00:00Salut, moi c'est Eric, ou Babouk, guitariste et chant dans L'Omort.
00:04Moi c'est Gurvan, alias Tiffus, je suis le batteur dans L'Omort.
00:08Moi c'est Micha, je suis le bassiste dans L'Omort.
00:19Ça vient de mon ancien groupe que j'avais dû arrêter à l'époque, qui s'appelait Black Babouk.
00:24Et en fait j'ai rencontré M. Gurvan, qui est à la batterie, en 2018.
00:28Dès ce moment-là, je lui ai proposé de faire ce qu'on appelle un tribute.
00:32C'était une super soirée avec plusieurs musiciens du lieu, pour faire un tribute au groupe Slayer.
00:37Et à partir de là, l'idée est venue de concrétiser quelque chose et de monter L'Omort.
00:48C'était pas un choix, c'est juste que c'est la seule chose que je sais jouer.
00:51La guitare et le métal, c'est très lié, c'est un instrument primordial dans le style.
00:57Et en fait, naturellement, en ayant découvert le métal via le trash, c'est ce que je fais naturellement.
01:10Depuis mon d'année, on est créole.
01:13Donc en fait, c'est un peu naturellement que Cagnard l'Enfer est venu comme ça, que Tantine le clou dernièrement.
01:18Il n'y a pas de militantisme.
01:29Franchement, c'est pas du tout le genre de truc que nous, on recherche.
01:32C'est juste de faire de la ZIC, faire des concerts, envoyer de l'énergie à tout le monde et c'est tout.
01:37Dans ce deuxième opus, déjà, on a travaillé vraiment à trois, comparé au premier où au premier, Eric avait déjà beaucoup écrit tout seul.
01:50Et puis nous, on avait emboîté le pas en cours de projet avec Gurvan.
01:55Et là, sur ce deuxième album, on est parti d'une feuille blanche et puis on a décidé de tout faire à trois, les compositions, un petit peu les textes, etc.
02:04Pour nous, c'est un peu cliché de dire ça, mais disons un peu un album qui est plus mature, plus construit.
02:11On a réussi à se trouver vraiment une façon de communiquer entre nous, d'aller plus en profondeur dans le travail, des morceaux.
02:19Donc on va dire que c'est un peu une consécration, c'est un plaisir.
02:22Là, ça a un petit peu changé. Il y a toujours, on va dire, cette image un petit peu provocatrice de ce style.
02:38Les gens ne comprennent pas forcément d'où ça vient, les différents styles, etc.
02:42Je ne dirais pas que ce soit un combat permanent.
02:45C'est quelque chose qui s'intègre au fur et à mesure, qui commence à rentrer.
02:49Je veux dire, on n'est pas seul non plus.
02:50Il y a d'autres camarades aussi qui sont dans le mouvement.
02:54Je trouve que c'est un mouvement qui est vraiment très local, qui est bien ancré finalement.
03:02C'est un public d'avertis.
03:04C'est des gens qui connaissent très bien le métal, souvent.
03:07Ils ont beaucoup de références.
03:08C'est un public enthousiaste, qui aime bien participer aux soirées, qui est quand même assez fédéré.
03:15Ce qui est intéressant à La Réunion, c'est qu'il n'y a pas deux groupes pareils.
03:18Chacun a sa petite chapelle, etc.
03:21Et tout le monde vit très bien au niveau de ce style.
03:25Et j'ai vraiment confiance en l'avenir où vraiment on va avoir un public et une scène qui va se développer de plus en plus.
03:31Je ne sais pas si c'est encore un acte de rébellion ou pas.
03:41Toute musique est plus ou moins politique.
03:45En fait, je dirais plutôt que c'est un exutoire, pour ma part en tout cas.
03:49Disons que c'est un peu l'endroit où on va déverser toute notre énergie négative.
03:54Pour certains, ça va concerner des sujets politiques.
03:57Nous, dans Le Mort, ce n'est pas tant que ça le cas.
03:59Nous, on fait surtout ça pour le plaisir, l'envie de partager des émotions fortes,
04:03partager la violence aussi, la colère,
04:05toutes ces émotions qui sont quelque part naturelles,
04:08mais qu'on a trop tendance à garder au fond de nous.
04:10Et c'est une belle opportunité de pouvoir partager les sentiments avec le public.
04:29Merci.
04:30Merci.
04:31Merci.
04:32Merci.
04:33Merci.
04:34Merci.
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