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  • il y a 7 mois
Dans le village de Siana, au cœur de la Côte d’Ivoire, résonne encore le bruit du bois et du fil. Ici, un homme incarne la mémoire vivante d’un art ancestral : Namori Dosso, le dernier maître tisserand. Son histoire est celle d’une jeunesse marquée par le labeur, où les garçons, après les travaux champêtres, étaient obligés d’apprendre le métier à tisser sans vraiment comprendre la vie. Dans ce quotidien rude, le tissage n’était pas seulement une activité, mais une nécessité pour la survie et l’identité du village. Et c’est Namori lui-même qui se souvient de cette époque…

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00:00Dans le village de Siana, au cœur de la Côte d'Ivoire,
00:04résonne encore le bruit du bois et du fil.
00:07Ici, un homme incarne la mémoire vivante d'un art ancestral,
00:12Namori Dosso, le dernier maître tisserant.
00:15Son histoire est celle d'une jeunesse marquée par le labeur
00:17où les garçons, après les travaux champettes,
00:21étaient obligés d'apprendre le métier à tisser
00:23sans vraiment comprendre la vie.
00:25Dans ses quotidiens rudes, le tissage n'était pas seulement une activité,
00:29mais une nécessité pour la survie et l'identité du village.
00:33Et c'est Namori lui-même qui se souvient de cette époque.
00:37À ce temps-là, c'est obligé.
00:40Si tu avais 18 ans, 17 ans, tu commences à...
00:43Tout le village, tout le village,
00:45on va au champ, au retour du champ, tu commences à travailler.
00:49Tu apprends qui sera.
00:52Aujourd'hui, c'est très bon, mais les enfants, ils refusent à travailler.
00:56Je ne comprends même pas.
00:57Et il va y avoir de l'argent sur place.
00:59Mais ok, ce n'est pas ça.
01:00Et puis encore, mes enfants sont d'un café comme moi.
01:04Mais hélas.
01:05Aujourd'hui, rares sont ceux qui ont accepté de s'asseoir aux côtés du vieux maître pour apprendre.
01:11Drissa fait partie de ses exceptions.
01:14Dans ses mains, les gestes de Namori se perpétuent.
01:17Le dessin des motifs, la précision du fil, la patience du tissage.
01:21Chaque mouvement est une mémoire, chaque étoffe une histoire.
01:26Drissa incarne la relève, une flamme fragile qui s'efforce de maintenir allumée.
01:30Il raconte son apprentissage auprès du vieux maître.
01:33Le vieux m'a formé, le vieux a lancé le message à la jeunesse de Siyana.
01:40Personne n'est venue pour venir apprendre.
01:45Aujourd'hui, tout ce qu'il m'a montré, jusqu'aujourd'hui, tout ce qu'il m'a montré, il sait le faire.
01:53Le dessin, le tissage, même pour faire entrer dans ce fil-là, maintenant je le fais.
01:59Mais malgré cette transmission, Namori reste inquiet.
02:04Autour de lui, la jeunesse s'éloigne, attirée par d'autres horizons, d'autres métiers, d'autres rêves.
02:11Le métier à tisser, lui, risque de disparaître dans le silence des cases abandonnées.
02:15Au Namori, ce n'est pas seulement une perte économique, mais une blessure culturelle.
02:20Car chaque fil tissé est un lien avec les ancêtres, chaque motif une parole transmise.
02:26Avec émotion, il confie sa douleur et son espoir.
02:29Ça me fait mal, mais je ne pouvais pas faire autrement.
02:34Ça me fait mal au cœur.
02:35Tu ne vois pas le bois là.
02:37J'ai coupé le bois là, pour que les enfants n'ont pas venus, n'ont pas souci à travailler.
02:42Je veux les apprendre à travailler.
02:45Pour faire le dessin là.
02:46Je suis le professionnel.
02:50Quand tu as ça là, quand tu connais ça là,
02:52pour dire qu'aujourd'hui, je n'ai pas gagné l'argent, ce n'est pas vrai.
02:57Face à cette menace, les autorités culturelles ont décidé d'agir.
03:01Pour elles, il est indispensable que ce savoir-faire transmis de génération en génération
03:06disparaisse dans l'oubli.
03:08Le directeur régional de la culture et de la francophonie explique les mesures prises
03:12pour sauvegarder ce patrimoine.
03:14C'est un savoir-faire qui tente de disparaître.
03:17Et nous, en tant qu'autorité de culture, il n'était pas bon de laisser ce bien à disparaître.
03:26Et donc, nous avons se le gardé.
03:30Et il est maintenant question de le promouvoir.
03:33Aciana, le métier attissé n'est pas qu'un outil.
03:37C'est une mémoire, une identité, une richesse culturelle.
03:40Et grâce à Namory, Drissa et ceux qui croient encore en ce temps,
03:45le dernier champ du métier attissé pourrait bien devenir une nouvelle mélodie pour l'avenir.
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