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  • il y a 9 mois
Le 15 janvier 2026, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques - qui réunit des élus des deux chambres du Parlement - recevait des professionnels de la santé animale en vue d'évoquer l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse toujours en cours sur le territoire national.
Les vétérinaires ont rappelé l'innocuité de cette maladie pour l'homme, mais le danger sérieux qu'elle représente pour les troupeaux de bovins, notamment en raison de sa grande contagiosité. Ils ont également mis en exergue l'importance de la vaccination et de l'abatage, ainsi que celle de la prévention. Les professionnels de la santé animale reçus par les Parlementaires ont par ailleurs déploré les désinformations nombreuses qui ont circulé au sujet de cette épidémie qu'ils s'appliquent à endiguer.
Revivez ces échanges. Année de Production : 2025

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Transcription
00:00:00Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver sur Public Sénat pour un nouveau numéro de 100% Sénat,
00:00:14l'émission qui vous fait vivre les travaux des sénateurs.
00:00:17C'est une épidémie qui a fait exploser la colère agricole ces dernières semaines.
00:00:21La dermatose nodulaire frappe les cheptels bovins dans le sud-ouest de la France.
00:00:26Pour éviter la propagation du virus, le gouvernement met en place une stratégie sanitaire de vaccination,
00:00:31mais aussi d'abattage massif des troupeaux contaminés, aux grands dames des éleveurs.
00:00:36Alors pour parler de cette stratégie sanitaire contre la dermatose, les sénateurs ont auditionné des scientifiques.
00:00:41Mes chers collègues, mesdames et messieurs, bienvenue à tous.
00:00:46L'ordre du jour de cette nouvelle réunion de l'OPEX est consacré à une audition publique sur la dermatose nodulaire contagieuse.
00:00:54Nous assemblons l'initiative, je dois le dire, du premier vice-président Pierre Henriette de réaliser cette audition
00:01:02et de traiter ce sujet d'une grande actualité le plus rapidement possible.
00:01:05Alors le sujet a émergé particulièrement avant les vacances de Noël et donc on a fait au plus vite pour organiser cette audition.
00:01:15Donc je remercie toutes les personnes présentes qui sont nombreuses, qui nous offrent un panel assez large pour s'être rendu disponible dans ce délai donc assez court comme je viens de l'indiquer.
00:01:29Pour rappel, la DNC a été détectée pour la première fois en France le 29 juin 2025 en Savoie.
00:01:36Et depuis, 117 foyers ont été détectés dans principalement deux grandes zones sur le continent français, les Alpes, Jura et le Sud-Ouest pour localiser.
00:01:50Alors cette maladie est très contagieuse, on le sait, mais elle nécessite que des mesures soient prises pour en empêcher la diffusion.
00:01:57C'est ce dont vous allez nous parler ce matin, nous allons examiner les modalités pour empêcher cette diffusion.
00:02:06Comme cela est habituel à l'Office, nous allons examiner ce sujet sous l'angle des apports de la science, en attendant des experts,
00:02:15loin si possible des polémiques politiciennes qui ont un peu pollué ce débat particulièrement, mais il y en a d'autres.
00:02:22Nous pourrons ainsi, me semble-t-il, apporter une contribution de fond au débat et éclairer les travaux parlementaires en cours,
00:02:30notamment la mission flash de la Commission des affaires économiques du Sénat, dont je salue les rapporteurs présents.
00:02:38Avec nous ce matin, Annick Jacquet, je crois que Martine Berthet voulait nous rejoindre aussi, elle va peut-être arriver.
00:02:44Elle est en visio, très bien.
00:02:45Également Gérard Laélec, Christian Redon, Sarrazy, qui doivent terminer leur mission, si j'ai bien compris, le 4 février.
00:02:55Et donc c'est aussi une contribution de l'OPEX qui pourrait vous intéresser pour alimenter votre propre mission flash.
00:03:02Et donc les membres aussi de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, dont certains nous ont indiqué qu'ils seraient connectés à distance.
00:03:13Je ne les vois pas ici, mais probablement qu'il y en a quelques-uns.
00:03:16Cela me permet de vous rappeler que cette audition publique, comme à chaque fois, est captée et diffusée en direct sur le site de l'Assemblée nationale
00:03:27et sur certains réseaux sociaux du Sénat, qu'il sera ensuite possible de revoir sur les pages de l'Office
00:03:36et sur les sites de l'Assemblée nationale du Sénat, de revoir cette audition en différé, en replay, comme on dit en bon français.
00:03:43Vous trouverez également sur ces pages le lien permettant aux internautes qui le souhaitent de poser des questions pendant l'audition.
00:03:50Et avec Pierre-Henriel, nous relayerons dans un certain nombre de ces questions lors du débat qui suivra les interventions de nos invités.
00:03:59Pour mener cette audition, nous avons, comme le veut l'usage, désigné deux rapporteurs, un député et un sénateur.
00:04:06En l'occurrence, Gérard Lesseul, député de la Seine-Maritime, qui est vice-président de l'Office,
00:04:10et Sonia de la Provoté, qui est sénatrice du Calvados.
00:04:14Et nous allons leur laisser mener donc cette audition publique.
00:04:18Comment Pierre souhaite ajouter quelque chose ?
00:04:20On verra après au moment des questions.
00:04:23Madame la sénatrice, monsieur le député, on vous laisse la main.
00:04:30Merci, monsieur le président.
00:04:32Mon collègue Gérard Lesseul et moi-même allons animer cette audition publique.
00:04:38Et nous avons retenu quatre thématiques.
00:04:40La présentation des caractéristiques de la maladie et de la réglementation européenne qui s'y appliquent.
00:04:46Le second thème est le système français de diagnostic et de surveillance de la DNC.
00:04:51Le troisième, les stratégies de contrôle et d'endigment de la DNC.
00:04:54Et le quatrième, la gestion de la maladie à l'étranger et la collaboration internationale.
00:05:00Tout ça s'inscrivant dans l'éclairage scientifique de l'état de la connaissance et des perspectives.
00:05:07Je remercie d'avance tous les intervenants pour le temps qu'ils nous consacrent ce matin.
00:05:12Intervenants nombreux.
00:05:13Je vous remercie d'avoir réussi à tenir dans la salle.
00:05:17Je sais que cette crise sanitaire les occupe énormément.
00:05:19Et les amis, souvent malgré eux, sous le feu des projecteurs, elles nous occupent également, je vous rassure.
00:05:26Certains d'entre eux ont subi des attaques inacceptables que nous condamnons fermement.
00:05:31Aujourd'hui, l'objectif est de comprendre les réalités de terrain ainsi que les bases scientifiques des décisions prises et à prendre.
00:05:38C'est la raison pour laquelle il nous est paru important de commencer par rappeler les caractéristiques de la dermatose nodulaire contagieuse
00:05:45ainsi que la réglementation européenne qui s'y applique.
00:05:49Pour aborder ces sujets, nous avons invité donc deux intervenants.
00:05:54Madame Barbara Dufour, docteur vétérinaire et professeur émérite à l'École nationale vétérinaire d'Alfort
00:06:00ainsi que monsieur Olivier Debaer, docteur vétérinaire, directeur de la crise à la Direction générale de l'alimentation du ministère de l'Agriculture,
00:06:11de l'agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire.
00:06:14Je laisse la parole à madame Barbara Dufour qui va nous présenter les caractéristiques de la maladie.
00:06:22Mesdames et messieurs, bonjour.
00:06:24Tout d'abord, merci de votre invitation.
00:06:26Je vais essayer dans le temps qui m'est imparti, c'est-à-dire sept minutes, mais avec quelques diapositives,
00:06:31si ça fonctionne, si ça ne fonctionne pas pour l'instant,
00:06:34de vous présenter les principales caractéristiques de cette maladie qui était encore exotique en France jusqu'au 29 juin dernier,
00:06:44même si, et je pense que notre collègue Alexandre Fidieschi le dira,
00:06:49c'est une maladie en expansion dans le monde actuellement.
00:06:52Je meuble un peu pendant qu'on essaye de trouver mon PowerPoint.
00:06:56Voilà.
00:06:56Alors, je vais quand même commencer pour ne pas perdre de temps.
00:07:02Vous l'avez ou vous ne l'avez pas ?
00:07:05Non, ce n'est pas vous.
00:07:08Il est là, mais il ne s'affiche pas.
00:07:09Ça, c'est très intéressant.
00:07:12Ça va arriver.
00:07:15Ah, mais formidable.
00:07:16Vous pouvez mettre en toute...
00:07:18Voilà, absolument.
00:07:19En présentation.
00:07:21Là, ici, en diaporama.
00:07:23Voilà, merci beaucoup.
00:07:24Alors, c'est une maladie exotique, grave.
00:07:28Et la première chose qu'il faut bien dire, c'est une maladie...
00:07:30Alors, je ne peux pas passer les diapos.
00:07:32C'est sur quel machin qu'il faut appuyer ?
00:07:33C'est sur le là.
00:07:34Donnez-moi ça, s'il vous plaît.
00:07:35Je vais me débrouiller avec.
00:07:37Voilà, merci beaucoup.
00:07:39C'est une maladie, donc, non transmissible à l'homme.
00:07:42C'est très important de se le rappeler et de le dire.
00:07:45Donc, c'est une maladie strictement animale.
00:07:47Alors, ça y est, c'est un nouveau truc, là, qui arrive.
00:07:50Voilà, merci beaucoup.
00:07:51L'agent pathogène, c'est un virus.
00:07:55C'est une maladie virale.
00:07:56C'est intéressant parce que ça veut dire qu'il n'y a pas, donc, de traitement contre cette maladie.
00:08:00C'est un virus de la famille des poxvirus.
00:08:01Je ne vais pas rentrer dans les détails.
00:08:03Mais c'est un virus qu'on connaît bien pour, d'abord, parce que cette maladie est bien connue dans le monde et aussi parce qu'elle est voisine d'autres maladies qu'on connaît bien, sur les petits ruminants, notamment.
00:08:12C'est un gros virus double brin, donc assez stable.
00:08:17Et ça, c'est important parce que, du coup, la biologie moléculaire nous donne peu d'informations sur le suivi épidémiologique des souches.
00:08:25Et c'est un virus qui est très résistant dans le milieu extérieur.
00:08:27Et ça aussi, c'est intéressant, si je puis dire, pour les difficultés d'éradication.
00:08:33Le point suivant, si j'arrive à passer la diapo, ça marche.
00:08:38Oui, ça marche.
00:08:39Donc, je l'ai dit, c'est une maladie extrêmement contagieuse.
00:08:41Je vais revenir sur cette contagiosité, sur les modalités de contagion.
00:08:45Voilà, donc non, il ne faut pas que j'appuie sur le truc.
00:08:47C'est ça, il ne faut pas que je...
00:08:48Ah, d'accord.
00:08:52Ah, c'est la régie.
00:08:53D'accord.
00:08:53Donc, ce n'est pas moi.
00:08:55Et enfin, c'est une maladie qui est grave pour les bovins.
00:08:58Je vais vous l'illustrer avec une diapo, simplement.
00:09:01Et donc, c'est une maladie pour toutes ces raisons-là, parce qu'elle est grave, parce
00:09:05qu'elle est très contagieuse, parce qu'elle affecte aussi une espèce importante, celle des bovins.
00:09:09On va dire que toutes les espèces d'élevage sont importantes, mais les bovins, un bovin,
00:09:13c'est un gros animal, que l'objectif est l'éradication.
00:09:18Voilà.
00:09:19Mon deuxième transparence, c'est pour évoquer quelques signes cliniques.
00:09:22Peu importe, finalement, pour vous, cette clinique.
00:09:25Mais sachez quand même, ça illustre cette gravité.
00:09:27C'est une maladie générale, c'est une maladie qui va conduire à des nodules évolutifs
00:09:32sur tout le corps de l'animal, comme vous pouvez le voir sur ces diapositives.
00:09:35Les animaux ont beaucoup de fièvre, anorexie, abattement, chute de lactation.
00:09:40Ça, c'est très important pour la baisse économique dans les élevages.
00:09:44Et puis, une importante, pour les vétérinaires, une importante hypertrophie des nulaphatiques.
00:09:48Sachez que la mortalité des animaux peut aller jusqu'à 10 %,
00:09:51notamment sur des races laitières, comme nos races à nous, assez développées.
00:09:55Même si, dans les pays du Sud, cette mortalité est souvent plus faible
00:09:58parce que la maladie y est enzootique.
00:10:01La morbidité peut être morbidité, c'est-à-dire le nombre d'animaux malades
00:10:06peut aller jusqu'à presque 50 %.
00:10:08Et enfin, sachez que les animaux qui guériraient, si on ne les abattait pas,
00:10:13auraient des séquelles importantes, ce qui seraient des non-valeurs économiques.
00:10:16Voilà pourquoi cette maladie est considérée comme une maladie grave pour les bovins.
00:10:20On pourrait considérer que c'est une sorte de variole des bovins, en fait.
00:10:25Un même type de virus, etc.
00:10:28Donc, vous imaginez bien, puisque vous connaissez la gravité de la variole humaine,
00:10:32de la gravité de cette maladie pour les animaux.
00:10:35La transmission.
00:10:36Alors, il y a deux types de transmission.
00:10:37Il y a une transmission, j'allais dire, la plus importante,
00:10:41la plus classique aussi, qui est la transmission vectorielle.
00:10:43C'est-à-dire qu'en fait, comme vous le voyez sur ce petit transparent,
00:10:47un bovin infecté se fait piquer mécaniquement par une mouche, un stomax, un temps.
00:10:52Cette mouche, avec ses pièces buccales souillées, va aller piquer un autre animal
00:10:57parce qu'elle va être dérangée, parce que ça fait mal, une piqûre, en fait, de mouche,
00:11:00sur un autre animal.
00:11:01Et la transmission va se réaliser de cette manière-là.
00:11:04Ce n'est pas la même chose que la transmission, ce qu'on appelle une vectorielle classique,
00:11:08où l'agent pathogène se multiplie dans le vecteur,
00:11:12comme, par exemple, le paludisme que vous devez connaître
00:11:14ou la fièvre cataralovine, pour ceux qui connaissent cette maladie strictement animale.
00:11:18Là, il s'agit d'une transmission passive.
00:11:20Pour autant, elle est, du moins, ce qu'il en est connu.
00:11:23Il y a des questions encore autour de ça, mais pour ce qu'il en est connu.
00:11:26Et pour autant, elle est quand même extrêmement efficace
00:11:28parce que la pullulation des mouches et des stomaxes en élevage,
00:11:31ce n'est pas tout à fait un mythe.
00:11:33C'est la transmission principale.
00:11:34La deuxième transmission, c'est une transmission indirecte, non vectorielle,
00:11:38soit directe, directement des animaux, les uns en contact avec les autres,
00:11:43parce que l'ensemble des sécrétions des animaux,
00:11:45que ce soit la salive, les larmes, etc., sont affectantes.
00:11:50Donc, par contact direct, ça a été prouvé.
00:11:53Et éventuellement, par du matériel souillé, évidemment, aussi par des seringues.
00:11:57Les insectes jouent le rôle de seringues volantes.
00:12:00Donc, les seringues pas volantes, normales, si je puis dire,
00:12:02peuvent jouer exactement ce même rôle de transmission.
00:12:04Alors, ça ne marche plus du tout.
00:12:06Si, ça y est, c'est formidable.
00:12:08Là, on a une vraie vision des choses.
00:12:10Merci beaucoup.
00:12:11Là, on a franchi une étape.
00:12:14Merci, en tout cas, pour la technique.
00:12:18Voilà.
00:12:20La relation entre ces deux transmissions,
00:12:23elle est, pour les souches qu'on connaît,
00:12:25parce que il semble que ça évolue,
00:12:26je pense qu'Alexandre le dira peut-être tout à l'heure,
00:12:28mais elle est essentiellement vectorielle, entre animaux.
00:12:31Parce qu'évidemment, entre élevage,
00:12:32ce n'est pas tout à fait la même chose.
00:12:34Alors, pour la vectorielle mécanique, je l'ai dit,
00:12:36rôle de seringue,
00:12:37voilà l'essentiel de nos insectes en cause,
00:12:41des tabanidés, des mouches piqueuses, etc.
00:12:45La transmission se fait, je l'ai dit, par les pièces buccales.
00:12:48Et sachez quand même que ce virus peut vivre
00:12:51sur ces pièces buccales quelques heures.
00:12:53Ce n'est pas non plus huit jours.
00:12:55Voilà.
00:12:55Et en plus, ces insectes, ça, c'est très important,
00:12:58ils ne font pas 250 km tout seuls.
00:13:00Et ils ne sont pas transportés par le vent parce qu'ils sont lourds,
00:13:03contrairement à d'autres insectes.
00:13:05Ça, c'est aussi important.
00:13:06Donc, c'est en fait une transmission de proximité que je suis en train de vous décrire.
00:13:10Et bien sûr, dans cette transmission de proximité,
00:13:13rappelons quand même les durées d'excrétion avec des croûtes extrêmement,
00:13:19extrêmement...
00:13:21Le virus, si vous voulez, les nodules évoluent par des croûtes.
00:13:24Ce virus reste vivant dans ces croûtes pendant plusieurs mois.
00:13:28Donc, vous avez un environnement qui est contaminé pendant plusieurs mois.
00:13:30Or, les mouches, elles peuvent se promener aussi sur ces croûtes, etc.
00:13:34Sur les animaux qui ont des symptômes, la viremie est longue.
00:13:37Et je l'ai dit tout à l'heure, l'excrétion dans l'ensemble des...
00:13:41La salive, les larmes, etc. est présente et existe.
00:13:47Il y a également une excrétion par des animaux qui sont infectés inapparents.
00:13:52Et on vous le dira tout à l'heure au niveau du laboratoire,
00:13:55on ne sait pas aujourd'hui détecter ces animaux par des analyses de laboratoire.
00:13:58On ne sait pas dire quel est l'animal,
00:14:00si un animal à proximité d'un animal infecté,
00:14:03si cet animal est infecté lui-même ou pas,
00:14:06tant qu'il n'a pas manifesté des signes cliniques.
00:14:09Et ces animaux, même s'ils ont une viremie relativement courte,
00:14:12de l'ordre de quelques jours,
00:14:13il a bien été montré par des publications
00:14:15que ces animaux pouvaient transmettre la maladie
00:14:17par l'intermédiaire de mouches,
00:14:19voire éventuellement par contact direct avec d'autres.
00:14:22Le deuxième point sur lequel je voudrais insister,
00:14:24c'est la transmission entre élevages.
00:14:27Cette transmission, elle ne se fait donc pas,
00:14:28vous l'avez compris, par les mouches et les stomachs tout seul.
00:14:31Elle peut se faire par des mouches et des stomachs infectés
00:14:33si on les met dans des véhicules et qu'on les transporte,
00:14:36mais il ne faut pas que ça dure trop longtemps, ce transport.
00:14:38Et donc, l'essentiel de cette transmission,
00:14:40elle se fait, c'est une transmission,
00:14:43c'est une transmission, entre guillemets, à distance,
00:14:46qui se fait par le transport des animaux.
00:14:50Alors, dans des camions, éventuellement,
00:14:52on peut transporter aussi des mouches dans des camions.
00:14:54Donc, quand on a un foyer qui se trouve à 200 km d'un premier foyer,
00:14:58ce n'est pas venu par une mouche qui a volé de ses propres ailes.
00:15:00C'est important de se le rappeler et de le savoir.
00:15:02Eh bien, je crois que je vais résumer quelques éléments
00:15:05et je vais m'arrêter là parce que je pense que vous avez l'essentiel
00:15:08pour comprendre un certain nombre de choses.
00:15:10Je vais résumer deux, trois choses que je n'ai pas dites.
00:15:12Je ne vais pas les résumer, je vais les dire quand même
00:15:13parce qu'il faut que vous les reteniez pour la suite des présentations.
00:15:18Je l'ai dit, c'est une maladie très contagieuse.
00:15:21L'EFSA a fait un rapport sur cette maladie il y a quelques années maintenant
00:15:25et en s'inspirant de ce qu'elle avait vu, notamment dans les Balkans,
00:15:30elle a montré qu'un bovin avec des signes cliniques,
00:15:33il contamine autour de lui entre 16 à 19 bovins.
00:15:36C'est quand même pas rien.
00:15:39Le deuxième point, je l'ai dit et je le répète,
00:15:41les bovins qui n'ont pas de signes cliniques mais qui sont infectés
00:15:43peuvent transmettre la maladie.
00:15:45Certes, de manière moins importante que les bovins malades,
00:15:47mais ils peuvent le transmettre.
00:15:49Enfin, il n'y a que 40% des animaux infectés
00:15:52qui vont présenter des signes cliniques.
00:15:54Donc, il reste 60...
00:15:56Enfin, sur les animaux infectés, il en reste 60%,
00:15:5955 à 60% qui sont infectés, qui sont dangereux
00:16:03et qui ne manifestent pas de signes cliniques.
00:16:05Et enfin, l'EFSA avait montré aussi que dans les 4,5 kilomètres,
00:16:12mettons 5 kilomètres d'un foyer,
00:16:14la probabilité pour un élevage de devenir foyer
00:16:17si on ne faisait rien dans le foyer d'origine était de 95%.
00:16:20Donc, ça vous montre l'extrême contagiosité de cette maladie.
00:16:24Le dernier point, je crois, qui est un point absolument fondamental,
00:16:28l'incubation de cette maladie est longue.
00:16:31Alors, elle peut être courte, elle peut être de 4 à 10 jours,
00:16:34comme beaucoup de maladies infectieuses,
00:16:35mais elle peut aller jusqu'à 4 semaines.
00:16:37Et donc, vous pouvez avoir des animaux qui sont infectés,
00:16:40qui sont porteurs du virus, qui ne manifestent rien
00:16:42et qui, pendant 28 jours, vont ne rien manifester
00:16:45jusqu'au moment où ils vont faire des signes cliniques
00:16:47et donc devenir extrêmement contagieux.
00:16:49Avec ces éléments-là, vous pouvez comprendre pourquoi,
00:16:52dans un troupeau, il est absolument indispensable,
00:16:56si on veut éradiquer tout le problème,
00:16:58et de savoir quel est l'objectif de la lutte contre cette maladie,
00:17:02si on veut éradiquer, dans un troupeau où il y a des signes cliniques,
00:17:06il n'est pas possible de ne pas abattre le troupeau,
00:17:10ne pas faire un abattage total,
00:17:11pour éviter la contamination autour.
00:17:14Et je voudrais terminer en disant que,
00:17:16en ce qui me concerne, j'ai eu l'occasion de le dire
00:17:17un certain nombre de fois, dans les médias notamment,
00:17:20j'ai beaucoup, à la fois, d'empathie,
00:17:22mais aussi de respect pour les éleveurs
00:17:25qui ont accepté cet abattage,
00:17:27parce qu'ils ont protégé les autres,
00:17:29et ils ont fait preuve d'une grande solidarité.
00:17:31Voilà, je vous remercie sur ce que je voulais dire.
00:17:33Bien évidemment, je peux répondre à d'autres questions,
00:17:36à des questions, si vous le souhaitez.
00:17:38J'ai tenu cette minute.
00:17:39Merci, Madame Dufour.
00:17:42Je vais maintenant donner la parole à M. Olivier Debert,
00:17:44qui va nous expliquer la réglementation européenne
00:17:47qui s'applique à la dermatose nodulaire contagieuse.
00:17:49Vous avez la parole.
00:17:52Et nous poserons les questions à la fin de toutes les séquences,
00:17:56de façon à ce qu'on puisse concentrer les questions de tout le monde.
00:18:01Merci.
00:18:04Bonjour, Mesdames, Messieurs.
00:18:07Tout d'abord, je souhaiterais souligner
00:18:09quelques généralités qui fondent la réglementation
00:18:11sur les maladies contagieuses.
00:18:13En santé animale, les maladies contagieuses
00:18:15font pour les plus préjudiciables d'entre elles
00:18:17l'objet d'une réglementation européenne,
00:18:21forte, fondée elle-même sur des normes internationales,
00:18:24le tout fondé sur la science.
00:18:27Les maladies sont préjudiciables par définition
00:18:30sur la santé animale,
00:18:31voire également pour la santé humaine.
00:18:33Ce qui n'est pas le cas ici,
00:18:34ce qui n'est pas le cas ici,
00:18:36ni par contact avec des bovins,
00:18:38ni par piqûre avec les insectes,
00:18:39ni même par consommation d'aliments.
00:18:43Ces maladies sont préjudiciables,
00:18:44donc au-delà de la santé animale,
00:18:46voire de la santé humaine,
00:18:47sur le bien-être animal,
00:18:49et aussi sur l'économie des filières de production,
00:18:51ainsi que pour certaines d'entre elles,
00:18:53sur la santé des écosystèmes
00:18:55en cas d'atteinte à la biodiversité animale.
00:18:57La science qui fonde la réglementation
00:19:01recouvre un certain nombre d'éléments.
00:19:04La connaissance de la maladie, bien sûr,
00:19:06de l'agent pathogène,
00:19:07des espèces affectées,
00:19:08des sources d'agents pathogènes,
00:19:10des voies d'entrée chez les animaux,
00:19:12des voies de transmission entre animaux,
00:19:14entre élevages,
00:19:15des éventuelles espèces sauvages réservoirs,
00:19:18dans le cas présent, il n'y en a pas en France,
00:19:20les éventuelles espèces vectrices,
00:19:23ici pour la DNC, certains insectes,
00:19:25les signes cliniques, les lésions,
00:19:27la durée d'incubation,
00:19:28les moyens de diagnostic
00:19:29et les prélèvements appropriés.
00:19:31Toutes ces connaissances scientifiques
00:19:32conduisent à établir les mesures appropriées
00:19:35de surveillance, de prévention
00:19:37et de lutte spécifiques
00:19:40et adaptées à chaque maladie,
00:19:41même s'il y a des piliers communs.
00:19:43Et c'est bien la science
00:19:44qui fonde la réglementation.
00:19:46De même que la science progresse,
00:19:48la réglementation évolue.
00:19:50La réglementation actuelle sur la DNC,
00:19:52en droit européen,
00:19:54traduit l'état actuel
00:19:55des connaissances scientifiques.
00:19:57Alors qu'en est-il de la DNC plus spécifiquement ?
00:19:59La DNC est une maladie préjudiciable
00:20:01car elle a un impact important,
00:20:02on vient de l'entendre,
00:20:03sur la santé animale
00:20:04et également sur le bien-être animal
00:20:06par sa capacité à rendre malade
00:20:07et dans certains cas
00:20:09à provoquer le décès
00:20:12de l'animal malade.
00:20:14Et un animal malade est un animal qui souffre.
00:20:17De plus, au-delà de la santé animale
00:20:18et de l'impact sur le bien-être animal,
00:20:20cette maladie provoque
00:20:21des pertes conséquentes de production
00:20:24de lait,
00:20:25de viande,
00:20:26et aussi altère de façon conséquente
00:20:28la qualité des cuirs.
00:20:29Il s'agit d'une dermatose.
00:20:31Donc en plus de son impact important
00:20:33sur la santé
00:20:34et le bien-être animal,
00:20:36cette maladie,
00:20:37la DNC,
00:20:38est également une maladie préjudiciable
00:20:40du fait de son impact économique
00:20:41important
00:20:42sur les filières de production
00:20:43et de commercialisation.
00:20:44C'est pourquoi cette maladie
00:20:46est classée en droit européen
00:20:48dans la catégorie des maladies
00:20:50de type A,
00:20:52qui est la catégorie
00:20:53des maladies les plus dangereuses
00:20:56et celles aussi
00:20:57qui sont habituellement
00:20:58absentes du territoire européen.
00:21:01En droit européen,
00:21:02donc la DNC,
00:21:03est une maladie de catégorie A
00:21:04et comme toutes les maladies
00:21:05de catégorie A,
00:21:06elle doit être éradiquée
00:21:08à ce titre
00:21:09du territoire européen
00:21:10afin que le territoire européen
00:21:12recouvre rapidement
00:21:13son statut indemne initial.
00:21:16Plus spécifiquement
00:21:17concernant la DNC,
00:21:19la réglementation prévoit
00:21:20quatre piliers complémentaires
00:21:22de mesures
00:21:23pour atteindre
00:21:23l'objectif d'éradication.
00:21:26Cette maladie était jusque-là
00:21:27absente de notre territoire.
00:21:29Première fois en fin juin
00:21:30que cette maladie
00:21:31est détectée en France.
00:21:35Elle l'était aussi
00:21:35pour la première fois en Italie.
00:21:37Donc les quatre piliers
00:21:37complémentaires sont
00:21:39d'abord la surveillance.
00:21:41La surveillance CNTC
00:21:42sert pour une détection
00:21:43précoce de la maladie
00:21:45afin d'agir ensuite rapidement.
00:21:48Il s'agit d'une obligation
00:21:49qui est faite
00:21:49à tout détenteur de bovins
00:21:51ainsi qu'à tout vétérinaire
00:21:52de signaler sans délai
00:21:53les signes évocateurs
00:21:55de cette maladie.
00:21:57Cela conduira
00:21:58à des prélèvements officiels
00:22:00qui seront analysés
00:22:02dans des laboratoires
00:22:05spécialement désignés
00:22:06et agréés pour cela
00:22:07avec des méthodes
00:22:09de diagnostic normées.
00:22:12Second pilier,
00:22:13dès lors qu'une source
00:22:15est avérée de virus,
00:22:17dès lors qu'un foyer
00:22:17est confirmé,
00:22:19le second pilier,
00:22:20c'est le tarissement
00:22:21des sources avérées de virus
00:22:22par le dépeuplement
00:22:23total sur place
00:22:25de tous les bovins
00:22:27de l'unité épidémiologique infectée,
00:22:28c'est-à-dire du bâtiment
00:22:30ou de la pâture.
00:22:32Alors, il s'agit
00:22:33d'une mesure forte.
00:22:35Elle est forte,
00:22:35elle est très efficace,
00:22:37mais elle est très difficile
00:22:39sur le plan psychologique,
00:22:40très douloureuse
00:22:41sur le plan psychologique.
00:22:42Et c'est pour ça
00:22:42qu'il y a aussi,
00:22:43en plus des mesures sanitaires,
00:22:45des mesures adaptées
00:22:46de soutien psychologique
00:22:47à l'éleveur
00:22:48au moment de l'annonce
00:22:49du foyer,
00:22:51au moment du dépeuplement
00:22:52et ensuite
00:22:53jusqu'au repeuplement.
00:22:57Et en particulier,
00:22:58un appui psychologique
00:22:59de la mutuité sociale agricole.
00:23:02L'impact économique aussi
00:23:03est également fort
00:23:04et c'est pour ça
00:23:05qu'il y a des indemnisations
00:23:06prévues par l'État.
00:23:08La mesure des dépeuplement
00:23:09est difficile
00:23:10pour l'éleveur touché
00:23:11et l'indemnisation
00:23:13ne compensera jamais la douleur.
00:23:15Pour autant,
00:23:16cette mesure dure
00:23:18est nécessaire
00:23:20pour éviter
00:23:20que les élevages voisins
00:23:21soient à leur tour infectés.
00:23:24Et c'est en agissant fortement
00:23:25sur les uns
00:23:26que l'on protège
00:23:28tous les autres.
00:23:30Troisième pilier,
00:23:31interdiction de mouvement
00:23:32de bovins
00:23:33dans une zone réglementée
00:23:35qui est de 50 km
00:23:36autour des foyers.
00:23:38Cette mesure
00:23:39est également fondamentale
00:23:40car elle vise
00:23:41à éviter
00:23:42de transporter
00:23:43le virus
00:23:44sur de grandes distances
00:23:45par le transport
00:23:47d'un bovin infecté
00:23:47et en particulier
00:23:49de grandes distances
00:23:50au-delà de la zone
00:23:51réglementée
00:23:51des 50 km.
00:23:52Et vous l'avez vu
00:23:53au cours de cette crise,
00:23:55à plusieurs reprises,
00:23:56rare,
00:23:57il y a eu ces sauts,
00:23:58ces mouvements illicites,
00:23:59rares mais très préjudiciables.
00:24:01Et enfin,
00:24:02le quatrième pilier,
00:24:03c'est la vaccination obligatoire
00:24:04dans la zone réglementée
00:24:06des 50 km,
00:24:07voire au-delà
00:24:08pour les territoires exposés.
00:24:10Et il s'agit
00:24:10d'une mesure
00:24:11de vaccination
00:24:12obligatoire
00:24:13et prise en charge
00:24:14intégralement par l'État.
00:24:16Voilà les quatre piliers
00:24:17importants
00:24:17de la réglementation
00:24:18sur cette maladie
00:24:19qu'on retrouve aussi
00:24:21sur d'autres maladies.
00:24:23Pour terminer,
00:24:24il est important
00:24:25de dire que la DNC
00:24:26est classée en droit
00:24:28comme maladie
00:24:29de catégorie A
00:24:30parce qu'elle est dangereuse
00:24:31pour les bovins
00:24:32et non pas l'inverse.
00:24:34La DNC n'est pas dangereuse
00:24:36parce qu'elle est
00:24:36de catégorie A.
00:24:38Elle est de catégorie A
00:24:39parce qu'elle est dangereuse.
00:24:40Et nous ne pouvons pas
00:24:41vivre avec.
00:24:42Je voulais insister
00:24:43sur ce dernier point
00:24:44pour ne pas laisser à penser
00:24:45à tort
00:24:47que le problème
00:24:48serait ici
00:24:48la réglementation.
00:24:50Le problème,
00:24:51c'est la maladie.
00:24:52L'ennemi,
00:24:53ici,
00:24:53c'est un virus.
00:24:55Je le souligne
00:24:56parce qu'on a eu
00:24:56de nombreuses attaques,
00:24:58des menaces,
00:24:58des allégations,
00:24:59des contre-vérités scientifiques
00:25:01qui ont été faites
00:25:02tout au long
00:25:03de cette crise.
00:25:04Pour terminer,
00:25:05je souhaite
00:25:05vous remercier
00:25:06pour l'initiative
00:25:07et l'organisation
00:25:08de cette audition
00:25:09avec les acteurs concernés.
00:25:12Et comme la période
00:25:12s'y prête,
00:25:13je souhaite à tous
00:25:14une année sereine
00:25:17et saine
00:25:18sur le plan
00:25:19d'assenté animal au moins.
00:25:22Merci,
00:25:23M. Debert,
00:25:23pour ces vœux
00:25:24de bonne année sereine.
00:25:26Je donne d'abord
00:25:27la parole
00:25:27à M. Salva
00:25:28qui va intervenir
00:25:30sur les vaccins
00:25:30utilisés
00:25:31depuis le début
00:25:31de la crise
00:25:32DNC
00:25:33et sur le rôle
00:25:34de l'ANCES
00:25:35et de l'Agence nationale
00:25:36du médicament vétérinaire
00:25:37dans l'obtention
00:25:39rapide
00:25:39des autorisations
00:25:40d'importation
00:25:41la première semaine
00:25:42de la crise
00:25:43ainsi que dans la délivrance
00:25:45d'une autorisation
00:25:45temporaire d'utilisation
00:25:47dans les semaines
00:25:48suivantes.
00:25:49M. Salva,
00:25:50vous avez la parole.
00:25:52Merci,
00:25:52Mme.
00:25:53Merci,
00:25:54Mme la sénatrice.
00:25:55Et merci,
00:25:56Mesdames et Messieurs
00:25:57les députés
00:25:58et sénateurs.
00:25:58Vous l'avez vu
00:26:01sur un certain nombre
00:26:02de maladies animales
00:26:03l'ANCES
00:26:03et le laboratoire
00:26:05national de référence
00:26:06voire laboratoire
00:26:07européen de référence
00:26:08pour certaines maladies
00:26:09comme l'affaire
00:26:10sur des maladies
00:26:12exotiques en France
00:26:13comme la DNC
00:26:14c'est plutôt le CIRAD
00:26:15et Philippe Coffour
00:26:16a fait une très belle
00:26:17présentation
00:26:18pour illustrer ça
00:26:19qui est le laboratoire
00:26:21national de référence
00:26:22donc moi j'interviendrai
00:26:23sur la partie
00:26:23où on intervient
00:26:24réellement
00:26:24de façon opérationnelle
00:26:26dans l'appui
00:26:27à la gestion
00:26:28de cette crise
00:26:28qui est la partie
00:26:29de délivrance
00:26:30des autorisations
00:26:30de mise sur le marché
00:26:31des médicaments vétérinaires
00:26:32qui est aussi
00:26:33une des missions
00:26:34de notre agence.
00:26:36Il est important
00:26:37dans ce type de crise
00:26:38quand on dispose
00:26:39de vaccins
00:26:40d'en disposer rapidement
00:26:41pour conforter
00:26:44les stratégies
00:26:45d'éradication
00:26:46parce que très souvent
00:26:47l'abattage tout seul
00:26:48ne suffit pas
00:26:48on doit
00:26:49pour éviter
00:26:50la diffusion
00:26:51de la maladie
00:26:51utiliser des vaccins.
00:26:54Alors qu'est-ce
00:26:54qu'on a fait nous
00:26:55dans ce cas ?
00:26:55Le premier cas
00:26:56a été notifié
00:26:58le 30 juin.
00:27:00Dès le 2 juillet
00:27:01et très vite
00:27:02le ministère
00:27:02de l'Agriculture
00:27:03a pris la décision
00:27:03de faire appel
00:27:05notamment
00:27:06aux stocks
00:27:06d'urgence
00:27:07de l'Union Européenne
00:27:07de vaccins
00:27:08pour faire
00:27:11les premières vaccinations.
00:27:13Et donc
00:27:13on avait
00:27:14la possibilité
00:27:15soit de délivrer
00:27:16une autorisation
00:27:16temporaire d'utilisation
00:27:17pour un vaccin
00:27:18qui était produit
00:27:19en Europe
00:27:19par la société MSD
00:27:21aux Pays-Bas
00:27:22soit d'importer
00:27:24les stocks européens
00:27:25qui étaient en Afrique du Sud
00:27:27et c'est ce qui a été choisi
00:27:29dans un premier temps
00:27:30pour être plus rapide.
00:27:31Et donc
00:27:32il y a eu une demande
00:27:33d'autorisation temporaire
00:27:34d'utilisation
00:27:35pour le vaccin MSD
00:27:36qui a été déposé
00:27:37dès le 2 juillet
00:27:37mais le 3 juillet
00:27:39la France a commandé
00:27:40350 000 doses
00:27:42à l'Institut
00:27:43Understoport
00:27:44Biological Products
00:27:45qui est le producteur
00:27:46sud-africain
00:27:47350 000 doses
00:27:49de la banque de vaccins
00:27:50de l'Union Européenne
00:27:52qui ont été
00:27:53on a réceptionné
00:27:54nous des éléments
00:27:55sur ces vaccins-là
00:27:56dès le 4 juillet
00:27:57et on a fini
00:27:59l'évaluation
00:27:59de ce vaccin
00:28:00le 8 juillet.
00:28:01Il est nécessaire
00:28:02quand même
00:28:02d'évaluer ces vaccins
00:28:03évidemment avant
00:28:04de les administrer
00:28:04parce que c'est des vaccins
00:28:05qui peuvent avoir
00:28:06des effets secondaires
00:28:07il faut qu'on s'assure
00:28:08que dans le dossier
00:28:09tout est documenté
00:28:10en termes de sécurité
00:28:11et de sûreté biologique
00:28:13du vaccin
00:28:13l'idée d'un vaccin
00:28:15c'est de prévenir la maladie
00:28:17pas de provoquer une maladie
00:28:18et dans ce cas
00:28:19dans les deux cas
00:28:20que ce soit le vaccin MSD
00:28:21ou le vaccin
00:28:22de l'Institut Understoport
00:28:23on a des vaccins
00:28:25qui sont des vaccins
00:28:26vivants
00:28:26atténués
00:28:27un vaccin vivant
00:28:29atténué
00:28:29il peut avoir
00:28:30plus d'effets secondaires
00:28:31qu'un vaccin
00:28:32tué
00:28:33entier tué
00:28:34ou qu'un vaccin
00:28:34sous-unitaire
00:28:35type ARN
00:28:37messager
00:28:37ou sous-unitaire
00:28:39virale
00:28:39donc on a
00:28:40un dossier
00:28:43à évaluer
00:28:44et donc
00:28:45on a
00:28:46d'une part
00:28:48autorisé
00:28:49l'importation
00:28:50de ce vaccin
00:28:50et d'autre part
00:28:51instruit ce dossier
00:28:52pour s'assurer
00:28:52que ce vaccin
00:28:53était sûr
00:28:53et donc ça
00:28:54c'était fait
00:28:55dès le 8 juillet
00:28:56la vaccination
00:28:56a pu commencer
00:28:57très vite
00:28:57pour l'autre vaccin
00:28:59le vaccin
00:29:02de MSD
00:29:03qui est celui
00:29:04qui est utilisé
00:29:05actuellement
00:29:05on a donc
00:29:07instruit
00:29:08cette demande
00:29:09d'autorisation
00:29:09temporaire
00:29:10d'utilisation
00:29:10qui est un mécanisme
00:29:11un peu particulier
00:29:12qu'on a en médecine
00:29:13vétérinaire
00:29:13qui n'existe pas
00:29:14de la même façon
00:29:15en médecine humaine
00:29:16qui nous permet
00:29:17d'instruire
00:29:17une pré-AMM
00:29:19en quelque sorte
00:29:20et sur lequel
00:29:21le fabricant
00:29:22qui dépose
00:29:22une demande
00:29:23d'ATU
00:29:23doit s'engager
00:29:25à déposer
00:29:25en même temps
00:29:26une demande d'AMM
00:29:26mais qui va
00:29:27beaucoup plus de temps
00:29:28à être instruite
00:29:29pour l'autorisation
00:29:30complète
00:29:30de mise sur le marché
00:29:31et donc
00:29:32cette autorisation
00:29:34temporaire
00:29:36d'utilisation
00:29:37qui a été instruite
00:29:38donc à partir
00:29:39du 17 juillet
00:29:40à partir du 15 juillet
00:29:42pardon
00:29:42pour ce vaccin
00:29:44MSD
00:29:44a été délivré
00:29:46le 28 juillet
00:29:47et donc
00:29:48tous délais
00:29:49qui sont compatibles
00:29:51avec une utilisation
00:29:52rapide du vaccin
00:29:53sur le terrain
00:29:53puisque la vaccination
00:29:55a commencé
00:29:55dès le mois de juillet
00:29:56en Savoie
00:29:58et Haute-Savoie
00:29:59avec le succès
00:30:01qu'on connaît
00:30:01pour ces deux départements
00:30:03qui ont réussi
00:30:04avec cette combinaison
00:30:05d'éradication
00:30:06d'élimination
00:30:09pardon
00:30:09des animaux
00:30:10dans les troupeaux contaminés
00:30:11et de vaccination
00:30:13autour de ces troupeaux
00:30:15à se débarrasser
00:30:16de cette maladie
00:30:18alors juste
00:30:19un petit point
00:30:20sur les effets secondaires
00:30:22alors je vous ai dit
00:30:23que ce vaccin
00:30:24est un vaccin vivant
00:30:25à atténuer
00:30:25comment il est atténué
00:30:27il y a une délétion
00:30:28donc c'est une souche
00:30:28déjà c'est un vaccin
00:30:30qui correspond à la souche
00:30:31homologue
00:30:32à celle de l'infection
00:30:33et c'est une souche
00:30:35qui est délétée
00:30:35donc il y a un petit morceau
00:30:36d'ADN de la souche
00:30:37qui manque
00:30:38à l'intérieur
00:30:40du génome viral
00:30:41ce qui permet
00:30:42d'atténuer
00:30:42les symptômes
00:30:43néanmoins
00:30:44il peut y avoir
00:30:45des vaches
00:30:45qui développent
00:30:46quelques petits symptômes
00:30:47suite à cette vaccination
00:30:50et donc on a
00:30:52juste depuis
00:30:54pour un bilan
00:30:55qui était fait
00:30:56mi-décembre
00:30:57pour à peu près
00:30:58un million de doses
00:30:59de vaccins utilisés
00:31:00on avait 46 cas
00:31:02signalés
00:31:02en pharmacovigilance
00:31:04principalement
00:31:06des réactions
00:31:06au point d'injection
00:31:08avec des réactions
00:31:08inflammatoires
00:31:09alors qui peuvent
00:31:09ne pas être
00:31:10complètement bénignes
00:31:11qui peuvent
00:31:11pour des vaches
00:31:12à viande
00:31:12par exemple
00:31:13entraîner une saisie
00:31:14partielle
00:31:15au moment de l'abattage
00:31:16parce qu'il y a
00:31:17un morceau de viande
00:31:18qui a fait l'objet
00:31:20d'une inflammation
00:31:21et qui n'est pas consommable
00:31:23bon c'est quelques
00:31:24centaines de grammes
00:31:25ou quelques kilos
00:31:25au maximum
00:31:26c'est pas non plus
00:31:27des choses très importantes
00:31:28mais 46 effets secondaires
00:31:30signalés
00:31:31y compris certains
00:31:33un petit peu plus graves
00:31:34avec
00:31:35pour un million
00:31:36de bovins
00:31:37vaccinés
00:31:38on peut considérer
00:31:39qu'on a
00:31:41on est à peu près sûr
00:31:43de notre système
00:31:43de pharmacovigilance
00:31:44d'une part
00:31:45on a un très bon relais
00:31:45des vétérinaires
00:31:46et d'autre part
00:31:47que c'est un vaccin
00:31:48qui a finalement
00:31:48peu d'effets secondaires
00:31:50par rapport aux bénéfices
00:31:51qu'on peut en attendre
00:31:52voilà ce que je dirais
00:31:53pour le moment
00:31:54puis je répondrai
00:31:54à vos questions
00:31:55plus précises
00:31:56peut-être
00:31:56à l'issue
00:31:57de ces présentations
00:31:58merci beaucoup
00:32:01je donne maintenant
00:32:02la parole
00:32:03à messieurs Gauchot
00:32:05et Gauthéo
00:32:06qui vont évoquer
00:32:07les conditions à remplir
00:32:08pour une gestion
00:32:10efficace
00:32:10de la crise sanitaire
00:32:11à savoir la confiance
00:32:12entre les acteurs
00:32:13mais également
00:32:14un maillage
00:32:15sanitaire important
00:32:16messieurs
00:32:17vous avez la parole
00:32:18oui bonjour
00:32:22merci pour cette audition
00:32:24on s'est réparti un petit peu
00:32:26les rôles
00:32:26pour que votre commission
00:32:27ait la meilleure vision
00:32:28donc moi j'ai une vision
00:32:29un peu plus politique des choses
00:32:30là on est un peu dans la science
00:32:31et des explications
00:32:32donc c'est pour ça
00:32:34que je préfère laisser la parole
00:32:35au professeur Guauthéo
00:32:36de l'école vétérinaire de Nantes
00:32:38merci Jean-Yves
00:32:40merci de cette invitation
00:32:42pour partager avec vous
00:32:43quelques points
00:32:43qui nous semblaient importants
00:32:44de souligner
00:32:44pour la mobilisation
00:32:46et la mise en place
00:32:46de cette stratégie de lutte
00:32:47alors comme Olivier l'a présenté
00:32:48effectivement
00:32:49il y a une réglementation
00:32:50qui s'impose à nous
00:32:51après il faut pouvoir
00:32:52la décliner au niveau national
00:32:53et local
00:32:54et donc ça a fait l'objet
00:32:55dès le début de la crise
00:32:56de réunions
00:32:57et de plusieurs réunions
00:32:58du CNOBSAV
00:32:58donc du Conseil national
00:32:59de la politique sanitaire
00:33:01animale et végétale
00:33:02autour duquel
00:33:03l'ensemble des acteurs
00:33:03du sanitaire
00:33:04scientifique
00:33:05mais également responsables
00:33:07des associations d'éleveurs
00:33:09laboratoires pharmaceutiques
00:33:10etc.
00:33:10peuvent être représentés
00:33:12et puis également
00:33:13un tissu local
00:33:14qui est extrêmement important
00:33:15alors ça a déjà été
00:33:15en partie abordé
00:33:17par Thomas Rambaud
00:33:19de la DILVA
00:33:20vraiment un
00:33:21je dirais
00:33:21quatre piliers
00:33:22les groupements
00:33:23techniques vétérinaires
00:33:23les vétérinaires praticiens
00:33:24les groupements
00:33:25de défense sanitaire
00:33:26l'association d'éleveurs
00:33:26les services de l'état
00:33:27bien évidemment
00:33:28des DPP et la LVD
00:33:29les LVD
00:33:30et cette
00:33:30cette organisation là
00:33:34elle est quand même
00:33:34assez spécifique
00:33:35elle est très réactive
00:33:36par contre
00:33:36elle repose sur la confiance
00:33:37les habitudes de travail
00:33:38et le respect
00:33:39entre les différents acteurs
00:33:41je pense que ça a souvent
00:33:43et presque toujours été le cas
00:33:44on a vu que
00:33:45l'arrivée de la crise
00:33:46dans le sud-ouest
00:33:46a pu tendre un peu plus
00:33:47les relations
00:33:48que ça n'avait été
00:33:49dans les deux Savoies
00:33:50et ce système
00:33:51en fait
00:33:52il est efficient
00:33:52et à plusieurs reprises
00:33:53il a montré son efficacité
00:33:54là on parle de DNC
00:33:55dans les diapositives
00:33:56qui étaient présentées
00:33:57par Thomas Rambaud
00:33:58il était fait également
00:33:59des crises sanitaires
00:34:00antérieures
00:34:01qu'on a pu connaître
00:34:02la fiefre cataralovin
00:34:03qui est arrivée en 2008
00:34:03on avait une vaccination obligatoire
00:34:05de l'ensemble des ruminants
00:34:06on avait déjà eu
00:34:07une mobilisation assez exceptionnelle
00:34:08plus récemment
00:34:09la maladie épisotique
00:34:11hémorragique
00:34:12qui est arrivée également
00:34:12l'influenza aviaire
00:34:13à chaque fois
00:34:14qu'il y a des crises
00:34:15ces dispositifs sont là
00:34:17sont réactifs
00:34:18et du coup
00:34:19pour ce qui est de la DNC
00:34:20je vous laisse souligner
00:34:21quand même
00:34:21la mobilisation assez exceptionnelle
00:34:22et l'ampleur
00:34:23notamment de la part
00:34:24des vétérinaires
00:34:25alors pas que
00:34:25mais en tout cas
00:34:26sur le terrain
00:34:26c'est sûr
00:34:27dans deux périodes
00:34:28que ce soit dans le sud-ouest
00:34:29c'était en Savoie
00:34:29qui n'était pas simple
00:34:30c'était la période estivale
00:34:31et des congés
00:34:32ce qui peut entraîner
00:34:34pas mal de soucis logistiques
00:34:36mais en tout cas
00:34:36toutes les tâches
00:34:37ont été abandonnées
00:34:37tout ce qui a été
00:34:38pu être reporté
00:34:39a été reporté
00:34:41une mobilisation également
00:34:41de l'ensemble
00:34:42des vétérinaires
00:34:43j'allais dire français
00:34:44de sapeurs-pompiers
00:34:45de l'armée
00:34:45des étudiants également
00:34:46je tiens à dire
00:34:47que dans les écoles vétérinaires
00:34:48on a tout fait
00:34:49pour libérer un maximum
00:34:50de nos étudiants
00:34:50pour venir prêter main forte
00:34:52à nos confrères
00:34:53des vétérinaires retraités
00:34:54également
00:34:54et donc voilà
00:34:57pour démontrer aussi
00:34:59l'efficacité de ça
00:34:59la campagne de vaccination
00:35:01en tout cas dans le sud-ouest
00:35:02elle visait la vaccination
00:35:03d'à peu près 700 000 bovins
00:35:04à date hier
00:35:05on est sur 92,1%
00:35:07du châtel
00:35:08qui devait être vacciné
00:35:09qui est vacciné
00:35:09sur une période
00:35:10on va dire
00:35:11si on doit simplifier
00:35:12d'environ 5 à 6 semaines
00:35:13ce qui me semble
00:35:14devoir être souligné
00:35:14qui est vraiment
00:35:15exceptionnel
00:35:17malgré
00:35:18comme vous l'avez souligné
00:35:19le fait que le contexte
00:35:20il est très délicat
00:35:21certains vétérinaires
00:35:22dont certains proches de moi
00:35:23d'ailleurs ont reçu
00:35:23des menaces
00:35:24et qui n'étaient pas
00:35:25des petites menaces
00:35:25et malgré ça
00:35:26les vétérinaires
00:35:27ils ont tenu bon
00:35:28ils sont vraiment là
00:35:29au service
00:35:29et au contact des éleveurs
00:35:30et je pense que
00:35:31ça ça mérite d'être souligné
00:35:33parce que pour moi
00:35:34justement vous disiez
00:35:35on voulait adresser
00:35:36ce message
00:35:38du maillage sanitaire
00:35:39pour nous en fait
00:35:40on a rappelé
00:35:40les 4 piliers
00:35:41mais sur la détection précoce
00:35:42on a besoin bien évidemment
00:35:43de vétérinaires sur le terrain
00:35:44pour détecter les cas
00:35:45pour remonter également
00:35:46des données
00:35:46qui peuvent nous permettre
00:35:47de mieux expliquer
00:35:48les choses aux éleveurs
00:35:49en échangeant
00:35:50avec les confrères
00:35:51qui sont confrontés
00:35:52aux cas
00:35:52parce que moi
00:35:53je suis enseignant à Nantes
00:35:54donc pour l'instant
00:35:54on va dire que j'ai la chance
00:35:55d'être dans une zone
00:35:56qui est préservée
00:35:56mais on est bien évidemment
00:35:57en échange permanent
00:35:58avec nos collègues
00:35:58et peut-être deux points
00:35:59qui me semblent intéressants
00:36:00de partager avec vous
00:36:01avec des collègues
00:36:02avec qui on a pu échanger
00:36:03un des vétérinaires
00:36:04qui a dû procéder
00:36:05à l'abattage
00:36:06d'un cas dans le Jura
00:36:07ou pour différentes raisons
00:36:08entre le premier dépistage
00:36:10du diagnostic
00:36:11qui a eu lieu le 5 octobre
00:36:12et puis l'abattage
00:36:13qui a eu lieu le 13 octobre
00:36:14donc un délai de 8 jours
00:36:15et bien au moment
00:36:16de la mise à mort des animaux
00:36:17c'est 60% des animaux
00:36:23technologiques de 57 bovins
00:36:24pour différentes raisons
00:36:25il y a eu un délai
00:36:26un peu plus long
00:36:27entre le diagnostic
00:36:27et la mise à mort
00:36:28et là c'est 80% des animaux
00:36:29qui présentaient des nodules
00:36:30et donc en fait
00:36:31ces informations-là
00:36:32elles sont indispensables
00:36:33à récupérer de la part
00:36:34de nos confrères de terrain
00:36:35ensuite bien évidemment
00:36:38expliquer et accompagner
00:36:39vous avez dit
00:36:40beaucoup de désinformation
00:36:41et donc c'est notamment
00:36:41le rôle des vétérinaires
00:36:43et des groupements
00:36:44de défense sanitaire
00:36:44d'être au contact
00:36:45au plus près des éleveurs
00:36:46pour leur expliquer
00:36:47pour la mise en oeuvre
00:36:49bien évidemment
00:36:49et puis pour la recherche
00:36:50fondamentale ou appliquée
00:36:51Pauline Zano
00:36:52on parlera sûrement
00:36:52bien mieux que moi
00:36:53mais en tout cas
00:36:54voilà ces vétérinaires
00:36:55ils se déploient
00:36:56dans les laboratoires
00:36:56dans les services
00:36:57des DDPP
00:36:59sur le terrain
00:37:00et il nous semble vraiment
00:37:01enfin il nous semblait
00:37:02qu'aujourd'hui
00:37:02c'était finalement un peu
00:37:03quelque chose
00:37:03qu'on appelle aussi
00:37:04de nos vœux
00:37:04qui est un rétex
00:37:05de cette gestion de crise
00:37:06parce que comme le disait Céline
00:37:08il y a d'autres menaces
00:37:09qui sont à la frontière
00:37:10on a besoin d'avoir
00:37:11un système sanitaire
00:37:12efficace, efficient
00:37:14et en anticipation
00:37:15et peut-être juste
00:37:16un dernier point
00:37:16c'est souligner aussi
00:37:17quelque chose
00:37:18qui a été rapporté
00:37:19lors d'une réunion
00:37:19au ministère la semaine dernière
00:37:20concernant notamment
00:37:22nos capacités
00:37:23en termes de fabrication
00:37:23de tests
00:37:24mais également de réponses
00:37:26en termes de production
00:37:26de vaccins
00:37:27on a quand même
00:37:28une situation
00:37:29en santé animale
00:37:29qui est assez différente
00:37:31de celle de santé humaine
00:37:32qui est alors je ne peux pas dire
00:37:33une autonomie complète
00:37:34et totale
00:37:34mais en tout cas
00:37:35qui est bien supérieure
00:37:36à ce qu'elle est en santé humaine
00:37:37des capacités de production
00:37:38de kits
00:37:38à la fois de développement
00:37:39de mise en place
00:37:40de déploiement
00:37:41dans les laboratoires
00:37:42vétérinaires départementaux
00:37:43qui avaient pu être également
00:37:44mobilisés au moment
00:37:44de la crise Covid
00:37:45pour des résultats d'analyse
00:37:46qui prouvent les capacités
00:37:47d'analyse très importantes
00:37:48et puis également
00:37:49au niveau pharmaceutique
00:37:50avec des laboratoires
00:37:51pharmaceutiques en santé animale
00:37:52qui en moyenne
00:37:53au niveau français
00:37:54investissent un peu plus
00:37:55de 10% de leur chiffre d'affaires
00:37:56dans la R&D
00:37:57et donc qui font
00:37:58qu'on sait qu'actuellement
00:37:59ils sont sur des vaccins candidats
00:38:01sur différents travaux
00:38:02et sur des capacités de production
00:38:03qui font qu'on a un système sanitaire
00:38:05pour l'instant efficace
00:38:07qui sert à agir
00:38:08mais pour nous
00:38:09en tout cas
00:38:09c'est un message
00:38:10qu'on voulait passer
00:38:10ce maillage sanitaire
00:38:11nous semble vraiment
00:38:12extrêmement important
00:38:13et parfois mis en difficulté
00:38:15parce que dans certaines zones
00:38:17ce maillage est mis à mal
00:38:18et puis il ne faut pas se cacher
00:38:19que les menaces
00:38:21et la situation
00:38:22parfois de tensions
00:38:23qu'on peut rencontrer
00:38:24sur le terrain
00:38:24sont de nature
00:38:25sans doute dans certaines zones
00:38:26à altérer durablement
00:38:27le lien entre les vétérinaires
00:38:28et les éleurs
00:38:29et c'est quelque chose
00:38:29qu'on veut absolument éviter
00:38:31merci
00:38:32merci beaucoup
00:38:41monsieur Gauchot
00:38:43vous ne rajoutez pas
00:38:43d'accord
00:38:44merci messieurs
00:38:47pour votre intervention
00:38:48je donne maintenant
00:38:49la parole
00:38:50à madame Gache
00:38:51qui va nous présenter
00:38:52les résultats concrets
00:38:53obtenus sur le terrain
00:38:55dans la lutte contre la DNC
00:38:56madame vous avez la parole
00:38:58bonjour à toutes
00:39:00bonjour à tous
00:39:00merci pour cette sollicitation
00:39:02je suis Christelle Gauch
00:39:03la directrice
00:39:04de GDS France
00:39:05qui est la fédération nationale
00:39:06des groupements
00:39:07de défense sanitaire
00:39:08les GDS
00:39:08qui sont des organisations
00:39:10d'éleveurs chargées
00:39:10d'accompagner techniquement
00:39:12les éleveurs
00:39:13sur les sujets de santé
00:39:14et de bien-être animal
00:39:14ma présentation portera
00:39:17sur les résultats
00:39:17de la gestion mise en place
00:39:18collectivement
00:39:19vis-à-vis de cette maladie
00:39:21en essayant d'objectiver
00:39:22factuellement
00:39:22les performances
00:39:24finalement
00:39:24de ces quatre piliers
00:39:26qui ont été précédemment évoqués
00:39:27sur le premier pilier
00:39:30qui est le pilier
00:39:30de la surveillance
00:39:31alors on l'a dit
00:39:32la rapidité de la détection
00:39:33va directement conditionner
00:39:34les chances
00:39:35de contrôler
00:39:36et d'éradiquer cette maladie
00:39:38et là le rôle
00:39:39de l'éleveur
00:39:39est déterminant
00:39:40dans la précocité
00:39:41du diagnostic
00:39:41depuis l'arrivée
00:39:44de la maladie
00:39:44sur notre territoire
00:39:45les actions
00:39:46de sensibilisation
00:39:47ont été nombreuses
00:39:48vis-à-vis des acteurs
00:39:50terrain
00:39:50que sont les vétérinaires
00:39:51les éleveurs
00:39:52et leur attention
00:39:53a été mobilisée
00:39:54par des campagnes
00:39:55d'information régulière
00:39:56pour maintenir
00:39:57cette mobilisation
00:39:58et puis cela a été évoqué
00:40:00l'agrément rapide
00:40:01des laboratoires
00:40:02d'analyse
00:40:03capables de réaliser
00:40:04le diagnostic
00:40:04de cette maladie
00:40:05a fortement aidé
00:40:06pour réduire
00:40:07le délai de confirmation
00:40:08des suspicions
00:40:09la surveillance mise en place
00:40:11depuis le 29 juin dernier
00:40:13a permis de détecter
00:40:14117 foyers
00:40:15qui sont répartis
00:40:16dans 11 départements
00:40:17en 3 régions
00:40:18vous le voyez
00:40:19sur cette carte
00:40:20les départements
00:40:20enregistrant le plus
00:40:22de foyers
00:40:22sont les 2 départements
00:40:23des Savoies
00:40:24et le département
00:40:24des Pyrénées-Orientales
00:40:25alors bien sûr
00:40:26le degré de vigilance
00:40:27d'un éleveur
00:40:28est variable
00:40:29il va dépendre
00:40:30de la sensibilisation
00:40:31et des connaissances
00:40:32que j'ai évoquées
00:40:34de son niveau
00:40:34de compréhension
00:40:35et bien sûr
00:40:36de sa bonne volonté
00:40:37voilà
00:40:38certaines situations
00:40:39de détection tardive
00:40:40qui sont lissées
00:40:41sur cette diapositive
00:40:42ont malheureusement
00:40:43été objectivées
00:40:44depuis le début
00:40:45de cette crise
00:40:45sur le deuxième pilier
00:40:49qui est la gestion
00:40:51des mouvements
00:40:52alors le principe
00:40:52pour empêcher
00:40:53la diffusion
00:40:53du virus
00:40:54d'un élevage foyer
00:40:56voire d'une zone géographique
00:40:57et bien c'est de restreindre
00:40:58voire d'interdire
00:40:59les mouvements
00:40:59le principe
00:41:00de rien ne sort
00:41:01rien ne rentre
00:41:02pour vraiment éviter
00:41:04l'échappement du virus
00:41:05alors en préalable
00:41:06il semble important
00:41:07de rappeler
00:41:07que concernant le suivi
00:41:09et le contrôle
00:41:09des mouvements
00:41:10des bovins
00:41:10il faut distinguer
00:41:11la traçabilité
00:41:12des éleveurs
00:41:13des détenteurs
00:41:13et la traçabilité
00:41:14des lieux géographiques
00:41:15de présence
00:41:16des bovins
00:41:17de détention
00:41:18des animaux
00:41:18et on peut avoir
00:41:19à la fois
00:41:20des changements
00:41:20de détenteurs
00:41:21au sein d'un même lieu
00:41:22par exemple
00:41:23un marché
00:41:24et puis également
00:41:25des changements
00:41:25de lieu
00:41:25pour un même détenteur
00:41:26par exemple
00:41:27un changement
00:41:28de parcelles
00:41:29au sein d'un élevage
00:41:29donc finalement
00:41:30ce pilier gestion
00:41:32des mouvements
00:41:33est celui
00:41:34que je qualifierais
00:41:35de plus compliqué
00:41:36à maîtriser
00:41:36c'est à mon sens
00:41:37notre talon d'Achille
00:41:39dans cette gestion
00:41:40de maladie
00:41:40parce qu'il y a
00:41:41d'une part
00:41:42une connaissance
00:41:43qui est imparfaite
00:41:44aujourd'hui
00:41:44de la géolocalisation
00:41:45des animaux
00:41:45en temps réel
00:41:46avec également
00:41:47certains mouvements
00:41:47qui ne sont pas
00:41:48tracés dans notre
00:41:49système d'information
00:41:50et également
00:41:51les caractéristiques
00:41:51de la maladie
00:41:52qu'a évoqué
00:41:53Barbara
00:41:53et notamment
00:41:54la longue période
00:41:54d'incubation
00:41:55qui ont pu induire
00:41:56des mouvements
00:41:56d'animaux
00:41:56avant la découverte
00:41:58de foyers
00:41:58et puis également
00:42:00malheureusement
00:42:00des comportements
00:42:01inappropriés
00:42:02voire illégaux
00:42:02qui ont malheureusement
00:42:03participé à la diffusion
00:42:04sur des moyennes
00:42:05et des grandes distances
00:42:06concernant les mesures
00:42:09de dépeuplement
00:42:10totale
00:42:11elles sont
00:42:11on l'a dit
00:42:12indiquées
00:42:12pour une maladie
00:42:12très contagieuse
00:42:13que l'on souhaite
00:42:14éradiquer
00:42:15l'objectif
00:42:16c'est bien
00:42:16de tarer le plus
00:42:17rapidement possible
00:42:18les sources
00:42:18de virus
00:42:18pour protéger
00:42:19les élevages
00:42:20voisins
00:42:20voire protéger
00:42:20les éleveurs
00:42:21de la zone
00:42:22géographique
00:42:22alors depuis
00:42:24le début
00:42:25de cette gestion
00:42:26de crise
00:42:26on a environ
00:42:263500 animaux
00:42:28qui ont dû
00:42:28être abattus
00:42:29dans le cadre
00:42:29de cette gestion
00:42:30donc ça correspond
00:42:31aux 117 foyers
00:42:32précédemment évoqués
00:42:33et donc vous l'aurez
00:42:34compris à la fois
00:42:34des animaux
00:42:35qui présentent des nodules
00:42:36qui sont finalement
00:42:37le sommet émergé
00:42:37de l'iceberg
00:42:38illustré sur cette
00:42:39diapositive
00:42:39également tout ce que
00:42:40j'appelle
00:42:40les contaminants silencieux
00:42:42les bovins asymptomatiques
00:42:43les bovins en phase
00:42:44d'incubation etc
00:42:45qui jouent aussi un rôle
00:42:46dans la propagation
00:42:46de la maladie
00:42:47donc ces mesures
00:42:49de dépeuplement
00:42:50elles doivent être rapides
00:42:51si on veut supprimer
00:42:52au plus vite
00:42:52les sources d'infection
00:42:53ça a été le cas
00:42:54dans la quasi-totalité
00:42:55des foyers identifiés
00:42:56on l'a dit
00:42:58évidemment
00:42:58ces mesures de dépeuplement
00:42:59sont dramatiques
00:43:00pour les éleveurs touchés
00:43:01et la solidarité
00:43:03l'accompagnement
00:43:04psychologique
00:43:05l'appui financier
00:43:06des élevages touchés
00:43:07et bien évidemment
00:43:08sont indispensables
00:43:09et ces mesures
00:43:10ont été mises en place
00:43:11depuis l'arrivée
00:43:12de ce virus
00:43:13sur notre territoire
00:43:13elles ont permis
00:43:14notamment aux premiers
00:43:15éleveurs touchés
00:43:16de pouvoir
00:43:17repeupler leur cheptel
00:43:18au-delà de ces aspects
00:43:20le sujet de l'abattage
00:43:21total est un sujet
00:43:22clivant
00:43:23délicat
00:43:24la légitimité
00:43:26des questionnements
00:43:26des craintes
00:43:27des interrogations
00:43:28a malheureusement
00:43:29cédé la place
00:43:31à certaines formes
00:43:32de violence
00:43:32et de pression
00:43:33envers les acteurs
00:43:34opérationnels
00:43:35envers les acteurs
00:43:36institutionnels
00:43:37et enfin
00:43:40sur la vaccination
00:43:41c'est un pilier
00:43:41bien évidemment
00:43:42très important
00:43:43indispensable
00:43:44et qu'il convient
00:43:45finalement de voir
00:43:46comme un outil
00:43:47individuel
00:43:47mais aussi collectif
00:43:49alors dans le cadre
00:43:51de cette
00:43:51d'un objectif
00:43:52d'éradication
00:43:53vis-à-vis d'une maladie
00:43:54et c'est bien
00:43:54notre objectif
00:43:55pour la DNC
00:43:56c'est d'éradiquer
00:43:57cette maladie
00:43:57plus la proportion
00:43:59d'organismes
00:44:00réceptifs
00:44:01devenus immunisés
00:44:02et élevés
00:44:03et plus
00:44:03finalement la réduction
00:44:05du phénomène
00:44:06d'allure épidémique
00:44:07est importante
00:44:07alors à ce titre
00:44:09et Gilles Salva
00:44:10l'a bien précisé
00:44:10le fait d'avoir pu
00:44:11bénéficier d'une partie
00:44:12de la réserve de vaccins
00:44:13de la commission européenne
00:44:14a été vraiment très précieux
00:44:15puisqu'il nous a fait gagner
00:44:17beaucoup de temps
00:44:17seulement 17 jours
00:44:18entre la confirmation
00:44:19du premier foyer
00:44:20et le premier animal vacciné
00:44:22donc ça
00:44:22ça a été vraiment
00:44:23un outil très précieux
00:44:24on a environ 1,7 millions
00:44:27d'animaux
00:44:28qui ont pu être vaccinés
00:44:29depuis l'arrivée du virus
00:44:30sur notre territoire
00:44:31donc à la fois
00:44:32dans les communes
00:44:33autour des foyers
00:44:34voire de façon préventive
00:44:35en périphérie de ces zones
00:44:37c'est le cas notamment
00:44:38de la Corse
00:44:38et de certains départements
00:44:40d'Occitanie
00:44:40et de Nouvelle-Aquitaine
00:44:41ce déploiement
00:44:42il a été rapide
00:44:43massif
00:44:43grâce à je le redis
00:44:44l'implication exceptionnelle
00:44:45des vétérinaires
00:44:46et la solidarité
00:44:47et l'appui des organisations
00:44:48agricoles
00:44:49et des éleveurs
00:44:50des GDS
00:44:50à la logistique
00:44:51des chantiers de vaccination
00:44:52une population minoritaire
00:44:55d'éleveurs
00:44:56reste réfractaire
00:44:57à la vaccination
00:44:58c'est une population
00:44:59minoritaire
00:44:59qui a été identifiée
00:45:00probablement influencée
00:45:02par la désinformation
00:45:03et les fake news
00:45:04qui circulent malheureusement
00:45:05de façon importante
00:45:07sur ce sujet
00:45:08donc la vigilance
00:45:09me semble-t-il
00:45:10je conclurai là-dessus
00:45:10doit rester de mise
00:45:12parce que ça peut constituer
00:45:13une faille
00:45:14dans notre objectif
00:45:15d'éradication
00:45:15d'avoir une petite population
00:45:17d'animaux non vaccinés
00:45:18on l'a vu
00:45:18sur le dernier foyer
00:45:19identifié en Espagne
00:45:21début 2026
00:45:22merci
00:45:23nous en venons maintenant
00:45:24à notre dernier intervenant
00:45:26monsieur Alexandre Fediavski
00:45:28qui est en distanciel
00:45:30je ne sais pas
00:45:30s'il est connecté
00:45:32je pense
00:45:32monsieur Fediavski
00:45:35est chef du service
00:45:36de préparation
00:45:37de la résilience
00:45:38de l'organisation mondiale
00:45:39de la santé animale
00:45:40et il va nous présenter
00:45:41à la fois le rôle
00:45:42de cette institution
00:45:43sur son action
00:45:47et puis sur la manière
00:45:49dont le virus de la DNC
00:45:51se diffuse dans le monde
00:45:52les enseignements
00:45:53attirés de l'épisode
00:45:54des balcons
00:45:55que nous évoquions
00:45:56tout à l'heure
00:45:56en 2015-2017
00:45:58et des expériences
00:45:59des autres régions
00:46:00pour finir
00:46:02avec la situation
00:46:03actuelle
00:46:04dans le pourtour
00:46:05méditerranéen
00:46:06monsieur Fediavski
00:46:08je vous cède la parole
00:46:10je vous remercie
00:46:13j'espère que vous m'entendez
00:46:14bien
00:46:15nous vous entendons
00:46:16très bien
00:46:16ok
00:46:17le son est absolument
00:46:18épouvantable de mon côté
00:46:19mais si vous m'entendez
00:46:21c'est l'essentiel
00:46:22je vous remercie
00:46:24au nom de la directrice
00:46:25de l'organisation mondiale
00:46:26de la santé animale
00:46:27Emmanuel Souberan
00:46:28pour cette invitation
00:46:29alors j'avais envoyé
00:46:31un diaporama
00:46:33est-ce que peut-être
00:46:34oui oui
00:46:35c'est affiché à l'écran
00:46:36vous pouvez y aller
00:46:37oui voilà
00:46:37très bien
00:46:38donc on peut passer
00:46:39à la diapositive suivante
00:46:40quelques mots
00:46:41pour présenter brièvement
00:46:42l'organisation
00:46:44a été créée
00:46:46avec un nom
00:46:47qui était à l'époque
00:46:48l'Office international
00:46:49des épisodes aussi
00:46:50en 1924
00:46:51pour permettre
00:46:53de réduire
00:46:54les risques
00:46:55de propagation
00:46:56de maladies
00:46:57animales
00:46:58contagieuses
00:46:59en particulier
00:47:00liées au commerce
00:47:01et au mouvement
00:47:02des animaux
00:47:03c'est devenu
00:47:04l'organisation mondiale
00:47:05de la santé animale
00:47:05depuis 2023
00:47:06nous sommes une organisation
00:47:08gouvernementale
00:47:09on compte 183 membres
00:47:11et c'est la seule
00:47:12organisation internationale
00:47:13dont le mandat
00:47:13soit entièrement dédié
00:47:15à la santé
00:47:15et au bien-être animal
00:47:16son siège est à Paris
00:47:18et nous avons également
00:47:19des bureaux
00:47:20dans les 5 continents
00:47:22on se repose
00:47:25en particulier
00:47:25sur un réseau
00:47:26d'experts
00:47:27qui sont
00:47:27des agences
00:47:29qui sont hébergées
00:47:31par les différents
00:47:32pays membres
00:47:34et on compte
00:47:35plus de 270
00:47:36laboratoires de référence
00:47:37et centres de collaborateurs
00:47:38et on a également
00:47:39des partenariats
00:47:40avec des organisations
00:47:41internationales
00:47:42comme l'AFAO
00:47:43par exemple
00:47:44auprès de laquelle
00:47:45je suis aujourd'hui
00:47:46raison pour laquelle
00:47:47je ne suis pas
00:47:48avec vous malheureusement
00:47:49les principales missions
00:47:50de notre organisation
00:47:52c'est tout d'abord
00:47:53de promouvoir
00:47:54la transparence
00:47:55de la situation
00:47:55sanitaire
00:47:56des maladies
00:47:57animales
00:47:58dans le monde
00:47:58et c'est un effort
00:48:00qui doit être
00:48:00mené constamment
00:48:01parce que ça ne va pas
00:48:03de soi
00:48:03pour des raisons
00:48:04politiques
00:48:05mais aussi
00:48:06pour des raisons
00:48:06de capacité
00:48:07de nombreux pays
00:48:08à investir
00:48:09et à maintenir
00:48:10des systèmes
00:48:11de surveillance
00:48:11qui permettent
00:48:12une détection
00:48:12précoce
00:48:14et une reconnaissance
00:48:15de la situation
00:48:15sanitaire
00:48:16de leur cheptel
00:48:18L'organisation
00:48:20contribue également
00:48:21à collecter
00:48:22et diffuser
00:48:22de l'information
00:48:23scientifique
00:48:24produite
00:48:24pas nécessairement
00:48:26par nos propres
00:48:27personnels
00:48:29mais également
00:48:30par tout le réseau
00:48:32de laboratoires
00:48:34et d'équipes
00:48:36de recherche
00:48:37donc portées
00:48:38à la connaissance
00:48:39les dernières évolutions
00:48:42de façon à pouvoir
00:48:43en prendre compte
00:48:44dans les mesures
00:48:45de lutte
00:48:46de prévention
00:48:47contre ces maladies
00:48:48On a également
00:48:49un rôle
00:48:50dans le soutien
00:48:52en particulier
00:48:53la coordination
00:48:54des pays
00:48:55pour le contrôle
00:48:57des maladies animales
00:48:57et permettre
00:48:58des échanges
00:48:59entre pays
00:49:01de voisins
00:49:03ou à plus grande
00:49:04distance
00:49:04entre eux
00:49:06et avec des experts
00:49:07internationaux
00:49:08Un rôle important
00:49:09de l'organisation
00:49:10est également
00:49:11l'établissement
00:49:12de normes
00:49:13Alors ces normes
00:49:13internationales
00:49:14portent
00:49:15sur les méthodes
00:49:16de diagnostic
00:49:17et la production
00:49:18des vaccins
00:49:19dans un ouvrage
00:49:21qu'on appelle
00:49:22le manuel
00:49:22de test
00:49:23diagnostique
00:49:23et des vaccins
00:49:24et puis également
00:49:24sur les normes
00:49:26sanitaires
00:49:26pour un échange
00:49:28dans la sécurité
00:49:29sanitaire
00:49:29des animaux
00:49:30et de leurs produits
00:49:31dans ce qu'on appelle
00:49:32le code
00:49:32zoolo-sanitaire
00:49:33qui va avoir
00:49:35des aspects
00:49:36transversaux
00:49:38sur le fonctionnement
00:49:38des services vétérinaires
00:49:39et puis des développements
00:49:41maladie
00:49:41par maladie
00:49:43Ces normes sont
00:49:43en application
00:49:44volontaire
00:49:45mais elles sont
00:49:46reconnues
00:49:46par l'Organisation
00:49:47mondiale
00:49:48du commerce
00:49:49dans le cadre
00:49:49de l'accord
00:49:50sanitaire
00:49:50et phytosanitaire
00:49:51et par exemple
00:49:52elles vont
00:49:53permettre d'établir
00:49:54sur quels critères
00:49:55on peut considérer
00:49:56qu'un pays
00:49:57ou une zone
00:49:57peut se considérer
00:49:58indemne
00:49:59de la dermatose
00:50:00ou de la contagieuse
00:50:01ou dans quelles conditions
00:50:02si le pays
00:50:05ou la zone
00:50:05n'est pas indemne
00:50:06des animaux
00:50:07ou des produits
00:50:07peuvent être échangés
00:50:10sans causer
00:50:11de risque
00:50:11de diffusion
00:50:12de la maladie
00:50:13Enfin
00:50:14notre organisation
00:50:15mène également
00:50:17un travail
00:50:18pour la reconnaissance
00:50:19et le soutien
00:50:20des ressources
00:50:21des services
00:50:22vétérinaires
00:50:23dans les différents
00:50:24mondes
00:50:25Diapositive suivante
00:50:26Alors
00:50:28sur cette diapositive
00:50:30on voit
00:50:32un petit peu
00:50:32l'histoire
00:50:33de l'émergence
00:50:34de la dermatose
00:50:35mondulaire
00:50:35contagieuse
00:50:36dans le monde
00:50:37donc c'est une maladie
00:50:38qui était endémique
00:50:39en Afrique
00:50:40qui a
00:50:42en Afrique
00:50:44plutôt centrale
00:50:45et de l'Est
00:50:46et qui a
00:50:47contaminé
00:50:49depuis maintenant
00:50:50pas mal d'années
00:50:51l'Afrique australe
00:50:53où
00:50:53notamment
00:50:54il y a eu
00:50:54des recherches
00:50:55et un vaccin
00:50:56qui a été
00:50:57mis au point
00:50:58et puis à partir
00:50:59des années
00:51:002000-2010
00:51:01la maladie
00:51:02s'est progressivement
00:51:03étendue
00:51:04au Moyen-Orient
00:51:06de là
00:51:07vers le Caucase
00:51:09la Turquie
00:51:10qui a eu
00:51:10des difficultés
00:51:11à la contrôler
00:51:13et ce qui a abouti
00:51:15à la contamination
00:51:16de la Grèce
00:51:17puis des Balkans
00:51:18ce qu'on détaillera
00:51:19un petit peu
00:51:19dans la diapositive
00:51:21suivante
00:51:22mais
00:51:22en même temps
00:51:23la maladie
00:51:24s'étendait
00:51:25vers l'Est
00:51:25vers la Géorgie
00:51:27l'Arménie
00:51:28à toucher
00:51:29le Kazakhstan
00:51:30où
00:51:31les efforts
00:51:33de lutte
00:51:33ont conduit
00:51:34à utiliser
00:51:35malheureusement
00:51:35un vaccin
00:51:36qui avait été produit
00:51:37dans de très mauvaises conditions
00:51:38et là
00:51:38vous voyez l'importance
00:51:40de ce que pouvait dire
00:51:41Gilles Savas
00:51:41sur les études
00:51:44sur l'efficacité
00:51:45et l'immunité
00:51:46des vaccins
00:51:47et malheureusement
00:51:48ce vaccin
00:51:49qui était contaminé
00:51:51par de multiples souches
00:51:52un vaccin vivant
00:51:53a conduit
00:51:54à l'apparition
00:51:54d'une souche
00:51:56recombinante
00:51:57que vous voyez figurer
00:51:58en violette
00:51:58en violet
00:51:59sur la carte
00:52:01et qui s'est répandue
00:52:02très rapidement
00:52:03dans le reste
00:52:06de l'Asie
00:52:08et aujourd'hui
00:52:09présente
00:52:11jusqu'en Indonésie
00:52:12cette souche
00:52:13présente
00:52:14des caractéristiques
00:52:15diagnostiques
00:52:16un petit peu différentes
00:52:17puisque
00:52:18les tests PCR
00:52:20pouvaient la classer
00:52:21faussement
00:52:22comme résultant
00:52:24d'une réaction
00:52:25vaccinale
00:52:26donc il a fallu
00:52:27adapter
00:52:27les méthodes
00:52:28diagnostiques
00:52:29mais également
00:52:30des caractéristiques
00:52:32épidémiologiques
00:52:32différentes
00:52:33puisqu'elle peut être
00:52:34transmise
00:52:35sans intervention
00:52:35de vecteurs
00:52:36alors les vecteurs
00:52:37continuent d'être
00:52:38importants
00:52:39mais en plus
00:52:39la contamination
00:52:40directe
00:52:42entre animaux
00:52:43est démontrée
00:52:44maintenant
00:52:44pour cette souche
00:52:46recombinante
00:52:46parallèlement
00:52:47à cette expansion
00:52:49de la souche
00:52:50recombinante
00:52:51vers l'Asie
00:52:53de l'Est
00:52:53et l'Asie
00:52:53du Sud-Est
00:52:54la souche
00:52:55classique
00:52:56elle atteignait
00:52:57l'Asie
00:52:58du Sud
00:52:59où
00:53:00elle est
00:53:01moins observée
00:53:02aujourd'hui
00:53:03mais risque
00:53:04quand même
00:53:05d'être présente
00:53:05de façon
00:53:06endémique
00:53:07et de ressurgir
00:53:08à tout moment
00:53:11une diapositive
00:53:12suivante
00:53:12voilà
00:53:14quelques mots
00:53:15sur l'épisode
00:53:16Balkan 2015
00:53:18donc la détection
00:53:19a été faite
00:53:19en août
00:53:202015
00:53:21en Grèce
00:53:23a été suivie
00:53:24par la mise en oeuvre
00:53:25d'une vaccination
00:53:27d'urgence
00:53:27sur la zone
00:53:28que vous voyez
00:53:29figurée en bleu
00:53:30sur la carte
00:53:30en haut à gauche
00:53:31mais
00:53:33vaccination
00:53:35qui n'a pas été
00:53:36homogène
00:53:37réalisée
00:53:38à très haut niveau
00:53:39de façon homogène
00:53:40dans tout le territoire
00:53:41et si à la fin
00:53:42de l'année 2015
00:53:43la situation
00:53:44semblait maîtrisée
00:53:46à partir du printemps
00:53:482016
00:53:49de très nombreux
00:53:50cas sont apparus
00:53:51et ont diffusé
00:53:52très très largement
00:53:53et rapidement
00:53:54dans le reste
00:53:55des pays
00:53:56de la zone
00:53:57et ont conduit
00:54:00à la mise en oeuvre
00:54:01d'une politique
00:54:02de lutte
00:54:03coordonnée
00:54:04dans le cadre
00:54:05d'une plateforme
00:54:06qu'on coanime
00:54:08nous
00:54:09organisation mondiale
00:54:09de la santé animale
00:54:10avec la FAO
00:54:11et dans laquelle
00:54:12la commission européenne
00:54:13intervient
00:54:14et a également
00:54:15pu apporter
00:54:16son soutien politique
00:54:18et financier
00:54:19de façon à ce qu'une
00:54:20campagne
00:54:21de vaccination
00:54:22massive
00:54:24puisse être mise en oeuvre
00:54:25à l'échelle
00:54:26de l'ensemble
00:54:27des pays
00:54:27de la zone
00:54:28avec un vaccin
00:54:29le vaccin jugé
00:54:30le plus satisfaisant
00:54:31c'est-à-dire un vaccin
00:54:32vivant homologue
00:54:33qui a permis
00:54:34de contrôler
00:54:35la maladie
00:54:36et en 2017
00:54:37on ne voyait plus
00:54:39de foyer
00:54:40que dans les zones
00:54:41où la vaccination
00:54:42avait été
00:54:43finalement
00:54:44moins bien réalisée
00:54:45les conditions
00:54:46d'accès
00:54:47et des services
00:54:47vétérinaires
00:54:48dans les pays
00:54:48de la zone
00:54:49causent davantage
00:54:51de difficultés
00:54:52que ce qu'on peut
00:54:52connaître
00:54:53chez nous
00:54:55et donc
00:54:56en particulier
00:54:57en Albanie
00:54:58où un nombre
00:55:00important de foyers
00:55:01avait été
00:55:01détecté
00:55:03pendant l'année
00:55:042017
00:55:04en termes de mesures
00:55:05de lutte
00:55:06donc c'est essentiellement
00:55:07la vaccination
00:55:08des restrictions
00:55:09de mouvement
00:55:09de l'abattage total
00:55:11dans les deux pays
00:55:12de l'Union Européenne
00:55:13qui étaient impactés
00:55:14la Grèce
00:55:16et la Bulgarie
00:55:17à part quelques
00:55:18très rares exceptions
00:55:19qui en fait
00:55:19étaient des unités
00:55:20épidémiologiques
00:55:21distinctes
00:55:22et puis hors
00:55:24UE
00:55:24des abattages
00:55:26partiels
00:55:27mais un temps
00:55:29de contrôle
00:55:30qui a été
00:55:30jugé
00:55:31plus long
00:55:32et donc du coup
00:55:33l'ensemble
00:55:35des pays
00:55:35et des experts
00:55:36se sont accordés
00:55:37sur la nécessité
00:55:39de prolonger
00:55:39les efforts
00:55:41de vaccination
00:55:42et de surveillance
00:55:44active
00:55:45pendant cinq ans
00:55:45après la détection
00:55:46des derniers foyers
00:55:48donc diapositive
00:55:51suivante
00:55:52alors une carte
00:55:56qui représente
00:55:57les informations
00:55:58que nous sont rapportées
00:56:00en termes de présence
00:56:02de la dermatose
00:56:02modulaire
00:56:03contugieuse
00:56:04dans le monde
00:56:05depuis
00:56:072016
00:56:09donc vous voyez
00:56:11l'expansion
00:56:11en Asie
00:56:14alors
00:56:15quelques
00:56:16partages
00:56:18d'expérience
00:56:19on va dire
00:56:19Israël
00:56:20avait connu
00:56:21des foyers
00:56:22depuis
00:56:23les années
00:56:2580-90
00:56:27mis en place
00:56:28différentes
00:56:28méthodes
00:56:29de lutte
00:56:30pour conclure
00:56:32aujourd'hui
00:56:32l'importance
00:56:33de la vaccination
00:56:34et de la détection
00:56:35précoce
00:56:35et à remarquer
00:56:37qu'il y a une utilisation
00:56:38de drones
00:56:39pour la surveillance
00:56:40des bovins
00:56:40qui
00:56:41en complément
00:56:43d'autres outils
00:56:44apporte
00:56:45une satisfaction
00:56:46en Asie
00:56:50du sud-est
00:56:51les pays
00:56:54ont été
00:56:54contaminés
00:56:55à partir
00:56:56des années
00:56:562019-2020
00:56:58et
00:56:59ont mis
00:57:00en oeuvre
00:57:01une stratégie
00:57:02régionale
00:57:04qui est
00:57:05coordonnée
00:57:06à l'échelle
00:57:07de l'organisation
00:57:08ASEAN
00:57:08et qui repose
00:57:09essentiellement
00:57:10sur la surveillance
00:57:11la restriction
00:57:11des mouvements
00:57:12et une vaccination
00:57:13massive
00:57:14on est dans des contextes
00:57:16économiques
00:57:16qui n'ont rien à voir
00:57:17avec ceux
00:57:18de l'Union Européenne
00:57:19et pour lesquels
00:57:21l'abattage
00:57:22ne portait pas
00:57:24un avantage
00:57:26en termes
00:57:26de coûts-bénéfices
00:57:27et donc
00:57:28cette stratégie
00:57:30est en cours
00:57:30de déploiement
00:57:31mais les moyens
00:57:32des pays
00:57:33sont très très inégaux
00:57:34pour arriver
00:57:35à faire face
00:57:36et on peut avoir
00:57:38la crainte
00:57:39d'une indemnisation
00:57:40dans certains
00:57:41des pays
00:57:41de la région
00:57:42ce qui bien évidemment
00:57:44compromet les efforts
00:57:45de lutte
00:57:45des pays
00:57:46qui eux
00:57:46ont mis en oeuvre
00:57:47une stratégie
00:57:49de façon plus offensive
00:57:50et puis
00:57:51l'exemple
00:57:52du Japon
00:57:53qui a été
00:57:55contaminé
00:57:57sans avoir pu
00:57:58forcément
00:57:58expliquer
00:58:00l'origine
00:58:00de l'introduction
00:58:02de la maladie
00:58:03et qui ne disposait
00:58:05pas de mesures
00:58:06de police sanitaire
00:58:07telles que celles
00:58:07qui ont pu être
00:58:08présentées par Olivier
00:58:09Debert
00:58:09tout à l'heure
00:58:10et qui a édicté
00:58:12des mesures
00:58:13basées sur
00:58:14des recommandations
00:58:15comprenant
00:58:16la restriction
00:58:17des mouvements
00:58:17l'abattage partiel
00:58:18des animaux
00:58:19présentant des signes
00:58:20ou détectés
00:58:21comme positifs
00:58:23à la maladie
00:58:24et la vaccination
00:58:25ces mesures
00:58:27ont aujourd'hui
00:58:27depuis été adoptées
00:58:29au plan réglementaire
00:58:30et sont intégrées
00:58:31au corpus
00:58:31de la police sanitaire
00:58:32et la situation
00:58:33aujourd'hui
00:58:34semble avoir été
00:58:35contrôlée
00:58:36au Japon
00:58:37mais la surveillance
00:58:38doit encore
00:58:39le démontrer
00:58:39pendant plusieurs mois
00:58:42Dépositive suivante
00:58:44Alors un point
00:58:47sur la situation
00:58:49proche
00:58:50plus proche
00:58:51de la France
00:58:52donc la maladie
00:58:53avait été détectée
00:58:55dans le courant
00:58:57de l'été
00:58:582023
00:58:59et
00:58:59vraisemblablement
00:59:01a circulé
00:59:02depuis la Libye
00:59:04vers l'Algérie
00:59:05et la Tunisie
00:59:06qui ont réagi
00:59:09mais pas forcément
00:59:10avec l'ampleur
00:59:10qui aurait été nécessaire
00:59:13pour jubuler
00:59:14la maladie
00:59:16avec des vaccinations
00:59:17péri-focales
00:59:18avant de mettre en place
00:59:20réellement
00:59:20une vaccination
00:59:21généralisée
00:59:22qui est mise
00:59:24en œuvre
00:59:25actuellement
00:59:25en Tunisie
00:59:27en Maroc
00:59:29une vaccination
00:59:29préventive
00:59:30est mise
00:59:32en place
00:59:33mais on a
00:59:34un risque
00:59:36d'indemnisation
00:59:38également
00:59:39dans ces pays
00:59:40d'Afrique du Nord
00:59:41à signaler
00:59:41également
00:59:42que la situation
00:59:45en Italie
00:59:47et en Espagne
00:59:47a pu être
00:59:48contrôlée
00:59:50grâce à la mise
00:59:52en œuvre
00:59:52des mesures
00:59:53prévues par la
00:59:53réglementation européenne
00:59:54de façon stricte
00:59:55et rapide
00:59:56j'avais une dernière
00:59:57diapositive
00:59:58de conclusion
00:59:59que je ne vois pas
01:00:03mais je peux
01:00:03vous en dire
01:00:04le contenu
01:00:05la principale leçon
01:00:06c'est que finalement
01:00:07les moyens scientifiques
01:00:10vis-à-vis
01:00:12de la dermatose
01:00:12angula contagieuse
01:00:13sont restés
01:00:13pendant très longtemps
01:00:15faibles
01:00:15mais on a une certitude
01:00:17aujourd'hui
01:00:18c'est qu'on n'arrive pas
01:00:18à contrôler
01:00:19cette maladie
01:00:20sans une vaccination
01:00:20massive
01:00:22l'organisation
01:00:24mondiale
01:00:25de la santé
01:00:25animale
01:00:26continue de mettre
01:00:26à jour
01:00:27les normes
01:00:28internationales
01:00:29le manuel
01:00:29d'agnostique
01:00:29a été révisé
01:00:30pour la dernière
01:00:30fois
01:00:31en 2024
01:00:32le code
01:00:33sanitaire
01:00:34est en cours
01:00:35de révision
01:00:36et puis
01:00:37comme les autres
01:00:37intervenants
01:00:38j'aurais souligné
01:00:38les nombreuses
01:00:39menaces sanitaires
01:00:40fièvres
01:00:41rafteuses
01:00:41pèsent des petits
01:00:42ruminants
01:00:42et autres maladies
01:00:43qui pèsent
01:00:45sur la France
01:00:46et plus
01:00:47généralement
01:00:48sur l'Europe
01:00:48et certains facteurs
01:00:51de risque
01:00:51notamment
01:00:52l'intensification
01:00:53des mouvements
01:00:54d'animaux
01:00:54l'égo
01:00:55et l'égo
01:00:55la dynamique
01:00:56des vecteurs
01:00:57et puis
01:00:58les campagnes
01:00:59de désinformation
01:00:59qui ont lieu
01:01:03de plus en plus
01:01:04dans les pays
01:01:05et qui attaquent
01:01:06les services vétérinaires
01:01:07dans l'exercice
01:01:08de leur mission
01:01:09je remercie
01:01:10pour votre attention
01:01:10merci beaucoup
01:01:14monsieur
01:01:15Fedziowski
01:01:17vous êtes
01:01:18ah pardon
01:01:19vous avez encore
01:01:21une
01:01:21non
01:01:23donc merci
01:01:24beaucoup
01:01:24pour votre
01:01:25présentation
01:01:26et qui nous donne
01:01:27la vision
01:01:28mondiale
01:01:29je vais
01:01:31passer maintenant
01:01:32la parole
01:01:33à mes collègues
01:01:33parlementaires
01:01:34et puis je pense
01:01:35que nous aurons
01:01:35aussi des questions
01:01:36des internautes
01:01:37ah
01:01:40vous ne nous entendez pas
01:01:41est-ce qu'il y a
01:01:45une question
01:01:45Bruno
01:01:46oui
01:01:49merci
01:01:50je voudrais
01:01:50remercier
01:01:51le dernier intervenant
01:01:52qui nous a expliqué
01:01:53comment mondialement
01:01:54ça se passait
01:01:54et comment les maladies
01:01:56en général
01:01:56étaient soit suivies
01:01:58soit détectées
01:01:59etc
01:01:59moi ma question
01:02:00sera plus locale
01:02:01je voudrais parler
01:02:03de la DNC
01:02:04l'arrivée en France
01:02:05et finalement
01:02:07ma question
01:02:08est toute simple
01:02:08c'est comment
01:02:09est organisée
01:02:10la détection
01:02:10de l'arrivée
01:02:12de cette maladie
01:02:13éventuellement
01:02:14d'une autre
01:02:14d'ailleurs
01:02:15si j'ai bien compris
01:02:17j'espère avoir mal compris
01:02:19on commence par avoir confiance
01:02:21en l'éleveur
01:02:22c'est le premier
01:02:24qui doit dire
01:02:25au GDS
01:02:26je ne sais pas qui
01:02:27qu'il a une maladie
01:02:28ensuite
01:02:29vétérinaire
01:02:30etc
01:02:30etc
01:02:30et la question subsidiaire
01:02:33dans le cas
01:02:34qui nous concerne
01:02:35dans le sud
01:02:36de la France
01:02:36non pas dans l'est
01:02:37mais dans le sud
01:02:38de la France
01:02:38est-ce que tous les éleveurs
01:02:40ont joué le jeu
01:02:41si je peux dire
01:02:41ou est-ce qu'il y a eu
01:02:42des problèmes
01:02:43est-ce qu'il y a
01:02:45des inspecteurs
01:02:45qui circulent
01:02:46qui arrivent dans les fermes
01:02:47sans prévenir
01:02:48pour aller vérifier
01:02:49regarder
01:02:50comment ça se passe
01:02:51exactement
01:02:51merci
01:02:55peut-être une deuxième question
01:02:57monsieur Bazin
01:02:57et ensuite Dominique Vonnet
01:02:58puis on
01:02:59vous proposera de répondre
01:03:01tout d'abord une remarque
01:03:03et trois petites questions
01:03:04extrêmement précises
01:03:05et techniques
01:03:06première remarque
01:03:07c'est que
01:03:07de même que
01:03:09l'influence aviaire
01:03:10hautement pathogène
01:03:11est mal nommée
01:03:12comme grippe aviaire
01:03:14très mieux de l'appeler
01:03:16peste aviaire
01:03:17comme le dit
01:03:18Jeanne Brugère-Picou
01:03:19plus la gravité
01:03:20de la maladie
01:03:21est-ce que vous ne pensez pas
01:03:22que dermatose
01:03:24nodulaire contagieuse
01:03:25ça renvoie
01:03:26à une maladie de peau
01:03:27on le dit
01:03:28la dermatose
01:03:28et non pas
01:03:29une maladie générale
01:03:30aux conséquences catastrophiques
01:03:32que vous avez décrites
01:03:32donc je souligne
01:03:33qu'à mon sens
01:03:34c'est une maladie
01:03:35mal nommée
01:03:35une de plus
01:03:36je voulais vous interroger
01:03:38sur la contagiosité
01:03:39par les sécrétions
01:03:41des animaux
01:03:41les croûtes
01:03:42qu'on vous avait dit
01:03:43tout à l'heure
01:03:43Madame Dufour
01:03:44qu'elles étaient
01:03:45très riches en virus
01:03:46on n'a pas évoqué
01:03:48le risque de transmission
01:03:50par le vecteur humain
01:03:52ses chaussures
01:03:53la contamination
01:03:54des objets
01:03:55qu'il peut transporter
01:03:56avec lui
01:03:56est-ce que ça ne joue
01:03:57aucun rôle
01:03:58ou est-ce qu'il peut
01:03:59y avoir des risques
01:04:00je m'interroge là-dessus
01:04:01quand on a vu
01:04:02les regroupements
01:04:02de populations
01:04:03absolument affolants
01:04:04autour de cas
01:04:05pour éviter l'abattage
01:04:07on peut se poser la question
01:04:08et je serais très intéressé
01:04:10par la réponse
01:04:11ensuite
01:04:12une question
01:04:13peut-être un peu plus
01:04:15encore plus technique
01:04:16sur les 50%
01:04:17d'animaux
01:04:18qui n'ont pas
01:04:18de signe clinique
01:04:19qui peuvent en avoir
01:04:21en tout cas
01:04:21au moment où on examine
01:04:22le troupeau
01:04:23mais qui n'en auront
01:04:23peut-être jamais
01:04:24alors que ça survient
01:04:26dans des troupeaux
01:04:27dont la génétique
01:04:28je ne sais pas
01:04:28si on peut dire
01:04:29qu'elle est homogène
01:04:30mais en tout cas
01:04:30on peut supposer
01:04:31qu'elle est proche
01:04:32est-ce qu'il y a
01:04:33des travaux
01:04:33de recherche
01:04:35pour comprendre
01:04:35pourquoi certains animaux
01:04:37sont malades
01:04:37et d'autres ne le sont pas
01:04:38troisième question
01:04:40sur l'espèce réservoir
01:04:43on nous a dit
01:04:43qu'il n'y en avait pas
01:04:44en France
01:04:44mais est-ce qu'il y en a
01:04:46ailleurs dans le monde
01:04:47et est-ce que ça joue
01:04:48un rôle dans l'entretien
01:04:49de foyers infectieux
01:04:51dans d'autres pays
01:04:52que le nôtre
01:04:53et puis enfin
01:04:54sur l'origine
01:04:55on a vu
01:04:56sur la présentation
01:04:58du développement
01:04:59de l'épidémie
01:05:00au niveau mondial
01:05:01comment ça s'est
01:05:02en effet propagé
01:05:03mais est-ce que
01:05:04plus précisément
01:05:04on sait comment
01:05:05c'est rentré
01:05:05sur les deux territoires
01:05:07français
01:05:07où c'est arrivé
01:05:07merci
01:05:11Dominique Voinet
01:05:13Sonia
01:05:13et Annick
01:05:14merci
01:05:15merci
01:05:17à tous les intervenants
01:05:18pour la qualité
01:05:19de leurs propos
01:05:20et puis évidemment
01:05:23en préalable
01:05:24volonté
01:05:25de ma part
01:05:26de témoigner
01:05:28de notre solidarité
01:05:29envers les professionnels
01:05:30qui interviennent
01:05:31dans les fermes
01:05:32mais qui sont
01:05:33l'objet
01:05:33effectivement
01:05:33d'attaques
01:05:34assez injustifiées
01:05:36j'aurais trois questions
01:05:40monsieur Debert
01:05:41vous avez dit
01:05:42vous avez insisté
01:05:44sur le quatrième axe
01:05:45de la protection
01:05:46qui était la vaccination
01:05:47dans une zone réglementée
01:05:49de 50 km
01:05:50vous avez dit
01:05:51voir au-delà
01:05:52dans les zones exposées
01:05:53alors j'aurais voulu savoir
01:05:54ce que c'était
01:05:56exactement
01:05:56les zones exposées
01:05:57et comment
01:05:58le chiffre de 50 km
01:06:00était fixé
01:06:01est-ce que c'est
01:06:03une donnée statistique
01:06:04est-ce que c'est
01:06:05une donnée vérifiée
01:06:06enfin voilà
01:06:06à quoi ça correspond
01:06:08exactement
01:06:08comment
01:06:09voilà
01:06:11deuxième chose
01:06:13peut-être pour monsieur
01:06:14Kofour
01:06:15ou monsieur Rambeau
01:06:16quelle est la fiabilité
01:06:17du diagnostic moléculaire
01:06:19est-ce qu'il y a
01:06:19des faux positifs
01:06:20ou des faux négatifs
01:06:21selon le moment
01:06:22auquel on fait
01:06:23l'analyse
01:06:27et puis
01:06:29troisième question
01:06:30est-ce qu'il y a
01:06:31des dispositions
01:06:32particulières
01:06:33renforçant la surveillance
01:06:35dans les abattoirs
01:06:36est-ce que les intervenants
01:06:38dans les abattoirs
01:06:39les services vétérinaires
01:06:40sont impliqués
01:06:41d'une façon ou d'une autre
01:06:42dans la surveillance
01:06:43du cheptel
01:06:45merci beaucoup
01:06:50chers collègues
01:06:52alors il y a
01:06:53plusieurs autres questions
01:06:54monsieur Salmon
01:06:55madame Jacques
01:06:56mais bien sûr
01:06:57Sonia de la provotée
01:06:59moi-même
01:07:00mais peut-être
01:07:01peut-on
01:07:02faire un premier round
01:07:03de réponse
01:07:03parce que sinon
01:07:04nous allons
01:07:05peut-être les oublier
01:07:06est-ce que tout le monde
01:07:07a bien
01:07:08connaissance des questions
01:07:10donc qui veut
01:07:11répondre peut-être
01:07:12à monsieur Sidot
01:07:12sur la qualité
01:07:14des inspections
01:07:15je vous en prie
01:07:18monsieur Gauchot
01:07:19c'est Olivier
01:07:20qui a pris la parole
01:07:20vas-y vas-y
01:07:21merci beaucoup
01:07:31sur les inspections
01:07:32je reviens
01:07:34effectivement
01:07:34vous avez raison
01:07:35vous avez bien compris
01:07:36l'éleveur
01:07:37c'est le premier
01:07:39sentinelle
01:07:40de la bonne santé
01:07:42des animaux
01:07:42dont il assure
01:07:44la charge
01:07:45et la responsabilité
01:07:46de l'entretien
01:07:47donc c'est bien le premier
01:07:48et c'est bien à lui
01:07:49qu'incombe
01:07:50la détection
01:07:52précoce
01:07:53des animaux
01:07:54en première intention
01:07:55c'est le sentinelle
01:07:56de son élevage
01:07:57pourquoi c'est le sentinelle
01:07:58simplement parce qu'il les voit
01:07:59quotidiennement
01:08:01ou quasi quotidiennement
01:08:02et plus encore
01:08:04pour les bovins
01:08:05laitiers
01:08:05puisqu'au moment de la traite
01:08:06deux fois par jour
01:08:07il a même un contact
01:08:09direct avec les animaux
01:08:09donc c'est bien à lui
01:08:10c'est bien sa responsabilité
01:08:12et en droit
01:08:13c'est bien sa responsabilité
01:08:14première
01:08:14ce qui ne dispense pas
01:08:17d'avoir d'autres acteurs
01:08:19qui surveillent également
01:08:20les autres acteurs
01:08:22c'est les professionnels
01:08:22de la santé animale
01:08:23les hommes et femmes
01:08:24de l'art
01:08:25c'est à dire les vétérinaires
01:08:26qui ont l'occasion
01:08:27de se rendre aussi
01:08:27dans les élevages
01:08:28et qui peuvent aussi
01:08:29détecter les maladies
01:08:31soit directement
01:08:31soit après appel
01:08:33et signalement
01:08:33de l'éleveur
01:08:35ça c'est le quotidien
01:08:37c'est le quotidien
01:08:38et c'est comme ça
01:08:39qu'a été trouvé
01:08:39le premier foyer
01:08:40de DNC en France
01:08:41un vétérinaire
01:08:43un éleveur
01:08:44a identifié
01:08:45des nodules
01:08:45il a alerté son vétérinaire
01:08:48qui a pensé
01:08:49à la DNC
01:08:50ça c'est on va dire
01:08:52en temps
01:08:52normal
01:08:53classique
01:08:55maintenant
01:08:55dès lors qu'on découvre
01:08:57un foyer
01:08:57avéré
01:08:58il y a une zone réglementée
01:08:59et dans cette zone réglementée
01:09:01on change de braquet
01:09:03et là
01:09:04il y a des inspections
01:09:04officielles
01:09:06dans l'ensemble
01:09:08des élevages
01:09:09dans un rayon
01:09:09de 20 km
01:09:11et par sondage
01:09:12dans le rayon
01:09:14de là
01:09:14jusqu'à 50 km
01:09:15et ça c'est officiel
01:09:16ce sont des vétérinaires
01:09:18mandatés
01:09:18par Tissien
01:09:19mais mandatés par l'Etat
01:09:20qui passent
01:09:21tout le monde en revue
01:09:22dans les 20 km
01:09:23et par sondage
01:09:24dans les 50
01:09:25et en abattoir
01:09:26également
01:09:27il y a des services
01:09:28d'inspection
01:09:29officiels
01:09:30à l'abattoir
01:09:30qui en élevage bovin
01:09:32pour les bovins
01:09:34examinent
01:09:35avant
01:09:35la mise à mort
01:09:36et après aussi
01:09:37l'état de santé
01:09:39des animaux
01:09:39donc à cette occasion
01:09:40ils peuvent détecter
01:09:41des lésions
01:09:42des signes cliniques
01:09:43ou au moment
01:09:46de l'abattage
01:09:47notamment une fois
01:09:48que la peau est enlevée
01:09:48éventuellement
01:09:49des lésions
01:09:50sous-cutanées
01:09:51il y a
01:09:52dans certaines
01:09:53circonstances
01:09:55des sorties
01:09:56d'animaux
01:09:56vers l'abattoir
01:09:57qui doivent avoir
01:09:58un laissé-passer
01:09:58sanitaire
01:09:59des services
01:10:01de l'état
01:10:01et dans ce cas là
01:10:03l'abattoir
01:10:04si c'est un abattoir
01:10:05qui est destinataire
01:10:06et non pas un élevage
01:10:07les services officiels
01:10:08de l'abattoir
01:10:09de destination
01:10:09sont informés
01:10:10qu'il y a un laissé-passer
01:10:11sanitaire
01:10:12ce qui attire
01:10:12un peu plus l'attention
01:10:14sur l'arrivée
01:10:15des animaux
01:10:15mais même sans se laisser
01:10:16passer sanitaire
01:10:17100% des bovins
01:10:19ont une inspection
01:10:20hontémortem
01:10:20et post-mortem
01:10:21il y a eu un cas
01:10:23de détection
01:10:24de l'ADNC
01:10:25dans ce cas
01:10:26de figure là
01:10:26où
01:10:27un élevage
01:10:29était suspect
01:10:29parce que
01:10:30en lien avec
01:10:31un élevage foyer
01:10:32et l'enquête
01:10:33épidémiologique
01:10:34a montré
01:10:34que cet élevage
01:10:36suspect
01:10:37avait envoyé
01:10:38des animaux
01:10:39vers l'abattoir
01:10:39le jour même
01:10:40donc
01:10:41des vétérinaires
01:10:43praticiens
01:10:43ont été mandatés
01:10:44par l'état
01:10:45pour aller vérifier
01:10:46l'état de santé
01:10:47dans l'élevage
01:10:48mais également
01:10:48l'alerte a été donnée
01:10:50aux services d'inspection
01:10:51et les services d'inspection
01:10:52de l'abattoir
01:10:52ont détecté des nodules
01:10:54qui ont été prélevés
01:10:55analysés
01:10:55c'était positif
01:10:56et les vétérinaires
01:10:57qui sont allés dans l'élevage
01:10:58ont aussi vu des nodules
01:10:59qui ont été prélevés
01:11:00détectés
01:11:00et positifs
01:11:02je continue
01:11:06sur les questions
01:11:07de mon côté
01:11:09puis je passerai la parole
01:11:10aux collègues
01:11:11l'origine
01:11:12comment c'est rentré
01:11:13en France
01:11:14et bien on ne sait pas
01:11:16aujourd'hui
01:11:17on ne sait pas
01:11:18pour être clair
01:11:18on a cherché
01:11:21on continue de chercher
01:11:22mais aujourd'hui
01:11:22on ne sait pas
01:11:23en revanche
01:11:24ce qu'on a fait
01:11:24c'est qu'on a écarté
01:11:25des pistes
01:11:25c'est à dire
01:11:26il y a certaines pistes
01:11:27on sait que ce n'est pas ça
01:11:28on sait que
01:11:31ce n'est pas un insecte
01:11:33qui a
01:11:34amené
01:11:35tout seul
01:11:36la maladie
01:11:37depuis des pays
01:11:39infectés
01:11:39donc les pays infectés
01:11:40les plus proches
01:11:41à l'époque
01:11:41c'était la Sardaigne
01:11:43ou l'Italie
01:11:44avec la Sardaigne
01:11:45voire l'Afrique du Nord
01:11:46donc ce n'est pas
01:11:47des insectes
01:11:48qui ont été transportés
01:11:49ou qui ont volé
01:11:50sur des grandes distances
01:11:51et qui ont posé
01:11:52le virus
01:11:54donc ça on l'écarte
01:11:54maintenant on a regardé
01:11:56aussi tous les mouvements
01:11:57de bovins
01:11:57provenant
01:11:59d'Afrique du Nord
01:12:00mais il n'y en a pas eu
01:12:01provenant d'Italie
01:12:02dans une période de temps
01:12:04qui était à risque
01:12:05avant la détection
01:12:06du premier foyer en France
01:12:07donc on a pris
01:12:08quasiment trois mois
01:12:09avant
01:12:10on a regardé
01:12:10tout ce qui est arrivé
01:12:11en France
01:12:12et en particulier
01:12:13en Savoie
01:12:14là où il y en avait
01:12:14le premier
01:12:15il n'y a eu aucune
01:12:16arrivée
01:12:17de bovins
01:12:19vivant
01:12:20dans les trois mois
01:12:20qui ont précédé
01:12:21le premier foyer en Savoie
01:12:22ni depuis la Corse
01:12:24ni depuis la Sardaigne
01:12:25ni depuis l'Italie
01:12:27donc de mouvements
01:12:29connus
01:12:30des mouvements connus
01:12:32ça veut dire
01:12:32des mouvements
01:12:33déclarés
01:12:34ce qui nous laisse
01:12:35à penser
01:12:36comme nous avons
01:12:38écarté la piste
01:12:39d'un déplacement
01:12:40d'un insecte
01:12:40sur des très grandes distances
01:12:41plusieurs centaines
01:12:42de kilomètres
01:12:42même au-delà
01:12:44de la Méditerranée
01:12:44comme nous avons
01:12:46écarté les mouvements
01:12:46légaux
01:12:47et bien il reste
01:12:48l'hypothèse
01:12:49forte
01:12:49du mouvement
01:12:50illégal
01:12:51d'un bovin
01:12:52pas un cheval
01:12:53pas un mouton
01:12:54pas un être humain
01:12:56un mouvement
01:12:58non déclaré
01:12:59parce que
01:13:00tous les mouvements
01:13:02il n'y a pas de Schengen
01:13:02en droit vétérinaire
01:13:04donc un mouvement
01:13:06non déclaré
01:13:07donc illicite
01:13:08d'un bovin infecté
01:13:10mais non détecté
01:13:11comme tel
01:13:11parce que soit
01:13:12en incubation
01:13:13soit
01:13:14asymptomatique
01:13:15et ce qu'on ne sait pas
01:13:18c'est
01:13:19qui
01:13:20quelle est la plaque
01:13:22d'immatriculation
01:13:23quelle est la personne
01:13:24ça on ne le sait pas
01:13:25mais l'hypothèse
01:13:25la plus forte
01:13:26c'est celle-là
01:13:26donc ça répond pas
01:13:27à la question
01:13:28quelle est l'origine
01:13:29comment c'est rentré
01:13:30on a exclu des pistes
01:13:32et il reste la privilégiée
01:13:33mais à date
01:13:34et les enquêtes
01:13:35continuent
01:13:36des enquêtes à haut niveau
01:13:37on a une brigade nationale
01:13:38pour ça
01:13:38et certains noms
01:13:41bien connus
01:13:42de
01:13:42de personnes
01:13:44qui ont l'habitude
01:13:44de faire
01:13:45le métier
01:13:46de transport
01:13:47de bovin
01:13:47ont été
01:13:48un peu surveillés
01:13:49de près
01:13:50ça a été écarté
01:13:51et on continue
01:13:51les investigations
01:13:52mais aujourd'hui
01:13:52on n'a pas la réponse
01:13:54à cette question
01:13:55qui est
01:13:55qui
01:13:56le quand
01:13:56on le sait à peu près
01:13:57d'où
01:13:58on voit d'où
01:13:59mais le nom de la personne
01:14:01on ne l'a pas à date
01:14:02et on continue de chercher
01:14:02j'avais encore une question
01:14:08de mon côté
01:14:08pourquoi 50 km
01:14:10et
01:14:12que signifie
01:14:13être exposé au-delà
01:14:15donc être exposé
01:14:16au-delà
01:14:17c'est
01:14:18lorsqu'il y a des raisons
01:14:20de penser
01:14:20qu'un territoire
01:14:21qui est au-delà
01:14:22des 50 km
01:14:2350 km
01:14:23c'est le droit européen
01:14:24est exposé
01:14:25à un risque
01:14:26de contamination
01:14:27on peut étendre
01:14:28la vaccination
01:14:29c'est ce qu'on a fait
01:14:29en Corse
01:14:30toute la Corse
01:14:31a été soumise
01:14:32à vaccination
01:14:33parce que
01:14:35directement exposé
01:14:36à la proximité
01:14:37avec les foyers
01:14:39en Sardaigne
01:14:40il y a 12 km
01:14:42de bras
01:14:43de Méditerranée
01:14:44entre les deux
01:14:45territoires
01:14:46mais au-delà
01:14:47de ces 12 km
01:14:48qui est quand même
01:14:48beaucoup pour un insecte
01:14:50il y a des mouvements
01:14:51très réguliers
01:14:52et pas toujours déclarés
01:14:53entre les deux territoires
01:14:55donc première source
01:14:55d'exposition
01:14:56et on l'a fait également
01:14:57en Occitanie
01:14:58pourquoi ?
01:14:59parce qu'en Occitanie
01:15:00sur
01:15:01moins d'une semaine
01:15:03on a eu
01:15:04en moins d'une semaine
01:15:05un foyer isolé
01:15:07en Haute-Garonne
01:15:08un foyer isolé
01:15:09en Haute-Pyrénée
01:15:10un foyer isolé
01:15:11en Arrière
01:15:11un foyer isolé
01:15:12dans l'Aude
01:15:13et là
01:15:14on ne sait pas
01:15:15dire
01:15:16quelle est l'origine
01:15:17de ça
01:15:18et donc on s'est dit
01:15:18là il y a une perte
01:15:19de maîtrise
01:15:20ou un risque fort
01:15:21de perte de maîtrise
01:15:21donc on va prendre
01:15:23une mesure
01:15:23extraordinaire
01:15:25qu'on n'a pas fait
01:15:25ni en Nora
01:15:26où on n'a pas eu besoin
01:15:27ni en Bourgogne-Franche-Comté
01:15:29où on n'a pas eu besoin
01:15:30et on a fait
01:15:31un cordon sanitaire
01:15:32une barrière
01:15:33vaccinale
01:15:34au-delà
01:15:36des 50 km
01:15:36en Occitanie
01:15:38depuis l'Atlantique
01:15:39jusqu'à la Méditerranée
01:15:41alors pourquoi
01:15:4150 km maintenant
01:15:42pourquoi pas plus
01:15:43ou pourquoi pas moins
01:15:44dans un grand nombre
01:15:46de maladies
01:15:46qui ne sont pas vectorielles
01:15:48c'est une maladie
01:15:49elle se transmet
01:15:49par des insectes
01:15:50volants
01:15:51un rayon de 20 km
01:15:54suffit
01:15:55euh de 10 km
01:15:56pardon
01:15:56un rayon de 10 km
01:15:57suffit
01:15:58là c'est 50
01:15:59parce que c'est
01:16:00une maladie vectorielle
01:16:01parce qu'il y a
01:16:02un animal volant
01:16:03les insectes
01:16:04qui sont d'ailleurs
01:16:05très communs
01:16:06qui peuvent
01:16:06qui peuvent faire
01:16:08circuler
01:16:09le virus
01:16:11sur une
01:16:13plus grande distance
01:16:14que la très courte
01:16:15proximité
01:16:16entre des
01:16:16entre des bovins
01:16:17alors pour autant
01:16:18vous avez entendu
01:16:19dans les connaissances
01:16:20scientifiques
01:16:20ces insectes
01:16:21sont assez lourds
01:16:22et se déplacent peu
01:16:23dès lors qu'il y a
01:16:24à boire
01:16:25pour eux
01:16:25ils sont hématophages
01:16:275
01:16:286 km
01:16:29grand maximum
01:16:30d'accord
01:16:31mais pour autant
01:16:31par précaution
01:16:32on prend 50 km
01:16:36voilà pour
01:16:37les questions
01:16:38qui je pense
01:16:39pouvaient être
01:16:39du niveau
01:16:41de la DGN
01:16:41monsieur Gauchot
01:16:43oui
01:16:44monsieur le sénateur
01:16:45votre question
01:16:46m'interpelle
01:16:47parce qu'en fait
01:16:47vous mettez
01:16:48le doigt
01:16:49sur la fragilité
01:16:51que l'on a aujourd'hui
01:16:51en santé publique
01:16:52vétérinaire
01:16:53c'est le fameux
01:16:54maillage vétérinaire
01:16:54des vétérinaires ruraux
01:16:56que je représente
01:16:56moi je suis
01:16:57dans le sud-ouest
01:16:58on court
01:17:00après les maladies
01:17:01globalement
01:17:01tous mes collègues
01:17:02on était tous d'accord
01:17:03quand on a préparé
01:17:04la crise
01:17:05elle a été bien gérée
01:17:06on a été bien gérée
01:17:07moi j'étais le premier
01:17:07à porter plainte
01:17:08pour des menaces
01:17:09parce que j'avais prononcé
01:17:11en débat
01:17:11vous savez bien
01:17:12tous les débats
01:17:12qu'il y a eu à la télé
01:17:13avec certains acteurs
01:17:15syndicaux
01:17:15qui se sont emparés
01:17:16du sujet
01:17:16mais ce que vous pointez
01:17:17là du doigt
01:17:18c'est le vrai couple
01:17:19c'est les vétérinaires
01:17:20c'est la profession vétérinaire
01:17:21il y a 70 ans
01:17:22avec le professeur Leclin
01:17:22qui a mis ça en place
01:17:23c'est la lutte collective
01:17:24avec les GDS
01:17:25avec l'état
01:17:26avec les praticiens
01:17:27avec la recherche
01:17:28aujourd'hui on court
01:17:29après la maladie
01:17:30on sort rincé
01:17:31rincé
01:17:32rincé de cette maladie
01:17:33il faut investir
01:17:35dans la prévention
01:17:36le mot que l'on a
01:17:37et c'est scientifiquement
01:17:38établi
01:17:39c'est 1 euro
01:17:39mis dans la prévention
01:17:40c'est 7 euros
01:17:41économisés dans la crise
01:17:42donc aujourd'hui
01:17:43quand vous posez la question
01:17:44qui détecte
01:17:45effectivement en Savoie
01:17:46ça s'est bien passé
01:17:46pourquoi ?
01:17:47parce qu'il y a un fort
01:17:48maillage vétérinaire
01:17:48parce que ce sont des éleveurs
01:17:49qui sont bien structurés
01:17:51etc.
01:17:51moi je suis du sud-ouest
01:17:52j'ai accepté
01:17:53d'aller discuter
01:17:54en plateau télé FM
01:17:56avec un des leaders
01:17:57du sud
01:17:58parce que
01:17:59c'est mes clients aussi
01:18:01ce sont des gens
01:18:01qui sont dans la souffrance
01:18:02où les prophylaxies
01:18:04sont parfois mal réalisées
01:18:05chez nous dans le sud-ouest
01:18:06on a la tuberculose
01:18:07on a la PPA
01:18:08qui est à mes portes
01:18:10enfin à nos portes françaises
01:18:11moi je suis en Dordogne
01:18:12et j'ai en plus
01:18:13de la tuberculose
01:18:13j'ai l'influenza
01:18:14sur ma clientèle
01:18:15on a du dépeuplement
01:18:16en tuberculose
01:18:17en grippe aviaire
01:18:18ou en influenza
01:18:19donc aujourd'hui
01:18:20ce maillage
01:18:21il est en hypertension
01:18:22le maillage
01:18:23est en hypertension
01:18:23et tous les étages
01:18:25on le sent
01:18:26les étages
01:18:26du ministère
01:18:28du MASA
01:18:28l'étage de la recherche
01:18:30aujourd'hui
01:18:30c'est criant
01:18:32la recherche française
01:18:33si on se compare
01:18:33la recherche en santé publique
01:18:35vétérinaire
01:18:36si on se compare
01:18:37aux autres pays
01:18:37on est en déficit
01:18:38d'investissement
01:18:39on n'a pas de coordination
01:18:41pourtant on a des gens
01:18:42très bien
01:18:42enfin mes collègues
01:18:43les anneaux de l'INRAE
01:18:44Gilles Salva
01:18:45etc.
01:18:46c'est pointu
01:18:47mais on le sent
01:18:48enfin moi
01:18:49j'apporte cette vision politique
01:18:50parce que je la connais
01:18:51vous avez vu
01:18:52je suis président
01:18:52de la Fédération
01:18:53des syndicats vétérinaires
01:18:54et je suis vice-président
01:18:55de l'Académie Vétérinaire de France
01:18:56donc j'ai les deux casquettes
01:18:57j'allais dire
01:18:58la science me pousse
01:19:00si je suis là
01:19:01et puis la profession
01:19:02me pousse aussi
01:19:02donc aujourd'hui
01:19:03on est en sous-investissement
01:19:05et retenez le chiffre
01:19:06de 1 euro
01:19:06d'investi
01:19:07c'est 7 euros
01:19:08d'économisé
01:19:09en plus sur ces crises là
01:19:10on est derrière
01:19:11on l'a vu
01:19:12l'acceptation sociétale
01:19:13même nous
01:19:13dans la profession
01:19:14ça nous a traversé
01:19:15le dépeuplement
01:19:16le dépeuplement
01:19:17il y a des gens
01:19:18qui n'acceptent plus ça
01:19:19dans la société
01:19:20donc faire croire
01:19:21qu'on n'aura plus
01:19:21de dépeuplement
01:19:22avec les maladies de demain
01:19:23c'est faux
01:19:24on peut améliorer
01:19:25on peut descendre
01:19:26il faut améliorer la recherche
01:19:27ça a été dit
01:19:28notamment
01:19:28il y a une question
01:19:29je vais laisser mes collègues
01:19:30plus pointus que moi
01:19:31répondre sur le sujet
01:19:32c'est à dire
01:19:32il y a les fameux
01:19:34je ne sais plus
01:19:35qui c'est qui a posé la question
01:19:35les fameux faux négatifs
01:19:36etc.
01:19:37sur ces animaux
01:19:38qui sont
01:19:38au début
01:19:39j'avais dit porteurs sains
01:19:40non
01:19:40les experts
01:19:41mes professeurs
01:19:42à côté
01:19:43m'ont dit
01:19:43non non
01:19:43ce sont des porteurs
01:19:44asymptomatiques
01:19:45enfin ça a bien été démontré
01:19:46donc aujourd'hui
01:19:47votre question
01:19:47monsieur le sénateur
01:19:48elle le montre
01:19:49qu'on est à la limite
01:19:50et pourtant
01:19:51je vous le dis
01:19:51collectivement
01:19:52et je l'ai dit
01:19:54sur des plateaux publics
01:19:55de télé
01:19:55je ne suis pas le perroquet
01:19:57de madame la ministre
01:19:58ni de monsieur
01:19:59le premier ministre
01:20:00etc.
01:20:00mais nous globalement
01:20:01on estime la profession vétérinaire
01:20:02et Dieu sait
01:20:03si on a pris des coups
01:20:04on l'a bien géré
01:20:05et avec les éleveurs
01:20:05on voit qu'en Savoie
01:20:06quand on amène
01:20:07les éleveurs de Savoie
01:20:08dans les discussions
01:20:10privées ou publiques
01:20:12etc.
01:20:12sur le sujet
01:20:13ils ont de suite
01:20:14joué le jeu
01:20:15parce qu'ils ont très très vite compris
01:20:16ça a été dit
01:20:16dans les chiffres
01:20:17vous laissez passer 15 jours
01:20:18au début vous n'aviez qu'une vache
01:20:20et puis au bout de 15 jours
01:20:21vous avez quasiment
01:20:22tout le troupeau
01:20:22donc ces éleveurs
01:20:23où il y a un vrai maillage
01:20:25où tout le réseau
01:20:27des laboratoires
01:20:28des vétérinaires
01:20:29sur le terrain
01:20:29et en service
01:20:31et bien fonctionnel
01:20:32ça passe pas trop mal
01:20:34dès que ça coince un peu
01:20:36dans les PO
01:20:38dans l'Aude
01:20:38on s'est retrouvé
01:20:39en difficulté
01:20:40il n'y avait plus suffisamment
01:20:41de vétérinaires
01:20:42madame la ministre
01:20:43à un moment donné
01:20:43ou son préfet
01:20:44a dit
01:20:44pourquoi dans le Gers
01:20:45ça va pas aussi vite
01:20:46on lui a répondu
01:20:47dans le Gers
01:20:47il n'y a plus beaucoup
01:20:48de vétérinaires
01:20:48qui font de la pratique
01:20:50c'est ça le sujet
01:20:51oui je vous en prie
01:20:57madame Dufour
01:20:58quelques autres questions
01:21:02une question que vous avez posée
01:21:05sur
01:21:05je ne sais plus qui l'a posée
01:21:07sur pourquoi il y a des animaux
01:21:09qu'on dessine clinique
01:21:10et pourquoi des animaux
01:21:11n'en ont pas
01:21:11bon alors ça
01:21:12ça relève de la variabilité
01:21:14j'allais dire individuelle
01:21:15et en particulier
01:21:16de la qualité immunitaire
01:21:18de chaque animal
01:21:18d'une part
01:21:19c'est à dire à la fois
01:21:20du récepteur
01:21:20et puis aussi de l'émetteur
01:21:21c'est à dire
01:21:22est-ce que la dose infectante
01:21:23est très importante
01:21:25ou moyennement importante
01:21:26ou moins importante
01:21:27donc voilà
01:21:28et pour toutes les maladies
01:21:29y compris les plus
01:21:31les plus méchantes
01:21:32il y a toujours
01:21:33des individus
01:21:33heureusement d'ailleurs
01:21:35je vous rappelle
01:21:35que la peste au Moyen-Âge
01:21:36n'a tué que 50%
01:21:38ou a tué
01:21:3950% totalement
01:21:41de la population totale
01:21:43donc c'est à dire
01:21:43qu'il y a 50% des gens
01:21:44qui ont réussi
01:21:45à y résister
01:21:46naturellement
01:21:47alors certains n'ont pas
01:21:48été exposés
01:21:48d'autres étaient exposés
01:21:50et ont guéri
01:21:50c'est pareil
01:21:51pour cette maladie
01:21:52donc ça explique
01:21:53pourquoi il y a des animaux
01:21:53qui sont infectés
01:21:54et qui ne présentent pas
01:21:55forcément de signes cliniques
01:21:56et puis comme ça a été dit
01:21:57et ça a été rappelé
01:21:58par mon camarade
01:21:59si on attend un peu
01:21:59en fait on se rend compte
01:22:00que c'est peut-être pas 50%
01:22:01mais plus 70-80%
01:22:03qui peuvent éventuellement
01:22:05manifester des signes cliniques
01:22:07vous aviez posé
01:22:08je crois une deuxième question
01:22:08sur y a-t-il
01:22:09un réservoir sauvage
01:22:10la réponse en France
01:22:12est non
01:22:12clairement
01:22:13après ailleurs
01:22:15les ébus
01:22:16sont réceptifs
01:22:18fortement à cette maladie
01:22:19d'ailleurs
01:22:19c'est pas une maladie
01:22:20ça a été dit
01:22:21dans certains médias
01:22:22une maladie de l'élevage
01:22:23industriel etc
01:22:24ça n'a aucun rapport
01:22:26avec ça
01:22:27puisqu'il y a autant
01:22:28de dermatoses
01:22:29nodulaires contagieuses
01:22:30dans les petits élevages
01:22:31moi je suis président
01:22:32d'une ONG
01:22:33qui s'appelle
01:22:33Agronomie Vétérinaire
01:22:34Sans Frontières également
01:22:35et on intervient
01:22:36sur la dermatose
01:22:37nodulaires contagieuses
01:22:38au Cambodge
01:22:39parce qu'elle fait
01:22:40des ravages
01:22:41dans les tout petits
01:22:41élevages familiaux
01:22:43alors oui
01:22:44très certainement
01:22:45il y a un réservoir sauvage
01:22:46c'est apparu en Zambie
01:22:47en 1929
01:22:49cette maladie
01:22:49après en Zambie
01:22:51il y a des animaux sauvages
01:22:52qu'on n'a pas
01:22:53chez nous en France
01:22:54ces réservoirs sauvages
01:22:55ne sont pas parfaitement
01:22:56bien identifiés
01:22:57aujourd'hui
01:22:57c'est probablement
01:22:58des bovidés
01:23:00enfin des animaux
01:23:01qui sont proches
01:23:02de
01:23:02voilà
01:23:03mais donc
01:23:04oui
01:23:06des ébus
01:23:07ou des bovins
01:23:08donc
01:23:10la question
01:23:11ne se pose pas
01:23:12pour nous
01:23:13aujourd'hui
01:23:14je crois qu'il y avait
01:23:15une troisième question
01:23:16pour moi
01:23:16qui était
01:23:17ah oui
01:23:18est-ce que
01:23:18le personnel
01:23:20les rassemblements
01:23:21d'éleveurs
01:23:22ont pu jouer un rôle
01:23:23dans la diffusion
01:23:23la réponse est
01:23:24oui
01:23:25très certainement
01:23:26mais sans doute
01:23:27faiblement
01:23:28certainement
01:23:29alors attendez
01:23:31je m'explique
01:23:31je m'explique mieux
01:23:32oui très certainement
01:23:33dans la mesure
01:23:33où ils étaient nombreux
01:23:34ils ont piétiné
01:23:35ils ont ramené des voitures
01:23:36peut-être dans les voitures
01:23:37il y avait des mouches
01:23:38parce que les mouches
01:23:39elles rentrent dans les voitures
01:23:40et que
01:23:41je vous rappelle
01:23:41que ça s'est passé
01:23:42tout ça
01:23:42à une période
01:23:43où ils faisaient
01:23:43particulièrement doux
01:23:44et où la densité
01:23:46de stomax
01:23:47et de temps
01:23:48était importante
01:23:49et quand vous ouvrez
01:23:50la fenêtre de votre voiture
01:23:51à proximité
01:23:51d'un élevage
01:23:52il y a des mouches
01:23:53qui rentrent dedans
01:23:53et vous pouvez les transporter
01:23:54d'un élevage à l'autre
01:23:55donc ça peut jouer
01:23:56absolument
01:23:57un rôle de diffusion
01:23:58de cette manière là
01:23:59après sur le matériel
01:24:01sur les bottes
01:24:01sur etc
01:24:02ça peut jouer un rôle
01:24:03mais on sait
01:24:04qu'il est quand même
01:24:05mineur
01:24:06par rapport
01:24:06à la transmission vectorielle
01:24:08voilà
01:24:08donc il ne faut pas
01:24:09si ça a joué un rôle
01:24:12c'est plutôt
01:24:12par le transport
01:24:13de mouches
01:24:14qui est tout à fait possible
01:24:16alors là
01:24:16qui est lui
01:24:16surtout sur des petites distances
01:24:18si vous faites
01:24:19800 km
01:24:21avec des mouches
01:24:22dans un véhicule
01:24:23à un moment donné
01:24:23leur pièce buccale
01:24:24enfin le virus
01:24:25s'inactive
01:24:25au bout d'un certain temps
01:24:26si vous faites
01:24:2750-60 km
01:24:29parce que vous êtes
01:24:29de proximité etc
01:24:30avec ces mouches
01:24:32et que vous les relâchez
01:24:32dans un élevage sain
01:24:33et bien elles peuvent
01:24:34tout à fait
01:24:34jouer un rôle de diffusion
01:24:35et elles ont pu jouer
01:24:36le rôle de diffusion
01:24:37notamment sur des distances
01:24:39de 80-90 km
01:24:42dans certaines zones
01:24:43voilà
01:24:44donc oui
01:24:45ça a été délétère
01:24:46pour la
01:24:47non seulement
01:24:47sur le plan humain
01:24:49pour les gens
01:24:50qui sont intervenus
01:24:51dans les foyers
01:24:51mais ça a été aussi délétère
01:24:53probablement
01:24:54pour la diffusion
01:24:55ces rassemblements
01:24:56proches
01:24:57à proximité
01:24:58des élevages
01:24:58affectés
01:24:59merci beaucoup
01:25:02pour toutes vos réponses
01:25:03je crois qu'il n'y a qu'une question
01:25:04à laquelle il n'y a pas eu de réponse
01:25:06c'est cette maladie
01:25:08si mal nommée
01:25:09ah oui
01:25:09il existe une peste bovine
01:25:13déjà
01:25:14et la peste bovine
01:25:15elle a été éradiquée
01:25:16mais elle existe
01:25:17et voilà
01:25:18et on attend
01:25:19l'habitude quand même
01:25:20de garder le nom
01:25:21peste
01:25:22à des animaux
01:25:23qui créent des septicémies
01:25:24de type hémorragique
01:25:25et c'est plutôt ça
01:25:27d'habitude
01:25:27c'est un virus de variole aussi
01:25:29pardon
01:25:30c'est un virus de variole
01:25:32oui
01:25:33ça a été créé
01:25:35si je puis me permettre
01:25:36sur ce point
01:25:37du nom
01:25:38je vous rejoins
01:25:39sur le fait
01:25:40que effectivement
01:25:41DNC
01:25:43c'est pas
01:25:43ça fait pas très peur
01:25:45en anglais
01:25:46c'est un peu plus stupéfiant
01:25:48c'est LSD
01:25:48lumpy skin disease
01:25:51mais
01:25:52en fait
01:25:54on nous reproche
01:25:55assez souvent
01:25:55de donner des noms
01:25:57catastrophistes aux maladies
01:25:58alors après
01:25:59quand je dis nous
01:26:01on nous reproche
01:26:02dans le grand public
01:26:02et si on l'appelle
01:26:04sa variole
01:26:05ça peut aussi
01:26:07induire le fait
01:26:08que c'est peut-être
01:26:09une zoonose
01:26:10qu'on a peut-être
01:26:11un risque de passage
01:26:12et c'est aussi
01:26:13là-dessus
01:26:13qu'on fait attention
01:26:14aux noms
01:26:15qu'on donne aux maladies
01:26:15après
01:26:15c'est des noms internationaux
01:26:17mais par exemple
01:26:19quand on parle
01:26:20de peste porcine africaine
01:26:21les éleveurs
01:26:23nous le reprochent
01:26:23ils préfèrent parler
01:26:24de fièvre porcine africaine
01:26:26parce que c'est
01:26:27african swine figure
01:26:28en anglais
01:26:28nous on l'a traduit
01:26:30par peste
01:26:30parce que c'est une peste
01:26:31parce que ça va tuer
01:26:32très vite
01:26:32un troupeau
01:26:34donc c'est
01:26:34je suis assez d'accord
01:26:36sur le fait
01:26:36que le nom
01:26:37n'est pas en rapport
01:26:38avec la gravité
01:26:39de la maladie
01:26:40mais ça
01:26:41faute de mieux
01:26:42monsieur le président
01:26:43juste un mot de conclusion
01:26:46d'abord pour vous remercier
01:26:48de nouveau
01:26:48de votre participation
01:26:49de vos contributions
01:26:51on pourrait passer
01:26:52encore beaucoup de temps
01:26:54sur ce sujet
01:26:54mais je pense
01:26:55qu'on a quand même
01:26:56couvert un bon périmètre
01:26:59je voudrais remercier
01:26:59aussi les équipes
01:27:00de l'OPEX
01:27:00je ne l'ai pas dit
01:27:01tout à l'heure
01:27:02qui ont su organiser
01:27:03cette table ronde
01:27:04en un temps assez contraint
01:27:06puisque avec la suspension
01:27:08et les vacances de Noël
01:27:09c'était forcément pas simple
01:27:10donc merci à toutes les équipes
01:27:11qui vous ont contacté
01:27:13qui ont organisé
01:27:14cette audition publique
01:27:16qui est suivie
01:27:17on a d'ailleurs
01:27:18pas mal de questions
01:27:19d'internautes
01:27:19qui prouvent
01:27:20que ça interroge
01:27:21dans ce type
01:27:23d'épidémie
01:27:25évidemment
01:27:25plein d'interrogations
01:27:27parfois fondées
01:27:28et parfois manipulées
01:27:30je n'hésite pas
01:27:31à dire ce terme
01:27:32en tout cas
01:27:33ce qu'il faut retenir
01:27:34c'est que les connaissances
01:27:35les données
01:27:35contribuent à une meilleure
01:27:37appréhension
01:27:38des prochaines crises
01:27:39puisqu'on nous dit
01:27:40qu'il y en aura probablement
01:27:41et qu'elles sont à nos portes
01:27:42donc je ne sais pas
01:27:43si on va s'empresser
01:27:44d'aller regarder ça
01:27:45mais en tout cas
01:27:45on va prendre conscience
01:27:46de ces dangers
01:27:47qui nous menacent
01:27:48Voilà pour cette audition
01:27:50au Sénat
01:27:50sur la dermatose nodulaire
01:27:52épidémie
01:27:52qui frappe les cheptels
01:27:53bovins dans le sud-ouest
01:27:55de la France
01:27:55et qui a fait exploser
01:27:56la colère agricole
01:27:57ces dernières semaines
01:27:58C'est la fin de cette émission
01:27:59merci de l'avoir suivie
01:28:00continuez à suivre
01:28:01l'actualité politique
01:28:02et parlementaire
01:28:03sur notre site internet
01:28:04publicsénat.fr
01:28:05Je vous souhaite
01:28:05une très bonne suite
01:28:06des programmes
01:28:06sur Public Sénat
01:28:07Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:14Merci d'avoir regardé cette vidéo !

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