Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour
Les députés examinent une nouvelle fois le projet de loi de finances pour 2026 dans l'hémicycle. En première lecture, les députés ont rejeté la partie relative aux recettes, interrompant l'examen du texte. Les sénateurs ont alors modifié le texte pour l'adopter, sans les mesures débattues par les députés. Le 19 décembre, les deux chambres ont échoué à trouver un accord sur un budget. En commission des finances, les députés ont une nouvelle fois rejeté la partie recettes et la partie dépenses. C'est donc la version votée par les sénateurs que les députés examinent à compter de ce 13 janvier. Suivez le coup d'envoi des débats sur le budget 2026.

La rédaction de LCP vous propose les morceaux choisis des séances publiques dans l'hémicycle et des séances de travaux ou des auditions en commissions.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Générique
00:00:00Bonjour et bienvenue sur LCP.
00:00:10Le budget est à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
00:00:13En décembre dernier, députés et sénateurs avaient échoué à trouver un compromis.
00:00:17Une loi spéciale a donc été votée pour assurer la continuité de la vie de la nation
00:00:23et permettre l'exécution des missions essentielles du budget de l'Etat.
00:00:28Mais cette loi ne remplace pas le budget.
00:00:32Elle ne permet pas de nouvelles dépenses, d'accorder par exemple les 6,7 milliards d'euros de crédit
00:00:37qui sont prévus pour la défense face aux nouvelles menaces.
00:00:42Les députés reprennent donc la discussion du budget en nouvelle lecture.
00:00:46Le contexte politique est tendu.
00:00:47On ne sait pas si ce budget pourra aller jusqu'au vote
00:00:50ou bien si le gouvernement va utiliser le 49.3 pour passer en force.
00:00:56Direction tout de suite l'hémicycle, la salle des séances.
00:01:00On se retrouve dans un instant.
00:01:02L'ordre du jour appelle la discussion en nouvelle lecture du projet de loi de finances pour 2026.
00:01:07La parole est à monsieur Roland Lescure,
00:01:10ministre de l'économie des finances, de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
00:01:15C'est parti !
00:01:22Quel succès !
00:01:26Madame, Madame la Présidente,
00:01:32Monsieur le Premier ministre,
00:01:35Madame la Ministre, chère Amélie de Montchalin,
00:01:36Monsieur le Président de la Commission des finances,
00:01:39parfaitement adaptée dans son calendrier, dans son heure d'arrivée,
00:01:44Monsieur le rapporteur général,
00:01:46Mesdames, Messieurs, les députés,
00:01:49nous nous étions quittés il y a quelques semaines
00:01:50sur l'échec d'une commission mixte paritaire,
00:01:53certains d'entre vous y étaient,
00:01:55sur le projet de loi de finances pour 2026.
00:01:57Et le vote a quasi unanimité,
00:01:59et merci pour ça, Mesdames et Messieurs les députés,
00:02:01d'une loi spéciale.
00:02:02Les travaux reprennent aujourd'hui en séance publique,
00:02:06après un examen en commission des finances la semaine dernière.
00:02:09Il est temps de mettre un terme au régime temporaire
00:02:12introduit par la loi spéciale,
00:02:14qui pénalise notre économie,
00:02:16n'est pas à la mesure des bouleversements mondiaux,
00:02:18qui se sont accélérés, vous le savez tous et toutes,
00:02:21au cours des derniers jours.
00:02:24La loi spéciale, je le rappelle rapidement,
00:02:25n'est pas une solution pérenne,
00:02:27elle maintient l'incertitude qui pèse sur les entreprises,
00:02:30les ménages, les services publics,
00:02:32suspend les dispositifs d'aide aux ménages modestes,
00:02:34d'aide aux associations.
00:02:36Elle aggrave nos finances publiques, par ailleurs,
00:02:38puisque vous le savez,
00:02:39après l'adoption du projet de loi de financement
00:02:40de la Sécurité sociale pour 2026,
00:02:43le vote du projet de loi de finances pour 2026 au Sénat,
00:02:46et le passage du 31 décembre,
00:02:48nous sommes désormais dans un déficit prévu par le texte
00:02:51que vous examinez,
00:02:52atteint à près de 5,4% du PIB,
00:02:55ce qui est évidemment, je l'ai dit, je le répète,
00:02:57parfaitement inacceptable.
00:02:59Point important,
00:03:01nous devons préserver la confiance des investisseurs.
00:03:04Nous empruntons déjà plus cher que l'Italie,
00:03:06que l'Espagne, que le Portugal,
00:03:08et nous devons le lever,
00:03:09nous avons commencé à le faire,
00:03:10310 milliards d'euros sur les marchés cette année.
00:03:13Nous devons corriger la trajectoire
00:03:15de nos finances publiques au plus vite.
00:03:19La situation internationale est préoccupante.
00:03:22La récomposition économique et géopolitique du monde
00:03:26s'accélère sur tous les continents.
00:03:28Nous ne pouvons pas continuer à regarder les trains passer.
00:03:31J'étais jusqu'à ce matin,
00:03:33jusqu'à hier soir aux Etats-Unis.
00:03:36Les autres puissances ne nous attendent pas
00:03:38pendant que nous délibérons.
00:03:39Nos partenaires se mobilisent,
00:03:41s'adaptent, investissent.
00:03:44Face aux nouvelles menaces,
00:03:45nos partenaires, mais aussi nos adversaires,
00:03:47se réarment.
00:03:47tandis que l'absence du budget, vous le savez,
00:03:50bloque l'augmentation de 6,7 milliards d'euros
00:03:52de nos dépenses de défense.
00:03:55Nos partenaires intensifient leur soutien à l'innovation
00:03:58pour développer leur compétitivité,
00:04:00consolider leur souveraineté économique
00:04:02dans un contexte où les rivalités économiques
00:04:05sont exacerbées par des droits de douane
00:04:07unilatéraux d'un côté,
00:04:10des subventions massives aux exportations de l'autre.
00:04:14Ici aussi, l'absence de budget
00:04:16prive nos entreprises d'un cap,
00:04:18d'un soutien financier non négligeable de l'Etat
00:04:22pour coordonner l'approvisionnement en minerais critiques,
00:04:25développer les filières stratégiques
00:04:27ou accompagner la décarbonation des sites industriels
00:04:31et maintenir ainsi la compétitivité de notre industrie
00:04:34dans un contexte de pression concurrentielle accrue.
00:04:37Enfin, nos partenaires dégagent des marges financières
00:04:42pour être en mesure d'affronter les prochaines crises sanitaires,
00:04:45climatiques ou sécuritaires
00:04:47en s'engageant dans la voie du désendettement.
00:04:52Ici encore, l'absence de budget nous paralyse.
00:04:54Certaines des mesures qui ont été annoncées par le Premier ministre
00:04:56pour soutenir les agriculteurs nécessitent l'adoption d'un budget
00:04:59pour entrer en vigueur.
00:05:00Il est donc urgent que nous fassions de même,
00:05:03que vous fassiez de même.
00:05:04Dans tous ces domaines, il nous faut agir vite
00:05:06pour protéger les Français
00:05:08et préparer l'économie de demain.
00:05:11Et force est de constater, de reconnaître
00:05:14que ces derniers mois, ces dernières semaines,
00:05:18ces derniers jours, ces dernières heures
00:05:19ont été extrêmement utiles.
00:05:22Nous avons débattu, nous avons exprimé nos divergences.
00:05:26Nous nous sommes écoutés, notre culture politique
00:05:28et nos pratiques ont évolué.
00:05:30Cette clarification de nos positions demandait du temps.
00:05:34Il nous a été donné, vous, vous l'êtes donné.
00:05:37L'heure est désormais aux solutions.
00:05:40Vos efforts pour trouver un accord ont payé une première fois
00:05:43avec le vote du projet de loi de financement
00:05:45de la Sécurité sociale.
00:05:47Je suis convaincu que nous sommes de nouveau capables
00:05:49d'arriver à un compromis sur ce budget,
00:05:51sur un texte acceptable par une majorité d'entre vous,
00:05:55même si, évidemment, personne n'en sera totalement satisfait.
00:05:58Je rappelle, allez, j'ai envie de le dire une dernière fois,
00:06:03le cadre budgétaire qui demeure exigeant,
00:06:05le texte final doit limiter le déficit
00:06:09de l'ensemble des administrations publiques pour 2026
00:06:12à 5% du produit intérieur but
00:06:14et partager l'effort budgétaire entre les acteurs économiques.
00:06:18J'étais hier devant le Fonds monétaire international.
00:06:21J'en ai parlé avec mes partenaires européens
00:06:23qui étaient présents aussi à Washington.
00:06:25Ils font confiance à la France.
00:06:27Ils sont convaincus que nous allons pouvoir le faire.
00:06:29J'en suis convaincu également, mesdames et messieurs les parlementaires.
00:06:32Le budget est à portée de main.
00:06:34L'urgence est de s'accorder sur le fond.
00:06:37Un dernier effort est nécessaire.
00:06:39Je sais qu'une grande partie d'entre vous soit y arrivée.
00:06:42Alors mettons-nous d'accord, réduisons les dégâts,
00:06:44permettons à la France d'avancer.
00:06:46Pour cela, nous sommes à votre service.
00:06:48Je vous remercie.
00:06:49Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:06:51La parole est à présent à madame Amélie de Montchalin,
00:06:54ministre de l'Action et des Comptes Publics.
00:06:57Nous entamons aujourd'hui une nouvelle lecture
00:06:59du projet de loi de finances pour 2026
00:07:01puisque la commission mixte paritaire
00:07:03qui s'est réunie le 19 décembre dernier
00:07:05s'est avérée non conclusive
00:07:07et c'est donc du texte adopté par le Sénat le 15 décembre
00:07:10que nous repartons aujourd'hui.
00:07:11Par rapport au 24 octobre
00:07:14où j'étais à cette tribune
00:07:15pour lancer la première lecture du texte,
00:07:17nous avons eu plusieurs centaines d'heures de débat
00:07:20et nous avons examiné plusieurs milliers d'amendements.
00:07:23Ce que nous avions promis a été tenu.
00:07:26Le débat a eu lieu,
00:07:27le Parlement a travaillé
00:07:28et cela se poursuit.
00:07:30Le pouvoir est donc au Parlement
00:07:31comme il ne l'a jamais été
00:07:33sous la Ve République.
00:07:35J'entends toutefois certains
00:07:36parmi les responsables politiques
00:07:38nous dire que nous avons fait
00:07:39ces dernières semaines du surplace,
00:07:40que les efforts collectifs
00:07:42qui ont été déployés
00:07:43ont été inutiles,
00:07:45voire même qu'ils auraient été
00:07:46contre-productifs.
00:07:48Que donc la situation politique et budgétaire
00:07:50dans laquelle nous sommes aujourd'hui
00:07:51serait en somme pire
00:07:52que celle que nous connaissions
00:07:54mi-octobre
00:07:55au moment de lancer nos débats.
00:07:57J'entends également certains
00:07:59nous dire que la méthode choisie
00:08:00par le Premier ministre
00:08:01et mise en oeuvre par le gouvernement,
00:08:03celle de la construction patiente
00:08:05du compromis,
00:08:06article par article,
00:08:07pour bâtir un texte utile aux Français,
00:08:10n'est pas les bonnes
00:08:11et qu'il n'y aurait au fond d'autres issues
00:08:13que la censure et le blocage.
00:08:16A celles et ceux-là,
00:08:17je veux répondre très clairement.
00:08:19La méthode du compromis fonctionne
00:08:21et c'est bien à mes yeux,
00:08:23à nos yeux je crois,
00:08:24la seule qui permette
00:08:25dans une assemblée fragmentée
00:08:27de continuer à avancer.
00:08:30Alors oui,
00:08:30cette méthode est exigeante,
00:08:32elle prend du temps,
00:08:33mais elle produit également
00:08:35des résultats concrets
00:08:36pour les Français
00:08:36et j'en veux pour preuve
00:08:38l'adoption le 16 décembre dernier
00:08:40de la loi de financement
00:08:42de la sécurité sociale.
00:08:43Ce texte est un jalon essentiel
00:08:45pour assurer la pérennité
00:08:46de notre système de protection sociale
00:08:47dans un contexte de vieillissement
00:08:49de la population.
00:08:49Il permet de freiner la dépense
00:08:52puisque nous avons,
00:08:53je le rappelle,
00:08:544,6 milliards d'euros d'économies
00:08:56dans le PLFSS,
00:08:58c'est-à-dire plus
00:08:59que les trois derniers PLFSS
00:09:00qui, eux,
00:09:01avaient été adoptés
00:09:02par des 49.3.
00:09:04Et ils nous permettent
00:09:05tout à la fois
00:09:06de donner 8 milliards d'euros
00:09:08de moyens supplémentaires
00:09:10à la santé
00:09:10au profit des plus fragiles,
00:09:12des malades et des soignants.
00:09:14Ce texte,
00:09:15je le rappelle,
00:09:16que vous avez voté,
00:09:18permet des avancées
00:09:19majeures et utiles
00:09:20comme le congé de naissance
00:09:21pour les jeunes parents,
00:09:23comme le remboursement intégral
00:09:24des fauteuils roulants
00:09:25pour les personnes
00:09:25en situation de handicap,
00:09:27comme l'investissement
00:09:28dans l'habitat intermédiaire
00:09:29et l'accompagnement
00:09:30des maisons de retraite,
00:09:31ou encore
00:09:32pour la réduction
00:09:33des inégalités
00:09:34entre les femmes et les hommes
00:09:35sur les pensions de retraite.
00:09:36La loi spéciale
00:09:39du 23 décembre dernier
00:09:40a permis,
00:09:41par les responsabilités
00:09:42et le vote
00:09:42qui a été le vôtre,
00:09:43d'assurer la continuité
00:09:45de la vie de la nation
00:09:45et le fonctionnement
00:09:47minimal
00:09:47de nos services publics
00:09:49en ce début
00:09:49du mois de janvier.
00:09:51Mais soyons lucides,
00:09:52la loi spéciale
00:09:52n'est pas un budget,
00:09:54c'est bien un régime
00:09:55de services minimum
00:09:56et ce n'est pas
00:09:57un projet
00:09:58pour un pays.
00:09:59Nous ne pourrions
00:10:00et nous ne saurions
00:10:01rester durablement
00:10:02dans cette situation
00:10:03sans dommages
00:10:04irréversibles
00:10:05pour notre pays.
00:10:06Au fond,
00:10:06les Français méritent
00:10:08le maximum,
00:10:09le meilleur
00:10:10et non pas
00:10:11le minimum.
00:10:12Je le rappelle
00:10:13en ce régime
00:10:13de services votés,
00:10:15il nous est impossible
00:10:16d'apporter
00:10:16une réponse durable
00:10:18et nouvelle
00:10:18à la crise agricole
00:10:20car les mesures
00:10:21du plan
00:10:21de 300 millions d'euros
00:10:22que nous avons annoncées
00:10:23avec mes collègues
00:10:24Annie Gennevard
00:10:24et Mathieu Lefebvre
00:10:25vendredi dernier
00:10:26ont besoin
00:10:27d'une traduction budgétaire.
00:10:29Il est également
00:10:29impossible
00:10:30de mettre en oeuvre
00:10:31le pacte de refondation
00:10:32adopté au Sénat
00:10:33et dont la Nouvelle-Calédonie
00:10:35a tant besoin
00:10:36pour redresser son économie
00:10:37et que,
00:10:38nous le savons,
00:10:39les députés
00:10:40ont largement soutenu
00:10:41dans cet hémicycle.
00:10:42Je pense en particulier
00:10:43aux députés Metzdorf.
00:10:45Aucune dépense discrétionnaire
00:10:46nouvelle non plus
00:10:47ne peut avoir lieu.
00:10:48Ma prime rénov'
00:10:49est à l'arrêt,
00:10:50les subventions
00:10:51aux associations
00:10:51sont gelées,
00:10:53les investissements locaux
00:10:54sont différés
00:10:55et l'incertitude économique
00:10:56malheureusement
00:10:57s'installe
00:10:58et si elle devait
00:10:58s'installer plus longuement,
00:11:00elle nous coûtera cher.
00:11:01Alors au fond,
00:11:02la loi spéciale
00:11:03nous a permis
00:11:03de gagner quelques jours
00:11:04pour prolonger
00:11:05nos discussions.
00:11:07Il est maintenant
00:11:07l'heure
00:11:07de les faire aboutir.
00:11:10Et je voulais au fond
00:11:11tirer peut-être
00:11:11quelques conclusions
00:11:12de ces dizaines d'heures
00:11:14de débats
00:11:14que nous avons eues
00:11:15ces dernières semaines
00:11:16car dans les conclusions
00:11:17que j'en tire,
00:11:18il y a des points
00:11:19de convergence.
00:11:20Il y a une convergence
00:11:21sur la nécessité
00:11:22de réduire le déficit
00:11:23sous 5% en 2026
00:11:25par un effort
00:11:26équitablement partagé
00:11:27entre l'Etat,
00:11:29les collectivités
00:11:29et la sécurité sociale.
00:11:31Il y a une convergence
00:11:32sur la nécessité
00:11:33de protéger
00:11:33les contribuables
00:11:34et les entreprises
00:11:35alors que le ras-le-bol fiscal
00:11:37progresse
00:11:37avec une modération
00:11:39des hausses d'impôts
00:11:40mais en étant toutefois
00:11:42très ferme
00:11:43sur la lutte
00:11:44contre la sur-optimisation
00:11:45fiscale
00:11:45qui là aussi
00:11:46est un point de convergence.
00:11:48Il y a une convergence
00:11:49sur la nécessité
00:11:50d'apporter des réponses
00:11:51durables
00:11:51à la crise agricole,
00:11:53à la crise du logement
00:11:54et je veux ici saluer
00:11:55le travail
00:11:55qui a été mené
00:11:56par des députés
00:11:58de tous les bancs
00:11:59ou presque
00:11:59sur le bailleur privé
00:12:01tant dans le logement
00:12:02neuf collectif
00:12:03que dans l'ancien
00:12:04mais également
00:12:05en trouvant un équilibre
00:12:06pour soutenir
00:12:06le logement social.
00:12:08Et puis j'ai vu aussi
00:12:09une convergence
00:12:09sur la volonté
00:12:10de renforcer
00:12:11la compétitivité
00:12:12de nos entreprises
00:12:13que ce soit
00:12:14pour soutenir
00:12:14leur innovation
00:12:15ou leur décarbonation.
00:12:18Si je fais le bilan
00:12:19de ces débats,
00:12:20il me semble
00:12:20qu'il y a néanmoins
00:12:21trois grands sujets
00:12:23sur lesquels
00:12:24nous devons encore
00:12:25rapprocher les positions.
00:12:26Le premier,
00:12:28c'est le financement
00:12:28des collectivités.
00:12:30C'est à mon sens
00:12:30celui pour lequel
00:12:32le travail de convergence
00:12:33qui est devant nous
00:12:34est le plus important
00:12:35et c'est pourquoi
00:12:36le gouvernement
00:12:36a appelé en priorité
00:12:38les articles
00:12:39sur ce sujet
00:12:40dès ce soir
00:12:41puisqu'à l'approche
00:12:42des élections municipales,
00:12:43nous devons au plus vite
00:12:44donner aux conseils municipaux
00:12:46qui seront élus en mars
00:12:47de la visibilité
00:12:48sur les moyens
00:12:49dont ils disposeront
00:12:50pour commencer leur mandat.
00:12:52Le deuxième sujet
00:12:53encore ouvert,
00:12:54c'est celui
00:12:54des dépenses d'avenir.
00:12:55celles au profit
00:12:56des plus jeunes,
00:12:57de l'enseignement,
00:12:58de la recherche,
00:12:59de la transition écologique
00:13:00ou encore du logement.
00:13:02Autant de sujets
00:13:03qui, on le sait,
00:13:04dépassent largement
00:13:04l'annuité budgétaire.
00:13:06Même en période
00:13:07de contrainte,
00:13:08il ne faut pas
00:13:09renoncer à l'avenir,
00:13:10il nous faut donc
00:13:11choisir et investir.
00:13:13Enfin,
00:13:13le troisième sujet
00:13:14sur lequel nous devons
00:13:15encore progresser
00:13:16est celui
00:13:17du pouvoir d'achat
00:13:18pour mieux protéger
00:13:19les plus modestes
00:13:20tout en garantissant
00:13:22l'équité dans l'effort,
00:13:23faire en sorte
00:13:24que le travail paye mieux.
00:13:26Je pense ici
00:13:26aux décisions
00:13:27que vous aurez à prendre
00:13:28à la fois
00:13:29sur le barème
00:13:29de l'impôt sur le revenu,
00:13:31sur le soutien
00:13:31aux travailleurs modestes
00:13:32et aux étudiants
00:13:33tout comme aux apprentis.
00:13:35Ce n'est pas parce
00:13:36que nous ne sommes pas
00:13:37arrivés aujourd'hui
00:13:38à un point d'accord
00:13:38qu'il n'y a pas d'accord.
00:13:40Cela veut dire
00:13:40que nous devons
00:13:41de nouveau
00:13:41mettre le travail
00:13:43sur le métier
00:13:44et avancer ensemble.
00:13:46Mais un danger existe
00:13:47et ce n'est ni le débat
00:13:49ni le désaccord.
00:13:51Le vrai danger
00:13:52c'est le renoncement.
00:13:54Le danger
00:13:54ce serait de préférer
00:13:55la censure au compromis,
00:13:57le chaos à la responsabilité,
00:13:59l'impasse au travail.
00:14:01Certains manifestement
00:14:03ont le goût
00:14:03de la destruction
00:14:04plus que de la construction.
00:14:06Certains nous disent
00:14:07qu'ils préféraient
00:14:08censurer
00:14:09plutôt que proposer.
00:14:12Faire tomber
00:14:12le gouvernement maintenant
00:14:13reviendrait
00:14:14à refuser le débat,
00:14:15à plonger le pays
00:14:16dans l'instabilité
00:14:17et à acter
00:14:18l'impossibilité
00:14:19d'avoir un budget
00:14:20avant les élections municipales.
00:14:22Ce serait
00:14:22prolonger
00:14:23le service minimum,
00:14:25figer l'investissement
00:14:25et laisser
00:14:26le déficit dériver.
00:14:29Les Français
00:14:29ne choisissent pas
00:14:30des élus
00:14:31pour bloquer
00:14:31mais pour décider.
00:14:34Et je crois
00:14:34qu'ils ne nous demandent pas
00:14:35de préparer
00:14:362027
00:14:37dès aujourd'hui.
00:14:38Ils nous demandent
00:14:39d'agir pour 2026
00:14:40pour eux
00:14:41ici
00:14:42et maintenant.
00:14:44La grande échéance
00:14:45démocratique
00:14:45viendra en 2027
00:14:46et elle permettra
00:14:47aux Français
00:14:48de choisir
00:14:49entre des projets,
00:14:50des projets clairs
00:14:51et des projets
00:14:51sûrement très différents
00:14:52entre eux.
00:14:54Le budget
00:14:54pour 2026
00:14:55ne doit pas devenir
00:14:57le premier tract
00:14:58électoral
00:14:59de cette présidentielle.
00:15:00Alors au fond,
00:15:01la question
00:15:01qui vous est posée
00:15:02aujourd'hui,
00:15:03qui est posée
00:15:03à chacun,
00:15:05voulons-nous
00:15:05que le pays avance
00:15:06ou voulons-nous
00:15:07qu'il s'enlise ?
00:15:09Le gouvernement,
00:15:10lui,
00:15:10a fait son choix.
00:15:11Il continuera
00:15:12à tout faire
00:15:13pour que le compromis
00:15:13aboutisse,
00:15:15pour que la France
00:15:15ait un budget
00:15:16rapidement
00:15:17et pour que 2026
00:15:18puisse être une année
00:15:19d'action
00:15:20et pas une année
00:15:21perdue.
00:15:23Merci d'avance
00:15:24pour le travail
00:15:24que nous ferons
00:15:25en ce sens.
00:15:27A bientôt.
00:15:27Merci beaucoup
00:15:29Madame la Ministre.
00:15:30La parole est à présent
00:15:31à Monsieur Philippe Juvin,
00:15:33rapporteur général
00:15:34de la Commission des finances
00:15:35de l'économie générale
00:15:36et du contrôle budgétaire.
00:15:39Pascal disait
00:15:40la vérité
00:15:42est rarement aimable
00:15:43et il est vrai
00:15:45que la vérité
00:15:46sur la situation
00:15:47de notre pays
00:15:47n'est guère aimable.
00:15:50Nous cumulons
00:15:50le record d'Europe
00:15:51des taxes et impôts
00:15:52et le déficit
00:15:54le plus abyssal
00:15:55de l'Union européenne.
00:15:57La Commission mixte
00:15:58paritaire
00:15:59a échoué
00:16:00à se mettre
00:16:00d'accord
00:16:00sur un texte
00:16:01susceptible
00:16:02de recueillir
00:16:02le consentement
00:16:03à la fois
00:16:03de l'Assemblée
00:16:04et du Sénat
00:16:04et c'est pourquoi
00:16:05nous sommes réunis
00:16:06aujourd'hui.
00:16:06Le premier impératif
00:16:09mes chers collègues
00:16:09est simple
00:16:10la France
00:16:11doit avoir
00:16:12un budget
00:16:13le fantasme
00:16:15de vivre
00:16:16sous l'empire
00:16:17de la loi spéciale
00:16:18pendant un an
00:16:19n'est ni possible
00:16:20ni souhaitable
00:16:21l'économie
00:16:23c'est la confiance
00:16:24et jeter le doute
00:16:26sur notre capacité
00:16:28à adopter un budget
00:16:28c'est saper la confiance
00:16:30et abîmer
00:16:30notre économie.
00:16:32Deuxième point
00:16:33notre objectif
00:16:35collectif
00:16:35est simple
00:16:36un déficit
00:16:37sous les 5%
00:16:39sinon
00:16:39adieu
00:16:40le retour
00:16:41au 3%
00:16:42en 2029
00:16:43étape
00:16:44indispensable
00:16:44pour notre
00:16:45désendettement.
00:16:47Le PLF
00:16:48prévoyait
00:16:48un déficit
00:16:49de 4,7%
00:16:50du PIB
00:16:51puis sont venus
00:16:52successivement
00:16:53le PLFSS
00:16:54et le Sénat
00:16:54qui ont chacun
00:16:55modifié la copie.
00:16:57Concernant le PLFSS
00:16:58on parle de
00:16:598,7 milliards
00:17:00de dépenses en plus
00:17:01qui dégradent le solde
00:17:03dont 6,6 milliards
00:17:05sont désormais
00:17:05à la charge
00:17:06du budget
00:17:07de l'Etat
00:17:07et que nous devons
00:17:09désormais
00:17:09ici assumer.
00:17:11Les concessions
00:17:12faites
00:17:12lors du PLFSS
00:17:14ont donc été
00:17:14très coûteuses
00:17:16et au total
00:17:17ce qu'il faut retenir
00:17:18c'est que nous dépassons
00:17:19désormais
00:17:19les 5,4%
00:17:21pourquoi faut-il
00:17:23impérativement
00:17:24maîtriser la dette
00:17:25parce que les intérêts
00:17:27que la France
00:17:27doit verser
00:17:27à ses créanciers
00:17:28rognent
00:17:29après année
00:17:29ces marches
00:17:31de manœuvre
00:17:31ces marches
00:17:32de manœuvre
00:17:32une charge
00:17:34de la dette
00:17:34qui dépassera
00:17:35bientôt les 100 milliards
00:17:36viendra
00:17:37d'autant minorer
00:17:38le financement
00:17:38des services publics
00:17:39et notre capacité
00:17:40à correctement
00:17:42soigner
00:17:42protéger
00:17:43éduquer
00:17:44les Français
00:17:44et puis
00:17:44nous n'aurons
00:17:45aucune marge
00:17:46de manœuvre
00:17:47le jour
00:17:48où surviendra
00:17:48une crise mondiale
00:17:49dont les causes
00:17:50hélas
00:17:50ne manquent pas
00:17:51une guerre
00:17:52une crise
00:17:53de la dette privée
00:17:54une bulle
00:17:55de l'intelligence artificielle
00:17:56des tensions internationales
00:17:57bref
00:17:58une remontée des taux
00:17:59enfin
00:18:00se désendetter
00:18:02c'est retrouver
00:18:02l'exercice
00:18:03de la souveraineté
00:18:04dans une économie
00:18:05qui croit
00:18:06de 1% par an
00:18:07il n'est pas durablement
00:18:08possible
00:18:08de consacrer
00:18:09plus de 3%
00:18:10du PIB
00:18:10au paiement
00:18:12de la charge
00:18:12de la dette publique
00:18:13les grandes nations
00:18:16se perdent moins
00:18:17par des catastrophes
00:18:18que par l'accumulation
00:18:19de négligences
00:18:20et de petits abandons
00:18:21successifs
00:18:22le budget
00:18:22n'est donc pas
00:18:23un exercice technique
00:18:24c'est un acte
00:18:25de responsabilité
00:18:26historique
00:18:27Claudel
00:18:29disait qu'avec le diable
00:18:32on ne pouvait pas
00:18:33aller très loin
00:18:34mais qu'on pouvait
00:18:35tomber très bas
00:18:37et bien avec le budget
00:18:38c'est exactement
00:18:38la même chose
00:18:39sans budget
00:18:40on ne peut pas
00:18:41aller très loin
00:18:41mais on peut
00:18:42tomber très bas
00:18:43et Claudel
00:18:44ajoutait aussi
00:18:45c'est intéressant
00:18:45la plus grande malice
00:18:47du diable
00:18:47c'est de faire croire
00:18:49qu'il n'existe pas
00:18:50et bien encore une fois
00:18:52avec le budget
00:18:52c'est pareil
00:18:53il y a certains
00:18:53qui font croire
00:18:54aux français
00:18:54qu'il n'y a pas
00:18:55de problème
00:18:55et que nous disent-ils
00:18:57et bien ils nous disent
00:18:59que la dette
00:18:59ce n'est pas grave
00:19:00on ne la remboursera pas
00:19:02ils nous disent
00:19:02le déficit
00:19:03ce n'est pas grave
00:19:03non plus
00:19:04et puis rassurez-vous
00:19:05disent-ils
00:19:06ajoutent-ils
00:19:06pour financer tout cela
00:19:08il y a toujours
00:19:08une solution miracle
00:19:09les riches
00:19:10les ultra-riches
00:19:11les ultra-ultra-riches
00:19:12les entreprises
00:19:13c'est pareil
00:19:14bref
00:19:15une sorte de caisse automatique
00:19:16on appuie
00:19:17et ça paye toujours
00:19:18les mêmes nous disent
00:19:20les bénéfices
00:19:21taxés à 100%
00:19:22l'Europe
00:19:23on ne paiera pas
00:19:23la DGF des communes
00:19:25des départements
00:19:25on ne paiera pas non plus
00:19:27vous l'avez compris
00:19:28la parole donnée
00:19:29les engagements internationaux
00:19:31le droit européen
00:19:32les règles communes
00:19:33tout ça
00:19:34c'est très optionnel
00:19:35mais vous croyez
00:19:36que j'exagère
00:19:37mais pas du tout
00:19:38ces propositions
00:19:39ont été formulées
00:19:40à l'Assemblée nationale
00:19:40et on l'a vu
00:19:42lors de l'examen
00:19:43en nouvelle lecture
00:19:44en commission des finances
00:19:45qui s'est soldé samedi
00:19:46par le rejet d'un texte
00:19:48du coup devenu insincère
00:19:49et par bien des aspects
00:19:50très déraisonnables
00:19:51je vois que leurs auteurs
00:19:53se reconnaissent
00:19:54et j'en suis absolument ravi
00:19:55et puis il y a ceux
00:19:57qui sautillent
00:19:58et qui hésitent
00:20:00et je vous recommande
00:20:00mes chers collègues
00:20:01l'excellent ouvrage
00:20:02de notre collègue
00:20:03et ancien président
00:20:04de la République
00:20:04François Hollande
00:20:05consacré à l'histoire
00:20:07des idées de la gauche
00:20:08le président Hollande
00:20:10cite Paul Brousse
00:20:11Paul Brousse
00:20:13qui dit
00:20:14à ses camarades
00:20:15socialistes
00:20:16pour les ramener
00:20:16au sens des responsabilités
00:20:18la chose suivante
00:20:20je cite Paul Brousse
00:20:21descendez
00:20:22de vos hautes tours
00:20:23de l'utopie
00:20:24et bien mes chers collègues
00:20:26c'est exactement
00:20:28le message
00:20:28que je veux
00:20:29nous adresser
00:20:30mutuellement aujourd'hui
00:20:31et d'ailleurs
00:20:31pas seulement aux socialistes
00:20:32à tout le monde
00:20:33descendons
00:20:35des hautes tours
00:20:36de nos utopies
00:20:37et ce message
00:20:38il vaut pour tout le monde
00:20:39disons la vérité
00:20:41mes chers collègues
00:20:42fini les chansons
00:20:44pour endormir
00:20:45les petits enfants
00:20:45si nous avons
00:20:463200 milliards de dettes
00:20:473300 milliards de dettes
00:20:49ce n'est pas parce que
00:20:51nous n'avons pas
00:20:52assez taxé
00:20:53c'est parce que
00:20:54nous avons trop dépensé
00:20:55et pour placer
00:20:59le pays
00:20:59sur une trajectoire
00:21:00soutenable
00:21:01de réduction
00:21:01des déficits
00:21:02et de stabilisation
00:21:04de la dépense
00:21:06il est indispensable
00:21:08de diminuer
00:21:08la dépense publique
00:21:09l'objectif
00:21:10n'est évidemment
00:21:10pas de priver
00:21:11les citoyens
00:21:11du niveau
00:21:12de service
00:21:13légitimement attendu
00:21:15dans une économie
00:21:15avancée
00:21:16c'est pas ça
00:21:17le sujet
00:21:17mais comment
00:21:18ne pas se poser
00:21:19la question
00:21:20de l'efficacité
00:21:21de la dépense publique
00:21:22dans un pays
00:21:23où elle représente
00:21:2457% du PIB
00:21:26contre 49,6%
00:21:29en moyenne
00:21:29dans la zone euro
00:21:30vit-on
00:21:31plus malheureux
00:21:33chez nos voisins
00:21:33que chez nous
00:21:34il faut à l'évidence
00:21:36mener une réflexion
00:21:37sur notre modèle
00:21:38qui souffle
00:21:39depuis plusieurs décennies
00:21:40et cette question
00:21:41devra être au centre
00:21:42des débats
00:21:42qui précéderont
00:21:43la prochaine élection
00:21:44présidentielle
00:21:44mais pour le moment
00:21:45l'urgence consiste
00:21:47à apprendre
00:21:48la frugalité
00:21:49à éliminer
00:21:50toutes les dépenses
00:21:51qui ne sont pas
00:21:52strictement nécessaires
00:21:53afin d'écarter
00:21:54l'épée de Damoclès
00:21:55de la dette publique
00:21:58je vous proposerai
00:21:59donc des mesures
00:22:00simples
00:22:01immédiatement
00:22:02efficaces
00:22:03pour réduire la dépense
00:22:04d'abord une année blanche
00:22:05l'article 36
00:22:06plafonnement des ressources
00:22:07des opérateurs
00:22:08au niveau de 2025
00:22:09c'est clair
00:22:10c'est lisible
00:22:11un milliard d'eux d'économies
00:22:12ensuite
00:22:14un rabot de 2%
00:22:15en moyenne
00:22:16sur toutes les dépenses
00:22:17de l'Etat
00:22:17en régalien
00:22:186,2 milliards d'économies
00:22:21oui un rabot
00:22:21alors je sais
00:22:22que certains diront
00:22:24c'est pas très subtil
00:22:24ce que propose Juvin
00:22:25
00:22:26mais ils auront raison
00:22:27mais l'expérience
00:22:28montre une chose
00:22:28c'est ce qui fonctionne
00:22:29et j'ai longtemps cru
00:22:31voyez-vous
00:22:32qu'il fallait d'abord
00:22:33mener des réformes
00:22:34de structure
00:22:34pour faire des économies
00:22:36en réalité
00:22:36je me suis trompé
00:22:37ce sont les contraintes
00:22:39budgétaires
00:22:39qui forcent les structures
00:22:40à se réformer
00:22:41le rabot
00:22:42outre ses vertus
00:22:44évidentes de rendement
00:22:46permet
00:22:47la réforme de structure
00:22:49alors certains ont oublié
00:22:50que l'argent public
00:22:51n'appartenait pas à l'Etat
00:22:52mais aux français
00:22:53qui l'ont gagné
00:22:54et à qui on le prend
00:22:55je vous proposerai donc
00:22:56des amendements
00:22:58pour revenir sur la hausse
00:22:59de l'impôt sur le revenu
00:23:00certains ont oublié
00:23:02que les entreprises
00:23:02n'étaient pas des vaches à lait
00:23:04que l'on pouvait traire à l'envie
00:23:05arrêtons de voter des taxes
00:23:07et des impôts
00:23:08sans jamais se préoccuper
00:23:09de leurs effets
00:23:10sur l'économie réelle
00:23:11quand on surtaxe
00:23:13une entreprise
00:23:14mes chers collègues
00:23:14elle répercute toujours
00:23:16ses coûts
00:23:17toujours
00:23:17soit sur le consommateur
00:23:18soit sur ses salariés
00:23:20soit tout simplement
00:23:20en partant
00:23:21et bien je vous proposerai
00:23:23des amendements
00:23:24pour limiter la pression fiscale
00:23:25sur les entreprises
00:23:26et pour abolir
00:23:28les velléités
00:23:28de taxer leur trésorerie
00:23:30la tax holding
00:23:31article 3
00:23:32ou de remettre en cause
00:23:34ce qui marche
00:23:35et nous garantit
00:23:36de garder un tissu
00:23:37d'entreprise familiale
00:23:38je pense à l'idée
00:23:38déraisonnable
00:23:39de remettre en cause
00:23:41par un simple coup
00:23:42de stylo
00:23:43le pacte d'Utreil
00:23:44au détour d'un amendement
00:23:46ou enfin de s'immiscer
00:23:47quelle drôle d'idée
00:23:48dans leur gouvernance
00:23:49le Portugal
00:23:51mes chers amis
00:23:51la Grèce
00:23:52l'Italie
00:23:52sont arrivés
00:23:53ils ont réduit
00:23:54leurs dépenses
00:23:55ils ont débureaucratisé
00:23:56libéré les collectivités
00:23:58territoriales
00:23:59les acteurs économiques
00:24:00et sociaux
00:24:01ils ont lutté
00:24:02contre les fraudes
00:24:03ils ont adopté
00:24:04une règle d'or
00:24:05ils ont augmenté
00:24:05la productivité
00:24:06nous aussi
00:24:07mes chers collègues
00:24:09on peut y arriver
00:24:10dépenser moins
00:24:11dépenser mieux
00:24:12travailler plus
00:24:13simplifier
00:24:14décentraliser
00:24:15mes chers collègues
00:24:17la France
00:24:18a des atouts
00:24:19immenses
00:24:20immenses
00:24:21il lui suffirait
00:24:23de peu
00:24:23pour redevenir
00:24:24le très grand pays
00:24:26qu'elle n'a en fait
00:24:27jamais cessé d'être
00:24:29mais une chose est sûre
00:24:30une chose est sûre
00:24:32les bonnes intentions
00:24:33ne suffisent pas
00:24:34la France n'a plus besoin
00:24:37de bonnes intentions
00:24:37elle a besoin d'actes
00:24:40et pour contrôler un budget
00:24:41j'ose dire que c'est très simple
00:24:43soit vous augmentez les impôts
00:24:46soit vous baissez les dépenses
00:24:47alors il faudra
00:24:49agir probablement
00:24:51sur les deux
00:24:52mais
00:24:53ne nous trompons pas
00:24:55monsieur Matéi
00:24:56les vraies marges de manœuvre
00:24:58ils sont du côté
00:24:59de la dépense
00:25:00il nous faut donc un cap
00:25:02une feuille de route
00:25:04et une stratégie
00:25:05le cap
00:25:06le désendettement
00:25:07la feuille de route
00:25:08la baisse des dépenses
00:25:10la stratégie
00:25:12et bien il vous appartient
00:25:13de la fixer
00:25:14monsieur le premier ministre
00:25:15et si demain
00:25:17monsieur le premier ministre
00:25:18vous deviez utiliser
00:25:19tous les moyens
00:25:21que vous offre la constitution
00:25:22pour la mettre en oeuvre
00:25:23cette stratégie
00:25:24soyez-en certains
00:25:25vous nous trouveriez
00:25:27très nombreux
00:25:27à vos côtés
00:25:28je vous remercie
00:25:29merci beaucoup
00:25:30monsieur le rapporteur
00:25:32du budget
00:25:33la parole est à présent
00:25:35monsieur Eric Coquerel
00:25:36président de la commission
00:25:37des finances
00:25:38de l'économie générale
00:25:38et du contrôle budgétaire
00:25:40madame la ministre
00:25:48monsieur le premier ministre
00:25:49monsieur le ministre
00:25:50monsieur le rapporteur
00:25:50chers collègues
00:25:51on ne dirige pas
00:25:53un pays par la peur
00:25:54la pression
00:25:55ou le chantage
00:25:56institutionnel
00:25:57cette formule
00:25:59n'est pas la miel
00:26:00mais celle de
00:26:01Xavier Bertrand
00:26:02et ma foi
00:26:02j'y souscris
00:26:03j'observe qu'au sein
00:26:05de l'exécutif
00:26:05chacun essaie
00:26:06de se dédouaner
00:26:07et de faire porter
00:26:08à d'autres
00:26:09le poids des responsabilités
00:26:10l'Elysée
00:26:11sur le gouvernement
00:26:12le menaçant
00:26:13aujourd'hui d'ordonnance
00:26:14qui conduirait
00:26:14automatiquement
00:26:15à sa censure
00:26:16le gouvernement
00:26:17sur l'assemblée
00:26:18et des oppositions
00:26:20officielles ou non
00:26:21avec un chantage
00:26:22à la loi spéciale
00:26:24ou des menaces
00:26:24de dissolution
00:26:25tout ceci
00:26:26est une manière
00:26:27de masquer
00:26:27votre seule responsabilité
00:26:29celle d'un exécutif
00:26:31minoritaire
00:26:31qui essaie
00:26:32d'imposer
00:26:32par tous les moyens
00:26:33son budget
00:26:34minoritaire
00:26:35ce qui ne devrait
00:26:36pas être possible
00:26:37dans une réelle démocratie
00:26:39pour imposer
00:26:41votre mauvais budget
00:26:41vous organisez
00:26:42un chantage
00:26:42dont la loi spéciale
00:26:43est l'instrument
00:26:44contrairement à ce que
00:26:45vous dites
00:26:46elle peut permettre
00:26:47de tenir plusieurs mois
00:26:48il suffit de lire
00:26:49le décret du 30 décembre
00:26:51dernier
00:26:51les budgets
00:26:53de la loi spéciale
00:26:54sont à l'euro près
00:26:55les mêmes qu'en 2025
00:26:564,21 milliards
00:26:58pour l'agriculture
00:26:594,37 milliards
00:27:00pour l'aide publique
00:27:01au développement
00:27:0123,12 milliards
00:27:03pour le logement
00:27:043,91 milliards
00:27:05pour la culture
00:27:06nous avons donc bien
00:27:08un budget alternatif
00:27:09à disposition
00:27:10pour quelques mois
00:27:11et pas seulement
00:27:12une roue de secours
00:27:13pour trois semaines
00:27:14mais vous avez choisi
00:27:16de limiter
00:27:17par votre arrêté
00:27:18les crédits ouverts
00:27:18à 25%
00:27:19du niveau de 2025
00:27:20vous avez choisi
00:27:22d'imposer
00:27:23par votre circulaire
00:27:24la prudence
00:27:25et la parcimonie
00:27:25je vous cite
00:27:26la preuve
00:27:27la preuve est là
00:27:27publiée au journal officiel
00:27:29vous avez choisi
00:27:30d'utiliser
00:27:31la loi spéciale
00:27:32pour gouverner
00:27:33par le chantage
00:27:34sur ma prime
00:27:35rénov'
00:27:36pas de budget
00:27:37pas de guichet
00:27:38dites-vous
00:27:38avez-vous dit
00:27:39mais il y a bien
00:27:40de quoi payer
00:27:40le programme urbanisme
00:27:41est répliqué
00:27:42à l'euro près
00:27:42par décret
00:27:432,51 milliards
00:27:45pour 2025
00:27:46madame Borne
00:27:47avait galégé
00:27:48sur les cartes vitales
00:27:49pour 2026
00:27:50monsieur Jean Brun
00:27:50recommence
00:27:51sur ma prime rénov'
00:27:52on attend donc
00:27:53avec impatience
00:27:54ce que vous allez pouvoir
00:27:55nous sortir
00:27:56pour les débats budgétaires
00:27:57pour 2027
00:27:58car sauf un retour aux urnes
00:27:59d'ici là
00:28:00vous aurez de nouveau
00:28:01à utiliser la loi spéciale
00:28:03et vous faites tous ces choix
00:28:04vous organisez ce chantage
00:28:06car vous savez
00:28:07que ce budget
00:28:08ne passera jamais
00:28:09grâce à un vote
00:28:10j'avais déjà averti
00:28:12sur ce point
00:28:13en première lecture
00:28:14je recommence aujourd'hui
00:28:16en sachant qu'un vote
00:28:17est inatteignable
00:28:18vous savez qu'il vous faudra
00:28:19passer par le 49-3
00:28:21or cela impose
00:28:22quand même
00:28:22que vous fassiez
00:28:23des concessions
00:28:24même à ceux
00:28:25qui sont disposés
00:28:26à laisser passer
00:28:26un budget
00:28:27seulement modifié
00:28:28aux marges
00:28:28mais l'examen au Sénat
00:28:30puis en commission
00:28:30ce week-end
00:28:31n'a montré
00:28:31aucune concession
00:28:33vous ne cédez rien
00:28:34ni sur les APL
00:28:36ni sur la prime d'activité
00:28:37ni sur les 4000 postes
00:28:40d'enseignants
00:28:40déjà vendus
00:28:41par François Béroux
00:28:42pour éviter la censure
00:28:43ni sur le fond vert
00:28:45ni sur le logement social
00:28:46pourtant présenté
00:28:47par certains
00:28:48comme autant de lignes rouges
00:28:49vous menacez donc
00:28:51de la dissolution
00:28:51pour faire pression
00:28:52sur les oppositions
00:28:53pas de gouvernement
00:28:55pas d'aide
00:28:56pour les agriculteurs
00:28:57avez-vous dit
00:28:57madame la ministre
00:28:58mais madame la ministre
00:28:59ce qui empêche
00:29:00d'aider structurellement
00:29:01les agriculteurs
00:29:01c'est que
00:29:02votre budget
00:29:03baisserait de 18,3%
00:29:05en deux ans
00:29:06les moyens de l'agriculture
00:29:07vous gouvernez
00:29:09par le chantage
00:29:09et la peur
00:29:10car ils sont
00:29:11vos dernières garanties
00:29:12pour tenir
00:29:12et mener le combat
00:29:13de tous les combats
00:29:14celui pour lequel
00:29:15vous vous battrez
00:29:16jusqu'à être poussé dehors
00:29:17faire payer
00:29:18moins d'impôts
00:29:19aux plus riches
00:29:19nous le répétons
00:29:21depuis longtemps
00:29:21et votre ancien ministre
00:29:22et collègue
00:29:23Eric Lobard
00:29:23vient de l'avouer
00:29:24dans la presse
00:29:25je le cite
00:29:26parmi les personnes
00:29:27les plus fortunées
00:29:28des milliers
00:29:28ont un revenu fiscal
00:29:30de référence
00:29:31de zéro
00:29:31et ne paie aucun
00:29:33impôt sur le revenu
00:29:34ce que nous avons dit
00:29:35depuis longtemps
00:29:35et d'ailleurs
00:29:36je viens de demander
00:29:37à Bercy
00:29:37le document
00:29:38sur lequel ça s'appuie
00:29:39c'est le coeur
00:29:40de votre logique
00:29:41budgétaire
00:29:42depuis 2017
00:29:43et pour maintenir
00:29:44ces cadeaux
00:29:44vous imposez
00:29:45des coups budgétaires
00:29:46et des sacrifices
00:29:47au plus grand nombre
00:29:47c'est d'ailleurs
00:29:48ce qui ressort
00:29:49de l'examen
00:29:49en deuxième lecture
00:29:50par la commission
00:29:51vos textes
00:29:51heureusement battus
00:29:52à ce stade
00:29:53s'y étaient enfoncés
00:29:54dans l'inacceptable
00:29:55encore engravés
00:29:56en commission
00:29:56par rapport
00:29:57au texte du Sénat
00:29:58sur les recettes
00:29:59tous les gains
00:30:00de première lecture
00:30:00sont remis en question
00:30:01la taxe holding
00:30:02est réduite à rien
00:30:03moins de 100 millions
00:30:04la contribution
00:30:05exceptuelle
00:30:05des grandes entreprises
00:30:06fait tout de même
00:30:07perdre 2 milliards
00:30:07par rapport à 2025
00:30:09par contre
00:30:09vous n'avez aucun souci
00:30:11pour voter
00:30:12433 millions
00:30:13de dépenses fiscales
00:30:14supplémentaires
00:30:15aggravant encore
00:30:16le texte du Sénat
00:30:17Monsieur le Premier Ministre
00:30:18Madame et Messieurs
00:30:20les Ministres
00:30:20Monsieur le Président
00:30:21de la commission
00:30:22des finances
00:30:23Monsieur le rapporteur
00:30:24général
00:30:25voilà qu'il nous faut
00:30:27à nouveau
00:30:28mettre l'ouvrage
00:30:30budgétaire
00:30:31sur le métier
00:30:32c'est une tâche
00:30:33qui est difficile
00:30:34très difficile
00:30:36si j'en juge
00:30:37au débat
00:30:37qu'il y a eu
00:30:38dans la commission
00:30:38des finances
00:30:39en fin de semaine
00:30:40dernière
00:30:41mais c'est une tâche
00:30:43qui est rendue
00:30:43plus difficile
00:30:44encore
00:30:45par les interventions
00:30:46intempestives
00:30:47du chef de l'Etat
00:30:48si j'en crois
00:30:49les dernières informations
00:30:50par son intransigeance
00:30:53coupable
00:30:53le Président
00:30:55est le principal
00:30:57responsable
00:30:58en tout cas
00:30:58un des principaux
00:30:59responsables
00:31:00du blocage
00:31:00actuel
00:31:01mais voilà
00:31:03qu'il enjoint
00:31:03à présent
00:31:04le Premier Ministre
00:31:05de passer en force
00:31:06et bien moi
00:31:07je vous le dis
00:31:08Monsieur le Premier Ministre
00:31:08pour l'intérêt
00:31:09des Français
00:31:10et de la France
00:31:11je déconseille
00:31:11cette méthode
00:31:12et en ce qui concerne
00:31:14notre groupe
00:31:14nous ne cédons
00:31:15ni au fatalisme
00:31:16ni au renoncement
00:31:17nous pensons
00:31:18qu'il est encore possible
00:31:19de doter un budget
00:31:20de doter la France
00:31:22d'un budget
00:31:22qui réponde
00:31:23à l'urgence
00:31:24et aux attentes
00:31:25des Français
00:31:25en matière
00:31:26de pouvoir d'achat
00:31:28en matière
00:31:29de préservation
00:31:29des services publics
00:31:31et en matière
00:31:32de justice fiscale
00:31:33mais pour ça
00:31:34il y a un préalable
00:31:35déjà
00:31:35c'est revoir
00:31:37en profondeur
00:31:38le texte
00:31:39de la droite
00:31:39sénatoriale
00:31:40qui en dépit
00:31:42de ses rhodomontades
00:31:43paternalistes
00:31:44et de ses leçons
00:31:45de bonne gestion
00:31:46a réussi
00:31:47le tour de force
00:31:49d'aggraver
00:31:49le déficit
00:31:50et de répartir
00:31:52les efforts
00:31:52de manière
00:31:53encore plus injuste
00:31:55que le texte
00:31:55initial
00:31:56en effet
00:31:57les sénateurs
00:31:58LR
00:31:58et leurs alliés
00:31:59ont pris un soin
00:32:00tout particulier
00:32:01à frapper
00:32:02toujours les mêmes
00:32:03je pense aux classes
00:32:04populaires
00:32:04et aux classes
00:32:05moyennes
00:32:05et surtout
00:32:06à épargner
00:32:07toujours les mêmes
00:32:08et notamment
00:32:09les détenteurs
00:32:10du capital
00:32:10et moi je veux
00:32:12en revenir
00:32:12quand même
00:32:13à cette déclaration
00:32:14sidérante
00:32:15de monsieur Lombard
00:32:16ben oui
00:32:17parce que c'est
00:32:17quand même
00:32:18un aveu
00:32:19qui devrait faire
00:32:20la une des journaux
00:32:20vous avez monsieur Lombard
00:32:21qui dit
00:32:22les plus riches
00:32:23dans ce pays
00:32:23ne payent aucun impôt
00:32:25sur le revenu
00:32:26et il ajoute
00:32:27notre système fiscal
00:32:29échoue
00:32:30dramatiquement
00:32:31à faire contribuer
00:32:33les plus grandes fortunes
00:32:34du pays
00:32:34tout ça
00:32:35alors même
00:32:36que ces gens là
00:32:37se sont enrichis
00:32:39considérablement
00:32:40dans les dernières années
00:32:41et bien moi
00:32:42je crois que cet aveu
00:32:43même tardif
00:32:45il doit sonner
00:32:46comme une alerte
00:32:47pour notre hémicycle
00:32:48et pour vous toutes
00:32:49et tous
00:32:49je pense notamment
00:32:50au bloc central
00:32:51car franchement
00:32:53il est
00:32:54comme nous
00:32:55en train de poser
00:32:56un diagnostic essentiel
00:32:58qui est que dans ce pays
00:32:59l'injustice fiscale
00:33:01est criante
00:33:02et qu'il est temps
00:33:03que les plus riches
00:33:04contribuent
00:33:05vraiment
00:33:06à l'effort national
00:33:07dans ce pays
00:33:08et en conséquence
00:33:09notre groupe
00:33:10fera des propositions
00:33:11qui ne visent pas
00:33:12à je ne sais quelle
00:33:13spolation
00:33:13mais simplement
00:33:15à introduire
00:33:15un peu plus d'impôts
00:33:17un peu plus de justice
00:33:18dans l'impôt
00:33:19je pense qu'il est
00:33:20par exemple
00:33:21nécessaire
00:33:22et possible
00:33:23de revoir
00:33:24la fiscalité
00:33:25sur les holdings familiales
00:33:26qui est une coquille vide
00:33:27après son passage
00:33:28en Sénat
00:33:28je crois qu'il est possible
00:33:30de revenir
00:33:30sur des dépenses fiscales
00:33:32très coûteuses
00:33:33je pense au pacte d'Utreil
00:33:34qui coûte près de 6 milliards d'euros
00:33:36et qui n'est pas efficace
00:33:37je pense aussi
00:33:38qu'il est totalement possible
00:33:40de revenir
00:33:41sur la contribution
00:33:42exceptionnelle
00:33:43sur les bénéfices
00:33:44des grandes entreprises
00:33:45je rappelle d'ailleurs
00:33:46à cet égard
00:33:46que les mesures
00:33:47qui ont été prises
00:33:48en 2025
00:33:48n'ont pas eu
00:33:49d'effet récessif
00:33:50contrairement à ce que
00:33:51j'entends parfois
00:33:52la contribution aux entreprises
00:33:54c'était 8 milliards
00:33:55il n'y a pas eu
00:33:56de taux d'investissement
00:33:58qui a baissé
00:33:58il n'y a pas eu
00:33:59de taux de marge
00:34:00qui a baissé
00:34:00et donc moi je pense
00:34:01que bien sûr
00:34:02la trajectoire des finances publiques
00:34:03c'est important
00:34:04mais on ne peut pas négliger
00:34:05non plus
00:34:06les politiques publiques
00:34:07et c'est là
00:34:08que j'ai un désaccord
00:34:09avec le rapporteur général
00:34:10parce que je sais
00:34:11qu'il préconise
00:34:12des coups de rabot
00:34:14uniformes
00:34:15et généralisés
00:34:16bien franchement
00:34:18vous avez cité
00:34:18François Hollande
00:34:19Pascal
00:34:20et je crois
00:34:21que c'était Claudel
00:34:22moi je vais citer
00:34:23Charles de Gaulle
00:34:24la politique de la France
00:34:26elle ne se fait pas
00:34:26à la corbeille
00:34:27et la dette
00:34:28et le déficit
00:34:29à 5%
00:34:30ça ne peut pas être
00:34:31l'horizon indépassable
00:34:33de nos débats budgétaires
00:34:35parce que la grandeur
00:34:36de la France
00:34:36c'est aussi
00:34:37de savoir
00:34:37mener des politiques
00:34:39de solidarité
00:34:40et des politiques
00:34:41d'investissement
00:34:42d'avenir
00:34:42et là concrètement
00:34:43dans la copie actuelle
00:34:44on les sacrifie
00:34:46je pense notamment
00:34:47aux missions locales
00:34:48je pense à l'accompagnement
00:34:49des handicapés
00:34:50je pense
00:34:51et pour ce qui est
00:34:51des investissements
00:34:52à France 2030
00:34:53tout ça
00:34:54c'est des politiques
00:34:55qui ont
00:34:56déjà ?
00:34:58bientôt
00:34:58ah bientôt
00:34:59tout ça
00:35:00c'est des politiques
00:35:01qui correspondent
00:35:03au génie national
00:35:04qui est de combiner
00:35:05inlassablement
00:35:06la solidarité
00:35:08et le pari
00:35:09pour l'avenir
00:35:10et dans l'avenir
00:35:11alors moi
00:35:12je vous en conjure
00:35:13écoutez
00:35:14les oppositions
00:35:15qui plaident
00:35:16pour plus de justice fiscale
00:35:17qui plaident
00:35:18pour des vraies mesures
00:35:19pour le pouvoir d'achat
00:35:20qui plaident
00:35:21pour la préservation
00:35:22et le renforcement
00:35:23des services publics
00:35:24ça n'est comme cela
00:35:25qu'on répondra
00:35:26aux exigences
00:35:27et aux attentes
00:35:28des français
00:35:28merci monsieur le député
00:35:30pour le groupe
00:35:31de l'union des droites
00:35:32pour la république
00:35:33la parole est à monsieur
00:35:34Géraud Verny
00:35:35pour 5 minutes
00:35:36merci madame la présidente
00:35:47monsieur le premier ministre
00:35:48madame la ministre
00:35:49monsieur le ministre
00:35:51mes chers collègues
00:35:52depuis le mois d'octobre dernier
00:35:55que de temps perdu
00:35:56pour que rien ne change
00:35:57notre constat
00:35:59reste le même
00:36:00et je me permets
00:36:01ici
00:36:01de vous le répéter
00:36:02pendant ces trois mois
00:36:04de débat parlementaire
00:36:05j'ai pu observer
00:36:07ce qui ronge la France
00:36:08depuis des décennies
00:36:09j'ai compris
00:36:11l'inquiétude
00:36:12de ceux
00:36:12qui ne croient plus
00:36:13en notre capacité
00:36:14à redresser
00:36:15nos finances publiques
00:36:16et la colère
00:36:17des français
00:36:18contraints
00:36:18de choisir
00:36:19entre se soigner
00:36:20nourrir leurs familles
00:36:22ou payer leurs impôts
00:36:24j'ai vu une gauche
00:36:25idéologique
00:36:26et radicale
00:36:28qui ne connaît rien
00:36:29au fonctionnement
00:36:29des entreprises
00:36:30sur lequel repose
00:36:31pourtant 70%
00:36:33des recettes
00:36:33de l'état
00:36:34et les emplois
00:36:35des français
00:36:35vous ne comprenez pas
00:36:38vous ne connaissez pas
00:36:39mais vous voulez
00:36:40tout contrôler
00:36:41la gauche persiste
00:36:43à vouloir taxer
00:36:44toujours plus
00:36:44jusqu'à la moindre
00:36:45perspective de réussite
00:36:47pour s'assurer
00:36:48qu'aucun ingénieur
00:36:49qu'aucun entrepreneur
00:36:50ne puisse créer
00:36:51de la richesse
00:36:51en France
00:36:52et s'ils partent
00:36:54tant pis
00:36:54à cause de vous
00:36:5657%
00:36:57des élèves ingénieurs
00:36:58envisagent déjà
00:36:59de partir à l'étranger
00:37:00pour construire
00:37:02le monde de demain
00:37:02cette gauche-là
00:37:05sévit encore
00:37:06grâce à son appui
00:37:07sur ceux qui restent
00:37:07du camp macroniste
00:37:08et des républicains
00:37:09qui ne savent plus
00:37:10comment prendre part
00:37:11au débat
00:37:12en commission
00:37:13les députés
00:37:14de la Macronie
00:37:15ont reconnu eux-mêmes
00:37:16que ce budget
00:37:16est complètement déconnecté
00:37:18vous êtes coincés
00:37:19entre votre fidélité
00:37:20au président
00:37:21de la république
00:37:21et la réalité
00:37:22de son bilan
00:37:23car les faits sont là
00:37:2575 000 faillites
00:37:27d'entreprises
00:37:27cette année
00:37:28le plus haut niveau
00:37:29depuis 1991
00:37:30la dette publique
00:37:32atteint
00:37:323480 milliards d'euros
00:37:34à cause de vous
00:37:36les français
00:37:36devront payer
00:37:3775 milliards d'euros
00:37:38cette année
00:37:386 fois le budget
00:37:40de la justice
00:37:41et 3000 euros
00:37:42par actif
00:37:43pour rembourser
00:37:43les intérêts
00:37:44de la dette
00:37:44auprès des créanciers
00:37:46souvent étrangers
00:37:47vous avez entraîné
00:37:49le pays
00:37:49dans votre chute vertigineuse
00:37:51vous avez perdu le contrôle
00:37:52au lieu d'assumer
00:37:54vos responsabilités
00:37:55vous persistez
00:37:56aujourd'hui
00:37:57vous nous proposez
00:37:57fièrement d'alourdir
00:37:58encore la charge fiscale
00:37:59de 17 milliards d'euros
00:38:01supplémentaires
00:38:02malgré tout
00:38:03certains s'obstinent
00:38:04encore à attaquer
00:38:05l'alliance de l'UDR
00:38:06et du rassemblement national
00:38:08trop libéral pour les uns
00:38:10trop social pour les autres
00:38:11c'est un comble
00:38:12car nous sommes
00:38:14les seuls
00:38:14qui ne sommes pas comptables
00:38:16de la situation dramatique
00:38:17dans laquelle se trouve
00:38:18la France
00:38:18et ses finances publiques
00:38:19le groupe UDR
00:38:21est fier de compter
00:38:2275% des députés
00:38:24issus du secteur privé
00:38:25dont 30%
00:38:27de chefs d'entreprise
00:38:28nous savons
00:38:30ce que signifie
00:38:31créer
00:38:31embaucher
00:38:32produire
00:38:32et donc enrichir
00:38:33la nation
00:38:34nous savons
00:38:36que trop d'impôts
00:38:36tue l'impôt
00:38:37que les prélèvements
00:38:38étouffent
00:38:39la croissance
00:38:39et l'emploi
00:38:40et que chaque euro
00:38:42de taxes supplémentaires
00:38:43se répercute toujours
00:38:44sur les ménages
00:38:44les plus modestes
00:38:46et les classes moyennes
00:38:47nous nous opposerons
00:38:49systématiquement
00:38:50au poison mortel
00:38:51que représentent
00:38:52ces impôts
00:38:52pour notre économie
00:38:53nous défendons
00:38:55la baisse des impôts
00:38:55sur la production
00:38:56et sur le travail
00:38:57ceux qui pèsent
00:38:58directement sur le pouvoir
00:38:59d'achat
00:39:00comme les cotisations
00:39:01étudiantes
00:39:02et les impôts de succession
00:39:03ces taxes sur la mort
00:39:04qui empêchent
00:39:04les français
00:39:05de transmettre
00:39:06leur réussite
00:39:07et provoquent
00:39:08la revente
00:39:08des entreprises familiales
00:39:09à des fonds étrangers
00:39:10elles qui sont pourtant
00:39:12essentielles
00:39:12à notre économie
00:39:13notre rôle
00:39:15n'est pas de taxer
00:39:15plus ceux qui performent
00:39:16mais de créer
00:39:18l'environnement
00:39:19favorable
00:39:19pour l'évergence
00:39:20de nouveaux champions
00:39:21moins de taxes
00:39:23et moins de normes
00:39:24c'est plus d'entreprises
00:39:25et plus d'entreprises
00:39:27en croissance
00:39:27c'est plus de recettes
00:39:29et plus d'emplois
00:39:30plus d'innovations
00:39:31technologiques
00:39:32bref
00:39:33c'est la création
00:39:34du monde de demain
00:39:35qui se fait en France
00:39:35en conséquence
00:39:37chers collègues
00:39:38je vous exhorte
00:39:39à revenir à la raison
00:39:40arrêter
00:39:41cette gap J budgétaire
00:39:42et favoriser
00:39:43la création de richesses
00:39:44en France
00:39:45pour les français
00:39:46telle doit être
00:39:47notre boussole
00:39:48je vous remercie
00:39:49merci monsieur le député
00:39:51pour le groupe
00:39:55rassemblement national
00:39:56la parole est à monsieur
00:39:57Jean-Philippe Tanguy
00:39:58madame la présidente
00:40:20monsieur le premier ministre
00:40:21monsieur madame les ministres
00:40:22chers collègues
00:40:24lors des élections législatives
00:40:25anticipées de juillet 2024
00:40:27vous les macronistes
00:40:28les LR
00:40:29les socialistes
00:40:30et tout leur faire valoir
00:40:31de gauche
00:40:31l'avez juré haut et fort
00:40:33ce serait différent
00:40:34les partis du système
00:40:35que vous incarnez
00:40:36avaient compris
00:40:37enfin le message
00:40:39des électeurs
00:40:39et donc
00:40:39pour justifier
00:40:41le barrage
00:40:41de l'accès au pouvoir
00:40:43du rassemblement national
00:40:44et de Jordan Bardella
00:40:45vous avez promis
00:40:46main sur le coeur
00:40:47de tous vous entendre
00:40:48de tous vous rassembler
00:40:49au delà des désaccords
00:40:51pour l'intérêt général
00:40:53bref exactement
00:40:54le même baratin
00:40:55vendu par Emmanuel Macron
00:40:56en 2017
00:40:57avec le succès
00:40:58hélas
00:40:59que l'on connaît
00:41:00une fois encore
00:41:01ne vous en déplaise
00:41:03chers collègues
00:41:03vous avez menti
00:41:04et une fois encore
00:41:05c'est pour ça
00:41:06que nous sommes là
00:41:06aujourd'hui
00:41:07vous avez échoué
00:41:08monsieur le premier ministre
00:41:09vous avez en réalité
00:41:10présenté exactement
00:41:12à la virgule près
00:41:12le même budget
00:41:14que vous auriez présenté
00:41:15si vous n'aviez pas
00:41:16perdu les élections
00:41:17car la vérité est là
00:41:18de la même manière
00:41:19que les socialistes
00:41:20et les républicains
00:41:21s'essuient les pieds
00:41:22systématiquement
00:41:23à la première occasion
00:41:24sur leur promesse électorale
00:41:25vous les macronistes
00:41:26vous n'avez que mépris
00:41:28pour le résultat
00:41:29des urnes
00:41:30vous vous moquez
00:41:31totalement
00:41:32de ce que les françaises
00:41:33et les français ont voté
00:41:34et vous vous moquez
00:41:35totalement
00:41:36de ce que pensent
00:41:36les députés de la nation
00:41:38et à travers nous
00:41:39les contribuables
00:41:40vous n'avez de respect
00:41:41pour la démocratie
00:41:42uniquement
00:41:43quand elle convient
00:41:44et quand elle correspond
00:41:45aux intérêts
00:41:46de votre caste
00:41:47de la macronie
00:41:48et de votre petite carrière
00:41:49personnelle
00:41:50autrement
00:41:51vous n'avez
00:41:52que faire
00:41:52du vote des français
00:41:53vous ne l'avez pas entendu
00:41:55vous ne l'avez pas écouté
00:41:56et vous ne l'avez pas
00:41:57appliqué
00:41:58la seule chose
00:41:59qui vous intéresse
00:42:00la seule chose
00:42:01qui intéresse
00:42:01les macronistes
00:42:03et vos alliés
00:42:04c'est de conserver
00:42:05une semaine de plus
00:42:06un jour de plus
00:42:08une nuit de plus
00:42:09le pouvoir
00:42:10et vos sièges
00:42:11c'est le seul intérêt
00:42:13que vous défendez
00:42:13ici
00:42:14c'est votre intérêt
00:42:15personnel
00:42:16et parfois
00:42:16quand vous vous en souvenez
00:42:18l'intérêt
00:42:18de votre clientèle
00:42:19les forces
00:42:20de l'argent
00:42:21vous pouvez
00:42:22vous cacher
00:42:23derrière vos airs
00:42:24polissés
00:42:25vos pseudo compétences
00:42:26votre morgue
00:42:27de classe
00:42:27épouvantable
00:42:28mais vous n'avez
00:42:29à la bouche
00:42:30que la peur
00:42:31que le chantage
00:42:32que les menaces
00:42:33vous tordez
00:42:34systématiquement
00:42:35l'esprit
00:42:35et la lettre
00:42:36de la constitution
00:42:36pour imposer
00:42:38le racket fiscal
00:42:39l'échec en bois
00:42:40et parfois même
00:42:41la force
00:42:42contre les honnêtes gens
00:42:43contre les travailleurs
00:42:44et en particulier
00:42:45les agriculteurs
00:42:46vous avez
00:42:49macronistes
00:42:50incarné
00:42:51systématisé
00:42:52le cauchemar
00:42:53que Marine Le Pen
00:42:54avait dénoncé
00:42:55avant tout le monde
00:42:56le cauchemar
00:42:57de l'UMPS
00:42:58ce parti unique
00:43:00que cette femme
00:43:01d'état
00:43:01cette française libre
00:43:02avait eu le courage
00:43:03de dénoncer
00:43:04avant les autres
00:43:05Marine Le Pen
00:43:06avait raison
00:43:07contre vous tous
00:43:08vous appliquez
00:43:10vous appliquez
00:43:12cyniquement
00:43:12méthodiquement
00:43:13la même feuille
00:43:14de route
00:43:15associant
00:43:16le racket fiscal
00:43:17à l'injustice sociale
00:43:18l'appauvrissement
00:43:19des services publics
00:43:20essentiels
00:43:20à la gabgie
00:43:21à tous les étages
00:43:23et même
00:43:23la corruption
00:43:25d'état
00:43:25la vanité absolue
00:43:27des faux sachants
00:43:27à la ruine
00:43:28effective
00:43:29objective
00:43:30de la France
00:43:31vous avez promis
00:43:32moins de dépenses
00:43:32elles explosent
00:43:33de 28 milliards
00:43:34après 14 milliards
00:43:35en 2025
00:43:36vous avez promis
00:43:37moins d'impôts
00:43:38ils explosent
00:43:39de 19 milliards
00:43:39au moins
00:43:40après 24 milliards
00:43:41en 2025
00:43:42vous avez promis
00:43:43moins de déficit
00:43:44il était déjà prévu
00:43:45à 4,7%
00:43:47et puis 5%
00:43:48et puis 5,3%
00:43:49et puis pour finir
00:43:505,6%
00:43:525,6%
00:43:53vous êtes
00:43:54pitoyable
00:43:55vous aviez promis
00:43:56moins de dettes
00:43:57elles progressent
00:43:58à chaque trimestre
00:43:59de 70 milliards
00:44:01d'euros
00:44:0270 milliards
00:44:04d'euros
00:44:04de dettes en plus
00:44:05qui seront
00:44:06autant
00:44:06d'impôts
00:44:07et de privations
00:44:08pour les français
00:44:09alors nous sommes
00:44:10faires
00:44:10monsieur le premier ministre
00:44:11de faire barrage
00:44:13à votre incompétence
00:44:14de faire barrage
00:44:15à votre vanité
00:44:16de vouloir
00:44:17vous imposer
00:44:18vous maintenir
00:44:19à tout prix
00:44:20au pouvoir
00:44:20au sacrifice
00:44:21systématique
00:44:22de l'intérêt national
00:44:23c'est d'ailleurs
00:44:24exactement ce que vous avez fait
00:44:26avec l'accord honteux
00:44:27sur la sécurité sociale
00:44:29toujours plus
00:44:30d'impôts
00:44:31toujours plus
00:44:32de déficit
00:44:33et 50%
00:44:34de plus de déficit
00:44:36sur ce que vous aviez prévu
00:44:37c'est ce que vous avez fait
00:44:38en responsabilité
00:44:40en responsabilité
00:44:41vous ne savez
00:44:42qu'appauvrir la France
00:44:43il faut donc
00:44:44et nous le disons
00:44:45nos compatriotes
00:44:46au contraire
00:44:47résister
00:44:47il faut résister
00:44:49à votre esprit
00:44:49de défaite
00:44:50il faut résister
00:44:51à votre médiocrité
00:44:52systématique
00:44:53il faut résister
00:44:54à vos trahisons
00:44:55car chaque trahison
00:44:56que vous commettez ici
00:44:57c'est plus d'impôts
00:44:59plus de dettes
00:45:00contre les contribuables
00:45:01contre l'intérêt
00:45:02et pire
00:45:03pire que tout
00:45:04contre l'intérêt
00:45:05supérieur
00:45:06de la France
00:45:07nous sommes fiers
00:45:08au Rassemblement National
00:45:09à l'UDR
00:45:10de nous battre
00:45:11pour le seul intérêt
00:45:12qui vaille
00:45:12l'intérêt
00:45:13de la France
00:45:14vive Marine Le Pen
00:45:15vive la France
00:45:16tenez-vous
00:45:17merci monsieur le député
00:45:21pour le groupe
00:45:28Ensemble pour la République
00:45:29la parole est à monsieur
00:45:30Paul Midy
00:45:31merci
00:45:32madame la présidente
00:45:35merci monsieur le premier ministre
00:45:37madame la ministre
00:45:38monsieur le ministre
00:45:39monsieur le président
00:45:40monsieur le rapporteur général
00:45:42chers collègues
00:45:43nous sommes le 13 janvier
00:45:45et la France
00:45:46n'a toujours pas de budget
00:45:47chers collègues
00:45:49chaque député
00:45:50a face à lui
00:45:51deux choix
00:45:52celui de faire avancer
00:45:54le pays
00:45:55ou celui de le bloquer
00:45:56et de le maintenir
00:45:58dans des discussions
00:45:58interminables
00:45:59on voit que
00:46:01deux extrêmes
00:46:02de cet hémicycle
00:46:03la France Insoumise
00:46:04et le Rassemblement National
00:46:05main dans la main
00:46:06font le choix
00:46:07de bloquer le pays
00:46:08depuis le début
00:46:09de ce processus budgétaire
00:46:11le choix
00:46:12des motions de censure
00:46:13pour faire tomber
00:46:14les gouvernements
00:46:15le choix des motions de rejet
00:46:17à n'en plus finir
00:46:18pour arrêter les débats
00:46:19et donc le choix
00:46:20du désordre permanent
00:46:22c'est la méthode
00:46:23des ingénieurs
00:46:24du chaos
00:46:25et des complices du mal
00:46:26qui sont de plus en plus nombreux
00:46:28de ceux qui font le choix
00:46:29de leurs intérêts partisans
00:46:31là où il faut le faire
00:46:32le choix
00:46:33de la France
00:46:34des françaises
00:46:35et des français
00:46:35nous
00:46:37avec le groupe
00:46:38Ensemble pour la République
00:46:39et Gabriel Attal
00:46:40nous avons fait
00:46:41depuis le départ
00:46:42le choix
00:46:43de faire avancer
00:46:44le pays
00:46:45il faut donner
00:46:47un budget
00:46:47à la France
00:46:48le plus vite possible
00:46:49il faut donner
00:46:51un budget
00:46:51à la France
00:46:52le plus vite possible
00:46:53parce que c'est ce que nous demandent
00:46:54nos concitoyens
00:46:55parce que nous connaissons
00:46:57le coût de l'instabilité
00:46:58et parce que nous avons
00:47:00tant d'autres sujets
00:47:01sur lesquels travailler
00:47:02du renforcement
00:47:04de notre défense
00:47:05du soutien
00:47:06à nos agriculteurs
00:47:07à nos médecins
00:47:08en passant par la protection
00:47:10de la jeunesse
00:47:10sur les réseaux sociaux
00:47:11sans parler
00:47:12de la préparation
00:47:13de nos prochaines
00:47:15séances démocratiques
00:47:16jusqu'au bout
00:47:18de ce travail budgétaire
00:47:19nous continuerons
00:47:20à soutenir
00:47:20la croissance
00:47:21par le travail
00:47:22soutenir le travail
00:47:23c'est empêcher
00:47:24que les impôts
00:47:25sur les revenus
00:47:25des travailleurs
00:47:26soient augmentés
00:47:27c'est empêcher
00:47:28que les charges
00:47:29sur le travail
00:47:30soient augmentées
00:47:31en particulier
00:47:31sur les jeunes
00:47:32et sur les apprentis
00:47:33c'est empêcher
00:47:35les augmentations
00:47:35de TVA
00:47:36pour les auto-entrepreneurs
00:47:37c'est soutenir
00:47:39l'insertion
00:47:39par l'emploi
00:47:40et tous les dispositifs
00:47:41qui y concourent
00:47:42des missions locales
00:47:43dans tous nos territoires
00:47:44de la formation
00:47:45en commençant par la capacité
00:47:47à faire un bilan
00:47:47de ses compétences
00:47:48jusqu'au dispositif
00:47:50de soutien à l'emploi
00:47:51notamment les apprentis
00:47:52ou la prime d'activité
00:47:54soutenir le travail
00:47:55c'est soutenir
00:47:56l'émancipation
00:47:57de notre jeunesse
00:47:58jusqu'au bout
00:47:59de ce travail budgétaire
00:48:00nous continuerons
00:48:02à soutenir
00:48:02la croissance
00:48:03grâce à nos entreprises
00:48:04petites et grandes
00:48:06nous repousserons
00:48:07à nouveau
00:48:08la taxe Zuckman
00:48:09et toute forme
00:48:10de taxation
00:48:11des biens professionnels
00:48:12comme nous avons repoussé
00:48:14et la taxe Zuckman Light
00:48:15et la taxe Zuckman
00:48:16à sucre ajouté
00:48:17et toutes les nouvelles saveurs
00:48:19qu'on nous a proposées
00:48:20encore il y a quelques jours
00:48:22en commission
00:48:22mais c'est comme
00:48:23le cherry coke
00:48:24ou le coca à la vanille
00:48:26elles sont toutes
00:48:26aussi indigestes
00:48:27et nous les repousserons
00:48:28donc toutes
00:48:29nous repousserons
00:48:31les milliards d'euros
00:48:32votés par le RN
00:48:33main dans la main
00:48:34avec la France Insoumise
00:48:35sur nos entreprises
00:48:36nous soutiendrons
00:48:38nos PME
00:48:38en préservant
00:48:39le pacte du trail
00:48:40nous soutiendrons
00:48:40nos petits commerçants
00:48:41grâce aux dispositifs
00:48:43petits colis
00:48:43nous soutiendrons
00:48:44le secteur de l'immobilier
00:48:46avec le statut
00:48:47du bailleur privé
00:48:47jusqu'au bout
00:48:49de ce travail budgétaire
00:48:50nous continuerons
00:48:51à soutenir
00:48:52la croissance
00:48:53grâce à la recherche
00:48:54et à l'innovation
00:48:55nous continuerons
00:48:56à soutenir
00:48:57nos chercheurs
00:48:58et nos chercheuses
00:48:58en respectant
00:48:59la loi de programmation
00:49:00de la recherche
00:49:01à 100%
00:49:02à soutenir
00:49:03nos entrepreneurs
00:49:04et nos entrepreneuses
00:49:05qui innovent
00:49:06en préservant
00:49:07le crédit impôt recherche
00:49:08en préservant
00:49:09le crédit impôt innovation
00:49:10et en préservant
00:49:11le dispositif
00:49:12jeune entreprise
00:49:13innovante
00:49:13nous continuerons
00:49:15à soutenir
00:49:15nos industriels
00:49:16et nos usines du futur
00:49:17en préservant
00:49:18le plan
00:49:19France 2030
00:49:20jusqu'au bout
00:49:21de ce travail budgétaire
00:49:22nous continuerons
00:49:24à soutenir
00:49:24la croissance
00:49:25et surtout
00:49:26la croissance verte
00:49:27en soutenant
00:49:28l'augmentation
00:49:29des moyens
00:49:29de la transition écologique
00:49:30faire ses choix
00:49:32la création d'emplois
00:49:33les apprentis
00:49:34les jeunes entreprises
00:49:35innovantes
00:49:35l'enseignement supérieur
00:49:36l'insertion par le travail
00:49:38la formation
00:49:39les investissements
00:49:39d'avenir
00:49:40c'est d'abord
00:49:41penser à notre jeunesse
00:49:42faire le choix
00:49:44de soutenir la croissance
00:49:45c'est faire le choix
00:49:46de la richesse
00:49:47de demain
00:49:48de la richesse
00:49:49pour nos jeunes
00:49:50c'est faire le choix
00:49:51de l'augmentation
00:49:52des salaires
00:49:52rendus possibles
00:49:53par des entreprises
00:49:54plus productives
00:49:55et une économie
00:49:56plus dynamique
00:49:57c'est faire le choix
00:49:58de plus de ressources publiques
00:49:59pour construire
00:50:00un monde meilleur
00:50:01pour nos jeunes
00:50:01le redressement budgétaire
00:50:03ne peut pas se faire
00:50:04sur le dos
00:50:05de notre jeunesse
00:50:06pour soutenir
00:50:07ces priorités
00:50:08et redresser
00:50:08l'enfance publique
00:50:09il faut retrouver
00:50:10des marges de manœuvre
00:50:11et donc faire des économies
00:50:12nous avons proposé
00:50:13plus de 10 milliards d'euros
00:50:14d'économies
00:50:15par la modération
00:50:16des dépenses
00:50:17par les réformes structurelles
00:50:18par la réforme
00:50:19de l'état
00:50:19alors mes chers collègues
00:50:22les françaises
00:50:23et les français
00:50:23attendent de nous
00:50:24que nous avancions
00:50:25que nous faisions
00:50:26le choix
00:50:27d'avancer
00:50:28c'est ce choix
00:50:29que nous ferons
00:50:29avec le groupe
00:50:30responsable par la République
00:50:31et Gabriel Attal
00:50:32et c'est celui
00:50:33que nous vous invitons
00:50:35à faire
00:50:35dans les prochains jours
00:50:36merci à toutes et tous
00:50:37Madame
00:50:38Monsieur le Ministre
00:50:39Monsieur le Président
00:50:40de la Commission
00:50:41Monsieur le Rapporteur Général
00:50:42chers collègues
00:50:43de nouveau
00:50:45nous sommes réunis
00:50:45pour nous prononcer
00:50:46sur le budget 2026
00:50:47et de nouveau
00:50:48nous ne sommes pas surpris
00:50:49par la copie
00:50:50qui nous est présentée
00:50:51dans sa version initiale
00:50:52le projet de loi de finances
00:50:53était à l'image
00:50:54du Président de la République
00:50:55méprisant les classes populaires
00:50:57et les précaires
00:50:58aveugles à la souffrance
00:50:59de la détresse des agriculteurs
00:51:01et ignorants
00:51:02de l'urgence vitale
00:51:03d'investir massivement
00:51:04dans la transition écologique
00:51:06mais pour la droite sénatoriale
00:51:08vos cadeaux aux plus riches
00:51:09n'étaient pas suffisants
00:51:10et leur copie amendée
00:51:11vient encore plus creuser
00:51:12les inégalités
00:51:13les Français sont fatigués
00:51:15comme une grande partie
00:51:16d'entre nous ici
00:51:16de lire année après année
00:51:18le même roman de science-fiction
00:51:19dans lequel
00:51:20toujours plus d'économie
00:51:21serait censée apporter
00:51:23une quelconque prostérité
00:51:24car c'est un mensonge
00:51:27et vous le savez
00:51:27il n'y a qu'à regarder
00:51:28l'état de notre économie
00:51:29de notre industrie
00:51:30de notre agriculture
00:51:31de nos services publics
00:51:33derrière les chiffres
00:51:33et les tableaux de bord
00:51:34il y a des gens
00:51:35qui souffrent
00:51:36et qui meurent
00:51:37dans la rue
00:51:37alors qu'il y a
00:51:38cent fois plus de logements
00:51:39vacants que de personnes
00:51:40sans domicile fixe
00:51:41qui meurent au travail
00:51:42ce sont 1297 décès
00:51:45enregistrés en 2024
00:51:46soit plus de trois par jour
00:51:48qui meurent dans les champs
00:51:50où au moins un agriculteur
00:51:51se suicide
00:51:52tous les deux jours
00:51:53les français sont fatigués
00:51:54certainement
00:51:55mais surtout révoltés
00:51:56par l'incohérence
00:51:57et l'injustice
00:51:57des mesures qu'on leur impose
00:51:58et je vous le redis ici
00:52:00partout où vous tenterez
00:52:01d'imposer votre politique mortifère
00:52:03vous nous trouverez
00:52:04sur votre chemin
00:52:04en cette fin de règne
00:52:07vous êtes aux abois
00:52:08et pour asseoir
00:52:09votre politique indigente
00:52:10vous rampez
00:52:11au pied de l'extrême droite
00:52:12et tentez de légitimer
00:52:14la violence
00:52:14les projets
00:52:16et les propositions
00:52:16de loi
00:52:17s'accumulent
00:52:17pour aller toujours plus loin
00:52:18dans la limitation
00:52:19des libertés
00:52:20et la division
00:52:21des citoyens
00:52:21car pour fonctionner
00:52:23le système capitaliste
00:52:24que vous engraissez
00:52:25a besoin de bouc émissaire
00:52:26il a besoin de créer
00:52:28du chaos
00:52:28pour exploiter
00:52:29les classes populaires
00:52:30pour faire croire
00:52:31que plusieurs mondes
00:52:32s'affrontent
00:52:32alors que nous savons
00:52:34vous et moi
00:52:35que les paysans
00:52:36les médecins
00:52:37les policiers
00:52:37les chefs de TPE
00:52:38PME
00:52:39les commerçants
00:52:40les enseignants
00:52:41les personnels de ménage
00:52:42quelle que soit leur origine
00:52:43quelle que soit leur couleur
00:52:44quelle que soit leur croyance
00:52:46ont les mêmes intérêts
00:52:47un revenu convenable
00:52:49un système de santé
00:52:50qui fonctionne
00:52:50un carnet de commandes
00:52:52rempli
00:52:52une école gratuite
00:52:53une retraite décente
00:52:55assez tôt
00:52:56pour profiter de la vie
00:52:57mais les classes dominantes
00:52:59que vous protégez
00:53:00alimentent le morcellement
00:53:02de la société
00:53:02pour créer du conflit
00:53:03et justifier
00:53:04l'escalade sécuritaire
00:53:05la semaine dernière
00:53:07ce sont ceux
00:53:08qui travaillent la terre
00:53:08et qui nous nourrissent
00:53:09des agriculteurs
00:53:10et des agricultrices
00:53:11dont la seule revendication
00:53:13est de vivre
00:53:13de leur travail
00:53:14que la police
00:53:15a refoulé
00:53:16aux portes de Paris
00:53:17allant même
00:53:18jusqu'à placer
00:53:19en garde à vue
00:53:19leurs représentants syndicaux
00:53:20avant cela
00:53:23c'était Sainte-Sauline
00:53:24où des manifestants
00:53:25ont été gravement blessés
00:53:26sciemment
00:53:27par des gendarmes
00:53:28encouragés
00:53:28par leur hiérarchie
00:53:29toute cette cruauté
00:53:31ce cynisme
00:53:32est le résultat
00:53:33de votre politique
00:53:34qui est transcrite
00:53:35en chiffres
00:53:35dans ce budget
00:53:36alors encore une fois
00:53:38la France insoumise
00:53:39s'opposera
00:53:39avec détermination
00:53:40à toutes les mesures
00:53:41d'austérité
00:53:41qui seront débattues
00:53:42le problème de la France
00:53:44est un problème de recettes
00:53:45pas de dépenses
00:53:46nous devons faire participer
00:53:48chacune et chacun
00:53:49à la hauteur
00:53:50de ses moyens
00:53:51en plus d'être
00:53:52une question d'égalité
00:53:53devant la loi
00:53:54c'est aussi
00:53:55une question d'arithmétique
00:53:56d'ailleurs
00:53:57les calculs
00:53:58ne sont pas bons
00:53:59le Sénat a certes
00:54:00voté 6 milliards
00:54:01de dépenses supplémentaires
00:54:02mais ne vous y trompez pas
00:54:03aucune baisse de TVA
00:54:04qui aurait pu améliorer
00:54:05le pouvoir d'achat
00:54:06des Français
00:54:06aucune hausse
00:54:08pour le fonds vert
00:54:08ou la dotation globale
00:54:09de fonctionnement
00:54:10pourtant recettes
00:54:11essentielles
00:54:11pour les collectivités
00:54:12territoriales
00:54:13qui sont en première ligne
00:54:14pour accompagner
00:54:15les plus précaires
00:54:15et pour lutter
00:54:16contre le réchauffement
00:54:17climatique
00:54:17mais par contre
00:54:19sans surprise
00:54:19toujours moins
00:54:20de prélèvements
00:54:21pour les plus fortunés
00:54:22en renonçant
00:54:22à 4 milliards d'euros
00:54:23pour éviter de taxer
00:54:24les multinationales
00:54:25ou en rehaussant
00:54:26les seuils d'imposition
00:54:27des grandes fortunes
00:54:28immobilières
00:54:28pour permettre
00:54:29aux déjà très riches
00:54:31de faire 600 millions
00:54:32d'économies
00:54:33quelle hypocrisie
00:54:35et quel culot
00:54:35faut-il avoir
00:54:36pour oser
00:54:37de donner
00:54:38des leçons
00:54:38de responsabilité
00:54:39quand on refuse
00:54:40de demander
00:54:41une juste contribution
00:54:42aux ultra-riches
00:54:44tout en augmentant
00:54:45la facture de gaz
00:54:45des ménages
00:54:46en fiscalisant
00:54:47les longues maladies
00:54:48ou en privatisant
00:54:49la justice
00:54:50à grand renfort
00:54:51de droits de timbre
00:54:52prohibitifs
00:54:53ainsi pour des raisons
00:54:55souvent diamétralement
00:54:56opposées
00:54:56personne ne veut
00:54:57de ce budget
00:54:58comme l'a montré
00:54:58une nouvelle fois
00:54:59son rejet en commission
00:55:00vos petits arrangements
00:55:01entre amis
00:55:02vos réunions
00:55:02et pour parler
00:55:03n'y ont manifestement
00:55:03rien changé
00:55:04cette situation
00:55:05de blocage
00:55:06est la conséquence
00:55:06directe
00:55:07de la confiscation
00:55:08du résultat
00:55:09des législatives
00:55:09de 2024
00:55:10l'unique responsable
00:55:12c'est le gouvernement
00:55:13nous abordons
00:55:14ces débats
00:55:15avec un immense
00:55:16scepticisme
00:55:16mais nous ne lâcherons
00:55:17rien
00:55:18et nous continuerons
00:55:19à nous battre
00:55:20pour respecter
00:55:20le programme
00:55:21sur lequel nous avons
00:55:22été élus
00:55:22pour dégager
00:55:23des recettes
00:55:24en faisant participer
00:55:25les plus riches
00:55:25de notre pays
00:55:26à hauteur
00:55:26de leurs moyens
00:55:27colossaux
00:55:27pour relancer
00:55:28l'économie
00:55:29par la consommation
00:55:30populaire
00:55:31pour investir
00:55:31massivement
00:55:32dans nos services
00:55:33publics
00:55:33afin qu'ils soient
00:55:34réellement gratuits
00:55:34et accessibles
00:55:35et pour mettre
00:55:36en place
00:55:36une véritable
00:55:37planification
00:55:38de transition
00:55:38écologique
00:55:39nous continuerons
00:55:40à nous battre
00:55:41pour que tous
00:55:41les citoyens
00:55:42de ce pays
00:55:43puissent relever
00:55:44la tête
00:55:44et vivre
00:55:45dignement
00:55:45je vous remercie
00:55:46merci madame
00:55:47la députée
00:55:48pour le groupe
00:55:53socialiste
00:55:54et apparenté
00:55:55la parole
00:55:55est à madame
00:55:56Estelle Mercier
00:55:57madame la présidente
00:56:17monsieur le premier ministre
00:56:18mesdames et messieurs
00:56:19les ministres
00:56:19chers collègues
00:56:20ce projet de loi de finances
00:56:22que nous voyons aujourd'hui
00:56:23revenir en seconde lecture
00:56:24dans l'hémicycle
00:56:25après son examen au Sénat
00:56:27propose de doter la France
00:56:29d'un budget
00:56:29profondément injuste
00:56:31ce budget n'est pas juste
00:56:33parce qu'il fait peser
00:56:34le poids des efforts
00:56:35sur une grande partie
00:56:36des français
00:56:36les plus modestes
00:56:38ou ceux qui vivent
00:56:38des revenus de leur travail
00:56:40tandis qu'il exonère
00:56:41largement les grandes fortunes
00:56:42le capital
00:56:43et les milliardaires
00:56:44ce budget n'est pas juste
00:56:47parce qu'il pèse
00:56:47lourdement
00:56:48sur nos services publics
00:56:49essentiels
00:56:50de la santé
00:56:50de l'éducation
00:56:51nos services publics
00:56:52de proximité
00:56:53et du quotidien
00:56:54non
00:56:55ce budget n'est pas juste
00:56:57parce qu'il oublie
00:56:58largement notre jeunesse
00:56:59en réduisant
00:57:00les moyens
00:57:01de l'éducation nationale
00:57:02ou les dispositifs
00:57:03d'accès à la culture
00:57:04à l'expression citoyenne
00:57:06et au sport
00:57:07il freine l'émancipation
00:57:08intellectuelle
00:57:09et sociale de nos jeunes
00:57:10dans les territoires ruraux
00:57:12ou les quartiers défavorisés
00:57:13en réduisant
00:57:15les moyens
00:57:15de nos universités
00:57:17les aides au logement
00:57:18ou le montant des bourses
00:57:19il aggrave la précarité
00:57:21de nos étudiants
00:57:21et aubert d'autant
00:57:23leur capacité de réussite
00:57:24non ce budget n'est pas juste
00:57:27parce qu'il réduit aussi
00:57:28nos capacités
00:57:29d'investissement d'avenir
00:57:30dans le logement
00:57:31ou la transition écologique
00:57:33et ce sont bien
00:57:34les plus modestes
00:57:35et les générations futures
00:57:36qui paieront le prix
00:57:38de cette inconséquence
00:57:39ce budget n'est pas juste
00:57:41parce qu'il demande
00:57:42beaucoup
00:57:42à ceux qui ont peu
00:57:44et peu
00:57:44à ceux qui ont beaucoup
00:57:45et pourtant
00:57:48monsieur le premier ministre
00:57:49depuis le 24 octobre dernier
00:57:51nous
00:57:52socialistes
00:57:53avons fait le choix
00:57:54d'entrer dans une discussion
00:57:55qui permettrait
00:57:56d'épargner aux français
00:57:57les conséquences
00:57:58de ce funeste budget
00:57:59en croyant profondément
00:58:01à la démocratie parlementaire
00:58:03et en la force du compromis
00:58:04nous avons largement prouvé
00:58:06que nous étions capables
00:58:07d'être constructifs
00:58:08de cette manière
00:58:10depuis le 24 octobre dernier
00:58:13nous avons obtenu
00:58:14des avancées
00:58:14dans le projet
00:58:16de loi de finances
00:58:17de la sécurité sociale
00:58:18nous avons réussi
00:58:19à force de discussions
00:58:21de débats
00:58:22de négociations
00:58:23à préserver
00:58:24les classes moyennes
00:58:25et populaires
00:58:25en suspendant
00:58:27la réforme des retraites
00:58:28en gommant
00:58:29l'année blanche
00:58:30préservant ainsi
00:58:31le pouvoir d'achat
00:58:32des français
00:58:32en dotant
00:58:34les hôpitaux
00:58:34de moyens supplémentaires
00:58:35en évitant
00:58:37que les français
00:58:37payent plus cher
00:58:38leurs médicaments
00:58:38nous avons fait
00:58:40notre travail
00:58:41de parlementaires
00:58:42en faisant des propositions
00:58:44en présentant
00:58:45des alternatives
00:58:46crédibles
00:58:46et nous le disons ici
00:58:50nous ne pouvons poursuivre
00:58:51la stratégie
00:58:52des caisses vides
00:58:53initiées il y a 8 ans
00:58:54avec la suppression
00:58:55de l'ISF
00:58:56la flat tax
00:58:57les allègements
00:58:58de cotisations
00:58:59la suppression
00:59:00des impôts de production
00:59:01et la multiplication
00:59:02des niches fiscales
00:59:03qui a profité
00:59:04au plus aisé
00:59:05et qui a permis
00:59:06une accumulation
00:59:07sans précédent
00:59:08des richesses
00:59:09dans les mains
00:59:10de quelques-uns
00:59:11alors qu'en même temps
00:59:12de nombreux français
00:59:13ont plongé
00:59:14sous le seuil
00:59:15de pauvreté
00:59:15nous ne pouvons
00:59:17accepter
00:59:18que le rétablissement
00:59:19des comptes publics
00:59:20se fasse
00:59:20sans justice fiscale
00:59:22que la contribution
00:59:24des plus aisés
00:59:24à la solidarité nationale
00:59:26au financement
00:59:27de nos services publics
00:59:28et de notre modèle social
00:59:29ne soit pas la même
00:59:31que la plupart
00:59:31des ménages français
00:59:32ou que les grandes entreprises
00:59:34ne payent pas
00:59:35la même part d'impôt
00:59:36sur les sociétés
00:59:37que les plus petites
00:59:38et nous refusons
00:59:39par ailleurs
00:59:40les économies faites
00:59:41sur le dos des français
00:59:43nous demandons
00:59:45des efforts supplémentaires
00:59:46pour le pouvoir d'achat
00:59:48des français
00:59:49et des fonctionnaires
00:59:50avec le maintien
00:59:51de la prime d'activité
00:59:52nous demandons
00:59:54des efforts supplémentaires
00:59:55pour les jeunes
00:59:56sur le dos desquels
00:59:57on ne peut pas faire
00:59:58d'économie
00:59:58ni sur les bourses
01:00:00ni sur le logement
01:00:01ni sur leurs repas
01:00:02sur les investissements
01:00:04d'avenir
01:00:05en matière
01:00:05de transition écologique
01:00:06nous demandons
01:00:07une augmentation
01:00:08du fonds vert
01:00:09des ressources
01:00:10de l'agence de l'eau
01:00:11et le plan de relance
01:00:12du ferroviaire
01:00:13sur l'emploi
01:00:15et l'économie sociale
01:00:16et solidaire
01:00:17nous demandons
01:00:18les rétablissements
01:00:18des crédits
01:00:19pour les missions locales
01:00:20les acteurs
01:00:21de l'insertion
01:00:21par l'activité économique
01:00:23et la poursuite
01:00:24de l'expérimentation
01:00:25territoire
01:00:25zéro non chômeur
01:00:27enfin
01:00:28pour un logement
01:00:29digne et abordable
01:00:30nous demandons
01:00:31que des marges de manœuvre
01:00:32soient redonnées
01:00:33aux bailleurs sociaux
01:00:34et que les crédits
01:00:35de ma prime rénov
01:00:36soient largement
01:00:37rehaussés
01:00:38en ce début
01:00:41d'année
01:00:412026
01:00:42alors que notre pays
01:00:43traverse une instabilité
01:00:44politique inédite
01:00:45et que les tensions
01:00:46internationales
01:00:47s'aggravent
01:00:48l'heure est à la responsabilité
01:00:50et à la clarté
01:00:50ce budget n'est pas
01:00:52le nôtre
01:00:53nous socialistes
01:00:54sommes et demeurons
01:00:55dans l'opposition
01:00:55mais nous nous battrons
01:00:57jusqu'au bout
01:00:57pour défendre
01:00:59nos valeurs
01:00:59de justice
01:01:00et de solidarité
01:01:01pour préserver
01:01:03le pouvoir d'achat
01:01:04des français
01:01:04pour préserver
01:01:06nos services publics
01:01:07l'avenir écologique
01:01:08de ce pays
01:01:09et surtout
01:01:10notre jeunesse
01:01:12à laquelle nous croyons
01:01:13plus que tout
01:01:14je vous remercie
01:01:15merci madame la députée
01:01:18pour le groupe
01:01:20de la droite républicaine
01:01:21la parole est à monsieur
01:01:22Nicolas Rey
01:01:23merci madame la présidente
01:01:26monsieur le premier ministre
01:01:27madame et monsieur
01:01:29les ministres
01:01:30monsieur le président
01:01:30de la commission
01:01:31monsieur le rapporteur général
01:01:33chers collègues
01:01:33depuis quatre mois
01:01:35nous travaillons
01:01:36à donner à notre pays
01:01:38un budget juste
01:01:38et un budget responsable
01:01:40vous connaissez
01:01:40les convictions
01:01:41que notre groupe
01:01:42a porté
01:01:43depuis le début
01:01:44de ce débat
01:01:45autour de notre président
01:01:46Laurent Wauquiez
01:01:46pour les résumer
01:01:47simplement
01:01:48il faut réduire
01:01:49notre déficit
01:01:50en baissant nos dépenses
01:01:52et en cessant
01:01:53d'augmenter
01:01:53les impôts
01:01:54dans un monde
01:01:56instable et dangereux
01:01:57qui nous entoure
01:01:58avec la concurrence
01:01:59internationale
01:02:00de plus en plus
01:02:00violente
01:02:01avec l'invasion
01:02:02des produits chinois
01:02:02le redressement
01:02:04industriel
01:02:05militaire
01:02:06mais aussi
01:02:06et surtout budgétaire
01:02:08devient urgent
01:02:08or amendement
01:02:10après amendement
01:02:11une seule question
01:02:12semble occuper
01:02:14nos débats
01:02:14comment augmenter
01:02:16encore davantage
01:02:17la fiscalité
01:02:18dans le contexte
01:02:20géopolitique actuel
01:02:21comment considérer
01:02:22que notre pays
01:02:23a besoin
01:02:23de plus d'impôts
01:02:24comment comprendre
01:02:25que face aux menaces
01:02:26que j'évoquais
01:02:27nous pourrions nous permettre
01:02:28d'alourdir la pression
01:02:29fiscale
01:02:30sur nos entreprises
01:02:31vous le savez
01:02:32notre groupe a défendu
01:02:33une ligne claire
01:02:34nous nous opposons
01:02:35à toute nouvelle
01:02:36hausse d'impôts
01:02:37nous avons d'ailleurs
01:02:38obtenu de nombreuses
01:02:39avancées
01:02:39qui ont été adoptées
01:02:41aussi bien en première
01:02:42lecture
01:02:42que en seconde lecture
01:02:44en commission
01:02:45la semaine dernière
01:02:45je veux citer
01:02:46notamment l'indexation
01:02:47du barème de l'impôt
01:02:49sur le revenu
01:02:49pour toutes les tranches
01:02:50pour protéger
01:02:51le pouvoir d'achat
01:02:52de la France
01:02:53qui travaille
01:02:53puisque cette
01:02:54non-indexation
01:02:55c'est 1,9 milliards
01:02:56d'impôts supplémentaires
01:02:58le maintien des abattements
01:02:59sur les pensions
01:03:00de retraite
01:03:01pour nos retraités
01:03:02qui ont travaillé
01:03:02toute leur vie
01:03:03le maintien
01:03:04de la réduction
01:03:04d'impôts
01:03:05pour les frais
01:03:05de scolarité
01:03:06qui la suppression
01:03:07aurait impacté
01:03:08nos familles
01:03:09alors qu'il faut
01:03:09au contraire
01:03:10renforcer
01:03:11notre politique
01:03:11familiale
01:03:12la suppression
01:03:13aussi de la taxe
01:03:14plastique
01:03:14ou du durcissement
01:03:16du malus
01:03:16automobile
01:03:17notre assemblée
01:03:19monsieur le premier ministre
01:03:20a donc refusé
01:03:21toutes ces hausses
01:03:21d'impôts
01:03:22parce qu'il serait
01:03:23irresponsable
01:03:24d'accroître
01:03:24encore les prélèvements
01:03:25dans un pays
01:03:26qui en détient
01:03:27le record
01:03:27de l'OCDE
01:03:28et qui a augmenté
01:03:30son taux de prélèvement
01:03:31obligatoire
01:03:31déjà l'an dernier
01:03:32de 0,8 points
01:03:33or les amendements
01:03:35dits de compromis
01:03:35que votre gouvernement
01:03:36a déposé
01:03:37font encore beaucoup trop
01:03:39la part belle
01:03:39aux hausses d'impôts
01:03:40je pense à la surtaxe
01:03:41d'impôts sur les sociétés
01:03:42vous venez d'ajouter
01:03:44une surtaxe
01:03:45sur le fret maritime
01:03:46je pense à la remise
01:03:47en cause
01:03:48de la réduction
01:03:48d'impôts
01:03:49madelin
01:03:49pour nos PME
01:03:50l'équilibre
01:03:52qui se dessine
01:03:53entre recettes
01:03:54et dépenses
01:03:54que vous proposez
01:03:55ne nous convient pas
01:03:57et ne correspond pas
01:03:58surtout à ce que
01:03:59notre pays
01:03:59a besoin
01:04:00la seule marge
01:04:02réside donc
01:04:04dans la recherche
01:04:04d'économie
01:04:05et dans la réduction
01:04:06de nos dépenses
01:04:07le rapporteur général
01:04:09l'a dit
01:04:09l'adoption du PLFSS
01:04:10a agrafé
01:04:11notre déficit
01:04:12c'est pourquoi
01:04:13il faut que le projet
01:04:15de loi de finances
01:04:15fasse donc un effort
01:04:16plus important
01:04:17sur nos dépenses
01:04:18je rappelle que
01:04:20sur la seule année passée
01:04:21entre 2024 et 2025
01:04:22nos dépenses publiques
01:04:24ont encore augmenté
01:04:25de 46 milliards
01:04:26notre conviction est
01:04:27qu'il faut vraiment
01:04:29une nouvelle trajectoire
01:04:30de réduction
01:04:31de nos dépenses
01:04:32nous avons pour cela
01:04:33fait des propositions
01:04:35et notamment
01:04:35notre rapporteur
01:04:36avec une diminution
01:04:37moyenne et raisonnable
01:04:39de 2% des crédits
01:04:40sur toutes les missions
01:04:42hors régalien
01:04:42ce qui permettrait
01:04:43de dégager
01:04:446,2 milliards
01:04:45d'économies
01:04:46mais aussi
01:04:47sa proposition
01:04:48que nous soutenons
01:04:49pour limiter
01:04:50le transfert
01:04:52de fiscalité
01:04:52à nos agences
01:04:53et nos opérateurs
01:04:54nous sommes d'ailleurs
01:04:55déçus de constater
01:04:56que vous ne reprenez
01:04:57pas ces propositions
01:04:58mais au contraire
01:04:59vous venez
01:04:59dans un amendement
01:05:01de rehausser
01:05:02le montant des taxes
01:05:02affectées
01:05:03pour l'INPI
01:05:04et la société
01:05:04du Grand Paris
01:05:05qui avait été réduit
01:05:06par le Sénat
01:05:07nous avons également
01:05:09proposé des principes
01:05:11de bonne gestion
01:05:11comme le gel
01:05:12des recrutements
01:05:13au sein de la fonction
01:05:14publique
01:05:14et le non-remplacement
01:05:16systématique
01:05:16des départs
01:05:17en retraite
01:05:17pour rappel
01:05:19rien qu'en 2023
01:05:20les effectifs
01:05:21de l'Etat
01:05:22ont augmenté
01:05:22de 20 000
01:05:23pour les opérateurs
01:05:25les effectifs
01:05:25ont augmenté
01:05:26de 28 000
01:05:27en 7 ans
01:05:27cette trajectoire
01:05:29est irresponsable
01:05:30compte tenu
01:05:30de nos déficits
01:05:31actuels
01:05:32des mesures d'économie
01:05:33peuvent être prises
01:05:34aussi sans démagogie
01:05:35en matière d'aide médicale
01:05:37d'Etat
01:05:37pour les étrangers
01:05:38en situation irrégulière
01:05:40cette dépense
01:05:41il faut le reconnaître
01:05:42a doublé
01:05:42en 13 ans
01:05:43passant de 700 millions
01:05:44à 1,5 milliard
01:05:46nous attendons toujours
01:05:47la publication
01:05:48des décrets Bayrou
01:05:49pour encadrer
01:05:50de manière responsable
01:05:51cette AME
01:05:52nous attendons aussi
01:05:53la mise en oeuvre
01:05:54des propositions
01:05:55du rapport
01:05:55Stefanini-Evin
01:05:56ancien ministre socialiste
01:05:58qui prévoit
01:05:59quand même justement
01:06:00d'exclure de l'AME
01:06:01les personnes frappées
01:06:02d'une mesure d'éloignement
01:06:03pour motif d'ordre public
01:06:05nous ne pouvons pas
01:06:06demander à nos concitoyens
01:06:07de faire des efforts
01:06:08et dans le même temps
01:06:09ne faire aucune réforme
01:06:11sur l'AME
01:06:11qui concerne
01:06:12des clandestins
01:06:13disons-le clairement
01:06:14des divergences
01:06:15subsistent entre nos groupes
01:06:16nous l'avons constaté
01:06:17en commission
01:06:18pour autant
01:06:19notre devoir
01:06:19est de constituer
01:06:20à travailler
01:06:21pour doter
01:06:21la France
01:06:22d'un budget
01:06:23mais un budget
01:06:24en tout cas
01:06:25qui arrête
01:06:27les hausses d'impôts
01:06:29et surtout
01:06:29qui vise
01:06:30à baisser
01:06:30réellement
01:06:31nos dépenses
01:06:32merci monsieur le député
01:06:33pour le groupe
01:06:35écologiste et social
01:06:36la parole est à monsieur
01:06:37Tristan Laet
01:06:38madame la présidente
01:06:47monsieur le premier ministre
01:06:48mesdames et messieurs
01:06:48les ministres
01:06:49monsieur le président
01:06:50monsieur le rapporteur
01:06:50chers collègues
01:06:51il y a trois mois
01:06:52déjà à cette tribune
01:06:53nous vous alertions
01:06:54sur les impasses
01:06:55de votre politique budgétaire
01:06:56trois mois plus tard
01:06:57non seulement rien a changé
01:06:58mais la situation
01:06:59s'est aggravée
01:07:00le déficit se creuse
01:07:01les acteurs économiques
01:07:02et les collectivités
01:07:03désespèrent
01:07:03de retrouver de la prévisibilité
01:07:05les plans sociaux
01:07:06en entreprise
01:07:06et suppression d'emplois
01:07:08associatifs
01:07:08se multiplient
01:07:09et pourtant
01:07:10vous persistez
01:07:11ce constat
01:07:12n'est d'ailleurs
01:07:13plus seulement
01:07:13celui de l'opposition
01:07:14il traverse
01:07:15désormais votre camp
01:07:16l'ancien ministre
01:07:17de l'économie
01:07:18et des finances
01:07:18Eric Lombard
01:07:19ça a été largement commenté
01:07:21depuis cet après-midi
01:07:21a reconnu ce week-end
01:07:23que les plus riches
01:07:24échappent massivement
01:07:25à l'impôt
01:07:26un constat
01:07:27transmis
01:07:28et détaillé
01:07:29par les services
01:07:29de Bercy
01:07:30et qu'il n'a
01:07:30manifestement pas
01:07:31été jugé utile
01:07:32de partager
01:07:33à la représentation nationale
01:07:34lors de la première lecture
01:07:35en décidant
01:07:37de ne pas recourir
01:07:38au 49.3
01:07:38vous nous aviez fait entendre
01:07:39que ce budget
01:07:40serait possiblement
01:07:42le nôtre
01:07:42lors de nos débats
01:07:43vous nous avez pourtant
01:07:44rejeté toute évolution
01:07:45sérieuse
01:07:46la taxe Zuckman
01:07:48massivement plébiscitée
01:07:49par les français
01:07:49vous l'avez refusée
01:07:50la taxation des holdings
01:07:52vous l'avez écartée
01:07:53l'aide médicale d'état
01:07:54vous l'avez rabotée
01:07:55les crédits jeunesse
01:07:56vous les avez sacrifiés
01:07:57le budget de l'écologie
01:07:59vous l'avez diminué
01:08:00plafonnement du malus CO2
01:08:02et du malus poids
01:08:02sur les véhicules polluants
01:08:03exonération
01:08:04de la taxe de solidarité
01:08:06sur les billets d'avion
01:08:07pour les aéroports
01:08:08accueillant moins
01:08:08de 150 000 passagers
01:08:09par an
01:08:09suppression
01:08:10de la taxe
01:08:11sur les emballages plastiques
01:08:12et de l'article 2
01:08:13sur l'affectation
01:08:14des recettes de l'énergie
01:08:15ponction importante
01:08:17sur l'office français
01:08:18de la biodiversité
01:08:19le signal est clair
01:08:20la transition écologique
01:08:22n'est en rien traité
01:08:24comme une priorité nationale
01:08:25par vos choix politiques
01:08:26qui engage pourtant
01:08:27les générations futures
01:08:28cette approche creuse
01:08:30les inégalités
01:08:31et compromet durablement
01:08:32notre capacité
01:08:33à nous adapter
01:08:34à l'urgence climatique
01:08:35et à protéger
01:08:36les plus fragiles
01:08:37de ces effets
01:08:38il y a un point
01:08:39sur lequel on ne peut
01:08:40vous donner tort
01:08:41ce budget n'est pas
01:08:42uniquement le vôtre
01:08:43il est aussi celui
01:08:45de messieurs
01:08:45Boquiez et Retailleau
01:08:47au Sénat
01:08:48les républicains
01:08:49l'ont largement réécrit
01:08:50les donneurs de leçons
01:08:52de gestion des finances publiques
01:08:53et de rigueur
01:08:54de cet hémicycle
01:08:55se sont révélés
01:08:56dans l'autre chambre
01:08:57être ceux
01:08:58qui ont creusé
01:08:59davantage le déficit
01:09:00car en supprimant
01:09:01la contribution
01:09:02sur les grandes entreprises
01:09:03et en détricotant
01:09:04la taxe sur les holdings
01:09:05les républicains
01:09:06ont fait de leur seule bataille
01:09:07celle de refuser
01:09:08tout avancé
01:09:09en matière de justice fiscale
01:09:11et pourtant
01:09:12monsieur le ministre
01:09:13est à partir de cette version là
01:09:14dégradée et déséquilibrée
01:09:16que vous avez souhaité
01:09:17nous faire légiférer
01:09:19lors des derniers mois
01:09:20nous avons beaucoup parlé
01:09:21des recettes
01:09:22et de notre divergence
01:09:23fondamentale
01:09:24vous voulez continuer
01:09:25de protéger les plus aisés
01:09:26nous voulons plus de justice
01:09:27fiscale et sociale
01:09:29nous ne sommes pas
01:09:30des amoureux de l'impôt
01:09:31nous défendons des recettes
01:09:32pour financer
01:09:33notre modèle social
01:09:34la transition écologique
01:09:35et notre protection
01:09:36dans un monde incertain
01:09:37cette justice se joue aussi
01:09:40du côté des dépenses
01:09:41et là encore
01:09:41nos désaccords sont profonds
01:09:43car en vous abritant
01:09:44derrière le seul débat fiscal
01:09:46vous évitez l'essentiel
01:09:48quelle priorité pour le pays
01:09:49la situation internationale
01:09:51qui nous oblige à regarder
01:09:52lucidement
01:09:53la question des investissements
01:09:54dans notre défense nationale
01:09:56et dans la construction européenne
01:09:57la jeunesse
01:09:59qui attend un véritable investissement
01:10:00dans l'éducation
01:10:01la formation
01:10:01la transition écologique
01:10:03évidemment
01:10:04qui réclame
01:10:05des moyens massifs
01:10:05et durables
01:10:06pas des annonces
01:10:07sans crédit
01:10:08et des stop and go
01:10:09permanents
01:10:09la santé
01:10:10l'éducation
01:10:11l'insertion
01:10:12le logement
01:10:12partout sur nos territoires
01:10:14mission locale
01:10:15associations
01:10:15centres sociaux
01:10:17collectivités
01:10:17tirent la sonnette d'alarme
01:10:18elles voient leurs besoins croître
01:10:20et leurs moyens
01:10:21fondent
01:10:22elles font déjà plus
01:10:23avec moins
01:10:24et vous leur demandez désormais
01:10:25de faire l'impossible
01:10:27avec encore moins
01:10:28le signal est clair
01:10:29il vient de partout
01:10:30écoutez-les
01:10:31écoutez-nous
01:10:32partout dans le pays
01:10:33montre la colère
01:10:34face à l'injustice
01:10:35l'écoeurement
01:10:36de ne plus vivre
01:10:37pouvoir vivre dignement
01:10:38la critique
01:10:40d'orientation
01:10:40aveugle et froide
01:10:41venue d'en haut
01:10:42et au mépris
01:10:43de la réalité
01:10:44des vides en bas
01:10:45et des difficultés sociales
01:10:46économiques et climatiques
01:10:48qui frappent de plein fouet
01:10:49nos compatriotes
01:10:50ces sentiments légitimes
01:10:52monsieur le premier ministre
01:10:53sont la conclusion naturelle
01:10:55de ces dix ans
01:10:56de macronisme
01:10:56nous ne vous demandons pas
01:10:58de simples ajustements techniques
01:10:59nous exigeons
01:11:01par fidélité aux urnes
01:11:02et donc à la démocratie
01:11:03que le futur budget
01:11:05soit à minima
01:11:06celui d'inflexion
01:11:07politique sensible
01:11:08je vous remercie
01:11:09merci monsieur le député
01:11:10pour le groupe
01:11:12les démocrates
01:11:13la parole est à monsieur
01:11:14Jean-Paul Mathéis
01:11:15madame la présidente
01:11:18monsieur le premier ministre
01:11:19madame la ministre
01:11:21monsieur le ministre
01:11:22mes chers collègues
01:11:23après la première lecture
01:11:25à l'assemblée nationale
01:11:27l'examen au sénat
01:11:28et l'échec
01:11:29de la commission
01:11:30mixte paritaire
01:11:31je vais
01:11:32je veux exprimer ici
01:11:33une profonde
01:11:34inquiétude
01:11:35celle que nous ne parviendrons pas
01:11:37à nous accorder
01:11:39sur l'essentiel
01:11:40sur ce que commande
01:11:41l'intérêt du pays
01:11:42le monde
01:11:44devient chaque jour
01:11:45plus instable
01:11:47plus dangereux
01:11:47et pour paraphraser
01:11:50une phrase
01:11:50de la présidente
01:11:51de la république
01:11:52le monde brûle
01:11:53en quelque sorte
01:11:53et pourtant
01:11:55nous regardons
01:11:56trop souvent ailleurs
01:11:56parfois déjà
01:11:58vers la prochaine
01:11:59échéance électorale
01:12:01or les français
01:12:02n'attendent pas demain
01:12:04ils attendent
01:12:05aujourd'hui
01:12:06que nous prenions
01:12:06nos responsabilités
01:12:07parlement
01:12:09comme gouvernement
01:12:10pour doter la France
01:12:11d'un budget
01:12:11le travail
01:12:13en commission
01:12:13était nécessaire
01:12:15mais il a été décevant
01:12:16à force de posture
01:12:18le dialogue
01:12:18s'est effacé
01:12:19et avec lui
01:12:20le sens
01:12:21même de notre mandat
01:12:22avec mon groupe
01:12:24nous avons fait le choix
01:12:25d'être présent
01:12:26du début
01:12:27à la fin
01:12:28dans un esprit
01:12:29de responsabilité
01:12:30mais le constat
01:12:31est là
01:12:31une copie rejetée
01:12:33et une trajectoire financière
01:12:35qui nous conduirait
01:12:36droit
01:12:37dans le mur
01:12:37les français
01:12:39attendent
01:12:40de leurs parlementaires
01:12:41qui sachent
01:12:42dialoguer
01:12:42et construire
01:12:43des accords
01:12:44c'est le cadre
01:12:45fixé par le gouvernement
01:12:46à la demande
01:12:47de plusieurs groupes
01:12:48d'opposition
01:12:49nous avons ainsi
01:12:50pu adopter
01:12:51un PLFSS
01:12:52qui
01:12:53même s'il est imparfait
01:12:54a le mérite
01:12:55d'exister
01:12:56concernant le PLFSS
01:12:58le PLF
01:12:59pardon
01:12:59nous sommes allés
01:13:01aussi loin
01:13:02que possible
01:13:03pour identifier
01:13:03des équilibres
01:13:04et travailler
01:13:05à un compromis
01:13:06nous attendons
01:13:07que le gouvernement
01:13:08puisse prendre
01:13:09ses responsabilités
01:13:10pour les sceller
01:13:11au moyen du 49-3
01:13:13si cela est nécessaire
01:13:15avant l'ouverture
01:13:16de nos travaux
01:13:17je souhaite donc
01:13:18exposer clairement
01:13:19les bases
01:13:19que mon groupe pose
01:13:21pour permettre
01:13:21ce compromis
01:13:22d'abord une trajectoire
01:13:24le gouvernement
01:13:25est parvenu
01:13:25à ramener
01:13:26le déficit
01:13:26à 5,4%
01:13:28poursuivant cet effort
01:13:29pour passer
01:13:30sous les 5
01:13:31nous aurions souhaité
01:13:32aller plus loin
01:13:33mais le vote
01:13:34du PLFSS
01:13:35ne le permet plus
01:13:36soyons lucides
01:13:37fixons un cap crédible
01:13:38et tenons-le
01:13:39ensuite une méthode
01:13:41de redressement
01:13:42de nos finances
01:13:43publiques
01:13:44impose d'agir
01:13:45à la fois
01:13:45sur les dépenses
01:13:46et sur les recettes
01:13:47sur les dépenses
01:13:49il est urgent
01:13:50de mettre fin
01:13:51à leur augmentation
01:13:52automatique
01:13:53et insuffisamment
01:13:54non-maîtriser
01:13:55cela suppose
01:13:56de simplifier
01:13:56l'action publique
01:13:57de renforcer
01:13:58les outils de contrôle
01:13:59et d'évaluation
01:14:00et d'avoir le courage
01:14:01de revoir
01:14:02ce qui ne fonctionne pas
01:14:03nous proposons
01:14:05notamment
01:14:05de plafonner
01:14:06certaines dépenses
01:14:06des agences
01:14:07et opérateurs
01:14:08enfin
01:14:09d'en réexaminer
01:14:11chaque année
01:14:12l'efficacité
01:14:13et d'en ajuster
01:14:14le périmètre
01:14:14si nécessaire
01:14:15sur les recettes
01:14:16l'effort doit être
01:14:18juste
01:14:18et ciblé
01:14:19il ne peut peser
01:14:20ni sur l'activité économique
01:14:21ni sur le pouvoir d'achat
01:14:23des français
01:14:23qui travaillent
01:14:24c'est pourquoi
01:14:25nous proposons
01:14:26de lutter
01:14:26contre les stratégies
01:14:28d'optimisation fiscale
01:14:29agressive
01:14:30prolongation
01:14:31de la contribution
01:14:31sur les hauts revenus
01:14:32taxation
01:14:33de certains montages
01:14:34patrimoniaux
01:14:35encadrement
01:14:36de dispositifs
01:14:37existants
01:14:38l'objectif est simple
01:14:39rétablir l'égalité
01:14:41devant l'impôt
01:14:42les français
01:14:43n'accepteraient pas
01:14:43des efforts
01:14:44injustement répartis
01:14:46enfin
01:14:47ce budget
01:14:48doit préparer
01:14:49l'avenir
01:14:49et renforcer
01:14:51notre souveraineté
01:14:51nous défendrons
01:14:53le rétablissement
01:14:53de la stratégie
01:14:54France 2030
01:14:55et la poursuite
01:14:56de l'effort
01:14:56en faveur de la recherche
01:14:58nous soutenons
01:14:59également notre agriculture
01:15:00durement frappée
01:15:01afin de renforcer
01:15:02sa compétitivité
01:15:03et de l'accompagner
01:15:04dans ses transitions
01:15:06nous voulons
01:15:08enfin relancer
01:15:09le secteur
01:15:10du logement
01:15:11essentiel
01:15:12à la vie quotidienne
01:15:13de nos concitoyens
01:15:14derrière la difficulté
01:15:16à louer
01:15:17ou à acheter
01:15:18ce sont des projets
01:15:19de vie
01:15:19qui sont bloqués
01:15:20la création
01:15:21d'un statut
01:15:22du bailleur privé
01:15:23et le retrait
01:15:24des biens loués
01:15:24de l'IFI
01:15:25sont des leviers
01:15:25concrets
01:15:26pour relancer
01:15:27la construction
01:15:27et l'emploi
01:15:28mes chers collègues
01:15:30ces propositions
01:15:31sont la base
01:15:32de dialogue
01:15:33sont des bases
01:15:35de dialogue
01:15:35des accords
01:15:36sont possibles
01:15:36et nécessaires
01:15:37parce que nous avons
01:15:39une responsabilité
01:15:40collective
01:15:40répondre à l'attente
01:15:42des français
01:15:42et donner
01:15:43un budget
01:15:44à la France
01:15:44je suis certain
01:15:46qu'on peut y arriver
01:15:47certes
01:15:48il faudra peut-être
01:15:49écourter des débats
01:15:50qui risqueraient
01:15:51de nous abîmer
01:15:52par des désaccords
01:15:54exprimés dans cet hémicycle
01:15:55mais je crois
01:15:56que nous sommes en capacité
01:15:57de doter
01:15:57notre pays
01:15:58d'un budget
01:15:59les français l'attendent
01:16:00et nous serons là
01:16:01au rendez-vous
01:16:02monsieur le premier ministre
01:16:03madame monsieur
01:16:04les ministres
01:16:05monsieur le rapporteur général
01:16:07monsieur le président
01:16:07de la commission
01:16:08des finances
01:16:09mes chers collègues
01:16:10chacun le constate
01:16:12sur ce projet
01:16:12de loi de finances
01:16:13pour 2026
01:16:14les discussions
01:16:15sont longues
01:16:15et les compromis
01:16:16difficiles
01:16:17c'est ce qui nous a
01:16:19conduit à adopter
01:16:19en décembre dernier
01:16:20une loi spéciale
01:16:22un service minimum
01:16:23budgétaire
01:16:24qui assure
01:16:25le fonctionnement
01:16:25de l'état
01:16:26mais qui ne nous donne
01:16:28aucune visibilité
01:16:29pour l'avenir
01:16:30des discussions budgétaires
01:16:32étaient nécessaires
01:16:33elles ont eu lieu
01:16:34en première lecture
01:16:35et tous les sujets
01:16:37ont fait l'objet
01:16:37de votes
01:16:38dans l'hémicycle
01:16:39le temps des débats
01:16:41est donc révolu
01:16:42vient maintenant
01:16:43le temps de doter
01:16:44la France
01:16:44d'un budget
01:16:45car pendant que nous
01:16:47tergiversons
01:16:47le pays
01:16:49lui attend
01:16:50nos agriculteurs
01:16:52attendent
01:16:52et réclament
01:16:53des réponses rapides
01:16:54et concrètes
01:16:54à la crise
01:16:55qu'ils traversent
01:16:56nos armées
01:16:57attendent
01:16:58les moyens nécessaires
01:16:59à leur montée
01:16:59en puissance
01:17:00dans un monde
01:17:00toujours plus instable
01:17:01nos collectivités
01:17:04locales
01:17:04attendent
01:17:05de la visibilité
01:17:05pour aménager
01:17:06et préparer
01:17:07l'avenir
01:17:08de nos territoires
01:17:08et nos entreprises
01:17:11attendent
01:17:11de la stabilité
01:17:12pour investir
01:17:13pour créer
01:17:14de l'emploi
01:17:14et pour créer
01:17:15de la richesse
01:17:16sans cela
01:17:18nous ne pouvons
01:17:18financer
01:17:19notre modèle social
01:17:20voilà notre boussole
01:17:22mais le compromis
01:17:24ne peut se faire
01:17:25à tout prix
01:17:25l'adoption
01:17:27du PLFSS
01:17:28sur lequel nous avons
01:17:29alerté
01:17:29à maintes reprises
01:17:30a coûté
01:17:31près de 9 milliards
01:17:32d'euros
01:17:32à notre pays
01:17:33le recours
01:17:35à une loi spéciale
01:17:36a ajouté
01:17:37près de 3 milliards
01:17:38d'euros
01:17:38supplémentaires
01:17:39au total
01:17:40ce sont donc
01:17:4112 milliards
01:17:42d'euros
01:17:43qu'il nous faut
01:17:43désormais trouver
01:17:44pour rester
01:17:45sous la barre
01:17:46des 5%
01:17:46de déficit
01:17:47nous défendrons
01:17:49la suppression
01:17:49de nouvelles taxes
01:17:50dangereuses
01:17:51pour la compétitivité
01:17:52de notre pays
01:17:53nous proposerons
01:17:55par exemple
01:17:56de supprimer
01:17:57l'augmentation
01:17:57du plafond
01:17:58de la taxe
01:17:59sur les cartes grises
01:18:00qui pèseraient
01:18:00sur les français
01:18:01pour qui l'utilisation
01:18:03de la voiture
01:18:03n'est pas une option
01:18:04mais une nécessité
01:18:05nous proposerons
01:18:07à nouveau
01:18:07la prolongation
01:18:08de la défiscalisation
01:18:10des pourboires
01:18:10et pour inciter
01:18:13ceux qui le peuvent
01:18:14à investir
01:18:14pour soutenir
01:18:16l'offre de logement
01:18:17et pour que
01:18:18tous nos concitoyens
01:18:19puissent se loger
01:18:20nous défendrons
01:18:21avec notre collègue
01:18:22François Jolivet
01:18:23la création
01:18:24d'un véritable statut
01:18:26du bailleur privé
01:18:27enfin
01:18:29nous soutiendrons
01:18:30toute réduction
01:18:31de dépenses publiques
01:18:32qui n'est pas efficiente
01:18:33comme toujours
01:18:35le groupe Horizon
01:18:36et Indépendant
01:18:36restera ouvert
01:18:37à toute proposition
01:18:38responsable
01:18:39aussi longtemps
01:18:40que durera
01:18:41le débat
01:18:42mais monsieur
01:18:44le premier ministre
01:18:45madame
01:18:45messieurs les ministres
01:18:47chacun le sait
01:18:48ce débat
01:18:48a en réalité
01:18:50déjà eu lieu
01:18:51je vous remercie
01:18:52merci madame la députée
01:18:56pour le groupe
01:19:02Liberté
01:19:02Indépendant
01:19:03Outre-mer
01:19:03et Territoire
01:19:04la parole est à monsieur
01:19:05Charles de Courson
01:19:06la France
01:19:08a un besoin
01:19:09impératif
01:19:10d'une loi de finances
01:19:11pour trois raisons
01:19:12la première raison
01:19:14c'est une raison
01:19:15intérieure
01:19:16les acteurs économiques
01:19:17du pays ont besoin
01:19:18de stabilité
01:19:18et de visibilité
01:19:20les entreprises
01:19:21ont besoin
01:19:21de savoir
01:19:22où l'on va
01:19:22en matière fiscale
01:19:23et d'investissement
01:19:24public
01:19:24les collectivités
01:19:26territoriales
01:19:26ont besoin
01:19:27de clarté
01:19:27sur les moyens
01:19:29sur les dispositifs
01:19:30et sur les politiques
01:19:31publiques
01:19:31y compris lorsqu'il s'agit
01:19:33de financement
01:19:34attendu
01:19:35comme c'est lié
01:19:35à la transition
01:19:36enfin
01:19:37nos concitoyens
01:19:38ont besoin
01:19:38de règles lisibles
01:19:39et stables
01:19:40y compris
01:19:40sur des dispositifs
01:19:42très concrets
01:19:42du quotidien
01:19:43comme par exemple
01:19:44la prime rénov'
01:19:45la deuxième raison
01:19:47ce sont les raisons
01:19:49extérieures
01:19:50notre crédibilité
01:19:52mes chers collègues
01:19:53elle est en jeu
01:19:54au regard
01:19:55de nos engagements
01:19:56européens
01:19:56les règles européennes
01:19:59fixent à 3%
01:19:59les déficits publics
01:20:01en 2029
01:20:02et à 60%
01:20:03le niveau maximum
01:20:05de la dette publique
01:20:06et la nouvelle
01:20:07gouvernance budgétaire
01:20:08repose sur les trajectoires
01:20:10pluriannuelles
01:20:11avec des exigences
01:20:12d'ajustement
01:20:12lorsqu'on dépasse
01:20:14les 3% or
01:20:15le texte
01:20:16issu du Sénat
01:20:17aboutit à un déficit
01:20:18autour de 5,3%
01:20:20du PIB
01:20:20que vous venez
01:20:21d'ailleurs
01:20:21madame la ministre
01:20:22de réviser
01:20:23à 5,4%
01:20:24c'est à dire
01:20:25le même montant
01:20:26que grosso modo
01:20:282025
01:20:29à ce rythme
01:20:31on ne réduit
01:20:32absolument pas
01:20:33le déficit
01:20:34et même si c'était
01:20:35à 5,3
01:20:36un dixième de point
01:20:37c'est négligeable
01:20:38il faudrait 25 ans
01:20:39pour retrouver
01:20:39le 3%
01:20:41et même
01:20:41si l'on fixe
01:20:43à 5%
01:20:44le déficit
01:20:452026
01:20:46l'effort
01:20:47à fournir
01:20:47est massif
01:20:49baisser
01:20:50deux points
01:20:50de déficit
01:20:51en trois ans
01:20:51cela représente
01:20:52un effort
01:20:52de l'ordre
01:20:53de 0,7 points
01:20:54par an
01:20:54soit environ
01:20:5520 milliards
01:20:55d'euros
01:20:56par an
01:20:56sur les trois
01:20:57années suivantes
01:20:582027
01:20:582028
01:20:59et 2029
01:21:00vous voyez
01:21:01mes chers collègues
01:21:02que quelle que soit
01:21:03l'issue des élections
01:21:05l'année prochaine
01:21:06ceux qui seront
01:21:08au pouvoir
01:21:10ils n'auront
01:21:11qu'une solution
01:21:12c'est de réduire
01:21:14les déficits
01:21:14d'une vingtaine
01:21:15de milliards
01:21:16par an
01:21:16et vingtaine
01:21:18de milliards
01:21:19par an
01:21:19mes chers collègues
01:21:20c'est plus
01:21:21en termes
01:21:21de dépenses
01:21:22car ceux
01:21:23qui croient
01:21:24qu'on peut
01:21:24continuer
01:21:24à augmenter
01:21:25les prélèvements
01:21:26obligatoires
01:21:27se trompent
01:21:27ils aboutiront
01:21:28à une révolte
01:21:30de nos concitoyens
01:21:32et puis
01:21:32il y a une troisième
01:21:33et dernière raison
01:21:34qui est une raison
01:21:35institutionnelle
01:21:36mes chers collègues
01:21:37si nous n'arrivons pas
01:21:38à adopter
01:21:39une loi de finances
01:21:40c'est le fonctionnement
01:21:41même de notre démocratie
01:21:42parlementaire
01:21:43qui est fragilité
01:21:44voire remise en cause
01:21:45à force de ne pas décider
01:21:47de reconduire
01:21:49de vivre dans l'exception
01:21:50et dans l'incertitude
01:21:51on alimente l'idée
01:21:53que le parlement
01:21:53n'est plus en capacité
01:21:55de produire
01:21:55une décision budgétaire
01:21:57et on prépare
01:21:58l'avenir
01:21:59d'un régime autoritaire
01:22:00nous plaidons
01:22:02dans notre groupe
01:22:03pour un compromis
01:22:04les travaux
01:22:05en commission des finances
01:22:06ont montré
01:22:07qu'il n'y avait pas
01:22:08à ce jour
01:22:09de majorité
01:22:10sur un texte
01:22:11ce qui s'est passé
01:22:12en commission
01:22:12mes chers collègues
01:22:13avec le rejet
01:22:14successif
01:22:14de la première
01:22:15puis de la seconde partie
01:22:16l'a illustré
01:22:17sans ambiguïté
01:22:18il n'existe pas
01:22:20aujourd'hui
01:22:20de majorité
01:22:21prête
01:22:21à porter
01:22:21un budget cohérent
01:22:22et si nous restons
01:22:24dans une logique
01:22:24de confrontation
01:22:25ou de coalition
01:22:26de circonstances
01:22:27au fil des amendements
01:22:28nous aboutirons
01:22:28mécaniquement à l'échec
01:22:29notre responsabilité
01:22:31collective
01:22:32c'est donc
01:22:32de construire
01:22:33un compromis
01:22:33pas un compromis
01:22:34de façade
01:22:35pas une addition
01:22:36de mesures disparates
01:22:37mais un compromis
01:22:38d'ensemble
01:22:39qui donne un budget
01:22:39lisible
01:22:40stable
01:22:41et crédible
01:22:42à quelles conditions
01:22:43peut-on arriver
01:22:44à un tel compromis
01:22:45premièrement
01:22:46mes chers collègues
01:22:48nous ne pouvons pas
01:22:49bâtir un compromis
01:22:50en discutant uniquement
01:22:51amendement par amendement
01:22:52nous venons de le voir
01:22:53cela produit
01:22:54des majorités variables
01:22:55des décisions contradictoires
01:22:56et au final
01:22:57un texte incohérent
01:22:58un compromis
01:22:59suppose une discussion
01:23:00structurée
01:23:00sur quelques paramètres
01:23:02clairs
01:23:02deuxièmement
01:23:04un compromis
01:23:04suppose que chacun
01:23:05fasse un pas
01:23:06vers l'autre
01:23:07si chaque groupe
01:23:08reste sur une seule
01:23:09et même ligne
01:23:09tout se bloque
01:23:10et nous revivrons
01:23:11le même scénario
01:23:12jusqu'au bout
01:23:13troisièmement
01:23:14le compromis
01:23:16doit porter
01:23:16sur la dépense
01:23:17et sur les recettes
01:23:18sur la dépense
01:23:20l'effort principal
01:23:20doit être là
01:23:21c'est le coeur
01:23:22du redressement
01:23:22quand des économies
01:23:24sont possibles
01:23:24il faut les faire
01:23:25et nous sommes prêts
01:23:26à assumer
01:23:26des économies concrètes
01:23:27y compris par exemple
01:23:29à hauteur d'un milliard
01:23:30sur les 11 milliards
01:23:32de la prime d'activité
01:23:33ou les exonérations
01:23:35de charges sociales
01:23:3673-75 milliards
01:23:38à condition
01:23:39qu'elles soient justes
01:23:40ciblées
01:23:41et compatibles
01:23:42avec l'objectif
01:23:43de valorisation
01:23:43du travail
01:23:44sur les recettes
01:23:46nous refusons
01:23:47une haute générale
01:23:47à indifférencier
01:23:48des prélèvements obligatoires
01:23:49en revanche
01:23:50un compromis est possible
01:23:51sur des sujets
01:23:53identifiés
01:23:54et précisément calibrés
01:23:55le barème
01:23:56de l'impôt sur le revenu
01:23:57en actualisant
01:23:59uniquement
01:24:00les trois premières tranches
01:24:01l'impôt sur les sociétés
01:24:03en sortant les ETI
01:24:04la CDHR
01:24:05le pacte d'Utreil
01:24:07en sortant
01:24:08les biens
01:24:09à caractère
01:24:09non professionnel
01:24:10et puis le statut
01:24:12des propriétaires
01:24:12ce sont des leviers
01:24:14sur lesquels
01:24:15on peut trouver
01:24:16un équilibre
01:24:16si chacun accepte
01:24:17d'entrer réellement
01:24:19dans une logique de compromis
01:24:20en conclusion
01:24:21c'est dans cet esprit
01:24:22que le groupe Liot abordera
01:24:23cette nouvelle lecture
01:24:24rechercher un compromis
01:24:25pour obtenir un budget
01:24:26mais un budget sérieux
01:24:27crédible
01:24:28et qui s'inscrit
01:24:29dans une trajectoire
01:24:30de réduction
01:24:30des déficits publics
01:24:32merci monsieur le député
01:24:33C'était donc le début
01:24:35de la discussion générale
01:24:36en nouvelle lecture
01:24:37sur le projet
01:24:38de loi de finances
01:24:39pour 2026
01:24:40le gouvernement
01:24:42et les différents
01:24:42groupes politiques
01:24:43se sont succédés
01:24:44à la tribune
01:24:45pour exprimer
01:24:46leur position
01:24:47sur ce budget
01:24:48discussion
01:24:49dans un climat électrique
01:24:50puisque cette semaine
01:24:51deux motions de censure
01:24:53ont été déposées
01:24:54contre le gouvernement
01:24:55de Sébastien Lecornu
01:24:56l'une par le
01:24:57Rassemblement National
01:24:59l'autre par
01:24:59la France Insoumise
01:25:01rendez-vous sur lcp.fr
01:25:03pour retrouver
01:25:04les points clés
01:25:05de ce budget
01:25:07décrypté par
01:25:08les experts parlementaires
01:25:10de LCP
01:25:10fin de cet épisode
01:25:11à très vite
01:25:12sur la 8
01:25:13ciao ciao
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations