Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Ici Normandie, premier sur l'actu local en Normandie, ici matin.
00:07Ici matin, il est 7h44, bienvenue si vous nous rejoignez.
00:11La préfecture de la Seine-Maritime a publié le bilan des chiffres de la sécurité routière pour l'année dernière.
00:1646 personnes sont mortes sur les routes du département, c'était 59 en 2024.
00:21Il y a eu toutefois plus de victimes en 2025 qu'en 2021 et 2023, et loin du niveau le plus bas atteint, 35 en 2019.
00:28Marianne, vous êtes avec la directrice de cabinet du préfet de la région Normandie, préfet de la Seine-Maritime.
00:34Bonjour Julia Capelden.
00:35Bonjour.
00:3648% des victimes en 2025 sont des usagers vulnérables, c'est-à-dire en majorité des piétons, des cyclistes, des pilotes de deux roues.
00:43Comment l'expliquer par les comportements dangereux de certains conducteurs ?
00:47Alors absolument, par les comportements dangereux de certains producteurs.
00:50On s'aperçoit, vous l'avez rappelé, 46 morts en 2025.
00:54Et les causes sont malheureusement connues, ce sont toujours les mêmes, elles sont évitables.
01:01C'est la vitesse, c'est l'alcool, c'est les stupéfiants et ce sont les infractions de manière générale.
01:06Et en effet, ceux qui payent le plus lourd tribut à ces accidents de la route, ce sont les usagers vulnérables,
01:13les piétons, 9 sur 46 en 2025, les utilisateurs de deux roues motorisées et les cyclistes, trois cyclistes décédés en 2025.
01:23Les moins de 24 ans aussi sont très durement touchés avec 13 décès constatés.
01:29Absolument, ce sont les premières victimes de toutes les causes que j'ai citées juste avant.
01:36La vitesse, les stupéfiants, l'alcool, mais également l'ensemble des infractions.
01:44Alors il y a aussi les nouveaux usages de la route qu'on peut citer, même si ce n'est pas eux, peut-être un peu paradoxalement,
01:51qui sont les plus meurtriers, comme les petites voitures, les voiturettes, qui sont très plébiscitées par les adolescents,
01:56notamment les 14-17 ans, avec une multiplication par 4 en 10 ans de ces petits véhicules,
02:04mais qui ne s'est pas accompagnée d'une augmentation proportionnelle de l'accidentalité sur ces publics-là.
02:11C'est vrai qu'on observe une hausse. En octobre dernier, près d'Ivto, une adolescente de 16 ans est morte au volant d'une voiture sans permis.
02:18Est-ce que c'est le moment aussi de rappeler aux auditeurs et aux téléspectateurs qu'il faut une formation de 8 heures pour utiliser ces voitures,
02:26mais par contre, on n'a pas besoin du code ?
02:28Oui, mais la formation est obligatoire, vous faites bien de le rappeler, elle doit aussi impliquer et responsabiliser les parents,
02:34et c'est très important de le dire. Et dans ces conditions-là, c'est plutôt un mode de transport qui est plus fiable et plus sécurisé
02:41que les deux roues motorisées qui étaient auparavant plébiscitées par ce jeune public.
02:47Mais dans des conditions, comme vous le rappelez, très cadrées, avec une formation, elle aussi suivie et encadrée par les parents.
02:53Il y a un mot aussi que je voulais avoir avec vous sur les trottinettes électriques, là aussi elles sont plus nombreuses,
02:59les règles sont très précises côté réglementation. Est-ce que vous procédez à davantage de contrôles ?
03:05Oui, on contrôle bien entendu les trottinettes parce que c'est là aussi un usage qui est plébiscité par les jeunes.
03:14Et on rappelle un certain nombre de règles, ces trottinettes doivent être assurées systématiquement,
03:19elles doivent être bridées à 25 km heure, elles doivent être conduites par un usager de plus de 14 ans et un seul usager sur une trottinette.
03:28Et puis, elles ne sont autorisées qu'en ville. Or, on s'aperçoit que très souvent, les accidents ont lieu hors agglomération,
03:36où elles ne sont pas autorisées. Et puis un dernier élément, le port du casque en trottinette n'est pas obligatoire,
03:43pour autant il est fortement recommandé, il est nécessaire et il est même vital.
03:47Il y a aussi le protoxyde d'azote. Selon la fondation Vinci Autoroute, un jeune de monde 35 ans sur 10 en a déjà consommé
03:55pour ses effets détournés, ses effets hilarants. Et parmi eux, un sur deux en a pris en conduisant.
04:01Pourquoi vous n'avez pas pris la même décision que le préfet de l'heure ?
04:05Détention et consommation de protoxyde d'azote interdit jusqu'au 30 juin.
04:10Alors nous, on l'a fait dans un premier temps, le préfet de la Seine-Maritime l'a fait dans un premier temps jusqu'au 31 janvier.
04:16C'est la première fois qu'il prend ce type d'arrêté, mais il a toujours annoncé que cet arrêté serait reconductible
04:22si les faits restaient suffisamment importants dans le courant du mois de janvier pour justifier une reconduction.
04:30Ce qui est malheureusement fort probable.
04:32On s'aperçoit que depuis la publication de l'arrêté à la toute fin du mois de décembre,
04:36dans la semaine qui a suivi, les policiers et les gendarmes ont saisi une quarantaine de bonbonnes de protoxyde d'azote
04:46et presque 60 cartouches, encore une fois, en à peine une semaine.
04:50Donc il y a une vraie problématique avec le protoxyde d'azote
04:53qu'il faudra d'ailleurs sans doute légiférer à un autre niveau dans un deuxième temps.
04:58Surtout que contrairement à l'alcool, c'est indétectable en cas de contrôle.
05:02Et si les policiers surprennent des conducteurs en train d'en prendre, il n'y a pas d'infraction ?
05:06Il n'y a pas d'infraction, sauf que cet arrêté qu'on vient d'évoquer
05:10proscrit la vente, la détention, la consommation du protoxyde d'azote.
05:16Donc ça nous laisse ici une opportunité pour saisir en attendant encore une fois
05:20qu'il y ait une loi qui légifère sur le protoxyde d'azote.
05:25Sachant qu'on le rappelle, c'est interdit depuis 2021 aux mineurs
05:29tout ce qui est détention et consommation.
05:31Un dernier mot, le nombre de morts, de blessés, d'accidents en baisse
05:35par rapport à 2024, quel message vous martelez ce matin ?
05:39Prudence, prudence.
05:40Est-ce que l'État d'ailleurs peut faire encore plus en matière de prévention ?
05:44Étant donné que c'est quand même beaucoup lié aux comportements individuels, non ?
05:46Alors le message, c'est que les chiffres s'améliorent, certes,
05:50mais la réalité reste brutale.
05:52Vous l'avez rappelé en introduction, il s'améliore conjoncturellement
05:55par rapport à une année 2024 qui a été très meurtrière
05:58et sur laquelle on ne veut pas se baser pour construire une référence.
06:03C'était 35 en 2019, c'était déjà 35 de trop,
06:06mais 46, ce n'est pas un bon chiffre.
06:07C'est un meilleur chiffre qu'en 2024, mais ce n'est pas un bon chiffre.
06:10Donc oui, on va continuer avec la prévention,
06:14aussi avec la sanction.
06:15La prévention sauve, la sanction dissuade,
06:17et on a besoin des deux.
06:19Les forces de police et de gendarmerie,
06:23et je tiens à les saluer ce matin,
06:24ont réalisé près de 260 000 dépistages de conduite addictive,
06:28par exemple, l'année dernière en 2025.
06:32Mais sur le volet prévention,
06:33ce sont aussi près de 30 000 personnes
06:35qu'on a réussi à sensibiliser l'année dernière
06:38sur plus de 210 actions.
06:42Et d'ailleurs, on a en train de publier,
06:44il est sur notre site internet,
06:46notre appel à projet lié au plan départemental
06:48d'Action Sécurité Routière.
06:49Il est encore temps de s'inscrire.
06:50Qui sera donc consultable.
06:51Merci beaucoup, Julia Capeldon,
06:53directrice de cabinet du préfet de la région Normandie,
06:56préfet de la Seine-Maritime.
06:57Bonne journée à vous.
06:57Merci à vous, bonne journée.
06:58Et cette interview est à retrouver évidemment
07:00sur notre site ici.fr.
07:02Dans quelques instants,
07:03Richard Gauthier va nous rejoindre en studio
07:04pour les 3+.
07:06Ce sera juste après ce titre de d'achat.
07:08Ça s'appelle Austin, 7h51.
07:10d'un.
Commentaires

Recommandations