00:0013h, 14h, Europe 1 Info.
00:03Avec vous Kelly Mathias et Vaud de Chronicaire, Xenia Fedorova et Sébastien Lélier.
00:07Et on va parler de ce qui se passe entre l'Ukraine et la Russie.
00:09Les Etats-Unis ont dénoncé lundi, devant le Conseil de sécurité de l'ONU,
00:14l'utilisation par la Russie en Ukraine du missile balistique de dernière génération,
00:20Arachnik, je ne sais pas si je prononce.
00:21Bravo.
00:22Bien, merci.
00:23Beaucoup.
00:24C'est un missile à capacité nucléaire, il a frappé une zone en Ukraine proche de la frontière
00:28avec la Pologne et donc de l'OTAN.
00:30Écoutez Tammy Bruce, l'ambassadrice américaine adjointe à l'ONU,
00:33qui a dénoncé cette escalade dangereuse.
00:36La Russie a lancé de nouvelles attaques contre l'Ukraine,
00:40notamment en tirant un missile balistique au Réchnique à capacité nucléaire
00:44en Ukraine, proche de la frontière avec la Pologne et l'OTAN.
00:48Cela constitue une nouvelle escalade dangereuse et inexplicable.
00:53À un moment où le potentiel est énorme,
00:55grâce à l'engagement sans précédent du président Trump
00:58en faveur de la paix dans le monde,
01:00les deux parties devraient chercher des moyens de désamorcer la situation,
01:04mais l'action de la Russie risque d'étendre et d'intensifier la guerre.
01:11Tammy Bruce qui accuse Moscou de tourner la cause de la paix en ridicule.
01:16Bon alors, autant il y a quelques semaines,
01:17on semblait proche d'un accord,
01:20autant là, ça s'éloigne jour après jour.
01:22Génère Fedorova.
01:24Moi, quand j'écoute ce que le représentant américain dit,
01:29c'est quand même juste une partie des visions, des choses,
01:33parce qu'il y a Réchnique, c'est un armement assez unique,
01:38il n'y a pas de... en fait, il n'y a pas l'armement de la seule façon
01:42parce que c'est capable d'aller jusqu'à 12... non, 13 000 kilomètres par heure,
01:49c'est-à-dire qu'on ne peut pas intercepter cet armement.
01:53Et donc la Russie l'a utilisée la deuxième fois
01:55et c'était la réponse pour l'attaque sur la résidence de Vladimir Poutine.
02:01L'attaque qui était...
02:02Attribuée à Kiev, selon la Russie.
02:04Oui, bien sûr, c'est attribué, il y a les évidences,
02:08mais l'Occident ne veut pas...
02:09Pour l'instant, voilà, en tout cas, il y a un enquêté en cours.
02:11Pourquoi ? On peut dire parce qu'en fait,
02:13sans l'aide et sans les résignements occidentaux,
02:16ces drones ne peuvent pas être envoyés...
02:17Bon, en tous les cas, ce qui se passe aujourd'hui,
02:20c'est que cet armement a ciblé les réservoirs de gaz,
02:26selon mon connaissance,
02:28qui sont très profondément sous terre.
02:31Et en fait, vraiment dérangé...
02:34En fait, même sans l'ucléaire, c'est hyper puissant.
02:38Donc ça inquiète l'OTAN.
02:40C'est pour ça qu'on attend aujourd'hui.
02:42Et ça inquiète aussi, comme vous avez dit,
02:44c'est à côté de Pologne, donc c'est à la frontière.
02:46Mais c'était un signal aussi pour l'OTAN
02:50qu'aucune action reste sans réponse, en fait.
02:53Mais les Russes savent bien que s'ils utilisent ce missile
02:56à haute capacité de dernière génération, très puissant,
03:01ils savent que...
03:02Parce qu'ils manient eux aussi les signes et les symboles.
03:05Ils savent que voilà, c'est un pas de plus.
03:07Donc que ça peut empêcher, entre guillemets, la paix.
03:10Oui, mais la Russie voit aussi certains pas qui sont, en fait,
03:14à la base de cette escalade, comme l'attaque sur les résidences de Poutine,
03:18comme l'attaque sur un hôtel et restaurant le 1er janvier,
03:22où il y a plus de 25 personnes mortes,
03:25c'est un civil parmi eux deux enfants.
03:27Donc il y a toujours...
03:29C'est plutôt pour la Russie, c'est toujours une réponse.
03:32C'est pas les actions pour une escalade,
03:33c'est les réponses à des actions...
03:35C'est pas inoffensive, c'est en défensive.
03:36Pour la Russie, c'est toujours...
03:37Oui, exactement.
03:38Pour la Russie, en tout cas, c'est comme ça qu'ils le vendent, qu'ils le disent.
03:42Sébastien Ligné.
03:43On peut le comprendre, encore une fois,
03:45je pense que le grand perdant dans cette histoire,
03:47c'est la paix, au sens large.
03:49C'est-à-dire qu'évidemment, je pense que les torts sont toujours
03:51partagés dans un conflit,
03:53et ne pas reconnaître que derrière cette attaque russe...
03:57D'ailleurs, je m'étonne que les médias occidentaux,
04:00notamment français, nous parlent de missiles à capacité nucléaire.
04:03Ça fait peur, parce qu'on entend le mot nucléaire.
04:05Très rapidement, dans la tête des gens,
04:06on a l'impression que les Russes ont envoyé un missile nucléaire en Ukraine.
04:09Non, c'est pas exactement ça.
04:10Ils ont envoyé un missile qui peut potentiellement porter une arme nucléaire.
04:13C'est quand même une différence majeure de le préciser.
04:16Mais ça participe aussi à faire monter un petit peu les tensions en Europe.
04:21Donc, les Russes, évidemment, derrière cette attaque,
04:23il y a la question d'une riposte à l'attaque du domicile de Vladimir Poutine.
04:29Mais in fine, c'est pas ça le sujet.
04:30En réalité, on peut blâmer les uns les autres,
04:33se pointer du doigt indéfiniment.
04:35À la fin des fins, la question, c'est comment on résout ce conflit.
04:37Et en effet, depuis quelques semaines, j'ai l'impression qu'on recule.
04:41J'avais l'impression, avant les vacances,
04:43que même Volodymyr Zelensky mettait de l'eau dans son vin
04:45sur la question des territoires
04:47et qu'il était prêt à organiser des référendums,
04:49voire une élection,
04:50pour mettre un terme à cette question des territoires.
04:54Aujourd'hui, cette question du référendum,
04:56on l'a un petit peu mis sous le tapis.
04:58On l'entend moins, bizarrement.
04:59J'entends moins parler les Ukrainiens
05:01de l'organisation d'un référendum rapide
05:02pour enfin mettre un terme à cette question
05:05qui est quand même centrale.
05:06Parce que si demain, les Ukrainiens votent
05:09pour céder certains territoires occupés par les Russes,
05:12je peux vous assurer que le conflit ukrainien,
05:14il risque d'être résolu beaucoup plus rapidement.
05:16Mais encore faut-il que ce référendum ait lieu
05:18ou que ces élections aient lieu.
05:20Il y a quelques semaines,
05:21on avait l'impression que Donald Trump
05:22avait repris le dossier entre les mains,
05:25qu'on a l'impression vraiment que la paix allait se faire.
05:26Aujourd'hui, Donald Trump est beaucoup plus distant.
05:29On a l'impression qu'il est presque agacé
05:31par le manque d'avancée sur cette question-là
05:34qui renvoie Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky de dos à dos
05:37et qui dit finalement, c'est votre problème,
05:39on va vous laisser vous débrouiller entre vous.
05:41Donc tout cela ne participe pas sincèrement
05:43à ce que la paix avance.
05:45Et je ne vois pas comment la paix va avancer
05:48dans les prochaines semaines
05:49s'il n'y a pas un élément déclencheur important,
05:52notamment d'un point de vue de la question des territoires.
05:55Pour moi, c'est la clé.
05:56Et pour le moment, je ne le vois pas.
05:57Xavier Fedorova.
05:58Aussi, quand on voit que la France et le Royaume-Uni
06:01signent d'accord pour les envois,
06:03les soldats sur le sol ukrainien,
06:06s'il est en accord de paix,
06:08c'est aussi un signal pour la Russie
06:09qui en fait, parce que pour la Russie,
06:11c'est la ligne rouge, la présence,
06:12on a parlé de ça,
06:13la présence de force des pays de l'OTAN,
06:16c'est une ligne rouge.
06:17Donc je pense que la Russie voit ça
06:19comme une tentative de continuer,
06:22on peut dire en guerre,
06:23et même gagner le temps
06:25et après, refaire un conflit
06:27à un moment où l'armée ukrainienne est renforcée.
06:31Donc la Russie continue à avancer vers l'objectif.
06:36Et je pense que c'était le ministère des Affaires étrangères,
06:39Lavrov, qui a dit que chaque jour,
06:40l'Ukraine perd la possibilité de signer un accord
06:44avec la Russie,
06:45parce qu'avec chaque jour passé,
06:47les conditions seront plus dures.
06:52Et c'est dommage
06:53parce que Zelensky est toujours soutenu
06:57et encouragé, surtout par le Royaume-Uni
07:00et aussi par certains pays de l'Union européenne.
07:04Mais aujourd'hui, c'est pas seulement Macron
07:06qui a dit que peut-être il faut parler avec la Russie,
07:08c'est aussi Mélanie qui l'a dit ça,
07:10parce que l'Union européenne voit
07:11que la Russie n'a pas cette défaite stratégique
07:14que l'Union européenne a cherché le mettre.