- il y a 2 jours
Tous les mardis, de 16h30 à 17h, LCP-Assemblée nationale prolonge la séance des Questions au Gouvernement en invitant des députés pour analyser les échanges intervenus dans l'hémicycle.
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00:00Et voilà, c'est la fin de cette première séance des questions au gouvernement de l'année 2026.
00:05On va la débriefer ensemble avec toutes nos équipes, Stéphanie Despierre, Marco Pommier depuis la salle des 4 colonnes
00:10et Thibaut Enoch dans la cour d'honneur de l'Assemblée Nationale.
00:14Marco Pommier, vous avez assisté à la séance depuis les tribunes de la presse.
00:18En haut de l'hémicycle, vous avez retenu deux moments lors de cette séance de cette question au gouvernement.
00:23Oui Elsa, on retiendra que cette première séance de questions au gouvernement de l'année a débuté par une minute de silence.
00:29Les députés et les ministres ont adressé leurs condoléances aux familles des victimes de l'incendie de Cran-Montana en Suisse.
00:36La présidente de l'Assemblée Nationale a parlé d'un bilan humain terrible, je cite, 40 morts dont 9 Français sans cesse blessés.
00:43Moment d'union qui a laissé place à un moment de tension lorsque Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI,
00:50a interpellé le gouvernement sur la réaction d'Emmanuel Macron après l'enlèvement du président Maduro au Venezuela.
00:57Emmanuel Macron nous fait honte, a-t-elle dit, ni condamnation, ni mention de l'agresseur ?
01:03Réponse piquante du Premier ministre.
01:06On ne peut pas d'un côté dire que la police ici en France tue, dire que nous ne sommes pas en démocratie
01:12et ne pas voir que le régime de Nicolas Maduro était une dictature,
01:17ce qui a provoqué beaucoup d'énervement, beaucoup de colère sur les bancs des Insoumis,
01:20et beaucoup d'applaudissements fournis aussi sur les bancs du camp présidentiel.
01:26Merci beaucoup Marco Pommier.
01:28Cette séance, vous l'avez vécue depuis l'hémicycle, nos deux invités, Sylvain Maillard, bonjour.
01:32Bonjour.
01:32Député Ensemble pour la République de Paris, Aurélien Lecoq, bonjour.
01:35Bonjour.
01:35Député de la France Insoumise du Nord, on va revenir sur la question du Venezuela.
01:40Il en a été question largement lors de cette séance des questions au gouvernement.
01:42Je vous propose d'écouter la réponse du Premier ministre à la présidente du groupe écologiste, Cyriel Chatelain.
01:47Ce n'est pas parce que l'opération est illégale qu'il ne faut pas se réjouir qu'un autre avenir soit possible pour le peuple vénézuélien.
01:55C'est la question évidemment de la transition, cette transition démocratique,
02:00dans le même respect des valeurs et des fondamentaux du droit international.
02:04Elle doit se faire aussi probablement autour du président qui a été, lui, élu, en tout cas,
02:08au regard de la diplomatie française et d'un certain nombre de pays dans le monde lors des dernières élections,
02:13et se faire évidemment dans le respect des valeurs et des droits fondamentaux du peuple vénézuélien.
02:20Alors justement, sur cette réponse, Aurélien Lecoq, une condamnation, c'est illégal ce qui s'est passé.
02:26Et en même temps, on commence à préparer la transition de ce qui se passe au Venezuela.
02:30Pour vous, est-ce que la réponse vous a satisfait ?
02:33Non, la réponse du Premier ministre est tout aussi honteuse que la déclaration du président de la République.
02:37Vous avez entendu à l'instant, dans la réponse du Premier ministre, le fait qu'il se réjouissait,
02:43en réalité, qu'il ait été commis un acte illégal, violent toutes les règles du droit international.
02:49Nous avons aujourd'hui un président de la République, un gouvernement, un Premier ministre,
02:52qui font honte à la France et qui prétendent parler en son nom,
02:57en se faisant les petits vassaux de M. Trump,
03:00qui aujourd'hui fait parler tout l'impérialisme qui est celui des Nord-Américains.
03:05Et je termine par là, parce qu'il ne faut pas négliger ce qu'il s'est passé.
03:09Nous avons un pays, les États-Unis, qui ont décidé d'attaquer, d'agresser militairement un autre État,
03:16en dehors de toute règle internationale et de kidnapper, d'enlever son président et son épouse.
03:22Sylvain Maillard, sur cette réaction du président de la République,
03:25qui dans un premier temps a un peu salué le départ de Nicolas Maduro,
03:29et puis ensuite, on a eu le sentiment qu'il y avait eu une deuxième réaction,
03:32de dire quand même que la méthode n'était pas souhaitable.
03:35Comme l'a dit le Premier ministre, la méthode est illégale, c'est très clair.
03:38Il n'y avait pas de mandat pour les États-Unis d'arriver et d'enlever le ministre.
03:45Mais moi, je suis très heureux que Nicolas Maduro ne soit plus à la tête du Venezuela.
03:50Ceux qui se réjouissent, et j'entends au fond ceux qui se réjouissent du fait...
03:55C'est vous qui avez dit que vous vous réjouissiez.
03:57...à la tête de ce pays, avec 8 millions de personnes qui ont pu le Venezuela...
03:59Mais est-ce que la fin justifie le moyen, Sylvain Maillard ?
04:02C'est un petit peu la question.
04:03Vous avez posé la bonne question.
04:05Est-ce que vous condamnez l'agression américaine ?
04:09Non, vous refusez de condamner la violation du droit international.
04:12Ce n'est pas vous qui faites les questions.
04:14Je me suis permis de ne pas répondre.
04:15C'est ce que nous demandons au gouvernement aujourd'hui, c'est de condamner.
04:18Moi, je pense que Nicolas Maduro, je suis très heureux qu'il ne soit plus à la tête du Venezuela.
04:22Tant mieux pour les Venezuela.
04:23Est-ce que la méthode qui a été utilisée, par contre, est illégale ?
04:29Aurélien Lecoq, puisque c'est le reproche que d'autres vous font,
04:32que vous défendez finalement Nicolas Maduro.
04:35Vous voulez son retour au pouvoir au Venezuela.
04:37Est-ce que vous considérez quand même que ce dirigeant voit que les élections avaient été contestées ?
04:42Certains parlent de dictateurs.
04:44Est-ce que c'est aussi ce que vous pensez ?
04:46Il ne faut pas que nous essayions de détourner le sujet.
04:49La réalité, c'est qu'il s'est passé quelque chose.
04:52Non, monsieur Maillard.
04:53Quel est le dernier événement politique qu'il s'est passé ?
04:55Le dernier événement politique, c'est l'intervention des Etats-Unis contre les règles internationales
04:59qui ont bombardé des populations civiles,
05:02qui ont décidé d'aller kidnapper un dirigeant dans un autre pays
05:05et qui ont aujourd'hui bafoué la charte des Nations Unies.
05:08Nous avons aujourd'hui un président de la République,
05:11un Premier ministre et vous-même en face de moi
05:13qui êtes incapables de condamner ce qu'a communiqué.
05:15Il y a une condamnation puisque le Premier ministre a dit que c'était illégal
05:20et ensuite il a dit dans la phrase de suivante qu'il s'en réjouissait.
05:22C'est ce que je deviens faire de nouveau.
05:24Et sans se tenir les deux discours.
05:26Pourquoi aujourd'hui, c'est un...
05:27Les opposants politiques à Maduro qui sont en prison,
05:30j'espère qu'ils seront rapidement libérés.
05:31...que vous n'êtes pas gênés parce que vous êtes aujourd'hui
05:33en train de soutenir ce que fait M. Trump.
05:35Et en soutenant ce que fait M. Trump, vous êtes en train de préparer...
05:37Est-ce qu'on peut tenir les deux lignes, Aurélien Lecoq ?
05:39Dire qu'on dénonce la méthode et en même temps,
05:42ce n'est pas quelqu'un dont on souhaitait qu'il reste à ce pays.
05:45Il s'agit aujourd'hui de dire que la France condamne fermement
05:48et qu'elle empêchera toute nouvelle agression des Etats-Unis.
05:51Je termine d'un mot parce que qu'est-ce qu'il se prépare derrière ?
05:54La vassalisation face à l'impérialisme américain
05:57qu'a réalisé M. Macron et l'ensemble de ses amis
06:00est en train de permettre à M. Trump de préparer l'annexion du Groenland.
06:04Peut-être demain une attaque contre la Colombie qu'il menace également,
06:07contre le Mexique, contre le Canada.
06:09C'est cela que vous êtes en train d'accepter,
06:11c'est-à-dire l'effondrement du droit international.
06:12Sur cette question, puisque certains disent
06:14pourquoi maintenant qu'on a condamné à demi-mot
06:17ce qu'a fait Trump au Venezuela,
06:19il va pouvoir maintenant avoir des visées sur le Groenland
06:21et finalement, si on tient le même discours,
06:24on peut le laisser faire à peu près ce qu'il veut partout ?
06:26Le propos du Premier ministre, aujourd'hui, à l'Assemblée,
06:29on est à l'Assemblée, était très clair.
06:31Est-ce que le propos du Président l'y était au tout début ?
06:34L'opération est illégale.
06:35Donc vous l'a condamné ?
06:37Jean-Noël Barraud.
06:37Oui, c'était une opération.
06:38On n'empêche pas, aucun macroniste n'a utilisé le mot « condamnation ».
06:43Alors, le mot « illégal » a été prononcé.
06:46Vous en réjouissez, vous en réjouissez.
06:47Mais dans la même phrase,
06:49je me réjouis,
06:51vous vous réjouissez de l'illégalité,
06:53de ne plus avoir Nicolas Maduro à leur tête.
06:55C'est notre grande différence.
06:56Vous pensez qu'il n'y a pas un dictateur,
06:58vous m'ont dit que c'est un dictateur.
06:59Aurélien Lecoq, beaucoup de contestations,
07:01au Venezuela, par la diaspora vénézuélienne,
07:03c'est vrai que certains sont contents
07:05de voir partir ce chef d'État.
07:07Vous ne pouvez pas le nier non plus.
07:09Mais, Madame,
07:10comme moi, vous êtes une démocrate.
07:12Comme moi, vous considérez
07:13que c'est au peuple de décider de son destin
07:16et que c'est au peuple vénézuélien
07:18de décider de son destin.
07:19Il a volé les élections.
07:19Je ne crois pas
07:20que le peuple vénézuélien
07:22puisse décider librement et souverainement
07:24lorsqu'il est bombardé par une force étrangère.
07:26Parce qu'ils n'ont pas décidé souverainement
07:28non plus d'élire Nicolas Maduro.
07:30Je ne crois pas
07:30que le peuple vénézuélien
07:33puisse décider souverainement
07:34lorsque son président et son épouse
07:36sont ainsi kidnappés par une force étrangère.
07:39Ce que vous êtes en train de faire
07:40est très dangereux.
07:41Justement, on va continuer ce débat
07:42mais je vous propose de retrouver...
07:44Vous enveloppez ça de quelques mots
07:45mais demain, vous ne pouvez rien faire
07:47pour empêcher l'élection du Groenland
07:49et vous en serez responsable.
07:50Allez, on parlera du Groenland juste après.
07:51On va retrouver la ministre déléguée
07:53auprès du ministre des Affaires étrangères
07:55Eléonore Carrois
07:56qui est au micro de Thibaut Enoch
07:58dans la cour d'honneur de l'Assemblée nationale.
08:00Bonjour.
08:02Bonjour Eléonore Carrois.
08:03Bonjour.
08:03Vous avez porté la voix du Quai d'Orsay
08:05au cours de cette séance
08:06puisque le ministre des Affaires étrangères
08:07est à l'Élysée pour la réunion des volontaires.
08:09On a entendu votre réponse
08:10au premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.
08:13On a entendu aussi la réponse du Premier ministre
08:15à trois interrogations de président de groupe de gauche.
08:17Est-ce que le fait qu'il faille faire l'exégèse
08:19de la déclaration du président
08:20de celle du ministre des Affaires étrangères
08:22ne montre pas qu'il y a eu un problème
08:24de communication sur ce dossier vénézuélien ?
08:26Je pense que sur ce dossier
08:27ce qui est important
08:27ce n'est pas la communication
08:29c'est de comprendre la situation.
08:31La voix de la France
08:32s'est exprimée par le Quai d'Orsay
08:34d'ailleurs dans les heures
08:35qui ont suivi l'opération militaire américaine
08:38en disant ce qui est
08:40c'est-à-dire que c'est une opération
08:41qui s'est faite en violation du droit international
08:44en disant aussi que cela contrevenait
08:46à la charte des Nations Unies
08:48et sur ce point
08:49la voix de la France
08:50a toujours été très claire.
08:51En réponse à ces questions il y a aussi eu des éléments de réponse
08:54sur le sort des Vénézuéliennes et des Vénézuéliens
08:56et j'ai pu rappeler l'attachement
08:58d'un certain nombre de députés
09:00qui avaient manifesté leur volonté
09:02de voir ce pays avancer
09:04vers une transition démocratique.
09:06On a entendu dans les critiques
09:07certains estiment que la prise de position
09:08du président de la République
09:09a été dictée par une manière
09:10de ménager le président Trump
09:12pour ne pas le perdre par exemple
09:13sur le dossier craignien
09:14c'est ce que certains disent.
09:15Qu'est-ce que vous répondez à ces critiques ?
09:16Le Premier ministre a été assez clair
09:18et a envoyé un message important
09:20me semble-t-il
09:20à l'époque que nous vivons
09:22avec ces changements géopolitiques majeurs
09:24il a fait un appel à l'unité
09:25et je pense que ce qu'il faut aujourd'hui
09:26c'est analyser la situation
09:28en tirer les conséquences
09:30et ne pas verser dans une forme de polémique.
09:33Moi je pense que c'est important
09:34de dire ce qui est
09:35de rappeler les faits
09:36de rappeler notre attachement
09:37absolu au droit international
09:38et ce que toutes les interventions
09:39puissent se faire dans ce cadre
09:40mais rappeler aussi
09:41que Nicolas Maduro
09:42était un dictateur
09:43rappeler aussi
09:44que cela fait des années
09:45que les Vénézuéliennes
09:46et les Vénézuéliens
09:47attendent de pouvoir voir
09:48une transition démocratique
09:49et puis appeler
09:50avec une voix forte
09:50à ce que cette transition
09:51advienne enfin.
09:53Effectivement
09:53sur cette question
09:54de transition démocratique
09:56vous en avez parlé
09:56le président de la République
09:57en a parlé
09:58seulement pour le moment
09:59c'est la numéro 2
10:00du régime Maduro
10:01qui a repris les rênes
10:02et Donald Trump
10:02dit qu'il va gérer le pays
10:03comment est-ce qu'on amène
10:04est-ce qu'on soutient
10:05quand on est la France
10:06cette transition démocratique ?
10:08Moi j'ai pu le rappeler
10:09lors de la question
10:10de la session de questions
10:11au gouvernement
10:12la France est attachée
10:13à ce que les Vénézuéliennes
10:14et les Vénézuéliens
10:15puissent eux-mêmes
10:16prendre leur destin en main
10:18puissent eux-mêmes
10:19assurer cette transition
10:19et c'est pour ça
10:20qu'il était aussi important
10:21de se tourner vers l'avenir
10:22et d'appeler
10:23à cette transition démocratique
10:24à cette transition pacifique
10:25et qui prennent enfin en compte
10:27le résultat du vote
10:28des Vénézuéliennes
10:29et des Vénézuéliens
10:30de juillet 2024
10:32donc en ce sens
10:33c'est aussi important
10:34de le rappeler
10:34aussi important
10:35qu'il y a un président
10:36qui a été élu
10:37à ce moment-là
10:37le 28 juillet 2024
10:39et qu'il est important
10:40qu'il puisse enfin
10:40accéder au pouvoir
10:41et je pense que la France le fait
10:42et qu'il est important
10:43dans ce contexte de le faire
10:44Merci beaucoup
10:45Eleonore Carroix
10:45merci d'avoir répondu
10:46à nos questions
10:46Merci beaucoup Thibaut Enoch
10:49Sylvain Maillard
10:50on voit bien
10:51que ce que fait
10:53Donald Trump
10:53au Venezuela
10:54il ne l'a pas fait forcément
10:56parce que lui
10:57est contre la dictature
10:58de Nicolas Maduro
10:58ce qu'il veut
10:59c'est le pétrole
11:00il le dit aussi
11:00avec le Groenland
11:01justement
11:02est-ce que le risque
11:03c'est que ça va s'arrêter où
11:04à partir du moment
11:05où on dit finalement
11:06très bien
11:06ça contrevient au droit d'art national
11:07mais Nicolas Maduro
11:09était un dictateur
11:10donc on laisse passer
11:11Nous la position de la France
11:12elle n'a pas voulu
11:13cette opération
11:14nous avons été spectateurs
11:15de cette opération
11:16comme l'ensemble de l'Europe
11:17nous disons juste
11:18il y a un droit international
11:19et donc cette opération
11:21est illégale
11:21mais nous nous réjouissons
11:23du fait que Maduro
11:24ne soit plus là
11:25et comme l'a dit
11:26la ministre
11:26à l'instant
11:27nous pensons que
11:28les élections de juillet 2024
11:29sont celles
11:30qui ont été
11:31des élections
11:32qui ont été bafouées
11:33par Nicolas Maduro
11:33le gagnant
11:35doit être
11:35le représentant
11:38le président
11:38élu du Venezuela
11:40et donc nous souhaitons
11:41qu'il puisse
11:41rapidement prendre sa place
11:43et avoir une transition
11:44démocratique
11:45la plus absolue possible
11:47parce que oui
11:47le Venezuela
11:48les Vénézuéliens
11:49ont droit à avoir
11:50un président
11:50qu'ils ont choisi
11:51c'est une démocratie
11:52Vous ne croyez pas
11:53qu'il puisse tenir
11:54des élections
11:55en bonne et due forme
11:56dans les prochains mois
11:57et que les Vénézuéliens
11:57puissent choisir un dirigeant
11:59dans les prochaines semaines ?
12:01Moi je crois
12:02qu'aujourd'hui
12:02l'enjeu primordial
12:04c'est que la France
12:05fasse respecter
12:06le droit international
12:07Nous ne pouvons pas
12:08accepter d'être
12:09les spectateurs
12:10comme vient de le dire
12:11Monsieur Maillard
12:12d'une agression
12:13unilatérale
12:14des Etats-Unis
12:14sans qu'il n'y ait
12:15aucune réaction
12:16Pourquoi ?
12:16Et on fait quoi
12:17Aurélien Lecoq
12:17dans ces cas-là
12:18à part le dire ?
12:19Eh bien lorsque l'on est
12:20la France
12:21on demande
12:22la libération immédiate
12:24et le retour au Venezuela
12:25de Nicolas Maduro
12:26et de son épouse
12:27qui ont été
12:28indument enlevés
12:29et kidnappés
12:30par les Etats-Unis
12:30De son retour au Venezuela
12:31ou à la présidence
12:32au Venezuela ?
12:33Vous voulez qu'il redevienne
12:34président du Venezuela ?
12:36Au Venezuela
12:37Et ce sont les Vénézuéliens
12:38et les Vénézuéliennes
12:39qui décident
12:40de qui est leur président
12:40et certainement pas
12:41Monsieur Trump
12:42Ni même son vassal
12:44Vous l'avez dit
12:47très justement
12:47Il n'est dans cette affaire
12:49question ni de liberté
12:50ni de démocratie
12:51pour Monsieur Trump
12:52Il n'est question
12:52que d'argent
12:53L'impérialisme américain
12:54ne connaît que
12:55ses intérêts économiques
12:56et Monsieur Trump
12:57lui-même l'a dit
12:58Vous essayez d'envelopper ça
12:59derrière une histoire
13:01de liberté ou de démocratie
13:02mais Monsieur Trump
13:02est beaucoup plus honnête
13:03que ses petits vassaux
13:04Il a dit
13:04On veut faire de l'argent
13:05Trump dit directement
13:06Ce qui m'intéresse
13:07c'est le pétrole
13:08et je veux terminer
13:09d'un mot
13:09parce que vous passez
13:10votre temps
13:11à nous expliquer
13:12que finalement
13:12ce serait très bien
13:13parce qu'une dictature
13:14serait tombée
13:15Mais Monsieur Maillard
13:16Donc c'est une dictature ?
13:18Lorsque
13:18Non c'est pas ce que je dis
13:20lorsque vous considérez
13:23comme étant une dictature
13:24Et on a bien compris
13:25que vous
13:25vous ne considériez pas
13:26que ça l'était
13:27Lorsque les Etats-Unis
13:28ont décidé
13:29d'intervenir en Irak
13:31face à Saddam Hussein
13:33Est-ce que cette attaque
13:35était justifiée ?
13:35A l'époque
13:36la France a dit
13:37au nom des principes
13:38du droit international
13:39que cela créerait un précédent
13:41que cela déstabiliserait la région
13:42et que donc
13:43il n'était pas acceptable
13:44qu'il puisse y avoir
13:45cette intervention unilatérale
13:47des Etats-Unis
13:47Elle s'y était opposée
13:48Aujourd'hui
13:49la France opère
13:50un retournement
13:51avec Emmanuel Macron
13:52est valide
13:53Et je vous fais réagir
13:55aussi à ce qu'a dit
13:56la réaction du président
13:58de votre groupe
13:59Gabriel Attal
14:00qui lui a dit
14:01je résume
14:02en gros c'est bien beau
14:03de dire
14:04droit international
14:05droit international
14:05si on est les seuls
14:06à faire ça
14:07on est faible
14:07il faut qu'on retrouve
14:08une forme de force
14:09Qu'est-ce qu'il veut dire
14:10derrière ça Gabriel Attal ?
14:11Tout simplement
14:11et il a raison Gabriel Attal
14:12le droit international
14:14ça doit être la protection
14:15le bouclier
14:16des dictateurs
14:17à travers le monde
14:18des gens qui font ensemble
14:19Mais le Premier ministre a dit
14:20c'est parfois aussi
14:20la seule arme
14:21de ceux qui n'en ont un
14:22c'est le respect du droit international
14:23On dit que c'est important
14:24le droit international
14:25mais le droit international
14:26il ne doit pas l'utiliser
14:26C'est important mais pas toujours
14:27Allez on se laisse finir
14:28Aurélie Lecoq
14:29Il doit être occupé
14:30il doit être utilisé
14:31pour protéger les peuples
14:33avant tout
14:33nous sommes là
14:34nous sommes élus du peuple
14:35est-ce qu'un dictateur
14:37en moins
14:37c'est une bonne nouvelle
14:38ou une mauvaise nouvelle
14:39on pense que c'est une bonne nouvelle
14:40J'entends à l'EFI
14:41c'est une mauvaise nouvelle
14:42Pour eux l'important
14:44le droit
14:45il est important
14:45quand il protège les dictateurs
14:47Oui
14:47Nicolas Maduro
14:48c'est un dictateur
14:49c'est la différence
14:49que nous avons entre
14:50Vous savez quand il y a des milliers de gens
14:52enfermés à l'heure actuelle
14:53dans les geôles vénézuéliennes
14:54parce qu'ils sont opposants
14:55ça s'appelle une dictature
14:56Vous n'êtes pas d'accord là-dessus
14:57parce que c'est une dictature
14:59communiste
15:00Mais là on voit
15:00nous nous sommes opposants
15:02Sylvain Maillard
15:03on voit que Donald Trump
15:04dit maintenant c'est le Groenland
15:05je me suis occupé de Venezuela
15:06maintenant je vais aller chercher
15:07du côté du Groenland
15:08Non mais que les positions
15:10ce que fait Donald Trump
15:12et cette opération
15:14elle est illégale
15:14donc nous disons
15:15qu'elle est illégale
15:16On ne veut pas se comporter comme ça
15:17Et donc nous disons
15:18on ne s'en réjouit pas
15:20Si c'est ce que vous avez dit
15:20On se réjouit que Nicolas Maduro
15:21ne soit plus là
15:22Oui donc vous vous réjouissez
15:24Vous vous réjouissez
15:24des conséquences de l'opération
15:27Nous l'avons
15:28Vous pensez que Maduro
15:29ce n'est pas un dictateur
15:30Mais ce n'est pas le sujet
15:31Monsieur Maillard
15:32Si c'est le sujet
15:32Monsieur Maillard
15:33Les vénézuéliens
15:34quand ils sont réveillés ce matin
15:35ils n'ont plus Nicolas Maduro
15:37donc je peux vous dire
15:37que c'est le sujet
15:38Pas rapidement
15:39parce qu'on voudrait aborder
15:40un autre thème
15:41Aurélien Lecoq
15:41pour finir sur le sujet
15:42Est-ce que vous pensez aussi
15:43que dans la situation
15:44on a besoin des Etats-Unis
15:45pour aider l'Ukraine
15:46L'idée c'était non plus
15:47de ne pas trop se fâcher
15:48avec les Etats-Unis
15:49justement
15:50L'Ukraine a besoin des Etats-Unis
15:52du soutien militaire
15:52des Etats-Unis
15:53Je crois que dans cette situation
15:55la France est en train
15:55de disparaître
15:56de la scène internationale
15:58et de perdre toute puissance
15:59qu'Emmanuel Macron
16:01est en train d'humilier la France
16:02parce qu'il se couche
16:03systématiquement devant
16:04Monsieur Trump
16:05Tout est permis
16:06par Emmanuel Macron
16:07à Monsieur Trump
16:07Quand Monsieur Trump
16:08décide d'attaquer
16:09illégalement
16:10le Venezuela
16:12alors Monsieur Macron
16:13donne raison
16:14à Monsieur Trump
16:15On a besoin des Etats-Unis aussi
16:17J'y viens
16:17C'est peut-être parce qu'on dépend
16:19aussi beaucoup des Etats-Unis
16:20Lorsque Monsieur Trump
16:20réclame qu'on augmente
16:22nos budgets militaires
16:23de 5%
16:23prenant ainsi un tribut
16:24de dizaines de milliards
16:25sur l'armement
16:26nous l'acceptons
16:27Lorsque Monsieur Trump
16:28nous demande 650 milliards
16:30d'investissement aux Etats-Unis
16:31nous l'acceptons
16:32Lorsque Monsieur Trump
16:33va décider d'un plan de paix
16:34en Ukraine
16:35dans lequel il va décider
16:37de piller les ressources ukrainiennes
16:38et de distribuer
16:39comme il veut
16:41le territoire
16:42nous l'acceptons
16:43Aujourd'hui Emmanuel Macron
16:44est en train de ridiculiser la France
16:46parce qu'il en fait
16:47un vassal absolu
16:48Un dernier mot
16:49et ensuite on passe à la crise actuelle
16:51Un mot Sylvain Maillard
16:53puisque l'attaque était importante
16:55et ensuite on passe à l'agriculture
16:56La position de la France
16:58le rôle de la France
16:59La position de la France
16:59elle est de soutenir
17:00à 100% les Ukrainiens
17:02et donc nous sommes
17:03derrière les Ukrainiens
17:03et nous avons besoin
17:04avec d'ailleurs
17:06cette réunion
17:07à l'heure actuelle
17:07très importante à l'Elysée
17:08On a besoin des Etats-Unis
17:09avec la conférence des volontaires
17:11de faire en sorte
17:12que nous ayons l'armement
17:13les financements
17:13pour aider les Ukrainiens
17:14Nous on n'est pas là
17:16en train de faire
17:17de la discussion de comptoir
17:19On est en train d'aider
17:21l'armée ukrainienne
17:22qui se bat frontalement
17:23avec les Russes
17:24Vous vous êtes en train
17:25de faire de la discussion
17:26de comptoir
17:26Nous nous sommes là
17:27au quotidien avec eux
17:28Nouvelle crise agricole
17:29Je vous propose d'écouter
17:30la ministre de l'Agriculture
17:31Annie Gennevar
17:32La lutte contre l'importation
17:35de productions
17:36qui ne respectent pas
17:37les normes européennes
17:38L'interdiction de 5 substances
17:41présentes dans des importations
17:43ne sera désormais plus possible
17:45lorsqu'elle dépasse
17:47le seuil autorisé
17:48par l'EFSA
17:48l'organisme indépendant européen
17:51C'est non seulement
17:52une concurrence déloyale
17:53c'est une injustice profonde
17:54et c'est vécu comme tel
17:56J'ai pris ce week-end
17:58un arrêté
17:59qui va être signé
18:00demain matin
18:00un arrêté
18:01pour suspendre
18:02l'entrée sur notre territoire
18:04de production
18:05utilisant ces substances
18:08qui sont interdites
18:09Merci beaucoup
18:10Madame la ministre
18:11et croyez-moi
18:12cette démarche
18:14ne fait que commencer
18:15Un arrêté
18:16pour interdire
18:17justement
18:18l'importation
18:18de produits
18:19avec des substances
18:19interdites en France
18:21des produits
18:21d'Amérique latine
18:22notamment
18:22est-ce que ça va
18:23dans le bon sens
18:23Aurélien Lecoq ?
18:25Mais c'est surtout
18:25la reconnaissance
18:26par le gouvernement
18:27qu'en réalité
18:28jusqu'ici
18:29ils ont été
18:29absolument incapables
18:30que oui
18:32le libre-échange
18:33les importations
18:34créent aujourd'hui
18:35une concurrence déloyale
18:36qui met nos agriculteurs
18:37sur la paille
18:37et je le dis
18:38parce que le Premier ministre
18:39vient de signer une lettre
18:40aux agriculteurs
18:41particulièrement hypocrite
18:42une lettre aux agriculteurs
18:43dans laquelle
18:44ils ne citent pas
18:45une seule fois
18:45le Mercosur
18:46or je veux le redire ici
18:47le Mercosur ne doit pas être
18:49repoussé
18:50il ne doit pas être amendé
18:51il ne doit pas être négocié
18:52le Mercosur doit être
18:54jeté à la poubelle
18:55et enfin
18:56parce que c'est quand même
18:57le sujet le plus brûlant
18:58de la crise des agriculteurs
18:59aujourd'hui
19:00il n'y a pas un mot
19:01dans le courrier du Premier ministre
19:02et pas une réponse
19:03sur la question de la DNC
19:04de la dermatose nodulaire
19:06c'est-à-dire de cette maladie
19:08pour laquelle le gouvernement
19:09a décidé de sacrifier
19:10le travail des agriculteurs
19:11pour protéger une fois de plus
19:13les exportations
19:14et les intérêts
19:14certains agriculteurs
19:15veulent exporter
19:16des plus gros
19:17mais l'immense majorité
19:18des agriculteurs
19:18aujourd'hui
19:19ne veulent pas voir
19:20leur troupeau
19:20abattu
19:21entièrement
19:22contre l'avis
19:23aujourd'hui
19:24des institutions européennes
19:25de l'Organisation mondiale
19:26de la santé animale
19:27je termine
19:30sur le protocole
19:32je voulais terminer
19:33là-dessus
19:33d'un mot
19:34en disant
19:34il y a une seule réponse
19:35à apporter à la crise
19:36des agriculteurs
19:36aujourd'hui
19:37le rejet du Mercosur
19:38et la fin
19:39de l'abattage systématique
19:41dans les troupeaux
19:42et le développement
19:42de la vaccination
19:43on a une position
19:46unanime dessus
19:47si les normes
19:48d'hygiène
19:49de réglementation
19:51du Mercosur
19:52ne sont pas appliquées
19:52on refuse
19:54rien ne doit rentrer
19:55et là on nous dit
19:55ça va être signé
19:56dans les prochains jours
19:57on l'a toujours dit
19:58la position de la France
19:58elle est très claire
19:59s'il n'y a pas
20:00de clause miroir
20:03nous ne voulons pas
20:05cet accord
20:05deuxième chose
20:07sur la dermatose nodulaire
20:09de dire attention
20:10si nous faisons en sorte
20:12que nous ruinons
20:13notre agriculture
20:14c'est-à-dire
20:15que si nous ne sommes pas
20:15en train d'écouter
20:16ce que disent
20:17les scientifiques
20:18c'est pas vous ni moi
20:18nous ne sommes pas scientifiques
20:19on est les scientifiques
20:21et la politique
20:22s'adapte à ce que disent
20:24les scientifiques
20:24si les scientifiques
20:27changent d'avis
20:28ou font évoluer
20:29leur avis
20:29nous suivrons
20:30l'avis
20:31mais là ils disent
20:31tout simplement
20:32on la connait
20:32la dermatose
20:33on sait la gravité
20:35des choses
20:35elle dit
20:36comment faisons-nous
20:36pour protéger
20:37le cheptel
20:38et d'ailleurs
20:39les agriculteurs
20:40sont très divisés dessus
20:40et je comprends
20:42leurs difficultés
20:43parce que c'est très dur
20:44certains agriculteurs
20:45peuvent dire
20:45malheureusement
20:46c'est la seule solution
20:47pour éradiquer
20:47les contaminations
20:49la réalité aujourd'hui
20:50c'est que vous protégez
20:52l'agro-business
20:52parce que vous refusez
20:54de vacciner
20:54pour protéger
20:55les exportations
20:56pendant que vous exécupez
20:57certains agriculteurs
20:58disent les exportations
20:59c'est très important
20:59puisque vous voulez parler
21:01de scientifiques
21:01votre position est contraire
21:03à celle de la Fédération
21:04Européenne des Vétérinaires
21:05elle est contraire
21:06à celle de l'Organisation
21:08mondiale de la santé animale
21:09ou à celle de l'EFSA
21:10à l'un et à l'autre
21:12d'avoir accepté
21:13de débattre
21:13dans cette émission
21:14de deux sujets
21:15qui font
21:15débat à la crise au Venezuela
21:17et à la crise agricole
21:19merci à vous
21:19de nous avoir suivis
21:20pour cette première émission
21:21en direct
21:22de l'Assemblée de l'année
21:23on se retrouve demain
21:24un peu avant 14h
21:25pour les questions
21:26au gouvernement évidemment
21:27je remercie Stéphanie Despierre
21:28Marco Pommier
21:29et Thibaut Henoch
21:30de nous avoir accompagnés
21:31rendez-vous ce soir
21:32à 19h30
21:32dans l'émission
21:33d'Adeline François
21:34Chaque voix compte
21:34Bon après-midi à tous
21:35sur LCP évidemment
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