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00:01RFI et France 24 présente
00:03Lola Famille, bienvenue dans Légendes urbaines, l'émission faite par nous pour tous de RFI et France 24.
00:09Si je devais décrire notre invité du jour en une citation, je dirais
00:12« Un humoriste, c'est quelqu'un qui guérit les autres sans jamais se prétendre médecin. »
00:18Quelle immense joie de recevoir ce génie de la comédie qui, en trois décennies,
00:23a su, entre autres, révéler au monde l'ùme de tout un peuple.
00:27Un peuple souvent moqué, sous-estimé, snobé, voire ostracisé.
00:31Constat affligeant lorsque l'on sait queâŠ
00:36Match retour !
00:38Jour d'un avenir d'ailleurs !
00:41Ben ouais, je vais le voir dans la tĂȘte maintenant, vengeance !
00:44Ben ouais, c'est pour toi un cadeau !
00:45Originaire du Nord-Pas-de-Calais, a.k.a. les Hauts-de-France,
00:49et du pays de l'Unes-Mathoube, il a réussi la prouesse de transcender les barriÚres sociales
00:54en rendant, à travers son art, les lettres de noblesse que méritent largement les classes populaires.
01:00Lui, il sublime les fragilités et ne blesse jamais au profit de sa drÎlerie.
01:05Au contraire, il attendrit et crée l'empathie.
01:08Et cela mĂȘme lorsqu'il s'agit d'un hypochondriac, d'un radin, d'un physio pas fuit-fut,
01:12d'un douanier ou d'un ch'ti embourgeoisĂ© aveuglĂ© parâŠ
01:16La plus-value pour les dividendes et les privilĂšges !
01:19Il cumule à ce jour des dizaines de millions d'entrées de ses films,
01:23un nombre incantifiable de spectateurs Ă ses one-man shows,
01:27sans compter les nombreux trophées gagnés incluant un César, s'il vous plaßt.
01:31Si ça, c'est pas du love !
01:34Cerise sur le gĂąteau !
01:35Certaines de ses Ćuvres sont adaptĂ©es en Italie ou aux Ătats-Unis.
01:38Je suis d'ailleurs étonnée que sa magistrale reprise de « Piens en me »
01:47ne soit pas devenue un banger en Espagne.
01:53Je suis trÚs émue de le recevoir aujourd'hui à l'occasion de son nouveau one-man show,
01:57car en bonne ch'ti qui se respecte, il est un peu un membre de ma famille.
02:01Messieurs, dames, juste pour vous, dans les studios de Légendes Urbaines,
02:05le légendaire d'Haliboun Kutsa !
02:10Nous sommes transportés dans une autre dimension,
02:13dans un univers fait non seulement de paysages et de sons,
02:16mais aussi d'esprits.
02:19Bon, c'est le moment oĂč il faut ĂȘtre attentif.
02:21Juliette Fievet et ses invités vont vous raconter leur légende.
02:25Leur légende sur Ben.
02:27Moi, ce qui m'angoisse le plus, c'est pas tellement le vol, c'est surtout avant.
02:30C'est le passage de la sécurité dans les aéroports.
02:33Les agents de sécu des aéroports, mais qu'est-ce qu'on leur a fait ?
02:41Si t'as le malheur de poser une pauvre petite question,
02:44excusez-moi, l'iPad, il faut que je le sorte aussi ou pas ?
02:48Ben oui, évidemment !
02:50Le boss, Danny Boone dans les studios de Légendes Urbaines.
02:53Danny, bienvenue chez toi, comment tu vas ?
02:55Merci, on ne peut mieux aprÚs cette présentation-là , c'est magnifique.
03:01Je te remercie.
03:01Merci pour ce texte.
03:03C'est un plaisir.
03:04Tu peux parler Ă mon enterrement ou pas ?
03:05Je veux bien, je veux bien, mais si tu veux, je peux l'enregistrer.
03:08Tu peux écrire le truc ou pas ?
03:10Tu me donneras deux, trois éléments de langage supplémentaire.
03:11Je vais mĂȘme peut-ĂȘtre pas mourir tout de suite pour l'Ă©couter.
03:14C'était formidable.
03:15Merci beaucoup, Danny.
03:16Vraiment, sincĂšrement.
03:17Merci.
03:18T'es né ArmentiÚre, donc on est suivi dans le monde entier.
03:20Donc ArmentiĂšre, c'est le nord de la France, le nord, nord, nord, les hauts de France.
03:25VoilĂ .
03:27Ton papa, son ami, il est décédé, il était cabile.
03:30Il est arrivé en France à l'ùge de 17 ans.
03:3318, ouais.
03:3318.
03:34Ta maman, elle vient du nord de la France.
03:38Elle a travaillé aussi trÚs jeune, à 17 ans.
03:41Flamande.
03:41Ouais, je dis flamande, ouais.
03:43Un mélange.
03:43Un belge.
03:43Un belge, un belge, ouais.
03:45Elle a travaillé il y a 17 ans dans une station essence.
03:47De ses parents, ouais.
03:47C'est comme ça qu'elle a rencontré.
03:4916 ans mĂȘme.
03:5016 ans.
03:50T'as 14 ans mĂȘme.
03:52Tu vois, mais c'est fou.
03:52Mes grands-parents, ouais, ils ont enlevé ma mÚre de l'école à 14 ans en disant
03:56tu vas devoir aider, t'es l'aßné, faut que t'aides.
03:59Donc elle travaille Ă la station, ouais.
04:01Et ce qui est assez fou, en fait, c'est que tes parents ont deux histoires, voilĂ , de guerriers
04:05en fait.
04:06C'est des gens qui ont mis la main Ă la pĂąte.
04:09Et leur amour, on les a un peu isolés, puisque c'était un couple mixte.
04:14Et qui a été un peu rejeté.
04:16Elle est en parlée, puisque la famille de ta maman n'a pas accepté qu'elle soit
04:21avec un...
04:22Ouais, ses parents.
04:23Avec un cabine.
04:23Avec un étranger.
04:24Avec un étranger.
04:25Et donc elle a fait le choix.
04:26Alors que l'Algérie était française.
04:29Mais...
04:30Mais ça en dit long, sur l'histoire mĂȘme, mais sur la complexitĂ© de l'histoire.
04:33Oui, c'est aussi le fait qu'elle était mineure, qu'elle est tombée enceinte de moi
04:41assez rapidement.
04:43T'as deux frĂšres, Alexis et Philippe, aussi.
04:46Qu'elle n'a pas eu en mĂȘme temps.
04:48Ăa aurait pu ĂȘtre des jumeaux, mais c'Ă©tait pour...
04:50Les triplés.
04:50Les triplés.
04:52Alexis, Philippe, Daniel.
04:53Et donc elle a...
04:55Non, non, mes parents m'ont...
04:57Enfin, j'avais mes arriĂšre-grands-parents, en fait.
05:00Voilà , qui étaient André Bayeul et Aldegonde.
05:03C'est pas beau comme prénom, ça ?
05:04C'est magnifique.
05:05Aldegonde.
05:06Qui ont été mes grands-parents, en fait.
05:10Qui, eux, ont accepté mon pÚre.
05:13Ils ont mĂȘme aidĂ© mes parents.
05:14Et ce qui est chouette, c'est qu'au-delà de nos différences...
05:18Attends, putain, pourquoi je chante ?
05:20Non, c'est qu'il y a une...
05:22Mon pÚre a toujours été trÚs philosophe
05:26et n'a jamais eu d'agressivité vis-à -vis de ça.
05:29Il n'a jamais dit du mal.
05:31Il a toujours dit, oh, c'est eux qui souffrent.
05:34Il est trĂšs...
05:34Tu l'as vécu, toi, le racisme, quand t'étais petit.
05:37Je te trouve...
05:38Tu prends souvent position contre l'extrĂȘme droite
05:40et contre tous les extrĂȘmes.
05:42T'es trĂšs universaliste.
05:44Et mĂȘme dans tes spectacles, tu fais des petites piqĂ»res de rappel.
05:45Mais quand t'étais plus jeune,
05:47est-ce que t'as subi quand mĂȘme ce racisme-lĂ
05:49Ă un moment dans ta vie ?
05:51Le racisme, les gens qui ont des oreilles décollées.
05:53Ăa, j'ai subi ça.
05:54Non, le racisme...
05:56Quand j'étais gamin,
05:57tu t'appelles Daniel Amidou.
06:01J'étais blond, je ne le suis plus,
06:03mais j'étais trÚs blond, les yeux bleus.
06:06à l'école, je n'ai pas subi spécialement de...
06:10Les gens ne disaient pas,
06:11tiens, c'est un métis, c'est un étranger.
06:12Je le revendiquais, d'ailleurs, complĂštement.
06:14AprÚs, quand je suis allé en Kabili,
06:16j'ai souffert du racisme contre les Kabiles,
06:21c'est-à -dire les Algériens arabes contre les Algériens kabiles.
06:25Ăa, j'ai souffert de ça.
06:26On s'est mĂȘme battus quand j'Ă©tais gosse
06:28avec mes frĂšres, mes cousins.
06:31à cause de ça, là -bas.
06:32à cause de ça.
06:33Et aussi parce que j'étais moitié français.
06:35Donc, j'étais français et kabile.
06:37Ce qui, certains, ça dérangeait certains.
06:40Enfin, bon, bref.
06:40Mais ça, c'est la connerie humaine.
06:42Elle est universelle et elle est...
06:45Je ne vais pas dire nécessaire,
06:46mais elle nourrit, en tout cas,
06:48le recul qui permet de faire rire avec ça.
06:52Tu t'en sers, mais pour le coup,
06:54comment tu vois la montĂ©e des extrĂȘmes aujourd'hui ?
06:56Mais en plus, pas seulement en France, absolument partout.
06:57Mais dans le monde entier.
06:59Il y a cette phrase-lĂ
07:01d'un historien
07:03qui dit
07:04qui dit
07:05l'histoire
07:06l'histoire ne se répÚte pas.
07:08Elle bégaye.
07:09Et je trouve ça assez juste.
07:11Donc, les gens ne se rappellent plus, en fait.
07:13Schémas se reproduisent.
07:14Oui, oui.
07:15D'un seul coup, les gens...
07:16La démocratie
07:18tue la démocratie
07:19parce que trop de liberté
07:20fait que
07:21tout part en sucette.
07:22Et puis, voilĂ .
07:23Et puis, il y a effectivement
07:24les extrĂȘmes qui reviennent.
07:25Il y a des oppositions.
07:27Et moi, j'ai toujours élevé mes enfants
07:28dans la tolérance
07:29et dans l'ouverture d'esprit
07:31comme étaient mes parents.
07:33Bien sûr.
07:33C'est trĂšs important.
07:35Tu l'as déjà rencontré
07:36dans une interview.
07:38Mais c'était important.
07:39Ă l'Ăąge de 8 ans,
07:40c'est lĂ oĂč tu te rends compte
07:41justement de la force du rire,
07:42la force de l'humour
07:43parce que ta maman est triste.
07:44Dans les moments difficiles.
07:45Et tu réussis...
07:46Ma mĂšre est dĂ©primĂ©e mĂȘme.
07:47TrÚs déprimée.
07:47ComplÚtement déprimée
07:48due Ă cette situation complexe familiale.
07:50Et tu réussis à la faire rire
07:51et Ă illuminer son visage, en fait.
07:54Et c'est lĂ oĂč tu comprends
07:55la magie du rire.
07:56Et la force de ce sein.
07:58Je l'aidais aussi.
08:00Elle faisait des ménages
08:01parce qu'elle a arrĂȘtĂ©
08:02l'école trÚs tÎt.
08:04Elle a fait une formation
08:04d'actylo Ă distance.
08:08Donc ça ne lui a servi à rien
08:09puisqu'elle n'a pas trouvé de boulot.
08:11Et puis finalement,
08:11elle a fait femme de ménage
08:13pour pouvoir aider aussi
08:14pour nos études, tout ça.
08:16Et j'allais l'aider aussi
08:18le matin avant d'aller à l'école.
08:20Et elle t'a protégée aussi.
08:21Beaucoup.
08:22C'est vrai, c'est histoire
08:23que tu étais inscrit au foot.
08:25Oui, elle m'a enlevé du foot.
08:26Au club d'ArmentiĂšre.
08:27Elle t'a enlevé du foot
08:28parce qu'il voulait te faire
08:29mettre un short en hiver
08:30et qu'elle avait peur
08:31que tu prennes froid.
08:32Et il était hors de question
08:33que tu sois en short
08:33dans l'équipe de foot en hiver.
08:36Elle m'a humilié
08:38devant tous mes potes
08:39et l'entraĂźneur.
08:42Elle est arrivée,
08:43elle a dit
08:43« Ah ! »
08:44Non, je suis rentrée.
08:46J'avais les jambes.
08:46J'avais froid.
08:47Elle me dit
08:48« Mais pourquoi t'as un short ? »
08:49Je dis « Mais moi,
08:49parce qu'on a fait du foot. »
08:50Elle me dit
08:51« Mais c'est pas possible,
08:52mais il fait froid,
08:52c'est l'hiver.
08:53Faut jouer un servĂȘtement. »
08:55Je lui dis
08:55« Maman, mais c'est pas possible. »
08:57Elle me dit
08:57« Je vais venir avec toi. »
08:58Donc, je lui dis
08:59« Non, maman, c'est... »
09:00Mercredi,
09:00elle m'a emmené.
09:03Elle m'a dit
09:03« Il est oĂč l'entraĂźneur ? »
09:05« Duquet, duquet, duquet, duquet. »
09:07« C'est-tu, là ? »
09:08« Bien ici. »
09:10Elle a dit
09:10« Mon fils, il y a froid.
09:12Il faut qu'il mette un servĂȘtement
09:13quand il joue au foot l'hiver. »
09:15Elle dit
09:16« Et il lui a répondu
09:16« Non, madame, le foot,
09:17c'est un short. »
09:18« Je ne sais pas du foot. »
09:20Elle a dit
09:21« Il va jouer au short
09:23ou il ne viendra plus. »
09:23« Eh bien, il ne viendra plus. »
09:24Oh là , l'enfer. »
09:26Et donc,
09:26ma mÚre m'a emmené
09:27et m'a enlevé du foot
09:28comme ça
09:28et elle m'a dit
09:30« Tu vas faire de la piscine. »
09:32« Tu vas faire de la natation. »
09:33Tu as toujours été un artiste.
09:34Quand tu étais petit,
09:35tu as acheté une cassette
09:36pour apprendre Ă jouer de la guitare.
09:38Puis tu as appris des cours.
09:39Aujourd'hui,
09:43qui est omniprésente
09:44dans ton art
09:45depuis toujours.
09:49En fait, d'ailleurs,
09:50je t'ai dit
09:50que c'était collégial ici.
09:51Il y a une personne
09:51qui avait une petite question
09:52Ă te poser Ă ce sujet.
09:53Un copain, un camarade.
09:54Deux copains.
09:56Je te laisse poursuivre.
10:02Salut, Danny.
10:03C'est Claude, MC Solar
10:04et je suis avec Greg Snap.
10:07Je sais que tu joues
10:08du violon,
10:09du violoncel,
10:10de la guitare,
10:10que tu aimes la musique
10:11et que tu joues mĂȘme
10:12de l'harmonica.
10:14La question que j'ai envie
10:15de te poser,
10:16qu'on a envie de te poser,
10:18c'est
10:18quelle est l'importance
10:20de la musique
10:21dans ta carriĂšre ?
10:22Parce que ça fait
10:23depuis longtemps
10:24qu'on te voit
10:24toucher aux instruments.
10:27Et puis Ă bientĂŽt.
10:28Merci Claude.
10:30Merci Greg.
10:31C'est chouette.
10:31Cela est Greg Snap.
10:33Ah bah ouais.
10:34Donc merci les gars.
10:35Alors,
10:36la proportion de la musique,
10:38parce qu'elle est trĂšs importante
10:39la musique en réalité
10:40dans ta vie.
10:41C'est en vrai.
10:41Oui, oui, trĂšs.
10:42Mais dans ma famille,
10:44il y a beaucoup de musiciens
10:45et mon pÚre a joué aussi
10:46un peu de musique.
10:48Et voilĂ ,
10:50non,
10:51c'est...
10:52En fait,
10:53j'avais une tante
10:54Ă Villeneuve d'Ascq,
10:55Ă Osque.
10:55un V2.
10:57à cÎté de V2.
10:58à cÎté de V2.
11:00à cÎté du V2,
11:01oĂč j'ai jouĂ© d'ailleurs
11:01dans la galerie marchande.
11:03Et t'as fait le mime Ă V2.
11:04J'ai fait le mime dans le...
11:05Et donc,
11:07j'avais une tante,
11:08Anne-Marie CarriĂšre,
11:09qui était prof de piano.
11:12Et c'était la marraine
11:14de mon frĂšre Alexis.
11:15On allait souvent chez elle
11:16pour son anniversaire.
11:17Ă chaque fois que j'allais,
11:18j'étais fasciné par...
11:19Elle avait deux pianos.
11:20Un beau piano
11:21puis un piano d'études.
11:22Et elle me laissait aller
11:24jouer sur le piano.
11:26Et je passais la journée
11:27sur le piano, quoi.
11:28Sauf au moment
11:28du déjeuner et du gùteau
11:30pour mon frĂšre et des cadeaux.
11:31Et sinon,
11:32j'étais sur le piano.
11:34Et elle disait
11:35« Mais laissez-le,
11:36c'est trÚs bien ! »
11:36Quel serait le conseil
11:37que tu donnerais
11:38Ă tout jeune
11:39qui veut se lancer
11:40dans l'art
11:42et qui se voit découragé
11:44pour mille raisons ?
11:46Surtout de garder son univers
11:47et son expression
11:49et ce qu'il a envie de dire
11:51et ce qu'il a Ă dire, en fait.
11:52Et de ne pas devenir consensuel.
11:56Parce que moi,
11:58quand j'ai démarré ma carriÚre
11:59et que...
12:00Enfin, il y a deux choses.
12:01Il y a ce truc-lĂ
12:02d'en rester soif.
12:03Parce que moi,
12:03on me disait
12:03« Mais perds ton accent ch'ti,
12:06c'est provincial,
12:07ça fait plouc,
12:08ça ne marche pas,
12:09le ch'ti,
12:09ce n'est pas comme
12:10le chantant comme le...
12:11Le Marseillais. »
12:12Le Marseillais.
12:13Donc, voilĂ .
12:14Alors qu'au contraire,
12:15il fallait que je garde mon identité.
12:16Bien sûr.
12:17C'était trÚs important.
12:18Et d'une,
12:18et de deux,
12:21d'ĂȘtre...
12:23Ouais,
12:23de ne pas vouloir ĂȘtre connu,
12:25en fait.
12:26Parce que souvent,
12:27il y a beaucoup de jeunes
12:28aujourd'hui qui disent
12:29« Ah, moi,
12:29je veux faire comme vous
12:30et devenir trÚs connu. »
12:31Je dis mais...
12:32Moi, c'était pas...
12:32Quand j'avais votre Ăąge,
12:33je ne voulais pas devenir connu.
12:35Je voulais vivre de mon art.
12:36Et de ta passion, bien sûr.
12:37Et de ta passion.
12:38Et tu fais rire 30, 40, 50, 1000, 2000, 5000.
12:42C'est la mĂȘme chose.
12:43Je suis obligée de te parler
12:44des Ătats-Unis.
12:45On était tous choqués
12:48de te voir dans
12:49Murder Mystery,
12:50à cÎté d'Adam Sandler
12:51et Jennifer Aniston.
12:53Non, mais c'est quand mĂȘme...
12:54C'est un truc de fou.
12:56Ouais.
12:56Ouais, ouais, c'était chouette.
12:58On a fait le 1 et le 2.
12:59Et le 1 est super.
13:00Ouais, ouais.
13:01C'est une expérience...
13:03Mais je fantasme pas sur Hollywood, quoi.
13:06J'ai vécu là -bas.
13:07J'ai bossé sur des projets aussi
13:08qui ne se sont pas faits.
13:10J'ai fait du développement de films.
13:12J'ai mĂȘme fait virer d'un projet.
13:14Parce que je ne voulais pas prendre
13:15Sean Penn.
13:16Euh, Sean Penn.
13:17Sean Combs.
13:18Peuve de dit.
13:19T'as vu le nécreux, j'ai envie de te dire.
13:21T'as vu le documentaire.
13:23Non, je ne l'ai pas encore vu.
13:24Tu vas te régaler.
13:25Non, non, je ne l'ai pas encore vu.
13:26Tu vas te régaler.
13:27C'est du camion.
13:27Je l'ai mis sur ma liste.
13:28Ouais, voilĂ , tu peux.
13:29Ă voir.
13:30Mais oui, oui, non.
13:32On voulait que je prenne
13:32Sean Combs pour un film en anglais
13:36que je réalisais.
13:37Je bossais avec les scénaristes
13:39sur le scénar.
13:39Enfin bref, un scénar qui était super d'ailleurs.
13:42C'est l'histoire d'un pĂšre de famille.
13:44Et finalement, donc je dis
13:45mais c'est une trÚs mauvaise idée.
13:47Peuve d'Adi, ouais.
13:48Je dis, ou alors il faut qu'il fasse un caméo.
13:51Il avait déjà fait un caméo
13:52sur un film sur le marage Ă la grecque.
13:55Le marage grecque.
13:56Et je dis, non, non, c'est...
13:58VoilĂ , c'est...
13:58C'est pas un comédien en plus.
13:59Non, et je dis non, non, non.
14:01Je dis non.
14:02Je tiens un bon, tu vois.
14:04Je dis Ă la prod, au studio,
14:05non, c'est une trÚs mauvaise idée.
14:11C'est pour ça qu'on a que son français.
14:12I refuse.
14:13VoilĂ , et...
14:14Et le mec me fait...
14:17J'ai le prod exig au téléphone.
14:18Il fait...
14:19Ok, ok, ok.
14:20I'll call you back.
14:22I'll call you back.
14:23Il raccroche.
14:23Il m'appelle dix minutes aprĂšs.
14:24Il fait...
14:25You're fired.
14:26Mais non.
14:26Je me suis fait virer comme ça.
14:28En tout cas, t'as bien fait
14:29de ne pas le prendre comme acteur.
14:30En plus, je ne suis pas sûr
14:30que ce soit le meilleur.
14:31Et il y en a qui sont quand mĂȘme
14:32assez extraordinaires sur la place
14:33que tu connais bien
14:34qui avait aussi un petit message
14:35pour toi.
14:37Non, je n'ai pas fini avec toi, Danny.
14:39Bonjour, Danny.
14:40C'est un honneur de te saluer, Danny.
14:43Tu me manques, mon ami.
14:45Je sais que tu joues ton one-man show
14:47au Don de Paris le 23 janvier.
14:50J'ai mon billet...
14:51Oh, c'est vrai.
14:51J'y serai.
14:52Je me souviens de t'avoir vu
14:55dans 8 euros de l'heure
14:56au Théùtre Antoine
14:59il y a quelques années.
15:00J'avais adoré.
15:02Ne manquez pas Guru
15:04avec Pierre Ninet
15:06le 28 janvier
15:07dans toutes les salles.
15:09C'est un trĂšs, trĂšs bon film.
15:10J'ai un petit rĂŽle.
15:11Une question pour toi, Danny.
15:14Quand est-ce que tu tourneras
15:15ton prochain film aux Etats-Unis ?
15:18BientĂŽt, j'espĂšre.
15:20Bon courage, mon ami.
15:22Merci.
15:22Et merci, Juliette.
15:23Holt Macarani, quand mĂȘme.
15:27C'est la classe mondiale.
15:29La grande, grande classe.
15:31Grand, grand, grand, grand, grand.
15:32Extraordinaire.
15:33Acteur extraordinaire.
15:34J'Ă©tais pas prĂȘte pour son...
15:36sa vidéo en français.
15:37Il parle super bien français.
15:38C'est incroyable.
15:39Il adore.
15:39Mais est-ce que...
15:40Extraordinaire.
15:41Et Holt joue dans Mindhunter.
15:45Il a un des deux rĂŽles principaux
15:47avec Emmanuel Macron.
15:49D'accord.
15:51D'accord.
15:52Un petit peu, c'est vrai.
15:53C'est vrai.
15:53Vous avez joué ensemble
15:54dans le dindon aussi,
15:56mais c'est vrai qu'il y a ça.
15:57On a joué dans le dindon.
15:58C'est un super acteur.
15:59Vraiment.
16:00Alors, Ă quand un film aux Etats-Unis ?
16:01Je sais pas.
16:02Non, non, non.
16:02Tu sais pas.
16:03Je suis sûr, on en parlait.
16:04On en parlait.
16:05Avec Clara.
16:07On en parlait de ça, justement.
16:09Parce qu'on m'a proposé,
16:11un grand studio m'a proposé
16:12de faire un film en anglais,
16:15mais je sais pas.
16:17En fait, non.
16:17Mais le truc, c'est que...
16:20LĂ , justement, je suis sur scĂšne.
16:21Je joue mon Ed Manchu.
16:23Je suis trĂšs heureux.
16:25VoilĂ .
16:25Et j'ai écrit une série, là .
16:26Je suis en train d'écrire une série
16:27que je vais tourner bientĂŽt.
16:28OK.
16:29VoilĂ .
16:30Tu reviendras pour nous en parler.
16:31Merci, Danny.
16:32C'est important.
16:32Merci.
16:33Merci, Juliette.
16:33Danny, tu sais, on a un rituel
16:34avant de se quitter.
16:35On est suivi par des centaines
16:36de millions de personnes
16:37dans le monde.
16:38Je sais.
16:38Quel serait le message universel
16:40que tu aurais Ă passer ?
16:42Levez les yeux de votre écran.
16:45Regardez autour de vous.
16:47Et dites bonjour avec un sourire.
16:50SincĂšre.
16:50VoilĂ .
16:51Et comment ça va ?
16:52Dans toutes les langues
16:53que vous connaissez.
16:56C'est un bon début, en fait.
16:58C'est un super bon début.
16:59Je te remercie du fond du cĆur, Danny.
17:01Cloune n'est pas un métier
17:02étant tourné dans toute la France.
17:04Ăa continue.
17:05C'est un carton.
17:06La famille joue dans le rendez-vous
17:07la semaine prochaine,
17:08mĂȘme heure, mĂȘme endroit.
17:09En attendant,
17:11eh bien, rendez-vous
17:11sur la chaĂźne YouTube
17:12de Légendes Urbaines
17:13pour l'émission longue
17:15au cours de laquelle
17:15on s'est raconté
17:16plein de choses merveilleuses.
17:17Il a raconté un tas de choses
17:18formidables Ă son image.
17:20Et puis, comme Ă l'habitude,
17:22paix, amour, lumiĂšre sur vous.
17:24One love la famille.
17:25One love Danny.
17:26Merci.
17:27Merci.
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