
43:52très fort
43:52elles viennent d'enchaîner
43:53deux montées
43:53c'est assez exceptionnel
43:54parce qu'en plus
43:54en foot féminin
43:55il y a beaucoup
43:55de différences de niveau
43:56parce qu'il y a peu d'équipes
43:58et du coup
43:59c'est vraiment très fort
44:00ce qu'elles font
44:00franchement
44:00en plus avec des joueuses
44:01qui sont là depuis aussi
44:02pas mal de temps
44:03même si c'est récent
44:04elles restent fidèles au club
44:05donc il y a même
44:06chez elles
44:07ce sentiment d'appartenance
44:08au club
44:11le club les aide
44:12en effet
44:14suivi par James
44:16et on est prêt
44:17à chaque fois
44:17je leur dis en début de saison
44:18allons au bout
44:19de notre idée
44:20allons au bout
44:21de notre envie
44:21faites le mieux possible
44:22mettons-nous pas de barrière
44:23et elles le font très bien
44:24puisqu'elles sont premières
44:25et on peut vraiment
44:26les féliciter
44:27et en plus le club
44:27a voulu que ce soit
44:28un emblème
44:29pour le sport féminin
44:30dans Lyon
44:30d'avoir une équipe
44:31un peu référente
44:32qui fonctionne
44:33ça donne un élan
44:34à tout le sport féminin
44:35c'est comme ça
44:35qu'on l'a construit
44:36d'avoir du sport
44:37de haut niveau
44:38dans Lyon
44:38pour favoriser la pratique
44:39de toutes les jeunes
44:41les sportives
44:41et c'est vrai
44:41qu'il y a beaucoup de jeunes
44:43qui de coup
44:43sont inscrits
44:44à la JIA
44:45on est passé
44:45de 60 licenciés
44:46à 180 licenciés féminines
44:47donc ça nous donne
44:49d'autres problèmes
44:49à résoudre
44:50d'installation
44:50et pour les entraînements
44:52etc
44:52mais c'est des bons problèmes
44:53parce qu'on a envie
44:54d'aider ce sport féminin
44:55on a envie de les aider
44:56à ce qu'elles aillent
44:56le plus haut possible
44:57et puis ces jeunes
44:59ces jeunes filles
44:59vous les accompagnez
45:00aussi
45:00vous êtes aussi présentes
45:02pour elles
45:03au quotidien
45:04vous êtes des pionnières
45:05finalement aussi
45:06des pionnières
45:08je sais pas
45:08mais en tout cas
45:09oui
45:09on aime les accompagner
45:10et ça fait partie aussi
45:11des valeurs
45:12que le club
45:12nous inculque
45:13c'est important
45:14et puis c'est la relève
45:15nous on va pas jouer
45:16au foot éternellement
45:17on est plus près
45:18de la retraite
45:19que du départ
45:19après voilà
45:20moi je suis venue ici
45:22on est parti d'un rien
45:23on était en R1
45:24et à chaque année
45:25je disais
45:25bon ben voilà
45:26on va monter en D3
45:27et puis je vais m'arrêter
45:27sur ça
45:28et puis finalement
45:28on monte en D2
45:29et puis je pense que
45:30on n'a pas dit
45:31notre dernier mot
45:32et je serai là
45:33jusqu'à la mort
45:34la saison prochaine
45:36c'est ça ?
45:36je serai là
45:37l'année prochaine
45:37enfin si le club
45:39veut encore de moi
45:40votre rôle de capitaine
45:42quel capitaine
45:43vous êtes
45:43Emma ?
45:45je suis quelqu'un
45:46qui regroupe
45:46j'aime donner
45:48le meilleur de moi-même
45:49et en tout cas
45:50ressortir le meilleur
45:51de mes coéquipières
45:51pour le coup
45:52je suis quelqu'un
45:52qui pousse
45:53les autres vers le haut
45:54quitte à m'oublier
45:55parfois moi-même
45:56et ouais
45:58je suis quelqu'un
45:58qui rassemble
45:59et j'aime
45:59j'aime être en groupe
46:01j'aime être entourée
46:03et les résultats
46:04aujourd'hui
46:05c'est pas seulement
46:05le fruit du club
46:06c'est aussi le fruit
46:07d'un collectif
46:08pour le coup
46:08et ces recrues
46:10qui viennent nous apporter
46:11chaque année
46:11c'est important aussi
46:12et voilà
46:13je remercie
46:14tout le monde
46:14parce que c'est grâce
46:15aussi à tout ça
46:16qu'on en est là
46:17aujourd'hui
46:17Donovan
46:18vous aussi
46:19vous êtes le capitaine
46:20côté garçon
46:20comment vous voyez
46:22l'avenir ?
46:23alors la place
46:23de la GIA
46:24c'est en Ligue 1 ?
46:26en tout cas
46:27on va tout faire
46:27pour rester en Ligue 1
46:28ça c'est sûr
46:28parce que c'est un truc
46:29que je m'étais promis
46:30quand j'étais revenu en 2020
46:31parce que malheureusement
46:33j'ai connu la descente
46:34avec le club
46:34en tant que remplaçant
46:35et quand j'étais revenu en 2020
46:37j'ai dit que mon objectif
46:38c'est de remonter
46:39avec le club formateur
46:39après on est redescendu
46:42on est remonté
46:43et on a obtenu
46:44le match l'année dernière
46:45donc là cette année
46:46la même idée
46:47c'est de consommer le match
46:48en tout cas
46:48on va tout faire pour
46:49et voilà
46:51vous faites partie
46:52de cette tradition
46:53de la formation
46:54vous voulez le rôle
46:55de grand frère
46:56avec les petits jeunes
46:57qui arrivent
46:58là dans l'équipe
46:58j'ai un grand rôle
46:59de grand frère
46:59parce que je crois
47:01que je suis seul joueur
47:01à 30 ans
47:02à plus de 30 ans
47:03et non après
47:05c'est un bon groupe
47:05après c'est
47:06voilà
47:06il faut faire avec
47:07chaque joueur
47:10a ses particularités
47:12il faut savoir gérer
47:13et tout
47:13après
47:14le coach
47:15il a désigné
47:16des responsables
47:17donc on gère le groupe
47:19et après on verra
47:20mais c'est sûr
47:20que les jeunes
47:21après ils sont à l'écoute
47:22et ensemble
47:24le groupe
47:25ils s'entendent bien
47:25donc c'est bon
47:26Christophe
47:27c'est important
47:27d'avoir des relais
47:29dans l'équipe
47:29justement
47:29qui ont connu
47:30le club
47:30de la formation
47:31depuis le départ
47:32ici
47:33oui c'est primordial
47:35je crois que
47:35comme je disais
47:36il faut transmettre
47:37les messages
47:38à l'intérieur du vestiaire
47:39on sait comment
47:40on se passe
47:41d'où on en fait partie
47:42et d'autres
47:42c'est en plus
47:43ma manière de fonctionner
47:45de travailler
47:47avec 4-5 joueurs
47:49qui sont aussi
47:50mes relais
47:50dans le vestiaire
47:52parce que
47:54voilà
47:54Gibril l'a dit tout à l'heure
47:55les générations
47:56elles ont changé
47:57des joueurs
48:00qui sont
48:00qui ont été formés
48:02un peu
48:02aux quatre coins
48:03j'allais dire
48:03du monde maintenant
48:04donc
48:05il faut arriver
48:07à sensibiliser
48:08tous les joueurs
48:09sur un projet commun
48:11et le football
48:12a évolué
48:13là-dessus aussi
48:14parce que
48:14on a vu tout à l'heure
48:16les anciens
48:17qui ont vécu
48:18des choses incroyables
48:19mais ils sont restés
48:20assez longtemps
48:22ensemble
48:23je pense que
48:24Gyrou l'a dit aussi
48:26par rapport aux équipes
48:27qu'il avait
48:28je crois que maintenant
48:28il faut
48:29dans le football
48:30il faut
48:30malheureusement
48:32j'allais dire
48:33les équipes
48:34changent
48:35assez rapidement
48:36c'est pour ça
48:37que c'est difficile
48:38aussi pour nous
48:38en tant que coach
48:40pour arriver à créer
48:42une unité
48:43un collectif
48:44et on sait
48:45que
48:45la réussite
48:47d'une équipe
48:48bien sûr
48:48il faut des très bons joueurs
48:50mais c'est avant tout
48:51une réussite collective
48:52donc
48:53c'est là
48:55le travail aussi
48:56et les joueurs
48:56comme Donneau
48:57les cadres
48:58le capitaine
48:59on l'appelle
48:59comme on veut
49:00sont importants
49:01aussi
49:02pour transmettre ça
49:03il faut réinstaurer
49:05les mises au vert
49:06dans le Morvan
49:06ouais
49:07on fait
49:08des mises au vert
49:10mais bon
49:10elles ne sont pas
49:11silhouettes
49:11mais on fait
49:13des mises au vert
49:14il ne faut pas croire
49:15qu'on arrive
49:16une heure avant le match
49:17donc
49:18même si les joueurs
49:19ne sont pas contents
49:20parce que là
49:20on a fait trois matchs
49:21il y a trois mises au vert
49:22ils ne sont pas contents
49:22mais en fait
49:24je leur ai disé
49:25que celle-là
49:25pour la coupe
49:26elle n'était pas prévue
49:27mais ils m'ont demandé
49:28pourquoi on fait
49:28et j'ai répondu
49:29parce que je ne suis pas content
49:30voilà
49:30donc il y aura mises au vert
49:33ce week-end aussi
49:33Baptiste
49:36si on regarde
49:36un petit peu plus loin
49:37comment vous voyez
49:38l'avenir justement
49:39pour le club
49:39je l'ai dit tout à l'heure
49:41je vois un avenir radio
49:42parce qu'il y a une
49:43forme de renouveau
49:44quelque part
49:45on voit ce soutien fort
49:49on voit les équipes
49:50de la formation
49:50qui marchent bien
49:51on a fait la Youth League
49:52l'année dernière
49:52l'équipe réserve
49:53elle est aujourd'hui
49:54deuxième de National 3
49:55elle est deuxième
49:56meilleure réserve de France
49:57on voit il y a un effectif jeune
49:58avec des jeunes
49:59très prometteurs
50:00qui intègrent l'équipe
50:01le foot féminin
50:03fonctionne bien aussi
50:04donc il y a
50:05tout un club
50:05qui fonctionne bien
50:06il nous manque aujourd'hui
50:07trois points
50:08par rapport à notre objectif
50:09premier du maintien
50:10il reste 18 matchs
50:11pour combler ce retard
50:12donc c'est pas
50:12c'est pas insurmontable
50:14et par rapport à ce que montre l'équipe
50:15on peut forcément
50:17y croire
50:17et être convaincu
50:18qu'elle va le faire
50:19avec beaucoup de panache
50:20il y a le projet
50:21d'aménagement du stade
50:23qui se débloque
50:24et qui va commencer
50:26c'est une étape importante
50:29parce que le club
50:30a toujours fait ça aussi
50:31il faut montrer aussi
50:31qu'on évolue
50:32qu'on avance
50:33qu'on va de l'avant
50:33qu'on a un actionnaire
50:34qui nous soutient fortement
50:35qu'on croit en l'avenir
50:37et qu'on porte un projet
50:39plus global
50:40que juste
50:40le résultat du week-end
50:41je le disais tout à l'heure
50:41mais on essaie
50:42vraiment une vision
50:43à moyen terme
50:44de faire que le club
50:45soit le plus fort possible
50:46avec ses valeurs
50:48et avec son ambition
50:49de demeurer en Ligue 1
50:51et de petit à petit
50:52grandir le plus possible
50:53et ce qui est fait
50:54depuis quelques années
50:55on voit que c'est une phase
50:56de progression
50:56d'année en année
50:58on voit que le club
50:58il évolue
50:59Dono il parlait de son retour
51:00en 2020
51:01mais depuis 2020
51:02le club a franchi
51:03quand même un certain nombre
51:03d'étapes
51:04donc on peut être
51:05raisonnablement ambitieux
51:06pour ce club là
51:06et optimiste
51:07pour son avenir
51:08Donoval
51:09quels souvenirs
51:10vous avez de plus marquants
51:12au club
51:12depuis vos débuts ici
51:13j'en ai deux
51:16enfin non plein
51:18j'ai déjà la finale
51:19en 2015
51:20contre le PSG
51:21c'était mon dernier match
51:23avec le club
51:24après il y a
51:25les barrages
51:25à Saint-Etienne
51:26encore un autre match
51:28contre le PSG
51:29l'année dernière
51:30et après
51:31surtout les titres
51:32de champion de Ligue 2
51:34parce que quand
51:35tu es footballeur
51:35tu joues pour j'ai des titres
51:36et donc voilà
51:38quand je suis parti
51:39de la Guyane
51:39à 15 ans
51:40c'était de footballeur
51:42et remporter des titres
51:43je pourrais dire au moins
51:44que j'ai un titre
51:44dans ma carrière
51:46à OCR
51:46donc voilà
51:48Emma
51:50vous
51:50a fait un match
51:52marquant
51:53marquant
51:54oui il y en a
51:55des traumatisants aussi
51:56on a loupé
51:57trois montées
51:58trois années consécutives
51:59et le plus marquant
52:01je dirais
52:02la montée entre des trois
52:03pour le coup
52:03c'est celle qui était
52:04tant attendue
52:05et qu'on est allé chercher
52:06donc au bout
52:07de la quatrième année
52:08du coup
52:08et voilà
52:10la photo
52:11je crois que c'est la montée
52:12en des deux ça
52:13ouais
52:14ok
52:15mais ouais
52:16je pense que c'était
52:16le moment le plus marquant
52:17en tout cas
52:17moi c'est quelque chose
52:18qui m'a beaucoup émue
52:19parce qu'en arrivant ici
52:20dans la région
52:20j'avais pour objectif
52:21de faire monter
52:22le club
52:23en tout cas
52:23d'aider avec mon expérience
52:24d'aider à faire monter
52:26le club
52:26et après quatre années
52:27franchement
52:28j'ai été très émue
52:29que ça soit enfin là
52:30Julien
52:32vous en tant que
52:33que suiveur
52:34de l'agir
52:34on va revenir sur les barrages
52:35bien sûr
52:36à Saint-Etienne
52:36mais
52:37parce que c'est déjà pris
52:38mais quel est votre fait
52:40marquant
52:40votre match
52:41ça aurait été ça
52:42oui mais on parle pas de ça
52:43après c'est pas forcément
52:46dans le match
52:46moi c'est la dernière journée
52:48l'année des barrages
52:50face à Amiens
52:51et c'est ce bus
52:52qui arrive au stade
52:52et qui doit fendre la foule
52:54c'est des images
52:55qu'on voit très
52:56quasiment pas en France
52:57c'est des images
52:58j'ai envie de dire
52:58pour faire cliché
53:00c'est plutôt l'Amérique du Sud
53:01où on voit ce genre
53:02de supporters
53:03j'ose à peine imaginer
53:04ce que ça devait être
53:05à l'intérieur du bus
53:07parce qu'il a mis
53:08un temps fou
53:09à arriver au stade
53:10et même si ce soir là
53:11j'ai envie de dire
53:12ça a pas débouché
53:13sur la joie collective
53:15c'était impressionnant
53:16et je pense que
53:16la ferveur encore aujourd'hui
53:18au stade
53:18elle est née
53:19à peu près
53:20dans cette période là
53:21Vous la sentez
53:22cette ferveur de Levan
53:23d'eau au but
53:24à chaque fois ?
53:25Oui si
53:25je la sent tous les week-ends
53:26comme je l'ai dit tout à l'heure
53:27c'est que
53:27quand on soit à demi
53:28sur l'extérieur
53:29on sent la présence
53:30des supporters
53:30ils sont tous en présent
53:31et même parfois
53:33ils font plus de bruit
53:33dans les stades à l'extérieur
53:35que ce qui est pas à demi
53:36donc comme je l'ai dit
53:37c'est un grand soutien
53:38c'est un grand puce pour nous
53:40et comme on dit
53:41avant chaque match
53:42quand on se regroupe au mieux
53:42c'est qu'on joue
53:43pour un maillot au club
53:45mais aussi pour les gens
53:46qui viennent au stade aussi
53:47Baptiste
53:50pas facile quand même
53:51d'exister dans ce monde
53:52maintenant du XXI siècle
53:54avec tous ces clubs
53:55surdimensionnés ?
53:56Oui mais d'autant plus fier
53:57du coup
53:57de représenter un autre football
53:59pour l'anecdote
54:00Dono a raison
54:01quand j'étais au Paris FC
54:02j'étais à côté de
54:03la famille Arnaud
54:04qui vient de racheter le Paris FC
54:05ils étaient bluffés
54:06par nos supporters
54:07en disant
54:08c'est la première fois
54:09qu'on voit autant
54:09de public extérieur
54:11dans notre stade
54:12et surtout avec cette
54:13bonne attitude
54:14c'était vraiment
54:15un soutien très fort
54:16et aucun incident
54:17etc
54:17donc voilà
54:19plutôt une fierté
54:20d'aller avec des amis
54:22l'année dernière
54:22quand on va au Vélodrome
54:24et vous gagnez au Vélodrome
54:25c'est des instants
54:26qui restent gravés
54:28et c'est ce qui est beau
54:30avec la GIA
54:30c'est que ça nous offre
54:31des moments
54:32des souvenirs
54:33des émotions collectives
54:34et moi c'est ça
54:35qui me fait beaucoup plaisir
54:37de le partager collectivement
54:38toutes ces joies
54:39voilà
54:41quand on est champion
54:42en 2024
54:42pareil
54:43c'est chouette
54:45de pouvoir partager
54:45avec l'entraîneur
54:46avec les joueurs
54:47avec James
54:47avec les supporters
54:48l'envahissement de la pelouse
54:49etc
54:50c'est des vraiment
54:51beaux moments
54:51et de voir les jeunes
54:53qui ont les yeux qui brillent
54:54de pouvoir tant en temps
54:56rivaliser avec les plus grands
54:57donc non
54:58c'est exaltant
54:59de pouvoir tenter
55:00de lutter
55:01et surtout
55:02dans la forme
55:03dans laquelle on réside
55:04je trouve
55:04parce qu'on donne
55:05une bonne image du football
55:06qui des fois
55:07il y a un peu trop de violence
55:09on parle un peu trop
55:10de faits négatifs
55:11sur le football
55:12et nous à OCR
55:13je trouve qu'on donne
55:14une bonne image du football
55:15et de notre région
55:16Christophe vous êtes d'accord
55:17avec ces mots
55:19tout à fait
55:20je finirai aussi
55:22par une anecdote
55:23et par rapport à un match
55:24Baptiste a parlé
55:26du match à Marseille
55:27l'anecdote c'est que
55:30avant de présenter
55:31la dernière vidéo
55:32la veille du match
55:33aux joueurs
55:34je vais voir Junior Traoré
55:38qui connaissait
55:40des herbies
55:40et je lui dis
55:41voilà comment on va jouer demain
55:43qu'est-ce que tu en penses
55:44je lui montre
55:45ce que j'allais montrer
55:47aux joueurs
55:47il me dit
55:49c'est exactement ça
55:50si on y arrive
55:50on gagne
55:51et en fait
55:51les trois buts
55:52qu'on met
55:52c'est des choses
55:54qu'on avait travaillé
55:54la semaine
55:55et en vidéo
55:55parce qu'on avait
55:57repéré certaines choses
55:59sur le replacement
56:00défensif à Marseille
56:01et donc
56:04on gagne ce match
56:04à Marseille
56:05et j'avais joué
56:06neuf fois contre Marseille
56:07neuf défaites
56:08donc voilà
56:09le dixième match
56:10ça a été
56:11fabuleux
56:13l'engouement
56:14gagné au vélodrome
56:15comme ça
56:16ça c'est des moments
56:18qui resteront gravés
56:19et j'espère qu'on va en connaître
56:20d'autres encore plus grands
56:22quand on a vu
56:23quand on voit le film
56:24qui est extraordinaire
56:26on espère
56:27arriver à faire
56:29les mêmes exploits
56:30qu'ont fait
56:31nos aînés
56:33merci à vous tous
56:35c'est ce qu'on vous souhaite
56:36c'est la fin de cette
56:37deuxième mi-temps
56:38la fin de cette émission
56:40aussi ici
56:41au théâtre de Dosser
56:42merci de nous avoir suivis
56:44à la télévision
56:45et puis on vous souhaite
56:46encore un joyeux anniversaire
56:47à la JIA pour ses 120 ans
56:49et on leur souhaite encore
56:51120 belles années à venir
56:52à la JIA

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