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  • il y a 2 mois
Chaque vendredi et chaque samedi, Marie Chantrait vous accompagne de 17h à 20h le vendredi et de 18h à 20h le samedi dans Le Club BFM.

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00:00:0018h36 sur BFM TV, vous venez de suivre en direct cette conférence de presse très attendue du président américain suite de notre édition spéciale.
00:00:13Après cet assaut inédit, là aussi ce sont les mots de Donald Trump, inédit depuis la seconde guerre mondiale,
00:00:20Nicolas Maduro, le président du Venezuela, a été capturé cette nuit dans la capitale Caracas.
00:00:27On attend de plus amples détails, une conférence de presse où il a répondu à de nombreuses questions, on va en discuter longuement.
00:00:34Et vous le voyez, ce cliché, une image sans doute pour l'histoire qui a été diffusée sur les réseaux sociaux du président américain juste avant cette conférence de presse.
00:00:43On voit Nicolas Maduro menotté avec un bandeau sur les yeux, il est à bord d'un navire américain, direction vraisemblablement New York.
00:00:53On va revenir avec les meilleurs experts analystes sur ce qu'il s'est passé cette nuit au Venezuela, un assaut, je le disais encore une fois, historique.
00:01:03Bonsoir à tous, merci d'être avec nous, d'abord avec vous Igor Saïry, peut-être les principales annonces, les principaux détails donnés ce soir par le président américain,
00:01:14mais aussi par les autorités américaines. Et une phrase qui m'a marquée sur cet assaut, si on avait dû tuer Maduro, cela aurait pu arriver.
00:01:25Il y a eu des échanges de tirs. Vraisemblablement, les équipes de sécurité qui entourent de fait le président du Venezuela ont tenté de riposter et de s'opposer à l'action américaine.
00:01:37Oui, alors on a découvert Donald Trump, un petit peu comme d'habitude, avec des digressions infernales, si j'ose dire, en valorisant l'armée américaine, les forces américaines,
00:01:46et en revenant un petit peu en détail, effectivement, sur cette opération, même s'il manque encore beaucoup d'informations.
00:01:51Sur Fox News, juste avant cette conférence de presse, il disait que les Maduro avaient été capturés pendant leur sommeil, dans leur lit.
00:01:59Or, pendant la conférence de presse, grâce à une question d'un journaliste, on apprend qu'il y a eu un échange de tirs et que Nicolas Maduro essayait de rentrer dans une salle blindée.
00:02:08Un abri.
00:02:09Un abri, et qu'il n'a pas eu le temps de refermer la porte tellement cela a été rapide.
00:02:13Et qu'effectivement, comme vous l'avez dit, il y a eu un échange de coups de feu avec sa garde rapprochée, on peut l'imaginer.
00:02:20Or, on ne sait pas s'il y a eu de blessés ou des morts côté vénézuéliens.
00:02:23Le président américain, en revanche, dit, et il trouve que c'est miraculeux et formidable, qu'il n'y a pas eu de mort américain, que même le matériel américain a été récupéré.
00:02:31Ça, c'est une première chose.
00:02:33Opération, il faut le reconnaître, d'un succès retentissant.
00:02:36C'est assez incroyable.
00:02:37Ça a pris des mois de préparation.
00:02:39Ça, c'est le chef d'état-major américain qui l'a développé.
00:02:41Il y a eu une quinzaine, 150 aéronefs, pardon, une vingtaine de navires militaires dans les eaux des Caraïbes depuis plusieurs mois maintenant.
00:02:49Avec ces explosions que l'on a vues dans la matinée, en effet.
00:02:53Avec des explosions qui ont duré environ une heure et qui ont été un leurre en réalité.
00:02:58Des bases militaires, des aéroports, des ports également.
00:03:01Et les forces spéciales américaines, la Delta Force.
00:03:03Il s'agit d'un commando secret américain qui est intervenu pour capturer Nicolas Maduro et son épouse.
00:03:10Autre annonce majeure ce soir, Olivier Ravanello.
00:03:13On va y revenir longuement également.
00:03:14Vous êtes éditorialiste politique pour BFM.
00:03:18Donald Trump qui annonce que les Etats-Unis vont diriger le Venezuela.
00:03:23Forme de transition.
00:03:24Là encore, on est un peu saisi par cette annonce.
00:03:27Question posée par les journalistes dans la salle.
00:03:30Mais qui ?
00:03:30Qui va prendre cette transition ?
00:03:32Et Donald Trump, sans sourciller, dit
00:03:34Eh bien, les personnes qui se trouvent sur cette scène, ce sera temporaire.
00:03:39Mais ce sera nous.
00:03:39Et donc, les personnes sur la scène, c'est lui, c'est son ministre des Affaires étrangères, c'est son chef des armées.
00:03:47Depuis le début de la journée, on était en train de regarder, déjà stupéfait, à l'enlèvement d'un chef d'État, présenté comme un narcotrafiquant,
00:03:57avec dans cette opération militaire l'aide de la DEA, l'unité qui lutte contre le trafic de drogue,
00:04:03parce que Maduro est accusé de trafic de drogue et de trafic d'armes.
00:04:08Donc, il est transféré sur un bateau.
00:04:10On a même vu la photo de ce président, encore menotté, pour aller jusqu'à New York, pour y être jugé.
00:04:16Jugé comme un narcotrafiquant, de même que El Chapo, le Mexicain, il y a quelques années.
00:04:23Et là, ce que Trump nous raconte, c'est la deuxième partie de ce récit, c'est ni plus ni moins qu'un renversement de pouvoir.
00:04:31C'est de dire, nous prenons le contrôle de ce pays.
00:04:35Le problème, c'est qu'entre le déclaratif de Trump, qui à chaque fois, en 24 heures, vous dit, l'affaire est pliée, on est intervenu, et c'est fini,
00:04:43et la réalité du terrain, il y a un gap qui est assez saisissant.
00:04:47Mais un ton menaçant aussi du président américain, je me permets de découper, parce qu'il le dit, c'est aussi un message à nos ennemis.
00:04:54Il a aussi cette formule très Trumpienne, le président colombien peut avoir chaud aux fesses, je le cite encore.
00:05:01Ça pourrait arriver à d'autres.
00:05:01Ça pourrait arriver à d'autres.
00:05:03Voilà le ton de cette conférence de presse ce soir.
00:05:05Il y a deux éléments, il évoque déjà certains noms, comme étant des personnes qui peuvent travailler avec les Américains sur l'avenir immédiat du Venezuela.
00:05:15Il y a par exemple la vice-présidente, Delcy Rodriguez, qui est mentionnée, qui n'est pas mentionnée avec des mots désagréables par Trump.
00:05:24Est-ce que ça veut dire qu'une partie du gouvernement qui était en place a retourné sa veste, a donné des gages aux Américains en disant,
00:05:31on est prêt à accompagner le mouvement, entre ça et la prison, on préfère travailler avec vous ?
00:05:36On va le voir, mais en tout cas, c'est une hypothèse.
00:05:39Et puis, il y a ce que vous soulignez, c'est la façon qu'a Trump de dire, en convoquant la doctrine Monroe,
00:05:46les Amériques, j'insiste, les Amériques du Nord et du Sud, c'est chez nous.
00:05:51On y fait ce que l'on veut et personne n'a rien à y redire.
00:05:55Oui, lieutenant-colonel Vincent Arba retient.
00:05:57On va revenir sur l'assaut.
00:05:58J'aimerais juste poser une question à Pascal Drouot, expert en géopolitique.
00:06:02Et vous connaissez parfaitement la zone en tant que président du groupe d'amitié France-Amérique latine.
00:06:07Olivier Ravanello posait la question d'éventuelle complicité ou peut-être de retournement dans le gouvernement vénézuélien.
00:06:13Encore une fois, grande prudence ce soir.
00:06:15Mais selon des sources, notamment à l'urgence Reuters, la CIA, qui a donc travaillé sur cette opération durant de nombreux mois,
00:06:23aurait disposé d'une source à l'intérieur du gouvernement vénézuélien.
00:06:26Parce que la question qui se pose quand même ce soir, c'est comment, en l'espace de 4 heures, cette opération a-t-elle pu être menée ?
00:06:33Il savait où était localisé Nicolas Maduro.
00:06:36Il savait où frapper avec ses opérations de diversion.
00:06:40Et en quelques heures, il est exfiltré du pays, posé sur un navire et direction les États-Unis.
00:06:45Tout à fait.
00:06:45C'est ça le récit de cette journée ?
00:06:47Absolument.
00:06:48C'est le récit d'une opération d'exfiltration.
00:06:52Ce mot a été utilisé depuis plusieurs semaines, en Amérique latine, réussit une opération menée par des services de renseignement, par des forces opérationnelles, c'est certain.
00:07:06Mais pour vous, il y a eu des complicités ?
00:07:07Bien sûr, mais c'est évident.
00:07:09C'est arrivé quand même à la présidence de la République.
00:07:11Je veux dire, il faut connaître les lieux, il faut savoir où est la cible, votre cible, Nicolas Maduro.
00:07:19Il faut connaître le terrain.
00:07:21Donc, il y a forcément eu un travail qui a été mené, peut-être, par des drones, enfin, etc., depuis des semaines, et forcément au sol.
00:07:28Et il est évident qu'à ce niveau-là, le renseignement humain a compté avec des trahisons dans l'entourage immédiat de Nicolas Maduro.
00:07:37Mais ça, ça ne fait aucun doute à mes yeux.
00:07:39Et les mots du chef de l'État, Donald Trump, ont été cela.
00:07:42Un assaut inédit, jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale.
00:07:46Écoutez-le.
00:07:46La puissance des États-Unis, la puissance maritime et aérienne et terrestre, ont été utilisées pour mener un assaut que personne n'a vu,
00:07:58d'une ampleur qui n'a pas été vue depuis la Deuxième Guerre mondiale.
00:08:03Et cela a permis de sortir de sa forteresse le Maduro pour l'amener à la justice.
00:08:21– Lieutenant-Colonel Vincent Arbar-Euthier, je le disais, vous êtes historien militaire, docteur en sciences politiques et en histoire contemporaine.
00:08:29Qu'est-ce qui vous a marqué dans cette conférence de presse ?
00:08:31Des détails, pas forcément au début, mais répondant aux journalistes.
00:08:35On sait quand même un peu plus d'éléments, on a un peu plus d'éléments concernant cet assaut inédit, encore une fois,
00:08:41les superlatifs très trumpiens, encore une fois.
00:08:43Mais ça a été une opération rondement menée.
00:08:46– Oui absolument, et puis avec des moyens inédits en nombre, en qualité, aussi en interopérabilité.
00:08:52Alors c'est une notion qui fait que les aviateurs soient capables de travailler avec les forces spéciales et avec les marins.
00:08:58Il y a aussi la présence de 15 000 marines prêts à débarquer le cas où.
00:09:01Et d'ailleurs, ce qui m'a marqué également dans cette conférence de presse, c'est que ce n'est pas complètement terminé,
00:09:05parce qu'il y a toujours une épée de Damoclès au-dessus du Venezuela,
00:09:08et il menace les autorités actuelles du Venezuela de recommencer quand il le voudra.
00:09:13Donc en réalité, le président Trump a montré qu'il maîtrisait la situation au Venezuela.
00:09:18Et là où il montre qu'au plan militaire, la puissance américaine est supérieure aux autres,
00:09:24c'est que ce qu'il a réussi à faire, ça n'a pas été réussi par les Russes en février 2022
00:09:29contre les Ukrainiens, contre le gouvernement ukrainien.
00:09:32Il y a même entre les Russes et les Afghans en 1979, dans la mesure où ça avait un peu dérapé.
00:09:38Ils ont été obligés d'assassiner le président afghan alors qu'ils auraient dû le capturer.
00:09:42Donc là, effectivement, la période n'est pas la même.
00:09:45Il y a une telle précision dans l'exécution qui certainement a été à un moment déclenché
00:09:51par quelqu'un qui était à l'intérieur du dispositif, par un complice qui a dit c'est le moment.
00:09:56Sinon, d'ailleurs, il y a un signe, c'est que Maduro, le président des Vénézuènes,
00:10:01est en cours de déplacement vers un bourron de cœur où il aurait été très difficile de le déloger,
00:10:05sinon en le détruisant.
00:10:06Donc là, si vous voulez, ça a été millimétré à la seconde près.
00:10:11La fameuse force Delta qui est intervenue contre Ben Laden il y a quelques années,
00:10:17c'est la même qui est intervenue mais vraiment avec très peu de délai entre le trigger,
00:10:23c'est-à-dire le déclenchement qui est venu de l'intérieur et puis la réalisation de l'opération.
00:10:28C'est vraiment seamless, comme disent les Américains, c'est-à-dire absolument sans couture.
00:10:35Je veux dire, seamless, ça veut dire une planification rondement menée sans obstacle.
00:10:41On va revenir au cinéma sans doute dans les prochaines années.
00:10:43Oui, bien sûr, sans doute, oui, qui va inspirer des réalisateurs.
00:10:46On va revenir dans le détail et sur cette Delta Force dont vous parliez effectivement dans le détail
00:10:51qui est intervenue par le passé sur des opérations encore extrêmement précises.
00:10:56Mes places au terrain, vous retrouvez Axel Meunier, vous êtes notre correspondant aux Etats-Unis.
00:11:01Une longue conférence de presse qui a pris d'ailleurs un peu de retard
00:11:04et des réponses à des journalistes qui ont permis finalement d'avoir de nombreux détails
00:11:10quant à cette opération préparée, on l'a compris donc depuis de très nombreux mois.
00:11:16Oui, c'est vrai que Donald Trump n'a éludé aucune question.
00:11:20Il a même pris le temps de répondre à de nombreux journalistes massés dans la salle de presse de Mar-a-Lago
00:11:25et surtout cette information principale.
00:11:28Les Etats-Unis sont désormais prêts à diriger le Venezuela
00:11:32en attendant qu'une transition sereine et sûre puisse être mise en place.
00:11:36Donald Trump a été très direct aussi sur le fait que les Etats-Unis sont prêts à investir sur place
00:11:40pour gagner eux-mêmes de l'argent grâce aux entreprises américaines
00:11:43et à s'occuper notamment du pétrole.
00:11:46Alors forcément, il y a eu beaucoup de réactions sur cette conférence de presse
00:11:49et les élus démocrates, notamment l'opposition qui continue à parler d'une opération illégale
00:11:56qui a été faite sans l'accord du Congrès alors que c'est la Constitution américaine qui le veut.
00:12:01Certes, le président des Etats-Unis est le chef des armées
00:12:04mais c'est bien au Congrès et à lui seul de déclarer la guerre à un autre pays.
00:12:09Et puis évidemment derrière, les élus républicains, eux, font bloc.
00:12:13Donc derrière Donald Trump, ils estiment qu'il a tenu une promesse,
00:12:16que c'est aussi une façon de lutter contre le trafic de drogue
00:12:19et que toutes les personnes qui sont mises en examen ou en tout cas inculpées aux Etats-Unis
00:12:25doivent savoir qu'elles peuvent être cherchées partout.
00:12:28C'est une conférence de presse qui a aussi surpris par sa longueur.
00:12:32Effectivement, Donald Trump a répondu à toutes les questions.
00:12:35Il a notamment montré un visage différent de celui qu'il avait montré pendant la campagne.
00:12:40Lui qui avait promis que ce serait America First, qu'il ne lancerait aucune guerre sous son mandat.
00:12:45Lui qui vise le prix Nobel de la paix.
00:12:47Le voici désormais donc à la tête d'une opération qui a été faite sans l'accord du Congrès
00:12:53mais aussi sans aucune autorisation préalable de l'ONU par exemple
00:12:57et sans possibilité de prôner la légitime défense.
00:13:01Ce sont les deux cas qui sont nécessaires pour justifier d'une attaque dans un pays tiers
00:13:06lorsque, dans le cadre du droit international,
00:13:11bref, Donald Trump assume tout ce qu'il a fait jusqu'à présent
00:13:14et pour l'instant, il donnera peut-être d'autres informations dans les prochaines heures.
00:13:20Axel Monnier en direct de Washington.
00:13:22Merci beaucoup pour ces détails.
00:13:24Guillaume Lagagne, vous êtes maître de conférence à Sciences Po,
00:13:27auteur récent de cet ouvrage,
00:13:29La géopolitique de l'Europe, le crépuscule d'une puissance.
00:13:31Tout un programme, notamment quand on voit ce qu'il se passe.
00:13:34Rien sur l'Amérique latine malheureusement.
00:13:35Rien encore sur l'Amérique latine.
00:13:36En effet, Axel Monnier le soulignait,
00:13:38cette question de la légalité de cette intervention
00:13:41qui a surpris tout le monde.
00:13:44Certes, on a compris la montée
00:13:46et les prises de parole et de distance successives
00:13:50entre les deux chefs d'État
00:13:51mais en effet, le Congrès, le Congrès américain
00:13:54n'a pas été consulté ces dernières heures
00:13:58quant à cette intervention qui s'est déroulée dans le plus grand secret.
00:14:01Mais là encore une fois,
00:14:03et on le commence à le voir transparaître aux États-Unis,
00:14:06c'est un débat qui va s'imposer
00:14:09et qui pose question.
00:14:11Oui, alors en fait, quand vous parlez de légalité...
00:14:12Est-ce légal quoi ?
00:14:13C'est la question que je vous pose.
00:14:14Il y a deux aspects de la légalité.
00:14:15Vous avez la légalité interne aux États-Unis.
00:14:17C'est la question de savoir si le président
00:14:19peut utiliser la force ou pas avec l'accord du Congrès.
00:14:21Et puis vous avez la légalité internationale de cette intervention.
00:14:24Alors sur la légalité interne,
00:14:26ce qui est intéressant, ça a été l'intervention
00:14:28du ministre des Affaires étrangères,
00:14:30M. Roubio, qui a pris les devants en disant
00:14:32que c'était une opération qui était en fait dictée par la justice.
00:14:35C'est-à-dire que nous ne considérons pas M. Maduro
00:14:38comme un chef d'État, mais comme un criminel
00:14:39poursuivi par la justice américaine.
00:14:41Un narcotrafiquant.
00:14:42Pour des raisons de rapidité et de discrétion,
00:14:45nous ne pouvions pas informer le Congrès.
00:14:47Sinon, et ça je crois que c'était les mots du président Trump,
00:14:49il y aurait eu des fuites.
00:14:50L'X, ça n'aurait pas été opérationnel.
00:14:52C'est un moyen de se justifier.
00:14:54Oui, parce que forcément, il va y avoir polémique aux États-Unis.
00:14:57Alors je comprends que les Républicains vont plutôt faire bloc
00:14:59derrière M. Trump, mais du côté des démocrates,
00:15:02et en particulier de la gauche du Parti démocrate,
00:15:04il pourrait y avoir des questions à poser.
00:15:06Puis après, vous avez la question de la légalité internationale,
00:15:08qui aux États-Unis pose moins question,
00:15:10mais qui est quand même intéressante pour nous,
00:15:11c'est de savoir si on a le droit de faire ce type d'opération.
00:15:14Et là, honnêtement, il est quand même difficile
00:15:16de la justifier, parce que normalement,
00:15:18une guerre, une intervention armée,
00:15:19vous la justifiez soit parce que l'ONU l'a voulu,
00:15:22soit parce que vous étiez en situation de légitime défense.
00:15:24Je pense que dans le cas de l'opération qui vient d'être menée,
00:15:27les Américains vont mettre en avant la légitime défense
00:15:28en disant, à travers l'immigration,
00:15:30à travers le narcotrafic,
00:15:31à travers l'alliance avec la Chine, avec l'Iran,
00:15:34M. Maduro menaçait notre sécurité,
00:15:36donc nous avons voulu nous en défaire.
00:15:37Et il s'adresse aux Américains, évidemment,
00:15:39quand il dit cela et qu'il se justifie dans ce sens.
00:15:42J'aimerais qu'on écoute, à présent,
00:15:44un nouvel extrait de cette conférence de presse.
00:15:46Donald Trump évoque l'interpellation de Nicolas Maduro
00:15:50et de son épouse.
00:15:52Je le rappelle, et vous le voyez sur cette photo,
00:15:54ce cliché dévoilé sur les réseaux sociaux du président,
00:15:57qui sont désormais en route sur un navire américain,
00:16:00direction vraisemblablement New York.
00:16:03Écoutez les détails que donne Donald Trump ce soir.
00:16:05Il essayait d'aller dans un abri sûr au sein de sa résidence,
00:16:12mais il n'y est pas parvenu parce que nous avons été tellement rapides.
00:16:16Nous avons disséminé l'opposition de manière tellement rapide,
00:16:21alors que l'opposition, il y avait.
00:16:23Cela était tellement rapide, vous saviez,
00:16:26mais il y avait énormément d'opposition et de tirs.
00:16:29Donc, Maduro essayait d'atteindre un abri sûr
00:16:34qu'il n'aurait pas été sûr de toute façon
00:16:36parce que nous aurions pu le faire exploser.
00:16:41Nous avions fait des tests,
00:16:43mais c'était une porte très épaisse en acier,
00:16:48mais il n'est pas parvenu à fermer cette porte.
00:16:51Olivier Ravanello, les détails donnés ce soir,
00:16:54absolument hallucinants.
00:16:56Il y a dans ces détails et dans aussi la façon dont Trump a commencé
00:16:59à dire qu'il avait suivi cette opération
00:17:02par les caméras qui sont embarquées par les commandos
00:17:06comme un véritable feuilleton,
00:17:08quelque chose qui immédiatement dans l'imaginaire collectif
00:17:11et a fortiori celui des Américains,
00:17:13rappelle d'autres images.
00:17:14La traque de Ben Laden,
00:17:16la découverte de Saddam Hussein,
00:17:18Théré et Barbu,
00:17:19la traque de Kadhafi.
00:17:21Tout est fait pour enlever à Maduro
00:17:25son statut de chef d'État.
00:17:26Tout est fait pour le rabaisser
00:17:28au niveau d'un narco
00:17:29qu'on va chercher derrière une porte blindée.
00:17:32Ça aussi, ça fait écho
00:17:33à toutes les images d'épinales que vous avez,
00:17:37des grands narco-trafiquants
00:17:38qui sont entourés,
00:17:39qui sont cachés
00:17:41et que l'on va véritablement débusquer
00:17:45pour arriver à le faire sortir.
00:17:46D'où la volonté aussi
00:17:47de le montrer dans ses attributs
00:17:49avec effectivement menotté,
00:17:51bandeau sur les yeux.
00:17:52Juste une question peut-être un peu naïve,
00:17:53il n'est pas anormal
00:17:55qu'une telle opération soit menée
00:17:57alors que le chef des armées
00:17:59qu'est le président américain
00:18:00ne soit pas à la Maison-Blanche ?
00:18:02Parce que vous vous rappelez
00:18:03l'imaginaire collectif,
00:18:04cette image,
00:18:05oui, qu'on a tous en tête d'Obama
00:18:06suivant la traque de Ben Laden.
00:18:08C'est visiblement ce qu'il a vécu,
00:18:10mais à Mar-a-Lago,
00:18:11ce n'est pas un problème
00:18:12qu'il ne soit pas
00:18:12dans la résidence du chef de l'État
00:18:14à Washington ?
00:18:15Non, surtout qu'il y a eu
00:18:15six mois de travaux à Mar-a-Lago
00:18:17précisément pour,
00:18:19en quelque sorte,
00:18:19reconstituer
00:18:20une petite Maison-Blanche.
00:18:22C'est précisément pour ça
00:18:23qu'il donne parfois des ordres
00:18:24depuis la Maison-Blanche
00:18:25puisqu'il y est
00:18:26quasiment tous les week-ends.
00:18:26On va retrouver Didier François
00:18:28que l'on connaît bien
00:18:29ici sur BFM TV.
00:18:30J'aimerais que l'on focus aussi
00:18:32sur ce qu'est cette
00:18:33Delta Force,
00:18:34Didier François.
00:18:35Vous connaissez ça par cœur.
00:18:37Ce sont des troupes
00:18:38surarmées
00:18:38et surentraînées également.
00:18:41Expliquez-nous
00:18:41en quoi, finalement,
00:18:43elles ont permis
00:18:44une opération
00:18:44si, finalement,
00:18:46bien menée.
00:18:47Parce qu'au dire
00:18:48du président américain,
00:18:49il n'y a aucune victime
00:18:50de leur côté.
00:18:51On attend de savoir,
00:18:52en revanche,
00:18:53si côté vénézuélien,
00:18:54il y a des morts.
00:18:55Parce que, là encore,
00:18:56cette conférence de presse
00:18:57nous a permis de comprendre
00:18:58qu'il y a eu
00:18:59des échanges de tir
00:19:00dans cette capture.
00:19:02Oui, il y a quand même
00:19:03de bonnes chances
00:19:03que les gardes du corps
00:19:04de Maduro
00:19:05aient tenté de riposter
00:19:06à son interpellation.
00:19:07Ça me paraît assez logique.
00:19:09En tout cas,
00:19:09c'est la raison pour laquelle
00:19:10qu'elle a donné par Donald Trump
00:19:12sur les échanges de tir.
00:19:14Et effectivement,
00:19:14les opérateurs
00:19:16des bérets verts,
00:19:18donc de la Delta Force,
00:19:19qui sont en fait
00:19:20les unités de force spéciale
00:19:21de l'armée de terre.
00:19:22Ceux qui avaient fait
00:19:23Béde-Ladel,
00:19:23c'était les Navy Seals,
00:19:25qui, eux,
00:19:25dépendent de la marine.
00:19:26Et là,
00:19:27ils ont utilisé
00:19:27leurs équivalents,
00:19:29mais qui, eux,
00:19:29sont issus
00:19:30des rangs de l'armée de terre
00:19:31et qui sont la Delta Force.
00:19:32Toutes ces forces spéciales
00:19:34américaines
00:19:35étant dirigées
00:19:36par G-SOC,
00:19:37qui est le commandement,
00:19:38et US-SOC,
00:19:39qui est l'état-major
00:19:41qui planifie
00:19:42et qui utilise ces forces.
00:19:43Et ce qui a permis
00:19:45aux commandos
00:19:47de la Delta Force,
00:19:48donc au Greenberry,
00:19:49au Béret Vert,
00:19:51d'intervenir
00:19:52et d'aller choper
00:19:53comme leur cible,
00:19:55ce sont les pilotes
00:19:57d'une autre unité
00:19:58de force spéciale
00:19:59moins connue,
00:20:00mais qui est
00:20:01le 160e régiment
00:20:03d'opérations spéciales
00:20:05aéroportées,
00:20:06qui sont en fait
00:20:06l'unité d'hélicoptères
00:20:08qui les a amenées.
00:20:09Il faut savoir
00:20:10que ces forces spéciales
00:20:11et ces hélicoptères,
00:20:12qui ont l'habitude
00:20:13de travailler ensemble en fait,
00:20:14parce que ce sont,
00:20:14là pour le coup,
00:20:16le 160e régiment
00:20:21d'hélicoptères,
00:20:22c'est celui-là
00:20:22qui avait amené
00:20:23les Navy Seals
00:20:24pour attraper,
00:20:25enfin pour tuer
00:20:26Ben Laden.
00:20:28Ils sont partis
00:20:29du fameux bateau,
00:20:32l'Iwo Jima,
00:20:33sur lequel est aujourd'hui
00:20:34et en ce moment
00:20:36détenu Maduro,
00:20:38parce que c'est en fait
00:20:39un porte-hélicoptère
00:20:40sur lequel il y a d'habitude
00:20:41d'en plus un groupe
00:20:43de...
00:20:44C'est un bâtiment
00:20:45d'assaut amphibie.
00:20:47C'est assez gros,
00:20:47ça peut emporter
00:20:48jusqu'à 2000 combattants,
00:20:49en général des Marines,
00:20:51et d'ailleurs il y en a
00:20:51sur le...
00:20:52Et 30 hélicoptères
00:20:53ainsi que des avions
00:20:54pour les appuyer.
00:20:55Donc en fait,
00:20:55ils ont concentré
00:20:56leurs moyens
00:20:57forces spéciales
00:20:58à bord
00:20:59de l'Iwo Jima,
00:21:00qui a pu s'accrocher
00:21:01de Caracas,
00:21:04soutenus,
00:21:05on a par l'aviation,
00:21:06c'est ce qu'a expliqué
00:21:06le chef d'état-major
00:21:07inter-arme
00:21:08qui était avec
00:21:10Donald Trump
00:21:10pendant la conférence de presse
00:21:12et qu'eux ont bombardé
00:21:13les radars
00:21:14et les missiles
00:21:15de défense antiaérienne,
00:21:16particulièrement les batteries
00:21:17de S-300
00:21:18que le Venezuela
00:21:19avait achetées aux Russes,
00:21:21et ont permis
00:21:22ce débarquement
00:21:23de la force
00:21:25d'intervention
00:21:26des Bérévers,
00:21:27des Delta Force.
00:21:28– Et se posera, Didier,
00:21:31on l'évoquait
00:21:32en début d'émission,
00:21:33la question
00:21:34de possibles complicités
00:21:35aussi avec des membres
00:21:36du gouvernement vénézuélien
00:21:38qui ont permis
00:21:39d'apporter sans doute
00:21:40aux Delta Force,
00:21:41aux autorités américaines,
00:21:43les plus grands détails
00:21:44quant au positionnement
00:21:46de Maduro cette nuit.
00:21:47On sait aussi
00:21:47que les Delta Force
00:21:48ont permis notamment
00:21:49à aider à traquer
00:21:50le baron de la drogue
00:21:51Pablo Escobar
00:21:52en Colombie
00:21:53ou encore Saddam Hussein
00:21:54et ses filles
00:21:54dans l'Irak.
00:21:55– C'est juste pour rappeler
00:21:55que toute personne
00:21:57ayant des informations
00:21:57sur M. Maduro,
00:21:58je crois que c'est
00:21:5850 millions de dollars
00:21:59qui touchent.
00:22:00Donc ça peut aussi,
00:22:01au-delà de l'idéologie,
00:22:02déplacer certains curseurs.
00:22:04– Oui, effectivement.
00:22:05Et vous voyez ces images
00:22:06qui sont des images d'archives
00:22:08mais de ce porte-hélicoptère,
00:22:11des images récentes
00:22:12qui datent d'il y a seulement
00:22:15quelques jours.
00:22:16On était au large
00:22:16de Porto Rico
00:22:17qui donc transportent
00:22:19en ce moment même
00:22:20Nicolas Maduro
00:22:22et son épouse
00:22:23direction New York
00:22:26au dire du président
00:22:27américain.
00:22:28Dans quelques instants,
00:22:28nous vous montrerons
00:22:29des images en direct
00:22:30de Caracas
00:22:31où des scènes,
00:22:32des manifestations
00:22:33sont reportées
00:22:34par les agences de presse
00:22:36des Vénézuéliens
00:22:37qui manifestent
00:22:39et qui montrent
00:22:40leur opposition
00:22:41à Olivier Ravanello
00:22:42quant à cette capture.
00:22:44Forcément,
00:22:44aujourd'hui,
00:22:45les Vénézuéliens
00:22:46se sont réveillés
00:22:47sans président.
00:22:49– Ils sont dans la rue,
00:22:49ces Vénézuéliens,
00:22:50mais ce que je trouve
00:22:51frappant
00:22:52quand on voit passer
00:22:53ces images furtivement,
00:22:54mais je pense que
00:22:54petit à petit
00:22:56la foule va grandir
00:22:57et qu'on va en voir plus,
00:22:58c'est une forme
00:22:59d'attentisme.
00:23:00Je pense que le pays
00:23:02en ce moment
00:23:02ne sait pas
00:23:03ce qu'il va se passer.
00:23:06Il y a eu certes
00:23:07des prises de position
00:23:07des différents membres
00:23:09du gouvernement
00:23:10pour appeler
00:23:11à résister,
00:23:12mais encore une fois,
00:23:13j'ai trouvé très singulier
00:23:14de la part de Trump
00:23:15de mentionner
00:23:16la vice-présidente
00:23:17du Venezuela
00:23:18comme étant
00:23:19une interlocutrice
00:23:20potentielle
00:23:21et quand on lui a posé
00:23:22la question
00:23:22de la prix Nobel
00:23:23de la paix
00:23:24qui a été récompensée
00:23:27il y a peu de temps,
00:23:28qui est membre
00:23:28de l'opposition,
00:23:29qui aurait pu être
00:23:30une figure,
00:23:31une égérie
00:23:32pour remplacer,
00:23:33il l'a écartée
00:23:34en disant non,
00:23:34elle n'a pas l'assentiment
00:23:35des autres Vénézuéliens.
00:23:37Donc,
00:23:38ce qui semble se dessiner,
00:23:40c'est une forme
00:23:41de situation
00:23:42de transition
00:23:43d'un groupe
00:23:45de dirigeants
00:23:46vénézuéliens
00:23:47sans doute
00:23:47qui vont
00:23:48accepter
00:23:49de lâcher
00:23:50Maduro
00:23:50parce qu'il ne faut pas
00:23:51croire non plus
00:23:52que ce gouvernement
00:23:53n'était fait
00:23:54que de gens
00:23:54qui passaient
00:23:55leur temps
00:23:56à s'embrasser,
00:23:57à se congratuler.
00:23:58Il y a des rivalités
00:23:59depuis la succession
00:24:00de Chavez
00:24:00au Venezuela
00:24:02et qui ne se sont pas
00:24:04éteintes.
00:24:04Il y a énormément
00:24:05d'intérêts
00:24:05pour qui gardera
00:24:07plus ou moins
00:24:07une proximité
00:24:08avec l'industrie
00:24:09de l'énergie
00:24:10qui permet
00:24:10de mettre de côté
00:24:12énormément d'argent.
00:24:13Donc,
00:24:14il y a sûrement
00:24:14des gens qui,
00:24:15en ce moment,
00:24:16au sein du pouvoir,
00:24:17basculent côté américain.
00:24:18Une opération
00:24:19de cette audace-là
00:24:21se prépare
00:24:22extrêmement en amont
00:24:24et en prenant
00:24:25des contacts.
00:24:26Autre phrase
00:24:27qu'il faut souligner,
00:24:28celle de Trump
00:24:28qui dit
00:24:28« on est sur place ».
00:24:30Il ajoute
00:24:31« ceux qui veulent
00:24:32comprendre,
00:24:33comprendront,
00:24:33on est sur place ».
00:24:35Ce qui veut dire
00:24:35qu'il y a des Américains
00:24:37qui sont en ce moment
00:24:37au Venezuela
00:24:38et qui,
00:24:39me semble-t-il,
00:24:40préparent déjà
00:24:41les 100 jours
00:24:42qui viennent.
00:24:43Pascal Draux,
00:24:43là-dessus,
00:24:44sur ce point,
00:24:44vous êtes d'accord
00:24:45sur ce qu'attend
00:24:46désormais la population
00:24:47vénézuélienne.
00:24:48On va réentendre
00:24:50les mots
00:24:51du chef de l'État
00:24:52de Donald Trump
00:24:53sur, en effet,
00:24:54cet état de transition.
00:24:56Jusqu'alors,
00:24:57ce sont les États-Unis
00:24:58qui dirigent
00:24:58le Vénézuélien.
00:24:59Écoutons Donald Trump.
00:25:04Nous allons diriger
00:25:05le pays
00:25:06jusqu'à ce que nous
00:25:07puissions procéder
00:25:07à une transition sûre,
00:25:09appropriée et judicieuse.
00:25:11Nous ne voulons donc pas
00:25:12que quelqu'un d'autre
00:25:13s'implique
00:25:14et que nous nous retrouvions
00:25:15dans la même situation
00:25:16que celle que nous avons connue
00:25:18pendant toutes ces dernières années.
00:25:19Nous allons diriger le pays
00:25:21jusqu'à ce que nous puissions
00:25:22assurer une transition sûre,
00:25:24appropriée et judicieuse,
00:25:26car c'est ainsi
00:25:27que nous fonctionnons.
00:25:33Vous qui connaissez
00:25:34parfaitement l'Amérique latine,
00:25:35le Venezuela,
00:25:36aujourd'hui,
00:25:38la qualifier de dictature
00:25:41n'est pas un vain mot.
00:25:42Les gens vivent
00:25:43dans la plus grande pauvreté,
00:25:44donc très peu de droits.
00:25:46C'est aussi ça,
00:25:47le Venezuela de Maduro.
00:25:49Oui, tout à fait.
00:25:50Le Venezuela,
00:25:51c'est 900 000 km2,
00:25:5230 millions d'habitants.
00:25:54Ce sont les premières réserves
00:25:55au monde de pétrole brut.
00:25:5718% des réserves mondiales,
00:26:00l'Arabie Saoudite,
00:26:01c'est 15,
00:26:02se trouvent au Venezuela.
00:26:03Le Venezuela,
00:26:03ça devrait être
00:26:04le Singapour latino-américain.
00:26:06Et justement,
00:26:06une force d'unité.
00:26:08C'est vrai que,
00:26:08depuis l'arrivée
00:26:09de Hugo Chavez,
00:26:10le Venezuela,
00:26:11a été avec l'espoir
00:26:13de construire
00:26:14un autre schéma
00:26:16de développement.
00:26:17Mais les choses
00:26:18se sont dévoyées.
00:26:20Parce que,
00:26:20très vite,
00:26:21il y a eu la perception
00:26:22d'une approche alternative,
00:26:24de devenir le leader
00:26:25d'un système
00:26:26qui permette
00:26:28de la rupture
00:26:29avec la gouvernance
00:26:30internationale
00:26:32née de 1945.
00:26:34Et au fil des années,
00:26:35alors même que
00:26:36le Venezuela
00:26:36a connu
00:26:37moins de ressources,
00:26:39parce que le cours
00:26:40des matières premières
00:26:40avait chuté
00:26:41dans les années 2010,
00:26:43parce que le Venezuela
00:26:44ne pouvait plus financer
00:26:45comme il l'a fait
00:26:46l'ALBA,
00:26:47notamment,
00:26:47cette alliance bolivarienne,
00:26:49latino-américaine,
00:26:51de pays,
00:26:52Cuba,
00:26:52la Bolivie,
00:26:54notamment,
00:26:55le Nicaragua,
00:26:56qui proposait
00:26:58un autre schéma.
00:26:59Tout cela a conduit
00:27:01à une faillite,
00:27:02tout simplement,
00:27:03une faillite économique,
00:27:05une faillite
00:27:05en termes d'infrastructures.
00:27:07J'ai beaucoup accompagné
00:27:08une grosse entreprise française
00:27:10en matière d'infrastructures
00:27:11dans les transports,
00:27:13dans l'énergie.
00:27:14Au fil des années,
00:27:15le Venezuela
00:27:15a perdu la force
00:27:17de ces infrastructures.
00:27:18On le voit
00:27:19avec le niveau
00:27:19de production au pétrole.
00:27:21Nous sommes actuellement
00:27:22à 900 000 barils par jour.
00:27:24Il y a encore 10 ans,
00:27:25on était à 3 millions
00:27:26et avant l'arrivée de Chavez,
00:27:27on était à 4 millions
00:27:27par jour.
00:27:29Et encore,
00:27:30il y a actuellement
00:27:31l'appui
00:27:31de puissances extérieures
00:27:33alliées du Venezuela
00:27:34qui ont permis
00:27:35de rehausser
00:27:36un peu ce niveau-là.
00:27:37Guillaume Laganne,
00:27:38là-dessus,
00:27:38effectivement,
00:27:39grand niveau
00:27:39de corruption aussi
00:27:41d'une population
00:27:41qui ne bénéficie
00:27:43en aucune mesure
00:27:44de la grande richesse
00:27:45de ce pays,
00:27:46notamment lié au pétrole.
00:27:48Là encore,
00:27:49et c'est saisissant,
00:27:50il est compliqué
00:27:50d'avoir des Vénézulains
00:27:52sur place
00:27:52qui acceptent de parler.
00:27:53C'est dire aussi,
00:27:54et ça traduit sans doute
00:27:55un malaise de la population.
00:27:57Un malaise
00:27:57et même une peur.
00:27:58C'est vrai que
00:27:59le régime chaviste
00:28:00s'est maintenu,
00:28:01on le sait,
00:28:02dès l'élection
00:28:02en fait de M. Maduro.
00:28:04Il y a eu des contestations
00:28:05sur la légalité
00:28:05de ces élections.
00:28:07Il a été réélu
00:28:07l'année dernière
00:28:08avec une toute petite majorité
00:28:09dans une élection
00:28:10qui a été très contestée.
00:28:11Il n'a probablement pas
00:28:12du tout même obtenu
00:28:13cette majorité.
00:28:14Et pour prolonger
00:28:15ce que je viens de dire
00:28:16excellemment Pascal,
00:28:17sur les 30 millions d'habitants,
00:28:18vous en avez 8.
00:28:19Un Vénézuélien sur trois
00:28:21pratiquement a quitté
00:28:21le Venezuela.
00:28:22D'ailleurs,
00:28:23ils se sont répandus
00:28:23en Amérique latine
00:28:24provoquant dans ce continent
00:28:25des réactions de xénophobie
00:28:27contre ces populations
00:28:28qui sont souvent très pauvres.
00:28:29Donc c'est vrai
00:28:30que ce pays
00:28:30qui devrait être
00:28:31compte tenu
00:28:32de l'importance
00:28:33et richesse pétrolière.
00:28:34Je rappelle historiquement
00:28:34que le Venezuela
00:28:35c'est l'inventeur de l'OPEP.
00:28:37Ce n'est pas un pays pauvre,
00:28:38c'est un pays
00:28:38qui a des capacités énormes.
00:28:39Il devrait être
00:28:40le leader de l'Amérique latine
00:28:41et il est devenu
00:28:42un peu le point faible,
00:28:43la grande difficulté
00:28:45de ce continent.
00:28:46Ce qui fait d'ailleurs
00:28:47que c'est intéressant
00:28:47de voir les réactions
00:28:48des voisins.
00:28:49On a cité tout à l'heure
00:28:49la Colombie.
00:28:50Alors en général,
00:28:51quand on est situé à gauche,
00:28:52on a plutôt de la sympathie
00:28:52pour le Venezuela.
00:28:54Quand on est situé à droite,
00:28:55on a plutôt
00:28:55une sphère de méfiance.
00:28:57Mais globalement,
00:28:58les gouvernements
00:28:59sud-américains
00:28:59savent que c'est un pays
00:29:00qui pose problème
00:29:01au continent tout entier.
00:29:02Et vous parliez
00:29:03de ces Vénézuéliens
00:29:04qui ont fui le pays.
00:29:05Nous sommes en ligne
00:29:06avec Leida Gamow.
00:29:07Merci beaucoup
00:29:08de nous accorder
00:29:08ces quelques minutes
00:29:09ce soir en direct
00:29:10sur BFM TV.
00:29:11Vous êtes présidente
00:29:12de l'association
00:29:13Venezuela à Bordeaux.
00:29:15Vous avez quitté le pays.
00:29:17Est-ce que vous avez
00:29:18des nouvelles de vos proches
00:29:19qui sont toujours restés
00:29:21au Venezuela,
00:29:22peut-être à Caracas ?
00:29:23Quelle est l'atmosphère
00:29:24et qu'est-ce qu'on vous rapporte
00:29:25ce soir de l'atmosphère là-bas ?
00:29:26Bonsoir, BFM.
00:29:29Merci beaucoup
00:29:30pour l'invitation.
00:29:31Effectivement,
00:29:32je suis vénézolienne
00:29:33et je vis ici
00:29:33depuis 30 ans.
00:29:35Depuis 25 ans,
00:29:37je vois beaucoup
00:29:38de vénézoliens
00:29:39qui arrivent ici
00:29:40dans le pays
00:29:40pour les situations
00:29:42que nous connaissons
00:29:43très bien.
00:29:44La situation économique,
00:29:46la pénurie,
00:29:47la persécution,
00:29:48la violation
00:29:48des droits de l'homme.
00:29:50Beaucoup de choses
00:29:51que malheureusement,
00:29:53notre million d'habitants
00:29:54vénézoliens
00:29:55sont partis du pays.
00:29:56Et par rapport
00:29:58à ce qui s'est passé
00:29:59ce matin,
00:30:00parce que je l'ai su
00:30:01un petit peu tard
00:30:01à 9h le matin,
00:30:03la situation
00:30:04en Vénézuela
00:30:04s'est tendue.
00:30:06Effectivement,
00:30:07la famille,
00:30:07ma famille
00:30:08est en peur
00:30:09de sortir
00:30:09parce qu'ils ont peur
00:30:12d'avoir
00:30:13un peu de la répression
00:30:14de la part
00:30:16du régime totalitaire
00:30:18de Nicolas Maduro.
00:30:19Heureusement,
00:30:20heureusement...
00:30:21Leïda,
00:30:21excusez-moi,
00:30:22je vous interromps,
00:30:22mais est-ce qu'ils
00:30:23vous ont rapporté
00:30:24des scènes de panique ?
00:30:25On a vu ces explosions
00:30:26au petit matin,
00:30:27même dans la nuit
00:30:28de Caracas.
00:30:30Quelles ont été
00:30:31les conséquences
00:30:32au fil de la journée ?
00:30:34Pour l'instant,
00:30:36ce que je pouvais partager
00:30:39avec ma famille,
00:30:40c'est que la ville
00:30:41de Caracas,
00:30:41elle est tranquille.
00:30:43C'est-à-dire,
00:30:43les gens,
00:30:44ils ont peur de sortir.
00:30:45Donc, vous voyez
00:30:45les rues vides de Caracas.
00:30:48Il n'y a personne
00:30:48qui sort.
00:30:49Par contre,
00:30:50il y avait une petite
00:30:51quantité de personnes
00:30:54qui sont parties
00:30:55au supermarché
00:30:55et qui sont
00:30:56les supermarchés
00:30:57actuellement fermés.
00:30:58Donc,
00:30:59qu'est-ce qu'ils ont peur
00:30:59les gens là-bas ?
00:31:01Ils ont peur
00:31:01de ne pas trouver
00:31:02la nourriture,
00:31:03que l'électricité
00:31:05soit coupée,
00:31:06qu'il n'y a pas
00:31:07d'eau,
00:31:08qu'il n'y a pas
00:31:09d'Internet.
00:31:10Bien sûr,
00:31:10nous,
00:31:11de l'autre côté
00:31:12de l'Atlantique,
00:31:12on est angoissés
00:31:13par rapport
00:31:14à cette situation.
00:31:15C'est une situation.
00:31:17On pense évidemment
00:31:18à vos proches
00:31:19et j'imagine
00:31:20votre inquiétude
00:31:20en tant que vénézuélienne.
00:31:22Peut-être juste
00:31:22une dernière question.
00:31:23Vous avez entendu
00:31:24le président américain,
00:31:25les États-Unis
00:31:26qui donc,
00:31:27jusqu'à Nouvelle-Orde,
00:31:28ont assuré
00:31:28la transition
00:31:29au Venezuela.
00:31:31Est-ce que
00:31:31ça vous convient ?
00:31:33Écoutez,
00:31:35je vais être franche
00:31:35parce que
00:31:36depuis ce matin,
00:31:37j'ai reçu pas mal
00:31:38d'appels
00:31:39de certains journalistes
00:31:41des moyens
00:31:42de communication
00:31:43en France.
00:31:44Je n'ai pas
00:31:45écouté
00:31:46brefement
00:31:47les déclarations
00:31:48du président
00:31:49Donald Trump.
00:31:51Je sais que
00:31:51Donald Trump
00:31:52a fait tout
00:31:52le nécessaire,
00:31:53surtout pour protéger
00:31:54son pays,
00:31:55mais je n'ai pas
00:31:56autre chose
00:31:57que le remercier,
00:31:58que le remercier
00:31:59d'avoir attrapé
00:32:00un criminel
00:32:01comme c'est
00:32:02Nicolas Maduro.
00:32:03Parce qu'il faut savoir,
00:32:04et excusez-moi
00:32:05que je le dis
00:32:05de cette façon-là,
00:32:06parce qu'il faut savoir
00:32:07que le Venezuela
00:32:08c'est un pays
00:32:09qui est devenu,
00:32:11il s'est converti
00:32:12en un pays
00:32:12de la criminalité
00:32:13organisé.
00:32:14Vous dites ce soir,
00:32:16Leïda,
00:32:16merci à Donald Trump.
00:32:18C'est le cas aussi,
00:32:19vous pensez,
00:32:19de beaucoup
00:32:20de Vénézuéliens
00:32:20ce soir ?
00:32:22Moi, dans mon cas,
00:32:23demain,
00:32:24on va se rencontrer
00:32:25les Vénézuéliens
00:32:26ici à Bordeaux,
00:32:27certains Vénézuéliens.
00:32:28Tous les Vénézuéliens
00:32:29qui m'ont contacté
00:32:30soit d'ici
00:32:32de Bordeaux,
00:32:32de Paris,
00:32:33effectivement,
00:32:34ils sont contents.
00:32:34Vous voyez,
00:32:35dans les groupes sociaux,
00:32:36dans les réseaux sociaux
00:32:37ici en France,
00:32:39les plupart des Vénézuéliens
00:32:40sont contents
00:32:40de ces frappes
00:32:41et qui sont capturés
00:32:42à Nicolas Maduro
00:32:44et j'espère qu'ils vont
00:32:45capturer
00:32:46tout le cabinet
00:32:48de Nicolas Maduro
00:32:49parce que non seulement
00:32:50Nicolas Maduro
00:32:51s'est incriminé,
00:32:52sinon tout son cabinet
00:32:53présidentiel.
00:32:55Merci beaucoup,
00:32:56Leïda Gaimot.
00:32:58Vous êtes en direct
00:32:59de Bordeaux,
00:32:59présidente de l'association
00:33:00Vénézuéla
00:33:01et on pense évidemment
00:33:02à votre famille
00:33:03sur place,
00:33:04qui sont restés sur place
00:33:05à Caracas,
00:33:06mais également
00:33:07dans le Vénézuéla.
00:33:08Guillaume Lascandjarias,
00:33:09vous nous avez rejoint,
00:33:11historien militaire,
00:33:11vous écoutiez
00:33:12cette Vénézuélienne
00:33:13attentivement
00:33:14et quand vous l'entendiez
00:33:16dire merci Donald Trump,
00:33:18je vous voyais
00:33:19un peu dodeliner.
00:33:20Est-ce que vous pensez
00:33:21que ce soutien
00:33:21de la population
00:33:22au président américain
00:33:23et de l'intervention
00:33:24de cette nuit
00:33:24est aussi massif
00:33:25que cela ?
00:33:26Je pense qu'il faut
00:33:26toujours être extrêmement
00:33:27prudent sur déjà
00:33:28quelqu'un qui,
00:33:30elle le disait,
00:33:31qui est à l'extérieur
00:33:32du pays depuis
00:33:33une trentaine d'années.
00:33:35Donc la perspective
00:33:36que l'on a,
00:33:36même en ayant
00:33:37des relations,
00:33:38on l'a vu encore
00:33:39ces derniers jours
00:33:40sur un autre sujet
00:33:42avec l'Iran,
00:33:43c'est toujours
00:33:43extrêmement difficile
00:33:44de connaître,
00:33:46même avec les réseaux sociaux,
00:33:47même avec les relations,
00:33:48l'état réel,
00:33:50surtout quand on est
00:33:51avec des pays
00:33:52qui sont,
00:33:52il faut bien le dire,
00:33:53des dictatures
00:33:54avec un contrôle
00:33:56très net
00:33:56de la population.
00:33:58Ce qui moi me frappe,
00:33:59c'est quand même
00:33:59deux choses.
00:34:00D'abord,
00:34:01le témoignage
00:34:02du fait que la population
00:34:03est sans doute
00:34:05sous une forme
00:34:05de sidération
00:34:06est d'abord
00:34:08préoccupée
00:34:08de savoir
00:34:09quel est le lendemain.
00:34:12Est-ce qu'il y aura
00:34:12de l'électricité ?
00:34:13Est-ce qu'ils vont
00:34:13pouvoir manger ?
00:34:14Et elle rappelait
00:34:15le grand calme
00:34:16dans la capitale
00:34:16ce soir.
00:34:17Parce qu'à mon avis,
00:34:17il y a tout simplement
00:34:18l'absence de...
00:34:20Il n'y a sans doute
00:34:20pas de scène de panique
00:34:21parce que c'est aussi
00:34:21un pays qui est
00:34:22sous la main
00:34:23d'une dictature
00:34:25quand même
00:34:25relativement féroce
00:34:26depuis des années.
00:34:27Donc il y a
00:34:27cette forme de calme.
00:34:28Et puis,
00:34:29quand on parle
00:34:29du lendemain,
00:34:30l'année dernière,
00:34:30c'est 500% d'inflation.
00:34:32C'est-à-dire que vous avez
00:34:33quand même un gros tiers
00:34:34de la population
00:34:34qui vit avec un dollar.
00:34:35C'est ça aussi
00:34:36la réalité de la vie
00:34:37au Venezuela.
00:34:39Si vous nous rejoignez
00:34:40sur BFM 19h10
00:34:42passé de une minute,
00:34:43ces images
00:34:44qui nous parviennent
00:34:44à l'instant,
00:34:46regardez ces clichés
00:34:47fournis
00:34:48par la présidence américaine.
00:34:50Donald Trump
00:34:51hier soir
00:34:52ou cette nuit
00:34:52dans la fameuse
00:34:54War Room
00:34:54improvisée
00:34:55de Mar-a-Lago.
00:34:56Nous ne sommes pas
00:34:57à la Maison-Blanche
00:34:58mais dans sa résidence
00:34:59de Floride,
00:35:00Olivier Ramanello.
00:35:01Là encore,
00:35:02il le disait
00:35:02à nos confrères
00:35:03de Fox News,
00:35:04avoir suivi cela
00:35:05littéralement
00:35:06devant sa télévision.
00:35:07Voilà les clichés.
00:35:09Donald Trump
00:35:09et toute une partie
00:35:10de son gouvernement
00:35:11qui suivent en direct
00:35:12l'opération
00:35:13la capture
00:35:14de Nicolas Smarduro
00:35:15cette nuit.
00:35:16Oui,
00:35:16c'est la mise en scène
00:35:17et aussi le suivi
00:35:19opérationnel classique
00:35:20dans ce genre d'opérations.
00:35:21C'est-à-dire que ce sont
00:35:22des opérations
00:35:22qui sont préparées
00:35:24extrêmement en amont.
00:35:26Ça a été décrit
00:35:27par le chef des armées
00:35:29qui a expliqué
00:35:30à quel point
00:35:31il a fallu
00:35:31mobiliser du renseignement,
00:35:33mobiliser différents
00:35:34corps d'armée
00:35:36qui ont collaboré
00:35:38ensemble,
00:35:38faire rentrer
00:35:39les civils.
00:35:40Ça aussi,
00:35:41c'est une particularité
00:35:42dans une opération
00:35:43militaire
00:35:43de mettre des civils
00:35:45dans la pièce.
00:35:45En général,
00:35:46on n'aime pas beaucoup
00:35:46mais la DEA était bien présente
00:35:48durant cette opération.
00:35:50La DEA précisé.
00:35:51Le département
00:35:52de lutte anti-drogue
00:35:53et qu'on a vu
00:35:55et qui a été mentionné
00:35:56par Trump
00:35:56et qu'on a vu
00:35:57sur un certain cliché.
00:35:58On voit un homme
00:35:59avec un blouson
00:35:59où il y a marqué DEA
00:36:00qui est bien présent
00:36:02physiquement
00:36:02durant cette opération.
00:36:04Toute cette
00:36:05interopérabilité,
00:36:07elle est extrêmement complexe,
00:36:08elle demande
00:36:08beaucoup de temps
00:36:09et puis surtout
00:36:09pour frapper
00:36:10exactement au bon moment
00:36:12sur Maduro
00:36:16qu'on a localisé.
00:36:17Il a été dit,
00:36:18on a étudié
00:36:19pendant des jours
00:36:19ce qu'il mangeait,
00:36:20où il allait,
00:36:21à qui il parlait,
00:36:21etc.
00:36:22Donc c'est une opération
00:36:23de très longue haleine
00:36:24et au moment
00:36:24où le go est donné
00:36:25par le président
00:36:26des Etats-Unis,
00:36:27il n'a plus qu'une seule chose
00:36:28à faire,
00:36:28c'est de s'asseoir
00:36:29et de regarder.
00:36:30Et depuis
00:36:30quelques dizaines d'années,
00:36:33tous les membres
00:36:34des forces Delta
00:36:35ont sur leur casque
00:36:37une caméra
00:36:38qui permet
00:36:39de voir en direct
00:36:41ce qu'ils sont
00:36:42en train de faire.
00:36:42Ce que nous,
00:36:43nous ne pourrons pas,
00:36:44ce sont des images
00:36:45pour l'histoire
00:36:45mais pour l'histoire
00:36:46réservée aux officiels.
00:36:48Lieutenant-Colonel,
00:36:49ces images-là
00:36:50ne seront pas diffusées,
00:36:52celles de l'assaut
00:36:52vraisemblablement.
00:36:54Peut-être,
00:36:55ça sera déclassifié
00:36:56à un certain moment
00:36:57et on le verra.
00:36:58Et puis,
00:36:59les archives américaines
00:37:00ont cet avantage
00:37:00par rapport à d'autres archives
00:37:02y compris les nôtres,
00:37:03c'est que pour 20 ans,
00:37:04on a en gros l'idée,
00:37:05enfin,
00:37:06moyennant certaines réserves,
00:37:08l'idée de ce qui s'est passé
00:37:09réellement.
00:37:09Donc en fait,
00:37:10je vous rappelle,
00:37:10j'en rappelle à nos téléspectateurs,
00:37:12il y a les archives
00:37:13de la CIA,
00:37:14de la NSA
00:37:15qui sont sur Internet
00:37:16et qui ont été déclassifiées
00:37:18pour les années
00:37:2020 ou 30 ans en arrière.
00:37:22Donc si vous voulez,
00:37:22ça c'est aussi une force
00:37:23des États-Unis.
00:37:24C'est que leur action
00:37:25ayant réussi
00:37:26ou même lorsqu'il y a des échecs,
00:37:27eh bien ils sont capables
00:37:28ensuite de les faire étudier.
00:37:30D'ailleurs,
00:37:31ils les font étudier en direct
00:37:31par des historiens.
00:37:33Je pense que Guillaume
00:37:33Lascon-Gerias
00:37:34ne me n'en mentira pas.
00:37:36Vous avez dans chaque opération
00:37:37américaine
00:37:37des historiens,
00:37:39ils appellent historians,
00:37:39qui sont en fait des analystes
00:37:41et qui vont,
00:37:42non pas faire le storytelling,
00:37:44mais qui vont analyser
00:37:45ce qui s'est bien passé,
00:37:46ce qui peut s'améliorer
00:37:47et ensuite,
00:37:49la grande force
00:37:50de l'armée américaine,
00:37:51c'est de revenir tout de suite
00:37:52avec tous leurs moyens
00:37:52pour faire en short
00:37:54que les choses se passent bien.
00:37:55On parlait
00:37:55d'interopérabilité,
00:37:56de quand ça date
00:37:57réellement aux États-Unis
00:37:58entre la DEA,
00:37:59les armées,
00:38:00tout ça,
00:38:00ça date du 11 septembre 2001
00:38:02qui a mis en exergue
00:38:03un manque d'interopérabilité
00:38:03entre les douanes,
00:38:05la police,
00:38:06le FBI et la CIA.
00:38:06Des documents pour l'histoire
00:38:08mais qui permettent aussi...
00:38:09Et de l'histoire vivante,
00:38:10d'histoire qui va améliorer
00:38:12leurs opérations
00:38:12dans un ou deux ans,
00:38:13peut-être dans six mois.
00:38:14Oui,
00:38:14une capture,
00:38:15un assaut
00:38:16qui a été commenté
00:38:17évidemment
00:38:17par les dirigeants
00:38:18du monde entier,
00:38:20réaction notamment
00:38:21du ministre
00:38:22des Affaires étrangères
00:38:23français
00:38:23qui illustre aussi
00:38:25une réaction en demi-teinte,
00:38:27dénonçant une dictature
00:38:29mais dénonçant aussi
00:38:30peut-être un peu
00:38:30la méthode.
00:38:31L'élection de Maduro
00:38:33n'a pas été reconnue
00:38:34par l'Union Européenne
00:38:36ni par la France.
00:38:36Absolument.
00:38:37Et ce soir,
00:38:38néanmoins,
00:38:38se tenait une manifestation
00:38:40place de la République
00:38:41en partie
00:38:42avec des élus insoumis.
00:38:43Jean-Luc Mélenchon
00:38:44était présent également.
00:38:46Alexis Corbière,
00:38:47vous étiez sur place.
00:38:48Jean-Luc Mélenchon,
00:38:50on sait,
00:38:50vous ne faites plus partie
00:38:51de la France insoumise
00:38:52mais a dénoncé
00:38:53dans la journée
00:38:54un enlèvement odieux.
00:38:56Quelle est votre réaction
00:38:57ce soir
00:38:58quant à l'enlèvement,
00:39:00la capture
00:39:00de Nicolas Maduro
00:39:01dans la nuit ?
00:39:04La dénonciation,
00:39:06c'est une réaction
00:39:07de toute la gauche française,
00:39:09toutes les associations,
00:39:10les syndicats
00:39:10qui sont là.
00:39:11Je dis la gauche
00:39:11parce que je n'ai pas bien
00:39:12observé ce que disent
00:39:13les autres forces politiques.
00:39:14Tout le monde devrait dénoncer
00:39:15ce qui est en train
00:39:15d'avoir lieu.
00:39:16Quel que soit par ailleurs
00:39:17ce qu'on pense
00:39:18du régime vénézuélien,
00:39:20ce qui se passe
00:39:20est très grave.
00:39:21C'est un non-respect,
00:39:22un piétinement,
00:39:23un bafouement
00:39:24du droit international.
00:39:25Vous savez,
00:39:25quand il n'y a plus
00:39:26de droit international,
00:39:26c'est la loi du plus fort
00:39:27qui s'impose.
00:39:28M. Trump a récemment
00:39:30libéré un ancien
00:39:31narcotrafiquant,
00:39:32président du Honduras.
00:39:34C'est un prétexte.
00:39:35Il vient de le dire
00:39:36dans la conférence de presse
00:39:37que vous avez diffusée.
00:39:38Ils vont s'impliquer
00:39:39fortement dans l'exploitation
00:39:40du pétrole.
00:39:41Vous pensez, Alexis Corbière,
00:39:43que vous avez écouté
00:39:45Donald Trump,
00:39:45il le dit,
00:39:46c'est un message
00:39:46à nos ennemis.
00:39:47Vous pensez qu'il puisse
00:39:48aller plus loin
00:39:49et peut-être s'attaquer ?
00:39:51Il les a menacés
00:39:52en les nommant
00:39:53la Colombie,
00:39:54par exemple ?
00:39:57Oui, oui, oui.
00:39:58Il menace le monde
00:39:59pour des raisons
00:40:00de gisements
00:40:01et d'énergie.
00:40:03Il veut mettre la main
00:40:04les intérêts privés américains
00:40:05dont M. Trump
00:40:06est un représentant.
00:40:07Il veut mettre les mains
00:40:08sur le pétrole vénézuélien.
00:40:10C'est ça l'enjeu.
00:40:11Donc on ne peut pas accepter,
00:40:13selon l'idée qu'on se fait du monde,
00:40:14cette privatisation
00:40:15des richesses naturelles,
00:40:16cette espèce de far west
00:40:18où la force s'impose
00:40:20lorsqu'on ne plaît pas
00:40:22et on n'est pas aligné
00:40:23sur les intérêts américains.
00:40:24On a bien vu
00:40:24ce qui s'est passé à Gaza.
00:40:26On voit bien comment,
00:40:27quand il s'agit de Poutine,
00:40:28la position du président Trump
00:40:29n'est évidemment pas la même.
00:40:31Donc c'est un homme
00:40:32qui aujourd'hui utilise
00:40:33des moyens considérables
00:40:34de la puissance américaine
00:40:35pour intervenir tel que,
00:40:37je crois, de mémoire,
00:40:37on ne l'a jamais vu
00:40:38dans aucun pays.
00:40:39Donc je crois que la France
00:40:40notamment,
00:40:41le président Macron,
00:40:42l'Union européenne,
00:40:43doit clairement dénoncer
00:40:45ce qui est en train d'avoir lieu.
00:40:46Le Conseil de sécurité de l'ONU,
00:40:48je crois qu'un des hauts responsables
00:40:49du Conseil de l'ONU,
00:40:51vient de dénoncer
00:40:52ce qui va avoir lieu.
00:40:52Qu'on me comprenne bien.
00:40:54Il ne s'agit pas...
00:40:54Vous savez, moi,
00:40:55j'ai apprécié le régime de Chavez
00:40:57et je pense que celui de Maduro
00:40:58était indiscutablement...
00:41:00Ne respectait pas la démocratie,
00:41:02les opposants étaient maltraités.
00:41:03On peut très bien penser ça,
00:41:05mais ne pas accepter
00:41:06l'intervention de Donald Trump
00:41:08parce que c'est l'ordre du monde
00:41:09ou un grand désordre du monde
00:41:10avec la loi du plus fort
00:41:12qui va s'imposer.
00:41:14C'est un recul par rapport à 1945.
00:41:16Il n'y a plus de droit international
00:41:17aujourd'hui.
00:41:18Et ça, c'est grave,
00:41:19ça nous concerne tous.
00:41:20Donc il faut libérer Maduro.
00:41:22Il faut évidemment,
00:41:22c'est au peuple vénézuélien,
00:41:24de prendre en main ses affaires
00:41:26et pas...
00:41:26Vous avez entendu M. Trump,
00:41:27il veut diriger maintenant
00:41:28le Venezuela,
00:41:29mais c'est terrifiant.
00:41:30Alexis Corbière,
00:41:31une rapide et dernière question.
00:41:33On est saisi ce soir
00:41:34par l'absence de réaction
00:41:35du chef de l'État,
00:41:36Emmanuel Macron.
00:41:38Est-ce que vous appelez
00:41:38le président français
00:41:40à réagir ?
00:41:43Tout à fait,
00:41:43je le répète,
00:41:44Emmanuel Macron
00:41:45doit prendre la parole.
00:41:46La France,
00:41:47avec un F majuscule,
00:41:48ce pays qui est écouté
00:41:49dans le monde,
00:41:50doit rappeler le droit international
00:41:51et dire à M. Trump
00:41:52vous n'avez pas le droit
00:41:53de faire ce que vous avez fait.
00:41:54La France doit se faire entendre.
00:41:56Et vous verrez que
00:41:56des millions d'habitants
00:41:58de la planète,
00:41:59de nombreux pays
00:42:00remercieront la France
00:42:01si on prend position
00:42:02sur une question de principe.
00:42:03Parce que je le répète,
00:42:04si on accepte ça,
00:42:06alors c'est un nouvel ordre international
00:42:07ou un nouveau désordre international
00:42:09qui porte potentiellement
00:42:10une guerre mondiale en germe.
00:42:12Merci beaucoup Alexis Corbière
00:42:13de nous avoir accordé
00:42:14ces quelques minutes
00:42:15ce soir en direct
00:42:15sur BFM TV.
00:42:17Maurice Safran,
00:42:18condamnation,
00:42:19notamment à gauche
00:42:20de l'échiquier politique
00:42:21tout au long de la journée.
00:42:23Une réaction
00:42:24semi-mesurée
00:42:27de la part du ministre
00:42:27des Affaires étrangères
00:42:29et toujours pas ce soir
00:42:30de réaction d'Emmanuel Macron.
00:42:31C'est la grosse interrogation.
00:42:33Il est évident
00:42:34qu'en Ve République
00:42:35sur une affaire de ce type,
00:42:37le président de la République
00:42:37a toujours pris
00:42:38ses responsabilités.
00:42:41Cet après-midi,
00:42:42ce qui est fascinant aussi
00:42:44dans l'intervention de Trump
00:42:45et ça interroge les Européens
00:42:47et la France en particulier,
00:42:48c'est qu'il assume
00:42:50son impérialisme
00:42:51absolument de façon claire.
00:42:52De façon claire,
00:42:53Trump ne dit pas
00:42:54on a fait cette opération militaire
00:42:56et on se retire.
00:42:57Trump dit très clairement
00:42:58nous allons gouverner
00:42:59le Venezuela.
00:43:00C'est effectivement
00:43:02un changement
00:43:02dans l'ordre mondial
00:43:03absolument fondamental.
00:43:05On peut être pour,
00:43:05on peut être contre.
00:43:06C'est une autre question.
00:43:07On peut être pour,
00:43:08on peut être contre.
00:43:08Mais qu'est-ce que dit la France
00:43:09sur cette question-là ?
00:43:10Qu'est-ce que dit Macron
00:43:11sur cette question-là ?
00:43:12Pour l'instant,
00:43:13absolument rien.
00:43:14Et effectivement,
00:43:15dans les heures qui viennent,
00:43:16il va falloir que la France
00:43:17éclaircisse très nettement
00:43:18sa position.
00:43:19Oui, parce que,
00:43:20et Olivier Ravanello le rappelait,
00:43:22M. Drouot,
00:43:23l'élection,
00:43:24la deuxième,
00:43:24la réélection
00:43:25de Nicolas Maduro
00:43:27au début de l'année 2005
00:43:28n'avait pas été reconnue
00:43:30internationalement.
00:43:31On a considéré,
00:43:32beaucoup de pays
00:43:33ont considéré
00:43:34qu'il n'était pas légitime
00:43:36à gouverner le Venezuela.
00:43:37Oui,
00:43:37deux élections
00:43:38ont posé problème.
00:43:39Celle de 2018
00:43:40qui avait été totalement
00:43:42boycottée par l'opposition
00:43:43et qui a ouvert
00:43:45un imbroglio politique
00:43:46qui a duré des années
00:43:47et qui a conduit au départ
00:43:48de 6 à 8 millions
00:43:49de Vénézuéliens,
00:43:50ce sont les chiffres officiels
00:43:51de l'ONU,
00:43:52un,
00:43:52deux,
00:43:53l'élection de l'année dernière,
00:43:54de 2024,
00:43:55du 28 juillet 2024,
00:43:57qui ont été volées.
00:43:59La personne qui a été élue,
00:44:01preuve à l'appui,
00:44:02ce sont les actes électoraux
00:44:04qui ont été fournis
00:44:05par l'opposition,
00:44:06c'est Edmundo González
00:44:08Urrutia,
00:44:09qui a été élu,
00:44:10qui a été conduit
00:44:11d'ailleurs à l'exil,
00:44:12pratiquement dans la foulée,
00:44:14dans la foulée d'ailleurs
00:44:15des manifestations.
00:44:16Quand les Vénézuéliens
00:44:17veulent sortir,
00:44:18ils peuvent sortir,
00:44:19ils sortent dans la rue.
00:44:20Il y a eu des morts,
00:44:22l'armée a tiré
00:44:23et la police,
00:44:25surtout.
00:44:27Moi,
00:44:27je suis frappé,
00:44:27un,
00:44:28par cette instabilité politique
00:44:31qui a duré plusieurs années
00:44:32au Venezuela
00:44:32et qui s'était aggravée
00:44:34avec Nicolas Maduro,
00:44:35rappelez-vous,
00:44:36toutes ces péripéties
00:44:37avec Juan Guaido,
00:44:38notre président,
00:44:40autoproclamé,
00:44:40qui n'était pas arrivée
00:44:42à renverser politiquement
00:44:43Nicolas Maduro,
00:44:44d'une part.
00:44:45D'autre part,
00:44:46aujourd'hui,
00:44:46les Vénézuéliens à Caracas,
00:44:47ils ne sont pas dans la rue.
00:44:49Il n'y en a pas un
00:44:49qui est dans la rue.
00:44:50Il y a eu quelques manifestations
00:44:51néanmoins,
00:44:52mais très limitées,
00:44:54en effet.
00:44:55Pourquoi je dis ça ?
00:44:55Excusez-moi.
00:44:56Il faut rappeler,
00:44:57Marie,
00:44:58que les Insoumis,
00:44:59Corbière n'en est plus,
00:45:01mais les Insoumis,
00:45:02et particulièrement Mélenchon,
00:45:03ont ultra soutenu
00:45:04le régime de Chavez,
00:45:06puis de Maduro,
00:45:07malgré ce que dit
00:45:08Corbière ce soir.
00:45:08Donc ils sont dans une position aussi
00:45:10sur le plan politique.
00:45:11Ils ont été très mouillés
00:45:13dans cette histoire
00:45:13et pas forcément
00:45:14pour le meilleur.
00:45:15D'ailleurs,
00:45:15Jean-Luc Mélenchon
00:45:16proposait en 2017
00:45:17que la France
00:45:18devienne membre de l'ALBA,
00:45:20de l'Alliance Bolivarienne.
00:45:21Oui, effectivement.
00:45:22J'aimerais qu'on réentende
00:45:23quand même
00:45:24les mots très forts
00:45:25ce soir de Donald Trump.
00:45:27L'impérialisme
00:45:28du président américain,
00:45:29les mots de Maurice Safran,
00:45:30mais en même temps,
00:45:31quand on l'écoute,
00:45:32menacer aussi
00:45:33les pays voisins
00:45:34du Venezuela,
00:45:35menacer la Colombie
00:45:37ou encore plus loin Cuba.
00:45:39Écoutons le président américain.
00:45:41On est prêts.
00:45:42On est prêts
00:45:43à une deuxième attaque.
00:45:49Nous allons faire en sorte
00:45:50que nos grandes entreprises pétrolières,
00:45:53les plus grandes du monde,
00:45:54dépensent des milliards de dollars,
00:45:56réparent les infrastructures pétrolières
00:45:58et commencent à gagner
00:45:59de l'argent pour le pays.
00:46:01Nous sommes prêts
00:46:02à réaliser une deuxième
00:46:03et plus intense attaque.
00:46:05Nous étions préparés
00:46:06à réaliser une deuxième vague
00:46:07si cela s'avérait nécessaire.
00:46:10Nous pensions
00:46:10qu'elle serait nécessaire,
00:46:11mais apparemment,
00:46:12cela ne va pas être le cas.
00:46:21Prêts donc
00:46:22à une deuxième attaque
00:46:23si nécessaire,
00:46:24et vous le voyez à nouveau,
00:46:26ces images
00:46:26qui nous sont parvenues
00:46:27il y a seulement quelques minutes.
00:46:29Donald Trump
00:46:30et une partie
00:46:31de son gouvernement
00:46:31à l'intérieur
00:46:32de cette war room,
00:46:33non pas à la Maison-Blanche,
00:46:35mais dans sa résidence
00:46:36de Mar-a-Lago en Floride
00:46:37où il l'a suivi en direct.
00:46:39Il s'en vantait d'ailleurs
00:46:40à la télévision américaine
00:46:41un peu plus tôt dans la journée.
00:46:43En direct,
00:46:43ces opérations menées
00:46:44notamment par la Delta Force
00:46:46de cette capture
00:46:48donc de Nicolas Maduro
00:46:49et de son épouse.
00:46:51Une opération menée
00:46:52depuis de très nombreux mois.
00:46:53Anne de Sine,
00:46:54vous nous avez rejoint.
00:46:56Merci beaucoup d'être lois,
00:46:57professeur émérite de droit
00:46:58et de civilisation américaine
00:47:00à l'Université Paris-Nanterre,
00:47:02auteur de
00:47:02Les juges contre l'Amérique.
00:47:05Quand on voit
00:47:06ce que mène
00:47:06le président américain,
00:47:08que cherche-t-il précisément
00:47:09selon vous ce soir ?
00:47:10Alors en tant que juriste,
00:47:11il faut dire
00:47:12que cette opération
00:47:13est évidemment
00:47:13une violation
00:47:14du droit interne,
00:47:16encore que les frappes,
00:47:17Obama en a fait,
00:47:18mais pas contre des présidents
00:47:19même illégitimes
00:47:20et une violation
00:47:22de la charte de l'ONU,
00:47:24de la souveraineté
00:47:24d'un État membre.
00:47:25Généralement,
00:47:26on ne va pas piocher quelqu'un,
00:47:27même si on veut le traduire
00:47:28devant ces tribunaux.
00:47:29Peut-être on fait appel
00:47:30à la notice rouge
00:47:32d'un serpôle.
00:47:33Pour vous,
00:47:33le droit international
00:47:34a été bafoué
00:47:35dans cette opération ?
00:47:36Oui,
00:47:36mais cela étant,
00:47:37il y a un principe de réalité.
00:47:39Il y a un certain nombre
00:47:41d'États autoritaires
00:47:42qui violent le droit maintenant
00:47:43et ce n'est pas
00:47:44la petite France
00:47:45et Emmanuel Macron
00:47:45qui vont changer la donne.
00:47:47Donc pour une fois
00:47:48qu'Emmanuel Macron
00:47:49ne se précipite pas
00:47:50sur un micro,
00:47:51je pense qu'il a entièrement raison.
00:47:53Là,
00:47:54c'est extrêmement compliqué.
00:47:55On a une détérioration
00:47:56du droit international,
00:47:57c'est vrai.
00:47:58Le signal qu'envoie Trump
00:48:00est très très mauvais
00:48:00parce que cela veut dire
00:48:02qu'ensuite la Chine va dire
00:48:03« moi je peux prendre Taïwan »,
00:48:05etc.
00:48:05mais c'est un petit peu
00:48:09plus compliqué.
00:48:11Quelque part,
00:48:12il était clair
00:48:12que l'alibi,
00:48:14c'est-à-dire le narcoterrorisme,
00:48:16n'est qu'un alibi
00:48:16puisque comme cela a été dit,
00:48:18Trump a gracié
00:48:20le président du Honduras
00:48:21qui lui avait été capturé,
00:48:23condamné à 40 années de prison.
00:48:24Donc on ne peut pas croire
00:48:26à sa volonté
00:48:27de s'en prendre au trafic de drogue.
00:48:29Surtout que le trafic
00:48:30qui est vraiment dangereux
00:48:31pour les États-Unis,
00:48:32c'est le fentanyl.
00:48:33Le fentanyl, ce sont les Chinois
00:48:35qui envoient des produits au Mexique
00:48:37et le Mexique qui fait rentrer
00:48:38sur le territoire américain.
00:48:40Ce qui se passe là,
00:48:41au Venezuela,
00:48:42c'est la cocaïne
00:48:42qui vient de la Colombie
00:48:43et qui est exportée
00:48:45vers l'Europe.
00:48:45Donc ça n'a strictement
00:48:46rien à voir.
00:48:47Mais juste sur cette question
00:48:48du droit international bafoué,
00:48:50Monsieur Lagagne,
00:48:51ils se défendent de cela
00:48:53en disant finalement
00:48:54que c'était une opération
00:48:55ciblée pour atteindre un homme.
00:48:58Les explosions et les raids
00:49:00qui ont eu lieu
00:49:01dans la nuit à Caracas
00:49:02se sont arrêtés.
00:49:04Est-ce que c'est un narratif
00:49:06et des explications
00:49:07qui sont entendables ?
00:49:09Ce qui est intéressant,
00:49:10c'est qu'il y a des précédents
00:49:10quand même dans la région.
00:49:11On a parlé tout à l'heure
00:49:12de la doctrine Monroe
00:49:13et du fait que l'Amérique latine
00:49:14était la chasse gardée
00:49:15des États-Unis
00:49:16tout au long du XXe siècle.
00:49:17Et la dernière opération
00:49:18qu'on peut avoir en tête,
00:49:19c'est celle de 1989-90
00:49:22quand Monsieur Noriega,
00:49:23qui était lui aussi
00:49:23chef d'État au Panama,
00:49:25a été accusé
00:49:26par les États-Unis
00:49:27de trafic de drogue.
00:49:28Je crois que les preuves
00:49:29étaient peut-être plus sérieuses
00:49:30contre lui
00:49:31et lui aussi
00:49:32a été arrêté.
00:49:33Mais cette arrestation
00:49:34qui pouvait sembler
00:49:35plus légitime,
00:49:37elle a quand même
00:49:37entraîné une condamnation
00:49:38par les Nations Unies,
00:49:39par l'Assemblée Générale
00:49:40des Nations Unies,
00:49:41par l'Organisation
00:49:42des États américains.
00:49:43La différence,
00:49:44c'est que le Conseil de sécurité
00:49:45qui aurait pu condamner
00:49:46l'attaque américaine
00:49:48ne l'a pas fait
00:49:48parce qu'il y avait
00:49:49le veto des États-Unis,
00:49:50mais aussi,
00:49:51je le rappelle,
00:49:52de la France
00:49:52et de l'Angleterre
00:49:54qui à l'époque
00:49:54ont, toutes les trois,
00:49:55utilisé le droit de veto
00:49:56pour bloquer une résolution
00:49:58qui aurait pu condamner
00:49:59les États-Unis.
00:49:59La question qui va se passer,
00:50:00c'est qu'est-ce que va faire
00:50:01le Conseil de sécurité ?
00:50:02Au-delà,
00:50:02on parlait tout à l'heure
00:50:03de M. Macron,
00:50:04qu'est-ce que va être
00:50:05la réaction des autres membres
00:50:06du Conseil de sécurité
00:50:07sur ce sujet ?
00:50:08Et au moment où vous parliez,
00:50:09vous parliez de Noriega,
00:50:10peut-être cette date
00:50:11du 3 janvier 2026,
00:50:15n'a-t-il,
00:50:15M. Lascond-Jarial,
00:50:16peut-être pas un hasard
00:50:17avec le 3 janvier 1990
00:50:20quand, en effet,
00:50:21le président du Panama
00:50:23est exfiltré
00:50:24par les États-Unis,
00:50:26capturé, finalement,
00:50:27Noriega, donc,
00:50:29et ses photos aussi
00:50:30qui ont fait l'histoire
00:50:31en quelque sorte.
00:50:32Le parallèle,
00:50:34c'est les saisissants
00:50:34avec les images
00:50:35de Maduro
00:50:35capturées par les Américains
00:50:37dans la nuit.
00:50:38Alors, oui et non.
00:50:39C'est-à-dire que
00:50:40le contexte international
00:50:41n'était pas le même.
00:50:43L'intervention,
00:50:45et Guillaume,
00:50:45il était tout à fait
00:50:46juste là-dessus,
00:50:47juste cause en 89-90,
00:50:50c'est d'abord, en fait,
00:50:51une des dernières opérations
00:50:52du temps de la guerre froide,
00:50:53en réalité.
00:50:54Et on est plutôt
00:50:55dans un contexte
00:50:56qui est lié
00:50:57à ce contexte international
00:50:59qui est déjà en 89-90,
00:51:00c'est très largement
00:51:01en train de changer.
00:51:02Mais est-ce que,
00:51:03pardonnez-moi pour la naïfé
00:51:03de ma question,
00:51:05Trump, son administration,
00:51:07ont-ils pu faire exprès
00:51:08ou c'est un pur hasard
00:51:10que le 3 janvier,
00:51:13la date n'a pas d'importance ?
00:51:14Ça peut avoir une importance,
00:51:15sachant que,
00:51:16moi, ce qui m'a surtout marqué,
00:51:17c'est dans les photos
00:51:18qui fuitent,
00:51:20eh bien, en fait,
00:51:20il est impossible
00:51:21de ne pas penser
00:51:22à une autre Situation Room,
00:51:24en l'occurrence,
00:51:25celle d'Obama
00:51:26qui suivait Abbottabad
00:51:27avec le fait
00:51:28d'avoir littéralement
00:51:30tué Ben Laden.
00:51:32Là, même chose.
00:51:33Alors,
00:51:33c'était les Navis Hills
00:51:34à l'époque,
00:51:35là, c'est les Delta Force,
00:51:36mais dans sa prise de parole,
00:51:39en réalité,
00:51:39c'est pas Noriega
00:51:40qui est cité,
00:51:40c'est Suleymaïni,
00:51:422016,
00:51:44c'est Al-Baghdadi,
00:51:462018-2019.
00:51:47En fait,
00:51:47à chaque fois,
00:51:48c'est les rappels
00:51:50à la première présidence Trump.
00:51:52C'est-à-dire que,
00:51:53moi,
00:51:54l'inquiétude que je pourrais avoir,
00:51:55et si on jetait
00:51:56une forme de prospective,
00:51:58c'est quoi le prochain ?
00:52:02Et étonnamment,
00:52:03c'est pas l'annonce
00:52:04qui est faite sur la Colombie
00:52:05qui me paraît
00:52:07pas tout à fait justifiée,
00:52:08même d'ailleurs
00:52:09pas justifiable,
00:52:10c'est plutôt,
00:52:10en fait,
00:52:11l'espèce de jeu de domino
00:52:13avec Cuba
00:52:15et le Nicaragua.
00:52:16Et là,
00:52:16pour le coup,
00:52:17la personne intéressante
00:52:18à suivre,
00:52:19c'est pas Trump,
00:52:21c'est Rubio.
00:52:22Rubio,
00:52:23descendant de Cubains,
00:52:24qui a jamais caché
00:52:26son inimitié,
00:52:27comme beaucoup d'ailleurs,
00:52:28d'immigrés cubains
00:52:30pour le régime castriste,
00:52:32dont on sait
00:52:33qu'il est à bout
00:52:33et qu'il était d'ailleurs
00:52:34soutenu à bout de bras.
00:52:35par le Vénézuélan.
00:52:37Quasiment 19h30,
00:52:39si vous nous rejoignez
00:52:40sur BFM TV,
00:52:42édition spéciale
00:52:42suite à ce qu'il s'est déroulé,
00:52:44évidemment,
00:52:45capture,
00:52:45assaut inédit,
00:52:46ce sont les mots
00:52:47du président américain
00:52:48lors d'une conférence
00:52:49de presse.
00:52:50Les mots étaient forts.
00:52:52Je vous propose
00:52:52de réécouter
00:52:53un de ses extraits
00:52:54où il le dit,
00:52:56où il le dit,
00:52:57ça pourrait arriver
00:52:58à d'autres.
00:52:59Un Donald Trump,
00:53:00donc ce soir aussi,
00:53:01très menaçant.
00:53:02Ce qui est arrivé
00:53:04à Maduro
00:53:05peut arriver
00:53:06à d'autres.
00:53:10Personne,
00:53:11injuste
00:53:12envers leurs citoyens,
00:53:14les dictateurs,
00:53:16enfin le dictateur.
00:53:19Cela pourrait arriver
00:53:20à d'autres.
00:53:20Olivier de Bavincoff.
00:53:22Merci de nous accorder
00:53:23ces quelques minutes
00:53:24en direct sur BFM TV.
00:53:25Ancien chef d'État-major
00:53:26de la Force internationale
00:53:28de l'OTAN.
00:53:29D'abord,
00:53:29une question rapide
00:53:30sur la légitimité
00:53:32de ce qu'il s'est passé
00:53:33cette nuit à Caracas
00:53:35ou en tout cas
00:53:36ses environs
00:53:36et donc cette capture
00:53:38jamais vue
00:53:39d'un chef d'État,
00:53:40Nicolas Maduro
00:53:41et son épouse.
00:53:43Est-ce une action légale ?
00:53:45Non.
00:53:46Ce n'est pas une action légale.
00:53:48Ce n'est pas une action
00:53:49qui répond aux critères
00:53:50bien sûr
00:53:51de l'ordre international
00:53:51tel qu'il a été établi.
00:53:53Cela dit,
00:53:54ce n'est pas la seule
00:53:55action illégale
00:53:56auquel nous avons assisté
00:53:57depuis déjà
00:53:58de nombreuses années.
00:54:00Ce qui s'est passé
00:54:00en Ukraine
00:54:01en février 2022
00:54:03c'est une action
00:54:04profondément illégale.
00:54:06Ce qui s'est passé
00:54:06en Libye
00:54:07il y a une quinzaine d'années
00:54:08en 2011
00:54:09c'était une action illégale.
00:54:11Ce qui s'est passé
00:54:11en Serbie
00:54:12le bombardement de la Serbie
00:54:14au moment des opérations
00:54:15du Kosovo
00:54:16à la fin des années 90
00:54:17ne répondent pas
00:54:18également
00:54:19aux définitions
00:54:20de l'ordre international
00:54:21et des règles de droit
00:54:22qui existent entre États.
00:54:24En tant que
00:54:24pardonnez-moi
00:54:27de vous couper
00:54:27en tant qu'ancien chef
00:54:28d'état-major
00:54:28de la force internationale
00:54:29de l'OTAN
00:54:30vous regardez
00:54:31j'imagine
00:54:31BFN TV
00:54:32les images
00:54:33qui nous parviennent
00:54:34au fil des minutes
00:54:35et des heures
00:54:35qu'est-ce qui vous marque
00:54:36sur le cliché
00:54:37que nous sommes en train
00:54:38de diffuser
00:54:38de Maduro
00:54:39menotté
00:54:40ce bandeau noir
00:54:42sur les yeux
00:54:42qu'est-ce que vous inspire
00:54:44ce cliché
00:54:45sans doute
00:54:45qui restera dans l'histoire ?
00:54:47ça rappelle
00:54:49pour moi
00:54:51ça me rappelle
00:54:51énormément
00:54:52l'opération
00:54:53en Irak
00:54:54et Saddam Hussein
00:54:56lorsque Saddam Hussein
00:54:57après
00:54:57les opérations
00:54:59qui se sont déroulées
00:55:00sur assez peu de jours
00:55:02a été retrouvé
00:55:03a été arrêté
00:55:04et a été traduit
00:55:05en jugement
00:55:06puis exécuté
00:55:07dans ces opérations
00:55:10irakien
00:55:11lequel d'ailleurs
00:55:11nous français
00:55:12ne participions pas
00:55:13ce sont un peu
00:55:14les mêmes images
00:55:15je ne dis pas
00:55:16que la fin
00:55:17sera similaire
00:55:18pour le président
00:55:20Maduro
00:55:20mais je dis
00:55:21que ces images-là
00:55:22me rappellent
00:55:22singulièrement
00:55:23celles d'il y a
00:55:2522 ans maintenant
00:55:26c'était en 2013
00:55:27vous restez avec nous
00:55:29Olivier de Bavincoff
00:55:30Richard Verli
00:55:30je suis ravi de vous accueillir
00:55:31sur ce plateau
00:55:32journaliste correspondant
00:55:34France et Europe
00:55:35pour le média suisse
00:55:36Blic
00:55:36la suite
00:55:38quelle est la suite ?
00:55:40je ne peux pas vous demander
00:55:40de lire dans le mar de café
00:55:41il est
00:55:42on le rappelle aux téléspectateurs
00:55:43sur un navire
00:55:45vraisemblablement
00:55:46avec son épouse
00:55:46navire américain
00:55:47direction New York
00:55:48où il va être traduit
00:55:50en justice
00:55:50alors la suite
00:55:51pour Nicolas Maduro
00:55:52elle paraît assez tracée
00:55:53pour lui et son épouse
00:55:54c'est effectivement
00:55:55d'apparaître devant
00:55:57des magistrats américains
00:55:58qui vont lui signifier
00:55:59les charges
00:55:59qui avaient été
00:56:00donc il avait été inculpé
00:56:01en mars 2020
00:56:03par l'administration Biden
00:56:04d'ailleurs
00:56:04ce n'était plus
00:56:05Donald Trump au pouvoir
00:56:06et voilà ce qui va se passer
00:56:08ensuite il va être
00:56:09évidemment interné
00:56:10incarcéré
00:56:11sans doute dans une prison
00:56:12de haute sécurité
00:56:13et il y aura
00:56:14le processus judiciaire
00:56:15qui se mettra en place
00:56:16il aura droit à des avocats
00:56:18par contre la justice américaine
00:56:19c'est ça
00:56:19El Chapo
00:56:20le mexicain
00:56:22le chef du cartel mexicain
00:56:23a eu droit
00:56:24à des avocats
00:56:25et a pu se défendre
00:56:26il aura droit à des visites
00:56:27en prison
00:56:27Nicolas Maduro
00:56:28sans doute
00:56:29comme tout détenu américain
00:56:30pour lui
00:56:31c'est un processus judiciaire
00:56:32qui se met en place
00:56:33après pour le Venezuela
00:56:34ça c'est autre chose
00:56:36ce qui est quand même
00:56:36très intéressant
00:56:37dans ces conférences de presse
00:56:38c'est que
00:56:38Donald Trump a déjà fait un choix
00:56:40semble-t-il
00:56:41il dit
00:56:41les Etats-Unis
00:56:42vont décider
00:56:44mais il avait dit précédemment
00:56:45qu'un certain nombre de portes
00:56:46avaient été laissées ouvertes
00:56:47et de propositions
00:56:48faites à Maduro
00:56:49et aussi à des gens du régime
00:56:50donc on peut penser
00:56:51qu'il a l'idée
00:56:53d'une architecture
00:56:53politique
00:56:54pour diriger
00:56:55ce pays
00:56:56et ce régime
00:56:57et la clé de cette architecture
00:56:59et ça sera peut-être
00:56:59l'extrême ironie
00:57:00d'un côté
00:57:01on traduit en justice
00:57:02Nicolas Maduro
00:57:03de l'autre
00:57:04on accorde
00:57:05l'impunité
00:57:06ou l'immunité
00:57:07à un certain nombre
00:57:08de caciques de son régime
00:57:09qui pour ne pas se rebeller
00:57:11ou pour ne pas activer
00:57:12leur réseau
00:57:13et bien
00:57:13bénéficient
00:57:14de l'indulgence
00:57:15alors qu'ils sont sans doute
00:57:16tout aussi coupables
00:57:18que Maduro
00:57:18de trafic de drogue
00:57:19et d'accumulation de richesses
00:57:20je rappelle enfin un élément
00:57:22dont on n'a pas parlé
00:57:22depuis le début
00:57:23c'est que l'argent
00:57:24de ce trafic de drogue
00:57:25vient du Venezuela
00:57:26où pensez-vous
00:57:27qu'il est placé
00:57:28il y en a peut-être
00:57:29une partie en Suisse
00:57:29je le prends pour moi
00:57:30mais il y en a pas mal
00:57:31il y en a pas mal
00:57:32en Floride
00:57:33à côté de chez M. Trump
00:57:34à Palm Beach
00:57:35à Miami
00:57:36et ça vous avez remarqué
00:57:37que cet argent-là
00:57:38personne n'en parle
00:57:38effectivement
00:57:39dernière minute
00:57:40on vient de l'apprendre
00:57:41réaction du président français
00:57:43Emmanuel Macron
00:57:44on s'interrogeait sur
00:57:45l'absence de réaction
00:57:46et de commentaire
00:57:47de la part de l'Elysée
00:57:48à l'instant ces mots
00:57:50du chef de l'Etat
00:57:51le peuple vénézuélien
00:57:52est aujourd'hui débarrassé
00:57:53de la dictature de Maduro
00:57:55et ne peut que s'en réjouir
00:57:57Maurice Safran
00:57:59propos très explicites
00:58:01de la part
00:58:01et très claires
00:58:02d'Emmanuel Macron
00:58:03en confisquant le pouvoir
00:58:04et en piétinant
00:58:05les libertés fondamentales
00:58:06Maduro a porté
00:58:07une atteinte grave
00:58:08à la dignité
00:58:09de son propre peuple
00:58:10la transition à venir
00:58:11transition évoquée
00:58:12par le président américain
00:58:13d'ailleurs
00:58:14doit être pacifique
00:58:15démocratique
00:58:16et respectueuse
00:58:18de la volonté
00:58:19du peuple vénézuélien
00:58:20et j'en arrive
00:58:20je m'entretiens
00:58:21en ce moment
00:58:22avec nos partenaires
00:58:23de la région
00:58:24la France
00:58:24qui reste pleinement mobilisée
00:58:25notamment concernant
00:58:26la situation
00:58:27de nos ressortissants
00:58:28parce qu'il y a
00:58:29de nombreux français
00:58:29dans la zone
00:58:30d'une réaction politique
00:58:31quant à ce message
00:58:33très politique
00:58:34en rupture
00:58:35il faut dire les choses
00:58:36d'un point de vue historique
00:58:37en rupture
00:58:39avec les attitudes
00:58:40des précédents présidents
00:58:41de la Vème République
00:58:42sur ce genre d'opérations
00:58:44ce genre d'événements
00:58:45sur le plan politique français
00:58:47c'est important
00:58:48c'est une église
00:58:49puisqu'il n'y a pas l'ombre
00:58:51d'une critique
00:58:52d'un reproche
00:58:53d'une nuance
00:58:54avec ce qu'a fait
00:58:55le président Trump
00:58:55cette nuit
00:58:56donc c'est effectivement
00:58:57pour la France
00:58:58un tournant
00:58:59qui est important
00:59:00effectivement
00:59:01vous inspirez aussi
00:59:03ce type de réaction
00:59:04je comprends
00:59:04ce qu'il y en a dit
00:59:05par rapport à la politique
00:59:06Thiermondi
00:59:08de soutien
00:59:08au progressisme
00:59:09en Amérique du Sud
00:59:10qui a été celle
00:59:11de la France
00:59:11à de nombreuses rubrières
00:59:12après je le rappelle
00:59:13ce que je l'ai dit tout à l'heure
00:59:14en 1990
00:59:15lorsque Noriega
00:59:16a été déposé
00:59:17la France a mis son veto
00:59:19au Conseil de sécurité
00:59:19à une résolution
00:59:20qui condamnait les Etats-Unis
00:59:22donc il y avait quand même
00:59:23déjà une forme de réalisme
00:59:24par rapport à ce qui se passe
00:59:25et d'autre part
00:59:26je rappelle que
00:59:27nous sommes parmi les pays
00:59:28qui n'ont pas reconnu
00:59:29non plus l'élection
00:59:30l'année dernière
00:59:31de M. Maduro
00:59:31donc il y a aussi
00:59:32une espèce de zone grise
00:59:34sur le plan juridique
00:59:35c'est-à-dire que c'est pas
00:59:36pour un état
00:59:37qui ne reconnaît pas
00:59:38une élection
00:59:38c'est-à-dire que le chef d'état
00:59:39qui est à la tête de cet état
00:59:41il n'est pas reconnu
00:59:42par les autres états
00:59:42donc vous voyez
00:59:42il y a une espèce de zone grise
00:59:44entre le statut
00:59:44de M. Maduro
00:59:45en tant que chef d'état
00:59:46où là évidemment
00:59:46c'est choquant qu'on l'arrête
00:59:47et le statut
00:59:48d'une personne privée
00:59:49qui serait accusée
00:59:50de narcotrafic
00:59:50et c'est finalement
00:59:52cette ambiguïté
00:59:53que jouent aujourd'hui
00:59:53les États-Unis
00:59:54sauf qu'Anne Dessine
00:59:55pardonnez-moi
00:59:55il n'y a pas de zone grise
00:59:57dans ce que dit ce soir
00:59:58le président de la République
00:59:58non soutien absolument clair
01:00:00on reproche souvent
01:00:02à Emmanuel Macron
01:00:02d'être trop compliqué
01:00:04trop complexe
01:00:04pas assez clair
01:00:05ce soir
01:00:06c'est extrêmement précis
01:00:07c'est extrêmement clair
01:00:08c'est un soutien
01:00:09à l'opération
01:00:10qu'a lancée
01:00:11le président Trump
01:00:12et la dictature
01:00:13de Maduro
01:00:14Anne Dessine
01:00:14laissons la parole
01:00:15c'est un soutien
01:00:16au peuple vénézuélien
01:00:18c'est-à-dire que
01:00:19le président
01:00:20exprime ce que nous
01:00:21souhaitons tous
01:00:22à savoir que cette opération
01:00:23puisse avoir
01:00:24des résultats bénéfiques
01:00:26alors il n'est pas du tout sûr
01:00:27qu'il y aura une transition
01:00:28démographique
01:00:29et démocratique
01:00:29pardon
01:00:30mais il y a quelque part
01:00:32dans ce qu'on a pu voir
01:00:33comme image
01:00:33il y a eu
01:00:34quelques soutiens à Maduro
01:00:35mais il y a aussi des gens
01:00:36qui en premier temps
01:00:37ont exprimé leur joie
01:00:38ils étaient enfin
01:00:39débarrassés de Maduro
01:00:40ensuite ils ont pris
01:00:41conscience
01:00:42qu'être débarrassé de Maduro
01:00:43ne réglait pas
01:00:44tous les problèmes
01:00:45donc quelque part
01:00:46le président Macron
01:00:46s'est bien gardé
01:00:49de porter un jugement
01:00:50sur l'action de Donald Trump
01:00:51parce qu'il faut quand même
01:00:52se rendre compte
01:00:52que l'Europe
01:00:53a besoin
01:00:54de se garder
01:00:55les bonnes grâces
01:00:56des Etats-Unis
01:00:56sur tout un tas de dossiers
01:00:58y compris la régulation
01:00:59des réseaux sociaux
01:00:59pour ne parler que ça
01:01:00et des droits de douane
01:01:01et que ça ne s'est raviré à rien
01:01:03de le montrer du doigt
01:01:04quand de toute façon
01:01:05Poutine et tous les autres
01:01:06violent aussi allègrement
01:01:07le droit international
01:01:08Sauf qu'on peut s'interroger
01:01:09pardonnez-moi
01:01:10sur Pascal Drou
01:01:12la méthode
01:01:13on est quand même
01:01:14saisi par
01:01:15oui la capture
01:01:16d'un président en place
01:01:18certes
01:01:19pas reconnu
01:01:20comme président légitime
01:01:21de son état
01:01:21mais néanmoins
01:01:23cela ouvre la porte
01:01:24et ça peut créer
01:01:25un précédent
01:01:26même s'il y en a eu
01:01:27par le passé
01:01:28j'entends
01:01:29mais c'est sans surprise
01:01:30tout ça
01:01:31ça a été annoncé
01:01:31c'est vraiment chronique
01:01:32d'une chute annoncée
01:01:34et depuis le mois d'août
01:01:35Donald Trump
01:01:37a engagé
01:01:37au mois d'août
01:01:38un conflit armé
01:01:39c'est le terme
01:01:40officiel
01:01:41contre les cartels
01:01:42de la drogue
01:01:43qui au fil des semaines
01:01:45ont été
01:01:46associés
01:01:48à Nicolas Maduro
01:01:49et Nicolas Maduro
01:01:51en effet
01:01:51il envoie
01:01:52c'est le style
01:01:53Trumpien
01:01:54il a envoyé des messages
01:01:55il disait
01:01:56il y a quelques jours
01:01:56il serait sage
01:01:57de s'en aller
01:01:58les références
01:01:59qu'il fait
01:02:00à ceux qui pourraient suivre
01:02:01moi je pense à l'Iran
01:02:03parce que depuis
01:02:04plusieurs jours
01:02:05il y a beaucoup
01:02:06de références à l'Iran
01:02:07Cuba est évidemment
01:02:09un des sujets majeurs
01:02:10mais sur la scène internationale
01:02:11la prochaine cible
01:02:12c'est peut-être l'Iran
01:02:14pour ce qui est
01:02:14de la réaction française
01:02:15par contre
01:02:16moi je trouve
01:02:16que la boucle est bouclée
01:02:17parce que l'une
01:02:18des premières réactions
01:02:19d'Emmanuel Macron
01:02:20en 2017
01:02:21chef de l'État
01:02:22ça a été justement
01:02:23de dénoncer
01:02:24Nicolas Maduro
01:02:24effectivement
01:02:2619h presque 40
01:02:28sur BFM TV
01:02:29mais aussi
01:02:29de l'importance
01:02:30de décrypter
01:02:31les images
01:02:32et ce qu'il s'est passé
01:02:33cette nuit
01:02:34j'aimerais
01:02:35vous montrer
01:02:36ce qu'il s'est passé
01:02:36à 2h du matin
01:02:37à Caracas
01:02:38des explosions
01:02:39sont entendues
01:02:40la panique évidemment
01:02:41sur place des habitants
01:02:42et le ciel
01:02:43de la capitale
01:02:43vénézuélienne
01:02:44traversé par des hélicoptères
01:02:46on a appris
01:02:47d'ailleurs ces détails
01:02:48on va y revenir ensemble
01:02:49au moins
01:02:50plus d'une dizaine
01:02:51dans le ciel de Caracas
01:02:52regardez ces images
01:02:53c'est sans commentaire
01:02:54mais cela a saisi
01:02:55la population sur place
01:02:56et la suite
01:02:57on la connaît
01:02:58il faut que je m'en aille
01:02:59maman
01:03:09maman
01:03:09aïe non
01:03:13tous les moyens militaires
01:03:29du Venezuela
01:03:29ont été immobilisés
01:03:32depuis que les femmes
01:03:33et les hommes
01:03:33travaillant dans nos forces armées
01:03:35ont brillamment capturé Maduro
01:03:37lors d'une nuit noire
01:03:39tout était noir
01:03:40quasi toutes les lumières
01:03:42de Caracas
01:03:42étaient éteintes
01:03:44et toute l'expertise
01:03:45en notre pouvoir
01:03:46a été concentrée
01:03:47sur notre action
01:03:48nous avons retiré Maduro
01:03:51et sa femme
01:03:52Cilia Flores
01:03:53pour les emmener
01:03:54devant la justice américaine
01:03:56Maduro
01:03:57et Flores
01:03:57ont été transférés
01:03:59vers l'état
01:03:59de New York
01:04:00afin de les inculper
01:04:01en raison
01:04:02de leur campagne
01:04:03létale
01:04:04de narcoterrorisme
01:04:05envers les Etats-Unis
01:04:06et ses citoyens
01:04:07les actions
01:04:09réalisées hier soir
01:04:10ont été fantastiques
01:04:11les compétences
01:04:12des Etats-Unis
01:04:13ont été
01:04:14à leur maximum
01:04:15le récit
01:04:21et le détail
01:04:22Richard Verly
01:04:23d'une opération
01:04:23absolument hors normes
01:04:25préparée là aussi
01:04:26ça a été précisé
01:04:27par les autorités américaines
01:04:29depuis de nombreux mois
01:04:30où on apprend aussi
01:04:32et ça saisit
01:04:33mais quand on comprend
01:04:34la violence de l'opération
01:04:35s'il avait fallu
01:04:37tuer Maduro
01:04:38les américains
01:04:39n'auraient vraisemblablement
01:04:40pas hésité
01:04:40et par ailleurs
01:04:41il y a eu des échanges
01:04:42de tir cette nuit
01:04:43Oui, bon il est évident
01:04:44que la capture de Maduro
01:04:46et le fait de l'emmener
01:04:47devant des juges américains
01:04:48c'est beaucoup plus fort
01:04:49que de l'avoir tué
01:04:50parce que de l'avoir tué
01:04:51ça aurait déclenché
01:04:52sans doute
01:04:53des polémiques
01:04:54beaucoup plus grandes
01:04:54donc c'est en ça
01:04:55que cette opération
01:04:56est une vraie réussite
01:04:57pour Donald Trump
01:04:58le volet militaire
01:04:59la capture
01:05:00il y aura un procès
01:05:02à grand spectacle
01:05:03et ça
01:05:03ça pourra apparaître
01:05:04comme sa victoire
01:05:05après quand même
01:05:06deux éléments
01:05:07qu'il faut avoir en tête
01:05:08c'est
01:05:09dans quelle mesure
01:05:10il y a eu des complicités
01:05:11à l'intérieur du régime
01:05:12mais c'est ce qui pourrait
01:05:13d'ailleurs décider
01:05:14de la suite politique
01:05:15ceux avec lesquels
01:05:16on a conclu des deals
01:05:17dans l'entourage
01:05:18de Maduro
01:05:19qui sont-ils ?
01:05:20On l'apprendra sans doute
01:05:21dans les jours à venir
01:05:22et puis la deuxième chose
01:05:23qui est importante
01:05:24c'est qu'il semble
01:05:26et il l'avait dit
01:05:26Donald Trump
01:05:27qu'il avait tendu
01:05:29j'allais dire une main
01:05:30ou en tout cas
01:05:30qu'il avait laissé entendre
01:05:31jusqu'au dernier moment
01:05:32à Maduro
01:05:32qu'un deal était possible
01:05:34d'ailleurs
01:05:34dans un entretien
01:05:35ces toutes dernières heures
01:05:36Maduro avait dit
01:05:37à Ignacio Ramone
01:05:38maintenant les Etats-Unis
01:05:40peuvent tout faire
01:05:40ils peuvent venir
01:05:41visiblement c'était trop tard
01:05:43à ce moment-là
01:05:43l'ordre de le déboulonner
01:05:46et de le capturer
01:05:46avait sans doute
01:05:47déjà été donné
01:05:48Guillaume Lascond-Jarriès
01:05:48vous donne la parole
01:05:49dans quelques instants
01:05:50je veux juste retourner
01:05:51revoir Olivier de Bavankov
01:05:53en tant qu'ancien
01:05:54chef d'état-major
01:05:55de la force internationale
01:05:56de l'OTAN
01:05:56quant à ces détails
01:05:58qui sont donnés
01:05:59encore une fois ce soir
01:06:00par le président américain
01:06:02et une partie
01:06:02de son gouvernement
01:06:04que vous inspire
01:06:05cette opération
01:06:06et le fait
01:06:08quand même
01:06:09la question est posée
01:06:09de possible complicité
01:06:11avec des membres
01:06:13du gouvernement
01:06:14de Maduro
01:06:15la précision
01:06:16la rapidité
01:06:17de l'opération
01:06:18encore une fois
01:06:18ça pose question
01:06:19c'est une opération
01:06:22il y a beaucoup de clés
01:06:23et il faudra
01:06:24dans les jours prochains
01:06:25les décrypter toutes
01:06:26mais c'est vrai
01:06:28que ça m'inspire
01:06:28d'une part
01:06:29c'est une opération
01:06:30d'une immense fulgurance
01:06:31c'est vraiment
01:06:32la démonstration
01:06:33d'une puissance
01:06:34qui est absolument
01:06:35considérable
01:06:36qui avait été accumulée
01:06:37d'ailleurs
01:06:37au large des côtes
01:06:39mais qui a permis
01:06:40de mener cette opération
01:06:41ensuite
01:06:42je serais
01:06:44extraordinairement surpris
01:06:45qu'il n'y ait pas
01:06:46des complicités
01:06:46au plus haut niveau
01:06:47de l'état vénézuélien
01:06:49car la précision
01:06:50du ciblage
01:06:51pour un chef d'état
01:06:53en exercice
01:06:54c'est un grand pays
01:06:54le Venezuela
01:06:55est un pays immense
01:06:56au-delà de ses réserves
01:06:58de pétrole immense
01:06:59c'est un immense pays
01:07:00du point de vue géographique
01:07:01avec une trentaine
01:07:02de millions d'habitants
01:07:03c'est un pays très moderne
01:07:05par ailleurs
01:07:05Caracas
01:07:06c'est une ville
01:07:06extrêmement moderne
01:07:07et donc là
01:07:08le ciblage
01:07:09est d'une précision
01:07:10et d'une rapidité
01:07:11car il faut se souvenir
01:07:12que l'opération
01:07:13n'aurait duré
01:07:14n'a duré
01:07:15que quelques dizaines
01:07:16de minutes
01:07:17on parle d'une heure
01:07:18d'une heure et quart
01:07:19d'une heure et demie
01:07:20c'est-à-dire que
01:07:21véritablement
01:07:21les informations
01:07:22étaient extraordinairement
01:07:23fiables
01:07:23le tempo de l'opération
01:07:25a été extraordinairement
01:07:27bien organisé
01:07:28et il n'y a pas eu
01:07:30d'avatar
01:07:31comme on dit
01:07:32il n'y a pas eu
01:07:33de grain de sable
01:07:35qui se soit mêlé
01:07:36au déroulement
01:07:37proprement dit
01:07:38c'est absolument remarquable
01:07:40Olivier de Bavankoff
01:07:42rapidement
01:07:42l'agence Reuters
01:07:43nos confrères
01:07:44de l'agence Reuters
01:07:45disent
01:07:45que la CIA
01:07:46aurait en effet
01:07:47disposé d'une source
01:07:48à l'intérieur
01:07:49du gouvernement
01:07:50vénézuélien
01:07:50quand on voit
01:07:51la manière
01:07:52dont s'est passée
01:07:53cette opération
01:07:54cette nuit
01:07:54ça semble accréditer
01:07:56en effet
01:07:56cette information
01:07:58comment savoir
01:07:59où était précisément
01:08:00dans Caracas
01:08:01et ses alentours
01:08:02Nicolas Maduro
01:08:03on imagine
01:08:04qu'il y a son palais
01:08:05présidentiel
01:08:06qu'il a sans doute
01:08:07d'autres résidences
01:08:07un peu partout
01:08:08c'était extrêmement précis
01:08:11là encore
01:08:11et c'est vrai
01:08:11que ça saisit
01:08:13oui c'est saisissant
01:08:14c'est d'ailleurs assez sidérant
01:08:16pour utiliser le terme
01:08:17nous avons un travail
01:08:19de ciblage
01:08:19tout à fait remarquable
01:08:20qui a été opéré
01:08:21par des moyens techniques
01:08:22extrêmement puissants
01:08:23qui ont été déployés
01:08:24par les américains
01:08:25sur lesquels
01:08:26je ne rentre pas
01:08:27dans le détail
01:08:29pour des raisons
01:08:29que vous comprendrez
01:08:30et ensuite
01:08:31il y a évidemment
01:08:32certainement
01:08:34des informations
01:08:34de nature humaine
01:08:36ce qu'on appelle
01:08:37des sources humaines
01:08:38qui ont précisé
01:08:39ou confirmé
01:08:40ces renseignements
01:08:41obtenus
01:08:42d'un point de vue technique
01:08:43l'ensemble
01:08:44moi ce qui me sidère
01:08:49si l'on peut dire
01:08:50ce qui me sidère
01:08:51c'est l'extraordinaire
01:08:53chronologie
01:08:54et coordination
01:08:55qui apparaît
01:08:56dans un espace de temps
01:08:57extrêmement limité
01:08:59extrêmement limité
01:09:00une heure
01:09:00une heure et quart
01:09:01je pense
01:09:02qu'un certain nombre
01:09:03comme le souligne
01:09:04le président Trump
01:09:05un certain nombre
01:09:06de dictateurs
01:09:06de tyrans
01:09:07dans le monde
01:09:08peuvent s'interroger
01:09:10légitimement
01:09:10sur les mesures
01:09:11de sécurité
01:09:12qu'ils ont mis en oeuvre
01:09:13pour se protéger
01:09:14et ce qui a donné lieu
01:09:15finalement
01:09:16à une conférence de presse
01:09:17et des mots
01:09:18très Trumpiens
01:09:19nous sommes les plus puissants
01:09:20du monde
01:09:20en effet
01:09:21merci beaucoup
01:09:21Olivier de Bavincoff
01:09:22pour ces quelques minutes
01:09:24sur l'antenne de BFMTV
01:09:25Guillaume Lagan
01:09:26sur ces possibles complicités
01:09:28oui
01:09:28elles sont intéressantes
01:09:29à étudier
01:09:30parce que
01:09:30par rapport au parallèle
01:09:31qu'on a fait tout à l'heure
01:09:32avec l'Irak
01:09:33là on peut penser du coup
01:09:34que les américains
01:09:35ne vont pas tout à fait
01:09:35avoir la même approche
01:09:36c'est à dire que
01:09:36s'ils s'appuient sur une partie
01:09:37du régime qui aurait trahi
01:09:38Maduro
01:09:39ou qui aurait décidé
01:09:40de pactiser avec les Etats-Unis
01:09:41ils ne vont pas faire
01:09:42l'opération irakienne
01:09:43rappelez-vous
01:09:44qui avait été marquée
01:09:44au contraire
01:09:45par la débasification
01:09:46la suppression du parti basse
01:09:47le licenciement de l'armée
01:09:48donc ils avaient voulu
01:09:49reconstruire de zéro
01:09:50l'Irak
01:09:51là au Venezuela
01:09:52ça semble être
01:09:53une situation un peu différente
01:09:54où ils vont s'appuyer
01:09:55où ils s'appuieraient
01:09:55sur une partie du régime
01:09:57qui aurait trahi Maduro
01:09:58ou qui aurait décidé
01:09:59de s'en distancer
01:10:00avec quand même
01:10:01une précision très importante
01:10:03qu'a apporté le président Trump
01:10:04c'est quand un journaliste
01:10:05lui demande
01:10:06mais qui va gouverner
01:10:07il a cette réponse extraordinaire
01:10:09les gens qui sont autour de moi
01:10:10ceux qui sont sur la scène
01:10:12ceux qui sont sur la scène
01:10:12mais ce sera en effet temporaire
01:10:14voilà ce qu'il répond
01:10:14mais dans un premier temps
01:10:16effectivement
01:10:16ça fait penser
01:10:17à ce qu'il avait dit
01:10:18sur la bande de Gaza
01:10:19d'une certaine façon
01:10:20quand il avait expliqué
01:10:21qu'une fois la paix revenue
01:10:22c'est lui Trump
01:10:24et les Américains
01:10:24qui allaient gérer
01:10:25la bande de Gaza
01:10:26ça c'est un point
01:10:28je crois
01:10:28très important
01:10:29dans la conférence de presse
01:10:30et on va d'ailleurs
01:10:31réécouter cet extrait
01:10:32en effet
01:10:32parce que l'annonce principale
01:10:34de cette soirée
01:10:35après cet assout inédit
01:10:36c'est en effet
01:10:37que les Etats-Unis
01:10:38vont diriger
01:10:39de manière transitoire
01:10:40encore une fois
01:10:41selon le président américain
01:10:42le Venezuela
01:10:43nous allons diriger le pays
01:10:50jusqu'à ce que nous puissions
01:10:51procéder à une transition sûre
01:10:53appropriée et judicieuse
01:10:55nous ne voulons donc pas
01:10:56que quelqu'un d'autre
01:10:57s'implique
01:10:58et que nous nous retrouvions
01:10:59dans la même situation
01:11:00que celle que nous avons connue
01:11:02pendant toutes ces dernières années
01:11:03nous allons diriger le pays
01:11:05jusqu'à ce que nous puissions
01:11:06assurer une transition sûre
01:11:08appropriée et judicieuse
01:11:10car c'est ainsi
01:11:11que nous fonctionnons
01:11:12Guillaume Lascondjarias
01:11:18quand on entend
01:11:19ce soir
01:11:20le président américain
01:11:21comment comprendre
01:11:23et comment cette transition
01:11:24selon vous
01:11:25va avoir lieu ?
01:11:26Alors
01:11:26tout le diable
01:11:27sera dans les détails
01:11:28justement
01:11:29Guillaume Laganne
01:11:29le disait il y a quelques instants
01:11:31on n'essaiera probablement
01:11:33pas de refaire
01:11:34les mêmes erreurs
01:11:34de 2003 en Irak
01:11:36il faut l'espérer
01:11:37ça c'est la première chose
01:11:39parce que
01:11:39le risque
01:11:40d'une aventure militaire
01:11:42c'est
01:11:42ce à quoi
01:11:44Trump nous avait habitués
01:11:45donc déjà
01:11:45il y a une forme de rupture
01:11:46par rapport
01:11:47à ce que l'on pouvait s'attendre
01:11:48et ce discours là
01:11:50ne s'inscrit pas
01:11:51dans sa nature profonde
01:11:52ce qui m'a marqué
01:11:53c'est qu'en réalité
01:11:54on est à l'intersection
01:11:56de trois pouvoirs
01:11:57ou de trois formes
01:11:58de direction
01:12:00qui ont été annoncées
01:12:02la première
01:12:03c'est la direction
01:12:03politique et diplomatique
01:12:05mettre en place
01:12:06une transition
01:12:07avec déjà
01:12:08effectivement
01:12:08les américains
01:12:09qui seront en manette
01:12:09une présence militaire
01:12:12qui elle aussi
01:12:13a été précisée
01:12:14il a rappelé
01:12:15Trump que
01:12:16s'il fallait un deuxième passage
01:12:19en force
01:12:19il le ferait
01:12:20et puis la troisième dimension
01:12:21qui n'est pas négligeable
01:12:23non plus
01:12:23c'est la dimension économique
01:12:25avec la remise en place
01:12:27littéralement
01:12:28de Chevron
01:12:28c'est-à-dire
01:12:29la grande compagnie
01:12:30qui avait été en partie
01:12:32d'ailleurs expropriée
01:12:33par les Vénézuéliens
01:12:34et qui là
01:12:35littéralement
01:12:36va retrouver
01:12:37et on a l'impression
01:12:38pardonnez-moi
01:12:39mais de retrouver
01:12:40la période
01:12:40non pas la doctrine Monroe
01:12:42mais la doctrine
01:12:43de ce qu'on appelait autrefois
01:12:44les guerres des bananes
01:12:45dans les années 1930
01:12:46où justement
01:12:47quand vous aviez
01:12:48des pays
01:12:49des entreprises américaines
01:12:50qui étaient expropriées
01:12:51et bien vous avez
01:12:52toute la puissance américaine
01:12:53pour rétablir
01:12:54justement
01:12:55le bon commerce
01:12:56dans ces dimensions
01:12:57parce que Pascal Drou
01:12:58ce sont des milliards
01:12:59de dollars évidemment
01:13:00grâce à l'exploitation
01:13:01de ce pétrole
01:13:02qui sont en jeu
01:13:03peut-on imaginer
01:13:04vous qui connaissez
01:13:05parfaitement la zone
01:13:06des élections
01:13:08possiblement organisées
01:13:09prochainement
01:13:10parce qu'encore une fois
01:13:11on le rappelle
01:13:11pouvoir de transition
01:13:12américain
01:13:13et un président capturé
01:13:16non mais à terme
01:13:17ça va arriver
01:13:17puisque nous sommes entrés
01:13:19de toute façon
01:13:19dans un temps nouveau
01:13:21une phase
01:13:21et le terme a été utilisé
01:13:22une transition
01:13:23nous sommes au jour 1
01:13:25rien n'est fixé encore
01:13:27sans doute trop tôt
01:13:28pour parler
01:13:29des prochaines élections
01:13:30mais bien sûr
01:13:30rien n'est fixé
01:13:31il faut pour le moment
01:13:33éviter que
01:13:34l'instabilité
01:13:35l'insécurité
01:13:36ne se propagent
01:13:37il y a quand même
01:13:38des groupes illégaux
01:13:39armés
01:13:39au Venezuela
01:13:41on peut imaginer
01:13:43certains attentats
01:13:45pour créer justement
01:13:46ce climat d'insécurité
01:13:48donc il faut assurer
01:13:49la sécurité
01:13:51d'autre part
01:13:51le sentiment
01:13:52d'unité
01:13:53rassembler
01:13:54le régime bolivarien
01:13:56il est en place
01:13:57depuis 1999
01:13:58donc c'est quand même
01:13:59des générations
01:14:00qui sont passées
01:14:01à travers les mains
01:14:02du régime
01:14:03c'est toute une couche
01:14:05politique
01:14:05qui est en action
01:14:07qui est aux affaires
01:14:08donc il faudra
01:14:09de toute façon
01:14:09les associer
01:14:10et vous avez raison
01:14:11Guillaume
01:14:11faire référence
01:14:12à l'Irak
01:14:13on a bien vu
01:14:14qu'exclure
01:14:15ça conduit
01:14:15à plus de guerres
01:14:16donc il y a
01:14:18tout cela
01:14:18qui est posé
01:14:19mais à terme
01:14:20on pourra imaginer
01:14:21en effet
01:14:22des élections
01:14:23d'ailleurs ça paraît
01:14:24totalement nécessaire
01:14:25Richard Verly
01:14:26ou encore Olivier Ravelleno
01:14:27d'abord Richard
01:14:28sur la présence
01:14:29américaine au Venezuela
01:14:30la question va aussi
01:14:32se poser
01:14:33du maintien
01:14:34de l'ordre
01:14:34de troupes possibles
01:14:36pour le moment
01:14:36on a vu
01:14:37les Delta Force
01:14:38intervenir
01:14:38cette nuit
01:14:39repartir
01:14:40il est copresto
01:14:41et sur ce navire
01:14:42avec Maduro
01:14:43est-ce qu'une présence
01:14:44américaine
01:14:45va finalement
01:14:46être légitime
01:14:47dans les prochains jours
01:14:48si l'intention
01:14:50de Donald Trump
01:14:50et ça semble être
01:14:51le cas
01:14:52est de nommer
01:14:52un proconsul
01:14:53américain
01:14:54ça ne peut me fonctionner
01:14:55qu'avec des militaires
01:14:56américains
01:14:57sur place
01:14:58ne serait-ce que
01:14:58pour assurer
01:14:58la sécurité
01:14:59directe
01:15:00de ce personnage
01:15:01et de son équipe
01:15:01c'est pas obligé
01:15:03d'être un énorme
01:15:03contagant
01:15:04mais toutes les expériences
01:15:06de proconsulat
01:15:07on pense à ce qui s'est passé
01:15:08au Japon
01:15:08après la seconde guerre mondiale
01:15:09ce sont des déploiements
01:15:11massifs de troupes américaines
01:15:12pour sécuriser
01:15:13un nouveau pouvoir
01:15:13ou alors il a autre chose
01:15:15en tête
01:15:15Donald Trump
01:15:16c'est là où on l'apprendra
01:15:17je rappelle qu'il y a quand même
01:15:19un candidat
01:15:20qui a été battu
01:15:20à la dernière élection
01:15:21présidentielle
01:15:22battu de manière frauduleuse
01:15:23qui vit en Espagne
01:15:24en exil
01:15:25qui est un ancien diplomate
01:15:27l'ancien diplomate
01:15:28de l'époque Chavez
01:15:28d'ailleurs
01:15:29monsieur Urrutia
01:15:30l'Espagne qui vient de dire
01:15:31qu'elle n'approuve pas
01:15:32cette opération
01:15:33donc ce qui va se passer
01:15:35à Madrid
01:15:35c'est sans doute là
01:15:36où va battre
01:15:37le coeur européen
01:15:38je dirais
01:15:39de cette opération
01:15:39Venezuela
01:15:40dans les prochains jours
01:15:41et c'est sans doute
01:15:41déjà le cas maintenant
01:15:42ce qui va se passer
01:15:43en Espagne
01:15:43est très intéressant
01:15:44c'est sans doute là
01:15:45que les émissaires américains
01:15:47discutent déjà
01:15:48avec des représentants
01:15:49en nombre assez important
01:15:51de l'opposition vénézuélienne
01:15:52sur la présence
01:15:53Olivier Ramanello
01:15:54de troupes américaines
01:15:55est-ce que ça peut être
01:15:56la suite logique
01:15:57dans la tête
01:15:59de Donald Trump
01:15:59et de son gouvernement
01:16:00avant d'en arriver là
01:16:02il y a quand même
01:16:02beaucoup de choses
01:16:03qui sont toujours en place
01:16:04on a enlevé Maduro
01:16:05mais tout le reste
01:16:06c'est toujours là
01:16:06la question que je me pose
01:16:07c'est quelle est leur attitude
01:16:09aux uns et aux autres
01:16:09l'armée
01:16:10que va faire l'armée
01:16:11est-ce que l'armée résiste
01:16:12est-ce que l'armée se débande
01:16:14est-ce que l'armée collabore
01:16:16c'est la première question
01:16:17mais collabore avec qui
01:16:17avec les forces américaines
01:16:20et cette question
01:16:21et cette question de
01:16:22est-ce que je résiste
01:16:23est-ce que je collabore
01:16:24est-ce que je disparais
01:16:26dans la nature
01:16:26elle va se poser pour tout le monde
01:16:27en fait
01:16:27pour tous les gens
01:16:28qui sont au pouvoir
01:16:29y compris pour les ministres
01:16:30qu'on est en train de voir
01:16:31on évoquait l'idée d'élection
01:16:32des élections
01:16:34c'est une fantastique machine
01:16:35à laver
01:16:35pour se refaire une vertu
01:16:36vous pouvez très bien imaginer
01:16:37en effet que des élections
01:16:38arrivent très vite
01:16:39et que
01:16:39certains anciens
01:16:41classiques
01:16:42se représentent
01:16:43sous de nouvelles étiquettes
01:16:44ce qui est sûr
01:16:44c'est que là
01:16:45on n'est pas face
01:16:46à un régime
01:16:47qui s'est effondré
01:16:48comme c'était le cas
01:16:49avec Saddam Hussein
01:16:50lorsque les troupes américaines
01:16:51sont rentrées
01:16:51où il n'y avait plus personne
01:16:53nulle part
01:16:53en 24 heures
01:16:54tout le monde avait disparu
01:16:56plus personne dans les ministères
01:16:57plus personne dans les casernes
01:17:00plus une seule milice
01:17:00dans les rues
01:17:01les mêmes qui
01:17:0224 heures avant
01:17:02vous disaient
01:17:03on va soutenir le régime
01:17:04jusqu'au bout
01:17:05et s'il faut
01:17:06on y laissera notre vie
01:17:07ils se sont tous évaporés
01:17:09en 24 heures
01:17:09personne ne s'est évaporé
01:17:11sauf la vice-présidente
01:17:13la vice-présidente vénézuélienne
01:17:15qui ce matin
01:17:16sur la télé publique
01:17:18demandait des preuves de vie
01:17:19de Maduro
01:17:20qui encore une fois
01:17:21soyons très prudents
01:17:22mais aurait fui
01:17:23ou en Russie
01:17:25c'est les informations
01:17:26que certains médias
01:17:27internationaux rapportent
01:17:29et c'est ça qu'il faut observer
01:17:30c'est qui va rester
01:17:31qui va fuir
01:17:32qui va collaborer
01:17:33et en fonction de ça
01:17:35les américains
01:17:35vont pouvoir ou non
01:17:36installer un nouveau régime
01:17:37quand on dit suite logique
01:17:38présence européenne
01:17:39suite logique
01:17:41si l'on se réfère
01:17:42aux bases d'une trompe
01:17:43c'est une suite illogique aussi
01:17:44n'oublions pas
01:17:45la campagne qu'il a fait
01:17:46il a fait une campagne
01:17:48présidentielle
01:17:48avec le mouvement Maga
01:17:50qu'il a fait gagner en partie
01:17:50contre tout ce genre d'opérations
01:17:53donc il y a un changement politique
01:17:56chez Trump
01:17:56qui est également
01:17:57très important
01:17:58sauf que là
01:17:58c'est au service
01:17:59d'un dessin américain
01:18:00intérieur
01:18:00absolument
01:18:01c'est ça le changement
01:18:02mais c'est du colonialisme
01:18:03c'est la lutte
01:18:04c'est le nouveau dessin
01:18:05colonial américain
01:18:06c'est au non Richard
01:18:07de la guerre contre la drogue
01:18:09et ça ça change un peu
01:18:10la situation
01:18:10en tout cas pour le moment
01:18:11sur place
01:18:12il y a deux piliers du régime
01:18:13le super ministre
01:18:15de l'intérieur
01:18:16et de la justice
01:18:17Diosdado Cabello
01:18:19qui a appelé
01:18:20à une forme de résistance
01:18:21ce matin
01:18:21dans les rues
01:18:23de Caracas
01:18:24qui était dans les équipes
01:18:25de Chavez
01:18:25absolument
01:18:26et le ministre
01:18:27de la Défense
01:18:27et tous deux
01:18:28sont inscrits
01:18:29sur la liste
01:18:30de complicité
01:18:31au narcotrafic
01:18:33donc on peut parfaitement
01:18:34imaginer
01:18:35qu'il collabore
01:18:36ou qu'il y ait
01:18:37un début d'entente
01:18:38pour ne pas avoir
01:18:39peut-être ce que va vivre
01:18:41Nicolas Maduro
01:18:41une condamnation
01:18:42à 199 ans de prison
01:18:44et à l'instant
01:18:44information du service politique
01:18:46de BFM TV
01:18:47on l'apprend
01:18:48le président français
01:18:49Emmanuel Macron
01:18:50s'est entretenu
01:18:51il y a quelques instants
01:18:52avec le président américain
01:18:54Donald Trump
01:18:54Emmanuel Macron
01:18:55qui a réagi
01:18:56quant à ce qu'il s'est déroulé
01:18:57cette nuit au Venezuela
01:18:58le peuple vénézuélien
01:19:00est aujourd'hui
01:19:01débarrassé
01:19:01de la dictature
01:19:03de Maduro
01:19:04et ne peut que s'en réjouir
01:19:05réaction extrêmement claire
01:19:07franche
01:19:08du dirigeant français
01:19:10je vous propose à présent
01:19:11d'écouter
01:19:11le leader insoumis
01:19:12parce que toute une partie
01:19:14de la gauche française
01:19:15aujourd'hui
01:19:15s'est indignée
01:19:17de cette capture
01:19:19un tweet
01:19:20en effet
01:19:20la gauche française
01:19:21et notamment
01:19:22les insoumis
01:19:24qui se sont réunis
01:19:25place de la République
01:19:26voilà ce que dit
01:19:26Jean-Luc Mélenchon
01:19:27la prise de position
01:19:29de Macron
01:19:30elle n'est pas
01:19:31la voix de la France
01:19:32il nous fait honte
01:19:33il abandonne
01:19:34le doigt international
01:19:35jour sombre
01:19:36pour notre pays
01:19:37Maurice Safran
01:19:39réaction politique
01:19:40on peut dire
01:19:40Jean-Luc Mélenchon
01:19:41qui un peu plutôt
01:19:42condamnait
01:19:43ce qu'avaient fait
01:19:44les américains
01:19:45là il condamne
01:19:46la réaction
01:19:47du président de français
01:19:48avec des mots
01:19:48particulièrement forts
01:19:50extrêmement forts
01:19:51ou non précisément
01:19:52de la politique traditionnelle
01:19:54de la 5ème république
01:19:56qui veut que les américains
01:19:57n'interviennent pas
01:19:58etc
01:19:58c'est effectivement
01:19:59le
01:19:59mais on rappelait tout à l'heure
01:20:03que Jean-Luc Mélenchon
01:20:04est un soutien
01:20:05du régime vénézuélien
01:20:07depuis la première heure
01:20:09c'est un bolivarien
01:20:11qu'il y est allé
01:20:12à plusieurs reprises
01:20:12qu'il a demandé
01:20:13que la gauche française
01:20:14se bolivarise
01:20:15donc il est
01:20:17effectivement
01:20:18dans une logique
01:20:19qui est la sienne
01:20:20depuis le début
01:20:21Olivier
01:20:21effectivement le texte
01:20:23d'Emmanuel Macron
01:20:24est totalement contradictoire
01:20:26avec tout ce que dit
01:20:27et tout ce que pense Mélenchon
01:20:28sur ce dossier
01:20:29et mesurer le chemin
01:20:30parcouru
01:20:30ou la rupture
01:20:31depuis le nom
01:20:33de la France
01:20:33à l'intervention américaine
01:20:35en Irak
01:20:35ce nom il n'est pas justifié
01:20:37parce qu'il faut soutenir
01:20:38Saddam Hussein
01:20:39qui est un type fantastique
01:20:40à aucun moment
01:20:40la diplomatie de Chirac
01:20:42et de Villepin
01:20:42et celle-là
01:20:43c'est simplement
01:20:43de respecter
01:20:44le droit international
01:20:45et aujourd'hui
01:20:46un président français
01:20:47qui avalise complètement
01:20:48un renversement de régime
01:20:50et ces images encore
01:20:51ce qui sans doute
01:20:52feront l'histoire
01:20:53celle de Donald Trump
01:20:55et une partie de ses équipes
01:20:56à Mar-a-Lago
01:20:57en Floride
01:20:57dans ce bunker
01:20:59provisoire
01:21:00où il a suivi
01:21:01Richard Verly
01:21:02en direct
01:21:03toutes ses opérations
01:21:04là encore une fois
01:21:05ces images
01:21:06s'adressent aussi
01:21:07à ses électeurs
01:21:09mais aussi au monde entier
01:21:10à tous les américains
01:21:11il y a un message politique
01:21:12qui est passé
01:21:13en disant
01:21:13j'ai donné l'ordre
01:21:14mes équipes ont réussi
01:21:15et vous dites
01:21:16c'est un succès
01:21:17de son point de vue
01:21:18oui on pense évidemment
01:21:19à l'image de Barack Obama
01:21:20dans la Situation Room
01:21:21au moment de la capture
01:21:22d'Oussama Ben Laden
01:21:23c'est là
01:21:25alors d'abord
01:21:25c'est son rôle
01:21:26de président des Etats-Unis
01:21:27tout ça n'est pas mis en place
01:21:29simplement sur le registre
01:21:30de la comédie politique
01:21:31c'est son rôle
01:21:33d'être là
01:21:33il vient de donner un ordre
01:21:34qui pourrait
01:21:34au moment où il l'a donné
01:21:36coûter des vies
01:21:36à des troupes américaines
01:21:38ça peut se terminer
01:21:39en désastre
01:21:39ce qui s'est passé
01:21:40ça n'a pas été le cas
01:21:41c'est quand même
01:21:42un signe de responsabilité
01:21:44mais le message
01:21:44adressé au monde
01:21:45c'est vous voyez
01:21:46quand j'appuie sur un bouton
01:21:48voilà ce qui se passe
01:21:49j'en suis le témoin
01:21:50je suis présent
01:21:51et je change le cours
01:21:52des choses
01:21:53dans le monde
01:21:54et maintenant
01:21:54vous n'avez qu'à m'obéir
01:21:55c'est le chéri Trump
01:21:57qui présidait cette réunion
01:21:58encore Olivier Ravanello
01:21:59en quelques secondes
01:22:01ça résume aussi
01:22:02ce qui s'est passé
01:22:04ces dernières heures
01:22:04il y a un message
01:22:05qui est envoyé au monde
01:22:06par ces photos
01:22:07et ce narratif
01:22:08finalement décliné
01:22:09tout au long de cette journée
01:22:10oui c'est un Donald Trump
01:22:11qui fait encore une fois
01:22:13une démonstration de puissance
01:22:14comme il l'avait fait
01:22:15un petit peu avec l'Iran
01:22:16mais là on est encore
01:22:17dans quelque chose
01:22:17de plus important
01:22:19de la part d'un Trump
01:22:21qui depuis quelque temps
01:22:22commençait à être critiqué
01:22:22y compris dans son propre camp
01:22:24donc il y a une volonté
01:22:25quand même
01:22:25de rependre la main
01:22:27d'un point de vue martial
01:22:28et aussi
01:22:29rappelons-le
01:22:30cette référence
01:22:31qui peut paraître
01:22:32un peu technique
01:22:33aux gens qui nous écoutent
01:22:34de la doctrine Monroe
01:22:35c'est pas si technique
01:22:37que ça
01:22:37ça a été
01:22:38la cohérence
01:22:39de la politique américaine
01:22:41pendant des décennies
01:22:42c'est de dire
01:22:43les Amériques
01:22:44c'est chez nous
01:22:45l'Europe c'est chez vous
01:22:46on vous laisse faire
01:22:47ce que vous voulez en Europe
01:22:48laissez-nous faire
01:22:49ce que nous voulons
01:22:50en Amérique du Nord
01:22:51ou en Amérique du Sud
01:22:52et ça
01:22:52que Trump le remensionne
01:22:55en disant
01:22:55on va aller encore plus loin
01:22:56c'est vraiment le retour
01:22:58de mon point de vue
01:22:59c'est les années Reagan
01:23:00c'est un petit peu ça
01:23:01l'Amérique revient en force
01:23:03et elle décide
01:23:04en fonction de ses intérêts
01:23:05dans une région du monde
01:23:07qu'elle considère
01:23:07comme étant sous son autorité
01:23:08elle revient en force
01:23:09et ils mettent en garde
01:23:11également
01:23:11c'est un message
01:23:13adressé à nos ennemis
01:23:14voilà comment
01:23:15a résumé aussi
01:23:16Donald Trump ce soir
01:23:17l'opération menée
01:23:17contre le président vénézuélien
01:23:19c'était tout à l'heure
01:23:20lors de cette conférence de presse
01:23:21écoutez-le
01:23:22ce qui est arrivé
01:23:24à Maduro
01:23:25peut arriver
01:23:26à d'autres
01:23:27personnes
01:23:31injustes
01:23:32envers leurs citoyens
01:23:34les dictateurs
01:23:36enfin le dictateur
01:23:38le Venezuela
01:23:39est libre
01:23:40libre à nouveau
01:23:42cela fait longtemps
01:23:42pour eux
01:23:43et les Etats-Unis
01:23:46est une nation
01:23:46plus sûre
01:23:47ce matin
01:23:48c'est une
01:23:49nation plus fière
01:23:51également
01:23:52car elle n'a pas
01:23:53permis à cette personne
01:23:54horrible
01:23:55et ce pays
01:23:56faire des choses
01:23:58menaçantes
01:23:59et négatives
01:23:59pour nous
01:24:00ce n'est plus le cas
01:24:02donc
01:24:03on
01:24:04on
01:24:04on
01:24:04on
01:24:04on
01:24:05on
01:24:05on
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