- il y a 2 semaines
Sa passion pour la nature l'a amenée à la politique, mais ses combats ne se limitent pas à cela. Manon Meunier porte aussi la voix des habitants des zones rurales. Elle siège au sein du groupe La France insoumise à l'Assemblée.
Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Chaque jour, Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !
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00:00Sa passion pour la nature l'a amenée à la politique, mais ses combats ne se limitent pas à cela.
00:05Mon invité porte aussi la voix des habitants des zones rurales.
00:08Elle siège au sein du groupe La France Insoumise à l'Assemblée.
00:24Bonjour Manon Meunier.
00:25Bonjour.
00:26Alors je ne reçois pas qu'une députée aujourd'hui, je reçois aussi l'administratrice du GMHL, le groupe Mammalogique et Herpétologique du Limousin.
00:35C'est une association naturaliste. Alors est-ce qu'on peut peut-être expliquer ce que c'est qu'une association naturaliste déjà ?
00:40C'est une association qui fait du recensement et qui a pour objectif la préservation de plusieurs espèces.
00:46Alors Mammalogique et Herpétologique c'est mammifères, Herpétologique c'est reptiles et amphibiens.
00:51L'objectif c'est de recenser la biodiversité, de montrer son déclin du limousin.
00:56Et dans le limousin en l'occurrence.
00:58Alors du coup, on est entre nous, on peut tous dire, est-ce que vous êtes plutôt chiro, herpéto ou micro-mammes ?
01:04Ce sont les groupes thématiques de cette association.
01:08C'est difficile à dire.
01:10Moi je suis, non, j'essaye de suivre l'ensemble de la biodiversité, de ses dynamiques et des écosystèmes.
01:16Et surtout de faire le lien avec les activités sur les territoires aussi.
01:21Parce que suivre l'évolution de la biodiversité, c'est aussi comprendre les dynamiques d'un territoire.
01:25Et en limousin, on a un modèle agricole qui contribue directement à la préservation de cette biodiversité.
01:31Et c'est d'essayer de comprendre justement comment on fait pour préserver aujourd'hui les activités qui contribuent à la biodiversité.
01:37Et alors parmi les activités de cette association, vous en relayez certaines sur vos réseaux sociaux.
01:42Est-ce que vous faites encore des soirées dissection de pelotes de chouettes entre naturalistes ?
01:46Alors ça, c'est très bien.
01:48C'est des activités très pédagogiques qu'on fait aussi souvent dans les écoles pour essayer de faire comprendre justement le lien entre les espèces.
01:54Parce que les chouettes se nourrissent de micro-mammifères.
01:57Et effectivement, en en disséquant les pelotes, on peut trouver les micro-mammifères.
02:05Et c'est une façon de recenser ces espèces-là.
02:07On voit que vous avez gardé cette passion naturaliste.
02:11Est-ce que vous avez encore le temps de faire des missions nocturnes ?
02:13Grand rhinoloph, aussi ? Parce que ça faisait partie des...
02:16Ça, c'est effectivement du côté de la préservation des espèces.
02:20Donc, chiroptères, le grand rhinoloph, c'est une chauve-souris.
02:24Pareil, les chauves-souris sont des espèces qui sont très sensibles,
02:27qui sont toutes préservées, protégées en France.
02:29Et notamment sensibles, encore une fois, aux activités humaines.
02:33Je pense, quand on implante des projets éoliens, des choses comme ça,
02:37ça peut...
02:38Perturber leur...
02:39Perturber tout à fait les écosystèmes.
02:40Et c'est aussi des choses à prendre en compte dans les politiques.
02:44Et puis, les chiroptères, les chauves-souris,
02:45c'est aussi des animaux qui se nourrissent énormément d'insectes,
02:48qui contribuent à la régulation des écosystèmes.
02:52Et c'est sûr que c'est important de les prendre en compte dans nos politiques publiques aujourd'hui.
02:55Alors, si on parle de tout ça, c'est pas du tout anecdotique,
02:57parce que c'est un peu ça qui a déterminé votre engagement en politique.
03:01C'est votre passion pour la nature et cette envie de la protéger.
03:04Et tout ça, ça s'est joué, je crois, quand vous étiez en CM2.
03:07Oui, tout à fait.
03:08C'est un maître des écoles, en fait,
03:10avec qui je parlais beaucoup en CM1, CM2, tous les soirs,
03:14parce que je lui parlais à l'époque de toutes les injustices
03:16qui me passaient par la tête
03:18et qui me révoltaient déjà à l'époque
03:20sur les problématiques de pauvreté, d'injustice,
03:23de crise environnementale.
03:26Et puis un soir, en fait, il me dit
03:27« Mais Manon, si tu veux régler tous ces problèmes d'un coup,
03:30il faut que tu fasses de la politique. »
03:32Et à l'époque, je fais le choix d'écrire,
03:34notamment à Jean-Louis Borloo,
03:36qui était ministre de l'Environnement à l'époque,
03:38en lui disant « Un jour, je serai à ta place
03:39et je ferai mieux que toi. »
03:41Il vous a répondu ?
03:41Il m'a répondu, il m'avait répondu très cordialement, oui, oui, oui.
03:44Et vous avez dit quoi ?
03:46Il avait remercié mon engagement,
03:48salué mon engagement à mon jeune âge.
03:50Bon, à l'époque, c'était le grenelle de l'environnement
03:53qui était mis en place
03:54et je déplorais un petit peu le fait
03:56que tout ça se concentrait sur le changement des ampoules,
04:00si vous vous souvenez, un petit peu.
04:02Mais il n'y avait encore rien de révolutionnaire
04:03et en l'occurrence, rien de tout ce dont on aurait effectivement besoin
04:07pour engager une réelle transition efficace.
04:11Et c'est à ce moment-là, effectivement,
04:13que je me suis dit que j'allais m'engager en politique.
04:16Mais je ne viens pas du tout d'un milieu politique.
04:18Est-ce que j'allais vous demander,
04:19vos parents, ils ont pensé quoi de votre passion pour la politique ?
04:22Eh bien, justement, j'ai une maman qui est aide-soignante,
04:25mon papa qui était conducteur de taxi.
04:28Donc, je ne viens pas du tout d'un milieu engagé
04:31dans le monde politique.
04:33Dites que vos parents sont plutôt de droite, je crois.
04:36Alors, plutôt de droite,
04:37en tout cas, j'ai une famille, effectivement,
04:38globalement, plutôt de droite, rurale,
04:41avec un profil, j'ai envie de dire,
04:45une famille un peu normale de la ruralité
04:48à laquelle je suis très attachée.
04:50Et justement, avec un profil qui m'a construite aussi.
04:55Et j'ai grandi dans ce milieu-là.
04:58Mais effectivement, pas engagée dans la vie politique.
05:02Et donc, à l'époque, je me dis,
05:03il faut que je puisse, moi, de mon côté,
05:06faire Sciences Po, en fait.
05:08Je me dis...
05:09Sauf que ce n'est pas du tout ce que vous avez fait comme étude.
05:10Vous avez choisi de devenir ingénieur agronome.
05:12On n'est pas du tout dans l'engagement politique,
05:15enfin, dans la voie politique, on va dire.
05:17Non, parce qu'au début, je me dis,
05:18voilà, si je veux faire politique,
05:19il faut que je fasse Sciences Po.
05:20Mais en même temps, déjà, à l'époque,
05:22je me dis, non, ce n'est pas possible.
05:24Je n'ai vraiment pas envie de faire Sciences Po.
05:26Ça a l'air d'être un monde de pourri.
05:28La politique, je me le dis déjà comme ça,
05:30en étant petite et en voyant de ce que je vois à la télé,
05:33ça ne m'inspire pas confiance.
05:35Et en fait, c'est mon papa, à l'époque,
05:36qui me dit, tu sais, Olivier Besancenot,
05:38il est chef de parti et il est facteur.
05:40Donc, tu n'es pas obligé de faire Sciences Po
05:42pour faire de la politique.
05:43Et moi, ce qui me passionnait, à l'époque,
05:44c'était les sciences.
05:46Et donc, je choisis de faire un cursus scientifique.
05:49Et effectivement, je deviens ingénieur agronome.
05:51Alors, on a évoqué votre engagement associatif bénévole au GMHL.
05:55Il y a eu un autre engagement
05:57avant de vous lancer en politique.
05:58Et c'était pendant le Covid,
06:00après votre école d'ingénieur agronome.
06:03Oui, et bien, pendant le Covid, en fait,
06:05donc juste après avoir été diplômée,
06:07je fais le choix de m'engager, effectivement,
06:09dans un foyer d'accueil médicalisé.
06:11Bon, en réalité, je ne sais pas si on peut parler d'engagement.
06:13C'est l'avis de beaucoup de personnes au quotidien.
06:16En l'occurrence, c'est aussi l'avis, voilà,
06:18justement, de ma maman, de ma tante,
06:20de beaucoup de personnes qui, au quotidien,
06:22font ce travail d'aide-soignante.
06:24Donc, moi, je n'avais pas la formation d'aide-soignante,
06:26mais j'ai fait des remplacements
06:27dans ce foyer d'accueil médical.
06:28Pendant combien de temps ?
06:29Pendant un an.
06:30Et c'était une expérience très enrichissante.
06:32Et justement, aussi, je pense qu'on a aussi besoin de ça
06:36pour faire de la politique.
06:37Ensuite, c'est de se rendre compte sur le terrain
06:39de ce que subissent au quotidien
06:41ces travailleurs, notamment ici de la santé
06:43et travailleuses de la santé,
06:44parce que ce sont aussi beaucoup de femmes,
06:47et justement des manques qu'on peut avoir
06:49par rapport à nos structures publiques ou privées
06:52pour accompagner dignement ces personnes.
06:54Alors, vous avez attendu 2021
06:56pour prendre votre carte à LFI.
07:00Vous avez à la fois une fibre écolo et une fibre sociale.
07:03Quand on voit votre profil, on se dit
07:04que vous auriez peut-être pu être attiré plus naturellement
07:08par les écologistes que par LFI ?
07:10Alors, la France insoumise est un parti fondamentalement
07:13anticapitaliste, qui est très mobilisé
07:16contre les problématiques de libre-échange,
07:18alors que les écologistes sont un peu plus diversifiés
07:23en ce sens.
07:24Moi, je considère aujourd'hui qu'il n'y a pas de rupture
07:28au niveau de la crise environnementale
07:30s'il n'y a pas une prise en compte
07:32du système économique global.
07:34C'est ça qui a déterminé votre choix de LFI.
07:36Les insoumis, ils réalisent leur meilleur score
07:39dans les zones urbaines, dans les grandes villes,
07:41dans les banlieues aussi.
07:43Et vous, vous êtes implanté dans une circonscription
07:45qui est en partie, on va dire, rurale.
07:49Est-ce que vous n'êtes pas un peu une anomalie
07:51au sein de LFI ?
07:52Non, je ne crois pas.
07:53D'ailleurs, j'ai beaucoup de militants autour de moi
07:57qui sont insoumis et qui sont aussi issus
08:00de ces zones rurales.
08:02En réalité, notre programme, il est très aligné
08:04avec les revendications.
08:06Quand je vous parle de libre-échange,
08:07les conséquences directes,
08:09c'est la désindustrialisation des territoires,
08:11c'est la concurrence déloyale qui s'applique
08:14sur le modèle agricole et qui fait qu'on est obligé
08:17de s'aligner en permanence par le bas.
08:20Donc, le programme, il répond fondamentalement
08:22aux problématiques rurales.
08:24Vous-même, vous êtes très engagé sur les questions
08:26de ruralité, au-delà de la protection de l'environnement.
08:30Vous avez travaillé sur le plan ruralité d'LFI
08:33en allant à la rencontre de plusieurs femmes
08:35dont vous avez réalisé les portraits.
08:37Vous en avez même fait un film.
08:39Et puis, vous vous êtes engagé aussi
08:40sur les violences conjugales en milieu rural.
08:43Vous avez porté une proposition de loi
08:45sur ce thème précis.
08:47La problématique, elle n'est pas la même
08:49en zone rurale qu'en zone urbaine.
08:53La problématique des violences conjugales
08:56en milieu rural, elle est particulière
08:58dans le sens où elle est méconnue.
09:00En fait, aujourd'hui, on a 33% de la population
09:02qui habite en milieu rural.
09:03Et pourtant, il y a 50% des féminicides
09:06qui se passent dans les milieux ruraux.
09:08Et sur toutes les femmes qui font appel à leurs droits,
09:10il n'y en a quasiment qu'un quart
09:11qui sont issues des territoires ruraux.
09:13Donc, on a une vraie problématique
09:14dans les territoires ruraux.
09:15C'est que les femmes subissent davantage de violences
09:18et font moins appel à leurs droits.
09:20Et ça, c'est profondément dû
09:21à une défaillance de service public,
09:23justement, pour avoir des lieux
09:25où on peut déposer sa parole
09:26en se sentant en toute confiance.
09:29C'est des problématiques aussi
09:30qui sont liées à des problèmes
09:32de mobilité, évidemment, de transport,
09:35de pouvoir accéder à ces lieux
09:36de mise en sécurité.
09:38Donc, ce sont, encore une fois,
09:39des défaillances de l'État.
09:41Et c'est pour ça qu'une proposition de loi
09:42a du sens.
09:43Avant de passer au quiz,
09:45j'aimerais parler de votre style
09:46en politique.
09:47On va s'en faire une idée
09:48dans la réponse que vous avez apportée
09:49à Guillaume Casbarian,
09:51député qui est un député libéral assumé.
09:53C'était en commission
09:54lors d'un débat
09:55pour abroger la loi Duplomb.
09:57Vous savez qui prive
09:58les agriculteurs de liberté,
09:59M. Casbarian ?
10:01C'est précisément vous, en fait.
10:03La liberté de ne pas utiliser
10:05des pesticides
10:06qui sont dangereux
10:07pour leur santé.
10:08La liberté de ne pas devoir
10:10faire la course
10:10à l'agrandissement permanent.
10:12La liberté de rester
10:13à des échelles
10:14de respect des paysages,
10:15d'avoir des prairies humides
10:16dans le cas de l'élevage bovin-limousin.
10:18C'est tout ça
10:19dont vous privez en permanence
10:20les agriculteurs
10:21par vos logiques
10:22de compétitivité internationale.
10:24Et ça, pourquoi ?
10:25Parce que vous refusez
10:26de mettre en place
10:27des politiques protectionnistes.
10:29Parce que vous mettez
10:30en premier
10:30les intérêts
10:32que vous tirez
10:32dans le libre-échange
10:33avec certaines industries.
10:34Alors, vous êtes
10:35très calme,
10:36il n'y a pas un mot
10:37plus haut que l'autre,
10:38vous ne cherchez pas
10:38les punchlines,
10:39vous déroulez votre argumentaire
10:40comme ça,
10:40de façon presque implacable.
10:44Vous l'aviez préparée,
10:45cette intervention,
10:45ou est-ce qu'elle était improvisée ?
10:47Non, je ne prépare pas
10:49systématiquement
10:50toutes mes interventions.
10:52C'est aussi des choses
10:52qui viennent un petit peu
10:54spontanément
10:54dans les débats
10:55et c'est l'expression
10:57d'une colère, en fait,
10:58qui est forte.
10:59C'est-à-dire qu'on a l'impression
11:00d'être confrontés
11:01à des gens
11:02qui ne sont pas issus
11:03justement du peuple, en fait.
11:06Si on regarde aujourd'hui
11:07les origines
11:07de la plupart des députés
11:08sur les bancs,
11:09ils sont issus
11:10de la haute bourgeoisie,
11:11en fait.
11:12Ils ne savent pas
11:12ce que c'est
11:13que de vivre
11:14avec un SMIC,
11:15ils ne savent pas
11:16ce que c'est
11:16que d'être agriculteur,
11:18agricultrice
11:18parce qu'il s'agit
11:20de l'agriculture.
11:21C'est ça qui vous mobilise.
11:23On va passer
11:23au quiz de La politique et moi.
11:25Alors, un quiz
11:25un peu spécial pour vous,
11:26il s'agit de tester
11:27votre connaissance
11:28de la faune limousine
11:28dont on a parlé
11:29au début de l'émission.
11:31Vous allez devoir reconnaître
11:32les espèces en photo
11:33que je vais vous proposer.
11:34On commence
11:34avec une première photo.
11:38Alors ça,
11:39c'est un triton.
11:41Oui.
11:43Est-ce que vous avez
11:44plus de précision ?
11:45C'est le triton marbré,
11:45je crois.
11:46Triton alpestre.
11:48Alors, je ne sais pas
11:48si c'est la même chose
11:49ou pas, moi,
11:49je ne connais pas.
11:50Non, ce n'est pas la même chose.
11:50Ce n'est pas la même chose.
11:51Mais vous n'étiez pas loin.
11:52Vous n'étiez pas loin.
11:52Deuxième photo.
11:57Alors ça, c'est un crapaud.
11:59Ça fait longtemps
12:01que je n'ai pas révisé.
12:02Non, mais c'est un pélodite.
12:05Ah oui.
12:06Vous ne m'avez pas donné
12:07les espèces les plus...
12:08Oui, mais j'étais exprès.
12:09Encore la prochaine,
12:10à mon avis,
12:11c'est la plus dure.
12:12Troisième photo.
12:13Ah oui, bah non,
12:14mais alors là,
12:14c'est une chauve-souris,
12:16mais vous dire laquelle ?
12:17Laquelle.
12:17Alors il y a un indice
12:18sur la photo suivante.
12:19C'est toujours la même espèce.
12:20Je ne sais pas
12:20si on peut la voir.
12:23Non.
12:23Non, je ne saurais pas vous dire.
12:24La pipistrelle de cul.
12:27Moi, j'ai choisi
12:27des trucs assez pointus,
12:30mais visiblement,
12:31les dents de la pipistrelle de cul
12:33la distinguent
12:33de la pipistrelle commune.
12:35Bon.
12:37Ça n'enlève rien
12:38au fait que vous
12:39maîtrisiez quand même
12:40la faune limousine
12:42dans la façon
12:43dont vous en avez parlé
12:44au début de l'émission.
12:46Merci beaucoup,
12:47Manon Meunier,
12:47d'être venue dans
12:47La politique et moi.
12:48Merci.
12:49Merci.
12:50Merci.
12:51Merci.
12:52Merci.
12:53Merci.
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