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  • il y a 11 heures

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00:01Europe 1, Pascal Pro et vous.
00:04Jean-Michel Apathy fait encore parler de lui sur LCV,
00:07a considéré que Sale Blanche n'était pas raciste.
00:10Et écoutez cet échange avec Florence Portelli,
00:14parce qu'elle a fait le tour des réseaux,
00:15et c'est assez intéressant de l'écouter.
00:17Il y a un racisme anti-blanc d'après vous ?
00:18Évidemment que ça peut exister, il y a même l'antisémitisme qui existe.
00:22Il y a de l'agressivité, de l'hostilité aux blancs,
00:26parfois par d'autres populations,
00:27mais on ne peut pas appeler ça du racisme.
00:28Quand on vous dit « Sale Blanche », c'est quoi ?
00:31« Sale Blanche », c'est raciste ?
00:33Non, c'est une insulte.
00:34Ah bon ? D'accord.
00:35Donc « Sale Noire », c'est racisme, mais pas « Sale Blanche ».
00:37Moi, je pense que c'est bien que les deux sont racistes.
00:38Non, mais là, vous jouez...
00:40Non, je ne joue pas.
00:40Si vous jouez, là, vous faites la démagogie.
00:42Si, si, bien sûr.
00:43Le racisme, c'est une invention de l'Occident.
00:45C'est une invention pratique.
00:46On parlait du colonialisme tout à l'heure.
00:47Mais parce qu'il n'y a pas eu des colonialismes...
00:49On parlait du colonialisme tout à l'heure.
00:50Par des « Blancs », entre guillemets ?
00:52Non.
00:54Intéressant, quand même, cette séquence.
00:55Le charbillet.
00:57Décryptage.
00:57Vous écoutez ça.
00:58C'est lunaire, c'est idéologique, bien sûr.
01:02Ça oublie que les Noirs, par exemple, sont racistes.
01:04Regardez les Hutus et les Tutsis.
01:06Toutes les tribus d'Afrique sont extraordinairement racistes.
01:09Les Chinois méprisent l'Occident, etc.
01:13Mais là, c'est quand même une machine idéologique
01:16que M. Apathy agite.
01:19Voilà, c'est tout.
01:20Ce que vous voulez dire, c'est que le racisme est inhérent à la condition humaine.
01:23Oui, c'est fait.
01:24Une partie à chaque fois, la population est en partie.
01:26C'est ce que vous voulez dire.
01:28Bon, que les gens soient clairs, parce que...
01:32Il ne faut pas essentialiser.
01:33Une partie de ces populations peut être inhérents à la condition humaine.
01:37Oui, je l'ai dit, voilà.
01:39La xénophobie est un tropisme universel.
01:42Elle concerne toutes les sociétés et toutes les cultures.
01:46Évidemment, il n'y a pas question d'essentialiser qui que ce soit,
01:49mais il y a du racisme partout.
01:52Ce n'est pas l'apanage, encore une fois, des blancs.
01:55Ce n'est pas la première fois que Jean-Michel Apathy s'illustre dans l'idéologie un peu abscond.
02:01Face à Mme Portelli, il avait parlé d'Oradour sur Glenn, je ne sais pas si vous vous souvenez,
02:05dans des termes absolument abjects.
02:08Il avait proposé même de raser le château de Versailles, s'il était élu président.
02:12Et là, il lui dit, non, mais c'est des cérèmes démagogiques, ça va.
02:15Ça, c'est du racisme.
02:16Par contre, Salle Blanche, non, non, ce n'est pas du racisme.
02:19Le racisme, c'est une invention de l'Occident.
02:20On va juste rappeler que c'est l'Occident qui a mis fin, justement, à l'esclavage.
02:22Et on rappellera aussi à Jean-Michel Apathy qu'il y a plusieurs décisions de justice
02:26qui ont retenu le sale blanc comme étant une insulte raciste.
02:30Oui, tout à fait.
02:30Donc, il y a plusieurs.
02:31Elles ne sont pas fréquentes, mais il y en a eu.
02:33Et on va inviter Jean-Michel Apathy à lire la superbe enquête de François Bousquet
02:39sur le racisme anti-blanc.
02:41Il y découvrira ce que vivent les petits blancs dans les quartiers populaires.
02:44Certains gouvernements du nord de l'Afrique,
02:48quand ils renvoient les migrants d'Afrique subsaharienne dans le désert,
02:52ce n'est pas une forme de racisme, cela ?
02:54Évidemment qu'il y a du racisme partout.
02:56Il y a encore des marches aux espaces, Jean-Baptiste, j'ai tout à fait raison.
02:58Ce n'est pas une invention occidentale.
03:00Quand les migrants d'Afrique subsaharienne terminent dans le désert,
03:03ce qu'on ne veut pas d'eux,
03:05notamment, c'était une décision du gouvernement tunisien,
03:07ce n'est pas une forme de racisme, ça ?
03:09Je vous donne un exemple très précis.
03:11Il y a eu une exposition en Hollande.
03:13Jarmillet.
03:14Où on a représenté Nefertiti, noir, la reine d'Egypte.
03:20Eh bien, le gouvernement égyptien a protesté en disant
03:23« Vous enlevez de cette statue parce que nous ne sommes pas des noirs.
03:26Nous ne supportons pas d'être assimilés à des Africains. »
03:30Le racisme est là, est inhérent à la condition humaine,
03:34et il faut se battre chaque jour, bien sûr,
03:37pour le combattre, et combattre parfois les préjugés qui peuvent exister,
03:41et effectivement aller vers une société qui soit plus apaisée, plus agréable.
03:47Mais convenons qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de tensions dans cette société,
03:54beaucoup de tensions qui sont alimentées,
03:56parfois identitaires, et alimentées par des hommes et des femmes politiques,
04:02disons-le, de gauche ou d'extrême-gauche.
04:04– Précisément, cher Pascal, par des discours comme celui-ci,
04:07des discours sécessionnistes, des discours divisionnistes.
04:11Lorsqu'on parle de l'esclavage, on a parlé hier du haut commissariat aux réfugiés.
04:15Moi, je me souviens par exemple que lorsqu'il y a eu les lois mémorielles
04:18sur la traite transatlantique en 2001,
04:21Madame Christiane Taubira avait exprimé le souhait que ne soit inscrite que dans la loi
04:25la traite transatlantique entre le XV et le XIXe siècle
04:29en omettant la traite esclavagiste arabo-musulmane
04:33qui a duré plus de 13 siècles
04:34pour que les jeunes arabes n'aient pas à porter le fardeau de leurs ancêtres.
04:39Ce n'est pas une question d'essentialiser,
04:41c'est une question simplement de rationalité, de nuance.
04:45L'esclavage n'est pas l'apanage des occidentaux,
04:48il peut être aussi, il a été même l'apanage d'autres cultures.
04:51Et ça n'est pas raciste ou racialiste de ne pas le prendre en considération,
04:55c'est d'être adulte et rationnel.
04:57Est-ce qu'on peut dire que la société qui a fondé la démocratie,
05:03Richard Bess, était basée sur l'esclavage ?
05:06Je suis désolé.
05:07Bien sûr.
05:08Rome aussi.
05:10Oui, mais j'entends ce que vous dites,
05:12mais ce n'est pas un modèle auquel j'ai envie de m'identifier,
05:15que Rome est des esclaves.
05:18Non, mais c'est l'universalisme du racisme.
05:19Non, mais c'est une question de considération historique, c'est tout.
05:24Oui, j'entends bien, j'entends bien, mais je le répète.
05:28En fait, la difficulté, c'est que nous, dans notre génération,
05:31on était habitués à un modèle de société plutôt apaisée.
05:35Les années 70, 80 ou 90 ont été un modèle assez apaisé.
05:39Et après la chute de murs, on a même pensé que c'était,
05:42selon la fameuse expression, la fin de l'histoire.
05:44Bon, et reviennent des tensions qu'on imaginait.
05:47Pas des tensions religieuses, des tensions ethniques, etc.
05:51Et ça nous fait basculer dans un monde où on ne peut plus se parler,
05:54on ne peut plus s'entendre.
05:55Les uns, les autres, fustigent et, comment dire,
06:00éructent l'anathème pour n'importe quel sujet,
06:03brandissent ou interprètent des propos qui n'ont jamais été tenus,
06:07et on est dans cette société.
06:08Et c'est vrai que c'est l'apanage de l'extrême-gauche,
06:11qui attaque en meute.
06:13C'est eux qui parlent de race en permanence,
06:14de personnes racisées, qui attaquent en meute.
06:17Est-ce que vous le connaissez un peu, Jean-Michel Apathy ?
06:19Et qui disqualifie l'adversaire en permanence.
06:21Oui, mais je vous assure, je l'ai croisé,
06:22comme tout un chacun, dans la Maison Rouge.
06:24Est-ce que selon vous, il pense vraiment ce qu'il dit ?
06:26Je ne veux pas commenter, je pense que...
06:29On dirait qu'il veut sa séquence.
06:31Je ne veux pas remettre une pièce dans la machine,
06:33et je préfère ne pas m'exprimer sur ce monsieur.
06:37En revanche, dans les autres sujets qui peuvent vous faire réagir,
06:40vous avez été nombreux.
06:41Moi, ça m'a choqué,
06:42le dessin de Charlie Hebdo sur l'incendie du bar de Transmontana.
06:48Très brugou.
06:49Est-ce que je le dis ou pas ?
06:51Je le dis quand même, les brûlés font du ski.
06:53Non, mais c'est abominable.
06:54Je n'en ai rien à le dire.
06:56Je trouve qu'au nom de choquer le bourgeois,
07:00on est capable parfois de dire des choses qui sont horribles.
07:04Et en même temps, puisque je défends la liberté d'expression,
07:10je la défends matin, midi et soir,
07:12c'est le slogan d'ailleurs de la chaîne CNews,
07:14au nom de la liberté d'expression,
07:16je me dis que la seule, comment dire, limite, c'est la loi.
07:22Et à partir de ce moment-là,
07:24qu'est-ce que vous voulez que je...
07:25J'essaye d'être cohérent avec moi-même,
07:28ce n'est pas toujours facile d'ailleurs,
07:29parfois, d'être cohérent avec soi-même,
07:30parce que là, on a envie, effectivement, de censurer.
07:33On parle d'enfants, on parle de mineurs qui sont morts,
07:36dans des conditions atroites.
07:37On ne peut pas rigoler de tout,
07:39même sous la forme caricaturale.
07:41Mais qu'est-ce que vous voulez faire ?
07:43À partir du moment où vous avez pris cette option
07:45de la liberté d'expression...
07:46Je crois qu'il y a des limites à tout.
07:48La liberté, la limite, c'est la loi.
07:51Ce dessin a le droit d'être produit,
07:53et on a le droit de s'en indigner.
07:54Voilà, c'est le débat.
07:56On fait une caricature, on dit si on n'est pas au contre.
07:58Fin de l'histoire, il n'y a pas tant de suites judiciaires,
08:00de censures, ou que sais-je.
08:03Charlie Hebdo fait je ne sais pas combien de dessins par semaine,
08:05il y en a des plus réussis que d'autres.
08:07C'est vrai.
08:08Et surtout, le sens de Charlie, c'était un sens politique,
08:11c'était la satire.
08:11Là, il n'y a aucun sous-texte politique,
08:13rien n'est dénoncé.
08:14C'est gratuit, c'est ça qui choque.
08:16C'est gratuit sur la mort.
08:16On va terminer avec ça, madame, messieurs.
08:23Souvent, je commence une phrase en disant
08:26dans ma génération.
08:27Et Balavoine,
08:30l'année 1986, c'est terrible
08:31pour les gens qui avaient 20 ans, 21 ans, 22 ans.
08:35Balavoine meurt,
08:36Coluche meurt,
08:38Thierry Leluron meurt.
08:39C'est trois figures très importantes,
08:42dont deux qui sont des figures emblématiques de la jeunesse.
08:45Balavoine et Coluche.
08:47Et à quelques mois d'un accident d'intervalle.
08:50Et évidemment, je me souviens précisément où j'étais
08:53quand j'ai appris...
08:55Pour chaque annonce, oui.
08:56Oui, pour chaque annonce, oui.
08:58Et je me souviens précisément où j'étais.
09:01Pour Balavoine, par exemple ?
09:02J'étais en fac de droit le matin
09:03et j'allais déjeuner chez ma marraine, figurez-vous.
09:05C'est fou d'avoir ces repères aussi précis.
09:08Et on t'a dit, Balavoine est mort.
09:10Et on l'a appris le matin.
09:12C'était sur le Paris-Dakar.
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