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  • il y a 6 jours
À LA UNE / Donald Trump sur le Groenland : le revirement, et maintenant ?

Après plusieurs semaines de menaces frontales, Donald Trump a finalement adopté un ton plus conciliant lors de son discours au Forum économique mondial de Davos, mercredi 21 janvier 2026. Le président américain a annoncé qu'il excluait désormais tout recours à la force pour concrétiser ses ambitions arctiques au Groenland et qu'il renonçait aux hausses des droits de douane visant les pays ayant déployé des forces militaires sur le territoire. Ce changement de cap serait le résultat d'un échange avec Mark Rutte, secrétaire général de l'Otan, au cours duquel aurait été esquissé le « cadre d'un futur accord » concernant ce territoire autonome danois. Si ces déclarations ont été accueillies avec soulagement en Europe, Copenhague évoquant des « messages positifs », les 27 ont néanmoins maintenu le sommet extraordinaire prévu à Bruxelles. Donald Trump a par ailleurs lancé un « Conseil de la paix » réunissant dix-huit pays, parmi lesquels Israël, l'Argentine, l'Égypte, le Maroc, les Émirats arabes unis et la Hongrie, présenté comme une organisation destinée à garantir une paix durable dans les régions en conflit. L'adhésion à ce conseil, appelée à concurrencer l'ONU, aurait coûté plus d'un milliard de dollars à chaque État membre pour l'obtention d'un siège. La désescalade annoncée par Donald Trump est-elle crédible ?

Invités :
- Natalia Pouzyreff, députée « Ensemble pour le République » des Yvelines,
- Richard Werly, correspondant France/Europe pour « Blick »,
- Romuald Sciora, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, essayiste.

Chroniques :
- « Les off de Lou » : le RN : MAGA ou pas ? par Lou Fritel,
- « Quelle histoire ! » : les businessmen à la conquête de l'Elysée ? par Laurent Guimier.


LA QUESTION QUI FÂCHE / Police : légitime défense ou impunité ?

Quelques jours après la mort d'El Hacen Diarra dans un commissariat parisien, les députés se penchent, jeudi 22 janvier, sur une proposition de loi du groupe « Droite Républicaine » qui prévoit d'instaurer une présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes qui font usage de la force dans l'exercice de leurs fonctions. Un texte que le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, a dit soutenir à titre « personnel ». Si la proposition de loi était votée, les forces de l'ordre faisant usage de leur arme seraient donc considérées, a priori, comme étant en état de légitime défense, et donc protégées par la loi. Il s'agirait « d'un renversement de la charge de la preuve », imposant au ministère public de démontrer que l'agent n'était pas en position de légitime défense, et non à ce dernier de prouver qu'il l'était, résume le rapporteur du texte, Ian Boucard. Selon le politiste Paul Le Derff et l'économiste Simon Varaine « toute réforme qui affaiblit les contraintes juridiques pesant sur l'usage des armes par la police comporte un risque élevé d'augmentation

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Transcription
00:00:00Musique
00:00:00Bonsoir à tous, très heureuse de vous retrouver ce soir pour chaque voix compte sur LCP.
00:00:28On est ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée Nationale avec pour m'accompagner ce soir, s'il vous plaît, Lou Frittel, journaliste à Paris Match.
00:00:36Bonsoir à vous.
00:00:38Et Laurent Guimier.
00:00:39Bonsoir.
00:00:39Bonsoir à Deligne.
00:00:40Laurent, merci à tous les deux d'être là.
00:00:42Le sommaire de chaque voix compte avec à la une ce soir, Groenland, OTAN, Ukraine, Conseil de la paix, le hold-up de Donald Trump à Davos.
00:00:51Nous en parlons avec Romuald Ziora.
00:00:53Bonsoir.
00:00:53Bonsoir.
00:00:54Vous êtes essayiste franco-américain et chercheur associé à l'IRIS. Merci d'être là. Au côté de Nathalia Pouzirev. Bonsoir.
00:00:59Bonsoir.
00:01:00Vous êtes députée ensemble pour la République des Yvelines et secrétaire de la Commission Défense à l'Assemblée Nationale. Merci de votre présence. Au côté de Richard Verly.
00:01:06Bonsoir.
00:01:07Bonsoir Richard, journaliste essayiste franco-suisse pour le Média Bic et auteur notamment du livre « Cette Amérique qui nous déteste » paru chez Nevicata.
00:01:16Bonsoir à tous les trois et merci d'être là.
00:01:18Lou, Lou, vous vous intéressez ce soir à un changement de ligne.
00:01:23Oui, oui, à un changement de ligne du RN par rapport au lubien impérialiste de Trump qui embarrasse sévèrement le parti.
00:01:30Quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir, Laurent Guimier ?
00:01:32À l'histoire de deux chefs d'entreprise, Mathieu Pigasse et Xavier Niel, qui seraient en train de penser à l'Elysée et pas simplement en se rasant.
00:01:39Alors est-ce que le narratif du milliardaire président, un peu comme Trump, va chambouler la présidentielle de 2027 ? Je vous raconte tout ça ce soir.
00:01:48Dans la deuxième partie de chaque voix compte, place à la question qui fâche.
00:01:50Question ce soir sur cette proposition de loi des Républicains qui vise à instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre.
00:01:57Un texte dont le vote est scruté de près en ce moment même à l'Assemblée nationale, quelques jours après la mort d'un trentenaire lors de sa garde à vue à Paris.
00:02:05Nous en débattrons avec Yann Boucard, député LR du territoire de Belfort, qui porte ce texte.
00:02:10Roger Vico, député socialiste du Nord, qui s'y oppose.
00:02:13Et Grégory Joron, brigadier-chef et secrétaire général du syndicat de policiers Unité.
00:02:18Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos remarques et de vos réflexions en flashant le QR code qui s'affiche ici pendant toute la durée de l'émission.
00:02:28C'est Laurent Guignet qui s'occupe de vous, qui s'occupe de collecter vos remarques.
00:02:31Il attend vos mails sans oublier Bourbon Express, bien sûr, le journal de l'Assemblée nationale tout à l'heure avec Marco Pommier.
00:02:38Et il nous racontera comment la niche parlementaire des Républicains a quand même tourné un peu au grand n'importe quoi par moment aujourd'hui.
00:02:43Ça c'est le menu de ce soir. Installez-vous confortablement. Chaque voix compte, c'est parti.
00:02:48Sous-titrage Société Radio-Canada
00:03:18On va parler dans un instant avec nos trois invités. D'abord, le récapitulatif de cette journée avec Valérie Brochard.
00:03:29Hier après-midi encore à Davos, le président américain dégainait son vocabulaire le plus brutal pour dire sa détermination à s'emparer du Groenland.
00:03:39Je demande l'ouverture de négociations immédiates afin de discuter à nouveau de l'acquisition du Groenland par les Etats-Unis.
00:03:48Mais en fin de journée, Donald Trump s'est montré beaucoup plus conciliant, évoquant un accord trouvé sur le Groenland.
00:03:54C'est vraiment un bon accord pour tout le monde, vraiment bien. Les gens sont très satisfaits.
00:04:00C'est encore en cours, mais assez avancé. Ça nous apporte tout ce dont nous avions besoin.
00:04:06Quelques heures séparent ces deux déclarations.
00:04:09Quelques heures pendant lesquelles le président américain s'est entretenu avec le secrétaire général de l'OTAN.
00:04:15Sur la chaîne Fox News, Marc Routte confirme la rencontre et précise.
00:04:19Il a raison de dire que nous devons collectivement protéger la région arctique.
00:04:26Mais bien sûr, les Etats-Unis poursuivent également les discussions avec le Groenland et le Danemark
00:04:30sur la manière de s'assurer que la Russie et la Chine n'auront pas accès à l'économie ou à l'armée du Groenland.
00:04:35Je pense que c'est un très bon résultat.
00:04:38Pour le chef de l'OTAN, il reste encore beaucoup de travail avant de finaliser cet accord.
00:04:42Mais en attendant, Donald Trump a suspendu sa menace d'augmenter dès le 1er février
00:04:48les droits de douane contre les pays dont la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni
00:04:52qui ont envoyé sur la terre de glace quelques dizaines de soldats
00:04:56pour mener une mission exploratoire et surtout afficher leur solidarité avec le Danemark.
00:05:02Dans un communiqué, la première ministre danoise dit vouloir
00:05:05continuer un dialogue constructif avec ses alliés
00:05:08mais dans le respect de son intégrité territoriale.
00:05:12De son côté, Marc Routte assure que le sujet de la souveraineté du Groenland
00:05:16n'a pas été abordé lors de ses discussions avec le président américain
00:05:20mais le doute plane, pas vraiment rassurant pour les Groenlandais.
00:05:26Bien sûr, les gens s'inquiètent de ce qui va se passer
00:05:28parce qu'ils ne savent pas ce qui va se passer
00:05:30parce qu'il a sans cesse des opinions.
00:05:32Il dit toujours quelque chose de nouveau.
00:05:34La guerre commerciale est en pause.
00:05:36L'hypothèse d'une attaque militaire sur la terre de glace est écartée
00:05:40mais Donald Trump semble plus déterminé que jamais.
00:05:44Il annonçait cet après-midi négocier un accès total au Groenland.
00:05:49Pardonnez-moi tous les trois
00:05:50mais on a quand même besoin d'un sérieux éclaircissement ce soir.
00:05:53D'abord, est-ce qu'il est juste de parler, comme on le fait depuis hier,
00:05:56d'un spectaculaire revirement de la part de Donald Trump
00:05:59sur le Groenland, Romuald Seurat ?
00:06:01Écoutez, clairement, oui, il y a eu une forme de recul
00:06:03et pour une fois, on doit se féliciter
00:06:06que l'Union européenne ait su parler d'une voix forte
00:06:09et qu'Emmanuel Macron ait pris la tête, si je puis dire, de cette gronde.
00:06:14Donald Trump a été attaqué là où cela blesse,
00:06:17c'est-à-dire au portefeuille des Américains.
00:06:20Je ne sais pas les quelques soldats que nous avons envoyés symboliquement
00:06:23qui lui ont fait peur.
00:06:25C'était plutôt pour lui risible,
00:06:26même si, symboliquement, on a eu raison de faire ça.
00:06:29Enfin, je dis, je suis franco-américain,
00:06:30mais vous voyez, une fois encore, je me mets du côté.
00:06:32Vous êtes devenu français.
00:06:32Une fois dit cela, Donald Trump a donc pris un petit peu peur,
00:06:40je dis bien un petit peu peur, d'une guerre tarifaire
00:06:42qui pourrait, si elle devenait virulente,
00:06:45donc toucher le pouvoir d'achat avec une inflation
00:06:47qui aurait monté en flèche des Américains
00:06:50et donc payer cela dans les urnes à quelques mois d'élection
00:06:54qui s'annoncent déjà très, très, très difficiles.
00:06:56Mais n'oublions pas que cette reculade,
00:07:01à cette reculade s'ajoute quand même un gain pour Donald Trump.
00:07:05Alors, ça reste un petit peu flou pour l'instant.
00:07:06Mais oui, justement.
00:07:07Mais si ce qu'il nous dit est vrai,
00:07:10c'est-à-dire s'il obtient d'avoir quelques morceaux du Groenland
00:07:16qui vont devenir territoire américain,
00:07:20c'est quand même une première dans l'histoire des relations transatlantiques.
00:07:23On pourra quand même dire que oui, il y a eu un recul, c'est clair,
00:07:27mais que dans cette partie de poker menteur,
00:07:30il n'en sort pas totalement perdant.
00:07:32Je le répète, si quelques parties du Groenland
00:07:35deviennent territoire américain, c'est quand même pas rien.
00:07:38Pardon, c'est écrit où, Richard Verly, ce soir,
00:07:40que quelques parties du Groenland deviendraient américaines ?
00:07:41C'est ce que lui dit, en tout cas.
00:07:43Comme je le dis, ça reste à voir.
00:07:45C'est écrit dans les médias américains notamment
00:07:47qui citent en référence la situation des bases britanniques à Chypre.
00:07:52Chypre, c'est cette île divisée dont une partie est membre de l'Union européenne.
00:07:56Et il y a effectivement deux grandes bases britanniques
00:07:59qui appartiennent au Royaume-Uni
00:08:01et qui sont considérées comme l'avant-poste britannique en Méditerranée.
00:08:04L'anecdote sur Chypre, Marc Routteux, le secrétaire général de l'OTAN,
00:08:07l'a démenti en disant que c'était inconditionnel pour, limite, une plaisanterie.
00:08:11Je pense que Marc Routteux, d'abord, on ne connaît pas la teneur des discussions.
00:08:16Officiellement, il a démenti le scénario chypriote.
00:08:18Les Danois disent qu'il n'était pas vraiment informé de la négociation de Marc Routteux.
00:08:23Je pense que dans tout ça, il y a beaucoup de choses qu'on ne me dit pas.
00:08:26Bien évidemment, c'est normal.
00:08:28La réalité, c'est qu'il a quand même parlé avec Donald Trump du Groenland.
00:08:32Donc, il n'en a pas parlé.
00:08:32Sans le Groenland et sans le Danemark.
00:08:35Avaient-ils avant consulté le Groenland et le Danemark ?
00:08:38Je ne le sais pas, mais on peut quand même penser qu'il y avait eu des consultations.
00:08:42Après, à la fois, je suis d'accord avec Romuald, mais j'ajouterai quand même un élément.
00:08:47On pourrait parler de recul si l'on sait exactement ce que voulait Donald Trump.
00:08:52C'est-à-dire qu'à partir du moment où il avait mis la barre très haut et de manière très vocale, comme il sait le faire,
00:08:58bien évidemment, si l'on compare ce qu'il a dit, puisqu'il voulait la propriété,
00:09:02il a même dit le titre de propriété du Groenland, il l'a dit à Davos.
00:09:05Donc, si on compare ça avec ce qu'il serait en train d'obtenir, il a reculé.
00:09:10Mais est-ce qu'il voulait vraiment ça ?
00:09:12Est-ce que son objectif, ce n'était pas de mettre la barre très haut
00:09:15pour obtenir en fait ce qu'il va obtenir dans l'accord en question ?
00:09:19Donc, je crois qu'attendons de voir ce document.
00:09:21Et de toute façon, il est tout à fait possible que Donald Trump est quand même un négociateur à la massue.
00:09:26Il y est allé à la massue.
00:09:27Mais in fine, s'il réussit deux choses.
00:09:29Avoir un semi-titre de propriété sur le Groenland ou titre de propriété au pluriel.
00:09:35Et avoir le contrôle complet sur l'avenir de ce territoire.
00:09:39C'est-à-dire que rien ne pourrait être fait sans l'assentiment des Etats-Unis
00:09:42en termes de sécurité, d'installation militaire ou autre.
00:09:46On pourra dire qu'il a quand même bien obtenu, il sort plutôt vainqueur de cette négociation.
00:09:52En l'état, en tout cas, le Danemark et le Groenland ont répété toute la journée
00:09:55qu'ils n'avaient été associés à aucune négociation hier à Davos,
00:09:59que ce soit avec les Etats-Unis ou avec l'OTAN.
00:10:01Quelle valeur peut avoir un accord entre Donald Trump et Marc Routte ?
00:10:06Alors, tout d'abord, les Européens ont véritablement réaffirmé notre attachement
00:10:13à la souveraineté et l'intégrité des nations et le respect du droit.
00:10:19Et je pense que c'est aussi une raison pour laquelle il a fait machine arrière.
00:10:24Ensuite, les discussions avec Marc Routteux.
00:10:26Marc Routteux est parti du principe que c'est à l'Alliance, à l'OTAN,
00:10:31de s'assurer de la sécurité dans la zone qu'on appelle le High North,
00:10:36donc l'Arctique, et qui englobe pas seulement le Groenland,
00:10:40et qu'il fallait arrêter de se focaliser sur le Groenland.
00:10:43C'est le message principal de Marc Routteux.
00:10:45Et il a dû lui proposer une solution.
00:10:48Est-ce que finalement, ce n'est pas un coup de maître de la part de Marc Routteux ?
00:10:51On le dit, il appelle Donald Trump daddy, ils s'entendent bien.
00:10:55Mais est-ce que Marc Routteux, finalement, ce n'est pas celui aujourd'hui
00:10:57qui sait le mieux parler à Trump ?
00:10:59Moi, je pense qu'il est assez complaisant avec lui, parfois trop.
00:11:04Et qu'en fait, il a essayé de sortir de l'impasse.
00:11:08Parce que là, c'était véritablement l'OTAN qui était dans l'impasse.
00:11:11Personne ne pensait qu'il y aurait véritablement d'affrontements militaires.
00:11:15Mais néanmoins, l'OTAN était véritablement sous tension.
00:11:19Moi, je suis présidente de la délégation française à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN.
00:11:23Donc, je peux vous dire que les échanges de courrier, les appels à Marc Routteux
00:11:26de respecter nos principes étaient bien posés.
00:11:31Et Marc Routteux se défendait jusqu'à présent de dire
00:11:33« je ne peux pas commenter les décisions des chefs d'État ».
00:11:36En disant « je ne suis pas à la place de la Première ministre du Danemark,
00:11:41ni du peuple groenlandais, ni d'un tel, un tel ».
00:11:43Donc, c'est quand même la parole des chefs d'État qui l'emportent.
00:11:46Mais se peut-il que Marc Routteux ait réussi à vendre à Donald Trump
00:11:50un accord cadre qui n'a aucune valeur ?
00:11:53En fait, sur l'OTAN, c'est une mission de l'OTAN.
00:11:56C'est ce qu'on essaie de lui rappeler.
00:11:57Alors, qu'il y ait des emprises américaines qui se développent au Groenland,
00:12:01il faut savoir que moi, mes collègues danois m'ont dit que
00:12:03la base qui était prévue pour accueillir des milliers de soldats américains,
00:12:07en fait, finalement, il n'y en a que 200.
00:12:09Donc, tout ça, ça va coûter cher aussi à déployer aux Américains.
00:12:13Et il faut savoir que dans ses fondamentaux à Trump
00:12:17et des États-Unis en général,
00:12:19effectivement, tout le Grand Nord fait partie de leur périmètre de sécurité.
00:12:23Mais ce n'est pas parce qu'on le déclame très fort
00:12:25qu'on va s'approprier les terres.
00:12:28Et alors, quid de l'exercice de l'OTAN au Groenland
00:12:30réclamé par Emmanuel Macron avant-hier ?
00:12:33Alors, je pense que ça s'oriente vers ce qu'on appelle Arctic Sentry,
00:12:35c'est-à-dire les sentinelles dans le milieu arctique.
00:12:38Et parce qu'il n'y a pas que la route entre le pôle Nord et le Groenland.
00:12:43Il y a aussi ce qui passe vers l'Islande, vers la Grande-Bretagne,
00:12:48vers les îles britanniques.
00:12:51Et qu'il a pu élargir cette dimension.
00:12:55Mais les fondamentaux de la politique de Trump,
00:12:57c'est border, security, energy.
00:12:59Et donc, frontière, la sécurité et l'énergie.
00:13:03Et ça, c'est intimement lié.
00:13:05Parce que si vous voulez développer le Golden Dome,
00:13:07enfin, le Dome d'or qui doit protéger tout le continent américain,
00:13:12ça va coûter les yeux de la tête.
00:13:15Donc, il faut qu'il puisse appuyer sur des revenus d'énergie aussi,
00:13:19sur le fait que les alliés européens contribuent, partagent le fardeau.
00:13:23Donc, il met la pression tous azimuts.
00:13:25C'est une négociation à multi-entrées.
00:13:28Et il ne va pas lâcher ces fondamentaux-là.
00:13:31Et il va revenir mettre la pression sur le Canada, j'en suis sûre.
00:13:33Et le Canada est dans une position plus délicate.
00:13:36Parce que 78% des échanges commerciaux du Canada dépendent des États-Unis.
00:13:42Donc, ce n'est pas terminé.
00:13:44La pression va continuer.
00:13:45Ça n'a pas échappé au Premier ministre canadien.
00:13:47Pardon ?
00:13:48Ça n'a pas échappé au Premier ministre canadien,
00:13:50qui est allé à la sulfateuse avant-hier.
00:13:52Le discours d'Emmanuel Macron était très fort.
00:13:55Il se rejoignait, disant qu'il faut faire front et faire preuve d'unité,
00:14:00parce que l'autocratie ne peut pas gagner face à la démocratie.
00:14:04Mais même le chancelier Merz aussi a dit
00:14:06que les démocraties n'ont pas besoin de vassaux.
00:14:09Donc, les mots ont été très forts.
00:14:11Emmanuel Macron, qui vient d'arriver à Bruxelles pour le sommet européen des 27,
00:14:17écoutez ce qu'il vient de dire.
00:14:19Quand l'Europe est unie, forte, réagit vite,
00:14:22les choses rentrent dans l'ordre et dans le calme.
00:14:24Et moi, je me félicite qu'on a commencé la semaine avec une forme d'escalade,
00:14:32des menaces, des menaces d'invasion et des menaces tarifaires.
00:14:37Et nous sommes revenus à une situation qui me paraît beaucoup plus acceptable,
00:14:40même si nous restons vigilants.
00:14:43Romuald Thiora, est-ce que vous diriez que c'est un répit
00:14:45dans la crise entre l'Europe et les Etats-Unis ce soir ?
00:14:48Écoutez, bien évidemment, nous avons traversé la crise la plus importante
00:14:52de l'histoire des relations transatlantiques depuis la Seconde Guerre mondiale,
00:14:55à part peut-être Suez, mais c'était quand même différent.
00:14:58Et sans aucun doute, les tensions les plus fortes entre la France et les Etats-Unis
00:15:02depuis la fin du XVIIIe siècle, lorsqu'il y avait cette plus ou moins guerre commerciale,
00:15:08justement, qui aurait pu dégénérer en guerre tout court.
00:15:12C'est un répit pour le Groenland.
00:15:15Donald Trump a planté une petite graine dans l'esprit des Etats-Unis.
00:15:20Il a parlé d'espace vital, ça nous rappelle de mauvais souvenirs.
00:15:24Idem pour le Canada, madame a tout à fait raison.
00:15:26Donc, le Groenland, rappelez-vous, il y a un an,
00:15:29Trump parlait déjà, éventuellement, de prendre par la force le Groenland.
00:15:33Et puis, il était passé à autre chose.
00:15:34On ne l'avait pas trop pris au sérieux à l'époque.
00:15:36On avait dit, voilà, c'est fini.
00:15:37L'erreur serait de se dire, allez, hop, tout revient à la normale.
00:15:42Non, non, McCartney, encore lui, avait eu tout à fait raison.
00:15:45Le Premier ministre canadien.
00:15:46Au début de l'année dernière, après être arrivé au pouvoir,
00:15:49lorsqu'il avait dit, plus rien ne sera jamais comme avant.
00:15:53Les choses ont basculé, donc il y aura un avant et un après.
00:15:56Le Groenland est toujours dans la ligne de mire de Trump.
00:15:59Je ne serais pas étonné qu'il revienne sur le sujet dans un an ou deux.
00:16:02Et le Canada, effectivement, je passe beaucoup de temps au Canada.
00:16:05J'enseigne au Canada, j'y suis presque tous les mois.
00:16:07Je peux vous dire qu'on prend très, très au sérieux
00:16:09les menaces qui ont pu être proférées par Trump.
00:16:12Question téléspectateurs, Laurent ?
00:16:13C'est pour rester un instant sur ce que vient de dire
00:16:14le président de la République, peut-être Richard Verly.
00:16:16Quand il dit ça à Emmanuel Macron,
00:16:18et qu'en gros, il semble valider le fait qu'il a vu
00:16:20ce qui s'était dit entre Routteux et Trump,
00:16:23et donc il valide le fait qu'il y a quelque chose d'acceptable,
00:16:26ou est-ce que c'est du poker, en disant
00:16:28« Trump, je t'ai entendu et tu ne pourras pas aller plus loin ? »
00:16:31Non, je crois qu'Emmanuel Macron parle,
00:16:34comme vous l'avez dit, en connaissance de cause.
00:16:36Il me paraît, mais encore une fois,
00:16:38je n'ai pas l'information, et l'information n'est pas disponible,
00:16:41il me paraîtrait quand même ahurissant
00:16:43que les discussions entre le secrétaire général de l'OTAN
00:16:46et le président des États-Unis
00:16:48aient eu lieu sans que les principaux dirigeants de l'Union européenne
00:16:52soient au moins informés d'un cadre.
00:16:54D'ailleurs, Trump a bien parlé d'un cadre, un framework.
00:16:57Donc je crois qu'Emmanuel Macron, il sait vers quoi on s'achemine,
00:17:01il le juge effectivement acceptable,
00:17:03il peut se prévaloir d'abord du très bon discours qu'il a fait à Davos,
00:17:06qui a eu beaucoup d'écho, extrêmement suivi,
00:17:09et il peut se prévaloir aussi d'une idée qu'on m'a expliqué,
00:17:11que j'avoue que je n'avais pas saisie au début,
00:17:13c'est qu'en proposant ce déploiement de l'OTAN,
00:17:16puisque lui, il l'a proposé, ce déploiement de l'OTAN au Groenland,
00:17:20il a démontré qu'il n'y avait pas de menace européenne
00:17:24et que donc les tarifs que Donald Trump proposait de mettre
00:17:28étaient une agression.
00:17:30Ce n'était pas une riposte, c'était une agression.
00:17:33Et de ce fait, comme vous le savez en ce moment,
00:17:34la Cour suprême doit se prononcer sur les tarifs de M. Trump en général,
00:17:38ça mettait Trump en position très difficile.
00:17:40Donc il y avait, de la part d'Emmanuel Macron, semble-t-il,
00:17:43un subtil jeu diplomatico-économique qui, en la matière, a fonctionné.
00:17:49Est-ce que ce répit dans les relations transatlantiques
00:17:51va peut-être permettre aux Américains et aux Européens
00:17:53de se concentrer sur la guerre en Ukraine ?
00:17:55C'est ça bien le problème.
00:17:57Nous avons tous, ceux qui soutiennent l'Ukraine,
00:18:01ont tous ce doute.
00:18:03La confiance n'est plus entière avec les Américains.
00:18:05Les Américains n'improvisionnent plus l'Ukraine.
00:18:08Ils gardent leur système en place et les bases américaines
00:18:12et surtout les facilitateurs stratégiques à disposition, bien sûr, de l'OTAN.
00:18:18Mais la confiance n'est pas là.
00:18:22Et je pense qu'on pressent qu'ils se détournent de l'Ukraine.
00:18:26Ce n'est plus leur priorité.
00:18:27On a vu, il y a eu le Venezuela, le Groenland, l'Iran.
00:18:30Oui, alors, à la fois, c'est compliqué à comprendre
00:18:33parce que hier, Donald Trump à Davos dit que, finalement,
00:18:36cette guerre en Ukraine, c'est le problème des Européens.
00:18:39Et puis là, ce matin, il annonce que cette guerre,
00:18:41elle est sur le point de se terminer.
00:18:42Je ne sais pas si on peut entendre Donald Trump ce matin à Davos.
00:18:44Et bien sûr, nous travaillons pour en finir avec l'horrible massacre en cours en Ukraine.
00:18:57Si j'avais été président à ce moment-là, cette guerre n'aurait jamais débuté.
00:19:00On en parlait avec Vladimir Poutine qui disait que c'était la prunelle de ses yeux
00:19:04et je lui disais, Vladimir, tu ne peux pas le faire.
00:19:10Pour moi, il a insisté sur des négociations diplomatiques.
00:19:17Il n'a pas parlé de renforcer l'armée ukrainienne.
00:19:20Il n'a pas parlé des garanties de sécurité qui pourraient être apportées par la Commission.
00:19:24Il y a quelques minutes, on a appris qu'un accord sur les garanties de sécurité américaines en Ukraine
00:19:29avait été signé entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky.
00:19:33Les deux hommes se sont rencontrés cet après-midi à Davos.
00:19:35Je ne sais pas si vous avez pu suivre la conférence de presse qu'a donnée le président ukrainien.
00:19:39Je voudrais qu'on en regarde un court extrait d'abord.
00:19:45Au lieu de devenir une vraie puissance mondiale,
00:19:49l'Europe reste un kaleidoscope beau mais fragmenté de petits témoignes puissances.
00:19:56Au lieu de prendre la tête de la défense, de la liberté dans le monde,
00:20:00en particulier lorsque l'attention des Etats-Unis se porte ailleurs,
00:20:05l'Europe a l'air perdue lorsqu'elle essaie de convaincre le président américain de changer,
00:20:12mais il ne changera pas.
00:20:14C'est terrible !
00:20:16Le leadership d'Emmanuel Macron est toujours là en Europe parce qu'il sert d'aiguillon.
00:20:22On a des partenaires européens qui effectivement sont tétanisés.
00:20:25Et moi je pense que les garanties de sécurité, les Américains peuvent encore changer d'avis.
00:20:31Je pense qu'on n'a pas véritablement d'assurance complète,
00:20:35même si c'est un grand succès d'avoir cette coalition des volontaires qui prépare l'après.
00:20:40Mais aujourd'hui, qui nous dit que Poutine veut le cesser le feu
00:20:44et que les discussions diplomatiques vont permettre d'aboutir ?
00:20:48Qu'est-ce qu'ils vont faire à Moscou ce soir ?
00:20:50Steve Witkoff, l'émissaire de Donald Trump et Jared Kushner, son gendre de confiance ?
00:20:54Ils doivent arriver à Moscou dans les prochaines heures.
00:20:56Comment ils vont parler à Vladimir Poutine ?
00:20:58Je crois qu'un deal a été passé entre Zelensky et Trump.
00:21:01Zelensky lui-même a dit que nous étions proches de la fin de la guerre en Ukraine.
00:21:06Je pense que, je ne suis pas dans le secret des dieux,
00:21:10mais je pense que les émissaires de Trump, surtout Jared Kushner s'il est là-bas,
00:21:13viennent enteriner les discussions et les accords qui ont pu être passés
00:21:18entre Zelensky et le président américain.
00:21:21Trump a fait de la paix en Ukraine sa promesse de campagne majeure.
00:21:27Ça n'a pas été réglé en 24 heures, mais n'oublions pas,
00:21:30pour lui, il a toujours en ligne de mire son électorat, sa base MAGA.
00:21:35Mais pardon, les Américains, ils en ont quelque chose à faire de l'Ukraine ?
00:21:37Oui, au contraire de ce que l'on peut penser.
00:21:39Rien à faire du Groenland, pas grand-chose à faire de Gaza
00:21:42avant qu'il y ait quelques images montrant le désastre.
00:21:45Ils ne sont pas sur la ligne que Donald Trump qui dit
00:21:47« Attendez, il y a un bel océan qui nous sépare, c'est loin. »
00:21:50Non, je parle de la base MAGA.
00:21:52Les Américains, en général, pas vraiment.
00:21:54Mais les MAGA, oui, pour la simple et bonne raison
00:21:56que Trump en a fait sa promesse de campagne majeure.
00:21:59Et ces gens-là veulent croire au président.
00:22:01Les choses vont mal aux États-Unis.
00:22:03La situation est très difficile au quotidien.
00:22:05Et regardez comme sa base lui demeure fidèle, loyale.
00:22:08Et pour cela, il faut donc croire le discours trumpien.
00:22:11Il faut croire que la jeune femme qui a été tuée dans le Minnesota
00:22:16n'a pas été assassinée.
00:22:17Il faut donc croire les promesses de Trump.
00:22:19Et donc, oui, pour eux, cela serait une preuve de la fiabilité de Trump
00:22:23et donc la preuve qu'ils ont bien raison de mettre leur foi dans le président.
00:22:27Donc, oui, une partie, je lui ai une partie,
00:22:29de la population américaine est concernée par l'Ukraine.
00:22:32Juste une question à propos de l'affaire Epstein.
00:22:35Puisqu'on parle justement de la partie plus nationale,
00:22:37est-ce que Trump, et ce n'est pas aussi,
00:22:40de multiplier les sujets pour éviter de se confronter à celui-ci ?
00:22:43Les écrans de fumée ?
00:22:44Bien sûr.
00:22:44Et le procès de Maduro, qui va débuter, je crois, le 17 mars à New York,
00:22:50c'est le feuilleton en or.
00:22:51On a fait.
00:22:52Alors, Maduro est un despote, un président autocrate.
00:22:55Personne ici ne dira le contraire.
00:22:57Mais ce n'est pas non plus Adolf Hitler.
00:22:58Mais aujourd'hui, quand vous regardez la télé américaine,
00:23:01vous avez vraiment l'impression que c'est le pire monstre
00:23:03que l'histoire ait jamais connue.
00:23:05Donc, le procès qui débute le 17 mars,
00:23:07qui va être un procès à rallonge,
00:23:08bien évidemment, c'est le nouveau feuilleton américain.
00:23:11Et tout ça a pour objectif, avec d'autres dossiers,
00:23:13de faire oublier les dossiers, justement, Epstein.
00:23:16Moi, je crois qu'il y a quand même un intérêt stratégique
00:23:18qui peut être partagé par certains Américains,
00:23:21de bien sécuriser, justement, tout l'émissaire occidental.
00:23:24Ça, c'est vrai.
00:23:25Mais en même temps, Trump, lui, il court après son prix Nobel.
00:23:28Et il peut changer de direction en fonction de son électorat
00:23:32ou de la pression que sont capables de lui renvoyer les Européens.
00:23:37Donc, il s'adapte.
00:23:38Il s'adapte dans sa stratégie de négociation.
00:23:42Et il reste sur ses lubies.
00:23:45Au moment où Volodymyr Zelensky s'exprimait
00:23:48en conférence de presse à Davos,
00:23:51Emmanuel Macron a posté un message sur X.
00:23:54Et je voulais vous interroger sur ce navire russe
00:23:57arraisonné en Méditerranée.
00:23:58Emmanuel Macron l'a donc annoncé cet après-midi
00:24:00dans ce message posté au moment où Volodymyr Zelensky
00:24:03parlait précisément du pétrole russe.
00:24:06Nous ne laisserons rien passer.
00:24:07La Marine nationale a arraisonné ce matin
00:24:09un navire pétolier en provenance de Russie
00:24:11suspecté d'arborer un faux pavillon.
00:24:13Les activités de la flotte fantôme
00:24:15contribuent au financement de la guerre d'agression
00:24:17contre l'Ukraine.
00:24:18Richard Verly, d'abord, c'est une coïncidence
00:24:20que ce poste arrive en même temps
00:24:22que le discours de Volodymyr Zelensky sur le même sujet.
00:24:24Et que sait-on ce soir de ce pétrolier russe ?
00:24:27Alors, on n'en sait pas beaucoup plus,
00:24:29si ce n'est que c'est une opération,
00:24:31on va dire, de police maritime,
00:24:32puisqu'il s'agit de contrôler son pavillon.
00:24:35Vous avez remarqué que dans le message du président,
00:24:37il n'est pas mentionné la cargaison,
00:24:39il est mentionné le pavillon.
00:24:40C'était pour la même raison
00:24:42qu'un autre pétrolier avait été arraisonné,
00:24:44intercepté au large de Saint-Nazaire,
00:24:46si je me souviens bien.
00:24:48Le commandant et le second avaient été interpellés
00:24:50et finalement, le bateau avait pu repartir.
00:24:53Ça fait partie...
00:24:54Alors, il y a deux choses.
00:24:55Pourquoi on vérifie le pavillon ?
00:24:57Pour savoir s'il s'agirait en réalité
00:24:59d'un pétrolier sous sanction européenne.
00:25:01C'est-à-dire qu'il aurait changé son identité
00:25:03alors que ce navire est sous sanction.
00:25:06Ça, c'est le point juridique.
00:25:08La deuxième chose,
00:25:09c'est que ça participe évidemment
00:25:10de cette étreinte qu'on veut montrer
00:25:13à Vladimir Poutine
00:25:14sur sa flotte fantôme.
00:25:16Les Américains ont aussi arraisonné des navires,
00:25:18alors eux, de manière plus spectaculaire.
00:25:21Ce n'est pas très étonnant.
00:25:22Ou l'expression
00:25:22« nous ne laisserons rien passer ».
00:25:23Je ne sais pas si on peut revoir
00:25:24la carte du parcours supposé de ce navire
00:25:27qui est donc parti de Murmansk,
00:25:29qui a descendu la côte atlantique
00:25:30et qui, semble-t-il,
00:25:32est passé par le détroit de Gibraltar.
00:25:34Alors, nous ne laisserons rien passer,
00:25:36mais il y a un moment
00:25:36où on l'a laissé passer quand même.
00:25:37Oui, parce que précisément,
00:25:39ce sont des navires
00:25:40qui servent à convoyer le pétrole russe
00:25:44et à l'emmener souvent d'ailleurs en Inde
00:25:46où il est raffiné, le pétrole russe,
00:25:48mais ils partent avec une identité,
00:25:50ils reviennent avec une autre identité
00:25:52pour contourner les sanctions.
00:25:54Alors, est-ce que ce navire sera relâché
00:25:56s'il s'avère que le changement de pavillon
00:25:59est illégal ou est-ce qu'il ne sera pas ?
00:26:01Mais de toute manière, le signal est clair.
00:26:02Le signal qui est envoyé à la Russie,
00:26:03c'est « on surveille votre flotte fantôme ».
00:26:06C'est un signal à la Russie
00:26:07et aussi aux États-Unis.
00:26:09Nous nous occupons de notre espace
00:26:11et notre espace maritime
00:26:12et nous faisons preuve de détermination.
00:26:16Nous ne sommes pas les bras ballants
00:26:17à attendre que les États-Unis
00:26:19décident tout pour nous.
00:26:21Donc, c'est du signalement
00:26:22aux deux partis, je dirais, États-Unis.
00:26:25Et puis, difficile de parler
00:26:26de Trump et de Davos aujourd'hui
00:26:27sans parler de ce Conseil de la paix,
00:26:29ce Board of Peace,
00:26:31dont Donald Trump a donc signé
00:26:32la charte fondatrice ce matin à Davos.
00:26:34Je voulais d'abord, Romuald Sura,
00:26:37avoir votre sentiment sur cette image.
00:26:39On est donc au Forum économique mondial de Davos,
00:26:42dans une des salles de conférence du Forum,
00:26:44avec ce décor.
00:26:46Quelle image !
00:26:47Ce fond bleu, ce logo Board of Peace.
00:26:50Je rappelle, on est au Forum économique de Davos.
00:26:52Normalement, ce n'est pas de ça
00:26:53dont on vient parler.
00:26:54Et Donald Trump est acclamé.
00:26:57Quelle image !
00:26:58Quelle image !
00:26:58D'abord, la traduction française
00:27:00n'est pas tout à fait juste.
00:27:01Il faudrait mieux dire
00:27:02le Conseil d'administration de la paix.
00:27:07Parce que Board, c'est pour les sociétés.
00:27:09Et ce n'est pas « concile » en anglais.
00:27:10Donc, c'est plutôt le Conseil d'administration.
00:27:12Écoutez, tout cela est navrant.
00:27:15On en a déjà parlé, je crois, sur ce plateau.
00:27:17L'objectif de cette administration
00:27:18pour l'international,
00:27:19c'est mettre à bas
00:27:20ce qui demeure du système multilatéral
00:27:22instauré en 1945.
00:27:23Nous ramener dans un ordre
00:27:24où règne le bilatéralisme,
00:27:25la loi du plus fort,
00:27:26où on fait fi des organisations
00:27:28telles que l'ONU,
00:27:29de la justice internationale, etc.
00:27:32L'ONU elle-même, aujourd'hui,
00:27:33est devenue une aide
00:27:34sur la scène politique internationale.
00:27:35Le système multilatéral
00:27:36n'est plus que moribond.
00:27:37Il faut voir les choses
00:27:39telles qu'elles sont
00:27:40et rien ne pourra le relancer
00:27:42ni ressusciter l'ONU.
00:27:45Trump en a conscience.
00:27:46Et ce qu'il a créé...
00:27:48Alors, maintenant,
00:27:48est-ce que ça va durer ?
00:27:50Avec Trump, ça peut être oublié
00:27:52dans quelques mois.
00:27:53Mais l'objectif n'est pas
00:27:54de créer une nouvelle organisation
00:27:55multilatérale.
00:27:57L'objectif est de créer un outil
00:27:59pour faire une OPA
00:28:01sur ce nouvel ordre mondial
00:28:03qu'ils ont instauré.
00:28:05Alors, il était sur scène
00:28:07avec une vingtaine
00:28:07de dirigeants étrangers,
00:28:09de grands démocrates,
00:28:10comme on a pu les voir.
00:28:11Il siégeait, puisqu'il est président à vie,
00:28:14avec droit de choisir son successeur.
00:28:16Il trônait avec ses autocrates.
00:28:18Quelle image triste, pitoyable
00:28:21pour ceux qui ont cru en l'ONU
00:28:22et en le système multilatéral
00:28:24de voir à quoi aujourd'hui...
00:28:25Je ne sais pas si on peut zoomer
00:28:25sur le logo de ce Board of Peace,
00:28:27Conseil d'administration de la paix.
00:28:30Le logo, je ne sais pas
00:28:32si on va le voir.
00:28:33Normalement, on va le voir.
00:28:34Le voici.
00:28:35Alors, vous vous dites,
00:28:36tiens, c'est marrant,
00:28:36ça ressemble à quelque chose.
00:28:38Bah oui, c'est le logo
00:28:39des Nations Unies,
00:28:40mais recentré...
00:28:42Sur l'atmosphère occidental
00:28:43et sur les Etats-Unis.
00:28:44Et Andorée, bien sûr.
00:28:45Bien sûr, Andorée, oui.
00:28:46Ça vous désole, Nathalia Pousiré ?
00:28:48Oui, parce qu'on échappe à...
00:28:50Alors, même si l'ONU
00:28:51n'était plus tout à fait opérationnel,
00:28:53nous sommes d'accord,
00:28:54mais on échappe...
00:28:56Là, on s'éloigne vraiment
00:28:57du multilatéralisme.
00:28:59C'est de la vassalité,
00:29:01de la colonisation, recolonisation.
00:29:03Mais il y a quand même 20 dirigeants
00:29:04qui ont été prêts à payer
00:29:05un milliard de dollars.
00:29:06Oui, nous, on a mieux à faire.
00:29:07Je pense, pour les Français,
00:29:09pour notre économie
00:29:09avec ce milliard-là.
00:29:11Mais si on regarde
00:29:12parmi les membres
00:29:14du Conseil de sécurité
00:29:15de l'ONU,
00:29:16c'est là où quand même
00:29:17les puissances comptent
00:29:19et sont assises.
00:29:21Eh bien, ni la France,
00:29:23ni la Grande-Bretagne,
00:29:25ni la Chine,
00:29:27ni la Russie,
00:29:30on ne sait pas encore.
00:29:30Ils sont en train
00:29:30d'étudier le dossier.
00:29:31Bon, voilà.
00:29:32Alors, Vladimir Poutine
00:29:33a fait une vidéo hier soir
00:29:34pour dire que, oui,
00:29:36il était prêt à y aller,
00:29:36à ce goal of peace.
00:29:37Oui, peut-être.
00:29:38Et puis, pour flatter
00:29:40l'égo de Trump.
00:29:42Mais voilà,
00:29:43c'est comme Trump
00:29:44qui veut imposer
00:29:45un nouvel ordre mondial,
00:29:47mais sous sa coupe.
00:29:48Et on n'est pas
00:29:49dans un monde
00:29:50de relations internationales.
00:29:53Si je peux juste ajouter
00:29:54un mot, pardon,
00:29:54et je vous donne
00:29:55tout à fait raison.
00:29:55Je n'avais pas vu ce logo,
00:29:57mais c'est effrayant
00:29:57combien cash ils sont.
00:29:59Je ne sais pas
00:29:59si on peut les revoir.
00:30:00C'est hallucinant.
00:30:01Un logo
00:30:02pour une nouvelle,
00:30:04soi-disant,
00:30:04institution multilatérale
00:30:05et on ne voit
00:30:06que les Etats-Unis.
00:30:07Une dernière petite chose,
00:30:08n'oublions pas
00:30:09que Trump est obsédé
00:30:10de laisser une place
00:30:11dans l'histoire des Etats-Unis
00:30:12et il veut s'inscrire
00:30:13dans la lignée
00:30:14de Woodson,
00:30:15Woodrow Wilson
00:30:15qui a créé
00:30:16la Société des Nations
00:30:17après la Première Guerre mondiale,
00:30:18Roosevelt, Franklin,
00:30:20l'ONU
00:30:20après la Seconde Guerre mondiale
00:30:21et lui arrive
00:30:22avec enfin l'organisation
00:30:24qui va sauver le monde.
00:30:25On a l'impression
00:30:26qu'il prépare quand même
00:30:26son héritage
00:30:27et qu'il est pris
00:30:28par l'OTAN aussi.
00:30:29Le paramètre de temps,
00:30:30si vous voulez,
00:30:31Poutine,
00:30:31Xi Jinping,
00:30:32ils ont vraiment
00:30:32l'OTAN devant eux
00:30:34alors que Trump,
00:30:36son temps est un peu compté.
00:30:37Ce que je voulais dire,
00:30:38ça me fait penser
00:30:38à la succession potentielle.
00:30:40Alors, je ne sais pas
00:30:40ce que feront les démocrates,
00:30:41ce que donneront les mid-terms
00:30:42mais il y a J.D. Vance aussi
00:30:45et toute une soutenue
00:30:47par toute la tech
00:30:47aussi qui est derrière.
00:30:48Il y a quand même
00:30:49peut-être un empire
00:30:51de la tech
00:30:51qui s'annonce
00:30:52et est supranational.
00:30:54Mais juste pour dire
00:30:55que J.D. Vance
00:30:56est nommé, je crois,
00:30:57comme négociateur
00:30:58dans le cadre du Groenland.
00:31:00Donc pour moi,
00:31:00c'est déjà un signe
00:31:03que ça ne va pas bien se passer.
00:31:05Et puis en France,
00:31:07le comportement de Donald Trump
00:31:08ces derniers jours
00:31:09plonge certains
00:31:10dans un certain embarras.
00:31:12Ce sont les hoffs de loups
00:31:13tout de suite.
00:31:19Oui, parce que dans cette guerre
00:31:20économique et commerciale
00:31:21qui s'annonce entre l'Europe
00:31:22et les Etats-Unis,
00:31:23on se demande bien
00:31:24de quel côté penche
00:31:25le cœur du Rassemblement
00:31:26national ?
00:31:27La décision a été
00:31:29longue à prendre.
00:31:30En tout cas,
00:31:30il y a eu beaucoup
00:31:30de discussions
00:31:31et la position officielle
00:31:33a été donnée
00:31:33par Jordan Bardella
00:31:34il y a deux jours
00:31:35au Parlement européen.
00:31:36Je vous propose
00:31:37de l'écouter.
00:31:38Lorsqu'un président américain
00:31:40menace ouvertement
00:31:41un Etat européen,
00:31:42lorsqu'il combine
00:31:43une pression territoriale
00:31:44assumée avec un chantage
00:31:45commercial explicite,
00:31:47ce n'est pas seulement
00:31:48un partenaire
00:31:48qui s'exprime,
00:31:49c'est un rapport
00:31:50de force qui s'impose.
00:31:51On va expliciter
00:31:54maintenant
00:31:54quelles sont
00:31:55les demandes
00:31:55du Rassemblement
00:31:56national
00:31:56qui voudra
00:31:58aller au bras de fer.
00:31:58La suspension
00:31:59des accords
00:31:59de douaniers
00:32:02qui ont été conclus
00:32:03cet été
00:32:04entre Ursula von der Leyen
00:32:05et Donald Trump,
00:32:06l'activation
00:32:07de l'instrument
00:32:08anti-coercition ACI,
00:32:10le bazooka commercial
00:32:12dont parle Emmanuel Macron
00:32:13ou encore
00:32:13appliquer une préférence
00:32:14européenne
00:32:15dans l'achat d'armement.
00:32:17Autant dire
00:32:17que ce discours
00:32:18qui est plutôt sain,
00:32:20n'est pas convaincu
00:32:21de tout le monde
00:32:22et notamment
00:32:22une certaine
00:32:23Valérie Ayer.
00:32:24Je vous propose
00:32:24aussi de l'écouter.
00:32:26Moi, je voudrais poser
00:32:27une question
00:32:27à M. Bardella.
00:32:29Je vous entends
00:32:29vos discours
00:32:30sur le Groenland
00:32:31aujourd'hui.
00:32:32Ça va, vous êtes à l'aise ?
00:32:33Vous êtes à l'aise
00:32:34à tenir ce discours
00:32:35aujourd'hui
00:32:35alors que vous avez été
00:32:36avec votre groupe
00:32:38l'un des premiers
00:32:38supporters de Donald Trump ?
00:32:40Alors que vous avez dit,
00:32:42je cite,
00:32:43que son élection
00:32:43était un vent de liberté
00:32:45sur nos démocraties ?
00:32:47Alors, ça peut être
00:32:48un peu sainflifier
00:32:50et d'ailleurs,
00:32:50on va aller un peu plus
00:32:51dans le fond,
00:32:53mais effectivement,
00:32:54Valérie Ayer a la raison
00:32:54par certains aspects.
00:32:56Lesquels ?
00:32:56Déjà, rappelons
00:32:58cette séquence
00:32:58qui a fait le tour
00:32:59des réseaux sociaux,
00:33:00mais où trouve-t-il
00:33:01toute cette énergie ?
00:33:02Quand Jordan Bardella
00:33:03était interrogé
00:33:04sur le plateau
00:33:05de quelle époque
00:33:06et qu'il a semblé
00:33:07surpris finalement
00:33:07de devoir s'exprimer
00:33:09sur le chef...
00:33:10Il fallait qu'il pose
00:33:11une question à Donald Trump.
00:33:12Il fallait qu'il pose
00:33:13une question à Donald Trump.
00:33:14Il n'a pas été...
00:33:15Il a reposé
00:33:15la même question
00:33:16qu'à celle de Nicolas Sarkozy.
00:33:18En l'occurrence,
00:33:19il était mal à l'aise,
00:33:19mais pourquoi ?
00:33:20Parce qu'en fait,
00:33:21c'est un vrai sujet,
00:33:22Trump,
00:33:22au sein du Rassemblement National.
00:33:24Il y a des avantages
00:33:25à Trump.
00:33:25D'abord,
00:33:26Trump,
00:33:27c'est le retour
00:33:27de la politique.
00:33:28Ça, c'est ce que vous entendez
00:33:28dans tous les cercles
00:33:30nationalistes français
00:33:31ou européens.
00:33:32C'est l'idée
00:33:33du rapport de force
00:33:34en politique,
00:33:35ce qu'on vient d'expliquer,
00:33:36la fin du multilatéralisme
00:33:37et une autre manière
00:33:39d'imposer ses vues.
00:33:40C'est aussi
00:33:41quelque chose
00:33:42d'assez révolutionnaire
00:33:44dans le mouvement
00:33:45et c'est vrai
00:33:46que là,
00:33:46on va aller sur le procès
00:33:47de Marine Le Pen.
00:33:47Quand elle a perdu
00:33:48en première instance,
00:33:49vous avez des gens
00:33:50dans le parti
00:33:50qui voulaient vraiment
00:33:51faire un truc
00:33:53un peu à la capitole
00:33:54en 2021
00:33:55et essayer de ramener
00:33:56le plus de personnes
00:33:57dans la rue.
00:33:58Revenons aussi
00:33:58sur le procès.
00:33:59En l'occurrence,
00:34:00vous avez une magistrate
00:34:01française
00:34:02qui dit avoir été approchée
00:34:03par des émissaires
00:34:04de Donald Trump
00:34:05justement
00:34:05pour influer
00:34:08sur le procès
00:34:10de Marine Le Pen.
00:34:11Et puis,
00:34:12c'est quand même
00:34:12un pied de nez
00:34:12à la bureaucratie européenne
00:34:14qui est l'ennemi juré
00:34:15du Rassemblement national.
00:34:16Mais tout ça,
00:34:17c'est de la forme.
00:34:18Sur le fond,
00:34:19il y a quand même
00:34:19de sévères problèmes
00:34:20et c'est vrai
00:34:21que Trump,
00:34:22c'est clairement
00:34:24pas la tasse de thé
00:34:24du RN.
00:34:25C'est un conservateur,
00:34:28un libéral,
00:34:29un impérialiste
00:34:30en réalité
00:34:30et c'est une méthodologie
00:34:32assez brutale.
00:34:33C'est-à-dire
00:34:33quelque chose
00:34:34qui ressemble assez
00:34:34à Dieu Éric Zemmour
00:34:35qui a été adoubé
00:34:36par Donald Trump.
00:34:37Il avait envoyé
00:34:38ses propres émissaires
00:34:39faire dire
00:34:40qu'il était
00:34:40le Trump français
00:34:41ou un Jean-Marie Le Pen.
00:34:43Il avait aussi envoyé
00:34:44des émissaires
00:34:44voir Jean-Marie Le Pen
00:34:46pour lui dire
00:34:46qu'il avait été
00:34:47le père du populisme.
00:34:49C'est aussi
00:34:49un inconstant,
00:34:50Donald Trump.
00:34:52Rappelez-vous,
00:34:52il a soutenu
00:34:53Marine Le Pen
00:34:53mais il a refusé
00:34:54de la recevoir
00:34:55en 2017
00:34:56quand elle s'est déplacée
00:34:57aux Etats-Unis
00:34:58à la Trump Power
00:34:58pour la rencontrer.
00:35:00Et puis,
00:35:01c'est quelqu'un
00:35:01d'imprévisible.
00:35:02Vous avez ses proches
00:35:04qui font des
00:35:04salut nazis.
00:35:06Steve Bannon
00:35:06qui va arriver
00:35:07sur l'écran
00:35:08qui avait poussé
00:35:09Jordan Bardella
00:35:09à quitter
00:35:10une convention
00:35:11conservatrice
00:35:12où il devait
00:35:13s'exprimer.
00:35:14Vous avez enfin
00:35:15le Capitole.
00:35:15Le Capitole en 2021
00:35:16ça a été reproché
00:35:17à Marine Le Pen
00:35:18vu qu'elle s'était
00:35:19en apparence alliée
00:35:20avec Trump.
00:35:22Ils ne s'y sont pas trompés.
00:35:23Ils n'ont pas envoyé
00:35:24de figure principale
00:35:25tutélaire
00:35:26du Rassemblement National
00:35:27à son investiture.
00:35:28Ils ont envoyé
00:35:28Louis Ayo,
00:35:29c'est-à-dire un vice-président
00:35:30que nous,
00:35:30nous connaissons
00:35:31mais pas très connu
00:35:32du reste des Français.
00:35:33En réalité,
00:35:34le RN est face
00:35:35à un dynème.
00:35:36Donald Trump,
00:35:37il symbolise
00:35:37une position
00:35:38dans laquelle
00:35:39ce parti se trouve.
00:35:40C'est un parti
00:35:40nationaliste,
00:35:41anti-UE,
00:35:41anti-américain.
00:35:43Donc la seule stratégie
00:35:44qu'il peut avoir
00:35:45avec Trump,
00:35:46c'est surtout
00:35:47le pas bouger.
00:35:49Un dernier mot,
00:35:50Richard Verley.
00:35:50Je voulais vous soumettre
00:35:51la une de The Economist.
00:35:52J'ignore si vous l'avez
00:35:53aperçu
00:35:54avec Donald Trump
00:35:57en couverture
00:35:57de The Economist.
00:35:58Au fond,
00:35:59est-ce que c'est ça
00:35:59qu'on retiendra
00:36:00de ce forum de Davos ?
00:36:02Oui, absolument.
00:36:03Mais je note
00:36:04qu'il est sur l'ours polaire
00:36:06mais il n'est pas désarçonné.
00:36:07Donc vous voyez
00:36:08qu'il peut quand même
00:36:11obtenir,
00:36:11disons-le,
00:36:12beaucoup de choses
00:36:13dans cette négociation.
00:36:14Et par ailleurs,
00:36:14un mot sur Davos,
00:36:15une chose qui me paraît
00:36:16importante vis-à-vis
00:36:17des électeurs américains.
00:36:18Davos,
00:36:19vous l'avez dit en Suisse,
00:36:20au cœur de l'Europe.
00:36:21Il a board of peace
00:36:22derrière lui.
00:36:23Ça lui permet
00:36:24de dire à tous ses électeurs,
00:36:25vous voyez,
00:36:26je suis l'homme de la paix
00:36:27au cœur de l'Europe.
00:36:28Alors que les Européens
00:36:29ne cessent de me reprocher
00:36:31de faire ci et ça,
00:36:32moi,
00:36:33je viens défendre
00:36:34la paix au cœur de l'Europe.
00:36:35Par ailleurs,
00:36:36à seulement quelques centaines
00:36:38de kilomètres,
00:36:39moins que ça,
00:36:39de Genève,
00:36:40la deuxième capitale
00:36:41des Nations Unies,
00:36:42des Nations Unies
00:36:43dont on a compris
00:36:44qu'il voulait les démonter.
00:36:45Merci infiniment
00:36:46à tous les trois
00:36:47d'être venus ce soir
00:36:47sur le plateau
00:36:48de chaque fois.
00:36:49Compte dans un instant,
00:36:50c'est la question qui fâche
00:36:51mais d'abord,
00:36:51c'est Laurent Guimier.
00:36:53Quelle histoire ?
00:36:54Ça veut dire
00:36:55qu'il est trop tôt aujourd'hui
00:36:56pour dire
00:36:56dans quelle place,
00:36:57à quelle place ?
00:36:58On a divulgaché nous-mêmes.
00:37:00Quelle histoire
00:37:01avec Laurent Guimier ?
00:37:02Laurent,
00:37:03ce soir,
00:37:03vous vouliez nous parler
00:37:04d'une idée
00:37:05qui aurait fait rire
00:37:05tout le monde
00:37:06il y a encore quelques années.
00:37:07Oui,
00:37:07il y a encore dix ans,
00:37:08un homme d'affaires
00:37:10à l'Elysée,
00:37:10ça passait un peu
00:37:11pour un gag.
00:37:12Aujourd'hui,
00:37:12ça commence peut-être
00:37:13à être quelque chose
00:37:14de sérieux.
00:37:15En moins d'une semaine,
00:37:16il y a deux signaux
00:37:17très clairs
00:37:17qui sont apparus
00:37:18dans l'actualité.
00:37:19D'abord,
00:37:20sur France Inter
00:37:20la semaine dernière,
00:37:22le banquier d'affaires
00:37:23Mathieu Pigasse
00:37:24et propriétaire de Média
00:37:26ne dit pas non
00:37:27à cette hypothèse.
00:37:28Regardez-le.
00:37:29Ça veut dire
00:37:30qu'il est trop tôt
00:37:31aujourd'hui
00:37:31pour dire
00:37:32à quelle place
00:37:33ou dans quel rôle
00:37:34peser,
00:37:35mais en effet,
00:37:36je pense qu'il faut peser.
00:37:37Non mais attendez,
00:37:37Mathieu Pigasse,
00:37:38c'est important.
00:37:38Donc vous n'excluez pas
00:37:39d'être candidat
00:37:40à l'élection présidentielle ?
00:37:40Moi, par principe,
00:37:41je n'exclus jamais rien
00:37:42si vous voulez,
00:37:43pour être très clair.
00:37:45Bon voilà,
00:37:45il ne dit pas non.
00:37:46Deuxième signal,
00:37:48c'est ce petit écho
00:37:49sorti par nos confrères
00:37:50du Point
00:37:51il y a deux jours.
00:37:52Alors très étonnant,
00:37:54je vous raconte
00:37:54ce qu'il y a
00:37:55dans cet article,
00:37:55ça se passe avant Noël
00:37:56lors d'une remise
00:37:57de décoration à l'Elysée.
00:37:59C'est le cocktail
00:37:59après la cérémonie.
00:38:01Et puis là,
00:38:02il y a une ado de 13 ans
00:38:03qui s'approche
00:38:03d'Emmanuel Macron
00:38:04et qui lui dit
00:38:06tu en penses quoi
00:38:07si papa se présentait
00:38:09à la présidentielle ?
00:38:10Tu diras à ton père
00:38:11que le job
00:38:12n'est pas si facile,
00:38:13répond Emmanuel Macron,
00:38:14mais est-ce qu'il en a
00:38:15vraiment envie ?
00:38:16Il en parle tous les jours.
00:38:18C'est qui cette gamine ?
00:38:18Qui est ce papa
00:38:19qui veut devenir président
00:38:20tous les jours ?
00:38:21Eh bien figurez-vous
00:38:21que c'est Xavier Niel,
00:38:23le fondateur de Free.
00:38:24Xavier Niel
00:38:27qui était là
00:38:28et qui a donc envoyé
00:38:29sa fille taquiner
00:38:31le président actuel
00:38:32de la République.
00:38:33Il va falloir leur dire
00:38:34qu'en politique,
00:38:34les gros patrons,
00:38:35ça ne passe pas vraiment
00:38:35encore dans l'opinion.
00:38:37Non, c'est vrai.
00:38:37Ça c'est vrai jusqu'à présent.
00:38:39Au fond,
00:38:39il y avait trois tabous majeurs
00:38:40qui bloquaient tout.
00:38:41Un, le complexe de l'argent.
00:38:43Deux, les casseroles,
00:38:45toutes proportions gardées.
00:38:46Et puis, le style
00:38:47et le ton du chef d'entreprise
00:38:49qui sont quand même
00:38:50très différents
00:38:51de ceux de la femme
00:38:52ou de l'homme politique classique.
00:38:53Eh bien, je prétends ce soir
00:38:55que ces trois tabous,
00:38:56ces trois verrous
00:38:57sont peut-être en train
00:38:58de sauter,
00:38:58purement et simplement.
00:38:59Tout ça parce qu'un homme
00:39:00est entré par effraction
00:39:01dans notre paysage politique national
00:39:03et pardonnez-moi,
00:39:04on vient déjà de beaucoup en parler,
00:39:06c'est Donald Trump.
00:39:07Non mais, il faut arrêter
00:39:07de le mettre à toutes les sauces,
00:39:08même dans la politique française.
00:39:09Ça commence à bien faire.
00:39:11Oui, mais je crois
00:39:12que Trump est à la fois
00:39:13à l'origine
00:39:14et la preuve vivante
00:39:15que nos codes politiques
00:39:16sont en train de changer
00:39:17à très très grande vitesse,
00:39:19en partie grâce à lui
00:39:20et à ce qui se passe
00:39:21aux Etats-Unis.
00:39:21Vérot numéro un, l'argent.
00:39:22Avant, la fortune
00:39:24disqualifiée purement
00:39:26et simplement en politique.
00:39:27Aujourd'hui, on l'entend,
00:39:29l'argent commence à déclencher
00:39:31le « au moins lui,
00:39:32il sait compter,
00:39:33il est près de ses sous ».
00:39:35Deux, les casseroles.
00:39:37La proximité de Pigasse
00:39:38avec Hugo de Chavez
00:39:39ou les soucis judiciaires
00:39:41passés de Xavier Niel,
00:39:42on va le dire,
00:39:43c'est plutôt de la gnognote
00:39:44par rapport à ce que
00:39:45Trump a traversé.
00:39:46Et puis, il y a ce troisième verrou,
00:39:48le style décomplexé.
00:39:49Alors, c'est un...
00:39:51Alors, j'allais dire
00:39:51Niel et Pigasse
00:39:53ne portent pas de cravate,
00:39:54mais deux des trois invités
00:39:55n'en portent pas nous.
00:39:56Donc, voilà.
00:39:57Mais Niel, surtout,
00:39:59c'est le roi de la provoque.
00:40:00Vous le savez.
00:40:01Regardez, par exemple,
00:40:02cette vidéo du président de Fri
00:40:03qu'il avait publiée
00:40:05juste avant la présidentielle
00:40:06de 2022.
00:40:07Regardez.
00:40:07Alors, c'est vrai,
00:40:10je ne suis sans doute pas
00:40:10un président normal.
00:40:12J'ai plus de 50 ans
00:40:13et je ne porte pas de Rolex,
00:40:15je ne bois pas de Corona,
00:40:16je n'ai pas de filles cachées
00:40:17et je ne vous trouverai pas
00:40:19un travail
00:40:19juste en traversant la rue.
00:40:22Mais quand je fais une promesse,
00:40:23moi, je la tiens.
00:40:25Mon ambition
00:40:25est d'être l'opérateur
00:40:27de tous les Français
00:40:27et de vous aider
00:40:29à communiquer
00:40:30sans vous niquer.
00:40:33Oui, vous l'avez entendu.
00:40:34C'est très drôle,
00:40:35c'est très bien fait.
00:40:36Ce n'est pas un deepfake,
00:40:36ce n'est pas une fausse vidéo
00:40:37générée par l'intelligence artificielle.
00:40:38Ce n'est pas de l'intelligence artificielle,
00:40:39c'est le vrai Xavier Niel
00:40:40qui avait enregistré ça.
00:40:41Mais ça ne prouve en rien
00:40:42que les Français
00:40:42éliraient subitement
00:40:43un milliardaire
00:40:44l'année prochaine.
00:40:45Vous avez raison, Adeline,
00:40:46mais ces trois verrous
00:40:48qui sautent,
00:40:48effectivement,
00:40:49ça n'ouvre pas grand
00:40:50les portes de l'Elysée.
00:40:51Mais ce que je dis
00:40:53depuis tout à l'heure,
00:40:54c'est que ce narratif
00:40:55écrasant de Trump,
00:40:56dans ses outrances,
00:40:57évidemment,
00:40:58mais dans ce qu'il imprime
00:40:59chaque jour sur nos écrans,
00:41:01je crois que ça fait
00:41:02entrer ces personnages
00:41:03dans le champ politique
00:41:05des possibles
00:41:05beaucoup plus facilement
00:41:06qu'on ne l'imaginait avant.
00:41:07Et alors,
00:41:08quelle marche il leur reste
00:41:09à franchir aux entrepreneurs
00:41:11pour devenir président ?
00:41:12Le plus dur.
00:41:13Le vraiment,
00:41:14ce qu'il y a de plus dur,
00:41:15c'est raconter
00:41:16une histoire
00:41:16vraiment originale
00:41:18quand on se lance
00:41:19dans une campagne présidentielle.
00:41:21Celui qui l'avait compris
00:41:22le premier,
00:41:23c'est l'homme d'affaires
00:41:23Bernard Tapie,
00:41:25le premier patron
00:41:26à avoir fait de la politique
00:41:27à ce niveau.
00:41:29Regardez-le
00:41:29à l'heure de vérité,
00:41:30en 1990,
00:41:31une émission restée célèbre,
00:41:33c'était un show incroyable
00:41:34au tout début
00:41:35de sa carrière politique.
00:41:36Il n'était pas encore ministre.
00:41:37Moi,
00:41:38j'ai montré
00:41:38que j'étais des merdes,
00:41:40que je pouvais faire
00:41:40de chômeurs,
00:41:42je pouvais en faire
00:41:42des jeunes
00:41:42qui avaient un boulot.
00:41:43J'ai montré
00:41:44et je vais montrer
00:41:45qu'on peut réduire
00:41:45Le Pen à moins de 10%.
00:41:46Vous allez voir.
00:41:48Je n'ai pas montré
00:41:48que j'étais capable
00:41:49de connaître
00:41:50les mécanismes de l'État.
00:41:51Je n'ai pas montré
00:41:51que j'étais capable
00:41:52d'être un bon ministre.
00:41:53Je n'ai pas montré tout ça.
00:41:54Si un jour,
00:41:55je le montre,
00:41:57j'ai le temps.
00:41:57j'ai 47 ans.
00:41:58Finalement,
00:41:59j'ai encore 20 ans devant moi.
00:42:01Voilà.
00:42:01Le Pen sous 10%,
00:42:03on voit,
00:42:04ça,
00:42:04c'est l'histoire
00:42:05que Tapie avait trouvée
00:42:07pour justifier
00:42:08son entrée en politique,
00:42:09même s'il s'est fait expulser
00:42:10assez vite
00:42:10de la vie politique.
00:42:13C'est donc mon conseil
00:42:14ce soir,
00:42:14même s'ils n'en ont
00:42:15absolument pas besoin,
00:42:17pour messionnier
00:42:18à l'épigasse.
00:42:19S'ils se lancent,
00:42:20ils doivent trouver
00:42:21leur propre histoire
00:42:22pour convaincre
00:42:23les Français
00:42:24de signer
00:42:24au bas du contrat.
00:42:25Merci beaucoup,
00:42:27Laurent Guimier.
00:42:27On passe à la question
00:42:28qui fâche.
00:42:36Et j'accueille
00:42:37sur le plateau
00:42:37de chaque voix-compte
00:42:38Yann Boucard,
00:42:39bonsoir,
00:42:39député droite républicaine
00:42:41du territoire de Belfort,
00:42:42Roger Vico,
00:42:43bonsoir,
00:42:44député socialiste du Nord
00:42:45et Grégory Joron,
00:42:46bonsoir,
00:42:47brigadier-chef,
00:42:48s'il vous plaît,
00:42:49secrétaire général
00:42:50du syndicat de police unité.
00:42:52Merci d'être là ce soir.
00:42:55Ça fait partie
00:42:55des textes que les députés
00:42:56ont examinés cet après-midi
00:42:57dans le cadre de la niche
00:42:58parlementaire des Républicains.
00:42:59L'examen est encore en cours
00:43:00au moment où l'on parle.
00:43:01Instaurer une présomption
00:43:03de légitime défense
00:43:04pour les policiers
00:43:05et les gendarmes
00:43:06qui font usage de la force
00:43:07dans l'exercice
00:43:07de leurs fonctions.
00:43:09C'est Stéphanie Despierres
00:43:10qui pose ce soir
00:43:10la question qui fâche.
00:43:14Dans la nuit
00:43:15du 14 au 15 janvier,
00:43:16à Paris,
00:43:17deux policiers
00:43:18interpellent
00:43:18un jeune Mauritanien.
00:43:20qui l'a mis en plus fond.
00:43:21Elle a Sendiara,
00:43:2235 ans,
00:43:23est ensuite
00:43:24emmenée au commissariat.
00:43:26Il mourra
00:43:26quelques heures plus tard
00:43:27dans les locaux
00:43:28après un malaise cardiaque.
00:43:31Cette vidéo
00:43:31filmée par un voisin
00:43:32sont les seules images
00:43:34de l'arrestation.
00:43:35Les caméras piétons
00:43:36des policiers
00:43:37ne fonctionnaient pas.
00:43:38Le ministre de l'Intérieur
00:43:40a reconnu les coups
00:43:41mais pas le lien
00:43:41avec le décès.
00:43:43Une enquête judiciaire
00:43:44est toujours en cours.
00:43:45Cette affaire relance
00:43:47le débat
00:43:47sur les violences policières
00:43:48et la responsabilité
00:43:50des forces de l'ordre.
00:43:51Hasard du calendrier,
00:43:53la droite républicaine
00:43:54veut, elle,
00:43:55reconnaître une présomption
00:43:56de légitime défense
00:43:57pour les forces de l'ordre
00:43:59dans l'exercice
00:44:00de leur fonction.
00:44:01Les policiers
00:44:02qui utilisent leur arme
00:44:03seraient donc présumés
00:44:04l'avoir fait
00:44:05de manière légitime
00:44:06sauf preuve du contraire.
00:44:08Quand aujourd'hui
00:44:08un policier
00:44:09et un gendarme
00:44:09quand il est amené
00:44:10à intervenir
00:44:11se posent d'abord
00:44:11la question de se dire
00:44:12est-ce que je vais
00:44:13être traduit en justice
00:44:13parce que j'essaie juste
00:44:16de protéger les Français,
00:44:17on a perdu quelque chose.
00:44:19Le débat
00:44:20sur la légitime défense
00:44:21des policiers
00:44:21ressurgit régulièrement.
00:44:24En 2017,
00:44:25dans les derniers mois
00:44:26du quinquennat
00:44:26de François Hollande,
00:44:27la loi a précisé
00:44:28les règles d'usage
00:44:29des armes de service.
00:44:31Avec des conséquences
00:44:32très négatives,
00:44:33selon le chercheur
00:44:34Sébastien Rocher,
00:44:35auditionné il y a quelques jours
00:44:37à l'Assemblée nationale.
00:44:38Ce qui a vraiment
00:44:39fait la différence,
00:44:41c'est la loi
00:44:41de février 2017
00:44:43qui a autorisé,
00:44:45qui a étendu
00:44:45de facto
00:44:46la légitime défense
00:44:49au fait de tirer
00:44:50sur les personnes
00:44:50qui ne présentaient plus
00:44:51une menace immédiate
00:44:53mais qui pourraient
00:44:54en présenter dans le futur.
00:44:55En fait,
00:44:56cette loi,
00:44:56elle a multiplié par 6
00:44:57le nombre
00:44:58de tirs mortels
00:45:00si on compare
00:45:00les 5 années
00:45:01qui précèdent
00:45:01aux 5 années
00:45:02qui suivent la loi.
00:45:03Alors la question
00:45:04qui fâche ce soir
00:45:04la voici.
00:45:06Légitime défense
00:45:07ou impunité
00:45:08des policiers ?
00:45:09Yann Boukhar,
00:45:10pourquoi ce texte
00:45:11et pourquoi maintenant ?
00:45:14Pourquoi ?
00:45:14Parce qu'on a un contexte
00:45:15en termes de sécurité
00:45:16qui est devenu abominable.
00:45:18Vous avez plus de 14 000 agents
00:45:20des forces de l'ordre
00:45:20l'année dernière,
00:45:21des policiers,
00:45:21des gendarmes
00:45:21qui ont été agressés
00:45:22dans l'exercice
00:45:24de leur fonction
00:45:25et nous on considère
00:45:26qu'il faut faire confiance
00:45:28à nos policiers,
00:45:28à nos gendarmes
00:45:28et je vais tout de suite
00:45:29tendre le coup
00:45:30à ce qui a été dit
00:45:31dans ce reportage.
00:45:32On ne dit pas
00:45:33qu'il y a une impunité,
00:45:34on dit évidemment
00:45:34que les policiers,
00:45:35les gendarmes
00:45:35qui feraient un mauvais usage
00:45:38de leur arbre
00:45:38doivent être poursuivis,
00:45:40doivent être condamnés.
00:45:41Mais justement,
00:45:41est-ce que les forces de l'ordre
00:45:42ne sont pas déjà couvertes
00:45:45par la légitime défense ?
00:45:47Non, bien sûr que non.
00:45:47D'abord,
00:45:48on en reviendra peut-être
00:45:48pendant le débat
00:45:49mais on a trouvé
00:45:50suite aux travaux en commission,
00:45:52il y a un amendement
00:45:52du gouvernement
00:45:52qui a été présenté tout à l'heure,
00:45:53qui sera peut-être adopté tout à l'heure,
00:45:55qui revient sur ce concept
00:45:55de légitime défense
00:45:56pour avoir un usage légitime
00:45:58de l'arme à feu
00:46:00en fait par les forces de l'ordre
00:46:02qui semble mieux couvrir
00:46:03juridiquement nos forces de l'ordre
00:46:05et puis globalement
00:46:06plus conformes à la Constitution.
00:46:07Mais vous avez aujourd'hui
00:46:08une société de plus en plus violente
00:46:09et nous, on estime
00:46:10que celles et ceux
00:46:11qui assurent notre sécurité
00:46:12au péril de leur vie,
00:46:13on leur doit une meilleure protection
00:46:14que ce qu'elle est aujourd'hui.
00:46:16Et si vous avez aujourd'hui un débat
00:46:17et mon collègue socialiste
00:46:18était avec moi
00:46:19dans l'hémicycle
00:46:20il y a encore quelques minutes
00:46:21et il n'en est pas du tout responsable,
00:46:22je ne suis pas en train de le viser,
00:46:23mais pendant 50 minutes,
00:46:24nous avons eu les députés insoumis
00:46:25qui, sans jamais mettre
00:46:26aucun conditionnel,
00:46:27ont attaqué pendant 50 minutes
00:46:29nos forces de l'ordre,
00:46:30les ont diffamées,
00:46:31les ont insultées.
00:46:32Vous avez aujourd'hui
00:46:32des forces politiques
00:46:33qui attaquent en permanence
00:46:34nos forces de l'ordre.
00:46:35Le climat a bien changé,
00:46:36notamment depuis 2017,
00:46:37mais ce n'est pas dû
00:46:37au Directif Cazenave.
00:46:39Roger Vico,
00:46:40pourquoi est-ce que vous vous opposez,
00:46:41vous, à ce texte ?
00:46:42C'est un texte
00:46:43qui pose plusieurs problèmes.
00:46:46Et moi, je ne le situe pas
00:46:47dans le champ
00:46:47de l'impunité
00:46:50ou la polistu,
00:46:52comme disent certains
00:46:53de nos collègues,
00:46:54idée que je ne partage
00:46:55absolument pas d'ailleurs
00:46:56et je me suis exprimé
00:46:57plusieurs fois sur le sujet.
00:46:58Ce texte n'est pas nécessaire.
00:47:02Ça a été évoqué
00:47:02tout à l'heure
00:47:03dans le reportage.
00:47:04Il y a la loi de 2017,
00:47:06dite loi Cazeneuve,
00:47:07existe.
00:47:08Elle encadre
00:47:08les conditions
00:47:09de l'ouverture du feu
00:47:11pour les policiers
00:47:11et ce qu'on nous propose ici
00:47:13est quelque chose
00:47:14de totalement dérogatoire.
00:47:16C'est-à-dire que sous prétexte
00:47:18et au-delà
00:47:18de toutes les circonstances,
00:47:20est-ce qu'alité
00:47:21en tant que force de l'ordre,
00:47:23ce qu'on nous propose,
00:47:24c'est que ces personnes
00:47:25qui assurent notre sécurité
00:47:27avec difficulté
00:47:28et personne ne le nie,
00:47:30ces personnes
00:47:30qui assurent notre sécurité
00:47:31dans les cas les plus graves,
00:47:33c'est-à-dire dans les cas
00:47:34d'ouverture du feu,
00:47:35eh bien la loi dira
00:47:36ils étaient
00:47:37avant toute chose,
00:47:38avant jugement,
00:47:39avant enquête,
00:47:40nous considérons
00:47:41qu'ils étaient
00:47:42en état légitime défense.
00:47:43La loi existe
00:47:44pour les protéger
00:47:44et dans les cas
00:47:47de jugement,
00:47:49ça ne veut pas dire
00:47:49qu'il n'y aura pas de jugement.
00:47:50Ce que vous dites,
00:47:51c'est que c'est un renversement
00:47:52de la charge de la preuve
00:47:53devant la justice.
00:47:54C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:47:56le policier
00:47:57qui est jugé
00:47:58doit prouver
00:47:59qu'il était
00:47:59en état de légitime défense,
00:48:01avec ce texte,
00:48:02ce serait donc
00:48:03à la victime
00:48:04de prouver
00:48:04qu'elle aurait été
00:48:05attaquée par les policiers.
00:48:07On inverse
00:48:08la charge de la preuve
00:48:09et on considère
00:48:10que le policier
00:48:11qui a été obligé
00:48:12de tirer,
00:48:13ce qui est toujours
00:48:13quelque chose de terrible,
00:48:15on inverse
00:48:16la charge de la preuve
00:48:17et il est considéré
00:48:18a priori
00:48:19comme ayant été
00:48:20en état de légitime défense.
00:48:22Et là,
00:48:22c'est un renversement...
00:48:23Je reprends l'argument
00:48:23Diane Boucar qui dit
00:48:24qu'il faut protéger
00:48:25ceux qui nous protègent.
00:48:26Je ne pense pas
00:48:26que ça protégeait
00:48:27les policiers.
00:48:28Je pense au contraire
00:48:29que ça va donner
00:48:30derrière ça
00:48:30une fragilité juridique.
00:48:33Je tenais justement
00:48:34à ce qu'il y ait ce soir
00:48:34un policier avec nous
00:48:35pour pouvoir répondre
00:48:36à cette réflexion.
00:48:38Que disent les policiers ?
00:48:40Vous avez besoin de ce texte ?
00:48:41Je n'ai pas la prétention
00:48:42de représenter
00:48:43tous les policiers.
00:48:43Moi, je vais donner
00:48:44en tout cas la position
00:48:45de notre organisation
00:48:46et qui n'est pas une posture
00:48:48qui est réfléchie
00:48:49depuis des années
00:48:50et que je vais développer
00:48:52rapidement.
00:48:53Déjà, je pense qu'on fait...
00:48:54On brouille clairement
00:48:56le sujet
00:48:56quand on ne parle
00:48:57que de légitime défense.
00:48:59La réalité,
00:48:59c'est que le texte
00:49:00de la légitime défense
00:49:01s'applique autant à vous
00:49:02qu'à vous,
00:49:03qu'à moi
00:49:04et qu'à n'importe quel citoyen.
00:49:05Depuis 2017,
00:49:06on a un cadre
00:49:07d'usage d'armes
00:49:08qui a la même force normative
00:49:10qu'un article
00:49:11que du Code pénal
00:49:12puisque c'est le Code
00:49:13de sécurité intérieure
00:49:14qui est l'article L435-1.
00:49:17En fait, en réalité,
00:49:17quand cet article
00:49:18a été posé,
00:49:19de facto,
00:49:20il emportait déjà
00:49:20une présomption
00:49:21de légitimité
00:49:23puisqu'il vient s'accoler
00:49:25à l'article 122.4
00:49:27qui est la permission
00:49:28de la loi.
00:49:29Je l'ai sous les yeux.
00:49:30Je précise
00:49:31ce dont vous parlez.
00:49:32Cet article prévoit
00:49:33que les policiers
00:49:34et les gendarmes
00:49:34peuvent faire usage
00:49:35de leur arme
00:49:35dans l'exercice
00:49:36de leur fonction
00:49:36en cas de nécessité absolue
00:49:39de manière proportionnée
00:49:40et après deux sommations.
00:49:42Oui, alors il y a 5 cas
00:49:43qui rentrent dans cet article 2017.
00:49:46Qu'est-ce qui s'est passé
00:49:47depuis cet article 2017 ?
00:49:49On a fait des chiffres
00:49:50de Sébastien Rocher
00:49:51qui ne sont pas
00:49:51complètement exacts
00:49:52et qui sont
00:49:54complètement décalés aujourd'hui.
00:49:56Il dit qu'après la loi de 2017,
00:49:58les tirs mortels
00:49:59ont été multipliés par 6.
00:50:00Mais depuis 2022,
00:50:01les tirs sont exactement
00:50:02au même nombre
00:50:03qu'avant 2017.
00:50:04Donc en fait,
00:50:04l'effet qu'il dénonce
00:50:06n'est pas pérenne
00:50:06et aujourd'hui,
00:50:07on est revenu
00:50:07que c'est quelque chose
00:50:08qui est exactement identique.
00:50:09On est dans le même étiage
00:50:10qu'avant la loi.
00:50:11Nous, ce qu'on constate
00:50:13très clairement,
00:50:13c'est qu'en fait,
00:50:14on est défavorable
00:50:16à une présomption
00:50:17de légitime défense.
00:50:17Par contre,
00:50:18on est favorable
00:50:19à une présomption
00:50:20de légitimité
00:50:21d'usage des armes.
00:50:22Je pense qu'il faut...
00:50:24Ça ne revient pas
00:50:24un peu au même ?
00:50:24Non, pas tout à fait
00:50:25parce qu'en fait,
00:50:26la légitime défense,
00:50:26ce n'est pas quelque chose
00:50:28qui répond complètement
00:50:28à l'action policière.
00:50:30Depuis tout à l'heure,
00:50:30j'entends légitime défense
00:50:31sauf que l'article 435-1
00:50:34ne correspond pas
00:50:35dans l'entièreté
00:50:36des points qui sont développés
00:50:37à un état de légitime défense
00:50:39notamment sur le périple meurtrier.
00:50:40Ce qui est intéressant de dire,
00:50:41c'est que nous,
00:50:42on constate une chose,
00:50:43c'est que les policiers
00:50:44sont a priori suspects
00:50:46aujourd'hui
00:50:46quand ils usent de leurs armes.
00:50:47Alors qu'en fait,
00:50:48avec la permission de la loi
00:50:49et l'article 435-1,
00:50:51ils devraient être a priori
00:50:52considérés comme étant
00:50:54présumés légitimement...
00:50:55Non, pas innocents,
00:50:56mais avoir agi
00:50:57dans le cadre légitime
00:50:59de la loi.
00:51:00Et en fait,
00:51:01on a quand même,
00:51:01nous, un vrai problème là-dessus.
00:51:03Je vous donne un exemple
00:51:03très précis.
00:51:04En 2024,
00:51:04il y a eu 16 tirs policiers.
00:51:06Les 16 ont été reconnus
00:51:09comme étant respectueux
00:51:11du cadre d'usage.
00:51:13Pour autant,
00:51:13pour autant,
00:51:14je peux vous assurer
00:51:15que la majorité
00:51:15des policiers qu'on tirait
00:51:16se sont retrouvés
00:51:17en garde à vue.
00:51:18Donc nous,
00:51:18on veut juste
00:51:19un rééquilibrage des choses.
00:51:21Mais il arrive souvent,
00:51:22il arrive parfois
00:51:22qu'on soit en garde à vue
00:51:24et qu'ensuite,
00:51:24on a l'accès reconnu,
00:51:26innocence,
00:51:26sans aucune charge.
00:51:27Ça arrive à tout le monde.
00:51:28On a un cadre d'usage des armes
00:51:29et une permission de la loi.
00:51:31Quand un policier
00:51:31use de la force
00:51:32pour interpeller quelqu'un,
00:51:33il n'est pas présumé,
00:51:35il est présumé,
00:51:35parce qu'il y a cet article-là
00:51:37qui le prévoit,
00:51:38avoir agi dans un cadre normal.
00:51:39On est des agents d'État.
00:51:40On ne se pose pas de la question
00:51:41quand un procureur
00:51:42décide d'une garde à vue
00:51:44s'il fait une rétention arbitraire.
00:51:47On estime qu'il a agi
00:51:48dans le cadre de la loi.
00:51:49Quand on use de l'arme,
00:51:50on doit avoir les mêmes réflexes.
00:51:51C'est ça qu'on demande.
00:51:52On ne demande pas une impunité,
00:51:53on ne demande pas une carte blanche,
00:51:54on demande juste
00:51:55à ce qu'on soit respecté
00:51:56comme agents d'État
00:51:56dans l'exercice de nos fonctions.
00:51:58Et malheureusement,
00:51:59cet article de 2017
00:52:01aurait dû l'emporter naturellement.
00:52:02Je pense qu'aujourd'hui,
00:52:03il faut juste le préciser.
00:52:03Question téléspectateur, Laurent ?
00:52:05Oui, il y a une question précise
00:52:06et technique d'Olivier.
00:52:09Je cite,
00:52:09« Les policiers doivent être protégés,
00:52:11mais ne doivent pas l'être
00:52:12si la caméra qu'ils portent
00:52:14sur eux ne fonctionne pas.
00:52:15C'est la seule solution équitable. »
00:52:18Qu'est-ce qui peut expliquer
00:52:18que la caméra piéton
00:52:19ne fonctionne pas ?
00:52:20On la débranche ?
00:52:21C'est du mauvais matériel
00:52:22qui ne fait pas longtemps.
00:52:23Alors, merci.
00:52:24Les premiers équipements
00:52:26avaient une autonomie
00:52:29extrêmement médiocre,
00:52:31en tout cas,
00:52:31qui ne couvrait pas
00:52:32l'ensemble d'une vacation.
00:52:34Donc, une intervention
00:52:34au bout de 7 heures de vacation,
00:52:36c'était déjà plié.
00:52:37Ça fait 3 heures,
00:52:38vous n'aviez plus de batterie.
00:52:39Aujourd'hui,
00:52:39on fait 12 heures de vacation
00:52:40en général sur la voie publique.
00:52:41On a des nouveaux matériels.
00:52:44Normalement, ils fonctionnent.
00:52:46Je pense malheureusement
00:52:46peut-être pas 12 heures.
00:52:48Et en plus,
00:52:49il faut vous rendre compte
00:52:49qu'il faut avoir le réflexe
00:52:51de l'allumer
00:52:51puisque ce n'est pas automatique
00:52:53alors qu'on est souvent...
00:52:55Ça prend le réflexe.
00:52:56Ça se prend le réflexe.
00:52:58Oui.
00:52:59Quand vous êtes face
00:53:00à des gens
00:53:00sur des plateaux télévisés...
00:53:02Oui, oui.
00:53:04Vous avez raison.
00:53:04Il y a même des dispositifs
00:53:06dans l'absolu qui existent
00:53:07où l'arme pourrait être couplée
00:53:09avec la caméra.
00:53:11sauf qu'en fait,
00:53:12je vous le dis sincèrement,
00:53:14on est encore à l'âge de pierre
00:53:15côté police
00:53:16sur ces sujets-là.
00:53:18Ça, c'est aussi une réalité.
00:53:19Donc, on pourrait en effet
00:53:19avoir avec une volonté
00:53:21et nous, on n'a aucun problème
00:53:22avec le contrôle.
00:53:23Et d'ailleurs, souvent,
00:53:24il y a des images...
00:53:25La proposition de loi
00:53:26des Républicains
00:53:27explique qu'aujourd'hui,
00:53:28les policiers sont confrontés
00:53:29au défi de la judiciarisation
00:53:31de leurs actions.
00:53:32Est-ce que l'insécurité juridique
00:53:35peut vous dissuader
00:53:36ou peut peser
00:53:37sur votre capacité
00:53:38d'agir face aux dangers ?
00:53:39De toute façon,
00:53:40c'est une question que les collègues
00:53:40se posent forcément.
00:53:41C'est vrai ?
00:53:43Dans l'instant, évidemment,
00:53:44je ne crois pas qu'ils se disent
00:53:46est-ce que je dois...
00:53:46Parce que c'est souvent
00:53:47de la réaction.
00:53:48Donc, on a un dixième de seconde,
00:53:49on est dans l'action.
00:53:50Je crois qu'humainement,
00:53:51personne n'est capable de dire
00:53:52comment il va réagir,
00:53:53même si on essaye d'être formé.
00:53:54On manque énormément de formation aussi,
00:53:56il faut le préciser.
00:53:57Et donc, on réagit
00:54:00en un dixième de seconde.
00:54:01Et donc, on doit prendre
00:54:02la décision dans ce laps de temps-là,
00:54:03soit pour sauver la vie de quelqu'un,
00:54:05soit pour sauver sa propre
00:54:05sécurité physique.
00:54:06À ce moment précis,
00:54:07aucun policier ne se dit
00:54:08« Oh, je risque d'avoir des ennuis
00:54:09avec la justice. »
00:54:10Non, mais c'est un risque
00:54:11qui tourne en dehors
00:54:12de ce moment-là.
00:54:13Yann Bouquin,
00:54:13ce que j'entends
00:54:14dans les propos de Grégory Joron,
00:54:16c'est que votre texte
00:54:17passe peut-être à côté.
00:54:20Ce que vous n'avez pas entendu
00:54:21dans mon propos liminaire,
00:54:23c'est que j'ai mené des auditions.
00:54:24On a eu une réunion
00:54:25la semaine dernière
00:54:25en commission des lois.
00:54:26Et que suite à ça,
00:54:27on a travaillé en direct
00:54:27avec le cabinet du ministre,
00:54:29avec les organisations syndicales,
00:54:30avec la direction générale
00:54:31de la police,
00:54:32de la gendarmerie,
00:54:32avec l'inspection générale
00:54:34de la police
00:54:34et de la gendarmerie
00:54:35pour aboutir
00:54:36à l'amendement
00:54:37qui a été présent
00:54:37tout à l'heure
00:54:38par M. le ministre
00:54:38et qui, du coup,
00:54:40crée cette présomption
00:54:41d'usage légitime de l'arme
00:54:43qui, effectivement,
00:54:44semble mieux convenir.
00:54:45D'abord,
00:54:45est plus sûr juridiquement
00:54:46pour toutes les raisons
00:54:48qu'a évoquées
00:54:48notamment Roger Vico,
00:54:50mais aussi qui couvre mieux
00:54:51nos forces de l'ordre.
00:54:52Parce que c'est vrai
00:54:53que la légitime défense,
00:54:54grosso modo,
00:54:54pour les forces de l'ordre,
00:54:55ça couvrait surtout
00:54:56les agents de la BAC
00:54:57qui opèrent
00:54:57sans l'uniforme
00:54:58de la République.
00:54:59Et sinon,
00:54:59c'est vrai que ça loupait
00:55:00sa cible.
00:55:01Donc le but,
00:55:01c'est aussi ça,
00:55:02le travail parlementaire.
00:55:03Et c'est formidable
00:55:03de l'expliquer
00:55:04sur la chaîne parlementaire,
00:55:05c'est qu'on a eu
00:55:05un travail d'audition,
00:55:07on a eu un travail en commission
00:55:07pour aboutir,
00:55:08je l'espère,
00:55:09à un texte ce soir
00:55:09qui soit le plus juste parfait,
00:55:13en tout cas,
00:55:13qui corresponde le mieux
00:55:14notamment aux besoins
00:55:15des forces de l'ordre
00:55:16mais aussi à la volonté
00:55:16du législateur.
00:55:17Roger Vico.
00:55:19Il y a un point
00:55:20très intéressant
00:55:20qui a été évoqué
00:55:21sur les caméras piétons.
00:55:23Moi, j'avais déposé
00:55:24une proposition de loi
00:55:24il y a un peu moins
00:55:25d'un an maintenant
00:55:26pour réécrire
00:55:27le 435-A,
00:55:28enfin pour le préciser,
00:55:29peu importe,
00:55:30mais surtout,
00:55:31dans cette PPL,
00:55:32dans cette proposition de loi,
00:55:33j'avais ajouté
00:55:34la nécessité
00:55:35d'équiper
00:55:37la totalité
00:55:38des forces de l'ordre
00:55:39en permanence
00:55:40de caméras piétons
00:55:41parce que la caméra piétons,
00:55:42elle a deux rôles.
00:55:44D'abord,
00:55:44elle a plusieurs,
00:55:45elle a trois fonctions,
00:55:47trois avantages.
00:55:48D'abord,
00:55:48elle permet de visualiser
00:55:49sinon la totalité,
00:55:52en tout cas l'essentiel
00:55:53des scènes
00:55:54qu'il faut revisiter,
00:55:57re-regarder,
00:55:58passez-moi l'expression
00:55:59par la suite.
00:56:00Deuxièmement,
00:56:01elle a cette possibilité
00:56:03et cet atout
00:56:04de faire baisser
00:56:05la tension
00:56:06de la part
00:56:07des éventuels contrevenants
00:56:08et puis,
00:56:09elle a aussi
00:56:10cette capacité
00:56:11de faire baisser la tension
00:56:11également chez les policiers
00:56:13qui parfois pourraient
00:56:13être dans une situation
00:56:15extrêmement tendue.
00:56:16Donc,
00:56:17l'usage des caméras piétons
00:56:18me paraîtrait
00:56:19quelque chose
00:56:20d'essentiel
00:56:21et surtout,
00:56:22il nous faut
00:56:23généraliser cet outil.
00:56:25C'est vrai,
00:56:25les premières caméras piétons
00:56:26étaient,
00:56:27si l'on défaillante,
00:56:28en tout cas,
00:56:30peu adaptées au terrain.
00:56:33C'est parfaitement vrai.
00:56:34Mais aujourd'hui,
00:56:35il y a des matériels
00:56:36extrêmement développés
00:56:39et d'ailleurs,
00:56:40les progrès techniques
00:56:41vont dans ce domaine-là
00:56:42très très vite.
00:56:43D'ailleurs,
00:56:43Grégory Joron,
00:56:44aujourd'hui,
00:56:44les policiers
00:56:45commencent à faire partir
00:56:46de leur quotidien,
00:56:47ces caméras piétons,
00:56:48mais ça les a embêtés
00:56:50pour ne pas dire pire
00:56:50au début ?
00:56:51Oui, c'est toujours
00:56:52fraîchement accueilli
00:56:54parce qu'on a une impression
00:56:55de contrôle permanent
00:56:56et en plus,
00:56:58pour tout dire,
00:56:59on a aussi,
00:57:00et c'est en train
00:57:01de se régler tout ça,
00:57:02on a aussi malheureusement
00:57:03des cadres
00:57:04qui ont utilisé
00:57:05ces caméras piétons
00:57:06en dehors du cadre prévu
00:57:07en faisant un peu
00:57:08de discipline
00:57:09autour des bandes vidéo.
00:57:11Donc, tout ça,
00:57:12ça demande à être régulé.
00:57:14Nous, on l'a écrit,
00:57:15donc je peux l'assumer
00:57:16publiquement,
00:57:17il n'y a pas de sujet.
00:57:17On pense que ce n'est pas
00:57:19une mauvaise chose
00:57:20et qu'en effet,
00:57:21c'est plutôt dissuasif
00:57:22à l'endroit des contrevenants
00:57:23qui s'enflamment
00:57:24dès lors qu'ils voient
00:57:25qu'ils sont filmés.
00:57:26Ça détend un peu.
00:57:27Après,
00:57:27on n'a aucune raison
00:57:30de vouloir cacher
00:57:31l'action de nos collègues.
00:57:33On estime
00:57:34qu'ils sont professionnels,
00:57:36d'où aussi
00:57:37l'amendement,
00:57:38en tout cas,
00:57:38la contribution
00:57:39qu'on a envoyée
00:57:40à la Commission des lois
00:57:41et à M. le rapporteur
00:57:43de ce texte
00:57:43qui va justement
00:57:44dans le sens,
00:57:44encore une fois,
00:57:45de cette présomption
00:57:46de légitimité
00:57:47d'usage des armes
00:57:48qui nous semble être
00:57:49la bonne voie.
00:57:50Eh bien, merci à tous les trois.
00:57:51On va continuer
00:57:51de parler de la niche
00:57:52parlementaire des LR
00:57:53tout de suite
00:57:53dans Bourbon Express.
00:57:55On accueille
00:57:55Marco Pommier,
00:57:56s'il vous plaît.
00:58:02Bonsoir, Marco.
00:58:04Cette niche
00:58:05de la droite républicaine
00:58:06a commencé ce matin.
00:58:07Elle se termine ce soir
00:58:08à minuit.
00:58:08Après,
00:58:08c'est comme Cendrillon.
00:58:10Exactement.
00:58:10On repart en citrouille.
00:58:12Et elle a fait des vagues,
00:58:13cette niche LR,
00:58:14dans l'hémicycle
00:58:15cet après-midi.
00:58:17Ambiance,
00:58:18comment dire,
00:58:18explosive ?
00:58:19Oui,
00:58:19notamment avec cette proposition
00:58:22de résolution
00:58:23pour inscrire
00:58:24la mouvance
00:58:25des frères musulmans
00:58:26sur la liste européenne
00:58:27des organisations terroristes.
00:58:29Texte adopté
00:58:30après plus de trois heures
00:58:31de débat
00:58:32sous très haute tension.
00:58:34C'est une déclaration
00:58:35du député
00:58:36et reine Laurent Jacobelli
00:58:37qui a mis le feu
00:58:38aux poudres.
00:58:39Si le sang s'envoie...
00:58:43Les frères musulmans
00:58:44veulent lapider
00:58:46les homosexuels,
00:58:47eh bien,
00:58:47si vous voulez lapider
00:58:48les homosexuels,
00:58:49votez les filles !
00:58:51propos immédiatement contestés
00:58:53par l'insoumise
00:58:54Mathilde Panot
00:58:55qui a interpellé
00:58:56au passage
00:58:57Sébastien Chenu,
00:58:58le président de séance.
00:59:00Monsieur le président,
00:59:01je vais le dire très clairement,
00:59:02soit vous êtes capable
00:59:03de faire respecter
00:59:04des débats normaux
00:59:05dans cet hémicycle,
00:59:06soit...
00:59:07Non, non, non, non,
00:59:08il est inadmissible
00:59:10que des propos
00:59:12tels que ceux
00:59:13qui viennent d'être tenus
00:59:13puissent continuer.
00:59:14Voilà, c'est moi qui parle.
00:59:17Madame la présidente Panot,
00:59:18vos propos sont
00:59:19assez inadmissibles.
00:59:21Je ne vous permets pas
00:59:22de remettre en cause
00:59:23ma présidence.
00:59:25Et à partir de là,
00:59:27les débats sont devenus
00:59:28ingérables à l'hymne.
00:59:29Interruption de séance,
00:59:31rappel au règlement
00:59:31en cascade,
00:59:33la gauche a dénoncé
00:59:34des propos insultants,
00:59:36graves et infamants.
00:59:38Étant moi-même députée,
00:59:40étant homosexuelle,
00:59:41je ne peux un seul instant
00:59:43tolérer
00:59:43que vous insinuyez
00:59:45que mon engagement
00:59:46est à l'encontre
00:59:48de l'égalité humaine.
00:59:50Honte à vous,
00:59:51excusez-vous !
00:59:53Et plusieurs députés de gauche
00:59:55ont demandé
00:59:56la saisine immédiate
00:59:57du bureau de l'Assemblée
00:59:59pour décider
01:00:00d'éventuelles sanctions
01:00:01contre Laurent Jacobelli.
01:00:02Réponse du président
01:00:03de séance Sébastien Chenu,
01:00:05le bureau de l'Assemblée
01:00:07se réunira
01:00:07le 18 février prochain.
01:00:09C'est dans longtemps
01:00:09le 18 février,
01:00:10mais entre-temps
01:00:11le calme est revenu,
01:00:11rassurez-moi.
01:00:12Ah ben non, pas du tout.
01:00:13La confrontation
01:00:14entre LFI et RN
01:00:15s'est poursuivie,
01:00:17chacun accusant l'autre
01:00:18de stratégie électorale
01:00:20communautaire.
01:00:21L'insoumis Antoine Léomand,
01:00:23interrompu par Sébastien Chenu
01:00:24est même descendu
01:00:25dans l'hémicycle.
01:00:26Regardez,
01:00:27il était furieux.
01:00:28Écoutez cette séquence.
01:00:30Monsieur Léomand,
01:00:31ne créez pas d'incident.
01:00:33Monsieur Léomand,
01:00:36alors,
01:00:37monsieur Léomand,
01:00:37je vous fais un rappel
01:00:38à l'ordre.
01:00:39Vous n'avez pas
01:00:40à me menacer.
01:00:41Vous n'avez pas
01:00:42à me menacer
01:00:42physiquement.
01:00:44Qu'est-ce que vous venez
01:00:44de dire là ?
01:00:45Je saisis le bureau
01:00:46pour vos menaces physiques
01:00:48de venir descendre
01:00:49avec vous.
01:00:50Ça suffit,
01:00:51ce que vous venez
01:00:52de dire là.
01:00:52Qu'est-ce qu'il vous a dit ?
01:00:54Sébastien Chenu
01:00:55dit avoir entendu
01:00:56descendez,
01:00:57on va discuter face à face.
01:00:59Un rappel à l'ordre,
01:01:00vous l'avez entendu,
01:01:00a été prononcé.
01:01:01Là encore,
01:01:02le bureau de l'Assemblée
01:01:03du 18 février
01:01:04devra se prononcer
01:01:05sur d'éventuelles sanctions.
01:01:06On a un député LR en plateau,
01:01:08on va lui poser la question.
01:01:08Yann Boucard,
01:01:09vous vous êtes fait voler
01:01:10votre niche ?
01:01:11Très clairement,
01:01:12on a une procédure
01:01:13d'abord d'obstruction
01:01:13de la France insoumise
01:01:14depuis ce matin 9h.
01:01:16On a des incidents
01:01:16en séance,
01:01:17des incidents qui sont déplorables
01:01:18et qui donnent une image
01:01:19déplorable de l'Assemblée nationale,
01:01:21tant les propos de M. Jacoboli
01:01:23que le comportement
01:01:23derrière de M. Léaumant.
01:01:25C'est vrai que
01:01:26vous savez qu'une niche parlementaire
01:01:27c'est une fois par an
01:01:28et malheureusement
01:01:28on ne peut pas avancer
01:01:29sur les textes.
01:01:29Après qu'on soit pour ou contre,
01:01:30les gens se positionnent.
01:01:31Par exemple,
01:01:32le groupe socialiste
01:01:32est contre tous nos textes,
01:01:33je crois.
01:01:34Ils ne font pas d'obstruction
01:01:34à notre niche depuis ce matin.
01:01:35Que la gauche soit contre la droite,
01:01:37excusez-moi,
01:01:37on ne va pas faire
01:01:38un breaking news pour ça.
01:01:39On peut faire des pour ou contre
01:01:40sans vouloir bloquer.
01:01:41La France insoumise,
01:01:42ils sont là
01:01:42sur les forces de l'ordre,
01:01:43ils ont déposé
01:01:4419 amendements en une minute.
01:01:46Ce n'est pas vraiment
01:01:47la volonté de débattre,
01:01:47ils font tous un mot.
01:01:48Donc là,
01:01:49vous allez devoir renoncer
01:01:49à certains textes
01:01:50puisque ça s'arrête à minuit.
01:01:51Exactement.
01:01:52Après, c'est le jeu,
01:01:52c'est toujours comme ça.
01:01:53C'est le jeu des niches ?
01:01:54Non, ce n'est pas toujours comme ça.
01:01:55Non, ce n'est pas toujours comme ça.
01:01:56Nous, on ne bordélise pas
01:01:57les niches des autres, par exemple.
01:01:57Il y a beaucoup de groupes politiques
01:01:58qui renoncent parfois
01:01:59à leurs propositions de loi
01:02:00dans les niches parlementaires
01:02:01parce que ça n'avance pas assez vite.
01:02:03Oui, mais la bordélisation
01:02:05des niches des autres groupes,
01:02:06excusez-moi,
01:02:06c'est souvent quand même
01:02:07le fait de la France insoumise.
01:02:08Excusez-moi de le dire.
01:02:09La bordélisation des niches.
01:02:11En tout cas,
01:02:11il va y avoir du travail
01:02:12pour le bureau de l'Assemblée.
01:02:14C'est un concept.
01:02:15La droite défend aussi
01:02:16un autre texte,
01:02:17cette fois sur le travail.
01:02:19Le 1er mai,
01:02:19on en avait parlé
01:02:20la semaine passée
01:02:21dans chaque voie compte.
01:02:21Tout à fait.
01:02:22Un objectif,
01:02:23permettre aux fleuristes,
01:02:24aux boulangers notamment,
01:02:24d'ouvrir en ce jour
01:02:26historiquement fériés
01:02:27et obligatoirement chômés.
01:02:29Alors, il existe des exceptions,
01:02:30mais surtout un flou juridique.
01:02:32La preuve, en 2025,
01:02:3422 boulangeries ont été verbalisées
01:02:36pour avoir ouvert le 1er mai.
01:02:38Les Républicains veulent
01:02:39clarifier la loi
01:02:41et ça,
01:02:41ça ne plaît pas du tout
01:02:43à la CGT.
01:02:44Rassemblement ce matin
01:02:45aux abords de l'Assemblée
01:02:47autour de Sophie Binet.
01:02:49Vous allez la voir,
01:02:49la numéro 1 du syndicat,
01:02:52une centaine de militants.
01:02:55Le 1er mai,
01:02:55c'est le plus symbolique
01:02:56pour les gens.
01:02:57Tous les gens,
01:02:58même les plus jeunes,
01:02:58savent ce que veut dire
01:02:59le 1er mai.
01:03:00Vous remettez en question
01:03:00le 1er mai,
01:03:01vous remettez tous les jours fériés.
01:03:02Et on le disait,
01:03:03les Républicains ont jusqu'à minuit
01:03:05pour faire adopter leur texte.
01:03:07Après ça,
01:03:07leur niche parlementaire
01:03:08s'arrête une journée,
01:03:10pas plus.
01:03:11Et puis,
01:03:11on voulait revenir ce soir
01:03:12sur le Malouine Gate.
01:03:14Vous avez entendu parler
01:03:15du Malouine Gate ?
01:03:16Oui.
01:03:16On en parlait hier,
01:03:18on voulait révéler hier soir
01:03:19dans Bourbon Express
01:03:19sur LCP.
01:03:20Cet incident diplomatique
01:03:22évitait de justesse
01:03:23à l'Assemblée nationale
01:03:24grâce à un post-it.
01:03:25Oui,
01:03:25avec ce post-it
01:03:26collé sur une carte
01:03:28hier
01:03:28en commission
01:03:29des affaires étrangères
01:03:30à la demande
01:03:31de l'ambassadeur d'Argentine
01:03:32en France
01:03:33que vous voyez
01:03:33sur la carte
01:03:35pile dans son dos
01:03:36les îles Malouines
01:03:37représentées
01:03:38comme un territoire britannique
01:03:40et c'est le cas
01:03:40selon le droit international
01:03:42sauf que
01:03:43l'archipel
01:03:45est revendiqué
01:03:45par l'Argentine.
01:03:47L'ambassadeur
01:03:48ne voulait pas
01:03:49s'exprimer
01:03:49devant cette carte
01:03:50alors
01:03:50cette carte
01:03:51elle a été masquée
01:03:52avec ce post-it
01:03:53et ce matin
01:03:54on est allé
01:03:55à la salle des 4 colonnes
01:03:56interroger
01:03:56les députés
01:03:57qui ont suivi
01:03:58cette scène
01:03:58de très près.
01:04:00La demande
01:04:00de mise en place
01:04:01du post-it
01:04:01m'a choqué
01:04:02la réaction
01:04:02de l'ambassadeur
01:04:04d'Argentine
01:04:04m'a choqué
01:04:05et j'ai à dire
01:04:05notre propre réaction
01:04:06mais moi-même
01:04:07je m'en veux
01:04:07j'aurais dû quitter
01:04:08la salle
01:04:08aller mettre un post-it
01:04:10sur la carte du monde
01:04:10il n'y a pas de limite
01:04:11on peut aussi
01:04:12la redessiner
01:04:12pourquoi pas.
01:04:13Je ne suis pas choqué
01:04:14on l'a fait par correction
01:04:16vis-à-vis de la demande
01:04:18de l'ambassadeur
01:04:19je vous précise
01:04:20que nous avons
01:04:21depuis enlevé
01:04:21le post-it
01:04:22Il a été enlevé
01:04:24ce post-it
01:04:24en attendant
01:04:26l'histoire
01:04:26à traverser
01:04:27l'Atlantique
01:04:28en Argentine
01:04:29justement
01:04:29si Adeline
01:04:30le quotidien
01:04:31la nation
01:04:31on a fait
01:04:32un article
01:04:33titré
01:04:34le post-it
01:04:35qui a permis
01:04:35d'éviter
01:04:36un incident diplomatique
01:04:37J'ai lu l'article
01:04:38et dedans
01:04:39il parle de
01:04:39El Bourbon Express
01:04:40de Marco Pommier
01:04:41Non mais n'empêche
01:04:45cet incident diplomatique
01:04:46évité de justesse
01:04:47Merci beaucoup Marco
01:04:48Merci à tous les trois
01:04:49d'être venus ce soir
01:04:50sur le plateau
01:04:50de Chaque Voix Compte
01:04:51Merci Laurent
01:04:52et merci Lou
01:04:53On vous lit
01:04:53dans Paris Match
01:04:54avec à la une demain
01:04:55je ne sais pas si on peut voir
01:04:56la une de Paris Match
01:04:56Julio Eglésias
01:04:58C'est Julio Eglésias
01:04:59C'est Julio Eglésias
01:05:00Oui les ennuis
01:05:01de Julio Eglésias
01:05:01Les ennuis judiciaires
01:05:03Le voici le voilà
01:05:04c'est demain
01:05:05c'est la une de Paris Match
01:05:06Merci à vous
01:05:07Cette émission
01:05:08rediffusée tout à l'heure
01:05:08à 23h30
01:05:09Vous la retrouvez aussi
01:05:10sur lcp.fr
01:05:12en replay
01:05:13et sur les plateformes
01:05:13de podcasts
01:05:14On vous souhaite
01:05:15une excellente soirée
01:05:16On sera là demain
01:05:17à 19h30
01:05:18pour une émission
01:05:19en public
01:05:19consacrée aux crises
01:05:20internationales
01:05:22A demain
01:05:22Excellente soirée
01:05:23Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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