00:00Cette spécificité, elle a commencé avec une espèce de mimétime de concurrence entre les villes il y a une trentaine d'années.
00:09C'est la récurrence de ces violences urbaines qui est absolument inacceptable.
00:14Et il va falloir changer de braquet, changer la loi pénale, changer de stratégie policière-judiciaire et y mettre fin.
00:22C'est pas les policiers ou le corps préfectoral qui est en cause ou l'actuel ministre.
00:26C'est un problème sur le temps long. C'est inacceptable.
00:29D'abord, vous l'avez très bien dit, ça touche les classes les plus populaires.
00:33Si on doit emprunter un lexique un peu plus ancien, ce sont eux qui ont la plupart du temps leur voiture brûlée dans les quartiers populaires, etc.
00:43Et c'est doublement injuste. Ce sont eux qui, au petit matin, vont aller travailler.
00:48Parfois, vous avez des gens qui sont des femmes de ménage, vous avez des éboueurs, des employés, des gens sur des métiers difficiles, en tension.
00:58Ils n'ont pas toujours les moyens de s'assurer tout risque non plus.
01:00Voilà. Et puis, ils vont se retrouver non seulement, qui ont leur environnement qui va être dégradé, les poubelles, l'abribus, victimes du narcotrafic,
01:07et en plus, parfois, leurs véhicules qui vont être brûlés.
01:10Moi, je voulais rendre hommage, évidemment, en tant que représentant du syndicat des commissaires de la police nationale,
01:16à tous nos, ce mot merveilleux, gardiens de la paix, qui vont faire un travail exceptionnel.
01:20Également, à l'ensemble des forces de l'ordre, mais surtout, ce qui est grave, parce que j'ai été confronté à ces soirées,
01:27y compris avec le préfet Amoury de Saint-Quentin, dans le Val-d'Oise,
01:31ce qui est grave, et ce qui va se passer aussi, dans ces violences urbaines récurrentes et extrêmement graves,
01:37c'est que vous allez avoir beaucoup de gens qui vont avoir besoin du SAMU,
01:40qui vont avoir besoin des pompiers, parce qu'ils seront en détresse respiratoire,
01:44parce qu'ils seront victimes d'un AVC, et ils vont se retrouver dans des embuscades,
01:48parfois, avec des gens qui font le 18 pour canarder, pour envoyer des mortiers d'artifice sur les pompiers,
01:55et vous pouvez avoir des blessés graves, des morts.
01:57Vous voyez, c'est pour ça que cette question de la sécurité, c'est une question qui est grave,
02:01de ne pas la traiter avec la fermeté nécessaire.
02:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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