00:00Nicolas Maduro, le dictateur vénézuélien, a été transféré dans un tribunal de New York,
00:04deux jours après sa capture par les Etats-Unis lors d'une opération militaire à Caracas.
00:08J'imagine d'ailleurs, Gérard Carrero, qu'il va être dans le tribunal de New York,
00:13là où Donald Trump avait été lui-même inculpé.
00:17Alors je ne sais pas si c'est dans le même bâtiment, parce qu'il y a plusieurs bâtiments du tribunal,
00:21même à Brooklyn, là, que je connais bien, il y a plusieurs bâtiments.
00:25Je ne peux pas vous assurer, parce que la question a été posée sur une chaîne américaine,
00:30que j'ai entendu, et on ne sait pas si effectivement on peut rapprocher en disant
00:35« c'est dans cette salle qu'ont eu lieu les procès d'un tel, un tel, un tel, j'en connais ».
00:40C'est peut-être simplement une des salles du tribunal, donc je ne peux pas vous confirmer.
00:45Il doit répondre de quatre chefs d'accusation de trafic de drogue et de détention d'armes automatiques.
00:49Sa comparution est prévue à 18h, avec notamment son épouse.
00:52Ils sont accusés de s'être alliés avec la guérilla des forces armées révolutionnaires de Colombie,
00:56ainsi qu'à des cartels criminels pour acheminer des tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis.
01:01Pour la suite, Cuba est prêt à tomber, a déclaré Donald Trump aux journalistes,
01:05à bord d'Air Force One, des voix s'élèvent en France pour parler du droit international.
01:09Emmanuel Macron a nuancé ses propos après son message sur les réseaux sociaux samedi.
01:14Ça c'est intéressant, parce qu'il y a une forme de nuance qu'a apporté le président de la République.
01:19Le peuple vénézuélien est aujourd'hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro,
01:23et on ne peut que s'en réjouir.
01:24« En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales,
01:28Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple.
01:31La transition à venir doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien. »
01:37Ça c'était le tweet, et donc aujourd'hui il y a eu un Conseil des ministres de rentrée,
01:40et Maude Bréjon, la porte-parole, a dit que le président avait nuancé en Conseil des ministres
01:43en disant qu'il ne partageait pas le mode d'action de Trump.
01:46Donc c'est-à-dire que tous ceux qui ont cru que le en même temps était terminé,
01:50en fait ça a duré 48 heures en même temps, et de retour.
01:52Mais alors pourquoi nous défendons le droit international ?
01:55La méthode employée n'est ni soutenue, ni approuvée, alors qu'il n'avait pas ces mots-là.
02:01Contrairement à son ministre des Affaires étrangères qui avait réagi avant lui,
02:04Jean-Noël Barraud, et d'ailleurs il y a un porte-parole du Quai d'Orsay ensuite
02:07qui a fait une chaîne d'infos, il pataugeait complètement le pauvre
02:10entre la position du Quai d'Orsay et la position de l'Elysée.
02:13Donc il a cédé, si vous voulez, à une partie de son camp,
02:18même si certains ont été même encore plus courageux que lui,
02:20je pense à Gabriel Attal, qui a fait une réaction très vive sur le sujet.
02:23Très sur l'entrée, à front renversé, que nous avons cité ce matin,
02:27le RN qui est effectivement à front renversé là aussi.
02:29Fait-il en même temps, depuis Marine Le Pen ou Jordan Bardella ?
02:32Un peu décevant ces gens-là.
02:33C'est-à-dire que...
02:34Vous faites une grande rentrée.
02:37Ils ne veulent pas être associés à Trump depuis le départ,
02:40ils ont été très modérés au moment de la réélection de Trump.
02:42Marine Le Pen et Jordan Bardella sont persuadés qu'un Trump en France ne serait jamais élu,
02:46donc c'est leur stratégie de normalisation,
02:48ce n'est pas celle de Reconquête, qui critique d'ailleurs le Rassemblement National,
02:51donc chacun peut avoir l'analyse qu'il souhaite ou les propos qu'il veut.
02:54Moi je note juste qu'Emmanuel Macron a tenu 48 heures
02:56pour mettre un terme à son en même temps,
02:59ou plutôt le faire revenir au jour du jour.
03:00Oui, il n'a pas fait du en même temps, il a fait du en deux temps.
03:04Premier temps, je suis modéré à l'égard de Trump,
03:10sous-entendu éventuellement on aura pas mal de choses à discuter.
03:13Retweeté par Trump.
03:14Retweeté par Trump, donc j'ai donné à Trump,
03:18et en même temps il a vu les réactions, en gros, disons en très gros,
03:22mais malgré tout assez justement,
03:24la gauche est contre cette opération,
03:28et la droite est un peu embarrassée pour une partie d'entre elles.
03:32Vous venez de le rappeler avec le Front National.
03:34Mais en gros, toute la gauche, toute la gauche,
03:38est unie pour dire, encore une fois,
03:41c'est les Américains, c'est le pétrole,
03:44ce Trump est décidément bon.
03:46De toute façon, il fallait répondre à ça,
03:49et c'est le deuxième temps de Macron,
03:51c'est bien évidemment, il aurait mieux valu que ça ne soit pas fait de manière...
03:55Non mais, Obama aurait été au pouvoir,
03:58il aurait fait la même chose,
03:59c'était moins un problème que parce que c'est Trump.
04:01Oui, c'est ça, bien sûr, c'est parce que c'est un peu sûr.
04:03C'est ça le sujet, c'est le fond de l'histoire.
04:06C'est une très bonne remarque, Christophe Bordet.
04:07Parce que, pardon, mais le droit international,
04:09on peut toujours dire aujourd'hui,
04:10ah oui, le droit international n'est pas respecté,
04:12mais attendez,
04:13quand leur copain Maduro ne respectait pas
04:15le résultat des élections,
04:17ça leur posait un problème,
04:18on ne les entendait pas,
04:19je ne comprends pas très bien.
04:20Quand Maduro inondait les Etats-Unis,
04:23et pas que, de cocaïne,
04:25est-ce que c'était gênant ?
04:26Quand la cocaïne arrive du Venezuela,
04:29en Guyane, puis vient en Europe et en France,
04:31c'est un problème ?
04:32Ah mais non, ce n'est pas un problème, là, bizarrement.
04:34Voilà la gauche de la France,
04:35aujourd'hui, telle qu'elle est.
04:37Elle a toujours été comme ça, la gauche.
04:38Sabrina Medjaber.
04:39Pardon, d'ailleurs, parce qu'il y a aussi le sujet de l'Iran,
04:42qui sera à venir dans les prochaines semaines,
04:46mais la gauche, elle n'a jamais été du côté,
04:48justement, des personnalités politiques,
04:50qui défendaient la sécurité nationale,
04:51qui défendaient leurs frontières,
04:52qui défendaient l'identité de leur peuple,
04:54et qui, encore une fois,
04:55les encourageaient à se protéger.
04:57Ce matin, je citais sur l'antenne d'Europa
04:59et sur CNews,
05:00je rappelais, parce que les journaux,
05:02dans les réactions,
05:03les journaux ont aussi une culture,
05:04et les journaux ont une histoire.
05:06Je rappelais la Une de l'Humanité,
05:08le jour où Staline est mort,
05:10le grand Staline,
05:11Oda Staline, c'est l'humanité.
05:13Ce matin, la Une de l'Humanité,
05:15c'était Trump prend des otages.
05:17Bon, de la même manière,
05:18Libération saluait l'arrivée
05:20des Khmer Rouges à CNews,
05:22et pendant dix ans,
05:23a salué ce régime.
05:25Donc, la vérité,
05:26c'est que ces gens se trompent toujours,
05:28et tout le temps.
05:29Donc, ce sont les petits-enfants
05:31de ceux qui écrivaient
05:33les Odes à Staline,
05:34qui sont aujourd'hui à l'Humanité,
05:36et ce sont aussi les petits-enfants
05:37de ceux qui saluaient l'arrivée
05:39des Khmer Rouges à CNews,
05:41qui écrivent dans Libération.
05:43Donc, c'est les mêmes.
05:43Vous savez ce qu'avait écrit Libération ?
05:45À l'époque, Serge Julie,
05:46qui en était le directeur,
05:47lorsque Khmer Nier est arrivé au pouvoir,
05:49il parlait d'énergie libératrice
05:51pour les femmes.
05:52Il appelait ça le grand soir,
05:53le jour où Khmer Nier est arrivé au pouvoir.
05:55En 1979.
05:56Donc, moi, je ne suis pas étonné,
05:58c'est des positions idéologiques,
06:00et comme l'a très bien dit Christophe,
06:02si c'était Barack Obama
06:04qui était intervenu,
06:05sans doute,
06:06les commentaires seraient différents
06:08ce matin, au moins dans le monde politique.
06:09Et il y a des nuances à gauche,
06:10parce qu'il y a quand même
06:11ceux qui ont fait carrément
06:12un rassemblement place de la République
06:14pour pleurer Maduro.
06:15Et brûler un drapeau américain.
06:16Voilà, un drapeau américain
06:18a été brûlé.
06:19Pour l'Iran,
06:20la France insoumise nous explique
06:21que c'est des manifestations
06:22contre la vie chère.
06:23Contre la vie chère,
06:24ils ne parlent jamais d'islamisme,
06:26d'épuration dans la population iranienne.
06:29De narcoterrorisme également.
06:30Où les pendaisons s'enchaînent.
06:33Donc, c'est-à-dire qu'eux,
06:34ils ne sont jamais décevants dans le pire.
06:36C'est-à-dire qu'après avoir été ambigu avec le Hamas,
06:38après avoir condamné les frappes israéliennes et américaines
06:41contre l'Iran,
06:42et contre évidemment les endroits
06:44où on enrichissait de l'uranium
06:46pour faire des bombes atomiques,
06:48maintenant, ils pleurent Maduro.
06:49Mais c'est logique,
06:50Hugo Chavez est le modèle de Mélenchon.
06:51Donc à partir de ce moment-là...
06:53Il ne sert que pour protéger l'Islamisme.
06:55C'est extraordinaire quand même.
06:56Et c'est ça qui est fascinant.
06:57Là où les régimes communistes passent.
07:01Appauvrissement général.
07:04Interdiction pour les opposants politiques
07:06de s'exprimer.
07:088 millions de personnes d'exilés au Venezuela.
07:12L'exécution sommaire.
07:13C'est sidérant quand même.
07:14Sans surérité.
07:15Solaire moyen au Venezuela,
07:16100 euros par mois.
07:17C'est sidérant.
07:18C'est-à-dire qu'à Moscou hier,
07:20comme à Caracas aujourd'hui,
07:21les mêmes causes produisent les mêmes effets,
07:23les régimes communistes
07:25produisent toujours les mêmes effets.
07:28Et bien malgré cela,
07:29vous avez des gens en France qui y croient
07:31et vous avez des hommes politiques
07:32qui le défendent.
07:34Que voulez-vous que je vous dise ?
07:35Et Trump, il allait faire quoi ?
07:36Il allait aller devant le Congrès américain
07:3848 heures avant
07:39pour annoncer à tout le monde
07:40qu'il allait capturer Maduro ?
07:42On allait convoquer l'ONU
07:44pour savoir si on devait capturer Maduro ?
07:47Alors, direct, sur aucun sens.
07:48Écoutons-les, Christophe Bordet,
07:49puisque Aurore Berger,
07:51ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes,
07:53elle a été invitée ce matin de sonner à Mabrouk
07:54à 8h10 sur CNews et Europe 1.
07:56Nous l'écoutons.
07:56La position de la France,
07:58qui est claire.
07:59Je crois que le monde se porte mieux
08:00sur Nicolas Maduro.
08:01C'est qui ?
08:02Aurore Berger.
08:02Aurore Berger.
08:04Je crois que le monde se porte mieux
08:05sur Nicolas Maduro.
08:05C'est ça, c'est Aurore Berger.
08:06Et je crois qu'il n'y a que la France Insoumise,
08:08Jean-Luc Mélenchon,
08:09pour regretter la déchéance d'un dictateur
08:11qui a affamé son propre peuple.
08:13Il y a 8 millions de Vénézuéliens
08:14qui ont été déplacés.
08:16Et au-delà même de ce qui s'est passé au Venezuela,
08:18quand on parle du narcotrafic,
08:19on parle aussi du Venezuela
08:21et de la manière avec laquelle
08:22Nicolas Maduro a organisé
08:24la déstabilisation d'un certain nombre de nos États.
08:27Donc ça, c'est la première des choses.
08:28Deuxième sujet, c'est qu'il faut acter
08:30qu'aujourd'hui, il y a une question
08:32qui est la question de la force,
08:33question de l'heure des prédateurs,
08:35forme de retour de l'impérialisme
08:36qu'il soit américain,
08:37qu'il soit russe, qu'il soit chinois.
08:40Bien sûr.
08:40Pourquoi Emmanuel Macron ne l'a-t-il pas fait ?
08:42Le président de la République,
08:43il ne s'est jamais écarté du droit international.
08:45Par contre, il a toujours dit
08:47une chose très claire.
08:49Et dès 2017,
08:49il était souvent seul à le dire,
08:51mais je crois qu'il l'a dit avec raison,
08:53c'est qu'il a toujours parlé
08:53de la nécessité du retour de la puissance
08:55et que cette puissance,
08:56c'est la question de l'autonomie stratégique.
08:59Je trouve assez intéressant
09:00la voix d'Aurore Berger
09:02qui est une voix qui,
09:04ces derniers mois,
09:05s'est affirmée dans la Macronie
09:08qui peut-être aura un rôle à jouer
09:09ces prochaines années.
09:10Je ne sais pas ce qu'en pensent
09:11les spécialistes politiques.
09:13Gérard Carré,
09:13je vous vois d'autres délinés.
09:15Non, effectivement,
09:16elle est en mission,
09:17si j'ose dire,
09:18dans ce rôle-là.
09:20Elle a pris, effectivement,
09:21elle est sur un certain nombre de sujets,
09:24je pense notamment aux femmes
09:25ou à l'antisémitique,
09:26et où elle est, effectivement,
09:28plutôt proche
09:29d'autres gens,
09:32d'autres horizons.
09:33Tandis que, si vous voulez,
09:35d'autres ministres ne l'ont pas fait.
09:37Mais je pense qu'il y a une part
09:38de positionnement
09:39et peut-être aussi
09:40une part d'options personnelles.
09:43Et si c'est le cas
09:43des options personnelles,
09:44bravo.
09:45d'autres ministres ne l'ont pas fait.
09:46Je pense qu'il y a une part d'option,
09:47d'autres ministres ne l'ont pas fait.
09:48Je pense qu'il y a une part d'option,
09:48d'autres ministres ne l'ont pas fait.