- il y a 9 mois
Retrouvez le replay du Talk Show de ce vendredi 9 janvier 2026 présenté par Sébastien Volpe, avec Slim Hanayen, Hakim Malek et R.E.D.K.
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SportTranscription
00:00L'alliance du savoir-faire, de la passion au service d'une expérience culinaire.
00:12Bienvenue au Goldie Gun.
00:30Salut à tous, heureux de vous retrouver pour le talk show du fousséen.fr.
00:39Autour de la table ce soir, pas de Romain Canuti.
00:43Et non.
00:44On lui a dit, vas-y, tu restes au cou.
00:46Ouais, t'as porté la poisse.
00:48T'as porté la scoumille.
00:49Mais vous le voyez, Slim, Anna Yen est avec nous pour notre plus grand plaisir.
00:54R.E.D.K. aussi, qui est parmi les consultants du talk ce soir.
00:59Parce qu'à ma gauche, c'est les consultants du talk.
01:02Et tu es officiellement un consultant du talk maintenant.
01:05J'en suis ravi de l'être.
01:08T'es plus le guest.
01:09T'es plus le guest.
01:11Là, on passe un cap.
01:13C'est pas pareil.
01:14C'est moi le guest, c'est ça ?
01:15C'est ça, l'invité occasionnel.
01:17C'est ça, l'invité occasionnel.
01:18Vous l'avez reconnu, Hakim Malek, ancien entraîneur de Martig de Nîmes.
01:23Il a évolué en Ligue 2.
01:24Salut.
01:25Salut, ravi d'être là.
01:26Bonne année à tous, d'ailleurs.
01:27Toujours un plaisir de t'accueillir sur ce plateau.
01:31Allez, première partie de cette émission, on rentre tout de suite dans le vif du sujet,
01:38qu'on a baptisé fierté ou déception.
01:43Parce qu'il y a pas mal de personnes qui ont dit qu'ils étaient fiers de cette équipe de l'Olympique de l'enseigne.
01:49Parce qu'il y a quand même, à la base, un gros écart de budget entre les deux clubs.
01:53Et pour autant, l'OM a fait plus que tenir la dragée hotte à Paris, a dominé les débats.
01:59Donc, sentiment de fierté partagé par Mehdi Benatia.
02:03Moi, c'était mon regard aussi hier à la sortie du match.
02:09La première chose que j'ai dit, c'est que j'étais fier de cette équipe.
02:11Parce que voilà, on avait fait un très beau match.
02:13Et j'en avais marre de voir l'OM se faire taper tout le temps.
02:162-0, 3-0, 4-0, on n'existait pas.
02:19Bon, là, on a plus qu'existé.
02:21Mais malheureusement, on a déçu.
02:23Et donc, beaucoup, beaucoup de personnes sont déçues aujourd'hui, beaucoup de supporters.
02:28Quel est ton sentiment comme ça ?
02:30L'an de mai, on est un peu redescendu, on n'est plus à chaud.
02:33Slim, ton regard, toi, du coup ?
02:35Oui, non, après, mon regard, il était partagé.
02:37Enfin, je partageais ta vision aussi du match hier.
02:40Moi, j'ai aimé l'attitude aussi qu'on a mise dans ce match-là.
02:44Parce qu'on parle souvent de ces matchs-là qu'il faut les jouer à l'énergie, au combat.
02:50Mais j'ai vu aussi une équipe respecter des principes de jeu,
02:54vraiment poser des problèmes à ce PSG-là, avoir beaucoup d'occasions.
02:57Parce que ce n'est pas forcément toutes les équipes qui ont autant d'occasions contre ce PSG-là.
03:02Même s'il est un peu plus en difficulté qu'il a été la saison passée,
03:08ça reste quand même le même joueur, la même effectif que l'année dernière.
03:12Donc moi, j'ai été plutôt agréablement surpris.
03:15Je ne pensais pas qu'on serait capable de tenir 90 minutes contre ce PSG-là.
03:18On a fait presque mieux que ça.
03:21Et malheureusement, ça se joue à des détails.
03:23Mais forcément, en fait, tu dis fierté ou déception, j'ai envie de dire que c'est un peu des deux quand même.
03:27Parce que bien joué, oui, mais le plus important, c'était quand même de remporter le trophée.
03:35Au final, c'est ça qu'on gardera.
03:37Donc il y a quand même cette déception-là de ne pas avoir glané ce trophée-là,
03:41même si on peut en discuter, c'était un trophée peut-être en carton ou pas.
03:46En tout cas, tu étais en lice pour le jouer.
03:50Et c'est vrai que tu as cette déception-là au final.
03:53Mais je pense qu'on peut en tout cas tirer des conclusions de ce match-là.
03:57Et ça peut servir pour la suite de la saison.
03:59Si vous n'avez pas vu la réaction de Mehdi Benatia, on vous la propose tout simplement.
04:05Moi, après Nantes, j'ai perdu, par exemple, beaucoup plus que trois points.
04:09Si je suis rentré à la maison, je me suis dit mais ce n'est pas possible.
04:11Ce genre de match, je ne peux plus les voir.
04:12Je ne peux pas les voir.
04:13Je ne peux pas l'accepter.
04:15Aujourd'hui, j'ai perdu, mais pour moi, ça peut être défait.
04:17Aujourd'hui, je vais me rendre dans l'avion.
04:19Je vais me regarder un peu le match.
04:21La vérité, c'est que je pensais peut-être que je rigole, mais je suis fier.
04:25Je suis fier de me dire que la match qu'ils ont fait, les mecs, je suis fier d'avoir vu
04:29devant des frappes des mecs se sacrifier.
04:33Aller Traoré qui vient de rentrer, qui a eu six mois de galère, aller regratter le ballon
04:37dans les pieds, qui ramène le but derrière.
04:38Medina qui fait une anticipation agressive à 60 mètres du but, qui va ramener aussi le but.
04:44Tout ce que j'ai vu aujourd'hui, ça me rend fier en tout cas d'avoir des mecs comme ça
04:50et de voir qu'ils sont capables de se transcender et d'aller chercher des grosses prestations.
04:54Après, il y a des fois où on sera un peu moins bon.
04:55Il va falloir quand même prendre des points, parce que derrière, ça commence à recoller.
04:58Cader, tu vois, il y a Marseille du 0-1 sur Twitch qui nous dit « fier de ne gagner aucun titre,
05:06bravo l'ambition ». Est-ce que tu partages ce genre de réaction ?
05:11Non, moi, je ne peux plus.
05:13Pendant un moment, j'avais ce genre de réflexion et tout, mais après, à partir du moment où
05:17on part sur une base, où on se dit qu'on part sur un nouveau projet et qu'il faut…
05:24En vrai, quand tu es à l'Olympique de Marseille et que tu te fixes de tels objectifs,
05:29avec le temps, j'ai appris à canaliser et à me dire, quelle que soit la manière,
05:36la lenteur avec laquelle on avance, on avance.
05:39Ça, c'est des matchs, comme tu dis.
05:41Honnêtement, moi, après Nantes, ce match-là, je me suis dit, je le regardais.
05:46Je ne vais pas regarder.
05:47De toute façon, moi, j'étais au taf.
05:49J'étais en train de rouler.
05:52J'ai fait un…
05:53Je n'ai mis RMC, ni radio, ni rien du tout.
05:56J'ai mis YouTube.
05:57Je suis tombé sur Slim et Idriss.
06:00Je vois 1-0, j'entends Vitinha.
06:01J'ai dit, waouh, waouh, waouh, waouh, waouh, waouh, waouh, waouh, waouh, waouh, waouh, waouh.
06:03Tu vois, je me suis dit, allez, c'est repartiste pour un tour.
06:06Et après, au final, je regarde le truc.
06:07Je me suis dit, tu ne peux qu'être positif.
06:11On ne peut pas être catastrophique quand on perd à juste titre.
06:16Des fois, on perd mal.
06:17On est absent des débats.
06:19Il n'y a pas l'énergie ni l'ambition, ni rien du tout.
06:21Mais quand, au moins, il y a quelque chose de réellement positif,
06:24ce n'est pas un petit point positif qu'on essaie de tirer dans une océan de négativité.
06:30Il y a de réelles satisfactions.
06:33Et sur ces satisfactions-là, il faut se baser et essayer de les renouveler.
06:37Parce qu'en fait, maintenant, le vrai challenge, il est là.
06:39Est-ce que tu entends la déception des supporters ?
06:43Je l'entends, je la vis.
06:45On voulait gagner un titre.
06:46On avait la main dessus.
06:49Quelques secondes de la fin, il était à nous.
06:51Et on perd encore.
06:52J'ai beaucoup lu.
06:53Club de losers, en fait.
06:54Non, mais oui, oui, oui.
06:56Je la vis, je la sens.
07:00Même si c'est une coupe en chocolat, je m'en fous.
07:03Je la célèbre comme si c'était la Ligue des champions.
07:05Et à partir du moment où on était si près du but,
07:09et je te jure, j'étais après, je me suis arrêté sur une terrasse.
07:11On était dans le money time, là.
07:14Arrêt de jeu, j'ai dit, les gars, protégez vos cœurs.
07:17On est capables de tout saboter.
07:19Et c'est malheureusement ce qui s'est passé.
07:22Je comprends la déception, la frustration, la désillusion.
07:26Mais en même temps, il y a un réel motif de satisfaction.
07:28C'est sur ça que je préfère me baser.
07:30Hakim, comment tu peux expliquer ?
07:35Toi, justement, on apprécie toujours ta venue sur ce plateau,
07:39parce que tu nous apportes beaucoup d'éclairage.
07:43Comment tu peux expliquer, rationnellement,
07:47qu'on a vu l'Olympique de Marseille contre Nantes,
07:50comme l'a dit Kader, complètement absent des débats ?
07:54Et puis, tu vas jouer cette finale contre Paris,
07:58tu te dis, c'est bon, regarde, on est tous dans ton esprit.
08:02En se disant, on va regarder le match,
08:03mais de toute façon, on va se faire éclater.
08:05On a une équipe de peintres.
08:07Et je caricature en disant ça, bien évidemment.
08:10Et puis, tu vois ce match, tu sors de l'an,
08:11en te disant, mais en fait, on les a massacrés.
08:13C'est un truc de fou.
08:14Comment tu peux passer d'un niveau complètement dégueulasse,
08:18qui est nullité sans nom,
08:21à un niveau où tu tiens la dragée haute
08:26aux champions d'Europe en titre ?
08:28Comment tu peux, toi, entraîneur, expliquer cet écart-là ?
08:31Déjà, tu m'excuseras, mais les termes sont un peu durs pour moi.
08:38Ton raisonnement, c'est les réactions de supporters.
08:41Je ne raisonne pas en tant que supporter.
08:44Même s'hier, j'étais triste.
08:45Je vais m'attarder à d'abord avoir ma vision d'entraîneur
08:50avant d'avoir la vision de supporter.
08:52Donc, entraîneur, tu te dis, il y a deux chemins.
08:55Il y a ce que j'essaie de construire.
08:57Et là-dedans, tu trouves la fierté.
08:58C'est là-dedans où on trouve la fierté.
09:00C'est dans ce qu'essaye de construire l'OM,
09:01de ce qu'essaye de construire deux hermies,
09:04où tu as un match abouti.
09:07Mais il est abouti aussi parce que l'adversaire, c'est le PSG.
09:10Est-ce que tout le monde a les mêmes réactions ?
09:12Si demain, tu joues quand ?
09:14Si tu joues, c'est parce que c'est Paris,
09:16parce que c'est la référence européenne aujourd'hui.
09:18Donc, tu dis, on fait un match abouti, on en est capable.
09:21Mais tu as été capable d'en produire d'autres matchs.
09:22Le problème, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de mémoire dans le football.
09:25La mémoire des gens qui regardent un match,
09:26elle est instantanée, elle est instantée.
09:27Contre Nantes, tu ne fais pas un bon match, on est horrible.
09:29La semaine d'après, tu fais un bon match, on est grandiose.
09:32L'entraîneur, il ne raisonne pas comme ça.
09:33Donc, je te l'explique encore une fois.
09:35Nantes, tu passes au travers.
09:37Les raisons, elles sont intérieures.
09:38Je ne les ai pas, mais je peux te dire que ça arrive.
09:43Les gars passent à côté des débats, la coïncine,
09:44le match se déroule mal.
09:47Je pourrais te donner une histoire.
09:51On en a parlé sur le plateau une fois,
09:52mais je ne sais pas si ça me rappelle.
09:54Préparer un match, on avait prévu d'attaquer fort.
09:57L'engagement, mettre le ballon dans le coin du poteau de corner
10:00et venir presser.
10:02Le gars qui fait l'engagement, il loupe le ballon long.
10:04L'adversaire récupère le ballon, c'est lui qui met le ballon
10:06dans mon camp, au poteau de corner.
10:09C'est lui qui me met pression et dans la minute, il marque.
10:11Le match, il a changé.
10:13Contre Nantes, peut-être que les choses ont mal démarré.
10:14Elles ne sont pas bien passées.
10:16Aujourd'hui, ce n'est pas ça qu'il faut regarder.
10:17Là où je rejoins l'histoire, c'est que tu es fier
10:19parce qu'il y a un vrai contenu qui peut te permettre
10:21d'avoir un horizon meilleur.
10:23Et tu es déçu parce que tu mènes 2 à 1
10:24à une minute de la fin.
10:27La déception, elle vient de là.
10:28La victoire, le match nul, il est évitable
10:32parce que c'est une grossière erreur.
10:33On est d'accord, mais ça fait partie du football.
10:35C'est comme ça.
10:38Tu ne peux pas expliquer que Pavard,
10:40un des meilleurs défenseurs d'Europe,
10:42il puisse se faire aspirer sur la situation
10:43à une minute de la fin.
10:45Ça tient à ça, le match.
10:47Mais le contenu, il est encourageant
10:49parce que le football, c'est une construction perpétuelle.
10:51Hakim, il y a eu beaucoup de débats aussi
10:53chez les supporters
10:55sur la frappe d'Omameyang.
10:58Du moins, la non-frappe
10:59et la tentative de crochet.
11:00Toi, en tant qu'entraîneur...
11:01Laquelle, il y en a deux.
11:03À la dernière.
11:05Parce qu'il y en a une juste avant
11:06où il prend de la vitesse
11:07où il prend de la vitesse
11:08et il y a l'autre où...
11:10Sur la dernière action, tout le monde dit
11:11pourquoi il n'a pas frappé
11:13parce que s'il frappe,
11:14il manque le cadre, ça fait 6 mètres.
11:16Tu as le temps de te replacer,
11:17il n'y a pas de contre.
11:18Si.
11:18Est-ce que tu crois que
11:20Pierre-Emerick
11:21et Emmerick-Omameyang,
11:23sur cette action-là,
11:25il aurait dû tenter sa chance
11:26pour perdre du temps quelque part,
11:29c'est un peu ce que disent les gens,
11:30plutôt que d'essayer de faire un crochet
11:31qui a été intercepté,
11:32il y a un contre-meurtrier derrière.
11:33Alors, moi, quand je suis sur la situation
11:35que je regarde le match à la télé,
11:37sur le moment, quand il a le ballon,
11:39je souhaite et je me dis
11:39peut-être qu'il va enchaîner,
11:40il va frapper.
11:41C'est ce que j'imagine, moi,
11:43dans mon angle.
11:45C'est-à-dire que dans la perception
11:46du terrain que j'ai,
11:48je ne me dis plus.
11:49Le meilleur choix,
11:49c'est de frapper instantanément, quasiment.
11:51Maintenant, je reviens encore une fois,
11:53quand il est au football,
11:54il n'est pas dans l'angle de vue du joueur.
11:55Ce qu'on voit, nous, à l'écran,
11:58lui, il ne voit pas la même chose.
11:59Peut-être que lui,
12:00quand il a le ballon,
12:00il n'y a pas d'angle pour frapper.
12:03Nous, dans la situation
12:03où il y a l'écran qui est présenté,
12:05l'angle que j'ai regardé...
12:05Mais quelque part,
12:05on s'en fout de l'angle.
12:06C'était dans la perte de temps
12:09parce que là,
12:10il restait une poignée de secondes.
12:11Tu vois ce que je veux te dire ?
12:11Oui, tu peux te dire ça.
12:13Lui, peut-être qu'il sait...
12:13Comme les joueurs qui vont
12:14au poteau de corner
12:15et qui refusent le jeu.
12:17Moi, je ne défends pas mon main.
12:18Je lui ai dit que j'aurais souhaité
12:19qu'il frappe.
12:19Maintenant, peut-être que lui,
12:20dans la situation,
12:21il s'est dit que pour mettre le second
12:22ou mettre le troisième,
12:23l'angle que j'ai,
12:24il ne me suffit pas.
12:25Peut-être que je mets le crochet
12:25et j'enchaîne frappant enroulé
12:26et c'est ce qu'il avait dans la tête
12:28et je vais aller là
12:29et c'est peut-être ça
12:31qu'il y a à faire.
12:32Mais c'est un choix qu'il prend.
12:33Lui, c'est un grand attaquant.
12:35Il y a quelque temps,
12:35il nous a mis un triplé
12:36où il était sur le taux du monde.
12:38Là, il a fait ce choix-là.
12:39Ce n'est peut-être pas le meilleur
12:40pour nous.
12:41Pour poser la question à lui,
12:42si dans l'angle,
12:43est-ce que lui,
12:44ce n'était pas le meilleur choix
12:44de mettre un crochet ?
12:45C'est pour ça
12:46que ce qui est plus dérangeant
12:46sur cette situation-là,
12:48ce n'est pas à bon temps
12:49le raté d'Obameyang
12:50où ça peut arriver,
12:51mais derrière,
12:52tu as le Paris Saint-Germain
12:54qui a tout le terrain
12:56à remonter.
12:57Et c'est ça
12:57qui est plus dérangeant
12:58où là,
12:59tu dois avoir
12:59une lecture déjà défensive
13:02et collective
13:03un peu meilleure
13:04et notamment,
13:05tu vois,
13:06on parle souvent de Balerdi.
13:07Là, tu as ciblé Pavard
13:08mais je pense que Balerdi
13:10qui est aussi
13:10ton leader de défense
13:12sans être
13:12ton leader de défense,
13:13il doit commander
13:14quand même
13:15à ce moment-là
13:15et t'as Murillo aussi
13:17qui ne sait pas trop
13:19quoi faire,
13:20qui s'arrête
13:20un moment
13:21pour jouer le hors-jeu
13:22et finalement,
13:23il laisse Barcola filer
13:24parce que...
13:24La situation,
13:26elle est horrible
13:26défensivement quand même.
13:27Mais t'as une multitude
13:28d'erreurs en fait
13:28défensives et collectives
13:29et c'est ça
13:30qui est plus dérangeant
13:31que le raté.
13:31Les gens,
13:31ils chiquent sur Balerdi
13:32mais je pense
13:34que dans ce genre
13:34de situation,
13:35dans ce genre de situation,
13:37je ne pense pas
13:37que De Zerbi,
13:38il ait dit aux neuf autres joueurs
13:39qui n'étaient pas concernés
13:40par l'action
13:41de ne pas être en prévention,
13:45pire les premiers ballons
13:45parce que Vitinha,
13:47quand il a le ballon,
13:47il est dans le confort
13:48de jeu quand même.
13:49Il peut ajuster
13:50qui il veut
13:50à n'importe quel moment.
13:52Derrière,
13:52il a Balerdi
13:52qui n'a pas de couverture
13:53mais surtout,
13:53je vous le répète
13:54encore une fois,
13:54pour moi,
13:55avoir qui se fait aspirer
13:56sur le décroché
13:57alors qu'il y a un joueur
13:57lancé dans son couloir
13:58de couverture,
13:59compliqué quand même.
14:01Cader,
14:02est-ce que ce qui renforce
14:03la déception
14:04de nombre de supporters,
14:06ce n'est pas aussi
14:07parce que ça fait
14:08plusieurs fois cette saison
14:09que l'Olympique de Marseille
14:10prend des buts
14:11dans les dernières minutes.
14:13Ça a été le cas
14:14face à Angers,
14:14ça a été le cas
14:15face à Toulouse,
14:16c'est le cas
14:17face au PSG.
14:18On ne va pas lister
14:18tous les exemples
14:19mais il y a ce sentiment
14:21que,
14:22comme tu l'as dit tout à l'heure,
14:23accrochez vos cœurs,
14:24rien n'est jamais fini
14:25mais quand il y a
14:25une grande équipe,
14:27tu dois savoir gérer
14:28ces temps-là,
14:28ces moments-là,
14:29faire des fautes utiles,
14:31tu vois.
14:33Qu'est-ce que tu en penses toi ?
14:34Non,
14:34c'est malheureux
14:36mais ça,
14:37on pensait l'avoir corrigé
14:39en ayant des défenseurs
14:41de renom,
14:42à savoir Hagerd,
14:44Pavard,
14:45avec Medina
14:45qui n'a pas le même standing
14:47mais qui a au moins
14:49l'étiquette de défenseur
14:50très fiable
14:51et qui a la green table
14:53qui a manqué
14:53sur les derniers moments
14:54et d'ailleurs,
14:55le coach disait
14:57un but comme ça,
14:58si lui,
14:58il est sur le terrain,
14:58avec Medina,
14:59on ne le prend pas.
15:01Et comme quoi,
15:02je ne sais pas,
15:02il y a des moments
15:04même si j'aime bien
15:07Dezerbi,
15:08je pense qu'il y a de la politique
15:09de dire ça.
15:10Oui,
15:10bien sûr,
15:10c'est de la politique.
15:12C'est une manière
15:12de valoriser le joueur
15:13et tout ça.
15:14Mais comme quoi,
15:17des fois,
15:17ce n'est pas simplement
15:19lié à la grinta,
15:21c'est de l'attention,
15:23du flair,
15:26de savoir gérer
15:27ses émotions
15:28parce que là,
15:28il devait avoir le feu
15:30dans la tête,
15:30on y est presque,
15:31que tu vois
15:31et peut-être
15:31que tu perds
15:32ta lucidité.
15:33Il y a une gestion émotionnelle,
15:34c'est vrai.
15:35Et malheureusement,
15:36alors des fois,
15:38comme le but sur la touche,
15:39c'était Toulouse.
15:40Toulouse,
15:41oui.
15:41Je me dis,
15:42mais ce n'est pas possible.
15:43Et en fait,
15:44à chaque fois,
15:45je me dis,
15:45bon,
15:46mais là,
15:46au bout de moi,
15:47on va quand même
15:47réussir à l'encaisser
15:48et anticiper ce genre
15:50de situation
15:50parce qu'on se retrouve
15:51souvent dans ce cas de figure
15:52face à des petits,
15:53face à des gros,
15:55la Talenta,
15:55enfin bref,
15:56il y a quelque chose
15:58qui cloche
15:58mais que moi,
15:59personnellement,
16:00de mon siège,
16:01là,
16:01je ne saurais pas t'expliquer.
16:02C'est la gestion
16:03uniquement des émotions ?
16:05Tu as un rapport
16:07athlétique aussi.
16:10Souvent,
16:10quand tu as le sentiment
16:11de toucher quelque chose
16:12du doigt
16:13que tu n'as jamais eu,
16:14tu as le sentiment
16:14de pouvoir le perdre.
16:15Quand tu as le sentiment
16:16de pouvoir le perdre,
16:16tu as le sentiment de peur.
16:18C'est comme ça.
16:19Et tu prends le match
16:20contre Paris,
16:21je suis persuadé,
16:22et encore une fois,
16:22c'est une question posée.
16:24Est-ce que nous,
16:24on a été à notre niveau
16:25ou est-ce qu'on a été
16:25à 110,
16:26à 75 %.
16:26La question,
16:27elle est là.
16:29Donc,
16:29si tu as été au-dessus
16:30de ton niveau,
16:32peut-être qu'à un moment,
16:33l'oxygène dans le cerveau,
16:34il était un peu abs.
16:35Écoute,
16:36puisque tu veux parler de ça,
16:37je vous propose
16:38de passer tout de suite
16:39à la deuxième partie
16:40de cette émission.
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