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Les mots ont un pouvoir insoupçonné pour éclairer les réalités complexes de notre société.

Plongez dans la pensée de Helder Camara, l'une des premières figures religieuses à avoir courageusement lié injustice sociale et violence politique. Son message essentiel met en lumière la structure de la violence dans le monde.

Camara distingue trois types de violence. La première, fondatrice, est institutionnelle, systématisant domination et oppression. Elle écrase silencieusement des millions de vies par ses mécanismes bien huilés.

La deuxième est la violence révolutionnaire, née de la juste révolte contre la première. Elle vise à démanteler les structures oppressive qui la génèrent.

Enfin, la troisième est la violence répressive, qui tente d'étouffer la seconde. Elle se fait complice de la violence institutionnelle, ce cercle vicieux qui engendre tous les maux.

Il serait hypocrite de condamner uniquement la violence de la révolte, en ignorant celle qui l'engendre et celle qui l'étouffe. Comprendre ces liens est crucial pour bâtir un monde plus juste.

#ViolenceInstitutionnelle #HelderCamara #JusticeSociale

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00Je pense vraiment que vous ne vous rendez pas compte de la force que peuvent avoir de simples mots.
00:04Dans quelques instants, t'auras tout compris.
00:06Et pour ça, il faut que je te parle d'un certain Helder Kamara,
00:09l'un des premiers religieux à avoir dénoncé publiquement le lien entre l'injustice sociale et la violence politique.
00:16Et il a dit quatre phrases.
00:18Je vais pas épiloguer, je vais te les lire et ce sera fini.
00:22Il y a trois sortes de violences.
00:23La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle.
00:27Celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations.
00:32Celle qui écrase et lamine des millions d'hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.
00:38La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d'abolir la première.
00:42La troisième est la violence répressive,
00:46qui a pour objet d'étouffer la seconde en se faisant l'auxiliaire et la complice de la première violence.
00:51Celle qui engendre toutes les autres.
00:53Il n'y a pas pire hypocrisie de n'appeler violence que la seconde,
00:58en feignant d'oublier la première qui la fait naître et la troisième qui la tue.
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