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  • il y a 3 mois
Jean Castagner parle de la famille basco-béarnaise (1998)

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Personnes
Transcription
00:00:00Et alors, quand j'allais à Belgros, on me disait en me montrant qu'il y avait des maths.
00:00:04C'est vrai ?
00:00:05Il trouvait que j'étais un maths.
00:00:09Donc j'avais rien de mon père, toute ma mère.
00:00:16Ça c'est bien, c'est bien.
00:00:18Alors oui, René, c'était la fille d'Alexis, le sonore.
00:00:23La fille naturelle.
00:00:26D'accord.
00:00:27Parce que comme a dit le philosophe...
00:00:29Comme a dit le philosophe...
00:00:33En fait, j'en reprends à une boutique.
00:00:34Oh, mais attendez, je ne sais pas dans ce moment, je ne sais pas quand même.
00:00:37Le philosophe a dit, tous les enfants sont naturels.
00:00:40Mais il y en a qui sont plus naturels que les autres, alors on les appelle les enfants naturels.
00:00:46Alors, vous voyez que j'ai fait.
00:00:47Alors, bon, Alexis ne l'a élevé tant bien que mal.
00:00:54Et puis, quand même, elle est allée à Paris, elle a fait sa vie, je ne sais pas, je ne sais pas quel métier elle a exercé à Paris.
00:01:03René, elle s'appelait René Loustronau, d'ailleurs.
00:01:06C'est pas René Fabry à Paris, non ?
00:01:09Et après, elle a rencontré, mais elle avait 45 ans.
00:01:14Elle a rencontré Pierre Fabry, que tu étais un petit...
00:01:17B-R-I-Y, là ?
00:01:18Non, I-S.
00:01:20Ah bon ?
00:01:20Elle était d'origine italienne.
00:01:22Ah bon ?
00:01:23Oui.
00:01:23D'origine italienne.
00:01:24C'est beaucoup plus qu'il y a, c'est étonnant, charmant, charmant, délicieux.
00:01:34Et il a rendu, ils se sont rendus mutuellement très très très heureux.
00:01:39Il avait une petite, enfin, une belle petite aisance.
00:01:44Ce qu'on avait déjà réconnu, c'est un peu épanoui.
00:01:47Et malheureusement, il est clarké une nuit dans le lit.
00:01:55Et ils avaient un magasin pronuptiaux au prénatal de Pau.
00:01:58Oui.
00:01:59C'est ça.
00:02:00Oui, oui.
00:02:01Et je sais que dans les années 74-75, quand René Loustronau, c'était très dur,
00:02:05parce que maman, il y avait souvent, depuis les AISI,
00:02:07elle faisait des AISI, balérosse, balérosse, des AISI,
00:02:09elle a fait beaucoup d'allers-retours, ça n'a pas été facile.
00:02:11Oui, je le viens, elle est restée très près de René.
00:02:20Elle a assisté beaucoup, elle a été très chouette, très chouette pour René.
00:02:24Qui d'ailleurs, était très chouette pour pour pour pour pour pour et pour Anne-Marie.
00:02:29Oui, elle y allait souvent, je la vois sur Anne-Marie.
00:02:31Mais je pense qu'elle était sa marraine, d'ailleurs.
00:02:33C'est ça, c'était sa marraine, absolument.
00:02:34C'est ça, je me sens bien, oui.
00:02:36Et elle y allait souvent, balérosse, et René, qui n'avait pas eu d'enfant,
00:02:40était très, très, très, très proche d'Anne-Marie.
00:02:46Et elle était très, très accrochée à Geneviève.
00:02:49Très accrochée, tu vois.
00:02:51Geneviève était un peu son, son quotient, son quotient de moyenne, quoi.
00:02:58Oui.
00:03:02Je me rappelle, je me rappelle de l'enterrement de Pierre, de Pierre Fabry.
00:03:10parce que le cimetière était à côté de l'église, quoi, à Baléros.
00:03:17Alors, on fait ouvrir la tombe.
00:03:20Et avant, avant qu'on y mette, qu'on y mette Pierre dans ce tombeau, dans ce caveau,
00:03:28des gens du village s'étaient penchés et s'étaient adressés aux gens qui étaient là
00:03:36et avaient demandé de transmettre des messages.
00:03:42Alors, ce qu'il y a de curieux, j'avais vu ça en Corse.
00:03:50J'étais allé dans un mariage tout à fait classique.
00:03:54Un enterrement, non ?
00:03:55Un enterrement tout à fait classique à Évisa, qui est un paquet en haut de la montagne.
00:04:02Et là, j'avais assisté.
00:04:05Alors, il y avait le voir sérieux, c'est-à-dire les pleureuses, etc.,
00:04:09les champs basques, les champs corse, la maison de l'entrée et tout.
00:04:14Et là, j'avais assisté à un truc formidable.
00:04:17Une fille qui s'était penchée, une jeune femme qui s'était penchée,
00:04:22qui avait dit, tu verras Paolo et dis-lui que c'est une ordure,
00:04:28que je le déteste, que je le fomis.
00:04:34J'avais pensé que c'était spécifiquement Corse.
00:04:38Et je me suis aperçu qu'au Béart, on transmet aussi des messages
00:04:42quand le caveau est ouvert.
00:04:45Ça m'avait frappé.
00:04:49Ça m'avait frappé.
00:04:51Et alors, qu'est-ce que c'est que cette histoire-là ?
00:04:52Je ne me souviens pas bien, maman, il me semble qu'elle m'a raconté
00:04:54l'histoire de quelqu'un dans la famille, en train de Pyrénées,
00:04:57soi-disant, qui allait faire la garbure en haut du pibliosso une fois par an,
00:05:01ou qu'il avait fait une fois, au moins, ou plusieurs fois, je ne sais pas.
00:05:04Ah oui, j'ai entendu parler de ça.
00:05:06C'était le mari de Martine Aïssager.
00:05:15Martine Aïssager était une soeur de Pierre Aïssager et de Henri Aïssager, mon grand-père.
00:05:20Et elle s'était mariée à un palois, dont j'ai perdu le nom, c'est peut-être Vigneault, mais je n'en suis pas sûr,
00:05:31qui était, c'était à la belle époque, qui était un belâtre de la belle époque.
00:05:39J'ai vu Geneviève à peut-être, enfin je reviens, maintenant toi, à peut-être des photos de ce type.
00:05:46Je reconnais que la photo, si la voyais, avec les bacchantes, on le fait, tu sais, le type qui est appuyé,
00:05:53comme c'est photographe, appuyé à une colonne, mais avec, comme ça, vraiment le vieux beau, quoi.
00:06:01Un jonc à la main, comme ça, avec des guêtres.
00:06:06On voit les guêtres à bouton, sur les bottines, alors la caméra, elle avait ça.
00:06:12Martine avait une petite...
00:06:15C'était des gens de la terre, des Aïssagers, mais qui avait un peu de force, du bien, disons.
00:06:21Et Martine avait une dot, que peut-être pas très conséquente, mais enfin qui existait.
00:06:26Le type l'a bouffé en tant que mouvement, etc.
00:06:29Et alors, il appartenait, il appartenait à l'Alpine Club, j'ai un machin truc.
00:06:37Et alors, il faisait, avec Schroder, avec le contre-Russet, etc., toute cette équipe, il faisait des escalades, quand même, des vraies escalades.
00:06:46Et ils allaient faire, ils allaient faire la, la, la, la, la, comment on appelle ça ? La soupe.
00:06:53La gardure.
00:06:53Dans la grotte, dans la grotte du Marboré, le Marboré, il y a des piques qui dominent le cirque de Gavarnier,
00:07:05et qui a deux particuliers, deux particularités.
00:07:09Il a d'abord une grotte glaciaire, dans laquelle il y a des blocs de glace extraordinaire, c'est Antoine qui a amené.
00:07:18Et une autre grotte qui est née, la vague de glaciaire, etc., mais qui a servi de, qui avait même été aménagée par Rucsel.
00:07:27Ah oui, mais la grotte Rucsel.
00:07:29La grotte Rucsel.
00:07:29Et ils allaient faire la bouillabaisse, là.
00:07:32La bouillabaisse.
00:07:33Là.
00:07:34Pas la bouillabaisse.
00:07:35La gardure.
00:07:36La gardure.
00:07:37Ils allaient faire la gardure, là.
00:07:38Et, attention, j'ai lu, peut-être que c'est dans les papiers de Geneviève, j'ai lu le menu.
00:07:48Il y avait bien la gardure.
00:07:50Mais c'est incroyable ce qu'il y avait derrière.
00:07:54Pâté de Gélinote, heureux de sanglier, naturellement, truc de chamois.
00:08:02Il y avait six plats, sept plats, huit plats.
00:08:04Il mangeait ça là-haut.
00:08:05Il mangeait ça.
00:08:06Il montait tout ça là-haut.
00:08:08Et il mangeait ça.
00:08:09Et c'était un peu la chanterie paloise.
00:08:14Et ce vignot, là, qui était ton arrière-grandon, faisait partie de la chasse aux renards.
00:08:25C'était la chasse aux renards, etc., etc.
00:08:28Il jouait au golf.
00:08:32Pau est la première ville de France qui a possédé un golf.
00:08:35Et puis un jour, il est mort, dans les bras d'une maîtresse, ou un truc comme ça.
00:08:42Et alors, chose curieuse, Martin, tante Martin, venait tous les ans, passer quelques jours à Bordeaux.
00:08:50Et un jour, elle dit à maman, elle l'appelait Marie-Thérèse.
00:08:57On tient Marie-Thérèse.
00:08:58Au lieu de Germain.
00:08:58Au lieu de Germain.
00:08:59Tiens, Marie-Thérèse, tu sais, mes bijoux, ça c'est pour toi.
00:09:05C'est tout ce qui me reste.
00:09:07Et c'est pour toi.
00:09:09Mais, puisque Pierre, mon père, a un cousin qui a été le meilleur envoyé de France en bijouterie,
00:09:19il s'agit de Henri Grison.
00:09:21T'as pas entendu pas.
00:09:22Ah, c'est celui de Grison, c'est celui de Grison ?
00:09:23C'est celui de Grison, c'est celui de Grison.
00:09:24C'est celui de Grison.
00:09:24Il avait été le meilleur, il avait été le meilleur.
00:09:29au foyer de France en bijouterie.
00:09:34Je voudrais dire, qu'il apprécie.
00:09:38Qu'il apprécie mes bijoux.
00:09:42Ah oui.
00:09:44Alors, bonsoir.
00:09:45Un soir, elle, en fait, ils ont bien dîné à la maison.
00:09:50Et puis, elle porte tous ses bijoux, etc.
00:09:52Il dit, voilà.
00:09:53Tu regardais ça ?
00:09:54Il le regarde et il dit à maman, à papa Dieu, tu sais,
00:09:58attendons qu'elle parte.
00:10:00Alors, comme elle était très vieille, il était parti se coucher le moulin.
00:10:03Et après, Henri disait, c'est du toque.
00:10:08Tout ça qui était en toque, c'était le mari
00:10:11qui avait vendu les vrais bouilloux,
00:10:15les vrais diamants et qu'il y avait en rade.
00:10:17Et alors, il dit, c'était vilain, quoi.
00:10:22Alors, il dit, je vais les arranger et demain matin, tu diras que je les ai nettoyées, etc.
00:10:29Alors, il avait démonté.
00:10:31Il avait mis du papier de chocolat dessous.
00:10:35Du papier argent.
00:10:36Bien, bien, bien fait.
00:10:38Il avait remonté.
00:10:38Alors, évidemment, ça a été un soleil.
00:10:42Et là, demain matin, tante Marti n'avait pas du tout été étonnée qu'il s'est un seul.
00:10:45C'était propre, c'est tout, quoi.
00:10:47Et maman a bien hérité de ces morceaux de verre.
00:10:52Ça, c'était tante Marti.
00:10:54Et ce type, oui, et alors, c'est son mari, je crois qu'il s'appelait Vigneault.
00:11:00C'est son mari qui a bouffé, là, non seulement la barbeure, mais encore la hure de Cerf.
00:11:09Le cuisseau de chevreuil, etc.
00:11:13Et le rable d'Isard.
00:11:16Dans la grotte, il est marmoré.
00:11:18Avec les lions de l'époque qui s'appelaient Russel, Schrader, etc., etc.
00:11:27Et ce type faisait pas de l'œuvre.
00:11:30Et alors, c'est marrant parce que tante Marie, tante Marti, il faisait assez, assez, pas paysan, mais enfin, assez campagnard.
00:11:44Et elle savait parfaitement l'anglais et l'espagnol.
00:11:48Et le masque.
00:11:50Et le français.
00:11:53Donc, j'ai jamais eu la qualité de savoir comment ça a dû se faire, mais ça a dû...
00:11:59Elle parlait quatre langues.
00:12:02J'avais juste à parler de la prise.
00:12:09C'est quand même infiniment pratique.
00:12:11Enfin, du moins, ça tient plus longtemps quand je vois qu'il y a une prise, je peux me pencher, là.
00:12:15Ouais, ouais, ouais, ouais.
00:12:16C'est tout à fait bon.
00:12:18Voilà.
00:12:19Ça, le tournant, ça ne dure pas bien un temps.
00:12:22J'ai fonctionné au...
00:12:24Au dictaphone.
00:12:25Au dictaphone.
00:12:26Et à la cassette.
00:12:28J'allais chez un client, j'avais mon cassette.
00:12:31Toutes mes notes j'ai données sur la cassette.
00:12:33Et quand je revenais, je venais ça à un secrétaire, qui en expurgeait ce qu'il y avait un autre truc qui était sans intérêt.
00:12:39Et qui faisait un mémo de ma cassette.
00:12:43Alors, attends, je vais essayer quand même de...
00:12:46Quand on a marre, on arrête, hein.
00:12:50Je ne veux pas...
00:12:50Alors, quand on a tout ça, ça fait beaucoup de plaisir.
00:12:53C'est fastidieux, quoi.
00:12:54Ça fait beaucoup de plaisir.
00:12:55Mais...
00:12:56Finalement, comment...
00:12:58Laisse-moi te dire que je dois savoir si je sais le quart de ce que vous savez, Geneviève, c'est bien maximum.
00:13:09Je ne vais avec une heure...
00:13:12C'est elle que tu aurais dû interroger.
00:13:14Geneviève savait tout.
00:13:17Ce que je sais, moi.
00:13:19Je te dis, si j'en sais le quart, c'est magnifique.
00:13:22Autant, c'est plus du quart.
00:13:24Après les années 50-60, peut-être.
00:13:27Mais les premières années, c'est pratiquement autant, je ne suis pas...
00:13:30Oh non, non, elle sait tout.
00:13:32Enfin, c'est tout.
00:13:33La pauvre.
00:13:33Elle savait tout.
00:13:35Ah ça, c'est...
00:13:37Tu aurais appris des choses extraordinaires.
00:13:39Et moi aussi, moi, non.
00:13:41Parce que moi, ce que j'ai trouvé très curieux, c'est que Papy, ton père, quand il a fait ce travail de généalogie, il a poussé très loin.
00:13:48Sauf sur son propre nom, Castanier, sa mère aussi, encore moins.
00:13:52Comment ça se fait qu'il n'est pas...
00:13:54Ah non, non.
00:13:55C'est ce curé.
00:13:57C'est ce curé de Saint-Michel Montaigne qui, en fait, l'a cornaqué, il a amené, il a fait remonter
00:14:06jusqu'à, jusqu'à Marie, Marie de Gamache.
00:14:08Oui.
00:14:09Et puis, après, ça n'est plus le doute.
00:14:11Bon.
00:14:12Et...
00:14:13Tant et si bien que...
00:14:15Il ciblait...
00:14:16Il ciblait...
00:14:17Oui.
00:14:18Oui, je comprends.
00:14:19Un peu de précise.
00:14:20Je comprends.
00:14:21Je comprends.
00:14:22Tout ce qui était à côté...
00:14:23Je comprends.
00:14:24Mais alors, ton grand-père, quand même, il faisait quoi ? Il faisait quoi, Jean Castanier ?
00:14:28Jean Castanier, on a toujours été très, très discret sur la chose.
00:14:34Mais je crois qu'il a vécu un peu d'expédients.
00:14:40Je le dis pas mal honnêtement.
00:14:42Mais, tu sais, export import, puis avec les 300 000 francs comme a promis Gérardin, etc.
00:14:49Je crois qu'il a été un peu... un peu marginal.
00:14:53Qu'est-ce que ça veut dire avec les 300 000 francs comme a promis Gérardin ?
00:14:56C'est la fameuse...
00:14:57C'est la fameuse nouvelle de...
00:14:59La fameuse nouvelle d'Alphonse Daudet.
00:15:02Euh...
00:15:03Qui rencontre un jour un type qui...
00:15:05Qui dit...
00:15:06Vous savez...
00:15:07Qui est un train de s'abattre, qui n'a jamais rien réussi.
00:15:09Et il dit, vous savez, j'ai monté une revue littéraire avec 300 000 francs comme a promis Gérardin.
00:15:14Alors, il montre un truc, j'en ai des bureaux, j'en ai des machins.
00:15:17Et déjà, Alphonse Daudet, il retient déjà des rubriques.
00:15:20Euh...
00:15:21Et puis...
00:15:22Il n'y a pas plus de 300 000 francs qu'un genre là.
00:15:25D'accord.
00:15:26C'est une fameuse...
00:15:27Alors, je crois que mon grand-père a été...
00:15:29A été un peu ça.
00:15:30Ok.
00:15:31Alors, on a été...
00:15:32On a été très...
00:15:35Très...
00:15:37Très discrets.
00:15:39Sauf une fois...
00:15:40Sauf une fois...
00:15:42Maman...
00:15:43Alors, j'avais lu...
00:15:45J'avais lu...
00:15:46Euh...
00:15:47Une série...
00:15:49Qui m'avait...
00:15:51Passionné.
00:15:52Et que j'ai relu d'ailleurs.
00:15:54Avant de mourir.
00:15:55Tu sais, il y a des choses qu'on veut relire.
00:15:57Que j'ai relu il y a l'année dernière, je pense.
00:16:00Euh...
00:16:01Euh...
00:16:02Et c'est la chronique des Pasquiers.
00:16:04Et...
00:16:05Dans cette chronique des Pasquiers.
00:16:07Un des personnages principaux.
00:16:10Un des personnages principaux.
00:16:11Un des personnages.
00:16:12Et le docteur Pasquiers.
00:16:13Qui est un type qui...
00:16:15Qui...
00:16:16La même histoire.
00:16:17Qui fait des rêves.
00:16:18Qui...
00:16:19Qui croit que tout est arrivé.
00:16:20Que...
00:16:21Qui attend la...
00:16:22La...
00:16:23La...
00:16:24L'héritage.
00:16:25Que sa femme doit faire...
00:16:26Euh...
00:16:27Il y a...
00:16:28Il y a...
00:16:29Sur le notaire du Havre.
00:16:30Qui doit écrire une lettre.
00:16:31Pour dire que...
00:16:32Les fonds sont libres.
00:16:33Ça dure des années.
00:16:34Des années.
00:16:35Etc.
00:16:36Pendant ce temps.
00:16:37Le type spécule sur la langue.
00:16:38Il va avoir.
00:16:39Etc.
00:16:40Il ruine sa famille.
00:16:41Il a plusieurs maîtresses.
00:16:42Et tout.
00:16:43Et...
00:16:44Mais...
00:16:45Ceci n'est pas important beau.
00:16:46Très...
00:16:47Poitrinant.
00:16:48Selon son expression.
00:16:49Il faut poitriner.
00:16:51Et...
00:16:52Euh...
00:16:53Un jour je disais à maman.
00:16:54Oh je suis...
00:16:55Je suis...
00:16:56Euh...
00:16:57Euh...
00:16:58Je suis remuné par ce personnage.
00:17:01Du docteur Raymond Pasquier.
00:17:02Et...
00:17:03Elle m'a dit.
00:17:04Oh c'est pas étonnant.
00:17:05C'est...
00:17:06C'était un peu de grand-père.
00:17:07Elle a pas dit plus.
00:17:09Mais j'ai compris qu'elle avait une haine tenace d'ailleurs pour lui.
00:17:13D'accord.
00:17:14Et sa femme donc jamais...
00:17:16Au contraire.
00:17:17Au contraire.
00:17:18Parait-il.
00:17:19C'était une...
00:17:20Une sainte.
00:17:21D'ailleurs il me plaît d'être.
00:17:22Elle était protestante aussi ?
00:17:25Oui.
00:17:26Ils étaient tous les deux protestants.
00:17:27Oui.
00:17:28Alors il paraît qu'elle c'était une sainte.
00:17:32Qui a supporté...
00:17:33De...
00:17:34De cet homme qui était...
00:17:35Euh...
00:17:36Un papillon.
00:17:37Euh...
00:17:38Qui a tout supporté.
00:17:39Et qui a toujours veillé à s'accouver ses trois enfants.
00:17:42A...
00:17:43A...
00:17:44Euh...
00:17:45Enfin...
00:17:47Voilà.
00:17:48Voilà ce que je sais.
00:17:49Mais...
00:17:50Je ne sais rien de précis parce que...
00:17:52Euh...
00:17:53Il y a eu un...
00:17:54Un...
00:17:55Un manteau de silence...
00:17:56De...
00:17:57De...
00:17:58D'étrétion sur cet homme.
00:17:59D'accord.
00:18:00Qui a été ruiné...
00:18:01Dix fois.
00:18:02Il n'avait pas eu une entreprise de marbrerie ?
00:18:07Ou...
00:18:08Il a eu...
00:18:09Euh...
00:18:10L'abandon ?
00:18:11La seule...
00:18:12La seule chose que je lui écoute...
00:18:14Enfin...
00:18:15Je pense qu'elle est...
00:18:16Il a eu...
00:18:17Une entreprise de transport à Bergerac.
00:18:20Avec des...
00:18:23Des...
00:18:24Des charrettes et des chevaux.
00:18:25Ouais.
00:18:26Et il transportait du blé, des...
00:18:29Du bois, des charpentes, des...
00:18:32Toutes sortes de marchandises.
00:18:33Mais non.
00:18:34De la bière.
00:18:35Ouais.
00:18:36Avec...
00:18:37Des charrettes et...
00:18:38Et des chevaux.
00:18:39Et...
00:18:40Et...
00:18:41Ça, ça se passait à Bergerac.
00:18:42Et ils avaient une maison qui était au bord de la...
00:18:46De l'attenteur.
00:18:47Ils cherchaient le fleur.
00:18:48Qui était au bord de la Bordeuil.
00:18:50Et ils avaient un...
00:18:51Un potager et un verger très important.
00:18:56Voilà ce que je...
00:18:57De l'autre.
00:18:58Enfin...
00:18:59Mais ce qu'il a fait à Bordeaux, je n'en sais rien.
00:19:01Alors, j'ai...
00:19:04J'ai trouvé le...
00:19:06Le certificat de naissance de papa.
00:19:09Ouais.
00:19:10Tu l'as ?
00:19:11Oui.
00:19:12Bon.
00:19:13Et là, il est dit...
00:19:14J'ai présenté...
00:19:15Jean...
00:19:16Jean Castagné.
00:19:18Et je crois qu'il y a...
00:19:21Ingénieur.
00:19:22Comme...
00:19:23Oui, oui, oui.
00:19:24Tu as raison.
00:19:25Et tu n'es pas plus ingénieur que moi.
00:19:27Mais...
00:19:28Tu vois...
00:19:29Ouais.
00:19:30C'est bien le type de...
00:19:32Ouais.
00:19:33Ça alors.
00:19:34Mais il était né à Bordeaux ?
00:19:35Oui, il était né à Bordeaux.
00:19:36Oui, il était né à Bordeaux.
00:19:37Il était à Bordelais, oui.
00:19:38Avec Bordeaux, parce que je ne pense pas.
00:19:40Ouais.
00:19:41Mais je te dis...
00:19:43Là, on sent que...
00:19:45On sent qu'il y a toujours vu...
00:19:47Mais l'imbrication des pierres et des gens chez vous, c'est quelque chose.
00:19:50Autant que chez les guichards.
00:19:51Ah oui, oui, oui.
00:19:52Et puisque ton grand-père s'appelait Jean, son père s'appelait Pierre Théodore.
00:19:56Et le grand...
00:19:57Et encore au-dessus, c'est Pierre Castagné.
00:19:59Oui.
00:20:00Et au-dessus, c'est Jean.
00:20:02Ah oui ?
00:20:03Oui.
00:20:04Le père...
00:20:05Le grand-père de mon père s'appelait Jean.
00:20:11Non, l'arrière-grand-père de mon père s'appelait Jean.
00:20:13Ah d'accord, d'accord.
00:20:14Alors tu vois...
00:20:15Alors, on a...
00:20:17Il y a eu des gens malins.
00:20:19Il y a eu des gens malins pour dire que si mon frère...
00:20:23Si mon frère était mort, c'est parce qu'il s'appelait Pierre.
00:20:26Qu'il aurait dû s'appeler Jean.
00:20:32Voilà.
00:20:33Tu sais, dans les campagnes...
00:20:39Bon, alors ça, c'était juste un point comme ça.
00:20:42Bon.
00:20:43Donc sur les Degnaux, tu n'en sais pas plus non plus.
00:20:46Bon.
00:20:47Il y a Isaga et...
00:20:49Et je...
00:20:50Je pense...
00:20:51Je pense que si...
00:20:53Si...
00:20:56Si...
00:20:57Jeanneviève t'appelait Pierre, ce n'était pas innocent.
00:21:00C'était pour remplacer le fils que moi je n'avais pas eu.
00:21:04Turement.
00:21:05Pour essayer de...
00:21:07Malgré tout de...
00:21:09Bon, alors autrement, vous voyez un truc qui m'a paru curieux.
00:21:14Je ne sais pas si tu es au courant.
00:21:15Mais Papy...
00:21:16Enfin, ton père.
00:21:17En 19, il était à Lyon.
00:21:20Je jure.
00:21:21Il était à Lyon.
00:21:22Je peux même te dire l'adresse.
00:21:23Rue, je ne sais plus quoi.
00:21:24Mais qu'est-ce qu'il faut de la guerre ?
00:21:26Je ne sais pas.
00:21:27En 19.
00:21:28Il a eu l'aventure.
00:21:29En 20.
00:21:30Après, il était à L'Aigle.
00:21:31Ça, tu le sais.
00:21:32Là, il était magistral.
00:21:33Voilà.
00:21:34Bon.
00:21:35Il y a...
00:21:36Il y a une...
00:21:38Il y a une tranche.
00:21:40Il y a une tranche.
00:21:41Si tu avais la guerre, mon père était dans les régions libérées.
00:21:47Où habitait-il ? Je n'en sais rien.
00:21:50Mais ma mère habita avec lui.
00:21:52Et c'était dans les régions libérées.
00:21:54Oui.
00:21:55Oui.
00:21:56Pourquoi ?
00:21:57Parce qu'on avait fait venir 10 000 Chinois qu'on avait engagés en Chine.
00:22:06On avait amené un bateau pour...
00:22:10C'était pour la guerre.
00:22:12Pour les régions libérées.
00:22:14C'était les régions marquées.
00:22:15Il y avait eu la guerre.
00:22:17Pour effacer les tranchées, déminer, sortir les obus, rebâtir les villages, etc.
00:22:24Et on avait, naturellement, cherché pour les encadrer, des gens qui parlent le chinois.
00:22:30Et papa, c'était...
00:22:31Donc, il était...
00:22:33Il était directeur de l'entreprise dans laquelle il y avait 10 000 Chinois.
00:22:41Ou 20 000...
00:22:43Enfin, un nombre...
00:22:44Ou 5 000.
00:22:45Un grand nombre de Chinois.
00:22:47Et il dirigeait les travaux.
00:22:50Et, naturellement, bien sûr, il habitait là-bas.
00:22:53Or, où habitait-il ?
00:22:55Entre Reims, Troyes, Strasbourg et Mulhouse.
00:22:59On ne le sait pas.
00:23:01D'accord.
00:23:02Bon.
00:23:03Et là, maman y est allée.
00:23:05Maman y est allée parce qu'elle se souvient des Chinois.
00:23:11Et puis, maman y est rentrée à Bordeaux.
00:23:15Et là, papa a eu une aventure.
00:23:20Alors, ça va être ça, Lyon.
00:23:23Je sais que papa a eu une aventure avec une femme.
00:23:29Je le sais parce que j'ai eu, une fois sous les yeux, une lettre de maman à papa.
00:23:38Lui disant, mais tu m'as abandonné pour cette créature, un style, etc.
00:23:46Bon.
00:23:47Et lui donnant des nouvelles de son fils Pierre.
00:23:51On l'appelle qui ça pour la tendrir, quoi, etc.
00:23:56Et elle est extrêmement plaintive.
00:23:59Et j'ai vu un Telegram, ça existait déjà un Telegram, adressé à ma maman par un Chinois.
00:24:13C'était signé Liu Fu, Li Pao, maman, en disant, je vous demande, enfin, vous demande pardon pour l'information,
00:24:27pour l'information mensongère ou calomniatrice, un truc comme ça.
00:24:34Tout ce que je vous ai dit n'était pas vrai, etc.
00:24:39Alors, on voit le scénario.
00:24:41Le Chinois qui écrit à maman pour dire, votre mari couche avec la fille du consierge.
00:24:47Et après, le Chinois qui télégraphait à maman en disant, je vous demande pardon, c'était pas vrai, etc.
00:24:54Moi, j'ai lu ces deux documents.
00:24:57Donc, je peux m'attir.
00:24:59Et alors, quand tu me dis qu'il habitait en 19 à Lyon, alors là, je me dis, c'est ça.
00:25:06C'est l'année d'après de la naissance de maman, de ma mère.
00:25:09Alors, c'est incroyable, quoi.
00:25:11C'était...
00:25:12C'est quoi ?
00:25:13Oui, oui, oui, je vais...
00:25:14Non, mais c'est parce que le plus fort, c'est que...
00:25:16Mais attendez, mais je ne vais habiter bien plus...
00:25:19Elle était de 18.
00:25:20Elle était de 18.
00:25:21Elle était de 18.
00:25:23De 18 ?
00:25:2417 mois de plus comment ?
00:25:25Non, 17...
00:25:26Elle était de 18.
00:25:27Non, non, elle est née en 18, hein.
00:25:28Elle est née en 18.
00:25:29Elle est née en 18.
00:25:30Elle est née en 18.
00:25:31Elle avait 17 mois de plus que moi.
00:25:34Non, non, non, mais tu...
00:25:35Il faut que tu te fais faire là, oui.
00:25:36Alors là, tu vois, le cours...
00:25:38J'ignorais totalement qu'il avait...
00:25:40Ça doit être...
00:25:41Il y a eu quelque chose.
00:25:43Il y a eu un pétard.
00:25:44Oui, oui, il y a eu...
00:25:45Et alors après, il a été nommé à l'aigle, alors.
00:25:47Enfin.
00:25:48Alors là, à ce moment-là, il a passé l'examen de la magistrature.
00:25:51Il a été reçu et il est tombé à l'aigle.
00:25:54Et je suis né à ce moment-là.
00:25:56Donc, tu es né à l'aigle ?
00:25:58Non, je suis né à Bordeaux.
00:25:59Je suis né à Bordeaux, mais...
00:26:01Mais il était...
00:26:03Il était déjà...
00:26:05Il était déjà à l'aigle, papa.
00:26:08Maman avait dû rentrer chez sa mère pour accoucher.
00:26:11Comme ça se faisait à l'époque.
00:26:13Et il y a eu l'aigle, Pauillac, Bordeaux.
00:26:15Il n'y a pas eu de ville entre...
00:26:17Il y en a encore l'arbre.
00:26:18Après l'aigle, ça a été Pauillac.
00:26:20Oui.
00:26:21C'est ça.
00:26:22D'accord.
00:26:23Et...
00:26:27Oui.
00:26:29Oui, 26 rues des Remparts à Lyon.
00:26:31Il habitait.
00:26:32Je sais parce que...
00:26:33Tu sais pourquoi ?
00:26:34Parce que j'ai trouvé son carnet de...
00:26:36J'ai trouvé son carnet de chasse d'une société de chasse à l'aigle.
00:26:39Déjà.
00:26:40Bon, ça c'est amusant.
00:26:42Pardon.
00:26:43Parce que...
00:26:44Tout ça est très disséminé pour l'instant.
00:26:46C'est normal.
00:26:47Il a eu...
00:26:48Alors...
00:26:49Est-ce qu'il a eu l'aventuré ?
00:26:51Alors...
00:26:52C'est toujours balancé.
00:26:53Est-ce que...
00:26:54C'était peut-être vrai que le Chinois avait menti ?
00:26:56Bon.
00:26:57Mais quand il me parle des Lyons, je commence à me dire...
00:27:00Ah oui, mais...
00:27:01Tu vois ?
00:27:02C'est vrai.
00:27:03C'est vrai.
00:27:04C'est vrai.
00:27:05Surtout qu'alors, il n'a jamais été question de parler de cette période avec mes parents.
00:27:09Tu vois, j'ai une carte de lui, les lieutenants.
00:27:12Il habite officiellement sur la carte.
00:27:15Il y a marqué 46 cours d'Alsace-Lorraine à Bordeaux.
00:27:18Mais la carte d'identité est établie à Chassonet dans l'Aisne, le 15 février 19.
00:27:23Ça, c'est le Chinois, probablement, dans l'Aisne.
00:27:26Dans l'Aisne.
00:27:27Ça, c'est le Chinois.
00:27:28Ouais.
00:27:29Ah, ça, oui.
00:27:30Dans l'Aisne.
00:27:31Oui, ça, en pleine région libérée.
00:27:33Ouais, ouais.
00:27:34Ouais, ouais.
00:27:35Ouais, ça, ça va.
00:27:36Alors après...
00:27:37Ce que j'ai pour Lyon, pour justifier sa présence à Lyon, c'est une carte individuelle d'alimentation,
00:27:43délivrée le 2 janvier 19, à la mairie de Lyon, deuxième arrondissement.
00:27:47Adresse, 26 juridérans par Lyon.
00:27:50Mais ça, je suis en fait probablement là.
00:27:52L'aventure.
00:27:53Oui, c'est ça.
00:27:54L'aventure.
00:27:55Et alors, un tout petit peu plus tard, en 21, j'ai un permis de chasse établi en août 21,
00:27:59à Mortagne, dans l'Orne.
00:28:01Ah, ça, c'est l'aigle, oui.
00:28:02Voilà.
00:28:03Il est colliste à Lyon, c'est l'aigle.
00:28:04C'est ça.
00:28:05Ah, ben oui.
00:28:06Alors, je m'étais toujours demandé s'il avait vraiment...
00:28:11Parce que c'était pas le genre de papa d'avoir une... d'avoir une... une aventure...
00:28:17Enfin, une relation amoureuse avec lui.
00:28:19C'était pas.
00:28:20C'était pas.
00:28:21Alors, donc j'y croyais pas.
00:28:22Mais là...
00:28:23Oh, c'est pas.
00:28:24Dites-lui.
00:28:25Moi, je lui...
00:28:26Je lui...
00:28:27Je lui accorde bien, il avait une aventure.
00:28:30Ah non.
00:28:31Il avait des moyens.
00:28:32Parce qu'il était beau comme un taux, il était ses gens.
00:28:35Mais c'était pas dans son caractère, je crois pas.
00:28:38C'est ça.
00:28:39D'ailleurs, d'ailleurs, moi je me suis rendu compte, mais euh... je sais pas moi...
00:28:47deux ou trois ans avant la mort de maman, je me suis rendu compte que papa était follement
00:28:55amoureux de sa femme.
00:28:57Et pourtant, je t'aime beaucoup.
00:28:58Oui, mais...
00:28:59Mais...
00:29:00Mais...
00:29:01Mais...
00:29:02Mais...
00:29:03Je n'aimais aucune folie.
00:29:04Or, papa était...
00:29:05D'ailleurs, dans son... dans son testament, son testament euh...
00:29:18Il a pas fait un testament négatif, mais il a fait un testament moral, enfin on s'explique
00:29:26un peu.
00:29:27Il commence par euh...
00:29:29C'est tout.
00:29:30On va la voir.
00:29:31Ah non, non, non, non.
00:29:32Je sais pas de quoi tu parles.
00:29:33Ah ça existe.
00:29:34Je sais pas de quoi tu parles.
00:29:35Il commence par sept ou huit phrases à la gloire de maman.
00:29:40J'avais vu ça.
00:29:41Quelqu'un qui m'a... qui m'a renversé en moyenne.
00:29:44Ah ouais.
00:29:45Et vraiment, il était aveugle.
00:29:47Qui est ?
00:29:49Oui.
00:29:50Quand j'ai lu ça, j'ai dit.
00:29:51Ah ouais, ouais, ouais.
00:29:52Il était aveugle.
00:29:53Ouais, ouais, ouais.
00:29:54Parce qu'il a...
00:29:55Maman sur le pied d'estale, je te rends bien que c'est toi.
00:29:59Tu l'as...
00:30:00Oh, ça doit exister.
00:30:01Peut-être que je vais trouver de tomber dessus parce que j'ai pas encore tout fouillé
00:30:04le fameux grenier qui t'a emprunt à un renac.
00:30:06Tu vas le trouver.
00:30:07Mais c'est sous quelle forme, c'est un cahier, c'est...
00:30:09Non, c'est le feuille.
00:30:10Avec sa belle écriture.
00:30:11Oui, oui, on sent qu'on reconnaît immédiatement.
00:30:13Avec ça super méfait.
00:30:14Ah oui, ça, il y a une caligraphie, ça il a fait.
00:30:15Tu ne sais pas que quelquefois, pas toujours, j'écris comme lui.
00:30:20Et ça dure le temps d'une carte de visite.
00:30:24Mais...
00:30:25Et sans le rechercher de l'amour, pas aussi bien.
00:30:29Mais j'ai...
00:30:30Ah, il y a une belle couture, ça c'est vrai.
00:30:32Ah, il y a une couture, ça c'est vrai.
00:30:33Ouais.
00:30:34J'avais les deux pensées.
00:30:35Et je sais...
00:30:36Je sais que ça m'a...
00:30:38Ce qui me...
00:30:39Ce qui me...
00:30:40Ce qui me chacaille un peu, c'est que je ne les ai pas vues au cours du du management,
00:30:45où on voit tant de choses.
00:30:47J'avais les deux pensées de Montaigne écrites soi-même.
00:30:51Oui, les hauts personnages par politique, etc.
00:30:53Oui, oui.
00:30:54Et puis...
00:30:55Ni souple ni doux.
00:30:57C'était une merveille de...
00:31:00Parce que c'était de la belle écriture sans aide de la calligraphie.
00:31:04Oui.
00:31:05Ça ne savait pas ce truc impersonnel.
00:31:06C'était quand même...
00:31:08Un charpenté, on ne l'avait jamais.
00:31:10Oui.
00:31:11Alors, il a écrit un testament moral, en quelque sorte.
00:31:15Ou il explique son athéisme, par exemple.
00:31:19Enfin, il le fait avec beaucoup de discussion, beaucoup de mesures.
00:31:22Il explique son athéisme.
00:31:24Il explique ce qu'il a pensé devoir faire dans la vie, etc.
00:31:30C'est une jolie page, d'ailleurs.
00:31:32Mais, ça commence par une dizaine de lignes.
00:31:40À la gloire de Thessalon.
00:31:41À la gloire de Thessalon.
00:31:45Et elle, elle était très pratiquante, Germaine ?
00:31:49Non.
00:31:50Quand on lui faisait pas la messe, elle répondait, je travaille.
00:31:53Le travail est une prière.
00:31:55C'était sa réponse toujours.
00:31:58Ah bon, d'accord.
00:32:00Donc...
00:32:01Non, non, non, non.
00:32:02Je n'étais pas agnostique.
00:32:03Bon.
00:32:04Mais, enfin, on était aussi loin que possible de la pratique religieuse.
00:32:10Qu'elle eut se font berner de ce que j'appellerais, peut-être, beaucoup plus de la croyance que de la religion.
00:32:26Mais, c'est tout.
00:32:27Ça l'est pas plus loin.
00:32:28D'accord.
00:32:29Mais, enfin, je n'ai connu personne aussi respectueux de la religion que mon père.
00:32:39Alors que je n'étais totalement agnostique.
00:32:42Et, profondément, enfin, je veux dire, avec une démonstration.
00:32:51j'ai vu personne être aussi...
00:32:54Eh bien, mon père, si.
00:32:57Mon père était ton père aussi.
00:32:58Agnostique.
00:32:59Très respectueux.
00:33:00Très respectueux.
00:33:01Et ta mère était pratiquante ?
00:33:04Pas vraiment.
00:33:05Non, pas vraiment.
00:33:06Mais, pas vraiment.
00:33:07Mais, pas vraiment.
00:33:08Mais, tu sais...
00:33:09Mais, je me tue quand même.
00:33:10Elle était respectueuse.
00:33:11Mais, elle me racontait qu'elle avait été très déçue par l'église quand le père, je ne sais plus comment il s'appelait, le curé des Aïsilles, lui avait refusé la communion parce qu'elle était dispersée.
00:33:24Elle a trouvé ça...
00:33:26Parce que ta mère avait divorcé.
00:33:28Bah, ma mère...
00:33:29Ecoute, moi, d'après ce que j'ai compris de travers les libres de famille et tout, c'est marié en 40 avec un certain Didier Aumont.
00:33:36Alors, j'ai pas compris s'il a disparu, s'il n'y a pas eu consommation, etc.
00:33:46Il s'est parti en juge de boudin, si j'ose dire.
00:33:48Ou quoi, ou qu'est-ce.
00:33:49Ou s'il a disparu à la guerre au front, ou pas disparu.
00:33:52C'est une des trois solutions, hein.
00:33:54Mais toujours est-il que...
00:33:56Didier Aumont...
00:33:58Oui, elle a dit lancé.
00:34:01Oui, mais ça a l'action d'une trace.
00:34:04Si, le nom de Didier Aumont sur le Livret de Famille.
00:34:07C'est marqué sur mon Livret de Famille.
00:34:09Il est marqué, je vais déjà...
00:34:10Il était très bien, ce Didier Aumont.
00:34:12Mais moi, j'ai sa photo.
00:34:14Il était très bien, ce Didier Aumont.
00:34:16Mais il n'est pas question de dire, au moins, il dit...
00:34:18C'est une question du premier mari.
00:34:20De Geneviève.
00:34:22Mais non, il est question du premier mari, de la mère de Pierre.
00:34:27Eh bien, mais c'était bien...
00:34:29C'est de Geneviève.
00:34:30Mais non !
00:34:31De Pierre qui ?
00:34:32De la grand-mère de Pierre.
00:34:34De la mère de Jean, pardon.
00:34:36Ah non, non, non, non, non !
00:34:38Je parle de maman, là !
00:34:39Didier Aumont, elle était mariée avec Geneviève ?
00:34:41Oui !
00:34:42C'est ça, je te parle de maman.
00:34:44Mais c'est marié pendant la guerre.
00:34:46Ah, tu Didier Aumont ?
00:34:47Ah, tu Didier Aumont ?
00:34:48Ah, tu Didier Aumont ?
00:34:49Ah, tu Didier Aumont ?
00:34:50Mais je les connais, moi, Didier Aumont.
00:34:51Mais alors, qui était-il ?
00:34:52Comment était-il ?
00:34:53Parce que moi, enfin, ça m'attarde par toujours curiosité.
00:34:55Alors, Didier Aumont, Didier Aumont était le fils d'une famille Lombreuse.
00:35:02Ils étaient six ou sept enfants.
00:35:04Les Aumont, ils habitaient ici, au Lacroix-Blanche, je crois, un truc comme ça, ou genre cela.
00:35:10Et le père Aumont...
00:35:12Consamédèrement.
00:35:13Alors, c'était...
00:35:14Consamédèrement.
00:35:15Ah, peut-être.
00:35:16Alors, c'était des gens extrêmement, extrêmement catholiques.
00:35:22Les pratiquants lui-même...
00:35:25Comment dire ?
00:35:26Vraiment des...
00:35:27Bon, j'étais en pension avec...
00:35:29Des camous.
00:35:30Des camous.
00:35:31Des camous.
00:35:32Bon.
00:35:33Ce Didier...
00:35:34Tu étais en pension avec lui ?
00:35:36Non, Monique Aumont, et ça sert.
00:35:38Oui.
00:35:39Des pousser aînés.
00:35:40Euh...
00:35:41Qui a fait religieuse, d'ailleurs.
00:35:43Non, non.
00:35:44Il y en a une qui était religieuse.
00:35:45Je croyais qu'elle s'appelait Monique, la religieuse.
00:35:48Bon.
00:35:49Donc, ce Didier Aumont était...
00:35:55Vous connaissez Geneviève ?
00:35:58Bon.
00:35:59Ils étaient trois amis.
00:36:01Ils étaient...
00:36:02Trois amis.
00:36:04Qui s'appelaient Pierre...
00:36:07Qui s'appelait James Landry.
00:36:09Landry Aumont.
00:36:11Et...
00:36:12Et Pierre...
00:36:14Il avait le nom d'un patelin du Pays Basque.
00:36:19Son père était tailleur militaire ici.
00:36:22Il s'appelait Pierre...
00:36:25Ça va me revenir.
00:36:26Le père de Didier Aumont était...
00:36:27Non, non, non.
00:36:28Non, non, non.
00:36:29Il y avait trois amis qui étaient autour de Geneviève.
00:36:32Alors, Didier Aumont...
00:36:34Un type s'appelait James Landry.
00:36:36Le Camberry.
00:36:37Et Pierre Le Camberry.
00:36:38Et Geneviève était...
00:36:40Quoi qu'elle ne le repressait pas...
00:36:43Mais elle était...
00:36:44Je crois...
00:36:45J'en suis même certaine...
00:36:46Très, très amoureuse de Pierre Le Camberry.
00:36:49Et Pierre Le Camberry ne s'intéressait pas spécialement à elle.
00:36:53Pour elle, c'était une très bonne amie.
00:36:56Au contraire, Didier Aumont était très...
00:36:59Très empressé autour de Geneviève.
00:37:01Bon.
00:37:02Et quand...
00:37:03Quand la guerre est venue,
00:37:04Didier Aumont a été mobilisé.
00:37:07Et alors là, il a joué la corde de...
00:37:10Je pars...
00:37:11Je pars en guerre, etc.
00:37:13Jamais je vous reverrai, etc.
00:37:15Bon.
00:37:16Et euh...
00:37:17Épousez-moi...
00:37:19Euh...
00:37:21Je me ferai tuer...
00:37:24C'est comme ça, tout à l'heure.
00:37:26Bon.
00:37:27Et Geneviève, euh...
00:37:28C'est marié avec moi.
00:37:29Il y a eu...
00:37:30Il y a eu consommation du mariage certainement.
00:37:33Sans enthousiasme...
00:37:35Probablement, on a failli à une consommation.
00:37:37Et puis, euh...
00:37:39Il a été prisonnier.
00:37:41Ah, voilà.
00:37:42Alors...
00:37:44Quand il est revenu...
00:37:47C'est que Geneviève avait eu des aventures.
00:37:51Pas...
00:37:52Pas 50.
00:37:53Enfin...
00:37:54Elle avait...
00:37:55Elle avait vécu comme une jeune femme.
00:37:57Et euh...
00:37:58Elle lui a dit...
00:38:00Enfin, je sens que...
00:38:01Voilà...
00:38:02Voilà la situation.
00:38:03Elle lui a dit...
00:38:04C'est...
00:38:05Faut divorcer.
00:38:06Lui, euh...
00:38:07Il ne voulait pas tellement.
00:38:08Mais...
00:38:09Sa...
00:38:10Sa famille, euh...
00:38:11Le désirait, euh...
00:38:12Ardemment.
00:38:13Donc, il a été poussé par sa famille.
00:38:14Encore que cette famille, euh...
00:38:16Avec horreur du divorce, pour...
00:38:18Etant, euh...
00:38:19Super catholique.
00:38:20Mais, euh...
00:38:21Bon, euh...
00:38:22Pour, euh...
00:38:23Pour elle, pour cette famille, Geneviève était un peu le diable.
00:38:26Un peu...
00:38:27Le péché.
00:38:28Bon.
00:38:29Parce que, lui...
00:38:30Alors, le marrant, c'est qu'il était poussé par sa femme.
00:38:32Et, euh...
00:38:33Bon, euh...
00:38:34Pour, euh...
00:38:35Pour elle, pour cette famille, Geneviève était un peu le diable.
00:38:38Un peu...
00:38:39Le péché.
00:38:40Bon.
00:38:41Parce que, lui...
00:38:42Alors, le...
00:38:43Le marrant, c'est qu'il était poussé par sa femme.
00:38:45Et poussé par sa famille.
00:38:47Et qu'il a divorcé.
00:38:49Vraiment contraint et forcé.
00:38:51Non, mais c'est ça qui est curieux.
00:38:53Et, euh...
00:38:55Et, euh...
00:38:56Et, euh...
00:38:57Ils ont divorcé.
00:38:58Ils étaient finis.
00:38:59On n'a plus parlé.
00:39:00Et puis...
00:39:01Il a perdu de vue.
00:39:02Je ne sais même pas ce qu'il est devenu.
00:39:04Mais ils ont dû quitter Bordeaux.
00:39:06Parce que le père était officier.
00:39:07Il a dû être muté.
00:39:08Et puis, après, euh...
00:39:10Je ne sais pas.
00:39:11Mais il était officier à la retraite.
00:39:13Il était à la retraite, chérie.
00:39:15Il était en colonne à la retraite.
00:39:17Et, euh...
00:39:23C'était un mariage, euh...
00:39:26Un mariage sans...
00:39:27Sans cause ni effet, quoi, pour finir.
00:39:29Euh...
00:39:30Euh...
00:39:31Euh...
00:39:32Je me souviens.
00:39:33Bon.
00:39:34Elle était quand même...
00:39:35Elle n'a pas été fidèle.
00:39:37Mais elle était quand même loyale avec lui.
00:39:40Euh...
00:39:41Tanté si bien que...
00:39:42Euh...
00:39:43À ce moment-là, tous les matins, il arrivait des traits de prisonnier, etc.
00:39:47Et tous les matins, j'allais se pointer à la gare pour voir s'il y arrivait.
00:39:52Et...
00:39:54Naturellement, un jour, elle avait...
00:39:56Euh...
00:39:57Mal aux pieds et les palais.
00:39:58C'est ce jour-là, justement, qu'il est arrivé.
00:40:00Euh...
00:40:01Bon.
00:40:02Bon.
00:40:03Alors, la famille, tu vois...
00:40:05Alors...
00:40:06Ce type qui, euh...
00:40:08Qui comprenait peut-être, ou qui aurait probablement accepté la...
00:40:12Une situation, qui était ce qu'elle était, a été...
00:40:16Euh...
00:40:17De toute façon...
00:40:18De toute façon, je vais vous les divorcer.
00:40:20Je vais vous les divorcer.
00:40:21Mais...
00:40:22Euh...
00:40:23Même si...
00:40:24Euh...
00:40:25De toute façon, la famille a fait tellement de pression que...
00:40:27Euh...
00:40:28Euh...
00:40:29Donc, c'était un mariage...
00:40:30Ben, je sais pas...
00:40:31Euh...
00:40:32Ils ont...
00:40:33Ils ont vécu ensemble...
00:40:34Quinze jours.
00:40:35C'est vrai.
00:40:36Ou dix jours.
00:40:37Euh...
00:40:38Ou peut-être cinq.
00:40:40Euh...
00:40:41Tu vois...
00:40:42C'était un mariage...
00:40:43Euh...
00:40:44De guerre.
00:40:45C'était un mariage de guerre, comme il y en a beaucoup à toutes les guerres.
00:40:49Le...
00:40:50Didier, au moins, était sympathique.
00:40:51Il était...
00:40:52Il était très gentil.
00:40:53Il était très gentil.
00:40:54Il était un peu...
00:40:55Euh...
00:40:56Il était un peu...
00:40:58Il était un peu...
00:40:59Bien élevé.
00:41:00Très courageux.
00:41:01Ah oui.
00:41:02Il avait toutes les qualités.
00:41:03Ben...
00:41:04Il était...
00:41:05Il écrivait des lettres de fou.
00:41:06Moi, je dis...
00:41:07Des lettres de...
00:41:08Des lettres de fou.
00:41:09Il est...
00:41:10Ben...
00:41:11Il était quand même un peu difficile à suivre.
00:41:17Enfin...
00:41:18Un type charmant.
00:41:19Très bien.
00:41:20C'est une très jolie famille.
00:41:21Dans la famille de Bordeaux.
00:41:23Très...
00:41:24Et alors...
00:41:25Je sais pas ce que...
00:41:26Je sais seulement...
00:41:27Pas de Bordeaux.
00:41:28Enfin...
00:41:29Ils étaient...
00:41:30Ils habitaient Bordeaux.
00:41:31J'étais...
00:41:32Ils étaient bien.
00:41:33Mais non.
00:41:34Il n'a pas été nommé.
00:41:35Il était à la retraite.
00:41:36Il n'a pas causé gauche.
00:41:37Il fallait qu'il fallait...
00:41:38Il était...
00:41:39Il vivait à Bordeaux.
00:41:40Et ils étaient très bien...
00:41:41Très bien portés à Bordeaux.
00:41:43Mon Dieu.
00:41:44C'était...
00:41:45Une famille...
00:41:46Et alors...
00:41:47Et moi...
00:41:48Maman, elle me disait qu'elle avait été amoureuse de l'acteur Michel Elchevéry.
00:41:51Ah oui.
00:41:52Mais elle l'a rencontrée ou c'est juste...
00:41:54Alors le voyant...
00:41:55Ah non, non.
00:41:56Alors ça...
00:41:57Alors ça, c'est la...
00:41:58C'est ça, c'est le...
00:41:59C'est le passage...
00:42:00James Landry.
00:42:01Alors, James Landry était un type qui était assez particulier.
00:42:09Bon, je crois qu'il était pédéraste.
00:42:12Je ne crois pas, d'ailleurs, j'en suis certain.
00:42:15Et...
00:42:16Mais le pédéraste qui s'intéresse quand même aux femmes, tu vois.
00:42:19Il marche sur les deux.
00:42:21Hein ?
00:42:22Avoir la vapeur, quoi.
00:42:23Oui, oui.
00:42:24Et...
00:42:25Mais...
00:42:26Au point de je reviens, il était un peu le fer-valoir de Pierre Lecuméry,
00:42:30qui lui était le...
00:42:32Vraiment le...
00:42:33Et alors, ce...
00:42:34Ce...
00:42:35Ce...
00:42:36Landry faisait du théâtre amateur.
00:42:39Et Geneviève s'était toujours intéressé au théâtre amateur.
00:42:43Et là, il y avait un amateur qui s'appelait Michel Elchevéry.
00:42:47Alors, il y a eu...
00:42:49Il a pu avoir un petit truc entre Geneviève et Michel Elchevéry,
00:42:54mais qui n'a pas dû aller très loin.
00:42:56Je ne pense pas.
00:42:57Je ne le pense pas.
00:42:58Je n'en sais rien.
00:42:59Parce qu'elle était amoureuse toujours, je crois...
00:43:01De Pierre Lecuméry.
00:43:02De Pierre Lecuméry.
00:43:03De Pierre Lecuméry.
00:43:04Et...
00:43:05Et...
00:43:06Et alors, bon, elle a...
00:43:07Elle est...
00:43:08Elle est restée, d'ailleurs, dans cette mouvance.
00:43:11Les traiteaux de Bordeaux.
00:43:13J'appelais les traiteaux de Bordeaux.
00:43:15Elle est restée, elle a...
00:43:17Tant que c'est...
00:43:18Et alors, il est venu un petit...
00:43:20Je m'en rappelle plus de...
00:43:21Qui était le directeur, hein.
00:43:24Qui essayait...
00:43:25Ça, ça n'a pas réussi.
00:43:26Ils n'ont pas...
00:43:27Ils n'ont pas vécu, hein.
00:43:28Ils n'ont pas pu vivre.
00:43:29Alors, oui.
00:43:30Peut-être qu'il n'y a plus à voir que ça avec Elchevéry.
00:43:34Mais...
00:43:35En vérité, ça...
00:43:36Certainement, ça ne pouvait pas aller loin.
00:43:38Parce que je te répète...
00:43:39Je pense...
00:43:40Je me l'avais dit.
00:43:42Mais je pense qu'elle était vachement amoureuse de ce Pierre Lecuméry.
00:43:45Et on se demande pourquoi, d'ailleurs, de parenthèse...
00:43:48Il était ni bien ni mal.
00:43:51Mais enfin, il était...
00:43:52Il était d'une banalité...
00:43:54Navrante.
00:43:59Mais on ne commande pas.
00:44:00Il est cassé.
00:44:02Non, non, mais il était très...
00:44:04Je le connaissais.
00:44:05Je ne trouvais que ça, pas.
00:44:06Enfin...
00:44:07De la...
00:44:09De la...
00:44:10Ouais.
00:44:11Alors, je reprends, oui.
00:44:12Parce que...
00:44:13L'aigle...
00:44:14Ça, l'aigle, tu n'as aucun souvenir, bien sûr.
00:44:15L'aigle, aucun souvenir.
00:44:16Aucun souvenir.
00:44:17Et alors, Pauillac.
00:44:18Alors, Pauillac.
00:44:19Alors, Papa est nommé à Pauillac.
00:44:23Moi, je dois avoir...
00:44:24Je dois avoir...
00:44:254 ou 5 ans.
00:44:26Je ne m'en souviens pas.
00:44:27Mais je me rappelle de la vie à Pauillac.
00:44:30Je me rappelle de la mort de mon frère.
00:44:33Pas de son enterrement.
00:44:35Je me rappelle de la mort de mon frère.
00:44:37Et je me rappelle de...
00:44:39De...
00:44:40D'amis qu'ils avaient.
00:44:41De plusieurs amis.
00:44:42Dont...
00:44:43Certains s'appelaient Langlade.
00:44:45C'était l'huissier du tribunal.
00:44:48Il s'appelait Langlade.
00:44:49Et sa femme était profession de piano.
00:44:52Et lui, il avait un mobile.
00:44:55Il était forgeant.
00:44:56Et souvent, j'allais...
00:44:58Alors ça, je me souviens.
00:44:59J'allais tourner la forge.
00:45:01Pour faire cuire le fer.
00:45:04Et l'enclume.
00:45:05Il fallait...
00:45:06Il fallait...
00:45:07Alors, je tournais, moi, le ventilateur, la forge.
00:45:10Je me rappelle.
00:45:12Et alors, quand il ne regardait pas, je te tournais plus vite.
00:45:15Parce que si tu te tournais plus vite, il y avait des étincelles qui partaient.
00:45:18Alors, ça abîmait beaucoup le fer, là.
00:45:20Ah !
00:45:21Mais ça me déclavait le tourner.
00:45:23Moi, les étincelles, je trouvais ça formidable.
00:45:25Alors, ça, je me rappelle.
00:45:28Je me rappelle d'un monsieur qui s'appelait Vallée, qui avait un ventre énorme.
00:45:35Et puis, bon, j'avais entendu des démêlés.
00:45:40Alors, je me rappelle d'une petite voisine en face qui s'appelait Etienne, qui est morte, poitrinée.
00:45:46À ce moment-là, on mourait de la séverculose.
00:45:48Les gens mouraient.
00:45:50Et puis, je me souviens que, avant la mort de mon frère, alors, ils étaient très gais.
00:46:02Alors, comme dans toutes les petites bâtelettes comme ça, maman jouait du piano.
00:46:07C'était énorme.
00:46:08Alors, elle jouait du piano.
00:46:13Elle jouait bien, d'ailleurs.
00:46:15Elle jouait des classiques très bien.
00:46:16Elle jouait aussi, le quadrille d'ancienne, la chèque-là.
00:46:19Et on dansait.
00:46:21Maman, les gens dansaient.
00:46:26Elle avait appris le piano dans le Pyrénée ou à Bordeaux ?
00:46:29Elle avait appris à Bordeaux.
00:46:30Elle jouait très bien.
00:46:32Alors, c'est marrant parce qu'elle avait choisi qu'elle ne pouvait pas jouer parce qu'elle avait des mains minuscules.
00:46:40Elle n'avait pas l'importé pour...
00:46:42Enfin, je me rappelle, elle avait des choses préférées.
00:46:47Les variations.
00:46:48Les variations de Béthos sur un thème de Schubert.
00:46:54Sur un thème de Schubert.
00:46:56Les danses de Granados.
00:46:59Sauf justement plein de tas de choses qu'elle jouait.
00:47:01Et il faisait des...
00:47:04Pour l'époque, il faisait des loteries.
00:47:07Et je me rappelle, je vois très bien encore mon père.
00:47:09Il ramassait des pignes de pain.
00:47:12Il ramassait des pignes de pain.
00:47:13Et avec des pignes de pain, il faisait des animaux.
00:47:16Qui peignaient.
00:47:17Alors, avec des gens qui se faisaient une petite plaquette de...
00:47:19Pour tirer debout.
00:47:21Alors, c'était le corps, là.
00:47:23Enfin, il y avait un truc.
00:47:24Ça faisait des ronds, tu vois.
00:47:26C'était...
00:47:27Il a eu...
00:47:28Papa, il était très adroit.
00:47:29Oh oui.
00:47:30Il faisait ce qu'il voulait de ses mains.
00:47:32Ça, je m'en souviens très bien.
00:47:34Et je me souviens...
00:47:37D'un jour où il y avait un froid dans la famille.
00:47:41Il y avait un froid dans la famille.
00:47:43Parce que maman pleurait.
00:47:46Parce qu'elle pensait que papa allait être...
00:47:50Destitué.
00:47:54Ou avoir peut-être de gros ennuis.
00:47:57Et ceci...
00:47:59Et ceci, c'est parce que...
00:48:02Quand il y avait le feu dans ces batailles...
00:48:05Il n'y avait pas de pompiers, bien sûr.
00:48:06Alors, c'était la population...
00:48:08Et qui se donnait...
00:48:10Qui allait là-bas avec des sceaux.
00:48:12Et on faisait la chaîne des sceaux.
00:48:14Et, naturellement, le commissaire de la police,
00:48:16c'était l'organisateur de la chose.
00:48:18C'était lui, là.
00:48:19L'autorité.
00:48:20C'était lui qui est là.
00:48:21Bon.
00:48:22Alors, un jour, il y a...
00:48:24Il y a le feu dans le chai du château Mouton-Hotien.
00:48:30Et alors, papa...
00:48:32Alors, la population arrive.
00:48:34Et papa...
00:48:36Surtout le puits, hein.
00:48:38À l'étoile à part avec les...
00:48:40Ils avaient des tonnes à chemin pour...
00:48:42Pour porter le...
00:48:44La bouillie bordelaise pour arroser les villes.
00:48:46Alors, ils envoyaient...
00:48:47Parce que les pompes...
00:48:49Les pompes se...
00:48:50Alors, ils envoyaient chercher des tonnes d'eau dans une autre pompe.
00:48:53Pour...
00:48:54Pour amener...
00:48:55Pour avoir...
00:48:56Tout ça, il y a une relation...
00:48:57Alors, le commissaire de police...
00:48:58Oh, ben, j'ai pas...
00:48:59C'était...
00:49:00Ça faisait partie de son boulot.
00:49:01Alors, il était là.
00:49:02Il était en pleine nuit.
00:49:03Deux heures du matin.
00:49:04Et il y a un type qui arrive.
00:49:06Et qui...
00:49:07Et qui...
00:49:08Qui dit...
00:49:09Mais, monsieur...
00:49:10Vous faites ça.
00:49:11Alors, monsieur...
00:49:12Je n'ai pas de temps à perdre.
00:49:14Excusez-moi.
00:49:15Mais...
00:49:16Alors, le type insiste.
00:49:17Mon père leur en barre.
00:49:18Et le type finit par dire...
00:49:19Je suis le baron-filme de Rothschild.
00:49:21Et mon père lui a dit...
00:49:23Vous êtes le baron du filet de Rothschild.
00:49:24Bon.
00:49:25Mettez-vous à la chaîne.
00:49:26Et il a pris par le bras.
00:49:27Il a foutu à la chaîne au milieu de...
00:49:29Au milieu des ouvriers à l'école.
00:49:32Parce qu'après tout, c'était le propriétaire.
00:49:34Oui, oui, oui.
00:49:35C'était pour lui.
00:49:36C'était pour lui, oui.
00:49:37Un vêtement.
00:49:38Mettez-vous à la chaîne.
00:49:39Et alors, après...
00:49:40Il s'est dit...
00:49:41Avec les...
00:49:42Avec les relations que ce type doit avoir à Paris, etc.
00:49:46Alors, lui, c'était un jeune magistrat quand même à l'époque.
00:49:49Et...
00:49:50Il s'est dit...
00:49:51Je vais être balancé.
00:49:52Je vais avoir des ennuis, etc.
00:49:54Et maman pleurait.
00:49:55En vérité, ce...
00:49:57Trois jours après, le baron est arrivé.
00:50:01Et il a demandé encore de papa.
00:50:04Il a serré la main.
00:50:05Il lui a porté trois cases de main.
00:50:06Il a vu son ami.
00:50:07Et papa avait une cave dans laquelle le Laffitte et le mouton Rothschild et le mouton d'Armagnac avaient une place prépondérante.
00:50:20Et ils se sont connus.
00:50:21Et ils se sont connus.
00:50:22Du cas que papa part à Rodeau, ils ont été amis.
00:50:25Et il avait foutu à la chaîne.
00:50:27Et voilà...
00:50:28Voilà...
00:50:29Voilà les souvenirs que je peux avoir pour y avoir.
00:50:31Et tu te souviendrais de la maison où elle n'existe plus ou...
00:50:35Des fois, vous y passez par là-bas ?
00:50:37Je peux m'en souvenir...
00:50:38Ah, il y avait d'autres amis qui s'appelait Oostrie, qui était un écocier en vain, qui habitait sur les quais.
00:50:45Je peux m'en souvenir parce que dans ma chambre, je voyais le monument au mort.
00:50:52Donc, la maison faisait un angle et il y avait la place où il doit y être encore.
00:50:58Mais c'était très près du commissariat sans doute.
00:51:00Non.
00:51:01Ah non.
00:51:02Mais ça a été sur les quais.
00:51:03Ah d'accord.
00:51:04Et ça, c'était dans la ville.
00:51:05Ça, je pourrais m'en souvenir.
00:51:09Je pourrais...
00:51:10J'en ai eu l'idée.
00:51:11Je pourrais la retrouver, étant donné que...
00:51:13Le monument au mort, il faut le trouver.
00:51:15Il faut le voir.
00:51:16Alors, il y avait une rue, une place à le monument au mort.
00:51:21Et j'étais l'angle, moi, de la maison.
00:51:23Je pourrais la retrouver, oui.
00:51:26Et alors, après, il a été nommé à Bordeaux.
00:51:28C'est tombé comme ça ou il l'a demandé ?
00:51:30Ah non, il l'a vu.
00:51:31Il avait demandé Bordeaux quand il a eu Pauillac.
00:51:34Oui, c'est ça.
00:51:35Il avait déjà demandé Bordeaux.
00:51:36Alors, ça...
00:51:37Bon, mais ça...
00:51:38Ça demande...
00:51:39Je crois, sans vouloir...
00:51:42Sans vouloir raconter ma famille, je crois que...
00:51:45Il était formidablement noté.
00:51:48Tant et si bien que c'est...
00:51:51Ça a été extraordinaire.
00:51:53En si peu d'années, il arrive dans une grande cité.
00:51:57Ça a été un peu...
00:51:58Belle promotion.
00:51:59Oui.
00:52:00Parce qu'il avait les mêmes carnets qu'à l'armée en Chine.
00:52:04C'est sûr qu'il a dû avoir les mêmes promotions.
00:52:06Et alors, bon, il a été nommer à Bordeaux.
00:52:10Alors, ça a été...
00:52:12Pour lui, en même temps, parce qu'on ne pouvait pas...
00:52:18Il ne pouvait pas passer...
00:52:20Il ne pouvait pas être nommer à Bordeaux venant de Pauillac,
00:52:25Et n'ayant fait que L'Aigle, et n'ayant pas fait Libourne, ou...
00:52:29Tu vois...
00:52:30Ou Angers, ou...
00:52:32Ou...
00:52:33Tout ou autre.
00:52:34Il fallait pour ça qu'il ait un certain grade.
00:52:36Et...
00:52:37On lui avait filé le grade.
00:52:38Donc, on ne s'était pas emmerdé.
00:52:41Et le type qui avait fait...
00:52:43Qui avait fait...
00:52:45Qui avait fait...
00:52:46Qui avait fait...
00:52:47C'était...
00:52:48George Mandel.
00:52:49George Mandel, oui.
00:52:50Et il a été très, très, très amé avec George Mandel.
00:52:55Et...
00:52:56Donc, il...
00:52:57On l'a fait...
00:52:58On l'a filé, le commissaire principal.
00:52:59Alors, le commissaire principal,
00:53:00Il ne pouvait pas être ailleurs,
00:53:01Que dans une grande métropole.
00:53:03Il avait brûlé, je le sais combien de...
00:53:07D'étapes, oui.
00:53:08D'étapes, oui.
00:53:09Et alors, vous étiez à Rue Goya,
00:53:10Ou Rue Goya, en premier lieu ?
00:53:11Non, Rue Goya.
00:53:12Rue Goya, d'abord.
00:53:13D'abord, non.
00:53:14D'abord, non.
00:53:15D'abord, on a vécu chez mes grands torrents.
00:53:18121.
00:53:20Mais là, il y a un restaurant.
00:53:22Qu'on doit l'assez d'oreille ?
00:53:23Hein ?
00:53:24Qu'on doit l'assez d'oreille ?
00:53:25Non.
00:53:26Qu'on doit l'assez d'oreille ?
00:53:27Non.
00:53:28Qu'on doit l'assez d'oreille ?
00:53:29Non.
00:53:30Qu'on doit l'assez d'oreille ?
00:53:31Non.
00:53:32Il avait vendu la maison là, quoi.
00:53:33Non, il n'a pas vendu la maison là.
00:53:34Il avait loué mes grands-parents.
00:53:35Le café, tout.
00:53:36Le fonds de commerce, tout.
00:53:37Il l'avait loué.
00:53:38Et ils avaient acheté une maison 121.
00:53:40Qu'au...
00:53:41Euh...
00:53:42Rue...
00:53:43Non.
00:53:44Bon.
00:53:45Bon, là où il y a les soeurs.
00:53:47Non.
00:53:48Non.
00:53:49Non.
00:53:50Là où il y a Saint-Ferdinand...
00:53:51Rue Grotte-Seguay.
00:53:52Rue Grotte-Seguay.
00:53:53Rue Grotte-Seguay.
00:53:54Rue Grotte-Seguay.
00:53:55Rue Grotte-Seguay.
00:53:56Rue Grotte-Seguay, la dernière maison.
00:53:58À gauche.
00:53:59Là où il y a un restaurant.
00:54:01À côté du grand bâtiment de bureau, la CISG, etc., c'est-à-dire après l'angle qui va dans l'arrière.
00:54:19L'arrière ?
00:54:20Oui, d'ailleurs. Non, qui va vers David Johnson.
00:54:25À droite, alors on est allant vers les boulevardes.
00:54:27À gauche.
00:54:28On est allant vers les boulevardes à gauche.
00:54:31Oui, l'arrière, c'est-à-dire qu'il y a David Johnson qui s'appelait.
00:54:34Non, alors, avant d'arriver tout à fait au boulevard, il y a un angle sur lequel naît l'arrière de l'arrière de Johnson, puis après ça continue, et ils étaient là.
00:54:46Après cet angle.
00:54:47C'est l'arrière, je me dis, on est passés.
00:54:49121, je me dis.
00:54:50Alors, donc, il y avait de la place, parce que...
00:54:52Alors là, alors, papa, papa était dans...
00:54:58Il était au commissariat central, il était hors classe.
00:55:05Et puis, un jour, on l'a libéré, le quatrième arrondissement, et là, toute la famille est allée s'installer.
00:55:11Elle est allée s'installer...
00:55:13Autour de Casse déjà, quoi.
00:55:15Oui, casser...
00:55:17Rugoyard.
00:55:17Rugoyard.
00:55:18Rugoyard.
00:55:19Et là, ma grand-mère est morte, et mon grand-père a vendu cette maison, et est venu s'installer chez sa fille, voilà.
00:55:27C'est pas ça.
00:55:27D'accord, d'accord.
00:55:28Et il est resté à Rugoyard jusqu'à sa retraite, en passant par un certain nombre de grades, passés par les divisionnaires, il était chaînes de la sûreté, mais toujours en gardant son commissariat du quatrième.
00:55:45Ah, c'est-à-dire qu'il était à cheval. Il avait d'une part le commissariat du quatrième, et en même temps...
00:55:50Il avait au commissariat centrale, c'est-à-dire, alors...
00:55:53Il continue à avoir des responsabilités au commissariat centrale.
00:55:56Alors, c'est marrant, parce que, normalement, il aurait dû être commissaire centrale. Il aurait dû l'être.
00:56:02Mais il n'a pas été, parce qu'il y avait un divisionnaire qu'il était, et qui était le plus ancien dans le grade, le plus élevé.
00:56:10Donc, on ne pouvait pas bousculer ce type pour maintenant mon père.
00:56:13Et deuxièmement, mon père était en chaîne de la sûreté, il ne pouvait pas cumuler les autres choses.
00:56:17D'accord.
00:56:17Il n'a jamais été commissaire centrale.
00:56:18D'accord.
00:56:19Et alors, moi, je me souviens d'une anecdote que me racontait maman, je ne sais pas si ça va te dire quelque chose.
00:56:23Je ne sais pas, ça devait être dans les années 30, 30, 32, 33, 34.
00:56:27Mais il paraît que quand il y avait des visites, soit du président de la République ou du premier ministre, à Bordeaux,
00:56:35comme il y avait des anarchistes et autres qui étaient assez remuants, et qu'ils étaient fichés,
00:56:41il paraît que c'était une tradition d'aller les chercher la veille, de les mettre au trou tranquillement.
00:56:50Comme ça, au moins, on était sûr qu'ils n'avaient pas faire de bêtises et les gars s'en accommodaient.
00:56:54Mais ils savaient que c'était pas vie qu'ils s'occupaient de ça.
00:56:57Oui, oui, mais oui, mieux que ça, il y a des gars à se présenter.
00:57:01Je l'ai su, je l'ai su, d'une façon, c'est toujours pareil.
00:57:11Nous avions une véranda, à l'arrière de la maison, qui donnait sur une cour qui était derrière l'hormissariat,
00:57:21et le fond de cette cour était occupé par des latrines, un chien à charbon pour chauffer le poêle d'un.
00:57:29Et au milieu, il y avait un cachot, un lieu de détention pour enfermer les ivrognes qui passaient la nuit là, en haut.
00:57:39Et alors, c'est spécial, on voyait quand le cachot était fermé qu'il y avait quelqu'un dedans, etc.
00:57:51J'étais sans intérêt, etc.
00:57:53Et, bon, alors moi, je m'intéresse toujours à votre truc, je sais, la plupart du temps, il y avait un type qui était là, qui ne faisait pas de bruit.
00:58:04Et je lui ai dit à mon père, et qui est dans ce cachot-là ? On n'entend pas, il ne fait pas de bruit, il n'est pas sourd, il n'y a rien que ça.
00:58:12Et mon père a dit, oh mais c'est un invité.
00:58:16Ah bon ?
00:58:17Alors, alors, comment peut-on être ? Et il m'avait expliqué, à ce moment-là, c'était Paul Doumer, qui était venu à Bordeaux.
00:58:25Et le type était venu se présenter à son buzard, ne sachant qu'en faire.
00:58:33Mon père, on l'avait foutu au trou, là.
00:58:34Et après, il avait été ramassé par le four, on s'est bien qu'il avait amené.
00:58:37On l'a mené, on ne les mettait pas en prison, d'ailleurs.
00:58:40Mais là, il...
00:58:41En résidence surveillée.
00:58:42Oui, mais là, il ne savait pas quoi en faire, puis il avait entendu l'affaire, il m'a dit, foutez-moi ce type de trou.
00:58:47C'est comme ça que je l'ai appris.
00:58:49Il appelait ça un invité, lui.
00:58:50Oui, oui, c'est vrai, oui, c'est vrai, c'est lui qui se chargeait, je ne sais pas pourquoi.
00:58:55Parce que tout à l'heure, on parlait de...
00:58:56Ah non, je crois que c'était parce qu'il était chef de la Sûreté.
00:59:00Oui, oui.
00:59:00Oui, mais je crois que c'était parce que c'était...
00:59:03Ça faisait partie des...
00:59:05Des responsabilités.
00:59:07Des devoirs de...
00:59:11Oui, oui, oui, je l'ai appris, c'est pour ça, oui.
00:59:13Mais le type était venu, je ne sais pas, à son commissariat, où il n'avait rien fait.
00:59:18Ah, il a foutu au 3, là.
00:59:19Comment tu disais, lui, pardon ?
00:59:21Tout à l'heure, on parlait de Chine.
00:59:23Alors, j'ai des petites...
00:59:25Petites choses en argent, là, qui viennent de Chine,
00:59:28que mon père avait apportées.
00:59:30Ah oui.
00:59:31Et qu'on me l'avait donnée.
00:59:33La salle, la salle, ceci, là.
00:59:34Oui, il y en a cinq.
00:59:36Il y en a quatre, chérie.
00:59:37Ah, il y en a quatre.
00:59:39La quatre, et puis...
00:59:40Ah, le petit pot, il n'y a pas de l'âme.
00:59:42Il n'y a pas de l'âme.
00:59:43Oui.
00:59:44Moi, j'ai deux T, hier, que j'ai gardées, que je ne m'arrivais pas.
00:59:48En porcelaine ?
00:59:49Non, non, oui.
00:59:50En porcelaine et aussi en argent.
00:59:52En argent.
00:59:53Enfin, j'avais deux en porcelaine et deux en argent, je crois.
00:59:58Mais, ah oui, tout ça, tout ça, c'est...
01:00:00Mais alors, comment ça se fait, la maison de la rue Goya ?
01:00:03On voyait le commissariat, on voyait l'arrière...
01:00:06Enfin, on se comprends pas.
01:00:07Alors, notre maison commençait au premier étage,
01:00:10et le rez-de-chaussée était occupé par le commissariat.
01:00:13C'est ça, carrément, d'accord.
01:00:14Mais c'était le commissariat de la rue Goya, d'accord.
01:00:17Oui, le commissariat de la rue Goya, d'accord.
01:00:19Et après, il a été transféré rue Castéja, ou c'est pas le même arrondissement ?
01:00:21Oui, oui, oui, si, si, il a été transféré.
01:00:23C'est ça, d'accord, d'accord, d'accord, d'accord.
01:00:26D'accord.
01:00:27Ah, mais je savais pas qu'il y avait eu un commissariat de rue Goya, d'accord.
01:00:30Mais il est toujours d'ailleurs, hein ?
01:00:32Ah oui ?
01:00:33Quoi ?
01:00:33Il est toujours du commissariat de rue Goya ?
01:00:35Absolument pas, depuis le même temps.
01:00:37Ah bon, non, non, non.
01:00:38Je ne sais pas si jamais, là.
01:00:39Mais enfin, à la fin de sa vie, juste avant qu'il prenne sa retraite,
01:00:43il allait rue Castéja, c'était déjà rue Castéja.
01:00:45Non, non.
01:00:45Ah non, c'était toujours rue Goya, d'accord.
01:00:47Son commissariat était toujours là.
01:00:48D'accord, d'accord, d'accord.
01:00:49Et alors, comme on avait à ce moment-là, l'hôtel de police n'existait pas là,
01:00:57qu'elle s'est jamais, était toujours là, l'institut des aveugles.
01:01:01Ah, c'était l'institut des aveugles avant.
01:01:03Oui, oui, oui, oui, les soirs, les soirs, les soirs, les soirs, les soirs, et alors il avait son bureau central.
01:01:09C'était pas derrière la mairie ?
01:01:11Non, il avait son bureau central, ou derrière la mairie, je m'en rappelle tout, il avait toujours le quatrième,
01:01:15mais tous les jours, il allait à son bureau central qui était, oui, derrière, dans cette rue qui loge la mairie,
01:01:24je m'en rappelle un peu comment ça s'appelle, oui, je m'en rappelle un hôtel 18e, superbe,
01:01:29avec une rampe d'escalier, une merveille, 18e, une merveille.
01:01:36Je m'en souviens, j'avais oublié, tiens, ça.
01:01:39Une superbe, les ensembles bureaux, il avait un balcon, avec une ferronerie aussi sur le balcon.
01:01:48Oh, superbe.
01:01:52Oh, je vais totalement oublier ça.
01:01:55C'est marrant, hein, quand même.
01:01:58Oui, alors autrement, moi, ce que j'ai trouvé d'intéressant, c'est les plans de l'Aimado,
01:02:03juste avant que ça soit construit.
01:02:05Ah oui, cette construction familiale, ça a été extraordinaire.
01:02:08Où est-ce qu'il a vu l'idée de faire cette maison sur Piloti en bois, enfin, c'est incroyable quand même.
01:02:12Ah oui, oui, alors ça, c'est toute une histoire.
01:02:16Il avait quelques sous, il n'a jamais eu beaucoup d'argent.
01:02:19Il avait quelques sous et, bon,
01:02:23Alors, il avait un ami d'enfance, qui s'appelait Gustave Roquelor,
01:02:31Que tu sais, c'est pas extraordinaire.
01:02:32Roquelor ?
01:02:33Roquelor, oui.
01:02:34Comme la rue, d'ailleurs.
01:02:35Gustave.
01:02:36Et...
01:02:37Que tu sais, c'est pas extraordinaire.
01:02:39Et qui avait une cabane en bois, à Claouine.
01:02:43Mais alors de l'autre côté de la route, vers la forêt.
01:02:47Et c'était d'ailleurs un truc extraordinaire, c'était la...
01:02:53C'était le palais des milliers de nuit, tu sais, il avait de tout.
01:02:59Et alors, il l'avait invité, on y était allé, il l'avait connu.
01:03:03Et papa lui dit, tiens, il faut pouvoir acheter un terrain à Claouine.
01:03:09Alors, il avait un ami, un peu plus bon ami,
01:03:14C'était un monsieur qui connaissait très bien, quand même.
01:03:18Qui s'appelait Négavergues.
01:03:21Et ce type Négavergues avait acheté des terrains depuis Claouine.
01:03:25Jusqu'à la...
01:03:26Jusqu'à la pointe du Cap Ferré, il avait acheté des terrains partout.
01:03:29C'était...
01:03:31Il avait le méga tapé...
01:03:33Il avait des terrains à Claouine.
01:03:35Alors...
01:03:37Mon père, monsieur Négavergues,
01:03:39J'en ai acheté un terrain à Claouine.
01:03:42Bon...
01:03:43Négavergues, du coup, vous voulez pas acheter un Claouine, vous voyez.
01:03:48Euh...
01:03:49Je n'achetais pas Claouine, vous l'avez fait.
01:03:51C'est mieux, vous l'avez fait, moi-même.
01:03:53Je vais vous placer autrement.
01:03:56Tenez, j'ai au piquet, là, au bord du bassin.
01:04:00J'ai un terrain magnifique, là, au bord du bassin, un peu en hauteur, etc.
01:04:05Je vais vous le vendre, ça.
01:04:07Alors, mon père, il y en a...
01:04:09Il a lui dire, bon, écoutez, alors...
01:04:13À Claouine, c'est 1,25 franc le mètre, carré.
01:04:17Au piquet, c'est 1,50 franc.
01:04:20Je vais vous le faire 1,40 franc au piquet, au lieu d'1,25 franc.
01:04:26Ah bon ?
01:04:28Alors, je vais aller voir.
01:04:30Il y va, et la route s'arrêtait à Picaouine.
01:04:34Et après, c'était un terrain payé.
01:04:36Moi !
01:04:37Avec ma voiture, elle est sur un terrain.
01:04:39Zéro.
01:04:40Il revient, il dit, non, monsieur...
01:04:42Non, mais il va faire...
01:04:44C'est pas ça qu'il doit vous arrêter, quand même.
01:04:47Il va faire regarder.
01:04:49À Picaouine, j'ai l'été à la 7ème avenue, vous êtes loin.
01:04:52C'est un petit lotissement.
01:04:55Et là-bas, c'est le rêve.
01:04:58Dans...
01:04:59Dans un an, dans 10 ans, il y aura une route.
01:05:02Non, non.
01:05:04Rien à faire.
01:05:06Je vous le fais le même prix.
01:05:09Si vous l'achetez.
01:05:11Non, non.
01:05:12Ma mère...
01:05:13Ma mère était plus fine que lui.
01:05:14Elle poussait mon plein.
01:05:15Il n'a jamais voulu.
01:05:16Bon.
01:05:17Il l'a acheté à Picaouine, dans ses conditions.
01:05:19Et...
01:05:20Naturellement,
01:05:22Là...
01:05:23Là-haut...
01:05:24Ou...
01:05:25Ce que vous voulez lui vendre...
01:05:27Neververg.
01:05:28Il y a...
01:05:29Il y a l'hôtel Bellevue.
01:05:31Il y a des villas qui valent maintenant...
01:05:34Un milliard...
01:05:35De centimes.
01:05:36Il était au bord du bassin.
01:05:38Enfin...
01:05:39Il...
01:05:40Et lui, il l'avait acheté au Fairphone.
01:05:42Il n'était pas venu à faire.
01:05:45Bon.
01:05:46Alors, il achète ça.
01:05:48Et...
01:05:49Il dit, bon, il faut faire une maison maintenant.
01:05:51Alors...
01:05:52Je ne sais pas qui lui dit.
01:05:54Oh !
01:05:55Toutes les maisons sont en bois.
01:05:56Oh !
01:05:57Je veux une maison.
01:05:58Alors, c'est en bois.
01:05:59Faites-la vous-même.
01:06:00Vous ne l'avez pas quand même.
01:06:01Chiche.
01:06:02Allez, bon.
01:06:03Alors...
01:06:04Le frère...
01:06:06Le frère de Labonne...
01:06:08Ils avaient vu le Bonne.
01:06:09À l'époque, on avait vu le Bonne.
01:06:11Le frère de Labonne était Charpentier.
01:06:14Euh...
01:06:15Et il connaissait très bien Goubet.
01:06:17Goubet qui était le maire de l'Aige et qui avait une énorme série à l'Aige.
01:06:23Alors, euh...
01:06:24Là-bas, il dit, oh, monsieur, sous-entendu, si vous voulez, mon frère, oui, la charpente et tout, il va vous le faire.
01:06:31Si vous lui faut laisser le voir, il va vous le faire avec ses copains.
01:06:34Un week-end.
01:06:35Allez-y.
01:06:36Il va chez Goubet.
01:06:38Il dit, voilà...
01:06:39Attends, il fallait faire une maison.
01:06:41Alors, on fait les plans.
01:06:42Alors là, toute la famille, clac, clac, clac.
01:06:44Tout le monde avait son idée.
01:06:45Enfin...
01:06:46Et on finit par faire un plan.
01:06:48Bon, alors, il faut des...
01:06:51Des...
01:06:52Des poutres comme ça, comme ça, comme ça, comme ça, pour faire les assises, etc.
01:06:55Bon.
01:06:56Bon.
01:06:57Alors, il va chez Goubet.
01:06:58Il dit, ah, chez Goubet, voulez-vous me couper une maison ?
01:07:00Mais qu'est-ce que vous faites ?
01:07:01Je veux construire une maison.
01:07:02Une maison.
01:07:03Oh, oui, oui, je veux construire une maison.
01:07:06Et où ça ?
01:07:07Ah, clac, oui.
01:07:08Oh, il dit, mais...
01:07:09Où ça, clac, oui.
01:07:10Euh...
01:07:11Ben, assez bien.
01:07:12Allez, écoutez, je vais aller voir.
01:07:14Parce que c'est le pays...
01:07:16Et puis on vient, il dit, vous savez, là, c'est un bassin.
01:07:19Vous ne pouvez pas le mettre par terre.
01:07:21Alors, il faut le mettre sur le portelais.
01:07:24Bon.
01:07:25Bon, vous inquiétez pas.
01:07:27Les portelais, je vous les fournirai.
01:07:30Je vous les porterez, vous les trouverez là-bas.
01:07:32Alors, en effet, il porte le bois, il porte les portelais.
01:07:35Le frère de la bonne arrive avec ses copains.
01:07:40Il passe un poum.
01:07:42Dans un week-end, il a...
01:07:45Tout le sous-maçon, enfin...
01:07:47Toutes les assises dans la maison étaient faites.
01:07:49Alors, après, on a posé les poteaux en haut.
01:07:51Et après, la famille a planté les...
01:07:53Ça, c'était...
01:07:54Ça, alors.
01:07:55Et alors, à la fin, c'était une vraie maison.
01:07:57C'était une vraie maison.
01:07:58Et c'est...
01:07:59Moi et Yves...
01:08:01Et Yves Moreau, mon cousin, qui était un enfant,
01:08:04Nous avons cloué, je ne sais pas moi...
01:08:0930 mètres linéaires de planches qui faisaient les murs.
01:08:13Pendant qu'à l'intérieur, on faisait les...
01:08:15L'autre...
01:08:16L'autre oiseau en...
01:08:18Pas les planches, alors...
01:08:19Des trucs qui s'imbriquent.
01:08:21On l'embrille.
01:08:22On l'embrille.
01:08:23On l'embrille.
01:08:24On l'embrille.
01:08:25Le plancher, tout le monde.
01:08:27On l'a tout fait.
01:08:28Ça fait...
01:08:29Pose l'électricité, cette...
01:08:31Euh...
01:08:32Le mari...
01:08:33Le mari...
01:08:34Le mari d'une...
01:08:35D'une des...
01:08:36Filleule...
01:08:37De maman.
01:08:38Euh...
01:08:39Faire les trucs de maçonnerie.
01:08:41Il en fallait pour les filles.
01:08:42Et la pluie, etc.
01:08:43C'était le mari de l'autre filleule.
01:08:45Tout ça, ça a été fait.
01:08:46Mais dis donc, l'électricité dans une maison en bois,
01:08:49ça devait être un peu inquiétant.
01:08:50Ah oui.
01:08:51Elle était sous...
01:08:52Elle se trouvait qu'avec...
01:08:54Isolée.
01:08:55Bon, ça, ça a été extraordinaire, quand même.
01:08:56C'était extraordinaire.
01:08:57Et on l'a faite.
01:08:58Et moi, j'ai...
01:08:59Et tu as pas de...
01:09:00Tu as pas de photos d'Aimado avec vous devant et tout.
01:09:01Non, non, non, non, rien.
01:09:02Mais je te dis, j'avais qu'une photo, j'ai rien.
01:09:03Mais vous ne l'avez pas ?
01:09:04Mais si, j'en ai plein.
01:09:05J'ai que ça.
01:09:06Mais je vais lui filer.
01:09:07Enfin, je vais...
01:09:08On va les partager, quoi.
01:09:09Enfin, ou même quand il y a vacune, je me ferai juste une photocopie et je te file l'original, quoi.
01:09:11Tu vois ?
01:09:12Oui, c'est pas grave.
01:09:13Mais vous ne l'avez pas ?
01:09:14Mais si, j'en ai plein.
01:09:15J'ai que ça.
01:09:16Mais je vais lui filer.
01:09:17Enfin, je vais...
01:09:18On va les partager, quoi.
01:09:20Enfin, ou même quand il y a vacune, je me ferai juste une photocopie et je te file l'original, quoi.
01:09:25Tu vois ?
01:09:26Oui, ça sera marrant d'avancer quand même.
01:09:28Ça va.
01:09:29C'est vraiment.
01:09:30C'est quand même ma jeunesse.
01:09:31Évidemment.
01:09:32Mais...
01:09:33En Aimado, c'était une aventure extraordinaire.
01:09:36C'était une aventure extraordinaire.
01:09:38Parce qu'on a vu des chantiers dans lesquels il y avait plusieurs magistrats.
01:09:48Un commissaire de police, un conseiller à la cour, un juge d'instruction.
01:09:56L'armée était représentée par un colonel d'artillerie.
01:10:02Le barreau était représenté par un avocat.
01:10:07Et tout le monde avait...
01:10:09Ils plantaient des...
01:10:10C'était...
01:10:11C'était...
01:10:12C'était extraordinaire.
01:10:13La pendaison de la crème oeil a été quelque chose d'incroyable.
01:10:18C'était quelque chose qu'on avait fait avec nos mains.
01:10:20C'était...
01:10:22Ça, c'était papa.
01:10:25Ça, c'était papa.
01:10:27Ça, c'était papa.
01:10:28Oui.
01:10:29Ce qui est marrant, c'est que sa femme avait eu, dans les ancêtres, un charpentier.
01:10:46Dominique Aissager, qui était charpentier.
01:10:49Ah oui ?
01:10:50Oui.
01:10:51Et c'était le père d'Henri Aissager.
01:10:53Le père de Jean...
01:10:54Oui, d'Henri Aissager.
01:10:55Oui, oui, oui.
01:10:56C'est mon arrière-grand-père.
01:10:58C'est ça.
01:10:59Il était charpentier.
01:11:00Il était charpentier.
01:11:01Et sa femme était tisserande.
01:11:02Mon Dieu.
01:11:03Christine Larrasquette.
01:11:04Larrasquette.
01:11:05Larrasquette.
01:11:06Larrasquette, oui.
01:11:07Elle était tisserande, oui.
01:11:09Oui.
01:11:10Je suis content d'avoir un arrière-grand-père charpentier, parce que c'est tellement noble
01:11:15comme un métier.
01:11:16C'est un métier très noble, je la trouve.
01:11:18Et tisserande aussi, c'est beau.
01:11:19C'est un métier d'art.
01:11:20Oui.
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