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Lors de l'émission La Matinale Week-end du 18 janvier 2026, Sébastien Boussois, docteur en sciences politiques, est revenu sur la volonté du président américain de s'emparer du Groenland : «Depuis le retour de Donald Trump (à la Maison-Blanche), on a compris que les États-Unis n'ont pas de partenaires, mais essentiellement des vassaux».

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Transcription
00:00On va essayer d'analyser un petit peu la méthode Trump avec notre invité ce matin, Sébastien Boussois.
00:06Bonjour Sébastien Boussois, vous êtes docteur en sciences politiques et auteur du livre
00:10« Trump, retour vers le futur », c'est aux éditions Mareuil.
00:14Alors je voulais vous demander, comment analysez-vous ce coup de pression
00:18qui est donné par Donald Trump au pays européen, au pays de l'OTAN, ses propres alliés ?
00:24Écoutez, il est tout à fait classique.
00:26Je pense qu'on a compris depuis le retour de Donald Trump que les États-Unis n'ont pas de partenaires,
00:31ils ont essentiellement des vassaux et ce n'est pas nouveau.
00:34Je pense que l'objectif de Donald Trump est avant tout les Américains « Make America Great Again »
00:39et que ce coup de pression est à la fois un caprice, mais en même temps de la part de Donald Trump,
00:44cette fameuse arme de dissuasion massive qui est son atout numéro un, qui est la question des tarifs douaniers.
00:51Donc il essaye de faire pression pour faire plier les Européens.
00:54Le seul problème, c'est que nous ne parlons pas le même langage.
00:57Les États-Unis parlent le langage du rapport de force qui est globalement celui qui est en train de se diffuser partout sur la planète
01:05et les Européens se racrapotent, si je puis dire, sur probablement une vieille diplomatie
01:10ou un vieux fonctionnement du monde qui a déjà évidemment complètement radicalement changé.
01:16Alors justement, s'ils ne parlent pas la même langue, comment les Européens doivent réagir face à un Donald Trump, justement ?
01:23Écoutez, il faut leur demander. Je sais que c'est une volonté de la part des Européens de défendre des choses qui sont tout à fait légitimes,
01:31évidemment, qui concernent la souveraineté nationale, le droit international.
01:35Mais pour Donald Trump, la priorité est la sécurité des États-Unis.
01:38Et quand il brandit l'argument de la Russie et de la Chine dans la tête des Américains,
01:44ça fait probablement mouche parce qu'ils n'ont pas envie à un moment de voir débouler les Chinois et les Russes sur leurs frontières,
01:50en tout cas dans leur zone d'influence.
01:52Cela dit, les États-Unis sont déjà largement présents au Groenland depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
01:58Et je ne suis pas sûr que les Danois puissent résister longtemps,
02:00d'autant plus que Donald Trump ne parle plus soit d'une invasion, soit d'une opération militaire
02:05contre effectivement un autre partenaire de l'OTAN,
02:07mais explique clairement qu'il trouvera tous les moyens pour racheter l'île.
02:12Et d'un point de vue économique, je pense que les Danois seront à un moment ou à un autre
02:16probablement à même de lâcher, ne serait-ce que par leur coopération militaire avec les États-Unis,
02:21mais aussi pour des raisons économiques, parce que Donald Trump est effectivement un businessman
02:25et que son obsession, ça va être d'acheter l'île et qu'il arrivera à trouver, comme il le dit,
02:29un deal pour lequel Copenhague ne pourra probablement peut-être pas résister.
02:33Ce ne sont pas nos 15 évidemment soldats français, notre soldat belge et quelques autres fantassins du cru
02:40qui évidemment permettront aux Danois de résister malheureusement à l'emprise américaine.
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