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  • il y a 7 mois

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00:00Europe 1 Soir, 19h-21h, Pierre de Villeneuve.
00:04Avec autour de la table Adrien Matou, bonsoir.
00:06Bonsoir Pierre.
00:06Directeur adjoint de la rédaction de Marianne, bonsoir à Louis Ouzaltè.
00:09Bonsoir Pierre.
00:10Journaliste politique au Figaro, invité politique d'Europe 1 Soir, Adrien Clouet, bonsoir.
00:14Bonsoir.
00:14Merci d'être avec nous, vous êtes député LFI de Haute-Garonne,
00:17vous qui vouliez renverser la table à LFI avec la 6ème République,
00:22là Donald Trump étudie activement un achat du Groenland.
00:25Ça, c'est pas renverser la table, vous avez été doublé par votre droite ou par votre gauche,
00:32ou en tout cas par l'ouest, puisqu'on est outre-Atlantique.
00:36Bon, ce que fait M. Trump, on va rappeler, quelle est la réalité du problème ?
00:40Ce qui l'intéresse, c'est pas le Groenland comme espace juste géographique,
00:43c'est que le Groenland a des terres rares très importantes,
00:45est un producteur, il y a des ressources en lithium, en graphite,
00:48et qu'en fait c'est un moyen pour les Etats-Unis d'Amérique de mettre la main sur des ressources rares.
00:51Vous voulez dire que c'est pas une question de sécurité nationale comme il l'avance ?
00:55C'est lié, c'est-à-dire qu'en fait les Etats-Unis imaginent qu'en mettant la main sur le lithium mondial,
00:59ils vont pouvoir l'utiliser pour exercer une contrainte sur d'autres pays,
01:01de la même manière qu'ils espèrent mettre la main sur le pétrole au Venezuela, etc.
01:04C'est la continuité d'un projet impérial et impérialiste.
01:08Maintenant, tout est sur la table, on a encore entendu M. Trump il y a quelques jours
01:12dire qu'il n'excluait pas les options, y compris militaires,
01:14ce serait une première que les Etats-Unis attaquent un pays qui est son allié dans le cadre de l'OTAN.
01:17On assiste à quelque chose qui me paraît tout à fait délirant en l'espèce,
01:21et je ne peux que déplorer que les différents pays européens soient absolument capitulaires
01:26et aplatis devant les projets de M. Trump.
01:28Muets en tout cas, on ne les entend pas.
01:29C'est même pire, on les entend, puisque vous avez vu tout à l'heure,
01:31elle a été annoncée il y a trois heures qu'il y aurait une réunion
01:33entre les ministres d'affaires étrangères français, allemands et polonais,
01:36dans les semaines qui viennent, pour discuter des conséquences éventuelles
01:39d'une annexion du Groenland.
01:40On est en train de discuter de ce qui se passerait si jamais ils débarquaient.
01:43Vous m'avez fait peur, il n'y a pas de déclaration,
01:44il y a des annonces de réunion qui sont très très différentes.
01:47Oui, mais vous voyez bien, il y a des annonces qui vont se réunir
01:49pour discuter de ce qui se passerait si Trump y arrive.
01:51On n'a même pas un front commun qui serait posé
01:53pour savoir comment on s'y oppose et comment on défend, évidemment,
01:55l'intégrité, la souveraineté du Groenland,
01:57comme de tous les États du monde, dont les peuples doivent s'autodéterminer
02:00et ne pas être vécus depuis Washington aux alters.
02:01Justement, c'est intéressant ce que vous venez de dire,
02:03parce que j'ai du mal à cerner la doctrine géopolitique de la France insoumise.
02:06Vous condamnez l'impérialisme de Donald Trump, comme beaucoup,
02:10et ce qu'il a fait au Venezuela,
02:12ce qu'il pourrait faire au Groenland.
02:15Mais quand ça vient de régimes comme la Chine,
02:17quand M. Maduro, qui est un dictateur, est renversé,
02:21vous refusez de prononcer le nom de dictateur.
02:23Quand c'est l'Algérie, régime autoritaire,
02:24rongé par la corruption, pareil, on n'a pas un mot.
02:26Est-ce que vous condamnez tous ceux qui ont une démarche dictatoriale
02:29et impérialiste, ou est-ce qu'il n'y a que Donald Trump,
02:31ou des dirigeants qui ont un certain bord politique,
02:33que vous condamnez ?
02:34Est-ce que vous n'avez pas une doctrine géopolitique
02:36à géométrie variable ?
02:38Non, mais est-ce que vous pouvez m'expliquer
02:40quel pays a annexé l'Algérie récemment ?
02:42Non, je parle des régimes
02:45à la fois autoritaires et corrompus.
02:47On peut être dictateur sans annexer un pays.
02:49Non, mais la comparaison n'a pas beaucoup de sens.
02:51Non, mais M. Trump, pour l'occurrence,
02:53il a gagné une élection.
02:54Les éléments ne me paraissent pas tout à fait comparables.
02:56Non, je faisais un lien entre des régimes à la fois dictatoriaux,
02:58souvent rongés par la corruption.
02:59Pour résumer la question de vous, impérialiste,
03:01pourquoi est-ce que vous ne dites pas que Nicolas Maduro est un dictateur ?
03:04Je ne dis pas quoi que ce soit sous pression de Washington,
03:07ça c'est clair.
03:08Non, mais je vous pose une question candide.
03:10Ah oui, et moi je vous fais une réponse qui n'est pas candide du tout.
03:12Parce que justement, ce n'est pas un moment d'être candide.
03:14On est dans un moment où Washington cherche des prétextes
03:16pour mettre la main sur un pays entier.
03:18En l'occurrence, le Venezuela, comme vous l'avez dit, tout est tout ici.
03:20Est-ce que M. Maduro n'est pas en train de presser sa population
03:25avec des populations oppressées,
03:27une police qui se comporte mal envers les manifestants, etc.
03:30Ah ça, par exemple, les répressions policières manifestants,
03:32on les a déjà condamnées, ça bien sûr.
03:34Au Venezuela ?
03:35Oui, bien sûr, au Venezuela.
03:37Oui, ou ça, partout ailleurs.
03:38Il y en a bien ailleurs.
03:40Il y en a bien ailleurs, y compris en France.
03:42Mais au Venezuela aussi, bien sûr.
03:44Oui, on défend les droits humains,
03:46et ce n'est pas une géométrie variable dans tous les pays du monde.
03:48Mais là, ce dont on parle ici,
03:50ce n'est pas uniquement des questions d'État de droit.
03:51C'est un pays qui est censé être soi-disant le meilleur allié des pays européens.
03:55En fait, c'est en général les pires traites qui nous tirent dans le dos,
03:57les États-Unis d'Amérique.
03:58Et qui, après avoir mis la main sur le Venezuela,
04:01comme ils tentent de le faire,
04:02va enlever un chef d'État en exercice,
04:04quoi qu'on en pense.
04:05Enlever un chef d'État en exercice,
04:06pour mettre la main sur le pétrole.
04:08On va rappeler, tout de même,
04:10j'ai pris un petit schéma,
04:11parce que je trouve qu'il est très révélateur.
04:12Alors attendez, parce qu'on a la radio, ça ne se voit pas.
04:13On peut même regarder sur l'image, ça se voit bien.
04:15C'est vrai qu'on peut suivre Europe 1 sur le canal 218, par exemple, orange, etc.
04:20Les années 60, le Venezuela,
04:2212% de ses revenus nationaux
04:23partaient dans les poches d'actionnaires nord-américains.
04:2512% de ce que produisait le pays
04:27partait à Washington.
04:28Aujourd'hui, c'est tombé à 1%.
04:29Voilà, c'est ça la réalité.
04:30Mais ça ne part pas dans les poches de la population non plus, pardonnez-moi.
04:33Ça dépend lesquelles.
04:34Ah ben non.
04:35Les proches de Maduro sûrement.
04:36Mais la population meurt de faim.
04:37L'entreprise PDVSA, en l'occurrence,
04:39n'a produit quasiment plus rien.
04:40Vous le savez très bien, suite à l'embargo notamment,
04:42le volume de barils a réduit.
04:44Mais bref, quoi qu'il en soit,
04:45ce qu'a dit M. Trump,
04:46c'est qu'il voulait revenir à la situation des années 60.
04:47C'est-à-dire que 10%, 12% de l'économie vénézuéenne
04:50aillent directement dans les poches des États-Unis d'Amérique.
04:53C'est ça le sujet.
04:54Et c'est à cela qu'on doit s'opposer fermement,
04:56toutes et tous ici.
04:57Question d'Adrien Matot de Marianne,
04:59et je précise que PDVSA, ça n'a rien à voir avec moi.
05:02Pardon.
05:03Non, non.
05:04Pétrole du Venezuela, c'était anonyme.
05:06C'était l'épreuve.
05:07C'est pas les guerres.
05:08C'est pas les guerres.
05:09Adrien Matot.
05:11Je voulais vous poser la question,
05:12parce qu'aujourd'hui,
05:13ce à quoi on est six,
05:14c'est quand même un retour de la logique impériale.
05:17Voilà, c'est le règne de la force.
05:19C'est plus on est puissant,
05:20plus on revendique du territoire
05:22et on avance ses pions.
05:24Est-ce que pour vous,
05:26l'Europe ou la France
05:27devraient rentrer dans cette logique-là ?
05:31Et est-ce que si on refuse de rentrer dans cette logique-là,
05:33si, entre guillemets,
05:33on se contente de rappeler
05:35qu'il faut respecter le droit international, etc.,
05:38est-ce qu'on ne se condamne pas
05:38à être en position de faiblesse
05:40et à subir justement les assauts d'empires
05:41qui sont beaucoup plus belliqueux et décidés que nous ?
05:44Adrien Clouet.
05:45Je ne pense pas qu'il y ait forcément une opposition
05:46entre les deux éléments que vous dites.
05:48Il me semble que croire réellement au droit international,
05:51c'est vouloir se donner les moyens de son application.
05:52En revanche, là où je vous suis,
05:55c'est que si c'est juste pour brailler dans un micro
05:57en disant qu'il faut appliquer les règles,
05:59ça n'a pas de conséquences concrètes.
06:01Le sujet est de savoir comment on se donne les moyens
06:02de les appliquer,
06:03c'est-à-dire de riposter, par exemple,
06:04lorsque les USA menacent un territoire comme le Groenland.
06:08Et c'est de vrai être ça dont on discute.
06:09Est-ce qu'on en voit,
06:10y compris des unités militaires
06:11de différents pays européens,
06:13comment on soutient militairement le Danemark
06:14en cas d'agression,
06:15quelles sont les sanctions économiques et commerciales
06:17qu'on peut adopter à l'égard des USA,
06:19etc.
06:20Vous défendez le Danemark à quel titre ?
06:23Parce qu'on sait que vous êtes le partisan
06:24d'une sortie de l'OTAN.
06:26Est-ce que c'est au titre du fait
06:27que le Danemark est dans l'OTAN ?
06:28Est-ce que c'est parce que le Danemark est dans l'UE ?
06:30Qu'est-ce qui vous fait mobiliser pour le Danemark,
06:35pour le Groenland ?
06:35Pour le Groenland,
06:36une chose simple,
06:37c'est que les Groenlandais
06:38n'ont jamais exprimé,
06:40par quelque voix que ce soit,
06:41une quelconque sympathie
06:42pour leur annexion par les USA.
06:43Donc à partir de là,
06:44il me semble qu'on doit respecter
06:46la voie souveraine des Groenlandais.
06:48Est-ce qu'ils ont exprimé une antipathie ?
06:50Ah bah oui,
06:50aux dernières élections législatives,
06:51les candidats trumpistes
06:53qui défendaient l'adhésion
06:54ou l'annexion par les USA
06:55ont été sévèrement battus.
06:56Donc je pense que les habitants
06:58du Groenland ont dit
06:58non, nous ne voulons pas être nord-américains,
07:01nous n'acceptons pas l'impérialisme nord-américain.
07:02On vous a vu quand même
07:03un peu moins offensif sur les Ukrainiens.
07:05Quand les Russes sont intervenus en Ukraine,
07:08on vous a plutôt vu dénoncer
07:10les vats en guerre,
07:11ceux qui voudraient engager trop la France
07:13dans un conflit non maîtrisé.
07:15Pourtant, c'est aussi une puissance nucléaire.
07:17Les conditions sont assez similaires
07:18finalement avec ce qui se passe au Groenland,
07:22ce qui se passerait au Groenland.
07:24Est-ce qu'il n'y a pas un petit peu
07:25un deux poids deux mesures là-dessus ?
07:26Bah non,
07:26puisqu'on a à la fois condamné
07:28l'agression russe depuis le premier jour
07:30et on a même soutenu
07:31la livraison d'armements défensifs
07:33pour que les Ukrainiens et Ukrainiens
07:34puissent se défendre.
07:34Par rapport à cette agression,
07:36c'est la même logique
07:36dans le cas du Groenland.
07:37Je pense que les Groenlandaises et Groenlandais
07:38doivent être aidés simplement
07:39pour émettre le rapport de force.
07:40Et envoyer des troupes françaises en Ukraine
07:41comme l'a évoqué Emmanuel Macron hier ?
07:43Vous seriez pour ?
07:44Dans le cas d'une force multinationale de sécurité ?
07:47Non, il ne faut pas envoyer des troupes
07:48immédiatement là sur le sol en Ukraine
07:50parce qu'on ne sait pas qu'elles seraient l'objet.
07:53En revanche,
07:53si jamais on arrive à négocier un cessez-le-feu,
07:56il faut quelque chose de multilatéral.
07:57Pas juste des troupes françaises,
07:58mais ça doit être l'ONU qui s'en empare.
08:00C'est d'ailleurs ce qu'on souhaite
08:00sur l'ensemble des conflits aujourd'hui qui ont lieu.
08:02Dès lors qu'un conflit est gelé,
08:04ce qui a du sens,
08:04c'est qu'il y ait une force multilatérale
08:06qui soit envoyée pour qu'elle représente
08:07l'ensemble des pays du monde,
08:08y compris des pays du Sud,
08:09des pays du Nord,
08:10qui est un message commun
08:12en matière de défense des frontières
08:13telles que stabilisées.
08:14Adrien Clouet,
08:15député LFI de Haute-Garonne
08:17et l'invité politique d'Europe 1 Soir.
08:18On vient dans un instant,
08:19on parlera du budget,
08:20on parlera de cette censure qu'agit.
08:22Bruno Retailleau,
08:23c'est Emmanuel Macron,
08:24on vient à signer l'accord du Mercosso.
08:26On se retrouve dans un instant sur Europe 1.
08:28Toujours en compagnie d'Adrien Matou
08:38de Marianne,
08:39Louis aux alters du Figaro
08:41et notre invité politique,
08:42le député LFI de Haute-Garonne,
08:44Adrien Clouet.
08:45Je voudrais qu'on revienne quelques instants
08:47sur des déclarations
08:49qui ont créé la polémique,
08:50celle de votre collègue d'Elefi,
08:52Carlos Martins-Bilongo,
08:54dans l'émission La librairie africaine.
08:56Écoutez un extrait.
08:57Ici, ce que nos parents ont duré,
08:59il ne faut pas le laisser comme ça,
09:01table rase.
09:01Moi, je ne veux pas laisser ces racistes
09:02faire leur petite vie
09:03avec leur milliardaire
09:04et insulter les gens à la télé.
09:06On va leur montrer qu'on est plus nombreux.
09:07Ils ont voulu se foutre de nous,
09:08ils ont voulu nous insulter.
09:10Nous, on est plus intelligents,
09:11on est plus endurants.
09:12Et si on avait plus de gosses
09:13qu'eux,
09:13comme M. Stéra se plaint de ça,
09:15tant pis pour eux.
09:16Le racisme, c'est très bête.
09:17C'est un territoire
09:17où les gens n'ont pas de diplôme.
09:20Là où tu as une pauvreté intellectuelle,
09:21dans les territoires,
09:22dans la France, etc.,
09:23les idées racistes sont en avant.
09:25Est-ce que vous avez été choqué,
09:27Adrien Clouet,
09:27par ces propos ?
09:29Moi, je suis surtout choqué
09:30par les découpes
09:31qui sont faites.
09:32D'ailleurs, mon collègue...
09:33Si vous voulez,
09:33on peut passer les deux heures.
09:35Si vous voulez,
09:36mais je ne suis pas sûr
09:36que ça marche.
09:37Vous avez écouté les deux heures
09:38comme moi, donc...
09:38Non.
09:39Par ailleurs, pas en entier.
09:40J'ai écouté après une heure.
09:42Mais mon collègue a porté plainte
09:44pour les découpes
09:44qui ont été faites.
09:45Vous l'avez vu,
09:46y compris contre différents médias
09:47qui ont justement pris
09:48certains aspects.
09:48On a tous pris
09:49quelques extraits,
09:52diffusés les deux.
09:52Non, non, mais tout le monde
09:54n'a pas été de mauvaise foi
09:54de la même manière.
09:56Moi, j'écoute bien
09:57ce qu'il a dit.
09:57En l'occurrence,
09:58il dit deux choses.
09:59Il dit d'abord
09:59que certaines personnes
10:02ont des parents
10:02qui ont beaucoup souffert
10:03et que les enfants,
10:05effectivement,
10:05sont prêts à relever les gants
10:07et à faire mieux
10:07que les parents
10:08et à réussir mieux
10:10à s'imposer aussi
10:11dans la vie politique
10:12d'un pays
10:12où ils ont construit,
10:13ils ont fait,
10:14elles ont fait.
10:14Et surtout,
10:15ce qui est intéressant,
10:15c'est que la phrase au début,
10:16ce n'est pas une phrase
10:17qui concerne que les gens
10:17issus de l'immigration.
10:18Il dit,
10:19nous, soit qu'ils venons de loin,
10:20soit qu'ils vont travailler dur.
10:21Et ça concerne
10:22toutes celles et ceux
10:22qui ont beaucoup bossé.
10:23Il inclut toutes celles
10:24et ceux qui ont bossé
10:25dans ce pays
10:26de manière dure.
10:26Il dit que les habitants
10:27du nord de la France
10:28sont bêtes et racistes.
10:30Non, ce n'est pas ce qu'il dit.
10:32Il dit, en revanche,
10:32que chez des personnes
10:33qui sont racistes,
10:35effectivement,
10:36il y a,
10:36et ça, on le sait,
10:37on le voit d'ailleurs
10:37de manière répétée
10:39dans beaucoup d'enquêtes
10:40et d'études,
10:41en général,
10:41le racisme,
10:42les expressions racistes politiques
10:44vont avec
10:44une fréquentation
10:45moins importante
10:46de l'université,
10:47des niveaux de diplôme
10:47moins importants.
10:48Ça, c'est une réalité
10:49assez sociologique,
10:50électorale qu'on a.
10:51C'est-à-dire que
10:51le vote à l'extrême droite
10:53est souvent corrélé
10:54avec une moindre fréquentation
10:56de l'université.
10:56D'ailleurs,
10:57ce n'est pas parce que
10:57les gens sont intelligents
10:58ou pas intelligents.
10:58D'où vous sentez
10:59ces statistiques,
11:00monsieur Coué ?
11:00Oh, ben, l'IFOP.
11:01Ben, attendez,
11:02je pense que tout le monde
11:03ici sait que le vote
11:04à l'extrême droite
11:04est corrélé
11:05avec un niveau de diplôme
11:05un peu plus bas
11:06que la moyenne,
11:07mais pas parce que
11:08les gens sont bêtes
11:09ou pas bêtes.
11:09Le diplôme,
11:09ce n'est pas l'intelligence.
11:10Il y a une époque
11:10où le vote pour la gauche
11:12est souvent corrélé
11:14avec le fait
11:15de ne pas avoir de diplôme.
11:16C'est pour ça
11:16que ce n'est pas de l'intelligence
11:17le sujet.
11:18C'est souvent qu'on va
11:18à la part qu'on voit
11:20une chose
11:20en rencontre d'autres gens.
11:21Est-ce que le problème
11:23de cette interview,
11:25de cet échange
11:26plutôt dans cette émission,
11:28ce n'est pas la ségrégation ?
11:30C'est le fait que
11:30là où plus personne
11:32ne compte
11:32la couleur de peau,
11:34l'ethnie,
11:35l'origine,
11:36c'est plutôt la compétence
11:37et la façon de vivre
11:39et de vivre en société.
11:41Là, alors qu'y compris
11:43votre parti,
11:44vous êtes là
11:44pour le vivre ensemble.
11:45Monsieur Mélenchon
11:47s'est dit
11:47lors de ses voeux
11:49maghrébins européens,
11:50il est dans une forme
11:51d'inclusion.
11:52Monsieur Bilingot,
11:53qu'est-ce qu'il fait ?
11:54Il dit les blancs
11:54d'un côté,
11:55les noirs de l'autre.
11:56Nous, on est plus endurants.
11:57Ce n'est pas de ma faute
11:58si on fait plus de gosses
11:59que on déplaise
12:01à Monsieur Sterrin, etc.
12:02Pourquoi ?
12:03Pourquoi découper
12:04alors qu'on n'est pas
12:05du tout dans le découpage ?
12:06Ce n'est pas du tout
12:08l'idéologie que vous portez
12:09à la France Insoumise.
12:10Ce n'est pas non plus
12:11ce que dit Carlos.
12:12Je comprends bien votre question.
12:13Ce n'est pas du tout
12:13ce que dit Carlos.
12:14Il dit...
12:14Bien sûr que si.
12:16On n'a pas écouté
12:17la même interview.
12:17Je pense qu'on a écouté
12:18la même,
12:19mais qu'on n'a pas envie
12:19d'entendre la même chose.
12:20Ce qu'il dit dans l'interview...
12:22Mais laissez-moi...
12:23Les mots sont clairs.
12:24Il dit
12:25si, comme le dit
12:25Monsieur Sterrin,
12:26on fait plus d'enfants, etc.
12:28Il répond à un fantasme
12:29Monsieur Sterrin.
12:30Il ne dit pas que c'est vrai.
12:31Il dit si, comme dit Monsieur Sterrin.
12:32C'est exactement ce que vous avez
12:33diffusé à l'antenne
12:33il y a 30 secondes.
12:34C'était un conditionnel.
12:35Alors le principe du conditionnel
12:36en français,
12:36c'est que ça veut dire
12:37si jamais les hypothèses
12:38sont posées, blablabla.
12:39Il répond à Monsieur Sterrin.
12:41Il ne dit pas que c'est vrai.
12:42Il répond à Monsieur Sterrin.
12:43Et surtout,
12:43il ne se positionne pas
12:44en disant les personnes racisées
12:46ou les personnes paracées.
12:46Il dit
12:47les gens issus de l'immigration
12:48et les gens qui bossent.
12:50Les deux sont inclus
12:51dans le début de sa phrase.
12:52Non, on ne voit pas la même chose.
12:53C'est pas exactement
12:53la même chose.
12:53Et en revanche,
12:54non mais attendez,
12:54pardon, excusez-moi,
12:55je finis juste en une seconde.
12:56Vous ne pouvez pas dire
12:57dans notre pays,
12:58en France,
12:59ça n'existe plus.
13:00Pardon,
13:00lorsque vous êtes afro-descendant,
13:03vous êtes maghrébin,
13:05dans notre pays,
13:06y compris française ou français,
13:07en delà de la nationalité,
13:08vous pouvez être français,
13:08maghrébin,
13:10vous êtes moins bien payé,
13:11vous avez un niveau de diplôme
13:12qui est encore un peu inférieur,
13:13vous avez discrimination
13:14à l'accès au logement,
13:15discrimination dans les contrôles
13:16d'identité, etc.
13:17Donc ne dites pas
13:17que ça n'existe pas,
13:18ça existe.
13:18On va leur montrer
13:19qu'on est plus nombreux.
13:23C'est ça,
13:24c'est une logique racialiste,
13:26en fait,
13:26dans ces propos.
13:28Non mais la phrase
13:29que vous dites,
13:29c'est...
13:30On va leur montrer
13:30qu'on est plus nombreux.
13:31Si M. Stérin...
13:32Si pas M. Stérin,
13:33c'est lui qui le dit.
13:34Non, la phrase d'avant,
13:35c'est si,
13:36comme le dit M. Stérin,
13:37on fait plus d'enfants,
13:37on va leur montrer
13:38qu'on est meilleur qu'eux.
13:39Voilà, c'est du conditionnel.
13:40Il n'est pas en train
13:40d'endosser le propos,
13:41il répond à M. Stérin.
13:42C'est exactement la phrase
13:42qu'on a entendue
13:43juste auparavant.
13:44Alors, Adrien,
13:44M. Chouet,
13:45au-delà de la séquence
13:47de Bilingo,
13:47on peut disserter
13:48pendant des heures,
13:49moi, je vais élargir
13:50un peu la focale
13:50parce qu'en réalité,
13:52j'ai l'impression
13:52qu'il n'y a pas un jour
13:53qui se passe
13:54sans qu'on ait
13:54un élu LFI
13:56qui ait des propos
13:57qui font référence
13:58à l'ethnie.
13:59Là, récemment,
14:00on a eu Daniel Obono
14:01qui dit
14:01je ne me sens pas bien
14:02à la fête de l'humanité
14:03parce que c'est la gauche blanche.
14:04Alors, justement,
14:04Adrien Matou,
14:05si vous le permettez,
14:06écoutons Daniel Obono,
14:07ce sont des propos
14:08tenus en septembre dernier.
14:09Un des problèmes
14:09de la fête de l'humain,
14:10c'est que ça a été longtemps,
14:11en fait,
14:12c'est toujours encore aujourd'hui
14:13la fête de la gauche blanche,
14:15en fait.
14:15Quand tu regardes
14:16même encore aujourd'hui,
14:17là, il y avait
14:18l'agorat
14:20et les forces de gauche,
14:21il y avait une oeuf.
14:22Bon, là,
14:23c'est un peu toujours la même.
14:24Il aurait pu y avoir
14:25Matine Pano
14:26pour faire deux,
14:27mais en vrai,
14:28et que des blancs, quoi.
14:29Et en fait,
14:30mais ça me fait honte.
14:31Je parle de la fête de l'humain,
14:32mais j'aurais pu parler
14:33des amphis
14:34de la droite insoumise
14:35et où ça me fait honte,
14:37en fait.
14:38Ça me fait honte
14:39que du coup,
14:40parce que ce qu'on renvoie
14:41de la gauche,
14:42c'est ça,
14:43et c'est ça que voient
14:45des millions de gens.
14:46Adrien Matou.
14:47Donc, j'enchaîne.
14:48J'ai entendu récemment
14:49Sébastien Delogu
14:50parler des Noirs et des Arabes
14:52qu'il fallait amener
14:52pour voter.
14:54Il y a votre collègue
14:55toulousain,
14:55François Picmal,
14:56qui disait
14:56« Je ne veux pas un baptou
14:57sur ma liste municipale ».
14:59Donc, juste, moi,
15:00j'ai quand même
15:00un gros problème avec ça
15:02parce que,
15:03d'une part,
15:04je ne comprends pas
15:05qu'un parti de gauche
15:06qui est censé défendre
15:06la République,
15:08le refus des particularismes,
15:09le fait qu'on s'émancipe,
15:11qu'on ne regarde pas
15:11la couleur,
15:12entre guillemets,
15:12même si ça peut vous paraître naïf,
15:13même s'il y a des discriminations
15:15dans la société,
15:15mais en tout cas,
15:16vous devriez défendre
15:17le fait qu'on ne prenne pas
15:19ça en compte.
15:20Vous êtes quand même
15:21en permanence,
15:21les gens de votre mouvement,
15:22en train de parler
15:23de race,
15:24d'ethnie,
15:25de couleur de peau.
15:26Donc ça,
15:26ça me pose un vrai problème.
15:27Et deuxième aspect,
15:29si vous voulez lutter
15:30contre le racisme,
15:31ce qui est évidemment
15:32une cause importante,
15:33moi j'ai l'impression
15:34que votre discours
15:36consiste à créer
15:37du ressentiment,
15:38à dire que vous êtes
15:39dans un pays
15:39qui est hostile,
15:40qui est raciste,
15:42il faut vous venger,
15:43c'est un peu ça
15:43le sens des mots
15:44de Carlos Martins-Bilogo,
15:46c'est voilà,
15:46on va obtenir notre revanche
15:47contre ce pays
15:48et ces racistes
15:49qui nous oppressent.
15:51À quoi on va arriver ?
15:52Quelle est la proposition
15:53que vous faites ?
15:54Sinon,
15:54flattez le ressentiment
15:55identitaire des gens.
15:56C'est vraiment ça
15:57la question que je me pose.
15:58Adrien Chouet,
15:59député Léphi d'Haute-Garonne.
16:00Moi je pense qu'en Europe.
16:01Oui, merci.
16:02Je pense qu'aller aux élections,
16:04c'est toujours revendiquer
16:06de participer à l'intérêt général.
16:08C'est d'ailleurs
16:08ce dont il est sujet ici,
16:10dans tous les extraits
16:10que vous donnez.
16:11Ce sont des personnes
16:12qui disent...
16:13Ah oui,
16:13mais moi j'en ai l'impression.
16:14Quand on parle de Narek Blor
16:15en permanence,
16:15on ne parle pas
16:16de l'intérêt général.
16:17D'abord,
16:17on n'en parle pas
16:17en permanence,
16:18vous êtes obligés
16:18d'aller chercher
16:18une phrase de septembre dernier
16:20de ma collègue Daniel Roudon.
16:21On en trouve régulièrement,
16:22on va dire.
16:22C'est pas sûr de l'ombre.
16:23Mais quoi qu'il en soit,
16:25ce qu'ils disent,
16:32est resté largement fermé
16:33à des millions de Français
16:35et de Français
16:35issus de l'immigration notamment
16:37ou étrangères,
16:38étrangers naturalisés
16:39ultérieurement,
16:40etc.
16:40Et que ces personnes,
16:41elles ont aussi des choses
16:42à apporter
16:42et que c'est normal
16:43qu'on fasse France
16:44toutes et tous ensemble.
16:45Voilà.
16:45Et que oui,
16:46il y a un problème
16:47d'espace clos.
16:47Est-ce qu'on le fait
16:48en parlant des filles ?
16:49Y compris dans les rangs
16:51d'Elefi,
16:51c'est ça qu'elle dit
16:52Daniel Roudon.
16:52C'est ce qu'elle dit.
16:53Elle dit aux amphis.
16:54Y compris dans les amphis
16:54d'Elefi.
16:56Les amphis d'Elefi,
16:58j'ai honte.
16:59Elle dit,
16:59est-ce que vous partagez
17:00cette honte ?
17:01Est-ce que vous,
17:02vous vous sentez,
17:03comment dirais-je,
17:04en tant que racialement blanc ?
17:06Est-ce que vous vous sentez,
17:07comment dirais-je,
17:08offensé ?
17:09Est-ce que vous vous sentez
17:10coupable ?
17:11Ou coupable, c'est ça ?
17:12Ouais, je ne sais pas.
17:13Est-ce que vous avez
17:14trop blanc à l'Elefi ?
17:15Non, mais vous avez l'air
17:16de me poser la question,
17:17mais pour moi,
17:17ce n'est pas un sujet moral.
17:19C'est un sujet social.
17:20C'est-à-dire,
17:21je pense qu'on est plus fort
17:22dans un mouvement politique
17:23quand il n'y a pas que des gens
17:27mais je fais des études supérieures,
17:32je suis blanc,
17:33je n'ai jamais vécu
17:33une série de discriminations
17:34dans ce pays.
17:35Voilà, il y a des expériences
17:35que je n'ai pas.
17:36Je n'ai pas l'expérience
17:37du contrôle d'identité,
17:38je n'ai pas l'expérience
17:39du refus d'un logement
17:40en raison de ma couleur de peau,
17:41c'est des choses
17:41que je ne connais pas.
17:42Mais si vous voulez vraiment
17:43parler de social,
17:43il ne faut pas parler
17:44des couleurs de peau.
17:45Vous n'aidez personne
17:46en faisant ça,
17:46à part effectivement attiser
17:48des ressentiments identitaires.
17:49Quand Sébastien Delogu,
17:50parce que ce qu'il dit
17:50entre les lignes,
17:51c'est à Saint-Denis,
17:52à Pierrefitte,
17:53il y a des Noirs et des Arabes,
17:54voter pour des Noirs et des Arabes.
17:55Si on fait de la politique
17:56comme ça,
17:57en fait,
17:57et que chacun vote pour quelqu'un
17:58et est appelé à voter pour quelqu'un
17:59qui a la même couleur de peau
18:00que lui,
18:01on met à bas
18:02mais des décennies
18:03de construction
18:05d'une nation.
18:06Comme disait Jacques Bainville
18:07qui n'est pas un historien de gauche
18:08au demeurant,
18:10la France est plus qu'une race,
18:11c'est une nation.
18:12Donc si vous mettez à bas
18:14tout cela
18:14par des propos
18:16qui consistent à
18:17appeler les gens
18:18à s'identifier
18:18uniquement sur des critères ratios
18:20à tel ou tel représentant politique,
18:22est-ce que ce n'est pas
18:22une régression terrible
18:23compte tenu de l'histoire républicaine ?
18:25C'est un peu américain.
18:27Et moi je pense au contraire
18:28qu'on fait nation
18:29en acceptant de lutter
18:30contre l'ensemble
18:31des moments de vulnérabilité
18:32de la vie.
18:32Qu'il s'agisse
18:33de constater qu'il y a une exclusion
18:35des femmes de la vie politique.
18:36Je pense que tout le monde
18:37le constate
18:38et le discute.
18:39Après on peut être d'accord
18:40ou d'accord
18:40sur les solutions qu'on y apporte
18:41mais c'est un problème
18:42par exemple
18:43que le monde politique
18:44soit majoritement masculin.
18:45C'est un problème
18:46que pendant très longtemps
18:46il était plutôt très âgé.
18:50en situation de handicap
18:51interdisent dans plein de cas
18:52d'aller à une élection
18:53et a fortiori de la gagner.
18:55Et bien de la même manière
18:55c'est un problème
18:56que être noir ou arabe
18:58oui vous conduisent
18:59à ne pas être sélectionné
18:59par des partis politiques
19:00pour aller à des élections.
19:01Je pense que c'est un problème
19:02et qu'on gagne
19:03à représenter
19:04la nation entière
19:05dans des projets
19:05d'intérêt général.
19:07Une dernière question
19:07Adrien Clouet.
19:08Bruno Retailleau
19:09n'exclut pas une censure
19:10si Emmanuel Macron
19:10ne signe l'accord
19:12du Mercosso.
19:13Est-ce que vous allez le suivre
19:14dans une hypothèse de censure ?
19:16C'est un peu tard
19:17déjà parce que ça fait
19:18plusieurs motions de censure
19:19que déposent les insoumis
19:20y compris sur ce sujet
19:21donc il aurait été inspiré
19:22d'appeler à aller voter.
19:23Deuxièmement parce que
19:24M. Retailleau...
19:24Généralement
19:25on peut voter dans un sens
19:27et pas forcément d'un autre.
19:28C'est-à-dire qu'on a remarqué
19:29que par exemple
19:30le Rassemblement National
19:31votait des censures
19:33de LFI
19:33mais qu'LFI
19:34ne votait pas
19:34les censures du RN.
19:35Est-ce que là
19:36vous avez des horreurs
19:36dans leur texte ?
19:37Non mais est-ce que là
19:38je ne sais pas
19:39s'il y a des horreurs
19:40dans le...
19:40On n'a pas encore vu
19:41la censure de LR.
19:42Mais est-ce que vous pourriez
19:43voter une censure
19:45qui est déposée par les LR ?
19:46Ah bah il faut lire
19:47à chaque fois le texte
19:48quand ça vient d'un groupe politique
19:50qui est républicain.
19:51C'est pas non.
19:52Il faut le lire à chaque fois.
19:53Non c'est jamais non
19:54par principe.
19:55Ah c'est jamais non par principe.
19:56En revanche M. Retailleau
19:57quand même n'a aucune espèce
19:59d'ancrage dans son groupe parlementaire.
20:01C'est quand même trois fois
20:02qu'il appelle les députés LR
20:03à voter de telle ou telle manière
20:04personne ne l'écoute.
20:05Donc je vous avoue
20:05que je prends ça
20:06avec un peu de distance
20:07voire d'amusement.
20:08Et je note tout de même
20:09pour des gens de droite
20:10y compris qui flirtent
20:11avec l'extrême droite LR, RN
20:12que c'est un petit peu étonnant
20:14qu'ils appellent
20:15à maintenant s'inscrire
20:16en faux contre le Mercosur
20:17donc cet accord de libre-échange
20:18notamment avec le Brésil
20:19qui met en concurrence
20:20les revenus d'agriculteurs
20:21en France et au Brésil
20:23pas que mais notamment au Brésil.
20:24Je souligne que
20:25la traîtresse du moment
20:27c'est Mme Méloni
20:28c'est-à-dire leur modèle
20:29en Italie
20:29la présidente du Conseil italien
20:32qui est d'extrême droite
20:32qui est la grande amie
20:33des LR et du RN
20:34et qui se rallie
20:35au Mercosur ce soir.
20:36Donc les amis de Marine Le Pen
20:37sont celles et ceux qui menacent
20:38dans deux jours
20:39de faire passer cet accord de libre-échange.
20:40En tout cas, peut-être une censure
20:42vous n'avez pas dit non.
20:43Merci beaucoup Adrien Clouet
20:45député LFI de Haute-Garonne
20:46d'avoir été avec nous
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