- il y a 7 mois
À LA UNE / Passoires thermiques : la France qui grelotte
En ce début d'année 2026, une vague de froid frappe la France, avec des températures descendant jusqu'à -7 °C. Cet épisode met en évidence la vulnérabilité des logements mal isolés, en particulier les passoires énergétiques classées F ou G au Diagnostic de performance énergétique (DPE). Selon l'Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE), 5,8 millions de logements sont encore concernés, une situation qui pèse sur les factures des ménages et ralentit la transition écologique. Instauré en 2001, le DPE s'est imposé comme un outil central du marché immobilier, conditionnant désormais travaux obligatoires et interdictions de location. Mais sa réforme de 2021 est contestée : son mode de calcul pénalise les logements chauffés à l'électricité, plus facilement relégués en F ou G que ceux utilisant le gaz ou le fioul. Pour rééquilibrer ce traitement, un arrêté du 26 août 2025 prévoit d'abaisser le coefficient de conversion de l'électricité de 2,3 à 1,9, à partir du 1er janvier 2026. L'électricité pèsera ainsi moins dans le calcul du DPE. D'après les chiffres de 2023, cette mesure ferait sortir environ 850 000 logements du statut de passoire énergétique. Matignon justifiait alors ce changement par la volonté de corriger une « inégalité de traitement » et de mieux valoriser une énergie largement décarbonée. Cette évolution offre un répit à certains bailleurs, dont les biens s'améliorent « sur le papier », leur évitant parfois des travaux coûteux ou leur permettant de continuer à louer, alors que les logements classés G sont interdits depuis 2025. À l'inverse, des associations dénoncent une réforme avant tout politique. David Rodrigues, responsable juridique de la CLCV, évoque un « cadeau aux bailleurs » et s'alarme d'un nouveau changement susceptible d'affaiblir la crédibilité d'un DPE déjà largement remanié. Quelles solutions peuvent être appliquées pour mettre fin aux passoires thermiques ?
Invités :
- Marie Coeuderoy, journaliste à « La Tribune dimanche » et « BFM Business »,
- Audrey Zermati, spécialiste de la rénovation énergétique, directrice stratégique chez « Effy »,
- Guillaume Aichelmann, chargé de mission logement social à la CLCV.
Chroniques :
- « Les off de Lou » : Mercosur, la France grande oubliée ? par Lou Fritel,
- « Quelle histoire ! » : BB, l'impossible commémoration ? par Laurent Guimier.
LA QUESTION QUI FÂCHE / La France peut-elle sortir de la crise agricole ?
« L'accord avec le Mercosur demeurera inacceptable », préviennent les Jeunes Agriculteurs reçus à Matignon, lundi 5 janvier. Après avoir dénoncé la gestion sanitaire de l'épidémie de dermatose nodulaire, les syndicats agricoles relancent, en ce début d'année, les mobilisations contre l'accord du Mercosur. Ce traité de libre-échange avec les pays latino-américains pourrait être signé le 12 janvier par les Etats-membres. Les agriculteurs mettent en cause une concurrence déloyale, craignant que l
En ce début d'année 2026, une vague de froid frappe la France, avec des températures descendant jusqu'à -7 °C. Cet épisode met en évidence la vulnérabilité des logements mal isolés, en particulier les passoires énergétiques classées F ou G au Diagnostic de performance énergétique (DPE). Selon l'Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE), 5,8 millions de logements sont encore concernés, une situation qui pèse sur les factures des ménages et ralentit la transition écologique. Instauré en 2001, le DPE s'est imposé comme un outil central du marché immobilier, conditionnant désormais travaux obligatoires et interdictions de location. Mais sa réforme de 2021 est contestée : son mode de calcul pénalise les logements chauffés à l'électricité, plus facilement relégués en F ou G que ceux utilisant le gaz ou le fioul. Pour rééquilibrer ce traitement, un arrêté du 26 août 2025 prévoit d'abaisser le coefficient de conversion de l'électricité de 2,3 à 1,9, à partir du 1er janvier 2026. L'électricité pèsera ainsi moins dans le calcul du DPE. D'après les chiffres de 2023, cette mesure ferait sortir environ 850 000 logements du statut de passoire énergétique. Matignon justifiait alors ce changement par la volonté de corriger une « inégalité de traitement » et de mieux valoriser une énergie largement décarbonée. Cette évolution offre un répit à certains bailleurs, dont les biens s'améliorent « sur le papier », leur évitant parfois des travaux coûteux ou leur permettant de continuer à louer, alors que les logements classés G sont interdits depuis 2025. À l'inverse, des associations dénoncent une réforme avant tout politique. David Rodrigues, responsable juridique de la CLCV, évoque un « cadeau aux bailleurs » et s'alarme d'un nouveau changement susceptible d'affaiblir la crédibilité d'un DPE déjà largement remanié. Quelles solutions peuvent être appliquées pour mettre fin aux passoires thermiques ?
Invités :
- Marie Coeuderoy, journaliste à « La Tribune dimanche » et « BFM Business »,
- Audrey Zermati, spécialiste de la rénovation énergétique, directrice stratégique chez « Effy »,
- Guillaume Aichelmann, chargé de mission logement social à la CLCV.
Chroniques :
- « Les off de Lou » : Mercosur, la France grande oubliée ? par Lou Fritel,
- « Quelle histoire ! » : BB, l'impossible commémoration ? par Laurent Guimier.
LA QUESTION QUI FÂCHE / La France peut-elle sortir de la crise agricole ?
« L'accord avec le Mercosur demeurera inacceptable », préviennent les Jeunes Agriculteurs reçus à Matignon, lundi 5 janvier. Après avoir dénoncé la gestion sanitaire de l'épidémie de dermatose nodulaire, les syndicats agricoles relancent, en ce début d'année, les mobilisations contre l'accord du Mercosur. Ce traité de libre-échange avec les pays latino-américains pourrait être signé le 12 janvier par les Etats-membres. Les agriculteurs mettent en cause une concurrence déloyale, craignant que l
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00:00:00Générique
00:00:01...
00:00:10Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:26Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage et de débat.
00:00:29En direct de l'Assemblée Nationale avec pour m'accompagner ce soir,
00:00:32Lou Frittel, journaliste à Paris Match.
00:00:35Bonsoir, Lou.
00:00:35Bonsoir.
00:00:36Et bonne année à vous, Lou.
00:00:37Bonsoir, Né.
00:00:38Et bonsoir, Laurent Guimier.
00:00:39Bonsoir, Adeline.
00:00:40Merci à tous les deux d'être là.
00:00:41C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir dans Chaque Voix Compte.
00:00:44Avoir froid chez soi.
00:00:46La France compte près de 5 millions de passoires thermiques.
00:00:50Et alors que le thermomètre continue de baisser,
00:00:52des milliers de logements mal isolés deviennent glaciales.
00:00:56L'instabilité politique a relégué le sujet en arrière-plan.
00:00:59mais le froid, lui, n'attend pas pour mordre.
00:01:01Où en est la législation ?
00:01:03Où en sont les dispositifs d'aide à la rénovation ?
00:01:06Comment alléger la facture de ceux qui souffrent de précarité énergétique ?
00:01:10Eh bien, nous en parlons ce soir avec Marie Coeur de Roi.
00:01:12Bonsoir.
00:01:13Bonsoir.
00:01:13Vous êtes journaliste spécialiste de l'immobilier à La Tribune dimanche et à BFM Business.
00:01:18Merci d'être là, aux côtés d'Audrey Zermatti.
00:01:20Bonsoir.
00:01:21Bonsoir.
00:01:21Vous êtes spécialiste en rénovation énergétique et directrice stratégie à EFI.
00:01:25Merci d'être là, aux côtés de Guillaume Eichelmann.
00:01:27Bonsoir.
00:01:28Vous êtes chargé de mission logement social à la CLCV.
00:01:31On a plein de questions à vous poser.
00:01:34Merci d'avoir bravé la neige pour venir jusqu'à nous ici, à l'Assemblée nationale.
00:01:38À suivre, quelle histoire ?
00:01:40Bien sûr, avec Laurent Guimier.
00:01:41C'était les obsèques de Brigitte Bardot ce matin à Saint-Tropez.
00:01:44Je vais vous expliquer ce soir pourquoi tous ces militants et ces élus
00:01:47qui s'écharpent autour de bébés depuis dix jours
00:01:51ont été incapables de respecter le temps du deuil.
00:01:54Et puis dans la deuxième partie de chaque voix compte, la colère agricole.
00:01:57Comment va se solder la partie d'échec autour du Mercosur ?
00:02:00Les agriculteurs veulent monter à Paris demain.
00:02:03La Commission européenne est réunie à Bruxelles.
00:02:05Ursula von der Leyen espère signer l'accord la semaine prochaine en Amérique du Sud.
00:02:09Que peut encore faire le gouvernement pour calmer l'ire de nos campagnes ?
00:02:14La censure est-elle proche pour Sébastien Lecornu ?
00:02:17Nous en débattrons avec François Jolivet, député Horizon de l'Indre,
00:02:20David Cormand, eurodéputé écologiste.
00:02:23Et nous serons aussi avec Charlotte Murat, journaliste au sein du groupe Ebra et spécialiste des questions agricoles.
00:02:28Nous en parlerons aussi avec vous, Lou.
00:02:30Oui, tout à fait.
00:02:31Volte face à l'italienne sur le Mercosur ou avons-nous crié cocorico un peu trop tôt ?
00:02:36C'est ce que nous verrons.
00:02:36Vous pouvez interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions en flashant le QR code qui s'affiche ici et tout au long de l'émission.
00:02:43C'est Laurent Guimier qui se charge de vos questions.
00:02:46Attention, il veille au grain.
00:02:47Et puis bien sûr, Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale, tout à l'heure, préparé et présenté par Marco Pommier.
00:02:52Voilà pour le programme de ce soir.
00:02:54Installez-vous confortablement, chaque voix compte.
00:02:56C'est parti.
00:02:57Pour eux, la température de l'enfer, ce n'est pas plus de 10 degrés.
00:03:0810 degrés chez soi, le nez tout rouge, les couches de pull, la bouillotte pour dormir.
00:03:12C'est ça, vivre dans une passoire thermique en ce moment.
00:03:15La vague de froid qui sévit en France rend la vie de centaines de milliers de personnes infernales.
00:03:20Et pourtant, ça ne fait pas la une.
00:03:21Le logement et la précarité énergétique semblent bloqués dans un angle mort politique.
00:03:27Nous avons choisi ce soir d'en parler et de nous rendre notamment à Nanterre, près de Paris.
00:03:32Pour commencer, juste derrière les tours de la Défense, à la cité Pablo Picasso.
00:03:35Là-bas, le chauffage ne fonctionne pas depuis deux mois dans une tour de 19 étages.
00:03:41Les locataires grelottent.
00:03:43C'est un reportage signé Dario Borgogno et Eva Billon.
00:03:46Dans la cité des nuages, la neige tombe sur les 19 étages de cette tour.
00:03:53Les enfants rentrent de l'école, frigorifiés.
00:03:55Il fait froid dehors et à l'intérieur.
00:03:57On rentre à la maison, on croit qu'on va se réchauffer.
00:04:00À la fin, on refroidit encore plus comme un igloo.
00:04:03Ici, le chauffage collectif est selon le bailleur social plafonné à 14 degrés.
00:04:07Mais depuis novembre, le mercure dépasse rarement les 10 degrés dans les appartements.
00:04:12Au 15e étage, pour trouver le sommeil, Lucette Ben-Simon, 85 ans, est obligée de multiplier les couches de couverture.
00:04:20Dans sa chambre en ce moment, il ne ferait pas plus de 6 degrés.
00:04:23Je n'arrive pas à dormir.
00:04:25J'ai la tension, je suis sous beaucoup de tension et donc ma tension monte parfois à 20, 21.
00:04:32D'ailleurs, ça fait quelques jours, j'ai fait venir les pompiers.
00:04:36Et même eux, ils étaient scandalisés devant la température de la maison.
00:04:40Sa voisine de palier cherche aussi en vain des moyens de se réchauffer.
00:04:44Elle combine ce radiateur d'appoint offert par son fils.
00:04:46Je laisse parfois 3 heures, parfois toute l'après-midi.
00:04:51Et laisse ouvert son four plus souvent.
00:04:53J'allume le chauffage et j'allume ça les deux.
00:04:55Avec la gazinière et le chauffe-eau, je allume tout le temps sans arrêt.
00:04:59Mais moi, je ne peux pas rester comme ça froid.
00:05:01Avec les températures basses, les moisissures s'installent.
00:05:03À l'humidité s'ajoute l'insalubrité.
00:05:06Alors les locataires s'organisent, multiplient l'épreuve de leurs conditions de vie.
00:05:09Là, il faisait 12. Là, il fait 10.
00:05:12Contacté à de multiples reprises, le bailleur a toujours la même réponse.
00:05:16Rien ne l'obligerait à dépasser les 14 degrés de chauffage au sol.
00:05:20Tout juste concède-t-il en cette période de grand froid, l'attribution de radiateurs d'appoint.
00:05:24Nous déployons des actions concrètes pour répondre à l'urgence.
00:05:27Les 5 et 8 janvier 2026, distribution de convecteurs mobiles électriques.
00:05:32Une solution loin d'être satisfaisante pour Annick Fourreau.
00:05:35Oh, mais t'es glacée.
00:05:37Chaque mois, elle paye déjà une trentaine d'euros pour un chauffage quasi inexistant.
00:05:41Le fait d'être chauffée, ça va nous revenir à combien ?
00:05:44Les convecteurs, on va payer l'électricité ?
00:05:46Plus le chauffage qu'on paye là ? Non, c'est pas possible.
00:05:49Mais à la fin du mois, peut-être qu'on ne pourra pas manger parce qu'on a payé trop d'électricité.
00:05:52Le bailleur promet aussi, à partir du 12 janvier,
00:05:55de remplacer les radiateurs électriques individuels manquant dans les logements
00:05:58et censé être un complément du chauffage au sol.
00:06:00Mais au final, pour les habitants, ce système est surtout obsolète,
00:06:04fait de briques et de brocs, auxquels ils ne croient plus un seul instant.
00:06:07Je vous voyais tous les trois suivre attentivement ce reportage avec un regard assez effaré.
00:06:12Guillaume Aichelman, ici, c'est vrai qu'on cumule plusieurs problèmes.
00:06:15Il y a à la fois ces systèmes de chauffage devenus obsolètes,
00:06:17il y a un bailleur social qui semble assez inconséquent.
00:06:20C'est un cas extrême ou c'est de plus en plus fréquent ?
00:06:23C'est malheureusement de plus en plus fréquent puisqu'on a des cas dans toute la France,
00:06:27à Marseille, à Sevran, à Nanterre, à Lille.
00:06:30Franchement, les situations se multiplient.
00:06:32On a des bailleurs qui n'ont plus, mais aucune idée de comment gérer leur résidence.
00:06:36Non seulement la température minimale d'un logement,
00:06:38c'est censé être 18 degrés pour que le logement soit considéré comme décent,
00:06:42au-delà, les locataires n'auraient même pas à payer de loyer.
00:06:45Ils devraient justement se retourner contre leurs bailleurs
00:06:46pour exiger la réalisation directe des travaux,
00:06:49voire même regarder avec le préfet et le maire
00:06:53pour que justement ces travaux soient exécutés immédiatement.
00:06:56Mais là, on est dans une tour de 19 étages.
00:06:58Comment ça se fait qu'aucun locataire n'a eu l'idée d'arrêter de payer son loyer ?
00:07:02Peut-être qu'ils se disent qu'ils s'exposent quand même
00:07:03à des risques d'expulsion, par exemple,
00:07:06et qu'ils n'ont pas envie de s'y exposer.
00:07:07Voilà, puisqu'il y a eu de plus en plus de mesures
00:07:09qui ont été prises par des bailleurs sociaux pour expulser des locataires.
00:07:11Désormais, il y a plus de bailleurs sociaux qui expulsent que de bailleurs privés.
00:07:14Désormais, vous avez 54% des expulsions en 2024
00:07:17qui étaient le fait de bailleurs sociaux.
00:07:19C'est-à-dire 125 000 personnes qu'on a mises à la rue.
00:07:22Et ça, c'est vraiment le strict minimum.
00:07:24Parce qu'on oublie tous ceux qui sont partis avant
00:07:26quand il y a eu des procédures contentieuses,
00:07:28qu'il s'agit des impayés, des troubles.
00:07:30Là, c'est la trêve hivernale.
00:07:32Il n'y a pas de risque d'expulsion immédiat.
00:07:34Malheureusement, on a de plus en plus de bailleurs sociaux
00:07:36qui font des mesures quasi coup de poing.
00:07:38Vous regardez, il y a eu un bailleur à Lille.
00:07:39Ils embauchaient quasiment des gros bras
00:07:41pour évacuer des locataires à n'importe quel moment.
00:07:44Donc, on a des bailleurs sociaux
00:07:46et c'est triste à dire
00:07:48qui n'ont rien à faire de la loi.
00:07:50Et pourtant, nous, en tant qu'association,
00:07:52on n'a pas démobilisé.
00:07:52Si un de ces locataires, vous contactez-vous à la CLCV,
00:07:54qu'est-ce que vous lui conseilleriez de faire ?
00:07:55Nous, on les accompagne justement
00:07:57pour qu'ils fassent des procédures contentieuses,
00:07:59pour qu'ils aillent justement devant les tribunaux.
00:08:02On est là pour les accompagner.
00:08:03On est là pour leur donner des conseils juridiques
00:08:05et leur expliquer chaque étape de la procédure.
00:08:08Voire également pour faire de la médiation
00:08:09avec des bailleurs sociaux,
00:08:10puisque nous participons au conseil d'administration
00:08:12de ces bailleurs, ainsi que d'autres associations,
00:08:15pour justement éviter ce genre de situation.
00:08:17Là, en l'occurrence, ces résidences,
00:08:19il faut à tout prix que le bailleur entende raison,
00:08:22qu'il entende le cri et l'alerte des locataires
00:08:24et que non seulement ces chauffages d'appoints
00:08:27ne soient pas payés par les locataires
00:08:29parce que les factures ont flambé.
00:08:31– Les radiateurs en eux-mêmes sont pris en charge
00:08:34par le bailleur ?
00:08:36– Le problème, c'est que vu les calculs sur les charges,
00:08:38on a beaucoup de problèmes.
00:08:40Vous avez des situations dans l'Essonne,
00:08:42en toute la France,
00:08:44où vous avez des locataires qui se retrouvent
00:08:46à payer 2 000, voire même 10 000 euros
00:08:49de régularisation annuelle de charges.
00:08:51Et ça, c'est confirmé aussi par le ministère du Logement.
00:08:54On a des impayés qui atteignent des zones stratosphériques.
00:08:57Quand bien même le bailleur s'engage
00:08:59la main sur le cœur en train de vous dire
00:09:00« Ah oui, mais ne vous inquiétez pas,
00:09:02ce n'est pas vous qui allez payer. »
00:09:03Sauf que la facture, au final,
00:09:04est quand on a adressé aux locataires.
00:09:06– Marie-Cœur de Roche, vous vous voyez affligée
00:09:07pendant la diffusion du reportage.
00:09:08– Oui, alors d'abord, moi, je ne crois pas
00:09:10que sur le parc social, ce soit si courant que ça,
00:09:12des situations dramatiques comme ça là.
00:09:14Effectivement, il faut stopper le paiement des loyers,
00:09:15c'est la première chose.
00:09:16Après, c'est toujours compliqué
00:09:17parce que le bailleur social,
00:09:18il perçoit aussi en partie directement
00:09:20les aides de logement, les fameuses APL.
00:09:22Et puis, il ne faut pas non plus complètement,
00:09:24je ne sais pas qui est ce bailleur social,
00:09:25mais il ne faut pas oublier
00:09:26quelle est la politique menée depuis 2017
00:09:28à l'égard des bailleurs sociaux.
00:09:29On leur a retiré de l'argent aux bailleurs sociaux,
00:09:31des milliards d'euros.
00:09:32Sauf qu'on n'en parle pas
00:09:33parce que c'est un mécanisme un peu compliqué.
00:09:34Et on leur demande d'investir
00:09:35pour rénover un parc qui est considérable.
00:09:37Donc, à un moment donné,
00:09:38vous le disiez très bien, Adeline,
00:09:39c'est-à-dire que c'est un sujet,
00:09:41cette crise du logement plus vive que jamais,
00:09:42dont on ne parle pas dans les médias mainstream,
00:09:44et je trouve ça dramatique.
00:09:46Maintenant, il va falloir dire les choses,
00:09:48c'est-à-dire qu'il faut que le gouvernement
00:09:49redonne de la souplesse aux bailleurs sociaux.
00:09:51On leur a demandé de baisser les loyers
00:09:52qu'ils perçoivent, les bailleurs sociaux.
00:09:53En gros, c'est ça, depuis 2017,
00:09:55ce qui leur arrive.
00:09:55Et ça leur coûte des milliards d'euros.
00:09:57Et en même temps, on leur demande
00:09:58de produire du logement
00:09:59et de rénover l'existant.
00:10:00Or là, vu la quantité de logement
00:10:02dont on parle,
00:10:03ce n'est pas des milliards,
00:10:04ce n'est pas des dizaines,
00:10:05c'est des centaines de milliards d'euros
00:10:06dont on parle.
00:10:07Parce qu'est-ce qu'on sait aujourd'hui
00:10:08évaluer la part du parc social HLM
00:10:11qui est classé en passoire énergétique ?
00:10:13Alors oui, on sait,
00:10:14et c'est beaucoup plus faible
00:10:19Cet exemple-là, il est dramatique,
00:10:20mais on est quand même très très loin
00:10:21de la situation du parc privé.
00:10:22Et il faut le rappeler quand même.
00:10:24J'entends bien qu'il y a des bailleurs sociaux
00:10:25qui ne doivent pas forcément
00:10:26faire bien leur boulot.
00:10:27Et c'est le cas visiblement ici.
00:10:28Maintenant, il faut dire les choses,
00:10:29dans le parc privé,
00:10:31c'est encore plus dramatique.
00:10:31On va y venir.
00:10:32Mais on voulait parler d'abord
00:10:34du parc des logements sociaux
00:10:36parce qu'il y a ce cas de cette tour.
00:10:38Mais vous le disiez, Guillaume,
00:10:39ce n'est pas un cas unique non plus.
00:10:41Il y a évidemment des bailleurs sociaux
00:10:42qui abusent,
00:10:42mais il y a aussi des bailleurs sociaux
00:10:43qui sont confrontés à la difficulté
00:10:45de la rénovation énergétique eux aussi.
00:10:49La situation s'est quand même améliorée
00:10:51puisqu'il y a deux ans,
00:10:51on comptait environ 300 000 logements sociaux
00:10:53qui étaient classés F ou G
00:10:55et que petit à petit,
00:10:57ces logements sociaux sont rénovés.
00:11:01On est bien d'accord.
00:11:02Sauf qu'à nouveau,
00:11:03comparer ce qui est possible
00:11:04dans le logement social
00:11:05et ce qui n'est pas possible
00:11:06dans le logement privé,
00:11:07c'est un peu comparer
00:11:07des pommes et des oranges.
00:11:08Pourquoi ?
00:11:09Dans le logement social,
00:11:10en général, on fait des rénovations
00:11:12à l'échelle de l'immeuble.
00:11:13On essaie de faire des rénovations
00:11:14d'ampleur.
00:11:15Et en général,
00:11:17les bailleurs sociaux
00:11:18ont la maîtrise complète
00:11:19de leur immeuble.
00:11:20Sauf quelques cas de copropriété mixte,
00:11:22c'est un peu compliqué.
00:11:23Vous avez du privé, du social.
00:11:24Et donc, dans ce cas-là,
00:11:26vous avez des modes de financement
00:11:27qui, même s'ils sont réduits
00:11:29et ils ont été beaucoup réduits
00:11:30depuis 10 ans,
00:11:30depuis le début du mandat
00:11:31d'Emmanuel Macron,
00:11:33au moins, on arrive à y voir
00:11:34quelque chose.
00:11:35Dans le logement privé,
00:11:36vous n'avez pas d'emprunt collectif
00:11:38pour les copropriétés
00:11:38donc elles ne peuvent pas réaliser
00:11:40des travaux d'ampleur.
00:11:41Chaque copropriétaire
00:11:41ne va pas payer
00:11:4210 000, 20 000, 30 000 euros
00:11:44pour une toiture.
00:11:45Ce n'est pas possible.
00:11:46Et, à nouveau,
00:11:48il y a une certaine unicité
00:11:49côté logement social.
00:11:51On sait quelle politique
00:11:51on veut mener.
00:11:52Il y a un certain volontarisme
00:11:54de la part des collectivités locales,
00:11:55des bailleurs, des élus.
00:11:57Tout le monde,
00:11:57on s'entend là-dessus.
00:11:58Côté logement privé,
00:11:59là, c'est un petit peu
00:12:00du grand n'importe quoi.
00:12:02Et malheureusement,
00:12:03et je le regrette encore,
00:12:06on a une absence de vision
00:12:08de la part du gouvernement.
00:12:09Un jour, on fait un DPE
00:12:10qui est pour favorable au gaz.
00:12:12Ensuite, on fait sur l'électricité.
00:12:15Les règles évoluent
00:12:15quasiment tous les six mois.
00:12:16On va y venir.
00:12:17Audrey Zermatti,
00:12:19vous, vous intervenez
00:12:20pour conseiller
00:12:21les bailleurs sociaux
00:12:23quand ils entreprennent
00:12:24une rénovation énergétique
00:12:25d'une tour entière ?
00:12:26Alors, nous,
00:12:26nos clients,
00:12:27c'est plutôt les maisons individuelles.
00:12:28Donc, ce qu'on évoquait
00:12:29tout à l'heure,
00:12:30plutôt le parc privé
00:12:31et plutôt le parc
00:12:32en maison individuelle privée.
00:12:34Mais je suis assez d'accord.
00:12:35En fait, il y a vraiment
00:12:35un sujet en termes de hiérarchie,
00:12:37on va dire.
00:12:38Ceux qui sont aujourd'hui,
00:12:39malgré tout,
00:12:39les mieux lotistes,
00:12:40c'est quand même
00:12:40la partie bailleurs sociaux.
00:12:43Le logement collectif, privé,
00:12:44tout ce qui est copropriété,
00:12:46reste le parent pauvre
00:12:47de la rénovation énergétique
00:12:49parce que c'est compliqué,
00:12:49parce que c'est des décisions collectives,
00:12:51parce que les dispositifs
00:12:53ne sont pas suffisamment adaptés.
00:12:55Donc, voilà.
00:12:55Donc, là,
00:12:55ça peine vraiment
00:12:56à atteindre les objectifs
00:12:57qu'on s'est fixés
00:12:58pour la copropriété.
00:12:59Et puis, il y a tout
00:13:00le parc de maisons individuelles
00:13:02que nous, on adresse
00:13:03et sur lequel
00:13:04il y a encore
00:13:05beaucoup de choses à faire
00:13:06mais qui évoluent
00:13:07au gré un peu
00:13:08des attermoiements
00:13:09dont on va parler
00:13:10sur les aides.
00:13:10Alors, justement,
00:13:11les attermoiements,
00:13:12au total,
00:13:13ont dénombré en France
00:13:14au 1er janvier 2025.
00:13:15Donc, il y a un an,
00:13:175 400 000 logements
00:13:18classés F ou G.
00:13:20C'est la définition
00:13:20d'une passoire énergétique.
00:13:22Alors, c'était quand même
00:13:23déjà 400 000 de mois
00:13:24qu'un an plus tôt.
00:13:25Et alors, ta dame,
00:13:25depuis ce 1er janvier,
00:13:27700 000 logements
00:13:29sont sortis
00:13:29du classement F ou G.
00:13:31Alors, pas parce que
00:13:32les propriétaires
00:13:32ont entrepris des travaux,
00:13:33non, parce que
00:13:34le mode de calcul a changé.
00:13:36Et c'est ce que
00:13:36Marion Becker nous explique.
00:13:41DPE, trois lettres
00:13:43pour désigner le diagnostic
00:13:45de performance énergétique
00:13:47mis en place en 2006
00:13:49pour inciter à rénover
00:13:50les logements mal isolés.
00:13:52L'objectif, en finir
00:13:54avec les passoires thermiques
00:13:55est loin d'être atteint.
00:13:57En 2025,
00:13:585 400 000 logements
00:14:01étaient encore classés
00:14:02F ou G.
00:14:04Depuis le 1er janvier,
00:14:05700 000 n'y figurent plus
00:14:07sans avoir réalisé
00:14:08aucun travaux.
00:14:10Et ce, grâce au changement
00:14:12de la méthode de calcul
00:14:13du DPE.
00:14:14L'électricité est moins pénalisée.
00:14:17Ainsi, 64 % des logements
00:14:19classés F passent en E
00:14:21et 33 % de ceux
00:14:23étiquetés G passent en F
00:14:25et peuvent à nouveau
00:14:26être mis en location
00:14:27alors que les propriétaires
00:14:29n'ont pas isolé le logement.
00:14:31Officiellement, pour Matignon,
00:14:33il s'agit de valoriser
00:14:34l'électricité, énergie,
00:14:36décarbonée, face au gaz
00:14:38ou au fioul.
00:14:39Les syndicats et les associations
00:14:41de défense des consommateurs
00:14:42et des locataires
00:14:43y voient un tour de passe-passe
00:14:46au détriment des ambitions
00:14:47écologiques et de la rénovation énergétique.
00:14:50Car il sera toujours aussi cher
00:14:52de se chauffer
00:14:53dans ces logements
00:14:54qui viennent de basculer
00:14:56de catégories.
00:14:57Marie-Cœur de Roy,
00:14:58ce changement de mode de calcul
00:15:00bon ou mauvaise nouvelle ?
00:15:01Je vais m'attirer les foudres
00:15:02de certains, je pense.
00:15:03Vous êtes là pour ça.
00:15:04Pour moi, c'est une bonne nouvelle.
00:15:06C'est le timing.
00:15:06Forcément, on va suspecter
00:15:07le gouvernement
00:15:08parce qu'évidemment,
00:15:09ils veulent casser un tout petit peu
00:15:10le thermomètre
00:15:10pour faire tout rentrer dedans.
00:15:11Mais la réalité,
00:15:12c'est qu'effectivement,
00:15:13c'est quand même lunaire
00:15:14qu'aujourd'hui,
00:15:14vous soyez chauffé au gaz.
00:15:16On veut réduire notre dépendance
00:15:18au gaz de certains pays
00:15:20jusqu'à aujourd'hui,
00:15:22enfin jusqu'à avant,
00:15:22il y a quelques jours,
00:15:23vous étiez mieux valorisé
00:15:25dans votre note de diagnostic
00:15:25de performance énergétique
00:15:26quand vous étiez chauffé au gaz
00:15:27qu'à l'électricité.
00:15:28C'est quand même lunaire,
00:15:29c'est l'énergie décarbonée.
00:15:30On en a, on en a trop même.
00:15:32Donc moi, je pense que sur le fond,
00:15:34c'est une bonne nouvelle.
00:15:35Après, le problème derrière,
00:15:36c'est qu'effectivement,
00:15:37comme ce n'est pas la première fois
00:15:38qu'ils nous font le coup
00:15:38et qu'il y a eu un truc aussi,
00:15:40on avait bougé le DPE
00:15:41sur les petites surfaces
00:15:42parce que du coup,
00:15:43ça nous faisait sortir
00:15:44quelques petites surfaces, machin.
00:15:45Forcément, compte tenu du bazar que c'est
00:15:47sur les aides à la rénovation,
00:15:49sur les diagnostiqueurs eux-mêmes
00:15:51suspectés de fraude de machin,
00:15:52de trucs,
00:15:53dès qu'on bouge un truc,
00:15:54on va accuser le gouvernement
00:15:56de faire les choses à dessein
00:15:58pour faire sortir tout un tas
00:15:59de logements de la situation
00:16:00de passeport thermique.
00:16:01La réalité, c'est que dans le fond,
00:16:03c'est quand même une bonne nouvelle.
00:16:04Maintenant, ça ne veut pas dire
00:16:06que tous ces logements-là
00:16:07ne doivent pas être rénovés.
00:16:09Et attention,
00:16:10on va gagner une note,
00:16:11je vous rappelle qu'en 2034,
00:16:14les logements, eux,
00:16:15seront à leur tour
00:16:16interdits à la location.
00:16:17Donc, ça ne fait que repousser le problème.
00:16:19Ça ne fait que repousser le problème,
00:16:21mais le temps étant de l'argent,
00:16:23d'ici 2034,
00:16:24peut-être que les propriétaires
00:16:25auront le temps
00:16:26d'entreprendre ces travaux
00:16:27ou de réunir l'argent
00:16:27pour les faire.
00:16:29Non, alors,
00:16:31je vois que Guillaume Hichelman
00:16:32n'est pas d'accord.
00:16:33Le gouvernement,
00:16:35OK,
00:16:35il souhaitait passer
00:16:36sur de l'électricité,
00:16:37justement,
00:16:38compte tenu du contentieux international,
00:16:40c'est compréhensible.
00:16:41Par contre,
00:16:42on en est quand même
00:16:42au deuxième tour de passe-passe.
00:16:44Et en fait,
00:16:44c'est juste une forme de lâcheté.
00:16:46Il ne souhaite pas admettre
00:16:47comme quoi le calendrier
00:16:48qu'il a lui-même fixé en 2021
00:16:50n'était pas tenable
00:16:51avec le budget qu'il proposait.
00:16:52C'est ça,
00:16:53il n'était pas tenable
00:16:53avec le budget.
00:16:54Donc,
00:16:55on mettait une prime rénov'
00:16:56qui valait vraiment la peine
00:16:57parce qu'actuellement,
00:16:58sans même parler des débats
00:16:59actuellement sur le budget 2026,
00:17:02si on avait la même prime rénov'
00:17:03qu'en 2025,
00:17:04il faudrait qu'on ait 30 fois
00:17:05cette prime rénov'
00:17:06pour arriver à rénover
00:17:07tous les logements.
00:17:08Donc, c'est pas possible.
00:17:11changer les règles en disant
00:17:12c'est bon,
00:17:13on arrête de rigoler,
00:17:15on force la rénovation
00:17:16et c'est l'État
00:17:17qui prend tout en charge
00:17:18et on s'en fiche
00:17:19du rôle des copropriétés,
00:17:20on s'en fiche
00:17:21des maisons individuelles,
00:17:21on force au pas de charge.
00:17:23Mais ça,
00:17:23c'est pas possible dans l'État.
00:17:25Ou alors,
00:17:25il faut qu'on change
00:17:26toutes les règles.
00:17:27Mais le second problème
00:17:28par rapport à cette problématique,
00:17:30c'est que le gouvernement
00:17:31ne sait toujours pas
00:17:33en fait ce qu'il veut faire
00:17:34avec les rénovations énergétiques.
00:17:35Il a tué la construction
00:17:36depuis 10 ans.
00:17:37Maintenant,
00:17:38il s'est dit
00:17:38bon,
00:17:39on va quand même essayer
00:17:39un peu de sauver le BTP
00:17:40en faisant de la rénovation
00:17:42mais en même temps,
00:17:43il ne donne pas les moyens.
00:17:44Vous allez voir
00:17:44les bailleurs sociaux,
00:17:45vous allez voir les bailleurs privés,
00:17:46vous allez voir tout le secteur,
00:17:47tout le monde va vous dire
00:17:48eh ben,
00:17:49je n'ai ni l'argent
00:17:50ni les normes requises
00:17:51à chaque fois,
00:17:52on me modifie les règles
00:17:53parce qu'il y a eu le DPE,
00:17:54il y a la prime rénovation
00:17:55où on disait à un moment
00:17:56faites des grandes rénovations
00:17:58sur l'ensemble du logement
00:17:58puis faites des monogestes
00:17:59puis on désactive les monogestes
00:18:01puis on les réactive.
00:18:01On va y venir.
00:18:02On y vient de plus.
00:18:03Mais juste pour finir
00:18:04sur ce changement
00:18:05de mode de calcul
00:18:06sur le DPE,
00:18:07Audrey Zermati,
00:18:08dans les arguments,
00:18:09il y avait aussi le fait
00:18:09que ce changement de calcul
00:18:10allait permettre
00:18:11de mieux cibler les aides
00:18:12à la rénovation énergétique.
00:18:14Pourquoi ?
00:18:14De quelle façon ?
00:18:15En fait,
00:18:15je pense qu'il faut remettre
00:18:16vraiment un contexte
00:18:17plus général.
00:18:18Effectivement,
00:18:19le gouvernement se cherche
00:18:20dans ses orientations
00:18:21et dans ses priorisations.
00:18:23Et en fait,
00:18:23je dirais que c'est presque
00:18:24le premier mouvement
00:18:25d'une priorisation
00:18:25qu'on va voir clair
00:18:26et qu'on va voir aussi
00:18:27se répercuter dans les aides.
00:18:28La priorisation,
00:18:29elle va être
00:18:30l'antifossile
00:18:32et pour l'électrification.
00:18:33On va plutôt favoriser
00:18:35les logements électriques,
00:18:36c'est ce qu'on voit
00:18:37avec le changement de règles,
00:18:39et aussi,
00:18:40on va défavoriser
00:18:41tous les logements
00:18:43qui sont aujourd'hui
00:18:44au fioul ou au gaz.
00:18:45Et donc,
00:18:45quelque part,
00:18:46ma prime rénov',
00:18:47tous les dispositifs
00:18:48vont plutôt être
00:18:49en faveur de l'électrification
00:18:50plutôt que presque
00:18:52en faveur de l'isolation.
00:18:53Typiquement,
00:18:53ma prime rénov',
00:18:54on ne va plus aider
00:18:55l'isolation des murs
00:18:56par l'intérieur
00:18:56ou par l'extérieur
00:18:57à partir du...
00:18:58Dès que le guichet
00:18:59est ouvert.
00:19:01Mais alors justement,
00:19:02puisque vous y venez,
00:19:03on en est où
00:19:03du dispositif
00:19:04ma prime rénov',
00:19:05parce qu'il a été suspendu,
00:19:06si je me souviens bien,
00:19:07fin juin 2025,
00:19:09pour les rénovations
00:19:10d'ampleur,
00:19:10parce qu'il y avait
00:19:11trop de dossiers
00:19:11et trop de fraudes.
00:19:12Est-ce que le guichet
00:19:13a rouvert ?
00:19:14Alors, le guichet
00:19:15n'a pas réouvert
00:19:17parce que le budget
00:19:18n'est pas voté.
00:19:18Donc là,
00:19:19c'est vraiment quelque chose
00:19:20qui est presque
00:19:21conjoncturel
00:19:21avec le vote du budget.
00:19:24Toutefois,
00:19:25même si le budget
00:19:25est réouvré,
00:19:26on a d'une part
00:19:27des gestes
00:19:27qui ne sont plus aidés,
00:19:28comme je disais tout à l'heure,
00:19:29l'isolation par l'intérieur
00:19:30et l'extérieur
00:19:30et les chaudières biomasse.
00:19:32Et pour la rénovation
00:19:33d'ampleur,
00:19:33c'est presque pire.
00:19:34Parce qu'en réalité,
00:19:35on a créé du stock.
00:19:37C'est-à-dire qu'on est encore
00:19:38en train d'instruire
00:19:38des dossiers de 2025
00:19:40et donc on a un stock
00:19:42à gérer
00:19:42et en fait,
00:19:43les nouveaux dossiers
00:19:44qu'on pourrait déposer
00:19:44en 2026
00:19:45seront finalement très faibles.
00:19:46On n'aura pas
00:19:47le budget nécessaire
00:19:48pour une quantité importante
00:19:49de nouveaux dossiers
00:19:50en 2026.
00:19:51Et donc,
00:19:52le budget va réouvrir,
00:19:53on espère.
00:19:53Le guichet va réouvrir,
00:19:54on espère.
00:19:55Mais ça veut dire
00:19:55qu'en ce moment,
00:19:56les spécialistes
00:19:57de la rénovation énergétique
00:19:58ne font rien ?
00:19:59Alors, nous,
00:20:00ce qu'on essaie de dire
00:20:01à nos clients
00:20:03ou aux gens
00:20:03qui ont un projet,
00:20:04parce qu'en ce moment,
00:20:05on a beaucoup d'appels
00:20:05de manière assez intuitive.
00:20:07Oui, il fait très froid.
00:20:08Donc, en fait,
00:20:08les gens se posent la question
00:20:09de ce qu'ils peuvent faire
00:20:10pour changer son système
00:20:11de chauffage, etc.
00:20:12Donc, ce qu'on leur dit,
00:20:13c'est qu'évidemment,
00:20:14il faut engager son projet
00:20:15parce qu'on va être
00:20:16dans des logiques
00:20:16de premier arrivé,
00:20:17premier servi,
00:20:18dès que le budget va réouvrir.
00:20:18Oui, ça va embouteiller
00:20:20dans les entreprises
00:20:21de rénovation.
00:20:22C'est un peu ce qu'on a vécu
00:20:22dans les stop and go
00:20:23depuis deux ans.
00:20:24Effectivement,
00:20:24ça ferme,
00:20:25ça réouvre,
00:20:25ça ferme.
00:20:26Et donc, c'est vrai que là,
00:20:27nous, on peut dire
00:20:28qu'à nos clients,
00:20:29dépêchez-vous quand même
00:20:30de préparer votre dossier.
00:20:31Il y a des primes
00:20:32qu'il faut demander
00:20:32avant MaPrimeGrenov
00:20:34qui sont les primes
00:20:34certificées d'économie d'énergie.
00:20:36Donc, faites la demande
00:20:37de cette prime,
00:20:38préparez votre projet,
00:20:39commandez des devis
00:20:40pour pouvoir être prête
00:20:41dès que le guichet réouvre
00:20:42à déposer votre demande
00:20:43MaPrimeGrenov.
00:20:43Quand on demande un devis
00:20:45à un artisan
00:20:45et qu'on lui dit
00:20:46c'est pour faire des travaux
00:20:47à la Saint-Glinglin,
00:20:49l'artisan,
00:20:51il est prêt à dire
00:20:51bon, bah oui,
00:20:52a priori,
00:20:53mars 2027.
00:20:54En fait, il faut quand même
00:20:55prendre,
00:20:56parce que les artisans,
00:20:57ils sont un peu comme nous,
00:20:57tout le monde est un peu
00:20:58dans l'attentisme là.
00:21:00Donc, évidemment,
00:21:01à un moment donné,
00:21:02quand ça va se débloquer,
00:21:03ils vont tous être appelés
00:21:03en même temps
00:21:04pour pouvoir réaliser.
00:21:05Donc, c'est sûr
00:21:05qu'il va falloir être,
00:21:07on va dire,
00:21:07sur la ligne de départ,
00:21:08le premier pour pouvoir
00:21:09bénéficier des travaux
00:21:11dans, finalement,
00:21:12au moins d'ici l'été,
00:21:15voilà,
00:21:16pour pouvoir
00:21:17attendre le prochain hiver
00:21:18quelque part.
00:21:20On parle des passoires,
00:21:21mais il y a une autre notion,
00:21:22c'est la précarité énergétique.
00:21:24Comment on la définit,
00:21:25la précarité énergétique ?
00:21:27Alors, la précarité énergétique,
00:21:29que ce soit pour le logement social
00:21:30ou le logement privé,
00:21:31c'est quand vous êtes
00:21:31dans un logement
00:21:32qui a moins de 18 degrés
00:21:33et Celsius
00:21:34au centre de votre pièce à vivre,
00:21:35que ce soit votre salon
00:21:36ou votre salle à manger,
00:21:37que sais-je.
00:21:38Et malheureusement,
00:21:40on a beaucoup de logements
00:21:41qui rentrent
00:21:42dans cette catégorie.
00:21:43Vous en avez à peu près,
00:21:45si on est sur une vision
00:21:45très large de la précarité,
00:21:47on est à 25%
00:21:48de logements sociaux
00:21:48et de logements privés.
00:21:50Tous les logements.
00:21:51Tous logements confondus
00:21:52parce qu'il y a aussi
00:21:52des logements foyers.
00:21:53Il y a vraiment
00:21:54beaucoup de catégories
00:21:54qui rentrent dans ces cas de figure.
00:21:56Et dans ce cas-là,
00:21:57vous n'êtes plus en capacité
00:21:59d'avoir un logement
00:21:59qui répond à vos attentes
00:22:02en termes de confort
00:22:02et qui peut présenter
00:22:03même des risques
00:22:04pour la santé et la sécurité.
00:22:05Typiquement,
00:22:06développement de moisissures,
00:22:07des maladies type bronchite
00:22:09et notamment pour les nouveau-nés.
00:22:10Il y a aussi,
00:22:11cela concerne la précarité énergétique,
00:22:13ces ménages qui n'arrivent pas
00:22:14à payer leurs factures,
00:22:16les ménages parmi les 30%
00:22:18les plus modestes
00:22:19qui consacrent plus de 8%
00:22:20de leurs revenus
00:22:21à des dépenses énergétiques
00:22:22pour leur logement.
00:22:23Cela concernait en 2022
00:22:24plus de 3 millions de ménages.
00:22:26Il y a une enquête
00:22:27très intéressante
00:22:28qui a été réalisée
00:22:28en novembre dernier
00:22:29par l'Observatoire national
00:22:30de la précarité énergétique
00:22:32qui dit que 35% des Français
00:22:35disent souffrir du froid
00:22:36chez eux.
00:22:3736% disent avoir eu du mal
00:22:39à payer certaines factures
00:22:40de gaz ou d'électricité
00:22:41au cours des 12 derniers mois.
00:22:4336% alors qu'il n'était
00:22:44que 28% en 2024.
00:22:46Est-ce que vous,
00:22:47à la LCLCV,
00:22:48vous êtes sollicités
00:22:49par des personnes
00:22:49qui sont en état
00:22:50de précarité énergétique ?
00:22:51C'est-à-dire pas seulement
00:22:52qui vivent dans des passoires thermiques
00:22:53mais avec le coût de l'énergie
00:22:56qui ne peuvent plus
00:22:57payer leur facture ?
00:22:58Évidemment,
00:22:58c'est même l'un des premiers cas
00:22:59de contact
00:23:00que nous avons
00:23:01avec des locataires
00:23:02puisque du fait
00:23:03de la crise énergétique
00:23:04depuis 2022,
00:23:05vous vous retrouvez
00:23:06avec une accumulation
00:23:07des prix.
00:23:08Avant,
00:23:08on était,
00:23:09pour faire très simple,
00:23:11autour des 20 euros
00:23:12du mégawatt-heure
00:23:13chez des bailleurs sociaux.
00:23:14Un mégawatt-heure,
00:23:15c'est 1000 kilowatt-heure.
00:23:15Donc,
00:23:16quand vous regardez
00:23:16votre facture,
00:23:17c'était des sommes
00:23:18relativement modérées.
00:23:19C'était un plus bas historique,
00:23:21tout le monde était
00:23:21relativement satisfait.
00:23:23Désormais,
00:23:24en moyenne,
00:23:24on est plutôt aux alentours
00:23:25des 100 euros du mégawatt-heure.
00:23:27Votre facture a été
00:23:27multipliée par 5.
00:23:28Il y a eu des bouclés tarifaires
00:23:29entre-temps
00:23:30qui ont permis
00:23:31de limiter en partie
00:23:32cette hausse
00:23:33mais ils étaient mal calibrés
00:23:34par rapport à l'habitat collectif
00:23:35puisqu'on n'avait pas
00:23:36les protections
00:23:37qu'on pouvait retrouver
00:23:38dans du logement individuel.
00:23:39Donc, forcément,
00:23:41au bout de deux ans,
00:23:42avec toutes les difficultés
00:23:43liées justement
00:23:44à notre bouclé tarifaire
00:23:46qui était mal calibrée,
00:23:47qui évoluait
00:23:48tous les six mois,
00:23:48vous vous retrouviez
00:23:50avec une régularisation
00:23:51de plusieurs milliers d'euros.
00:23:53C'est les cas
00:23:53que nous avons rencontrés
00:23:54à Vigneux-sur-Seine
00:23:56dans l'Essonne,
00:23:57à Valenciennes
00:23:57dans le Nord
00:23:58ou dans les quartiers
00:24:00nord de Marseille.
00:24:01Et malheureusement,
00:24:02il y a peu de solutions
00:24:03qui sont proposées
00:24:05par l'État
00:24:05pour trouver des solutions
00:24:06parce que les dispositifs
00:24:07d'aide sont extrêmement complexes
00:24:09et côté bailleurs sociaux,
00:24:11eux-mêmes étant
00:24:12en difficulté économique,
00:24:13ils ne peuvent pas proposer
00:24:14des systèmes
00:24:15d'étalement de paiement,
00:24:16de sauvegarde
00:24:17ou alors il faut quasiment
00:24:18les menacer
00:24:19directement devant les tribunaux.
00:24:22Donc,
00:24:22de plus en plus de locataires
00:24:23sont en grande difficulté économique.
00:24:26Vous avez actuellement
00:24:2625% des locataires
00:24:28du parc social
00:24:28qui ont eu un impayé
00:24:30au cours de la dernière année
00:24:31et 13%
00:24:33qui ont eu un impayé
00:24:33depuis plus de trois mois.
00:24:35Donc,
00:24:36vous avez des locataires
00:24:37qui n'en peuvent plus.
00:24:38Vous dites,
00:24:39bon,
00:24:39les dispositifs d'aide
00:24:40sont trop complexes,
00:24:41mais est-ce qu'ils ont
00:24:41des recours ?
00:24:43Parce que là aussi,
00:24:44on ne peut pas leur couper
00:24:44l'électricité.
00:24:45En l'occurrence,
00:24:47on peut leur réduire
00:24:48la puissance.
00:24:48Mais voilà.
00:24:49C'est déjà beaucoup
00:24:50parce qu'en gros,
00:24:51vous arriverez à faire chauffer
00:24:51votre bouilloire
00:24:52et c'est tout.
00:24:54Parce que c'est ça
00:24:54la réduction de puissance.
00:24:55Ce n'est pas non plus
00:24:55un truc négligeable.
00:24:57Vous n'allez pas continuer
00:24:58à ne pas payer
00:24:59votre électricité
00:25:00et à être tranquille.
00:25:01Il y a encore
00:25:01beaucoup de coupures,
00:25:03notamment de gaz
00:25:04et d'EDF
00:25:05parce que,
00:25:07même si vous êtes tranquille
00:25:08un petit peu
00:25:08pendant la période hivernale,
00:25:09après,
00:25:10on recoupe.
00:25:11Et le problème,
00:25:13c'est que
00:25:14ces dispositifs d'aide
00:25:15sont beaucoup trop complexes.
00:25:17Un des gros dispositifs
00:25:18d'aide que l'on rencontre,
00:25:19c'est ce qu'on appelle
00:25:19le fonds de solidarité logement.
00:25:21C'est mis en place
00:25:21par les départements.
00:25:23Le document fait 15 pages.
00:25:26Essayez d'expliquer
00:25:27à un locataire
00:25:27qui est déjà
00:25:28dans une grande précarité,
00:25:29qui est transi par le froid,
00:25:31comme quoi il va devoir
00:25:32remplir 15 pages de paperasse
00:25:33dans un langage
00:25:34que personne n'arrive
00:25:34à comprendre,
00:25:36pour avoir éventuellement
00:25:37une aide
00:25:37qui varie
00:25:38d'un département à l'autre,
00:25:39avec des conditions variées,
00:25:41personne n'a l'intention
00:25:42de faire quoi que ce soit.
00:25:43Et on a beau alerter
00:25:44le gouvernement,
00:25:45enfin, les gouvernements,
00:25:46puis maintenant,
00:25:47en 3-4 ans,
00:25:48sur les mesures à prendre,
00:25:49personne ne bouge.
00:25:50Il y avait une proposition
00:25:51de plan en septembre
00:25:53qui faisait consensus
00:25:54sur l'ensemble du secteur.
00:25:55Un nouveau gouvernement,
00:25:57ça a été enterré.
00:25:58Voilà où on en est.
00:25:59Marie Coeur de Roi,
00:26:00je ne sais pas
00:26:01si vous avez vu défiler,
00:26:02ce qu'on voyait à l'écran,
00:26:03c'est qu'il y a de plus en plus
00:26:04de locataires
00:26:05qui partagent leur quotidien
00:26:06sur les réseaux sociaux
00:26:07avec des photos de thermomètres
00:26:08dans leur maison
00:26:09qui affichent des températures
00:26:10en dessous de 10 degrés.
00:26:11Il y a une espèce de solidarité
00:26:12entre internautes
00:26:13qui se met en place
00:26:14avec, on l'a vu
00:26:15pendant les vacances de Noël,
00:26:16des conseils du type
00:26:17éteignez votre chauffage
00:26:18quand vous partez en vacances
00:26:19parce que sinon,
00:26:20vous allez dépenser
00:26:21trop d'argent.
00:26:22Et puis, quand ils rentraient
00:26:23de vacances,
00:26:23ils faisaient 5 degrés
00:26:24dans le logement.
00:26:27On en est là aujourd'hui ?
00:26:28C'est-à-dire que
00:26:28c'est sur les réseaux sociaux
00:26:30qu'on finit par...
00:26:31Oui, mais ça ne marche pas.
00:26:32C'est toujours le truc,
00:26:33c'est qu'on a beau crier
00:26:34et ça ne marche pas.
00:26:36On rejoint le truc,
00:26:37c'est-à-dire qu'on a fait
00:26:38des obligations
00:26:38de rénovation énergétique
00:26:39pour les propriétaires bailleurs.
00:26:41Il faut quand même rappeler les dates.
00:26:42Depuis normalement,
00:26:42depuis le 1er janvier 2025,
00:26:44vous n'avez plus le droit
00:26:45de mettre à l'allocation
00:26:46des logements qui sont notés G.
00:26:48À partir du 1er janvier 2028,
00:26:50ce seront autour des F.
00:26:50Et je disais 2034, les E.
00:26:52Or, moi j'en trouve,
00:26:53je regarde tous les jours
00:26:54les sites à l'allocation.
00:26:55Soit il n'y a pas la note de DPE,
00:26:57soit on a filé un petit billet
00:26:59au diagnostiqueur
00:26:59et puis finalement,
00:27:00le G est devenu un F,
00:27:01le F est devenu un E.
00:27:02Et ça passe comme ça.
00:27:04Mais ce qui est terrible,
00:27:05c'est qu'en fait,
00:27:05il faut aider aussi tout le monde.
00:27:07Je ne jette pas la pierre
00:27:08à tous les propriétaires bailleurs,
00:27:09mais il faut aussi les aider,
00:27:10ces propriétaires bailleurs.
00:27:12Et quand on voit
00:27:12la réduction de l'aide publique,
00:27:14qu'on ne s'en étonne pas.
00:27:15Demain, quand reviendra
00:27:17ma prime rénov'
00:27:17pour une rénovation globale,
00:27:19au début de l'année dernière,
00:27:21vous pouvez obtenir,
00:27:22quand vous étiez parmi
00:27:22les plus modestes,
00:27:23jusqu'à 63 000 euros d'aide.
00:27:25D'accord ?
00:27:26On a dit c'est trop,
00:27:26il y a de la fraude.
00:27:27Et bien demain,
00:27:28quand ça reviendra,
00:27:28ce sera 32 000 euros.
00:27:30Et donc,
00:27:31vous rigolez
00:27:31sur le reste à charge
00:27:32quand vous êtes
00:27:32dans 32 000 euros.
00:27:34Audrey Zermatti,
00:27:34dans 32 000 euros,
00:27:36on peut faire quoi ?
00:27:37Alors,
00:27:37on doit faire quoi ?
00:27:38Parce que pour pouvoir
00:27:39obtenir cette aide,
00:27:40on doit faire un minimum
00:27:41deux gestes d'isolation.
00:27:42C'est quoi ?
00:27:43Donc l'isolation par exemple
00:27:44de vos combles,
00:27:44vos fenêtres,
00:27:46vos murs,
00:27:46voilà,
00:27:47au moins deux gestes d'isolation.
00:27:48Et après,
00:27:48vous allez pouvoir
00:27:49changer votre système de chauffage.
00:27:51Ça rentre à peu près
00:27:52encore dans l'enveloppe.
00:27:53Et puis,
00:27:53vous allez éventuellement
00:27:54mettre de la ventilation
00:27:55pour que votre logement respire.
00:27:58Donc,
00:27:58c'est vrai qu'aujourd'hui,
00:28:00ça reste des sommes importantes,
00:28:01mais ça s'est considérablement réduit.
00:28:03On n'a plus les moyens,
00:28:04finalement,
00:28:05de nos ambitions.
00:28:05C'est vrai qu'on se met
00:28:06des objectifs très importants,
00:28:07mais on a un budget
00:28:09qui est quasiment équivalent,
00:28:11voire en baisse
00:28:12par rapport aux années de vente.
00:28:13Donc,
00:28:13on essaie d'augmenter,
00:28:15il y a un document
00:28:16qui a sorti le gouvernement
00:28:17il y a quelques jours,
00:28:19la SNBC,
00:28:20c'est la stratégie nationale bas carbone,
00:28:23qui propose 250 000
00:28:25comme objectif,
00:28:25250 000 rénovations d'ampleur
00:28:27par an.
00:28:29L'objectif de l'année prochaine,
00:28:30c'est déjà 120 000.
00:28:31Donc,
00:28:32vous voyez,
00:28:32on est déjà moins que l'objectif.
00:28:33Et 120 000,
00:28:34moins les 80 000 dossiers de 2025
00:28:36qui n'ont toujours pas été...
00:28:37Donc,
00:28:38en réalité,
00:28:39on se donne des objectifs
00:28:40et on se fait plaisir
00:28:40à créer des objectifs.
00:28:42Finalement,
00:28:42on n'a pas les moyens
00:28:43de respecter.
00:28:45Et c'est vrai qu'il y a
00:28:45ces obligations
00:28:46qui sont quand même
00:28:48un aiguillon
00:28:48pour finalement les propriétaires
00:28:50et pour même l'ensemble
00:28:51du marché immobilier.
00:28:52Je rappelle,
00:28:52et c'est important
00:28:53de le rappeler peut-être
00:28:54aux gens qui nous écoutent,
00:28:55c'est que quand vous êtes
00:28:55locataire,
00:28:56votre propriétaire,
00:28:57si vous êtes dans une passoire,
00:28:59votre propriétaire
00:28:59ne peut pas augmenter le loyer.
00:29:01Et donc,
00:29:01c'est important de le dire.
00:29:02Et ceux qui passent
00:29:02au 1er janvier 2026,
00:29:03qui sortent du statut de passoire,
00:29:05les locataires vont peut-être
00:29:06avoir des mauvaises surprises
00:29:07avec des augmentations de loyer
00:29:08puisqu'on sera dans des logiques
00:29:10de déplafonnement.
00:29:10Et on peut ajouter...
00:29:11À quelques exceptions près
00:29:12parce que dans le logement social,
00:29:14vous n'avez pas le gel des loyers
00:29:15pour les logements F&G.
00:29:17Donc, en gros,
00:29:17vous avez la double peine.
00:29:18Les locataires qu'on disait
00:29:19à Nanterre,
00:29:20non seulement ils ont froid,
00:29:22ils sont dans une passoire
00:29:22et en plus,
00:29:24ils vont augmenter leur loyer.
00:29:25Et ils ne vont pas tarder
00:29:26à recevoir la facture d'électricité
00:29:27des petits convecteurs,
00:29:28les petits gris-pins
00:29:29qu'on va leur envoyer pour ce chauffage.
00:29:30Personne n'est gagnant.
00:29:31Par contre,
00:29:31sur les propriétaires privés,
00:29:33je tiens quand même
00:29:33à nuancer quelque chose.
00:29:34Ça fait quand même
00:29:34depuis 20 ans
00:29:35qu'on leur dit
00:29:35qu'il y a un DPE
00:29:35qui doivent commencer
00:29:36à faire des travaux.
00:29:37Oui, oui.
00:29:38Le ménage a été fait.
00:29:39On a dit qu'on allait les aider quand même.
00:29:40Oui.
00:29:40Parce que, bon,
00:29:41on disait qu'il y avait
00:29:42trop de dossiers
00:29:43et trop de fraudes.
00:29:44Bon, trop de dossiers,
00:29:45ça ne va pas s'arrêter.
00:29:46Mais trop de fraudes.
00:29:47Alors oui,
00:29:48ça, le gouvernement
00:29:49a quand même pris des mesures
00:29:50pour mettre un stop
00:29:51sur les fraudes.
00:29:52Les marques boulins
00:29:53de la rénovation énergétique,
00:29:54il n'y en a plus.
00:29:54Vous savez,
00:29:55quand vous divisez par deux
00:29:55les aides,
00:29:56c'est un peu moins tentant,
00:29:57ça attire moins de monde
00:29:58pour faire des fraudes.
00:29:59Donc déjà,
00:29:59le fait de...
00:30:00Mais du coup,
00:30:01forcément,
00:30:01c'est au détriment
00:30:02des gens qui en bénéficiaient
00:30:03et qui avaient droit
00:30:04à ces montants.
00:30:05Donc oui,
00:30:06le sujet des fraudes,
00:30:07mais le vrai sujet,
00:30:08c'est le pilotage du budget
00:30:09et de pouvoir se dire
00:30:10qu'on se donne une somme
00:30:11et on essaye d'avoir
00:30:13de la visibilité
00:30:14sur le long terme
00:30:14pour pouvoir
00:30:15vraiment embarquer aussi...
00:30:16Il y a un nouveau ministre
00:30:17du logement.
00:30:18Voilà.
00:30:19Bon,
00:30:19il faut que le gouvernement
00:30:21tienne
00:30:21pour qu'il puisse peut-être
00:30:23mener à bien
00:30:23certains de ses chantiers.
00:30:25Tout à fait.
00:30:26Et qu'il donne de la visibilité
00:30:27et qu'il puisse annoncer
00:30:28à l'avance
00:30:29si l'aide doit être dégressive.
00:30:31C'est mieux que ce soit dégressif
00:30:32que ce n'y ait des stop and go
00:30:33et qu'on se dise
00:30:33on ferme le guichet
00:30:34parce qu'on n'a plus d'argent.
00:30:35Mais avant ça,
00:30:35il faut voter un budget.
00:30:36Tout à fait.
00:30:37Merci infiniment
00:30:38à tous les trois
00:30:39d'être venus réchauffer
00:30:40nos idées
00:30:41sur le plateau
00:30:41de chaque voix compte.
00:30:43Dans un instant,
00:30:43ça va être
00:30:44la question qui fâche.
00:30:45La crise agricole
00:30:47va-t-elle faire tomber
00:30:48le gouvernement Lecornu ?
00:30:49Nous allons en débattre
00:30:50avec nos trois prochains invités.
00:30:51Mais avant cela,
00:30:52c'est Quelle Histoire ?
00:30:53Et c'est Laurent Guimé.
00:31:02Et ce soir, Laurent,
00:31:03vous nous expliquez
00:31:04pourquoi la mort
00:31:05de Brigitte Bardot
00:31:06n'a pas fait taire
00:31:07les polémiques
00:31:07sur les démêlés de bébés
00:31:09aussi bien avec la justice
00:31:10qu'avec sa proximité
00:31:12avec la famille Le Pen.
00:31:13Oui,
00:31:13la preuve de ces liens
00:31:14très forts
00:31:14et très personnelle
00:31:16encore ce matin
00:31:16à Saint-Tropez.
00:31:17On le voit sur la photo
00:31:18où Marine Le Pen
00:31:19participait à la messe
00:31:20d'adieu à Brigitte Bardot.
00:31:22Elle était parmi
00:31:22les 400 invités
00:31:24dans l'église.
00:31:25De tout temps
00:31:26et sous toutes les latitudes,
00:31:27le temps du deuil
00:31:28a toujours été
00:31:29celui du recueillement,
00:31:31de la compassion
00:31:32où les zones d'ombre
00:31:33du défunt
00:31:34ont fait,
00:31:35ont toujours fait place
00:31:36à une forme
00:31:36de consensus
00:31:37dans l'espace public,
00:31:39notamment de la part
00:31:39de nos élus.
00:31:40C'est dans ce sens
00:31:41que je crois
00:31:42qu'on peut lire
00:31:42le communiqué
00:31:43du président de la République,
00:31:45le jour même
00:31:45de la mort de Bébé,
00:31:47le président
00:31:47et son épouse,
00:31:48qui s'inclinent
00:31:49sobrement,
00:31:50je cite,
00:31:50devant une immense actrice,
00:31:53une militante libre,
00:31:54une icône.
00:31:55Pas de mention,
00:31:56par exemple,
00:31:56des démêlés
00:31:57de l'actrice
00:31:57avec la justice.
00:31:58Là,
00:31:58on est dans le temps
00:31:59suspendu du deuil,
00:32:01mais franchement,
00:32:02à part se communiquer,
00:32:03j'ai rarement vu
00:32:04dans les jours suivants
00:32:05la mort d'une personnalité,
00:32:07autant de politiques
00:32:08et de militants
00:32:09s'écharper autour
00:32:10d'un cercueil.
00:32:11Et pourquoi alors ?
00:32:12Pourquoi est-ce que
00:32:12Brigitte Bardot
00:32:13a eu ce traitement particulier ?
00:32:15Je crois que ce traitement,
00:32:16il est dû à l'addition
00:32:17de trois causes.
00:32:19D'abord,
00:32:19dans notre société numérique,
00:32:20aujourd'hui,
00:32:21sur les réseaux,
00:32:22on ne commémore pas,
00:32:24on tranche
00:32:24et on juge.
00:32:25Ça,
00:32:25c'est comme ça,
00:32:26j'allais dire,
00:32:27malheureusement pour tout le monde.
00:32:28Ensuite,
00:32:29Bardot était elle-même
00:32:29une sorte de radicalité
00:32:31en tant que telle,
00:32:32avec l'indignation immédiate,
00:32:34elle était adorée
00:32:35ou détestée,
00:32:36jamais tiède
00:32:37et sa mort,
00:32:38donc,
00:32:38par ce qu'elle a dit,
00:32:39par ce qu'elle a fait,
00:32:40à réveiller des archives,
00:32:41parfois radioactives,
00:32:43entre guillemets,
00:32:44sur l'écologie
00:32:44ou le féminisme.
00:32:46Et puis enfin,
00:32:47et c'est très prégnant
00:32:48en France,
00:32:49je crois que se dire
00:32:50à la fois écologiste
00:32:52et très éloigné
00:32:53de la gauche,
00:32:54comme l'était
00:32:54dans les deux cas bébé,
00:32:56eh bien,
00:32:56ça ne colle pas.
00:32:57Résultat,
00:32:58condoléances,
00:32:59impossible pour beaucoup.
00:33:01Celui qui s'est brûlé
00:33:02les doigts,
00:33:02par exemple,
00:33:03en tweetant sur X,
00:33:05c'est le député insoumis
00:33:07Emmerich Caron.
00:33:09Regardez,
00:33:09Caron,
00:33:10qui est lui-même
00:33:10militant de la cause animale,
00:33:12a écrit
00:33:12« Aujourd'hui,
00:33:14je laisse de côté
00:33:14les déclarations polémiques,
00:33:16je ne retiens
00:33:17que son engagement précurseur. »
00:33:19Eh bien,
00:33:19regardez les réactions
00:33:20et encore,
00:33:21je vous épargne totalement
00:33:21les centaines de messages
00:33:23d'insultes
00:33:23qu'il y a reçus.
00:33:25On lui ressort
00:33:25les photos de bébés
00:33:26avec Marine Le Pen,
00:33:27Florian Philippot
00:33:28ou Sébastien Chenu.
00:33:29Ça, c'est rien.
00:33:31On l'accuse également
00:33:32quasiment de nazisme
00:33:34puisque le régime hitlérien
00:33:35avait adopté des mesures
00:33:36en faveur des animaux.
00:33:38Vous voyez,
00:33:38c'est extrêmement violent.
00:33:39Ok,
00:33:39mais c'est juste des réponses
00:33:40à un message sur X.
00:33:42Ce n'est pas un drame.
00:33:43C'est les réseaux sociaux.
00:33:45Oui,
00:33:45mais ce sont des messages
00:33:46qui disqualifient tous
00:33:47la possibilité
00:33:48d'une écologie de droite
00:33:49ou d'extrême droite.
00:33:50Je parle de ce que l'on peut constater.
00:33:53C'est le troisième facteur
00:33:54dont je parlais il y a un instant.
00:33:56Il faut bien comprendre
00:33:56que Brigitte Bardot
00:33:57était quand même
00:33:58une sorte de bête noire
00:33:59des partis écologistes.
00:34:01Je parle devant M. Cormand.
00:34:02On en parlera peut-être tout à l'heure.
00:34:03Eurodéputé écologiste
00:34:04qui est arrivé sur notre plateau.
00:34:05C'est une interview
00:34:06de Marine Tondelier
00:34:06pour le magazine Vert.
00:34:08Il y a un an,
00:34:09elle écrit,
00:34:09elle dit,
00:34:10elle assume
00:34:10quand tu veux protéger le vivant,
00:34:12tu ne peux pas protéger
00:34:12seulement le vivant
00:34:13vu par Brigitte Bardot.
00:34:15L'écologie politique
00:34:16dans ce qu'elle a toujours véhiculé
00:34:17n'est pas compatible
00:34:18avec l'extrême droite.
00:34:20Et ça ne date pas d'hier.
00:34:21Ça peut paraître anecdotique
00:34:22mais allons à Hénin-Beaumont
00:34:24quelques instants.
00:34:25Ville Hérène
00:34:26où Marine Tondelier
00:34:26a été élue
00:34:27au conseil municipal
00:34:28en 2021.
00:34:29On a baptisé,
00:34:30le maire Hérène
00:34:31a voulu baptiser cette rue
00:34:32du nom de
00:34:34avenue Brigitte Bardot.
00:34:35Marine Tondelier
00:34:36a mené le combat
00:34:37contre cette décision
00:34:38qu'elle a qualifiée
00:34:39à l'époque
00:34:39de copinage
00:34:40plus qu'autre chose.
00:34:42Regardez l'archive
00:34:42du conseil municipal.
00:34:44C'est très très chaud
00:34:45entre elle
00:34:45et le maire Steve Brivois
00:34:46mais il y a beaucoup
00:34:47d'arguments intéressants.
00:34:49Quand on dénomme une rue
00:34:50il faut veiller à éviter
00:34:52qu'il y ait des formes
00:34:53de conflit d'intérêts
00:34:53et que les choix retenus
00:35:05correspondent à des personnes
00:35:06qui ont tout au long de leur vie
00:35:07été des références
00:35:09de leur époque.
00:35:10Choisir comme non
00:35:11une personne
00:35:11qui a été condamnée
00:35:12plusieurs fois
00:35:13même si d'autres aspects
00:35:14de la vie de cette personne
00:35:15méritent de la considération
00:35:16post-problème.
00:35:18Alors à ce stade
00:35:19j'aurais pu vous montrer
00:35:20le message posté
00:35:21par Marine Tondelier
00:35:22où sont partis
00:35:22les écologistes
00:35:23après la mort
00:35:24de Brigitte Bardot
00:35:24mais en fait
00:35:25il n'y en a pas.
00:35:26Aucun message de condoléances
00:35:27de la part des écologistes
00:35:29après cette personne
00:35:29qui a quand même fait
00:35:30des choses
00:35:31pour la cause animale.
00:35:33Vous nous dites
00:35:33que la mort
00:35:34n'apaise rien
00:35:35dans cette histoire ?
00:35:36Dans la société
00:35:37aujourd'hui digitale
00:35:38dans laquelle nous sommes
00:35:39je pense qu'au contraire
00:35:40non.
00:35:41La mort de Brigitte Bardot
00:35:42raconte ce que
00:35:43l'espace public numérique
00:35:45ne maîtrise pas encore
00:35:46et pas uniquement
00:35:48dans un mouvement politique
00:35:50en particulier.
00:35:52Ce qu'il ne maîtrise pas
00:35:53c'est la nuance
00:35:53l'admiration sans adhésion
00:35:55ou l'hommage
00:35:56sans alignement total.
00:35:58Je vous dis ça
00:35:59à 7 janvier
00:35:59en écho forcément
00:36:00à ce qui se passait
00:36:01il y a 11 ans
00:36:02jour pour jour
00:36:03l'attentat de Charlie Hebdo.
00:36:05Regardez
00:36:05c'était la une de Charlie
00:36:07la semaine dernière
00:36:08et j'en reste là
00:36:10tout simplement.
00:36:11Avec les bananes
00:36:12de Joséphine Pékin.
00:36:13David Cormand
00:36:14ce n'est pas un piège
00:36:15je vous donne la parole
00:36:16vous avez écouté
00:36:17on n'a pas vu de réaction
00:36:18des écologistes
00:36:19à la mort de Brigitte Bardot
00:36:20vous voulez réagir ?
00:36:21Non mais
00:36:22il y a un paradoxe
00:36:23dans ce que
00:36:24à la fois vous
00:36:25à juste titre
00:36:27dénoncez la brutalité
00:36:28des réseaux sociaux
00:36:29notamment
00:36:29par rapport à Brigitte Bardot
00:36:31et quelque part
00:36:32vous ne faites pas de reproche
00:36:33mais vous remarquez
00:36:34que
00:36:35les verts n'ont pas fait
00:36:36de message
00:36:38mais c'est précisément pour ça.
00:36:39Je pense qu'il y a
00:36:40un moment de respect
00:36:41de deuil
00:36:41par rapport au proche
00:36:42de Brigitte Bardot
00:36:43et que
00:36:44quand on a
00:36:44un avis
00:36:45nuancé
00:36:46comme il convient
00:36:47d'en avoir un
00:36:48sur le parcours
00:36:48de Brigitte Bardot
00:36:49il vaut mieux se taire
00:36:50au moment de son décès
00:36:51plutôt que d'avoir
00:36:52un message alambiqué
00:36:53qui à la fois
00:36:55le rendrait hommage
00:36:57sans le faire
00:36:57donc il vaut mieux se taire
00:36:58des fois
00:36:58c'est la formule
00:36:59le silence est d'or.
00:37:01Il y a quelques jours
00:37:01votre parti a pu bien
00:37:02communiquer justement
00:37:03sur un militant écologiste
00:37:04qui est mort
00:37:05et c'est normal
00:37:06que le parti
00:37:06ait salué sa mémoire.
00:37:08Non mais
00:37:08vous l'avez dit vous-même
00:37:09il y a des zones
00:37:12de lumière et d'ombre
00:37:13dans la vie
00:37:13de Brigitte Bardot
00:37:14et donc je pense
00:37:15que quand on fait
00:37:15un hommage
00:37:16on fait un vrai hommage
00:37:17si c'est pour faire
00:37:18un hommage
00:37:19et à la fois
00:37:19soulever des éléments
00:37:21critiques
00:37:22par rapport à Brigitte Bardot
00:37:23juste après son décès
00:37:24je pense sincèrement
00:37:25qu'il vaut mieux se taire.
00:37:27Voilà qui est dit
00:37:28dont tact
00:37:29on passe à la question
00:37:30qui fâche
00:37:30une autre.
00:37:38Et j'accueille donc
00:37:39sur le plateau
00:37:40de chaque voix compte
00:37:41David Cormand
00:37:42eurodéputé écologiste
00:37:43merci d'être là
00:37:44aux côtés de François Jolivet
00:37:46bonsoir
00:37:46vous êtes député
00:37:47horizon de l'Indre
00:37:49et Charlotte Muraïde
00:37:50avec nous également
00:37:50journaliste spécialiste
00:37:51des questions agricoles
00:37:53au sein du groupe
00:37:53Ebra
00:37:54merci d'être là Charlotte
00:37:55la tension monte encore
00:37:57d'un cran ce soir
00:37:58chez les agriculteurs
00:37:59alors que
00:37:59la commission européenne
00:38:01semble tout proche
00:38:02de signer l'accord commercial
00:38:03avec le Mercosur
00:38:04le vote formel
00:38:06pourrait avoir lieu
00:38:06vendredi
00:38:07les ministres de l'agriculture
00:38:09des 27 sont à Bruxelles
00:38:10pour répondre
00:38:11à la colère du monde agricole
00:38:12les tracteurs
00:38:13eux
00:38:14veulent monter à Paris demain
00:38:15c'est Baptiste Garguichartier
00:38:17qui pose ce soir
00:38:18la question qui fâche
00:38:19dans le Lot-et-Garonne
00:38:23ces agriculteurs
00:38:24ont pris la route
00:38:24dès hier soir
00:38:26direction Paris
00:38:27plus de 600 kilomètres
00:38:29en tracteur
00:38:29pour faire entendre
00:38:31leurs revendications
00:38:31depuis deux ans
00:38:32on voit bien
00:38:33que ce gouvernement
00:38:33est incapable
00:38:34de nous apporter des solutions
00:38:35aujourd'hui 75%
00:38:37des structures agricoles
00:38:38sont en difficulté financière
00:38:40on ne peut pas
00:38:40continuer comme ça
00:38:41aujourd'hui en France
00:38:42des rassemblements
00:38:42ont été recensés
00:38:43dans de nombreux départements
00:38:45du Gers à la Drôme
00:38:46en passant même
00:38:47par la Corse
00:38:48ou encore les Ardennes
00:38:49une mobilisation massive
00:38:51dans la ligne de mire
00:38:52des agriculteurs
00:38:53l'accord de libre-échange
00:38:54avec les états du Mercosur
00:38:56la politique agricole commune européenne
00:38:58ou encore
00:38:59la stratégie gouvernementale
00:39:01contre la dermatose
00:39:02à Matignon hier
00:39:04organisation d'une réunion
00:39:05à huis clos
00:39:06pas moins de 11 ministres
00:39:08rassemblés par le premier d'entre eux
00:39:09pour tenter de circonscrire
00:39:11l'incendie
00:39:12pourtant depuis lundi
00:39:13les choses semblaient bien amorcées
00:39:15les responsables syndicaux
00:39:16se sont succédés
00:39:18reçus tour à tour
00:39:19par Sébastien Lecornu
00:39:20épilogue des consultations
00:39:22mardi soir
00:39:23c'est ce que nous a dit
00:39:24le premier ministre
00:39:25il annoncera
00:39:26d'ici la fin de la semaine
00:39:27donc nous sommes
00:39:28mardi soir
00:39:29d'ici vendredi
00:39:31les mesures
00:39:32qu'il entend
00:39:33très concrètement
00:39:34mettre en place
00:39:34de son côté
00:39:35la coordination rurale
00:39:36maintient la pression
00:39:37avec ses cortèges en route
00:39:39vers la capitale
00:39:40on veut pouvoir
00:39:41rentrer pacifiquement
00:39:42dans Paris
00:39:42bon on n'est pas là
00:39:43pour tout casser
00:39:44s'il faut qu'on finisse
00:39:45d'y arriver
00:39:45je sais pas
00:39:46même en sous-marin
00:39:46par la Seine
00:39:47on va y arriver
00:39:47moi je vous le dis
00:39:48on aura peut-être
00:39:49perdu des troupes
00:39:50mais on arrivera
00:39:51dans Paris
00:39:51sur des lieux symboliques
00:39:53pour porter nos doléances
00:39:54on peut manifester
00:39:55mais on ne peut pas
00:39:55bloquer Paris
00:39:56on ne peut pas bloquer
00:39:57Rungis
00:39:57qui nourrit
00:39:5810 millions
00:40:01de Français
00:40:02en Ile-de-France
00:40:04c'est elle
00:40:05Annie Gennevar
00:40:06qui doit déminer
00:40:06ses dossiers
00:40:07éminemment sensibles
00:40:08dès aujourd'hui
00:40:09à Bruxelles
00:40:09avec en question centrale
00:40:11la signature
00:40:12du Mercosur
00:40:13si le président
00:40:14de la République
00:40:15vote pour le Mercosur
00:40:19après toutes les déclarations
00:40:20il prend le risque
00:40:22d'une censure
00:40:23l'exécutif
00:40:24s'en plonger
00:40:24dans l'embarras
00:40:25sur une ligne de crête
00:40:26alors que les annonces
00:40:28se font toujours attendre
00:40:29la question qui fâche
00:40:30ce soir
00:40:31la voici
00:40:31la France
00:40:32peut-elle sortir
00:40:33de la crise agricole
00:40:34François Jolivet
00:40:37David Cormand
00:40:38est-ce que d'abord
00:40:39la signature de l'accord
00:40:40avec le Mercosur
00:40:40fait encore un doute
00:40:41ce soir
00:40:42François Jolivet
00:40:42écoutez
00:40:45le député européen
00:40:47à ma droite
00:40:47il connaît bien le processus
00:40:49si cet accord
00:40:50qui est pré-signé
00:40:51aujourd'hui
00:40:52quelque part
00:40:52dans la forme
00:40:53était signé officiellement
00:40:55il a parti
00:40:56au Parlement européen
00:40:57de délibérer
00:40:59sur le sujet
00:40:59pour le ratifier
00:41:00et comme ce sont
00:41:01des compétences
00:41:02partagées entre
00:41:02l'Union Européenne
00:41:03et la France
00:41:04il faudra que
00:41:05le Parlement français
00:41:06le ratifie
00:41:07vous voulez dire
00:41:11que c'est pas exactement
00:41:12la fin de la partie
00:41:12c'est-à-dire que
00:41:13il n'est pas dit
00:41:14qu'Ursula von der Leyen
00:41:15soit au Paraguay
00:41:15la semaine prochaine
00:41:16ma rigueur intellectuelle
00:41:18m'impose de dire
00:41:19que si la présidente
00:41:22de la commission
00:41:23le signe
00:41:23c'est qu'il y a
00:41:24une majorité d'Etat
00:41:24qui est favorable
00:41:25quel que soit
00:41:27le vote du président
00:41:27et on a bien vu
00:41:29les intermoiements
00:41:30entre les Polonais
00:41:31qui nous soutiennent
00:41:32les Italiens
00:41:33qui nous soutiennent
00:41:33un coup
00:41:33puis qui ne nous soutiennent
00:41:35plus après
00:41:35parce que tout ça
00:41:36se fait en miroir
00:41:37si j'ose dire
00:41:38de la réforme
00:41:39de la PAC
00:41:40où tous les pays
00:41:42essayent de mélanger
00:41:43les fonds structurels
00:41:45faits à d'air
00:41:46et puis fait d'air
00:41:48et la politique agricole commune
00:41:51on va parler de l'Italie
00:41:51dans un instant
00:41:52justement avec
00:41:52Lou Frittel
00:41:53et David Cormand
00:41:54vous avez la même lecture
00:41:55que François Jolivet
00:41:57c'est pas fini
00:41:58non mais d'abord
00:41:59pour que tout le monde
00:41:59comprenne bien
00:42:00parce que quand on dit
00:42:01l'Union Européenne
00:42:02l'Union Européenne
00:42:02c'est trois institutions
00:42:03c'est pas une
00:42:04c'est trois
00:42:04il y a le gouvernement
00:42:06l'équivalent du gouvernement
00:42:07ça s'appelle la commission
00:42:08avec l'équivalent
00:42:09d'une première
00:42:09ou d'un premier ministre
00:42:10c'est Madame Van der Leyen
00:42:11Madame Van der Leyen
00:42:13quelque part
00:42:13elle a fait un coup de bluff
00:42:14c'est au moment d'ailleurs
00:42:15je crois que c'était le moment
00:42:16de la dissolution en France
00:42:17elle a été en Amérique du Sud
00:42:19pour
00:42:20ça a été présent
00:42:21elle a signé le Mercosur
00:42:23en fait
00:42:23elle a signé
00:42:24l'arrêt des négociations
00:42:25donc on a un accord
00:42:27avec ces cinq pays
00:42:28d'Amérique du Sud
00:42:29qui constituent
00:42:30le Mercosur
00:42:31il n'y a plus de négociation
00:42:32c'est fini
00:42:33l'accord il est figé
00:42:34ensuite il faut qu'il soit
00:42:36ratifié
00:42:37la ratification
00:42:38elle se fait
00:42:38en deux étapes
00:42:40d'abord les états
00:42:41ça c'est la deuxième
00:42:42institution
00:42:43de l'Union Européenne
00:42:44c'est les conseils
00:42:45c'est les 27 états
00:42:46où la France
00:42:48jusqu'à maintenant
00:42:48essaye de trouver
00:42:50une minorité de blocage
00:42:52pour empêcher
00:42:53le fait que le conseil
00:42:55ratifie
00:42:55si elle n'y arrive pas
00:42:57c'est-à-dire que
00:42:57s'il y a une majorité
00:42:58qualifiée suffisante
00:42:59pour dire
00:43:00nous le conseil
00:43:01on est d'accord
00:43:01il y a une troisième étape
00:43:03qui est le Parlement Européen
00:43:04c'est la troisième institution
00:43:05c'est un triangle
00:43:06de l'Union Européenne
00:43:07et là la partie
00:43:08n'est pas jouée
00:43:09en fait on va voir
00:43:11ce que vont voter
00:43:12les parlementaires européens
00:43:13et ça va être
00:43:14très disputé
00:43:16c'est disputé
00:43:17parce que
00:43:18il y a différents groupes
00:43:19qui sont d'accord
00:43:20sur rien
00:43:20ça va vous faire plaisir
00:43:21entre les écologistes
00:43:23et l'extrême droite
00:43:23mais pourquoi dites-vous ça
00:43:24qui sont d'accord
00:43:26sur rien
00:43:26mais sur le Mercosur
00:43:28ils ne veulent pas voter pour
00:43:29et à l'intérieur
00:43:32des groupes
00:43:32c'est ça qu'il faut bien comprendre
00:43:34c'est-à-dire qu'en France
00:43:35c'est pour ça
00:43:35que j'entends
00:43:36monsieur Retailleau
00:43:36dire
00:43:37moi je suis pour
00:43:38la censure de ce gouvernement
00:43:39mais sur ce coup-là
00:43:40c'est pas le sujet
00:43:40il y a une unanimité
00:43:43quasi
00:43:43de toutes les forces politiques
00:43:45françaises
00:43:46de tous les parlementaires français
00:43:47pour dire
00:43:47on ne veut pas
00:43:48de cet accord
00:43:49avec le Mercosur
00:43:49ça c'est clair
00:43:50c'est pas le PLR pour le coup
00:43:51au parlement européen
00:43:52mais pas le
00:43:53mais la famille politique
00:43:54du PPE
00:43:55auquel il appartient
00:43:56il est patron
00:43:58des LR français
00:43:59Retailleau
00:44:00c'est le chef du parti
00:44:01membre du parti PPE européen
00:44:05du deuxième pays
00:44:06de l'Union Européenne
00:44:07qui fait un numéro de claquette
00:44:08pour dire
00:44:08moi je vais censurer Macron
00:44:10s'il y a une question
00:44:11du Mercosur
00:44:12c'est que c'est une exigence
00:44:14du patron du parti de droite
00:44:16de monsieur Retailleau
00:44:17au niveau européen
00:44:17qui est allemand
00:44:18qui s'appelle Manfred Weber
00:44:19et une ambition
00:44:21de Van der Leyen
00:44:21qui est membre du PPE
00:44:23allemande aussi
00:44:24qui veut le Mercosur
00:44:25donc c'est eux
00:44:26qui doivent censurer
00:44:26c'est pas en France
00:44:28qu'on va censurer
00:44:29il n'a qu'à censurer
00:44:29Van der Leyen
00:44:30mais d'ailleurs
00:44:30les LR ont essayé
00:44:32de censurer Van der Leyen
00:44:33oui mais ils appartiennent
00:44:34quand même au groupe PPE
00:44:35et donc ils leur donnent
00:44:37de la force
00:44:37oui ils ne vont pas
00:44:38se couper un bras
00:44:38bien sûr
00:44:39et ils sont même
00:44:40comment ils s'appellent
00:44:40oui il est trésorier
00:44:44du parti européen PPE
00:44:45c'est pas un renégat
00:44:47du PPE
00:44:47il en est le numéro 3
00:44:48trésorier c'est important
00:44:49donc en fait
00:44:50il y a les groupes politiques
00:44:53et il y a les pays
00:44:54qui ont des approches
00:44:55et des analyses différentes
00:44:56par exemple
00:44:57la gauche espagnole
00:44:59et portugaise
00:44:59le reste de la gauche européenne
00:45:01est plutôt critique
00:45:01mais eux ils sont pour
00:45:02pour d'autres raisons
00:45:03historiques
00:45:04puisque le Mercosur
00:45:05c'est des anciennes colonies
00:45:07espagnoles et portugales
00:45:08portugaises
00:45:09donc ils se disent
00:45:10nous avoir un lien
00:45:12renforcé avec cette partie
00:45:13du monde
00:45:13c'est pas plus mal pour nous
00:45:15il y a un autre type
00:45:16d'analyse
00:45:16qui est de dire
00:45:17avec les enjeux géopolitiques
00:45:20nouveaux et Trump
00:45:21le Venezuela
00:45:22n'est pas loin du Paraguay
00:45:24de l'Uruguay
00:45:25mais le Venezuela
00:45:26est un membre exclu
00:45:27du Mercosur
00:45:27il y a 5 membres
00:45:29il en exclut
00:45:30mais il était membre
00:45:32à l'origine du Mercosur
00:45:33pour moi c'est un mauvais argument
00:45:35mais c'est un argument
00:45:35qu'on entend
00:45:36de dire
00:45:37attention
00:45:38il faut quand même
00:45:38trouver des alliés
00:45:39et dernier point
00:45:40parce que
00:45:41M. Jolivier disait
00:45:42en juste titre
00:45:42qu'en principe
00:45:43il faudrait que cet accord
00:45:45après soit validé
00:45:46par les 27 Etats
00:45:47sauf que là
00:45:48il y a une petite astuce
00:45:49c'est qu'il coupe
00:45:50l'accord en deux
00:45:51il y a l'aspect
00:45:52commercial
00:45:52qui est une compétence
00:45:55européenne
00:45:56donc il n'y a pas besoin
00:45:57d'avoir l'avis
00:45:58des parlements
00:45:58et il y a l'aspect
00:45:59partenariat politique
00:46:00qui est en fait
00:46:01le plus intéressant
00:46:01y compris par rapport
00:46:03à ce qu'on vient de se dire
00:46:03sur les questions diplomatiques
00:46:05et ça
00:46:05c'est une compétence partagée
00:46:07donc le pire
00:46:08c'est qu'on va avoir
00:46:09la pire partie
00:46:10de cet accord
00:46:11qui est l'aspect commercial
00:46:12mais l'aspect
00:46:13qui aurait pu être positif
00:46:15qui est le partenariat politique
00:46:16celui-là
00:46:17on ne l'aura jamais
00:46:17c'est ce qui s'est passé
00:46:18avec l'accord
00:46:19avec le Canada
00:46:19où en fait
00:46:20on ne le ratifie jamais
00:46:20complètement
00:46:21on ne garde que l'aspect commercial
00:46:22Vous en parliez
00:46:24il y a un instant
00:46:24on va y revenir
00:46:26avec Lou Frittel
00:46:26il se trouve quand même
00:46:27qu'Emmanuel Macron
00:46:28est un peu esselé
00:46:30sur la scène européenne
00:46:31depuis notamment
00:46:33qu'il a été lâché
00:46:34par l'Italie
00:46:35de Giorgia Meloni
00:46:36il y a quelques heures
00:46:36Oui
00:46:37alors il y avait
00:46:38quelques signes
00:46:39avant-cours
00:46:39un tout de même
00:46:40donc petit
00:46:41rappel des faits
00:46:43il y a un mois
00:46:44à la mi-décembre
00:46:45Giorgia Meloni
00:46:46qui était
00:46:47pour le Mercosur
00:46:48a changé
00:46:49son fusil d'épaule
00:46:50et a fait une alliance
00:46:52qu'on n'imaginait pas
00:46:53forcément se former
00:46:53avec Emmanuel Macron
00:46:54pour faire pression
00:46:56sur Ursula von der Leyen
00:46:58la présidente
00:46:59de la commission européenne
00:47:00et ça c'était assumé
00:47:01de la part des Italiens
00:47:02de façon à obtenir
00:47:04une rallonge
00:47:05sur la politique agricole
00:47:07commune
00:47:08en France
00:47:08on a crié
00:47:09Coco Rico
00:47:09comme si ça y est
00:47:10on avait réussi
00:47:11à réunir
00:47:11on avait gagné
00:47:12un allié
00:47:12pour une minorité
00:47:13de blocage
00:47:13tout à fait
00:47:14en réalité
00:47:15et même Emmanuel Macron
00:47:16le savait
00:47:17Annie Gennevard
00:47:18le savait
00:47:18et ce n'était pas caché
00:47:20en réalité
00:47:20tout le monde savait
00:47:21qu'on ne gagnait
00:47:22que du temps
00:47:23en vue de cette politique
00:47:24agricole commune
00:47:25alors
00:47:26elle voulait obtenir
00:47:27une rallonge
00:47:27sur cette PAC
00:47:29elle l'a eu
00:47:30et elle l'a eu
00:47:30en début de semaine
00:47:31on a eu
00:47:3245 milliards
00:47:33je sais que vous
00:47:35vous tirez un peu
00:47:36la tête
00:47:36parce que ça ne permet
00:47:38pas non plus
00:47:39d'arriver
00:47:39à l'enveloppe
00:47:40qu'on avait précédemment
00:47:41et surtout
00:47:41c'est une avance
00:47:42sur Trésorerie
00:47:43c'est tout à fait
00:47:45une avance
00:47:45sur Trésorerie
00:47:46c'est un déblocage
00:47:47de façon anticipée
00:47:48de 45 milliards d'euros
00:47:50imaginez-le
00:47:51c'est pas une augmentation
00:47:53mais c'est une petite rallonge
00:47:54et sachant que
00:47:55Georgia Meloni
00:47:56a eu aussi
00:47:56des agriculteurs
00:47:58qui sont sortis
00:47:59dans son pays
00:47:59pour aller manifester
00:48:00contre le Mercosur
00:48:01elle s'entend bien
00:48:02avec le patron
00:48:02des syndicats agricoles
00:48:03mais même lui
00:48:04était contre
00:48:05donc effectivement
00:48:05il y avait aussi
00:48:06des gestes politiques
00:48:07à faire
00:48:07et Georgia Meloni
00:48:08dès qu'il y a eu
00:48:09cette avance
00:48:10sur salaire
00:48:10cette avance
00:48:11sur enveloppe
00:48:12elle s'est précipitée
00:48:13sur son téléphone portable
00:48:14et elle a tweeté
00:48:15j'accueille favorablement
00:48:16la décision
00:48:16de la commission européenne
00:48:17de modifier
00:48:18comme l'avait demandé
00:48:19l'Italie
00:48:19le nouveau cadre financier
00:48:21pluriannuel proposé
00:48:22ce qui démontre
00:48:23que l'approche pragmatique
00:48:24du soutien à l'agriculture
00:48:25européenne
00:48:26défendue avec détermination
00:48:28par le gouvernement italien
00:48:29trouve un écho
00:48:30croissant à Bruxelles
00:48:30dans la foulée
00:48:31c'est
00:48:32Antonio Tajani
00:48:34qui est le vice-président
00:48:36du conseil italien
00:48:37qui est aussi ministre
00:48:37des affaires étrangères
00:48:38italien
00:48:38qui lui-même
00:48:39a fait passer
00:48:40un communiqué de presse
00:48:41expliquant que
00:48:42l'Italie
00:48:42n'a jamais changé
00:48:44de position
00:48:45nous avons toujours
00:48:46soutenu la conclusion
00:48:47de l'accord
00:48:48donc d'une certaine façon
00:48:49Georgia Meloni
00:48:50elle l'avait annoncé
00:48:51elle s'est fait
00:48:52un coup politique
00:48:53sur le dos
00:48:54de la France
00:48:55pour se sortir
00:48:56d'une situation nationale
00:48:57mais le pire
00:48:59dans tout ça
00:48:59c'est qu'elle l'avait annoncé
00:49:00donc nous
00:49:01d'une certaine façon
00:49:02français
00:49:02on pense que
00:49:04cette volte-face italienne
00:49:05nous a précipité
00:49:06c'est pas tout à fait le cas
00:49:07c'est d'être un peu hypocrite
00:49:07moi j'en tire
00:49:09pour ma part
00:49:09une leçon
00:49:11c'est qu'en matière
00:49:11de politique internationale
00:49:13c'est comme mon amour
00:49:13mieux vaut être seul
00:49:14que mal accompagné
00:49:15c'est ça
00:49:15vous allez mieux être seul
00:49:16que mal accompagné
00:49:17on a mal compris
00:49:18l'intention de Georgia Meloni
00:49:19quand elle a rallié
00:49:21la France mi-décembre
00:49:22écoutez moi
00:49:23je sais pas
00:49:24si on a mal compris
00:49:25je voudrais bien connaître
00:49:26la position
00:49:26de ceux qui engraissent
00:49:28les bovins
00:49:28et les broutards français
00:49:29parce que c'est eux
00:49:30qui sont concernés
00:49:31c'est eux qui fabriquent
00:49:33la viande
00:49:33pour cette partie-là
00:49:34en tous les cas
00:49:34de l'Union Européenne
00:49:35et je ne suis pas sûr
00:49:36que ces gens-là
00:49:37qui ont peut-être voté
00:49:38le camp de Mme Meloni
00:49:40revoteront pour elle
00:49:41après je pense
00:49:43qu'il y a
00:49:44l'agriculture italienne
00:49:46assez faible en réalité
00:49:47sur les bovins
00:49:48on ne parle pas
00:49:48de l'agriculture italienne
00:49:49on parle des ateliers
00:49:50d'engraissement
00:49:50avec vocation industrielle
00:49:52d'engraissement
00:49:53des broutards français
00:49:54je ne suis pas sûr
00:49:55qu'ils soient
00:49:56dans ce domaine-là
00:49:56donc moi je crois
00:49:59qu'on assiste beaucoup
00:49:59à un jeu de poker menteur
00:50:00la seule chose sans doute
00:50:02qui ne l'est pas
00:50:03c'est qu'on s'en va
00:50:04vers une signature
00:50:05et d'ailleurs
00:50:05ça me permet de répéter
00:50:06que le Parlement
00:50:07sur un 50-1
00:50:08a voté contre
00:50:10l'allemand du gouvernement
00:50:11si je veux dire
00:50:12les accords du Mercosur
00:50:13et que moi-même
00:50:14qui ne suis pas
00:50:15éléphiste
00:50:16a voté
00:50:17contre
00:50:18enfin pour
00:50:19la proposition
00:50:20de résolution
00:50:21il y a quand même
00:50:21une certaine unanimité
00:50:23de la classe politique française
00:50:24sur le sujet
00:50:24avant d'y revenir justement
00:50:26après ce que je
00:50:27si vous me permettez
00:50:28madame
00:50:28le monde agricole
00:50:29là on parle des éleveurs bovins
00:50:31quand vous raisonnez
00:50:34pour quelqu'un
00:50:35qui aujourd'hui
00:50:35est viticulteur
00:50:36il est très promoteur
00:50:38de l'accord du Mercosur
00:50:39et sans doute
00:50:40que les parlementaires
00:50:41qui étaient moins présents
00:50:43lors du vote
00:50:44de la résolution
00:50:45et des filles
00:50:45sont d'ailleurs
00:50:46faciles à retrouver
00:50:47c'est-à-dire
00:50:48que vous avez des gens
00:50:49aujourd'hui
00:50:49qui sont portés aussi
00:50:51par des intérêts divergents
00:50:52parce qu'en fait
00:50:53leur agriculture
00:50:54c'est le vin
00:50:55et quand la Chine
00:50:56se referme
00:50:56les Etats-Unis
00:50:57se referment
00:50:57ils se disent
00:50:58on pourrait peut-être
00:50:58trouver des marchés
00:50:59en Amérique du Sud
00:51:00donc ma rigueur intellectuelle
00:51:01m'impose de vous dire cela
00:51:02en revanche
00:51:03moi je crois que
00:51:04le jeu de madame Mélanie
00:51:06c'est un jeu de poker menteur
00:51:0745 milliards
00:51:08elle semble avoir gagné
00:51:09aujourd'hui
00:51:11on verra demain
00:51:11Emmanuel Macron
00:51:12s'en est félicite
00:51:13c'est aussi des 45 milliards
00:51:14je n'en doute pas
00:51:15je salue les annonces
00:51:16de la commission européenne
00:51:17c'est le résultat
00:51:18de notre mobilisation
00:51:19et de mon engagement
00:51:20constant pour nos agriculteurs
00:51:21peut-être que les 45 milliards
00:51:22ne sont pas que pour l'Italie
00:51:24alors
00:51:24ah non c'est pas que pour l'Italie
00:51:25non
00:51:26c'est l'enveloppe de Charlotte
00:51:27on a beaucoup de répartition
00:51:29et c'est pour acheter
00:51:30d'ailleurs
00:51:30c'est ce qui a été fait
00:51:31pour acheter
00:51:31en fait tous les pays
00:51:32d'ailleurs
00:51:33ça me permet de dire
00:51:33que fin 2027
00:51:35enfin en février 2027
00:51:36la renégociation de la PAC
00:51:37est terminée
00:51:37ce qui veut donc dire
00:51:38que le futur président
00:51:39ou la présidente de la République
00:51:40ne pourra pas mettre
00:51:40les mains dedans
00:51:42ça va mieux en le disant
00:51:44pour un thème de campagne
00:51:45présidentielle
00:51:46Charlotte Murat
00:51:46je voudrais qu'on parle
00:51:47des principaux intéressés
00:51:48les agriculteurs
00:51:51pour venir à Paris
00:51:52est-ce qu'on sait mesurer
00:51:54d'ailleurs
00:51:54ce mouvement
00:51:57de monter vers la capitale
00:51:59est-ce qu'on sait dire
00:52:00combien de tracteurs
00:52:01réussiront à atteindre Paris
00:52:02demain
00:52:03c'est un peu la grande question
00:52:04là
00:52:04à l'heure actuelle
00:52:05je les ai
00:52:07en toute fin
00:52:09d'après-midi
00:52:11début de soirée
00:52:11ils étaient encore
00:52:12en train de négocier
00:52:13avec la préfecture de Paris
00:52:14pour trouver un lieu
00:52:15où manifester
00:52:16dans la capitale
00:52:17demain
00:52:18ce lieu se situerait
00:52:19aux abords
00:52:20de ce plateau éventuellement
00:52:21parce que la dernière fois
00:52:23c'est là que j'étais venue
00:52:24vers l'Assemblée nationale
00:52:25donc
00:52:26et
00:52:27quant aux tracteurs
00:52:29qui sont
00:52:31montés vers Paris
00:52:32certains ont réussi
00:52:33à s'approcher
00:52:34un peu proche
00:52:36de la capitale
00:52:36d'autres
00:52:37les ont laissés
00:52:39en cours de route
00:52:40et ont fini en train
00:52:41notamment les Corses
00:52:42il y a quand même
00:52:43des agriculteurs Corses
00:52:44qui ont mis leurs tracteurs
00:52:45sur un ferry
00:52:46à Bastia
00:52:47vous avez entendu
00:52:48la coordination rurale
00:52:49qui est prête
00:52:50à prendre des sous-marins
00:52:50pour passer par la Seine
00:52:51voilà c'est ça
00:52:52et bien c'est pas loin
00:52:53et bon bah
00:52:55ils ont arrêté à Grenoble
00:52:56enfin ils sont allés
00:52:57jusqu'à Grenoble quand même
00:52:58et donc là
00:52:59ils finissent en train
00:53:01c'est la grande question
00:53:03comment est-ce qu'ils vivent
00:53:04l'hyperactivité
00:53:05de Sébastien Lecornu
00:53:06ces derniers jours
00:53:07le Premier ministre
00:53:08a multiplié les réunions
00:53:10il a même rassemblé
00:53:1011 de ses ministres
00:53:11autour de lui
00:53:12il a reçu
00:53:13les syndicats agricoles
00:53:14d'une manière générale
00:53:16la parole politique
00:53:17n'a plus tellement
00:53:18de crédit
00:53:18auprès des agriculteurs
00:53:20donc
00:53:21voilà
00:53:23c'est ça
00:53:24s'il y a des annonces
00:53:25comme Arnaud Rousseau
00:53:27l'a dit
00:53:27tant mieux
00:53:28il faudra après voir
00:53:29ce que sont
00:53:29ces annonces
00:53:31est-ce que ce sont
00:53:32des vraies annonces
00:53:33est-ce que
00:53:33c'est ça
00:53:33Sébastien Lecornu
00:53:34doit faire des annonces
00:53:35vendredi
00:53:36mais de quelle nature
00:53:37François Jolivet
00:53:38ça il faut lui demander
00:53:39parce que moi je ne les connais pas
00:53:40ce que je sais simplement
00:53:41moi qui suis d'origine agricole
00:53:42je comprends
00:53:43les agriculteurs en lutte
00:53:43aujourd'hui qui manifestent
00:53:45dans ce domaine là
00:53:46moi je suis dans une circonscription
00:53:48j'ai de lévage bovin
00:53:49je
00:53:50voilà
00:53:51c'est pas compréhensible
00:53:53alors quand on ajoute
00:53:54d'hermatose
00:53:55et puis il se réforme
00:53:55de la PAC
00:53:56dont on nous dit
00:53:57c'est moins 20%
00:53:57puis après on entend
00:53:58c'est moins 23
00:53:59pour reconfigurer
00:54:01l'industrie allemande
00:54:02des voitures
00:54:03en industrie de guerre
00:54:04comme l'a déclaré
00:54:05le chancelier allemand
00:54:05ça interpelle un peu
00:54:07tout de même
00:54:07donc
00:54:08et l'absence de visibilité
00:54:10parce qu'en fait
00:54:11ils sont confrontés
00:54:11à trois enjeux
00:54:12il y a certes
00:54:13l'enjeu de la concurrence internationale
00:54:14même d'agriculture
00:54:15était à une certaine époque
00:54:16très exportatrice
00:54:17donc elle n'avait pas peur
00:54:18des enjeux internationaux
00:54:19elle était même
00:54:20les premières à dire
00:54:21et bien venez
00:54:22nous on saura vous battre
00:54:23parce qu'on est meilleur que vous
00:54:24donc après on dit
00:54:26on les défend tous
00:54:27mais j'ai voté
00:54:28la loi du plomb
00:54:29et bien on s'est fait engueuler
00:54:31mais ça c'est un acte concret
00:54:32pour les défendre
00:54:33c'était leur demande
00:54:33ils n'ont pas été entendus
00:54:34je sais qu'on peut avoir
00:54:35des points divergents
00:54:36mais bien évidemment
00:54:37mais disons qu'on est nous
00:54:39l'Union Européenne
00:54:41est moins sévère
00:54:42dans sa directive
00:54:42que la France elle-même
00:54:43donc c'était simplement
00:54:44de permettre
00:54:45ce qui se faisait partout
00:54:46en Europe
00:54:46donc après on peut avoir
00:54:47des débats
00:54:48mais en tous les cas
00:54:49ce qui est sûr
00:54:49c'est qu'ils ne se sentent pas entendus
00:54:51puis après vous avez
00:54:52la dermatose
00:54:53donc là
00:54:54on avait
00:54:5667 millions
00:54:57de français
00:54:58médecins
00:54:59durant la période Covid
00:55:00et là on a 67 millions
00:55:01de vétérinaires
00:55:02donc ça devient plus juste
00:55:04on y a consacré toute une émission
00:55:06voilà
00:55:06c'est pour ça que j'en parle
00:55:08avec des vétérinaires
00:55:09et avec des vétérinaires
00:55:10donc moi j'ai tendance
00:55:11à croire les vétérinaires
00:55:12donc tout ça additionné
00:55:14ce n'est pas lisible quoi
00:55:15et ce n'est pas lisible
00:55:17quelles décisions
00:55:19prennent-ils pour investir
00:55:19c'est quoi leur vision
00:55:21à long terme
00:55:22comment se perd
00:55:23le renouvellement
00:55:24de génération
00:55:24là on nous dit
00:55:26en France
00:55:27pour les bovins
00:55:28c'est 1,4 million tonnes
00:55:29de viande
00:55:29on va dire
00:55:30produits par an
00:55:30l'accord du Mercosur
00:55:32c'est 4%
00:55:33allez on va dire
00:55:35que c'est un mystique
00:55:36par semaine
00:55:36par français
00:55:38on pourrait se dire
00:55:38c'est après
00:55:39les chiffres précis
00:55:41l'accord prévoit
00:55:42un quota supplémentaire
00:55:43annuel pour toute l'Europe
00:55:44de 99 000 tonnes
00:55:46de bœuf
00:55:46sur un marché
00:55:47qui en présente
00:55:486 millions de tonnes
00:55:4999 000 tonnes
00:55:51ça fait 1,6%
00:55:52de la production totale
00:55:53ça fait un steak
00:55:54par an
00:55:54et par européen
00:55:55mais voilà
00:55:55mais ça veut dire
00:55:55que c'est aussi
00:55:56de la loyau
00:55:56qui nous envoie
00:55:57donc ils ne nous envoient
00:55:58pas la bête en entier
00:55:59et puis après
00:55:59c'est quoi les règles
00:56:01aujourd'hui en Argentine
00:56:02le Paraguay
00:56:03les vaches sont dans les champs
00:56:04il n'y a pas de
00:56:05l'Uruguay
00:56:06non
00:56:06il n'y a pas de problème
00:56:07par contre l'Argentine
00:56:08et le Brésil
00:56:09je nourris avec
00:56:10en permanence
00:56:11des antibiotiques
00:56:12et je mets des hormones
00:56:12de croissance
00:56:13mais est-ce qu'il n'y a pas
00:56:15eu une caricature
00:56:15du débat autour de ce sujet
00:56:17c'est-à-dire
00:56:17à un moment
00:56:17de toute façon
00:56:18tout ça est interdit
00:56:19en Europe
00:56:19ça n'arrivera pas
00:56:20en Europe
00:56:20avec une clause de sauvegarde
00:56:22mais j'ai cru comprendre
00:56:23que la clause miroir
00:56:23aujourd'hui n'existait pas
00:56:24et on n'est pas capable
00:56:26de détecter aujourd'hui
00:56:27les hormones
00:56:27et les antibiotiques
00:56:28moi c'est le reproche
00:56:29que je fais
00:56:29au gouvernement français
00:56:31à Macron là-dessus
00:56:31c'est qu'en fait
00:56:32il a surjoué
00:56:34le fait
00:56:34regarder
00:56:35j'ai obtenu
00:56:36des clauses de sauvegarde
00:56:37il faut dire et répéter
00:56:38que ces clauses de sauvegarde
00:56:39c'est du vent
00:56:39c'est rien
00:56:40c'est pour ça que j'insistais
00:56:41tout à fait
00:56:42non c'est rien
00:56:42on ne peut plus
00:56:43changer cet accord
00:56:44donc il n'y aura pas
00:56:45de clause miroir
00:56:46il faut vraiment
00:56:47comprendre ça
00:56:48l'accord
00:56:49il est figé
00:56:50et donc les pays
00:56:52du Mercosur
00:56:52dans l'accord
00:56:54ne veulent pas
00:56:55de clause miroir
00:56:55et je vais vous dire
00:56:56pourquoi
00:56:56parce que les produits
00:56:58qu'on leur reproche
00:56:59d'utiliser
00:57:00et qui sont interdits
00:57:01dans l'Union Européenne
00:57:02devinez qui les revend
00:57:03c'est nous
00:57:05moi j'habite à Rouen
00:57:06à côté de Rouen
00:57:07il y a une usine
00:57:08BASF
00:57:08allemande
00:57:09qui produit
00:57:10des engrais chimiques
00:57:13des pesticides
00:57:15qu'ils vendent
00:57:16qui sont interdits
00:57:17en l'Union Européenne
00:57:17on les produit
00:57:18dans l'Union Européenne
00:57:19on les vend à qui ?
00:57:21au Brésil
00:57:21et donc ils les utilisent
00:57:23est-ce que vous croyez
00:57:24une seconde
00:57:25que les pays du Mercosur
00:57:26quand on veut leur dire
00:57:27vous n'avez pas le droit
00:57:28d'utiliser ce produit-là
00:57:29sinon on n'importe pas
00:57:31mais vous foutez du monde
00:57:31c'est vous qui nous les vendez
00:57:33et en plus maintenant
00:57:34avec moins de frais de douane
00:57:35en fait c'est pour ça
00:57:36qu'il y a
00:57:37en fait pourquoi il est intéressant
00:57:39ce débat sur le Mercosur
00:57:40c'est qu'il révèle
00:57:42nos ambiguïtés
00:57:43et nos erreurs stratégiques
00:57:46et nos faiblesses
00:57:47en fait on a industrialisé
00:57:49et ça c'est un choix politique
00:57:50l'agriculture
00:57:51pour le meilleur
00:57:53mais aussi pour le pire
00:57:54on a décidé dans l'Union Européenne
00:57:56de sortir d'une logique
00:57:57de souveraineté alimentaire
00:58:00pour faire de l'export
00:58:01vous l'avez dit
00:58:01et donc cette logique d'export
00:58:04c'est que c'est pas à sens unique
00:58:05c'est qu'on est rentré
00:58:06dans une logique
00:58:07surproductiviste
00:58:08qui a fragilisé
00:58:10dans notre filière
00:58:12agriculture-alimentation
00:58:13qui ?
00:58:13les agriculteurs
00:58:14par contre
00:58:15on a créé des géants
00:58:16de l'agroalimentaire
00:58:17on a créé des géants
00:58:18de la grande distribution
00:58:19mais quand le gouvernement
00:58:20annonce lundi
00:58:22qu'un arrêté
00:58:24sera pris
00:58:24pour bloquer
00:58:25l'importation
00:58:26de denrées
00:58:26venues d'Amérique du Sud
00:58:27contenant des résidus
00:58:28de substances interdites
00:58:29en Europe
00:58:29comme le mancozeb
00:58:31ou le glyphosinate
00:58:32c'est du vent aussi
00:58:33comme vous dites ?
00:58:34non mais ça c'est des trucs
00:58:34qui existent déjà
00:58:35comme interdiction
00:58:36ce que je veux dire
00:58:37c'est que c'est pas ça
00:58:37une clause miroir
00:58:38les clauses miroir
00:58:39ça serait de dire
00:58:40mais là on superpose
00:58:41des arrêtés
00:58:42qui seraient pris en France
00:58:43et peut-être pas d'ailleurs
00:58:44valables à Bruxelles
00:58:45c'est pas une clause miroir
00:58:45c'est de dire
00:58:45que les règles
00:58:46qui s'appliquent
00:58:47dans l'Union Européenne
00:58:48s'appliqueront aussi
00:58:48dans les pays du Mercosur
00:58:49c'est faux
00:58:50et même pire
00:58:51l'accord du Mercosur
00:58:52si nous venions
00:58:53à changer
00:58:54nos législations européennes
00:58:55les pays du Mercosur
00:58:57auraient le droit
00:58:57de s'y opposer
00:58:58de dire
00:58:59comme ça va avoir
00:59:00un impact
00:59:01sur ce qu'on vous exporte
00:59:03nous nous empêchons
00:59:05de les différer
00:59:06sur ces interdictions
00:59:07c'est ça
00:59:08qu'on est en train de faire
00:59:08François-Olivier
00:59:09une dernière question
00:59:09il y avait la grande question
00:59:10de la mobilisation
00:59:12des agriculteurs
00:59:13demain à Paris
00:59:14et l'autre grande question
00:59:15ce soir
00:59:15c'est de savoir
00:59:15ce que va faire Emmanuel Macron
00:59:16est-ce qu'il va signer pour
00:59:18est-ce qu'il va signer contre
00:59:19est-ce qu'il va s'abstenir
00:59:20il va voter comme les autres
00:59:21et il a tant de voix
00:59:22en fonction de la puissance
00:59:24de la France
00:59:24d'abord
00:59:25qu'il porte
00:59:26c'est quoi le risque
00:59:26s'il vote contre
00:59:27et bien au moins
00:59:29il signale politiquement
00:59:30qu'il est défavorable
00:59:32quitte à se corneriser
00:59:34à Bruxelles
00:59:35ressembler à Orban
00:59:36et à la Hongrie
00:59:36c'est ça mon question
00:59:37l'isolement
00:59:39l'isolement
00:59:39aujourd'hui
00:59:40aujourd'hui manifestement
00:59:41personne ne comprend
00:59:43cet accord
00:59:44le Parlement
00:59:45a deux fois
00:59:45à l'unanimité
00:59:46ici à l'Assemblée Nationale
00:59:48à voter défavorablement
00:59:49sur ce principe
00:59:50en ne parlant d'ailleurs
00:59:51que d'agriculture
00:59:52en oubliant tout le reste
00:59:53aujourd'hui
00:59:56on fait le mercosur
00:59:57sur l'agriculture
00:59:57et il y a tout le reste
00:59:59ma rigueur intellectuelle
01:00:00m'impose de le dire aussi
01:00:01pour autant
01:00:02ça veut dire
01:00:02que ce n'est pas compris
01:00:03et aujourd'hui
01:00:04il y a de l'aéronautique
01:00:05il y a des cosmétiques
01:00:06il y a de la pharmacie
01:00:07il y a des fromages
01:00:07il y a du vin
01:00:08plein de filières
01:00:09ça c'est les désaccords
01:00:11il y a léon poudre
01:00:12ça c'est le désaccord
01:00:13au sein même
01:00:14des professions agricoles
01:00:15qui cotisent tous
01:00:16à la MSA
01:00:16vous avez des gens
01:00:17qui ont des intérêts divergents
01:00:19maintenant
01:00:19ce qui est certain
01:00:20c'est que
01:00:21je ne vois pas comment
01:00:22le président de la République
01:00:23ou alors il faudra
01:00:24qu'il fasse une vraie pierre ouate
01:00:25qu'il soit compris
01:00:26qu'il soit compris
01:00:27vous parliez du risque
01:00:28de dissolution
01:00:28avant le mercosur
01:00:29il y a peut-être
01:00:30je parlais du risque
01:00:30de censure
01:00:31mais il y a peut-être
01:00:32la loi de finances aussi
01:00:33donc
01:00:34on va y venir
01:00:35ce que je veux dire
01:00:36c'est un tout
01:00:36en tout cas ce qui est sûr
01:00:37c'est qu'aujourd'hui
01:00:38la Pologne et la France
01:00:39sont deux pays affaiblis
01:00:41puisque c'est eux
01:00:42qui bénéficiaient
01:00:43essentiellement des aides
01:00:44puisque vous parlez du budget
01:00:46merci de m'offrir
01:00:47une transition toute trouvée
01:00:48pour Bourbon Express
01:00:49c'est tout de suite
01:00:49le journal de l'Assemblée nationale
01:00:51et c'est Marco Pommier
01:00:51qui arrive
01:00:52Marco Pommier
01:00:58c'est son premier
01:00:59Bourbon Express de l'année
01:01:00bonne année Marco
01:01:01meilleur vœu
01:01:02dans Bourbon Express
01:01:03ce soir
01:01:03le budget 2026
01:01:05c'est un jour
01:01:06et la pression monte
01:01:09sur le gouvernement
01:01:09oui
01:01:10coup de pression
01:01:11du groupe Horizon
01:01:12à l'Assemblée
01:01:12le parti d'Edouard Philippe
01:01:14appelle à siffler
01:01:15la fin de la récré
01:01:16et de François Jolizet
01:01:16cet après-midi
01:01:17pendant la séance
01:01:18de questions gouvernement
01:01:19Le monde tourne vite
01:01:21nous n'avons pas le temps
01:01:23de tergiverser
01:01:24dans ce contexte
01:01:26monsieur le Premier ministre
01:01:27nous vous demandons
01:01:28sans délai
01:01:29de pouvoir déclencher
01:01:32l'article 49.3
01:01:33de la Constitution
01:01:34pour doter le pays
01:01:36enfin d'un budget
01:01:37qui permette
01:01:39à nos forces armées
01:01:39d'avoir les moyens
01:01:41de défendre
01:01:41et de protéger
01:01:42la nation
01:01:42et à la France
01:01:44d'être respectée
01:01:45Utiliser le 49.3
01:01:48car la loi spéciale
01:01:49ne permet pas
01:01:50de débloquer
01:01:50les 6,7 milliards d'euros
01:01:52promis à la défense
01:01:53c'est l'argument utilisé
01:01:55alors pour l'instant
01:01:56Sébastien Lecornu
01:01:57a toujours dit non
01:01:58au 49.3
01:01:59mais aura-t-il le choix
01:02:00et bien c'est toute la question
01:02:01Une pression du groupe Horizon
01:02:03mais aussi du groupe socialiste
01:02:04et de son président
01:02:05Oui
01:02:05cet après-midi
01:02:06dans un entretien
01:02:07au journal Libération
01:02:08Boris Vallaud
01:02:09a exclu tout vote
01:02:10en faveur du budget 2026
01:02:12et il prévient
01:02:13le gouvernement
01:02:14devra donner
01:02:15des motifs
01:02:15pour ne pas être censuré
01:02:17Boris Vallaud
01:02:18fixe des conditions
01:02:19la suppression totale
01:02:21de l'année blanche
01:02:22la revalorisation
01:02:23de la prime d'activité
01:02:24l'abandon
01:02:25de la suppression
01:02:26de 4000 postes d'enseignants
01:02:28autre priorité
01:02:29pour les socialistes
01:02:30l'écologie
01:02:30et le logement
01:02:31Bon
01:02:32c'est plutôt mal parti
01:02:33pour le compromis
01:02:34mais on y croit
01:02:35en attendant
01:02:35la commission des finances
01:02:36va à nouveau examiner le budget
01:02:38à partir de demain matin
01:02:39à 9h30
01:02:39et en tout cas
01:02:40le gouvernement
01:02:41essaie d'y croire
01:02:42en tout cas affiche
01:02:42sa bonne volonté
01:02:43Oui
01:02:43on l'évoquait hier soir
01:02:45dans Bourbon Express
01:02:46la ministre des comptes publics
01:02:48a proposé
01:02:49que le gouvernement
01:02:50participe
01:02:51aux travaux
01:02:51de la commission
01:02:52proposition
01:02:53au président
01:02:54de la commission
01:02:54des finances
01:02:55Nous rendrons
01:02:57à Eric Coquerel
01:02:59dans quelques heures
01:03:00avec le ministre
01:03:01Lescure
01:03:01une proposition
01:03:03qui est que
01:03:04nous mettions aussi
01:03:05à la disposition
01:03:05des travaux
01:03:06en commission des finances
01:03:07dans les prochains jours
01:03:08ce n'est pas l'usage
01:03:09mais là aussi
01:03:10le gouvernement
01:03:10veut prendre ses responsabilités
01:03:12et il se met
01:03:13à la disposition
01:03:13du parlement
01:03:14y compris
01:03:15dans un format
01:03:16où habituellement
01:03:16il n'est pas présent
01:03:17Et la réponse
01:03:18du président
01:03:19de la commission
01:03:19ne s'est pas
01:03:20faite attendre
01:03:20Merci
01:03:21mais non merci
01:03:22c'est un peu l'idée
01:03:23Hier soir sur X
01:03:24Eric Coquerel
01:03:24a déclaré
01:03:25C'est gentil
01:03:26mais je ne pense pas
01:03:27opportun de déroger
01:03:28à une règle
01:03:29et une tradition
01:03:30parlementaire établie
01:03:31Je cite
01:03:32donc les ministres
01:03:33ne viendront pas
01:03:34en commission
01:03:35mais viendront
01:03:35dans l'hémicycle
01:03:36à partir de mardi prochain
01:03:38Pas de présence
01:03:39ministérielle en commission
01:03:40François-Jolivet
01:03:41ça va se finir
01:03:42en 49.3 ?
01:03:43Écoutez moi
01:03:44je ne sais pas
01:03:44ce que fera le gouvernement
01:03:45ce qui est sûr
01:03:46c'est que
01:03:46c'est mal parti
01:03:48pour que la France
01:03:49ait un budget rapidement
01:03:49on a 2000 amendements
01:03:51et demain ça commence
01:03:52à 9h
01:03:52pas 9h30
01:03:539h
01:03:54C'était marqué
01:03:55sur l'agenda
01:03:55Vous avez modifié l'agenda
01:03:57Mais est-ce que
01:03:59ma habitude
01:04:00c'est ça
01:04:00mais au-delà de ça
01:04:01je pense que
01:04:04et mon collègue
01:04:05député européen
01:04:06qui vit encore mieux
01:04:08la vision internationale
01:04:09que moi
01:04:09montre que tout est un peu
01:04:10en tempête
01:04:11aujourd'hui
01:04:11et qu'il y a peut-être
01:04:13besoin de faire
01:04:14certaines choses
01:04:15et aujourd'hui
01:04:18on est mal parti
01:04:19mal parti
01:04:20parce qu'il n'y a pas
01:04:21de majorité
01:04:21à l'Assemblée nationale
01:04:22mal parti
01:04:23parce que le budget
01:04:24qui est revenu
01:04:24est passé d'un déficit
01:04:26de 4,9
01:04:26sorti de l'Assemblée nationale
01:04:27à un 5,4
01:04:29ou 5,5
01:04:30ça dépend comment
01:04:30ça se compte
01:04:31et puis donc
01:04:32on a ce budget
01:04:33du Sénat
01:04:33qui revient
01:04:34et qui va être amendé
01:04:35voilà
01:04:37en tout cas
01:04:38ce qui est sûr
01:04:39c'est qu'il faut trouver
01:04:39les moyens
01:04:40d'avoir un budget
01:04:41assez vite
01:04:42ne serait-ce que
01:04:43pour faire respecter
01:04:43la parole de la France
01:04:44dans un ordre international
01:04:45très compliqué
01:04:48et là je parle
01:04:49et là je parle des déficits
01:04:50et par ailleurs
01:04:52le ministre de la Défense
01:04:52a besoin de ses sous
01:04:53c'est vrai aussi
01:04:53mais les maires
01:04:54qui vont entrer
01:04:55en renouvellement
01:04:56ils ont aussi besoin
01:04:56de leur DETA
01:04:57et tous les crédits
01:05:00discrétionnaires
01:05:01de l'Etat
01:05:01les entreprises
01:05:02qui peuvent rencontrer
01:05:03des difficultés
01:05:03l'Etat aujourd'hui
01:05:04les agriculteurs
01:05:05moi j'avais déposé
01:05:06des amendements
01:05:07sur l'épargne
01:05:07de précaution
01:05:08dans la loi de finances
01:05:09c'est foutu
01:05:10commission
01:05:13demain matin
01:05:149h
01:05:15Marco
01:05:16vous vouliez aussi
01:05:16nous dire un mot
01:05:17ce soir
01:05:17d'un livre
01:05:18qui fait polémique
01:05:18en ce moment
01:05:19chez les députés
01:05:20oui
01:05:20un des députés
01:05:21vent debout
01:05:21du RN
01:05:22au camp présidentiel
01:05:23qui ont réagi
01:05:23sur les réseaux sociaux
01:05:24et à l'Assemblée
01:05:25hier soir
01:05:26un ouvrage
01:05:27qui s'appelle
01:05:28Pêché et guérison
01:05:29écrit par monsieur
01:05:30Ibn al-Gaïm
01:05:31édité par les éditions
01:05:33Tafba
01:05:34et qui est librement
01:05:35vendu
01:05:35aussi bien à la FNAC
01:05:36que sur Amazon
01:05:37et qui comporte
01:05:39des écrits
01:05:39absolument dégueulés
01:05:40je n'ai pas d'autre mot
01:05:41qui me vient à l'esprit
01:05:42homophobe
01:05:43antisémite
01:05:44et des appels au meurtre
01:05:45voilà
01:05:45donc il faut absolument agir
01:05:47Pêché et guérison
01:05:49c'est donc un recueil
01:05:50de textes musulmans
01:05:51écrits par un imam
01:05:52du 14e siècle
01:05:53livre épinglé
01:05:54il y a plusieurs jours
01:05:55par le président
01:05:56du collectif gay
01:05:58conservateur
01:05:58Eros
01:05:59choqué
01:06:00que le livre
01:06:00soit éligible
01:06:01au pass culture
01:06:02page 226
01:06:04l'exécution
01:06:04de l'homosexuel
01:06:05est impérative
01:06:06et elle sera pour lui
01:06:07un bénéfice
01:06:08dans l'au-delà
01:06:09page 225
01:06:10l'homosexualité
01:06:11compte parmi
01:06:11les plus grands méfaits
01:06:13car cela est pire
01:06:14que le meurtre
01:06:15et c'est cette vidéo
01:06:16qui est à l'origine
01:06:17du scandale
01:06:17près d'un million
01:06:18de vues sur X
01:06:19dans la foulée
01:06:20Sébastien Chenu
01:06:21député RN
01:06:22et vice-président
01:06:23de l'Assemblée
01:06:24a signalé
01:06:25l'ouvrage
01:06:26à la procureure
01:06:26de la République
01:06:27dans un courrier
01:06:28face à la polémique
01:06:29la FNAC
01:06:30et Amazon
01:06:31ont retiré
01:06:31le livre
01:06:32de leur plateforme
01:06:33voilà qui est dit
01:06:33merci Marco
01:06:34merci à tous les trois
01:06:35d'être venus ce soir
01:06:36sur le plateau
01:06:37de chaque voix compte
01:06:37cette émission
01:06:38est rediffusée
01:06:39tout à l'heure
01:06:39à 23h30
01:06:40vous la retrouvez aussi
01:06:41en replay sur lcp.fr
01:06:42et sur les plateformes
01:06:43de podcast
01:06:44merci d'avoir été
01:06:45avec nous
01:06:46dans un instant
01:06:47c'est Debadoch
01:06:47et c'est Jean-Pierre Gracien
01:06:48moi je vous dis
01:06:49à demain en direct
01:06:49à 19h30
01:06:50bon c'est vrai
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