- il y a 7 mois
La commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public, créée à la demande du groupe d'Éric Ciotti (Union des droites pour la République), poursuit ses travaux. Les députés auditionnent Adèle Van Reeth, directrice de France Inter, accompagnée de Laurent Goumarre, directeur des programmes, Philippe Corbé, directeur de l'information et Bertrand Rutily, directeur des antennes et de la production.
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00:00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver sur LCP, jeudi 18 décembre.
00:00:12Dans quelques instants, vous allez retrouver une audition très attendue à l'Assemblée Nationale,
00:00:17Adèle Van Riet, directrice de France Inter, qui est venue entourée de ses directeurs.
00:00:21Elle est interrogée par la commission d'enquête sur la neutralité et le financement de l'audiovisuel public,
00:00:27commission qui fait polémique depuis sa création. C'est une demande d'Éric Ciotti après l'affaire Legrand-Cohen,
00:00:34partie d'une vidéo filmée dans un restaurant parisien, qui montre Thomas Legrand, chroniqueur à France Inter,
00:00:40et Patrick Cohen échangé avec des responsables du parti socialiste.
00:00:45La séance est ouverte, on se rend tout de suite en commission d'enquête.
00:00:49Cela fait plus de 60 ans que France Inter fait partie de l'histoire de notre pays.
00:00:5260 ans, c'est six décennies qui ont vu des émissions, parfois nées avant France Inter, devenir patrimoniales.
00:01:01Je pense aux 100 000 francs par jour, que vous connaissez aujourd'hui sans doute sous le nom du jeu des 1000 euros,
00:01:06ou encore le masque et la plume, dont nous célébrons cette saison, le 70e anniversaire.
00:01:12Six décennies au cours desquelles nous avons accompagné beaucoup de Français dans les grands moments de notre histoire collective,
00:01:18comme dans les moments les plus intimes de leur vie.
00:01:20Aujourd'hui, c'est près de 5 millions de Français qui se réveillent chaque matin à l'écoute de notre matinale,
00:01:27qui est la plus écoutée du pays et qui rassemble à elle seule autant d'auditeurs en quelques heures
00:01:32que la plupart des autres radios sur toute une journée.
00:01:36Aujourd'hui, nombreux sont les grands-parents qui écoutent le jeu des 1000 euros le mercredi midi avec leurs petits-enfants.
00:01:42Aujourd'hui, les trajets en voiture des familles sont plus agréables grâce à Mon Petit France Inter,
00:01:47la nouvelle radio d'histoire, d'aventure et de musique que nous avons lancée en octobre dernier
00:01:52à destination des enfants à partir de 6 ans et de leurs parents.
00:01:57Aujourd'hui encore, des centaines d'auditeurs nous appellent chaque jour pour poser des questions
00:02:01ou donner leur avis dans Grand Bien Vous Fasse ou dans Le Téléphone Sonne.
00:02:06Six décennies donc que France Inter joue son rôle de média, de service public et de chaîne généraliste.
00:02:11Alors si je devais définir ce rôle aujourd'hui, je dirais que son identité repose sur trois piliers.
00:02:18L'information, la culture et le divertissement.
00:02:22Elle a pour but d'oeuvrer à la cohésion sociale,
00:02:25en reflétant la pluralité et la diversité des opinions, des goûts et des profils de tous les Français.
00:02:32Mais à 60 ans passés, France Inter est toujours aussi jeune.
00:02:36Elle est chaque année plus populaire et plus moderne que jamais.
00:02:39Plus populaire car France Inter réunit près de 7 millions d'auditeurs chaque jour en moyenne.
00:02:44Et de ce fait, est la radio la plus écoutée du pays.
00:02:48Alors qui sont ces auditeurs ?
00:02:51Une chose est sûre, ils ne ressemblent pas à la caricature qu'en font nos détracteurs.
00:02:56On dit qu'on ne s'adresserait qu'aux plus âgés.
00:02:59La réalité est que nos auditeurs sont de tous les âges.
00:03:01Non pas de 7, mais de 2 à 77 ans,
00:03:04puisque nous produisons désormais des podcasts pour les tout-petits.
00:03:07J'entends qu'on ne s'adresserait qu'aux Parisiens.
00:03:10Mais la réalité est que 80% de nos auditeurs,
00:03:14soit plus de 5 millions d'entre eux,
00:03:15vivent en dehors de l'île de France.
00:03:18On dit que notre auditeur serait forcément citadin.
00:03:21Mais près d'un sur deux vit dans une agglomération de moins de 20 000 habitants.
00:03:26On nous reproche d'être trop élitiste.
00:03:27Mais jamais aucune radio n'a rassemblé autant de monde,
00:03:31de toutes les professions et de toute la France.
00:03:34Si France Inter est populaire, c'est parce que ces rendez-vous de l'antenne le sont.
00:03:38Savez-vous par exemple que les émissions qui ont connu la plus forte progression ces dernières saisons
00:03:42sont celles qui sillonnent la France tous les jours,
00:03:45à savoir Carnet de campagne et le jeu des 1 000 euros.
00:03:48Il m'est arrivé de les accompagner lors de leurs déplacements
00:03:50pour un tournage, notamment sur une petite île bretonne, l'île de Groix.
00:03:53Et je peux vous dire que l'engouement que suscite ce jeu mythique de France Inter
00:03:57dans les villages où il passe chaque semaine n'a pas d'équivalent.
00:04:01Pour être populaire, France Inter n'en est pas moins moderne.
00:04:05Je vous le disais, car France Inter a engagé depuis plusieurs années sa révolution numérique
00:04:09pour faire face au bouleversement à l'œuvre dans le monde de la radio.
00:04:13Bouleversement que j'expliquerai en une image,
00:04:16celle du téléphone portable qui remplace petit à petit
00:04:19le bon vieux transistor posé sur la table de la cuisine.
00:04:22C'est désormais ainsi que l'on écoute de plus en plus souvent la radio.
00:04:26Grâce à cette transition numérique opérée très tôt,
00:04:29France Inter est aujourd'hui la radio la plus podcastée de France,
00:04:32avec plus de 46 millions de téléchargements juste pour le mois de novembre.
00:04:37Peut-être certains d'entre vous ici ont pu écouter les séries de podcasts historiques
00:04:41consacrées à Léon Blum, à Alfred Dreyfus, aux résistantes françaises
00:04:45ou encore à Philippe Pétain, pour ne citer qu'eux.
00:04:47Ces podcasts dépassent désormais les 40 millions de téléchargements depuis leur création
00:04:52et témoignent du goût des Français pour l'histoire et pour les contenus que nous leur proposons.
00:04:58Une appétence qui se mesure aussi dans notre offre jeunesse,
00:05:01avec le succès sans équivalent rencontré par nos podcasts pour enfants
00:05:04qui, eux, cumulent plus de 170 millions de téléchargements depuis leur lancement.
00:05:10Ces podcasts sont autant d'outils qui éveillent leur imaginaire
00:05:14et restent à ce jour les meilleures alternatives aux écrans.
00:05:18Ce sont aussi de formidables outils pédagogiques à disposition des enseignants
00:05:22et de tous ceux qui veulent nourrir la curiosité des plus petits.
00:05:27Et enfin, un chiffre dont je suis particulièrement fière,
00:05:31France Inter compte un million d'auditeurs de moins de 34 ans chaque jour
00:05:35et est la troisième radio la plus écoutée par les moins de 25 ans.
00:05:40Ces résultats, nous les devons au travail des 380 personnes qui constituent cette chaîne.
00:05:45Une centaine de journalistes, une quarantaine de producteurs,
00:05:49vous savez qu'on appelle producteurs les animateurs des émissions de radio à Radio France,
00:05:54une quarantaine de chroniqueurs,
00:05:55mais aussi des attachés de production et des chargés de programmes
00:05:58qui préparent les émissions, des réalisateurs, des techniciens,
00:06:02des programmateurs musicaux, du personnel administratif, du numérique ou de la communication.
00:06:08Près de 400 personnes qui sont à l'image du pays
00:06:10et qui viennent toutes d'horizons différents,
00:06:13des quatre coins de la France et de l'Europe,
00:06:15de toutes les origines sociales
00:06:16et qui partagent un point commun essentiel,
00:06:19l'engagement pour le service public
00:06:21pour lequel ils travaillent au quotidien
00:06:24et souvent depuis de nombreuses années.
00:06:27Et je voudrais profiter de ma présence ici devant la représentation nationale
00:06:30pour les en remercier.
00:06:33Car c'est bien ce sens de l'intérêt général qui nous anime chaque jour
00:06:36et qui rend notre mission de service public si passionnante,
00:06:39celle d'être utile aux Français.
00:06:43Être utile, c'est jouer le rôle que la démocratie nous a confié
00:06:46et proposer une information qui soit vérifiée,
00:06:49plurielle, indépendante.
00:06:52Être utile, c'est faire entendre les voix du monde,
00:06:54de la Bastide-Rouerou, petit village au cœur de la forêt du Tarn,
00:06:57où nous avons récemment délocalisé notre antenne,
00:07:00jusqu'à Damas, où nos équipes étaient il y a dix jours encore
00:07:03pour fournir deux heures de direct aux auditeurs
00:07:05à l'occasion du premier anniversaire de la chute du régime de Bachar al-Assad.
00:07:10Être utile, c'est refléter la société dans son ensemble,
00:07:14en créant des espaces de débat
00:07:16où chaque opinion peut s'exprimer,
00:07:19où la nuance l'emporte toujours sur le clash.
00:07:21Des débats apaisés, mais contradictoires,
00:07:25afin que le dialogue ne s'arrête jamais,
00:07:27à l'heure où chacun dénonce une fragmentation du pays
00:07:30et où la polarisation fait redouter
00:07:32une rupture définitive entre tous ceux qui ne pensent pas pareil.
00:07:38Refléter la France, c'est défendre toutes les cultures pour tous les publics,
00:07:41à une époque où les référentiels communs se font de plus en plus rares,
00:07:45et permettre à toute la société de se rencontrer à l'antenne.
00:07:47Je me dis souvent que si on mettait une caméra dans l'espace
00:07:50où nous accueillons les invités avant qu'ils entrent en studio,
00:07:53on verrait que le monde entier y a sa place.
00:07:55On y croiserait un ministre, un élu local,
00:07:57un responsable associatif, une infirmière en centre hospitalier,
00:08:01Olivier Giroud, Patrick Sébastien,
00:08:03un prix Nobel d'économie et le patron de la DGSE.
00:08:07Être utile, c'est aussi offrir un espace de plaisir
00:08:10et de détente à ceux qui nous écoutent,
00:08:12grâce à la musique qui rassemble,
00:08:14ou à l'humour, qui joue le rôle de soupape indispensable
00:08:18pour affronter le désordre du monde,
00:08:21et qui depuis toujours dérange.
00:08:24Mais je sais que nous aurons l'occasion d'y revenir.
00:08:27Être utile, enfin, c'est s'emparer des sujets qui traversent la société.
00:08:30Je pense à la question de la santé mentale,
00:08:32dont nous nous sommes emparés il y a plus d'un an maintenant,
00:08:35et qui a contribué à la libération de la parole dans tout le pays.
00:08:38Car être un média public,
00:08:40ce n'est pas simplement ressembler au public.
00:08:43Le service public doit être une valeur ajoutée dans la vie de chaque citoyen.
00:08:48Là où l'école enseigne et l'hôpital soigne,
00:08:51les médias publics informent, éclairent et donnent des clés de compréhension
00:08:55dont chaque citoyen a besoin pour s'orienter dans un monde qui change.
00:08:59C'est en cela que nous pouvons dire que France Inter joue un rôle essentiel
00:09:02pour faire vivre le débat public
00:09:04et contribuer à la cohésion sociale de notre pays.
00:09:06C'est aussi ce qui fait que France Inter ne laisse jamais indifférent
00:09:11et nous un lien unique, souvent passionné avec celles et ceux qui l'écoutent,
00:09:17comme avec celles et ceux qui ne l'écoutent pas d'ailleurs.
00:09:20Mesdames et Messieurs les députés,
00:09:21si nous sommes fiers du travail que nous réalisons chaque jour au service des Français,
00:09:25nous avons aussi conscience que nul n'est infaillible
00:09:27et que cela vaut bien entendu pour nous.
00:09:30Nous ne sommes pas infaillibles.
00:09:32Nous commettons des erreurs.
00:09:34Quand cela arrive, nous tâchons toujours de les reconnaître et de les corriger.
00:09:39L'exigence des citoyens envers tout service public qu'il finance
00:09:41se transforme souvent en intransigeance.
00:09:45Celle-ci est légitime,
00:09:47comme le sont les critiques et reproches que nous adressent quotidiennement les auditeurs.
00:09:52Et nous distinguerons toujours les critiques de ceux qui veulent que l'on s'améliore
00:09:56de l'outrance de ceux qui veulent que nous disparaissions.
00:10:02Il est normal et sain d'exiger des comptes de ceux qui travaillent au service de l'intérêt général.
00:10:08Alors nous vous remercions, Mesdames et Messieurs les députés,
00:10:11de nous permettre à travers vous de rendre compte de notre action aux Françaises et aux Français.
00:10:16J'espère que l'échange que nous aurons ce matin le permettra.
00:10:20Je vous remercie.
00:10:21Merci Madame la Présidente.
00:10:25J'ai trois questions rapides.
00:10:28J'aimerais revenir sur le licenciement pour photographe de M. Guillaume Meurisse en 2023.
00:10:34Il se trouve que j'ai un peu d'ancienneté, pas simplement en âge avec le rapporteur sur le duel public.
00:10:39Il se trouve que j'étais à ce moment-là administrateur de Radio France
00:10:42et que j'avais écrit à Sybille Vell à cette occasion.
00:10:47Et j'aimerais vous interroger sur une question spécifique
00:10:50que l'affaire Guillaume Meurisse, le licenciement pour photographe de M. Guillaume Meurisse révèle.
00:10:55Je veux vous dire que je suis profondément attaché à la liberté de la presse,
00:10:58aux libertés d'opinion, d'expression,
00:11:00et que je défends le droit de rire de tout,
00:11:04le droit de rire à tout,
00:11:06et que, comme nous le rappelait Pierre Desproches,
00:11:08le rire est une arme importante dans une démocratie.
00:11:11Et je veux dire ici très clairement que les seuls propos tenus par l'humoriste à l'antenne
00:11:14dans le cadre d'une émission ne sauraient donc être condamnables en tant que telles.
00:11:18Cependant, aujourd'hui, les journalistes, les humoristes,
00:11:21utilisent des réseaux sociaux comme lieu-lieu
00:11:23où ils expriment des opinions politiques,
00:11:26relaient des contenus partisans,
00:11:27et qui, d'une certaine manière, sont le prolongement
00:11:30de leurs expressions sur vos antennes.
00:11:33Il se trouve, pour prendre le cas de Guillaume Meurisse,
00:11:35qu'il alimentait un compte Twitter
00:11:37dans lequel il commentait, par exemple,
00:11:40le bon et le mauvais fascisme,
00:11:42il relayait des contenus partisans
00:11:44et exprimait, comme c'est le droit d'un citoyen,
00:11:47des opinions politiques.
00:11:49Sauf qu'il le faisait en utilisant le logo de France Inter
00:11:51et en se présentant comme chroniqueur à France Inter.
00:11:55Ma question, au-delà de la situation de Guillaume Meurisse,
00:11:59c'est comment, aujourd'hui, dans une société polarisée médiatiquement,
00:12:03fracturée politiquement,
00:12:05où les personnes qui interviennent sur vos antennes
00:12:08ont, par ailleurs, des contenus, des comptes sur les réseaux sociaux
00:12:12sur lesquels ils engagent, d'une certaine manière,
00:12:15votre ligne éditoriale et votre neutralité,
00:12:18votre impartialité.
00:12:19Comment vous traitez très concrètement cette question des réseaux sociaux ?
00:12:23Et rapidement, je reviens sur l'affaire Le Grand Cohen,
00:12:26où les auditionnons cet après-midi,
00:12:27je sais que le rapporteur y reviendra,
00:12:29mais il se trouve qu'au moment de cette affaire,
00:12:31j'avais écrit une tribune dans le Figaro
00:12:33pour expliquer qu'un journaliste du service public
00:12:35ne devait pas dire ça.
00:12:37Parce que je considérais qu'une mission de service public,
00:12:40un journaliste du service public,
00:12:42se devait, à chaque instant,
00:12:44de respecter des exigences d'impartialité,
00:12:46de pluralisme.
00:12:47Ma question, elle est plus large,
00:12:51parce que je sais que le rapporteur reviendra
00:12:53sur cette affaire précise,
00:12:55mais vous avez affirmé,
00:12:57la présidente de Radio France l'a affirmé hier,
00:12:59de manière très claire,
00:13:00France Inter n'est ni de droite ni de gauche.
00:13:03Pourtant, partie des Français,
00:13:05une partie de la classe politique,
00:13:06quand on les interroge,
00:13:08vous diront que France Inter est une station de gauche,
00:13:12voire en est l'archétype.
00:13:15Et il y a là peut-être un paradoxe.
00:13:16J'aimerais vous interroger sur la perception
00:13:18que vous avez de cet état de fait.
00:13:21Est-ce que vous considérez que cette perception
00:13:23d'une partie des Français de la classe politique
00:13:25est le fruit d'une instrumentalisation ?
00:13:28Est-ce que vous considérez
00:13:30quel est le fruit de manquements
00:13:32qui ont pu se produire
00:13:33sur les antennes de France Inter ?
00:13:38Est-ce que vous considérez
00:13:39que c'est lié à des contenus spécifiques,
00:13:41par exemple à l'humour
00:13:43et à une forme de ligne éditoriale
00:13:45qui se retrouvaient à travers les humoristes
00:13:47et qui viendraient colorer la station ?
00:13:49Mais j'aimerais vous entendre
00:13:50sur ces deux points, trois points rapidement.
00:13:54Je laisse la parole ensuite au rapporteur.
00:13:56Pour me faire des réponses courtes,
00:13:57le rapporteur reviendra sur tout ce que je viens d'indiquer.
00:14:01Je vous remercie, madame la directrice.
00:14:02Merci, monsieur le président.
00:14:04Concernant le licenciement de Guillaume Risse,
00:14:07je tiendrai à rappeler
00:14:09que Guillaume Risse n'a pas été licencié
00:14:11pour des propos qu'il a tenus à l'antenne,
00:14:14mais bien parce qu'il a dénigré
00:14:15la chaîne et le travail de ses collègues.
00:14:18Il a été licencié pour déloyauté.
00:14:22Peut-être un rappel des faits
00:14:23pour ceux qui n'auraient pas forcément
00:14:24l'affaire en tête.
00:14:27Il s'agit d'une chronique
00:14:28que Guillaume Risse a tenue à l'antenne
00:14:29le 29 octobre 2023,
00:14:31trois semaines après les attaques terroristes
00:14:32du 7 octobre.
00:14:34Et à l'occasion de propos qu'il a tenus
00:14:35lors de cette chronique,
00:14:37Radio France a reçu une sanction
00:14:39de l'ARCOM, estimant que cette chronique
00:14:42portait atteinte au bon exercice
00:14:43de nos missions
00:14:43et à la relation de confiance
00:14:45que nous devons entretenir
00:14:46avec l'ensemble des auditeurs.
00:14:49Je précise également
00:14:51qu'à l'issue de cette chronique
00:14:54et des réactions extrêmement
00:14:55intenses qu'elle a suscitées,
00:14:59tant en interne que en externe
00:15:01et dans l'ensemble du pays,
00:15:04j'ai soutenu Guillaume Risse
00:15:05quelques semaines après cette chronique.
00:15:08J'ai même pris la parole
00:15:10dans la presse pour dire
00:15:11que, je cite cette interview,
00:15:13« On ne vire pas un humoriste
00:15:14pour une mauvaise blague
00:15:15faite à un mauvais moment. »
00:15:18La défense de la liberté d'expression
00:15:20me paraît indispensable
00:15:21dans les fonctions
00:15:22que j'occupe aujourd'hui.
00:15:23Vous le savez,
00:15:23France Inter est une chaîne
00:15:24qui donne la parole
00:15:25à beaucoup d'humoristes
00:15:26et plus d'une trentaine par semaine.
00:15:28Il est très important
00:15:28que ceux-ci,
00:15:30mais pas seulement les humoristes,
00:15:31bien sûr,
00:15:31mais que ceux-ci en particulier,
00:15:32parce que leur parole
00:15:33est particulièrement polémique,
00:15:35puissent bénéficier
00:15:35de cette liberté d'expression.
00:15:36La décision qui a suivi,
00:15:39qui a été prise
00:15:41à l'encontre de Guillaume Risse,
00:15:43a été suscitée
00:15:44par son attitude
00:15:45envers l'entreprise
00:15:46dans les mois qui ont suivi.
00:15:48Guillaume Risse
00:15:48a fait le choix
00:15:49de répéter ces propos
00:15:50pour lesquels
00:15:51Ratio France
00:15:51avait été sanctionnée
00:15:52dans les mois qui ont suivi.
00:15:56Il a publié un livre
00:15:57dans lequel il dénigrait
00:15:58ses équipes
00:15:59et c'est finalement
00:15:59l'ensemble de son attitude
00:16:00qui a conduit
00:16:01à cette décision.
00:16:02Pour répondre précisément
00:16:04à votre question,
00:16:05M. le Président,
00:16:06les propos qu'il tenait
00:16:07sur les réseaux sociaux,
00:16:08les propos qu'il n'engageait
00:16:09que lui,
00:16:10les propos qu'il tient
00:16:10dans son livre,
00:16:11ne relèvent pas
00:16:12de la responsabilité
00:16:13de Radio France.
00:16:14Je suis responsable
00:16:16et garant des propos
00:16:16qui sont tenus
00:16:17à l'antenne
00:16:17et non pas
00:16:18de ce que chaque producteur,
00:16:20chaque journaliste,
00:16:21chaque chroniqueur
00:16:21qui s'exprime
00:16:22sur notre antenne
00:16:23pense dans son fort antérieur
00:16:25ou peut dire
00:16:25dans un cadre privé
00:16:26ou dans un espace
00:16:28qui n'est pas celui
00:16:29de l'antenne
00:16:30et du micro qui lui est tendu
00:16:31au moment où il s'exprime.
00:16:34Concernant l'affaire de...
00:16:37Ça veut dire
00:16:37que s'ils mettent
00:16:38le logo de France Inter
00:16:39et qu'ils se présentent
00:16:40comme journalistes
00:16:40de France Inter,
00:16:41vous leur demandez
00:16:41de renoncer
00:16:42à utiliser le logo
00:16:44de France Inter
00:16:45et leurs fonctions
00:16:46à France Inter
00:16:47ou vous considérez
00:16:47que même s'ils l'utilisent,
00:16:48ce n'est pas
00:16:48de votre responsabilité ?
00:16:49Pardon, M. le rapporteur,
00:16:50je laisserai la parole
00:16:51à vos rapporteurs
00:16:52mais ça m'intéresse
00:16:53d'avoir votre vision
00:16:54précise sur ce point.
00:16:55On a eu le même débat
00:16:56avec les écoles de journalisme.
00:16:57C'était les questions
00:16:58du rapporteur
00:16:58à ce moment-là.
00:16:59Je comprends
00:16:59parce que c'est une question
00:17:00qui est déterminante
00:17:01et qui a évolué
00:17:03au fil des années
00:17:04et il est vrai
00:17:05que l'affaire
00:17:06Guillaume Meurisse
00:17:07a eu pour conséquence
00:17:10d'accroître
00:17:11notre vigilance
00:17:12quant à la manière
00:17:13qu'avaient les personnes
00:17:14qui sont sur l'antenne
00:17:15de s'exprimer
00:17:16sur les réseaux sociaux
00:17:17et surtout
00:17:17lorsqu'ils se revendiquaient
00:17:18d'une appartenance
00:17:19et d'une filiation
00:17:20à France Inter.
00:17:23Chacun sait
00:17:24que lorsqu'ils s'expriment
00:17:25sur les réseaux
00:17:25en tant que journaliste,
00:17:26chroniqueur,
00:17:27producteur de France Inter,
00:17:28il peut engager
00:17:29une chaîne derrière lui
00:17:30et lorsque nous estimons
00:17:31que certains propos
00:17:32peuvent venir contredire
00:17:35la ligne éditoriale
00:17:36de France Inter,
00:17:38nous avons
00:17:38un échange
00:17:39avec cette personne
00:17:40qui généralement
00:17:41se font tout à fait
00:17:41compréhensives
00:17:42quant à l'intérêt
00:17:44de défendre
00:17:45la chaîne
00:17:46et la ligne éditoriale
00:17:48de cette chaîne.
00:17:49Pour l'affaire Le Grand Coen,
00:17:51je vous propose
00:17:51comme le rapporteur
00:17:52il reviendra,
00:17:52vous pourrez répondre
00:17:53en bloc,
00:17:54je voulais juste préciser
00:17:55ce que certains
00:17:57me qualifient ici
00:17:58de biaisé,
00:17:58que je n'ai pas attendu.
00:18:00Le rapporteur
00:18:01et ses questions
00:18:01parfois pour être capable
00:18:02de saisir l'Arcom
00:18:04quand il le fallait
00:18:05et qu'en l'occurrence,
00:18:07j'avais été un des députés
00:18:08qui au moment
00:18:08de l'affaire Le Grand Coen
00:18:09avait saisi l'Arcom
00:18:10pour que l'Arcom
00:18:10puisse dire très clairement
00:18:12ce qu'elle pensait
00:18:13de ce qui s'était déroulé.
00:18:15Je vous propose
00:18:15de répondre aux questions
00:18:16du rapporteur
00:18:16qui seront bien plus précises
00:18:18et incisives,
00:18:19je n'en doute pas,
00:18:20mais je veux bien
00:18:21la réponse
00:18:21sur la perception
00:18:22que vous avez
00:18:24du sentiment
00:18:25d'une partie des Français
00:18:26de la classe politique
00:18:26sur une ligne éditoriale
00:18:29qui serait celle
00:18:29de France Inter.
00:18:31Alors je précise
00:18:33tout de suite
00:18:34qu'il n'est pas
00:18:34de mon ressort
00:18:35en tant que directrice
00:18:37d'une radio publique
00:18:38de donner
00:18:38une dimension politique,
00:18:40idéologique
00:18:41ou morale
00:18:42de France Inter.
00:18:44Mon rôle
00:18:44est de faire en sorte
00:18:45de créer un espace
00:18:46où chaque opinion
00:18:47puisse venir s'exprimer
00:18:48dans le respect
00:18:50de cette opinion
00:18:51et avec la garantie
00:18:54d'une contradiction
00:18:55de cette opinion.
00:18:56Il me semble
00:18:56que le respect
00:18:57et la contradiction
00:18:58sont les deux conditions
00:19:00nécessaires à un dialogue,
00:19:02un dialogue qui,
00:19:03dans la mesure du possible,
00:19:04peut être serein,
00:19:04en tout cas fécond.
00:19:06Et il me semble
00:19:06que ces espaces
00:19:07de dialogue
00:19:07sont exactement
00:19:09ce dont nous avons besoin
00:19:11aujourd'hui
00:19:11dans une société
00:19:12qui se polarise
00:19:13de plus en plus
00:19:14et qui semble
00:19:15aller tout droit
00:19:16vers une fin
00:19:17d'un dialogue
00:19:18entre les personnes
00:19:19qui ne pensent pas
00:19:20de la même façon.
00:19:21Cette fin serait délétère
00:19:22pour le fonctionnement
00:19:23de la démocratie
00:19:24et France Inter
00:19:25a une mission
00:19:25à ce sujet
00:19:26et cette mission
00:19:28est précisément
00:19:28de faire vivre
00:19:29ces espaces de dialogue.
00:19:30Ce n'est donc pas mon rôle
00:19:31de donner une dimension politique
00:19:33ou idéologique
00:19:34à France Inter.
00:19:35Après,
00:19:36sur cette perception
00:19:36dont vous parlez,
00:19:39j'aime toujours distinguer
00:19:39les faits d'un côté
00:19:40des interprétations
00:19:41de l'autre.
00:19:43Les faits,
00:19:44c'est le travail
00:19:45que l'on produit
00:19:45chaque jour
00:19:46sur France Inter.
00:19:47Ce sont des centaines
00:19:48de contenus par jour.
00:19:49Ce sont des centaines
00:19:50de personnes
00:19:50qui s'expriment
00:19:51chaque jour
00:19:51sur France Inter.
00:19:53Ces personnes-là
00:19:54ont des profils différents,
00:19:55émettent des avis différents,
00:19:57n'émettent pas forcément
00:19:57des avis.
00:19:58Il y a aussi
00:19:58des journalistes
00:19:59qui proposent
00:20:00une information fiable,
00:20:01vérifiée,
00:20:02indépendante
00:20:03et qui ne font l'objet
00:20:04d'aucune...
00:20:07comment dire...
00:20:07dont le rôle
00:20:09n'est pas d'exprimer
00:20:09un avis ni une opinion.
00:20:12Je remarque
00:20:13que depuis quelques temps,
00:20:14et à vrai dire,
00:20:15c'est arrivé avant même
00:20:16que je prenne mes fonctions,
00:20:17disant que depuis
00:20:17que France Inter
00:20:18est devenue
00:20:18première radio de France,
00:20:19elle est sans cesse
00:20:20sous les feux des critiques.
00:20:22Ces critiques
00:20:23sont croissantes
00:20:24depuis quelques années,
00:20:26se sont décuplées
00:20:27depuis quelques mois,
00:20:28ce qui témoigne
00:20:29de l'attachement très fort
00:20:29que les Français
00:20:30portent à France Inter,
00:20:31mais aussi sans doute
00:20:32d'un fantasme
00:20:33qu'elle suscite.
00:20:33et je remarque également
00:20:37que cette image
00:20:39de France Inter
00:20:39est de plus en plus
00:20:40instrumentalisée
00:20:41par ceux
00:20:41qui veulent nous nuire,
00:20:43à France Inter en particulier,
00:20:44à l'audiovisuel public
00:20:46en général,
00:20:48et pour nous nuire,
00:20:48il suffit d'essayer
00:20:49de polariser encore davantage.
00:20:51Nous ne sommes pas,
00:20:52nous ne contribuons pas
00:20:53à une société polarisée,
00:20:55nous contribuons,
00:20:55nous faisons tout
00:20:56pour contribuer
00:20:56à sa dépolarisation.
00:20:58Toute accusation idéologique
00:20:59est absolument contestable
00:21:00et ne repose
00:21:01sur aucun fait.
00:21:01il suffit pour cela
00:21:03encore une fois
00:21:03d'écouter l'antenne,
00:21:05de ne pas partir
00:21:06d'une chronique
00:21:07d'un propos entendu
00:21:08à un instant T,
00:21:09mais d'inscrire ce propos
00:21:11dans le contexte
00:21:11de l'ensemble d'une journée
00:21:12et vous verrez alors
00:21:14que ce qui vous semble être
00:21:15l'expression d'une idéologie
00:21:17n'est celle que d'un moment,
00:21:19peut-être d'une personne
00:21:20à un moment donné
00:21:21ne reflète pas
00:21:22une éditoriale générale.
00:21:24Parce que je pense,
00:21:25c'est une question,
00:21:27j'évoquais la perception
00:21:27que peuvent en avoir
00:21:28certains.
00:21:29Monsieur le rapporteur,
00:21:30je vous en prie.
00:21:30Merci Mme Dallatrice
00:21:31pour la réponse.
00:21:31Merci M. le Président,
00:21:41Mme la Directrice,
00:21:43M. le Directeur des programmes,
00:21:45M. le Directeur de l'information,
00:21:47M. le Directeur des antennes
00:21:48et de la production,
00:21:49merci pour le temps
00:21:50que vous nous accordez
00:21:51ce matin,
00:21:52merci pour les réponses
00:21:54que vous allez nous apporter.
00:21:55J'ai une première question
00:21:57qui concerne les chiffres
00:22:00de Médiamétrie
00:22:01qui sont parus
00:22:02le 13 novembre
00:22:03sur la forte baisse,
00:22:05d'ailleurs,
00:22:06qui est contestée en interne
00:22:08par les salariés
00:22:10de France Inter.
00:22:11France Inter a perdu
00:22:12458 000 auditeurs
00:22:15en un an.
00:22:15On peut difficilement expliquer
00:22:19cette baisse du nombre
00:22:20d'auditeurs
00:22:21par la baisse de l'intérêt
00:22:22de la radio
00:22:23puisque des radios concurrentes,
00:22:25notamment RTL et Europa,
00:22:26ont gagné des auditeurs.
00:22:28Très simplement,
00:22:29comment vous expliquez
00:22:30cette baisse massive
00:22:31d'auditeurs ?
00:22:33Et je renvoie à vos propos.
00:22:35Vous venez d'expliquer
00:22:37que toute accusation idéologique
00:22:38ne repose sur aucun fait
00:22:40et est contestable.
00:22:41Est-ce que vous n'avez pas
00:22:42l'impression que perdre
00:22:43un demi-million d'auditeurs
00:22:45est lié d'une certaine façon
00:22:46à un biais idéologique
00:22:47qui est reproché
00:22:48par certains des auditeurs ?
00:22:50J'ai écouté notamment
00:22:50le Téléphone Son
00:22:51sur le visuel public
00:22:53il y a quelques semaines
00:22:53et je constate
00:22:54que nombre d'auditeurs
00:22:55attachés depuis des années
00:22:56à France Inter
00:22:57se déportent
00:22:58pour des raisons
00:22:59précisément idéologiques.
00:23:01Allez-y, Ménageris.
00:23:02Téléphone Son
00:23:03où est invité M. Ballard
00:23:04qui est membre de notre commission
00:23:04mais qui n'est pas là ce matin
00:23:05qui va arriver.
00:23:06Je vous en prie.
00:23:09Et Mme Taillé-Polliant.
00:23:10Pardon, il y a M. Ballard
00:23:11et Mme Taillé-Polliant.
00:23:17Je suis sûre
00:23:18que vous serez bientôt invité
00:23:19M. le Président.
00:23:20Merci pour votre question
00:23:21M. le rapporteur.
00:23:23Concernant les chiffres
00:23:24médiamétrie du 13 novembre dernier
00:23:26ils ont en effet montré
00:23:28pour la première fois
00:23:29depuis de nombreuses saisons
00:23:31une baisse du nombre d'auditeurs.
00:23:35Nous étions jusque-là
00:23:36très bien lotis.
00:23:37Nous avions cette chance
00:23:38d'avoir un nombre croissant
00:23:40d'auditeurs
00:23:40de saison en saison.
00:23:42Depuis que j'ai pris mes fonctions
00:23:43en février 2022
00:23:45chaque vague a connu une hausse
00:23:46par rapport à la vague précédente
00:23:48à l'exception je crois
00:23:48d'une saison.
00:23:49Nous avions perdu très légèrement
00:23:50quelques auditeurs.
00:23:52Et ce, malgré les différentes évolutions
00:23:54qui ont été apportées à la grille
00:23:56depuis maintenant près de 4 ans.
00:23:58Si cette baisse d'auditeurs
00:23:59devait être imputée
00:24:01à un changement
00:24:02comme vous le laissiez entendre
00:24:03en rapportant des propos
00:24:05que certains auditeurs
00:24:06auraient tenus au téléphone son
00:24:07à un changement idéologique
00:24:10alors il me semble
00:24:11que cette baisse aurait eu lieu
00:24:13il y a bien longtemps.
00:24:14Pourquoi en cette rentrée
00:24:15en particulier
00:24:16alors qu'il n'y a pas eu
00:24:17de changement notable
00:24:17et qu'il n'y a pas eu
00:24:19d'inflexion particulière
00:24:21et pour cause
00:24:21la ligne auditoriale
00:24:23de France Inter
00:24:23n'est pas une ligne idéologique.
00:24:25Je me permets de préciser
00:24:27également que
00:24:28cette baisse
00:24:29du nombre d'auditeurs
00:24:30est toujours à comparer
00:24:32je ne vais pas être trop technique
00:24:33mais il faut quand même
00:24:34bien avoir ça en tête
00:24:35une vague médiamétrie
00:24:36se juge en baisse
00:24:38ou en hausse
00:24:38par rapport aux résultats précédents
00:24:40de la vague précédente
00:24:41et de l'année précédente
00:24:42également.
00:24:43L'année précédente
00:24:44l'année 2024-2025
00:24:45a été une saison historique
00:24:47pour France Inter
00:24:48avec une hausse
00:24:50sans précédent.
00:24:51Nous avions des résultats
00:24:53que je qualifierais
00:24:54de stratosphériques.
00:24:55Nous ne pensions pas
00:24:56que nous pouvions aller
00:24:57aussi haut
00:24:58et ceci tout au long
00:24:59de la saison.
00:25:00Et je rappelle
00:25:01que lors de la vague
00:25:02parce que les résultats
00:25:03de la médiamétrie
00:25:04se composent par vague
00:25:05de novembre-décembre 2024
00:25:06nous avions gagné
00:25:08alors que nous étions
00:25:08déjà extrêmement hauts
00:25:09plus de près de 300 000 auditeurs
00:25:12ce qui est une hausse considérable.
00:25:14Que six mois après
00:25:15nous perdions
00:25:15480 000 auditeurs
00:25:17est à prendre en compte
00:25:19et à relier
00:25:21avec cette hausse
00:25:22très surprenante
00:25:23et très conséquente
00:25:24d'auditeurs
00:25:24quelques mois plus tôt.
00:25:26Les auditeurs fluctuent
00:25:27le nombre d'auditeurs fluctuent
00:25:28et varie.
00:25:29Il faut attendre
00:25:29toute une saison
00:25:30avant de pouvoir
00:25:31en tirer des conséquences
00:25:32et nous verrons
00:25:32ce que cette seconde vague
00:25:33va nous apporter
00:25:34comme résultat.
00:25:35Monsieur Rutilis
00:25:36je voudrais vous poser
00:25:38quelques questions
00:25:39notamment sur votre profil.
00:25:41Je le rappelle
00:25:41vous êtes directeur
00:25:42des programmes
00:25:43et des antennes
00:25:43de France Inter
00:25:44enfin vous êtes
00:25:46alors pardonnez-moi
00:25:47je vais vous demander
00:25:48peut-être de vous présenter
00:25:50parce qu'on a omis
00:25:51votre présentation
00:25:52est-ce que vous pourriez
00:25:53en quelques mots
00:25:54nous dire
00:25:54quelle est votre responsabilité
00:25:55chez France Inter ?
00:25:57Je l'ai présenté
00:25:58mais allez-y
00:25:59recommencer
00:25:59mais je l'ai fait
00:26:00en introduction.
00:26:01Effectivement
00:26:01je ne suis pas directeur
00:26:02des programmes
00:26:02c'est Laurent Goumard
00:26:03qui est présent
00:26:04qui a la responsabilité
00:26:06des programmes
00:26:06moi je suis le directeur
00:26:08des antennes
00:26:09et de la production
00:26:10à ce titre
00:26:11je suis en charge
00:26:13de la mise en forme
00:26:15de l'antenne
00:26:15disons que
00:26:16les impulsions éditoriales
00:26:18viennent de Philippe
00:26:20pour ce qui concerne
00:26:20l'information
00:26:21et de Laurent
00:26:22pour ce qui concerne
00:26:23les programmes
00:26:24moi je suis en charge
00:26:25de tout ce qui touche
00:26:27à la mise en forme
00:26:28la rythmique d'antenne
00:26:29ce qu'on appelle
00:26:29les mécaniques d'antenne
00:26:30l'habillage etc
00:26:31ce sont les réalisateurs
00:26:32qui sont rattachés
00:26:33à mes directions
00:26:34et la bonne organisation
00:26:36de la fabrication
00:26:39de nos contenus
00:26:40radiophoniques
00:26:40qu'il s'agisse
00:26:41d'ailleurs de l'antenne
00:26:42ou qu'il s'agisse
00:26:43de notre offre
00:26:44de podcast natif
00:26:45merci pour votre réponse
00:26:48vous êtes directeur
00:26:50des antennes
00:26:51de France Inter
00:26:53j'ai constaté
00:26:55et vous conviendrez
00:26:57que le périmètre
00:26:58de cette commission
00:26:58d'enquête
00:26:58c'est à la fois
00:26:59les entorses
00:27:00au principe
00:27:00de neutralité
00:27:01les dysfonctionnements
00:27:03financiers
00:27:04et les conflits d'intérêts
00:27:04j'ai constaté
00:27:05que vous étiez
00:27:06conseiller
00:27:07vous avez été
00:27:07conseiller municipal
00:27:08Europe Ecologie
00:27:09Les Verts
00:27:10de Boulogne
00:27:10jusqu'en 2023
00:27:11monsieur Rutili
00:27:13pour prendre un peu
00:27:14de recul
00:27:14vous avez probablement
00:27:15suivi les différentes auditions
00:27:16que nous avons menées
00:27:17je constate
00:27:18mais des millions
00:27:19de français
00:27:19qui nous suivent
00:27:20constatent
00:27:21une forme
00:27:21de surreprésentation
00:27:22de cadres
00:27:23de partis de gauche
00:27:25parmi les cadres
00:27:27dirigeants
00:27:27de l'audituel public
00:27:28quelques exemples
00:27:30que nous avons auditionnés
00:27:30on a même
00:27:31le président de l'ARCOM
00:27:32qui sur 100%
00:27:34des cabinets ministériels
00:27:35par lesquels
00:27:36il est passé
00:27:36étaient des cabinets
00:27:37ministériels socialistes
00:27:39le directeur général
00:27:40de l'ARCOM
00:27:40c'est la même chose
00:27:41100% des cabinets
00:27:42ministériels
00:27:43par lesquels il est passé
00:27:44ils sont des cabinets
00:27:44socialistes
00:27:45le numéro 2
00:27:46de France Télévisions
00:27:47qu'on auditionnera
00:27:48juste après vous
00:27:48est un cadre
00:27:51et un militant
00:27:52d'Europe Ecologie Les Verts
00:27:53ancien directeur
00:27:54des campagnes
00:27:55de Cécile Duflo
00:27:56et d'Eva Jolie
00:27:57le numéro 2
00:27:58de Radio France
00:27:59monsieur Mellet
00:28:00se définit comme
00:28:01un activiste socialiste
00:28:03et il reconnaît
00:28:04dans les colonnes
00:28:05de Libération
00:28:05avoir toujours voté
00:28:06socialiste
00:28:06à une exception près
00:28:07il a voté pour
00:28:08Europe Ecologie Les Verts
00:28:10nous vous auditionnons
00:28:11ce matin
00:28:12et vous êtes
00:28:13le directeur
00:28:15des antennes
00:28:15de France Inter
00:28:16et vous expliquez
00:28:18que vous avez été
00:28:19conseiller municipal
00:28:20Europe Ecologie Les Verts
00:28:21de Boulogne
00:28:22jusqu'en 2023
00:28:24est-ce que vous convenez
00:28:26que d'une certaine façon
00:28:28nous n'ayons pas rencontré
00:28:30à une reprise
00:28:31un dirigeant
00:28:32ou un cadre
00:28:32ou une personne
00:28:33qui a une influence
00:28:34sur la ligne éditoriale
00:28:35des chaînes
00:28:36de l'audiovisuel public
00:28:37qui ait eu un mandat
00:28:38de droite
00:28:39comment vous l'expliquez
00:28:40et comment vous réussissez
00:28:41à concilier
00:28:42votre mandat
00:28:43de conseil municipal
00:28:45Europe Ecologie Les Verts
00:28:46avec votre exigence
00:28:47d'impartialité
00:28:48d'honnêteté
00:28:49et de pluralisme
00:28:50en tant que directeur
00:28:51des antennes
00:28:52de France Inter
00:28:52Merci
00:28:54si je peux prolonger
00:28:54la question
00:28:55pourquoi si vous êtes
00:28:55tous écologistes
00:28:56l'ARCOM vient d'indiquer
00:28:57que les groupes écologistes
00:28:58sont sous-représentaires
00:28:59France Inter
00:28:59oui mais ça m'intéresse
00:29:00de le savoir
00:29:01et le rapporteur
00:29:02en revanche a raison
00:29:02on est dans une commission
00:29:04d'enquête
00:29:04comme président
00:29:05j'ai demandé
00:29:05que chaque personne
00:29:06auditionnée
00:29:07indique ses intérêts
00:29:08publics ou privés
00:29:09et je le redis
00:29:10pour celles et ceux
00:29:11qui vont venir
00:29:11si celles et ceux
00:29:14que nous auditionnons
00:29:14ont un engagement politique
00:29:15je vous remercie
00:29:17de l'indiquer
00:29:18à la commission
00:29:19d'enquête
00:29:20parce que sinon
00:29:21ça peut créer
00:29:21une forme de suspicion
00:29:22donc je vous demande
00:29:23vraiment
00:29:24et je le dis avec solennité
00:29:25de préciser
00:29:26tous les engagements
00:29:26que vous pouvez avoir
00:29:27par ailleurs
00:29:28c'est les obligations
00:29:30prévues par la constitution
00:29:32dans le cadre
00:29:33de nos commissions d'enquête
00:29:34merci de cette question
00:29:37monsieur le rapporteur
00:29:38je vais apporter
00:29:38quelques précisions
00:29:39parce que je pense
00:29:41qu'il y a un malentendu
00:29:42j'ai en effet
00:29:44eu un mandat local
00:29:47et eu un engagement local
00:29:49au-delà de ça
00:29:50pendant quelques années
00:29:51dans la commune
00:29:52où je réside
00:29:53à l'époque d'ailleurs
00:29:55où je travaillais
00:29:55pour Europe 1
00:29:56et ça n'a jamais
00:29:57posé de problème
00:29:58à mon employeur de l'époque
00:29:59je n'ai jamais été
00:30:02ni encarté
00:30:03ni élu
00:30:04Europe Écologie Les Verts
00:30:06puisque
00:30:07la liste
00:30:10que j'ai présentée
00:30:10était une liste citoyenne
00:30:11j'étais élu
00:30:13sans étiquette
00:30:14je n'ai jamais été
00:30:16membre
00:30:16d'Europe Écologie Les Verts
00:30:18et d'ailleurs
00:30:18cette liste
00:30:19n'avait pas le soutien
00:30:20du parti
00:30:21Europe Écologie Les Verts
00:30:22il se trouve ensuite
00:30:24au sein du conseil municipal
00:30:26qu'on a fait
00:30:28un groupe commun
00:30:29pour une raison
00:30:30qui n'intéressera
00:30:31sans doute pas beaucoup
00:30:32les gens qui nous écoutent
00:30:33mais je veux vous répondre
00:30:34avec précision
00:30:34le règlement
00:30:37du conseil municipal
00:30:38de Boulogne-Biancourt
00:30:39nécessite d'être
00:30:40au moins 4 élus
00:30:41pour faire un groupe
00:30:42de ma liste
00:30:44on était 2 élus
00:30:45encore une fois
00:30:46j'étais élu
00:30:46sans étiquette
00:30:47la liste
00:30:49Écologie Les Verts
00:30:50avait eu 2 élus aussi
00:30:51donc pour une raison technique
00:30:52on a décidé
00:30:52de s'allier
00:30:53pour être dans
00:30:54un groupe commun
00:30:54au sein du conseil municipal
00:30:57mais non
00:30:58je n'ai pas
00:30:59d'engagement politique
00:31:00monsieur le rapporteur
00:31:01et c'est pourquoi
00:31:02je n'ai pas cru bon
00:31:03de signifier
00:31:06cet engagement local
00:31:07qui m'a occupé
00:31:09quelques années
00:31:10alors que je travaillais
00:31:11à Europe 1
00:31:11et qui de toute façon
00:31:12était terminé
00:31:14avant que j'arrive
00:31:14à Radio France
00:31:15vous n'êtes plus élu
00:31:17aujourd'hui
00:31:17pas du tout
00:31:18d'accord
00:31:18madame la médiatrice
00:31:19vous voulez juste
00:31:19compléter rapidement
00:31:19le rapporteur
00:31:20ensuite à d'autres questions
00:31:21oui si je peux
00:31:21permettre de préciser
00:31:22de donner une précision
00:31:23au sujet de cette question
00:31:25je ne suis pas très à l'aise
00:31:27avec le principe
00:31:27de la liste
00:31:28des gens qui seraient
00:31:29à gauche
00:31:29je ne suis pas responsable
00:31:31des embauches
00:31:32en dehors de la chaîne
00:31:33de France Inter
00:31:33et lorsque j'embauche
00:31:34quelqu'un
00:31:35ou que je lui confie
00:31:36un temps d'antenne
00:31:38je m'assure
00:31:38qu'il soit tout à son engagement
00:31:40au sein de France Inter
00:31:42et qu'il véhicule
00:31:43et défendre les valeurs
00:31:44qui sont celles
00:31:45du service public
00:31:45il n'est pas mon rôle
00:31:47de savoir pour qui
00:31:48les gens qui travaillent
00:31:49sur cette antenne
00:31:49votent
00:31:50ni ce qu'ils pensent
00:31:51et je ne sont ni les cœurs
00:31:52ni les reins
00:31:53merci pour vos réponses
00:31:56alors bon
00:31:57j'ai du mal
00:31:58à comprendre
00:31:59votre réponse
00:32:00monsieur Rutili
00:32:00vous expliquez
00:32:01que vous n'avez pas
00:32:02d'engagement politique
00:32:03j'ai analysé
00:32:04votre compte Twitter
00:32:04qui est un compte public
00:32:06et je le rappelle
00:32:06vous êtes directeur
00:32:08des antennes
00:32:09de France Inter
00:32:09ce qui est une lourde charge
00:32:11qui vous impose
00:32:12de respecter la loi
00:32:13la loi Léotard
00:32:14de 1986
00:32:14ce qui impose
00:32:15à tous les dépositaires
00:32:16notamment de mission
00:32:17de service public
00:32:17de faire preuve
00:32:18d'honnêteté
00:32:18d'indépendance
00:32:19de pluralisme
00:32:19quand j'analyse
00:32:21votre compte Twitter
00:32:22alors que vous nous expliquez
00:32:24que vous n'avez pas
00:32:24d'engagement politique
00:32:25je vois par exemple
00:32:26que le 2 janvier 2022
00:32:28vous tweetez
00:32:28à propos de Valérie Pécresse
00:32:30elle ne fait pas partie
00:32:31de mon parti
00:32:32je vous cite
00:32:33après avoir couru
00:32:33après l'extrême droite
00:32:34Pécresse accusée
00:32:35de courir
00:32:36après l'extrême droite
00:32:37le 19 avril 2022
00:32:39sur votre compte Twitter
00:32:40vous parlez à propos
00:32:42de Marine Le Pen
00:32:43d'amateurisme
00:32:44érigé au rang d'art
00:32:45le 8 janvier 2022
00:32:47vous tweetez
00:32:48ni plus ni moins
00:32:49je vous cite
00:32:50la jeunesse
00:32:51emmerde le Front National
00:32:52et enfin
00:32:54le 30 juin 2022
00:32:56à la suite
00:32:56de la nomination
00:32:57de deux vice-présidents
00:32:58RN
00:32:59à l'Assemblée Nationale
00:33:01ce qui est conforme
00:33:01d'ailleurs au règlement
00:33:02de l'Assemblée Nationale
00:33:03dont nous faisons partie
00:33:04vous écrivez
00:33:04idée bizarre
00:33:06de confier
00:33:06deux vice-présidents
00:33:07à des ennemis
00:33:08de la démocratie
00:33:09comment monsieur Ruttili
00:33:11vous pouvez nous dire
00:33:12que vous n'avez pas
00:33:13d'engagement politique
00:33:14à la lecture publique
00:33:16de vos comptes Twitter
00:33:17comment est-ce que
00:33:18vous justifiez ça
00:33:19je vous laisse répondre
00:33:22et j'aimerais bien
00:33:23que vous répondiez
00:33:23en même temps
00:33:24à la question
00:33:25que j'avais posée
00:33:25madame Taipollian
00:33:27s'il vous plaît
00:33:27c'est une question importante
00:33:28il y a une réponse
00:33:29j'aimerais que vous puissiez
00:33:30répondre plus largement
00:33:32madame la directrice
00:33:32sur le fait qu'aujourd'hui
00:33:34effectivement
00:33:35des salaires de France Inter
00:33:36mentionne leurs fonctions
00:33:38à France Inter
00:33:39il est écrit sur le compte Twitter
00:33:40directeur des antennes
00:33:41et de la production
00:33:41de France Inter
00:33:42il n'est à aucun moment écrit
00:33:43que c'est un compte personnel
00:33:44que les tweets n'engagent
00:33:45que la personne
00:33:46quand on va sur ce compte
00:33:48on a l'impression
00:33:48que c'est effectivement
00:33:49un compte un peu officiel
00:33:50je le répète
00:33:52il n'y a pas de mention
00:33:52de tweets
00:33:53qui n'engagent que vous
00:33:54ou que c'est un compte personnel
00:33:55et pour ce qui est
00:33:57des exemples
00:33:57que le rapporteur a cités
00:33:58je vous laisse répondre
00:33:59et moi j'aimerais
00:33:59ensuite vous entendre
00:34:00madame la directrice
00:34:01parler au fond de ce sujet
00:34:02parce qu'on aura aussi
00:34:03des recommandations
00:34:03et des mesures à prendre
00:34:04comment on fait
00:34:08quand des salariés
00:34:09de France Inter
00:34:10ont un compte Twitter
00:34:12entre guillemets officiel
00:34:13pardonnez-moi l'expression
00:34:14et ont des engagements
00:34:16politiques et citoyens
00:34:17ce qui est par ailleurs
00:34:18autorisé
00:34:19mais je ne pense pas
00:34:20en tant que salarié
00:34:20du service public
00:34:21allez-y
00:34:22les tweets que vous citez
00:34:25précèdent tous
00:34:26mon arrivée à Radio France
00:34:27donc naturellement
00:34:28au moment où
00:34:29ils ont été publiés
00:34:30je n'avais pas de fonction
00:34:33à Radio France
00:34:33donc Radio France
00:34:35ne pouvait pas être
00:34:35engagée dans ces tweets
00:34:37par ailleurs
00:34:37vous avez fait une sélection
00:34:39très orientée
00:34:42je peux vous dire
00:34:44qu'au niveau local
00:34:45au moment où
00:34:46j'avais ce mandat local
00:34:47je vous ai dit
00:34:48que je n'avais pas
00:34:49d'engagement partisan
00:34:50mais
00:34:51bien sûr
00:34:53qu'être élu
00:34:54c'est un engagement politique
00:34:55je n'ai jamais eu
00:34:56d'engagement partisan
00:34:57c'est ça que j'avais dit
00:34:59croyez-moi
00:35:02les remarques
00:35:04aussi acerbes
00:35:05que je pouvais faire
00:35:06vis-à-vis
00:35:08vis-à-vis de partis
00:35:09de l'autre côté
00:35:10m'ont posé plus de soucis
00:35:11au niveau local
00:35:11notamment avec les élus
00:35:12écologistes
00:35:13avec lesquels je siégeais
00:35:14que les quelques exemples
00:35:15que vous avez pris
00:35:16donc
00:35:16si vous analysiez
00:35:18la totalité
00:35:19de mes publications
00:35:20ce n'est pas spécialement
00:35:21orienté
00:35:22plus dans un sens
00:35:23que dans l'autre
00:35:23pourquoi vous ne mettez pas
00:35:25compte personnel
00:35:25et pourquoi vous écrivez
00:35:26directeur des antennes
00:35:27et de la production
00:35:27de France Inter
00:35:28pourquoi vous ne mettez pas
00:35:29c'est un compte personnel
00:35:30mais tweet n'engage que moi
00:35:31ça serait plus simple
00:35:31non mais je le dis
00:35:32très clairement
00:35:33il y a une question de chronologie
00:35:34les tweets ont précédé
00:35:38mon arrivée à Radio France
00:35:39j'aurais pu ne pas préciser
00:35:42quand c'est arrivé
00:35:44que j'avais ces nouvelles fonctions
00:35:45à Radio France
00:35:46de fait vous pourrez observer
00:35:48que le compte est
00:35:50pas actif
00:35:53ces derniers mois
00:35:53si vous avez regardé
00:35:54depuis mon arrivée
00:35:55à Radio France
00:35:55je pense qu'il n'y a pas
00:35:56un seul tweet
00:35:57qui commente
00:35:58l'actualité politique
00:35:59il n'y a pas de tweet
00:36:00depuis que vous êtes
00:36:01arrivé à Radio France
00:36:02monsieur le rapporteur
00:36:03monsieur le directeur
00:36:06vous nous expliquez
00:36:07que votre engagement
00:36:08en tant que conseil municipal
00:36:09n'était pas un engagement
00:36:11politique
00:36:11vous n'avez pas eu
00:36:12d'engagement politique
00:36:13je vous cite des tweets
00:36:14notamment
00:36:14vous tweetez
00:36:16la jeunesse
00:36:16emmerde le Front National
00:36:17qui est une forme
00:36:18d'engagement politique
00:36:19parfaitement assumée
00:36:21et décomplexée
00:36:21monsieur le directeur
00:36:25vous êtes garant
00:36:26de la chaîne
00:36:28France Inter
00:36:29qui est l'une des chaînes
00:36:30les plus écoutées
00:36:30en France
00:36:31est-ce que vous estimez
00:36:33que l'UDR
00:36:33et par exemple
00:36:34que mes collègues
00:36:35Caroline Parmentier
00:36:36est-ce que vous estimez
00:36:38que ce sont des ennemis
00:36:39de la démocratie ?
00:36:42Pour qui la question ?
00:36:43Pour le directeur
00:36:44allez-y
00:36:44j'ai commencé
00:36:46ma présentation
00:36:47par rappeler
00:36:48mes fonctions
00:36:49à Radio France
00:36:50et à France Inter
00:36:51à l'occurrence
00:36:52je suis directeur
00:36:53des antennes
00:36:53et de la production
00:36:54je n'ai pas
00:36:55de responsabilité
00:36:56éditoriale
00:36:57donc
00:36:59mes convictions
00:37:01personnelles
00:37:02je crois
00:37:03n'ont pas
00:37:05de rapport
00:37:06avec mes fonctions
00:37:07et croyer
00:37:09à mon intégrité
00:37:09professionnelle
00:37:10qui fait qu'à aucun
00:37:10moment
00:37:11ce que je peux penser
00:37:12des uns
00:37:13ou des autres
00:37:13d'un bord
00:37:15ou de l'autre
00:37:15ça n'a jamais
00:37:17d'influence
00:37:17sur mon travail
00:37:18Allez-y
00:37:19monsieur le porteur
00:37:19va relancer
00:37:19j'indique effectivement
00:37:20que le débat
00:37:21soit bien clair
00:37:21que vous n'avez pas
00:37:22fait de tweet
00:37:23depuis que vous êtes
00:37:24directeur des antennes
00:37:25et de la production
00:37:25de France Inter
00:37:26que vous n'avez pas
00:37:27de poids
00:37:29ou de responsabilité
00:37:30sur la ligne éditoriale
00:37:31je maintiens quand même
00:37:32que je pense que
00:37:33quand on a tous
00:37:34quand on est journaliste
00:37:35quand on est salarié
00:37:36de l'audiol public
00:37:37qu'on engage
00:37:38d'une certaine manière
00:37:39l'ensemble
00:37:40à la fois
00:37:41des salariés
00:37:41de l'audiol public
00:37:42des antennes
00:37:43et des français
00:37:43si on a une expression
00:37:45sur les réseaux sociaux
00:37:46je considère
00:37:47qu'on doit le faire
00:37:47en tant que citoyen
00:37:48comme un compte personnel
00:37:49préciser au moins
00:37:50que les tweets
00:37:51n'engagent que vous
00:37:52ça me paraît
00:37:52des précautions utiles
00:37:53pour éviter
00:37:54toute forme de suspicion
00:37:55Monsieur le rapporteur
00:37:55Merci Monsieur le directeur
00:37:57vous expliquez
00:37:58que ce sont
00:37:59des convictions personnelles
00:38:01je m'étonne
00:38:01simplement d'une chose
00:38:02et nous avons
00:38:03nous en sommes
00:38:03à 20%
00:38:04des auditions commises
00:38:05que je n'ai pas eu
00:38:06une personne
00:38:06représentante
00:38:07de l'audiol public
00:38:08qui a partagé
00:38:09jusqu'à présent
00:38:10des convictions de droite
00:38:11sur ces réseaux sociaux
00:38:12à titre personnel
00:38:13autant que je vous vois
00:38:15vous êtes tous
00:38:16systématiquement
00:38:17à partager
00:38:18des convictions
00:38:18de gauche
00:38:19du parti socialiste
00:38:20d'Europe écologie
00:38:20les verts
00:38:21ou parfois
00:38:21d'extrême gauche
00:38:22je n'ai pas
00:38:23un contre exemple
00:38:24à vous apporter
00:38:24vous expliquez
00:38:25que ce sont
00:38:25des convictions personnelles
00:38:27mais sur France Inter
00:38:28je vais laisser aller
00:38:29permettez-moi
00:38:31d'aller au bout
00:38:31de ma question
00:38:32je voudrais vous citer
00:38:34un fait
00:38:34qui m'a particulièrement
00:38:36étonné
00:38:36c'était le 23 juin
00:38:382024
00:38:39sur les antennes
00:38:40de France Inter
00:38:41je vous rappelle
00:38:41le contexte
00:38:42nous étions à
00:38:42une semaine
00:38:43du premier tour
00:38:45des élections législatives
00:38:46nous étions en pleine
00:38:47campagne officielle
00:38:48et l'ensemble
00:38:49des candidats
00:38:50et des groupes
00:38:50étaient soumis
00:38:51à une stricte
00:38:51égalité de temps
00:38:52de parole
00:38:53vous avez pas moins
00:38:54de 10 chroniqueurs
00:38:55de France Inter
00:38:56qu'ils se sont mis
00:38:58à chanter
00:38:58sur vos antennes
00:38:59je cite
00:39:00la chanson
00:39:01des gauchos
00:39:02alors je vais vous citer
00:39:03quelques extraits
00:39:04car demain
00:39:05si c'est Bardella
00:39:06c'est fini pour moi
00:39:07fini pour toi
00:39:07il y a encore un peu
00:39:09d'espoir
00:39:09si on se rend
00:39:10à l'isoloir
00:39:10pour glisser un bulletin
00:39:11dans l'urne
00:39:12contre la vague brune
00:39:13il vous annonce
00:39:14que la France revient
00:39:15en oubliant de dire
00:39:16que c'est la France
00:39:17de pétain
00:39:18cette même chanson
00:39:19entonnée par
00:39:2110 chroniqueurs
00:39:22de France Inter
00:39:23à une semaine
00:39:23des élections législatives
00:39:25de 2024
00:39:26expliquées et qualifiées
00:39:28de racistes
00:39:29les employés
00:39:30des groupes
00:39:31Bolloré
00:39:31alors je vais pas revenir
00:39:33sur les fausses notes
00:39:34je vais pas revenir
00:39:36sur l'humour
00:39:36qui reste à désirer
00:39:37mais comment vous expliquer
00:39:39j'entendais
00:39:40votre directeur
00:39:40qui nous expliquait
00:39:41que c'était
00:39:42des convictions personnelles
00:39:43qu'une dizaine
00:39:44de chroniqueurs
00:39:44de France Inter
00:39:45à une semaine
00:39:46des élections législatives
00:39:47sur l'une des radios
00:39:48les plus écoutées
00:39:49du service public
00:39:51se commettent
00:39:52dans un tel
00:39:52plaidoyer
00:39:53anti-RN
00:39:55comment vous l'expliquez
00:39:56ma diatrice
00:39:57vous en prie
00:39:57monsieur le rapporteur
00:39:59je me permets
00:39:59de réagir
00:40:00à vos propos
00:40:01qui ont précédé
00:40:02cette question
00:40:03vous avez affirmé
00:40:04n'avoir jamais rencontré
00:40:05une personne
00:40:06de l'audiovisuel public
00:40:06qui ne votait pas
00:40:07à gauche
00:40:07je trouve cette affirmation
00:40:09je ne sais pas
00:40:10sur quoi elle se base
00:40:10je vous inviterai
00:40:13volontiers
00:40:14à venir rencontrer
00:40:14d'autres personnes
00:40:15au sein de la chaîne
00:40:16afin de peut-être
00:40:17dézoomer
00:40:18parce que là
00:40:18vous parlez de quelques
00:40:19cas particuliers
00:40:20et certainement pas
00:40:20de cas général
00:40:21par ailleurs
00:40:22je ne sais pas
00:40:22ce qui vous permet
00:40:23de penser
00:40:24que monsieur Philippe Corbet
00:40:25monsieur Laurent Goumard
00:40:26ou moi-même
00:40:27votions à gauche
00:40:28ou à droite
00:40:28et je trouve
00:40:30pour tout vous dire
00:40:30que cette insinuation
00:40:32n'est pas bienvenue
00:40:33je vous propose
00:40:34qu'on en reste au fait
00:40:34il me semble
00:40:35que c'est l'objet
00:40:35de cette commission
00:40:36d'enquête
00:40:37par ailleurs
00:40:38ne mélangeons pas
00:40:39les différents profils
00:40:40qui s'expriment
00:40:41à l'antenne
00:40:41vous trouverez
00:40:43sur cette antenne
00:40:44des propos
00:40:45de certaines personnes
00:40:46de certains humoristes
00:40:47qui iront dans votre sens
00:40:49et qui sembleront
00:40:50conforter votre avis
00:40:52lorsque vous dites
00:40:53que lorsque vous reprochez
00:40:55à la ligne éditoriale
00:40:56de France Inter
00:40:56d'être trop à gauche
00:40:57vous en trouverez
00:40:58qui la contredirait également
00:40:59et je vous propose
00:41:00pour être le plus honnête
00:41:01possible
00:41:02et le plus scrupule possible
00:41:03de regarder l'ensemble
00:41:04des contenus
00:41:05qui sont diffusés
00:41:06sur France Inter
00:41:06chaque jour
00:41:07chaque semaine
00:41:08et sur la totalité
00:41:09d'une saison
00:41:10afin de proposer
00:41:11une conclusion
00:41:11qui soit la plus impartiale
00:41:13et la plus objective possible
00:41:14en ce qui concerne
00:41:15la chronique
00:41:16dont vous parlez
00:41:16il s'agissait sans doute
00:41:17puisque vous avez donné
00:41:19la date
00:41:19de la dernière émission
00:41:20d'une émission
00:41:22du Maurice
00:41:23qui avait lieu en public
00:41:24qui est celle
00:41:25à laquelle participait
00:41:25Guillaume Maurice
00:41:26on est revenu
00:41:27sur cet épisode
00:41:28en début de séance
00:41:30donc je n'y reviens pas
00:41:31le registre
00:41:34de cette émission
00:41:34était une émission
00:41:35d'humour
00:41:35une émission
00:41:37qui manipule
00:41:38les différents
00:41:39degrés
00:41:40entre le premier degré
00:41:41le second degré
00:41:43les différents registres
00:41:44l'humour noir
00:41:45l'humour de toutes
00:41:46toutes ces formes
00:41:47et y compris
00:41:48sous forme de chansons
00:41:49qui s'inscrivaient
00:41:49dans une tradition
00:41:50de chansonniers
00:41:51qui est d'ailleurs
00:41:52une tradition française
00:41:53qui a une longue histoire
00:41:55tous ces registres
00:41:56ne permettent pas
00:41:57de déduire
00:41:58la ligne éditoriale
00:41:59de France Inter
00:42:00à partir
00:42:00d'une seule chanson
00:42:02tenue par quelques personnes
00:42:03et qui occupe
00:42:04un temps d'antenne
00:42:04extrêmement limité
00:42:06sur l'ensemble
00:42:06d'une saison
00:42:07merci madame la directrice
00:42:08monsieur le rapporteur
00:42:09merci madame la directrice
00:42:10vous m'accusez
00:42:11je crois
00:42:13d'être partial
00:42:14ou de traverser les faits
00:42:16quand je vois
00:42:16que l'un de vos directeurs
00:42:17directeur des antennes
00:42:21exprime
00:42:21sur son compte twitter
00:42:22que
00:42:23eh bien
00:42:24il est bizarre
00:42:25de confier
00:42:26deux vice-présidences
00:42:27à des ennemis
00:42:28de la démocratie
00:42:28et que la jeunesse
00:42:29emmerde le Front National
00:42:30vraiment je vous assure
00:42:32madame la directrice
00:42:33j'ai étudié
00:42:34l'ensemble
00:42:34de vos comptes twitter
00:42:35j'ai pas trouvé
00:42:36un tweet
00:42:36favorable à la droite
00:42:38ou un tweet
00:42:38qui pourrait vous mettre
00:42:39en rupture
00:42:40avec les principes
00:42:40de neutralité
00:42:41parce que vous soutiendriez
00:42:43un candidat de droite
00:42:44donc j'ai vraiment fait
00:42:45ce travail là
00:42:46je ne constate
00:42:48que des entorses
00:42:49au principe de pluralisme
00:42:50qui soutiennent
00:42:52eh bien
00:42:52des candidats gauches
00:42:53ou qui attaquent
00:42:54systématiquement
00:42:54la droite
00:42:55et le Rassemblement National
00:42:56je voudrais
00:42:57simplement vous poser
00:42:58une autre question
00:42:59parce que je sens
00:42:59que ce sera un débat
00:43:00vain
00:43:01vous nous expliquez
00:43:03que
00:43:03cette chronique
00:43:04dont je vous ai parlé
00:43:05à une semaine
00:43:06du premier tour
00:43:06des législatives
00:43:07de 2024
00:43:08s'inscrit dans
00:43:09une tradition
00:43:09des chansonniers
00:43:10qui serait française
00:43:12je m'étonne
00:43:13que cette tradition
00:43:14des chansonniers
00:43:15qui serait française
00:43:15n'est pas vue
00:43:16de chansonniers
00:43:17d'une dizaine
00:43:18de chroniqueurs
00:43:19qui auraient appelé
00:43:19à faire barrage
00:43:20à Jean-Luc Mélenchon
00:43:21ou à la gauche
00:43:22bizarrement
00:43:23c'est toujours
00:43:23dans le même sens
00:43:24et je pense
00:43:25que vous n'aurez pas
00:43:25un argument
00:43:26pour m'exprimer
00:43:27le contraire
00:43:28et je vous mets
00:43:29au défi
00:43:29je vous cite
00:43:30l'une des chroniqueuses
00:43:31qui a son rond de serviette
00:43:33chez vous
00:43:33sur France Inter
00:43:34à madame
00:43:34Mao Drama
00:43:35qui le 28 mars 2024
00:43:37lors d'un débat
00:43:38organisé par Mediapart
00:43:40qui était intitulé
00:43:41comment lutter
00:43:42contre l'extrême droite
00:43:42et les faits sont très graves
00:43:44elle explique
00:43:45et elle avait incité
00:43:46les activistes
00:43:47d'ultra gauche
00:43:47je cite
00:43:48à prendre les armes
00:43:49et à mener une révolution
00:43:51en cas de victoire
00:43:52de Marine Le Pen
00:43:53alors
00:43:54vous me conseillez
00:43:56d'en rester au fait
00:43:56je vous cite
00:43:58les explications
00:44:01et les affirmations
00:44:02extrêmement graves
00:44:03d'une des chroniqueuses
00:44:04de France Inter
00:44:05comment est-ce que
00:44:06vous qualifiez
00:44:07ce dérapage
00:44:08et est-ce que
00:44:08vous n'avez pas l'impression
00:44:09que vous donnez tribune
00:44:10à des personnes
00:44:11qui n'ont que faire
00:44:12des obligations
00:44:12de neutralité
00:44:13d'impartialité
00:44:14d'indépendance
00:44:14et au fond
00:44:16de neutralité
00:44:16qui ont trait
00:44:19au service public
00:44:19je vous en prie
00:44:21madame la directrice
00:44:22je rappelle quand même
00:44:22c'est important
00:44:23aux députés
00:44:23que s'ils considèrent
00:44:25qu'il y a des propos
00:44:25qui sont tenus
00:44:26qui ne respectent pas
00:44:27les exigences
00:44:28d'indépendance
00:44:29d'honnêteté
00:44:29de pluralisme
00:44:30ils peuvent saisir
00:44:30l'ARCOM
00:44:31je le dis parce que
00:44:31il m'est arrivé de le faire
00:44:33à plusieurs reprises
00:44:33j'ai pas vu beaucoup
00:44:34de députés ici le faire
00:44:35c'est très bien
00:44:37en tout cas c'est une disposition
00:44:38en tout cas je suis pas sûr
00:44:39que le rapporteur l'ait fait
00:44:40à de nombreuses reprises
00:44:41c'est important
00:44:41qu'on ait les réponses
00:44:42dans cette commission d'enquête
00:44:43mais il y a d'autres outils
00:44:44que cette commission d'enquête
00:44:45pour que l'ARCOM
00:44:46puisse se prononcer
00:44:46parce qu'il y a un gendarme
00:44:47de l'aujourd'hui public
00:44:48c'est son rôle
00:44:49et donc à un moment donné
00:44:50c'est important
00:44:50qu'on puisse y expliquer
00:44:51et répondre aux questions
00:44:52de rapporteur
00:44:52mais c'est aussi important
00:44:53que l'ARCOM
00:44:54puisse se prononcer
00:44:55et pour cela
00:44:56il faut le saisir
00:44:57allez-y madame la directrice
00:44:58Monsieur le rapporteur
00:45:01je ne partage pas
00:45:02votre constat
00:45:03je me permets
00:45:05déjà de répondre
00:45:06sur le premier point
00:45:07vous dites que vous avez
00:45:08regardé
00:45:08déjà je ne vous accuse
00:45:09de rien
00:45:10vous dites que je vous accuse
00:45:10je vous accuse absolument
00:45:11de rien
00:45:11je me contente
00:45:12de répondre à vos questions
00:45:13vous dites que vous avez
00:45:14regardé les comptes
00:45:15Twitter de Philippe Corbet
00:45:16Laurent Goumar et du mien
00:45:17et que vous n'avez trouvé
00:45:18aucun tweet
00:45:19qui semblerait
00:45:20être l'expression
00:45:22d'un soutien
00:45:23de la droite
00:45:24heureusement
00:45:26ni de la gauche
00:45:28je crois
00:45:28vous ne l'avez pas précisé
00:45:29je parle de nous trois
00:45:32il me semble
00:45:32qu'on peut quand même
00:45:33prendre acte
00:45:34du fait qu'il n'y a
00:45:35aucune expression politique
00:45:36quelle qu'elle soit
00:45:37de la part d'aucun des comptes
00:45:39de nous trois aussi présents
00:45:40et ça me paraît
00:45:41tout à fait normal
00:45:42donc je trouve étonnant
00:45:43de nous
00:45:43de signaler
00:45:45que nous n'avons pas
00:45:46tweeté en faveur de la droite
00:45:47ou de la gauche
00:45:48nous n'avons pas
00:45:49encore une fois
00:45:49et je le répète
00:45:50nous n'avons pas vocation
00:45:51à faire de la politique
00:45:53à l'endroit où nous sommes
00:45:54nous dirigeons
00:45:55une radio publique
00:45:56et en ce sens
00:45:57nous ne devons faire
00:45:58ni politique
00:45:59ni idéologie
00:46:00ni morale
00:46:00c'est très clair
00:46:01en ce qui concerne
00:46:03l'épisode de Maodrama
00:46:04l'humoriste Maodrama
00:46:05que vous rappelez
00:46:06vous le savez sans doute
00:46:08ces propos n'ont pas été
00:46:09tenus à l'antenne
00:46:10je ne suis pas garante
00:46:12des propos
00:46:13que les personnalités
00:46:15ayant en charge
00:46:17une chronique
00:46:17à l'antenne
00:46:18quand je dis une chronique
00:46:19c'est quelques minutes
00:46:20par semaine
00:46:20je ne suis pas garante
00:46:22des propos
00:46:23qu'ils tiennent
00:46:23en dehors de l'antenne
00:46:24mon travail
00:46:25est de faire en sorte
00:46:26que les propos
00:46:26qui sont tenus
00:46:27à l'antenne
00:46:28soient fidèles
00:46:30aux valeurs
00:46:31de service public
00:46:32et ils disposent
00:46:33d'une liberté
00:46:34d'expression totale
00:46:35dans le respect
00:46:35de la loi
00:46:36c'est chaque humoriste
00:46:38qui prend la parole
00:46:39sur l'antenne
00:46:39le sait
00:46:40et si la question
00:46:42de savoir
00:46:42si nous à France Inter
00:46:43nous appelons
00:46:44à la violence
00:46:44à prendre les armes
00:46:45contre qui que ce soit
00:46:46la réponse est évidemment
00:46:47non
00:46:48en pleine période
00:46:49d'élection législative
00:46:50en juin 2024
00:46:51Charline Vanhoeker
00:46:52organise une émission
00:46:53d'une heure entière
00:46:54sur France Inter
00:46:55dans le grand dimanche soir
00:46:57en annonçant
00:46:58l'extrême droite
00:46:59va peut-être gagner
00:47:00on va faire une émission
00:47:01entièrement
00:47:02anti-extrême droite
00:47:03ce soir
00:47:03rappelons qu'elle avait
00:47:05conseillé
00:47:05à Guillaume Meurice
00:47:06de ne pas s'excuser
00:47:07de ne pas émettre
00:47:08de regrets
00:47:09comme elle le raconte
00:47:10dans Le Monde
00:47:11du 12 juillet 2024
00:47:12après sa phrase
00:47:13extrêmement choquante
00:47:14sur Netanyahou
00:47:15ce qui est donc
00:47:16à vous entendre
00:47:17une marque de déloyauté
00:47:19de la part de cette salariée
00:47:20Charline Vanhoeker
00:47:21a toujours aujourd'hui
00:47:23une chronique
00:47:24et une émission
00:47:25sur France Inter
00:47:26elle est à la fois
00:47:28alors elle a une matinale
00:47:30et une émission
00:47:32le samedi
00:47:32ce qui s'ajoute
00:47:34à ses réseaux sociaux
00:47:34très engagés
00:47:35à gauche
00:47:36avec le logo
00:47:37de France Inter
00:47:38elle est chroniqueuse
00:47:40et productrice
00:47:41vous allez me dire
00:47:42tout ça
00:47:43c'est de l'humour
00:47:44ça fait 12 ans
00:47:45que Charline Vanhoeker
00:47:46et sa bande
00:47:47pratiquent l'humour
00:47:48à sens unique
00:47:48sur France Inter
00:47:50l'humour
00:47:50à gauche toute
00:47:51sauf qu'en fait
00:47:53d'humour
00:47:53Charline Vanhoeker
00:47:54déclarait dans Le Monde
00:47:55je la cite
00:47:56France Inter
00:47:57France Inter
00:47:58parce qu'elle est
00:47:58la première radio
00:47:59de France
00:48:00est aujourd'hui
00:48:01un lieu de pouvoir
00:48:02j'ai décidé
00:48:04de résister
00:48:04de l'intérieur
00:48:05au moment
00:48:07où l'Assemblée nationale
00:48:09compte plus
00:48:09de 140 députés
00:48:11RN
00:48:11j'ai d'autant plus
00:48:13envie de prendre
00:48:13le micro
00:48:14la direction
00:48:15m'a donné
00:48:16carte blanche
00:48:17c'est de l'humour
00:48:18ça
00:48:19madame la présidente
00:48:20madame la directrice
00:48:21de France Inter
00:48:21est-ce que c'est de l'humour
00:48:22c'est de l'humour
00:48:23ou c'est du militantisme
00:48:24politique
00:48:25payé avec nos impôts
00:48:27avec les impôts
00:48:28des français
00:48:28et pouvez-vous me confirmer
00:48:30que vous lui aviez bien donné
00:48:32carte blanche
00:48:33comme Charline Vanhoeker
00:48:34l'affirme
00:48:35je vous remercie
00:48:36merci
00:48:38je vous laisse répondre
00:48:38madame la directrice
00:48:39sur cette frontière
00:48:40entre l'humour
00:48:41et le militantisme politique
00:48:42on a décidé
00:48:45de faire deux minutes
00:48:46deux minutes
00:48:46pour que vous ayez
00:48:47tous vos réponses
00:48:49et je donnerai la parole
00:48:50puisque madame Soudet
00:48:50a accepté
00:48:51d'interchanger
00:48:52avec madame Taillé-Polliant
00:48:53après avoir donné la parole
00:48:54à madame Calvès
00:48:55allez-y pour deux minutes
00:48:56chrono
00:48:57merci madame la députée
00:48:59pour votre question
00:48:59je vais faire très vite
00:49:00et je vais laisser la parole
00:49:01à monsieur Laurent Goumar
00:49:02je réponds simplement
00:49:03sur votre dernière question
00:49:04la carte blanche
00:49:05sur France Inter
00:49:08les humoristes
00:49:08qui s'expriment
00:49:09savent qu'ils ont
00:49:10une liberté d'expression
00:49:11totale
00:49:13dans la limite
00:49:13du respect du droit
00:49:14comme nous l'avons rappelé
00:49:15ça s'applique
00:49:16à tous les humoristes
00:49:17ce n'est pas une carte blanche
00:49:19que j'aurais donné
00:49:19en particulier
00:49:20à madame Charline Vanhoeker
00:49:22dans ce contexte
00:49:23c'est la liberté d'expression
00:49:25dont elle dispose
00:49:25chaque jour
00:49:26à l'antenne
00:49:27elle comme tous les autres humoristes
00:49:29et nous sommes garants
00:49:30de cette liberté d'expression
00:49:31qui me semble
00:49:31indispensable
00:49:32aujourd'hui
00:49:33dans la société
00:49:34dans laquelle nous vivons
00:49:35je passe la parole
00:49:35à monsieur Laurent Goumar
00:49:36madame la députée
00:49:38c'est parfait
00:49:40de pouvoir parler
00:49:41de Charline Vanhoeker
00:49:42en effet
00:49:42vous l'avez rappelé
00:49:43ça fait 12 ans
00:49:44qu'elle est à France Inter
00:49:45elle est devenue
00:49:45vraiment une figure
00:49:46emblématique
00:49:47de la satire politique
00:49:48avec une liberté de parole
00:49:51même garantie par le CSA
00:49:52je rappelle les propos
00:49:53qui avaient été tenus à l'époque
00:49:55le CSA déclare
00:49:56les propos tenus
00:49:57ne peuvent être regardés
00:49:58comme excédant les limites
00:49:59de la liberté d'expression
00:50:00vous rappelez que
00:50:01Charline Vanhoeker
00:50:02a aujourd'hui
00:50:03deux émissions
00:50:04en effet
00:50:04elle est chroniqueuse
00:50:05dans la matinale
00:50:06sous le titre
00:50:06Charline expose les faits
00:50:08à 9h46
00:50:09depuis 2024
00:50:10et elle a aussi
00:50:11une émission
00:50:11où elle est
00:50:12à la fois humoriste
00:50:13et journaliste
00:50:14puisqu'elle a aussi
00:50:15ce parcours là
00:50:16qui s'appelle Bistroscopie
00:50:17qui passe donc
00:50:19à 19h17
00:50:20le week-end
00:50:20Bistroscopie
00:50:22c'est intéressant
00:50:23surtout parce que
00:50:24l'on voit
00:50:24véritablement
00:50:25comment elle travaille
00:50:26la variété
00:50:26la pluralité
00:50:27des intervenants
00:50:28depuis la rentrée
00:50:29Madame Parmentier
00:50:32laissez aller
00:50:33allez-y
00:50:35allez-y
00:50:35par exemple
00:50:37depuis la rentrée
00:50:38donc la pluralité
00:50:38des intervenants
00:50:39je vous propose
00:50:39monsieur le directeur
00:50:39si vous me permettez
00:50:41de répondre
00:50:42à la question
00:50:42de Madame Parmentier
00:50:43précisément
00:50:43parce que sinon
00:50:44on ne va pas y arriver
00:50:45la question était de dire
00:50:46il y a l'humour
00:50:47c'est un droit absolu
00:50:48mais ces personnes
00:50:49s'expriment par ailleurs
00:50:50dans les médias
00:50:50sur les réseaux sociaux
00:50:51qu'est-ce que vous en faites
00:50:52quelle est votre analyse
00:50:53quel est votre point de vue
00:50:54du fait que
00:50:55et on a le droit
00:50:56de poser la question
00:50:57et je lui réponds
00:50:58en tant que directeur
00:50:59des programmes
00:50:59ce qui m'intéresse
00:51:00ce qui m'importe
00:51:01et ce à quoi je suis vigilant
00:51:03ce sont les propos
00:51:04qui sont tenus
00:51:04à l'antenne
00:51:05et non pas
00:51:06à l'extérieur
00:51:07une humoriste
00:51:08un artiste
00:51:09qui que ce soit
00:51:10a le droit d'avoir
00:51:10des convictions citoyennes
00:51:12très clair
00:51:13pardon monsieur le déta
00:51:13mais je voulais
00:51:14que ce soit précis
00:51:14dans la réponse
00:51:15comme ça
00:51:15on peut avancer
00:51:16dans la discussion
00:51:18madame Calvel
00:51:19pour le groupe
00:51:19Ensemble pour la République
00:51:20votre micro
00:51:23monsieur le directeur
00:51:24merci monsieur le président
00:51:26madame la directrice
00:51:28de France Inter
00:51:28dans votre propos
00:51:29introductif
00:51:30vous avez fait l'éloge
00:51:31de la nuance
00:51:32de la discussion
00:51:33pour résister
00:51:34à la polarisation
00:51:35je crois que
00:51:36clairement
00:51:36on a besoin
00:51:37cette commission
00:51:39l'illustre totalement
00:51:40moi je regrette
00:51:42que avec ces différents
00:51:43sous-bresseaux
00:51:44on en vienne
00:51:45à alimenter
00:51:46justement
00:51:46cette polarisation
00:51:47j'invite
00:51:48par mon propos
00:51:49peut-être
00:51:50monsieur le rapporteur
00:51:51vous déplorer
00:51:53de constater
00:51:54dans les expressions
00:51:56des uns
00:51:56et des autres
00:51:57au sein
00:51:58du visuel public
00:51:59de ne pas remarquer
00:52:00d'expressions
00:52:01classées à droite
00:52:02déjà pourquoi
00:52:03on polarise
00:52:03à chaque fois
00:52:04à droite
00:52:04à gauche
00:52:05c'est déjà
00:52:05un regret
00:52:06pour ma part
00:52:07et peut-être
00:52:08qu'on peut inverser
00:52:09la question
00:52:09est-ce que
00:52:10ceux qui sont à droite
00:52:10manquent d'engagement
00:52:11dans l'audiovisuel public
00:52:13parce que peut-être
00:52:14qu'ils ne s'engagent
00:52:14pas assez
00:52:15au service
00:52:17du public
00:52:17mais ça c'est
00:52:18une autre hypothèse
00:52:19moi je voulais
00:52:19revenir sur
00:52:21un point
00:52:22vous l'avez souligné
00:52:22on est en train
00:52:23de prendre
00:52:24différents exemples
00:52:25alors que
00:52:26par semaine
00:52:27il y a
00:52:2710 000 minutes
00:52:28de programme
00:52:28donc en fait
00:52:30je trouve
00:52:30qu'il va falloir
00:52:31remettre
00:52:31et je voulais
00:52:32me permettre
00:52:33d'insister
00:52:33sur le système
00:52:35et pas seulement
00:52:36le détail
00:52:36j'avais une question
00:52:38qui portait
00:52:39a priori
00:52:40sur le pluralisme
00:52:41et notamment
00:52:42de souligner
00:52:42que parfois
00:52:43il est très difficile
00:52:44d'être pluraliste
00:52:44parce que vous avez
00:52:45des invités
00:52:46qui refusent
00:52:46mais vous avez
00:52:47monsieur Corbet
00:52:48souligné
00:52:49un cas particulier
00:52:50celui de monsieur
00:52:51Ciotti
00:52:51parmi les voix
00:52:54qu'on entend
00:52:55sur France Inter
00:52:56il y a
00:52:57les voix du public
00:52:58on a fait référence
00:52:59à plusieurs intervenants
00:53:01d'auditeurs
00:53:03d'auditrices
00:53:03moi je voulais savoir
00:53:05dans quelle mesure
00:53:06vous pouvez nous dire
00:53:07combien de temps
00:53:07sont consacrés
00:53:08à l'expression
00:53:09des personnes
00:53:10sur vos antennes
00:53:11des personnes
00:53:12qui ne sont
00:53:12ni éditorialistes
00:53:13mais qui sont
00:53:14comme dans le téléphone
00:53:15sonne
00:53:16des gens qui parlent
00:53:18et puis surtout
00:53:19est-ce que vous les comptez
00:53:20et dans quelle mesure
00:53:22ils doivent être comptés
00:53:24comme expression
00:53:26et participants
00:53:26au pluralisme
00:53:27on sait l'encadrement
00:53:28pour les personnalités
00:53:29classées politiques
00:53:32mais voilà
00:53:32comment on peut aussi
00:53:33aider à avoir
00:53:34un plus grand pluralisme
00:53:35en prenant en compte
00:53:35ceux à qui vous donnez
00:53:36la parole
00:53:37merci madame Calves
00:53:38si vous pouvez rappeler
00:53:40juste votre engagement
00:53:40pour vos intérêts
00:53:42dans l'auditiel public
00:53:43oui comme je l'ai fait dire
00:53:44mais vous avez raison
00:53:44de le dire
00:53:45moi j'étais au conseil
00:53:46d'administration
00:53:47de Radio France
00:53:48de 2017 à 2022
00:53:49au titre
00:53:50de l'Assemblée nationale
00:53:52j'explique la précision
00:53:53de vos questions
00:53:54madame la directrice
00:53:55merci madame la députée
00:53:58pour votre question
00:53:59et vous avez raison
00:54:00ce qu'on appelle
00:54:02l'interactivité
00:54:02le fait que les auditeurs
00:54:04puissent participer
00:54:05directement à l'antenne
00:54:06de France Inter
00:54:07en appelant
00:54:09mais aussi en envoyant
00:54:10un message
00:54:11un mail
00:54:11ou en allant
00:54:12sur les réseaux sociaux
00:54:13est une des caractéristiques
00:54:15les plus fortes
00:54:16de France Inter
00:54:17aujourd'hui
00:54:18et nous investissons
00:54:19encore plus
00:54:20ces dimensions là
00:54:20puisque désormais
00:54:22l'émission
00:54:22grand bien vous fasse
00:54:24qui a lieu
00:54:26de 10h à 10h
00:54:27repose
00:54:28presque intégralement
00:54:30sur l'interactivité
00:54:31sur le fait
00:54:31que les auditeurs
00:54:32peuvent appeler
00:54:33et poser des questions
00:54:33aux spécialistes
00:54:34qui est en studio
00:54:35ce jour là
00:54:36je vais passer la parole
00:54:38à Philippe Corbet
00:54:39qui vous expliquera
00:54:39comment ces paroles là
00:54:40sont
00:54:40comment se passe
00:54:41le processus
00:54:43qui conduit
00:54:44à la diffusion
00:54:45de la question
00:54:46d'un auditeur
00:54:47à l'antenne
00:54:47parce qu'effectivement
00:54:48on peut se demander
00:54:48mais comment
00:54:49est-ce que les questions
00:54:51sont filtrées
00:54:51est-ce qu'on choisit
00:54:52ceux qui posent des questions
00:54:53est-ce qu'il y a
00:54:53comment les filtres
00:54:55les processus
00:54:55de validation
00:54:56au Pertil
00:54:57mais pour répondre
00:54:58à votre question
00:54:58je vous dirais
00:54:59que les auditeurs
00:55:00peuvent intervenir
00:55:01dans le 8h20
00:55:02dans la matinale
00:55:03ils interviennent
00:55:04dans grand bien vous fasse
00:55:05de 10h à 11h
00:55:06ils interviennent
00:55:07dans le 13h14
00:55:08et ils interviennent
00:55:09dans le téléphone sonne
00:55:10dans beaucoup d'autres émissions
00:55:12notamment
00:55:13ZoomZoomZen
00:55:13ils peuvent laisser
00:55:14des messages
00:55:15qui ne seront pas
00:55:16forcément pris
00:55:16comme tel au téléphone
00:55:17mais qui seront relayés
00:55:19au sein de l'émission
00:55:21il me semble
00:55:22que c'est un atout
00:55:23que nous avons
00:55:23à notre disposition
00:55:24afin d'être
00:55:25encore davantage
00:55:27dans la proximité
00:55:28avec nos auditeurs
00:55:29et de relayer
00:55:30la diversité
00:55:31des opinions
00:55:32des profils
00:55:33et des goûts
00:55:34des français
00:55:35qui nous écoutent
00:55:36ce qui donne
00:55:36un tour de force
00:55:37au directeur de l'information
00:55:38qui a 20 secondes
00:55:39pour compléter
00:55:40mais allez-y
00:55:40essayez de faire court
00:55:41je voudrais dire
00:55:42que l'un des membres
00:55:43de votre commission
00:55:43Philippe Ballard
00:55:44nous a raconté
00:55:45que son premier métier
00:55:46a été de travailler
00:55:47au téléphone stop
00:55:47de France Inter
00:55:48où il s'occupait du standard
00:55:49et il y a participé
00:55:51il y a quelques semaines
00:55:51comme invité
00:55:52juste pour préciser
00:55:53le choix
00:55:54la sélection
00:55:55des appels d'auditeurs
00:55:56notamment dans la matinale
00:55:57dans le 13-14
00:55:58et dans Téléphone Sun
00:55:59c'est un choix journalistique
00:56:00puisque nous recevons des appels
00:56:02parfois quelques-uns
00:56:03et parfois des dizaines
00:56:04il y avait beaucoup d'appels
00:56:05par exemple pour le président
00:56:06de la FNSEA
00:56:07ça n'est pas une antenne ouverte
00:56:09nous choisissons
00:56:10la question qui nous semble
00:56:11la plus pertinente
00:56:12la remarque
00:56:13qui nous semble
00:56:13la plus pertinente
00:56:14et effectivement
00:56:15parfois nous faisons en sorte
00:56:19de faire entendre
00:56:21sur l'antenne
00:56:22une nuance
00:56:23par rapport
00:56:23à ce qui peut être dit
00:56:25par l'invité
00:56:25ou par rapport
00:56:26à ce qui avait été raconté
00:56:29ou développé
00:56:29sur l'antenne
00:56:30d'une certaine manière
00:56:31on ouvre les fenêtres
00:56:32quand on permet aux auditeurs
00:56:34d'intervenir sur l'antenne
00:56:35et c'est un enrichissement
00:56:37de l'antenne
00:56:38et c'est pour cela
00:56:38que nous sommes très fiers
00:56:40d'en faire tous les jours
00:56:41le téléphone Sun
00:56:42existe depuis plusieurs décennies
00:56:44et nous avons décidé
00:56:45d'y consacrer
00:56:46une plus large place
00:56:47dans la matinale
00:56:48notamment dans le grand entretien
00:56:49en prenant plus d'appels
00:56:50qu'avant
00:56:51plus tôt dans l'émission
00:56:52et je citais l'exemple
00:56:53de Marine Le Pen
00:56:54mais je pourrais citer d'autres
00:56:55il y a eu
00:56:56parmi les meilleurs moments
00:56:57je pense
00:56:57de ces entretiens politiques
00:56:59ces dernières semaines
00:57:00des moments d'échange
00:57:01entre les auditeurs
00:57:02et les invités
00:57:02Merci monsieur le directeur
00:57:04Madame Taille-Paul
00:57:07pour le groupe écologiste
00:57:09puisque la France Insoumise
00:57:10a permis cette inversion
00:57:12Merci
00:57:12Merci à ma collègue
00:57:13Je redoutais
00:57:19que cette commission d'enquête
00:57:21ne soit une commission
00:57:21non pas sur l'audiovisuel public
00:57:23mais contre l'audiovisuel public
00:57:24et je crois que
00:57:26les faits sont clairs
00:57:28il s'agit bien de cela
00:57:30et donc monsieur le rapporteur
00:57:32c'est la raison pour laquelle
00:57:32je m'étais opposée
00:57:33à votre droit de tirage
00:57:35malgré le fait
00:57:36que je sois extrêmement attentive
00:57:38au respect des droits
00:57:39de l'opposition
00:57:39et je réitère
00:57:41que nous ne sommes pas
00:57:42en mesure nous-mêmes
00:57:43députés
00:57:44donc éminemment partisans
00:57:46et partiaux
00:57:47de juger
00:57:48de l'impartialité
00:57:49du service public
00:57:50de l'audiovisuel
00:57:51et vos questions
00:57:52très nombreuses
00:57:53et qui prennent du temps
00:57:54c'est normal en tant que rapporteur
00:57:55mais le démontrent
00:57:56elles sont totalement
00:57:58partiales
00:57:58mais j'ai le droit
00:58:01de m'exprimer
00:58:01vous n'êtes pas passé
00:58:02une minute
00:58:02à commenter
00:58:03les propos du rapporteur
00:58:03madame Taipollian
00:58:04allez-y
00:58:05ne nous mettons pas en cause
00:58:07ce que je voulais dire
00:58:08c'est que
00:58:09monsieur le rapporteur
00:58:13on ne va pas recommencer
00:58:14madame Taipollian
00:58:14allez-y
00:58:15si on peut éviter
00:58:16de se mettre en cause
00:58:16les uns et les autres
00:58:17allez-y
00:58:17au lieu de commenter
00:58:19les propos du rapporteur
00:58:20je pense que vous avez
00:58:21plein de questions
00:58:21vous êtes une connaisseuse
00:58:23fine de l'audiovisuel public
00:58:24et on aimerait
00:58:25entendre aussi votre regard
00:58:26et vos questions
00:58:27allez-y même la députée
00:58:28excusez-moi
00:58:28mais entendre le rapporteur
00:58:29dire qu'il a épluché
00:58:30les fils Twitter
00:58:31pour voir si
00:58:32messieurs et dames
00:58:33avaient eu des tweets
00:58:35de droite ou pas
00:58:36c'est profondément
00:58:38choquant
00:58:39voilà
00:58:39je le dis
00:58:39je poserai une question
00:58:43à madame Van Riet
00:58:44parce qu'il y a eu
00:58:45et ces dernières années
00:58:46plus que les années précédentes
00:58:47beaucoup de polémiques
00:58:49au moment des choix de grille
00:58:50et des annonces de grille
00:58:51comment faire
00:58:52pour que
00:58:53ces choix de programmation
00:58:55soient plus concertés
00:58:56avec les salariés
00:58:57plus concertés
00:58:58avec les usagers
00:58:59pour faire en sorte
00:59:00que les évolutions éditoriales
00:59:03soient
00:59:03je dirais
00:59:04pas plus consensuelles
00:59:06parce que je crois
00:59:06que le débat
00:59:07parfois provoque
00:59:08autre chose
00:59:09qu'un consensus mou
00:59:10mais en tout cas
00:59:11suscite moins de polémiques
00:59:14cela me semblerait
00:59:15utile
00:59:16pour le service public
00:59:17et pour sa capacité
00:59:19à répondre
00:59:20aux besoins
00:59:20de la population
00:59:21merci madame
00:59:22taillé polluant
00:59:23j'indique
00:59:24que ce n'est pas
00:59:24une commission d'enquête
00:59:25contre l'audiovisuel public
00:59:27ce n'est pas
00:59:27une commission d'enquête
00:59:28contre l'audiovisuel public
00:59:30je le répète
00:59:32chacun ici
00:59:33se fait l'écho
00:59:34des questions
00:59:35que les français
00:59:35se posent légitimement
00:59:37sur l'audiovisuel public
00:59:37la preuve
00:59:38vous avez aussi
00:59:38une question intéressante
00:59:39sur la grille des programmes
00:59:40les choix éditoriaux
00:59:42oui
00:59:42non non mais
00:59:43je le dis simplement
00:59:45que ce n'est pas
00:59:45une commission d'enquête
00:59:45contre l'audiovisuel public
00:59:47et moi j'ai le droit
00:59:48de dire
00:59:48que je suis le président
00:59:49que je suis le président
00:59:51d'une commission
00:59:51d'enquête
00:59:52madame Sophie Taillé-Polluant
00:59:54qui n'est pas
00:59:55contre l'audiovisuel public
00:59:56qui se fait l'écho
00:59:57et qui relaie
00:59:58les questions
00:59:59que les français
00:59:59se posent
01:00:00même la directrice
01:00:00sur les grilles
01:00:01de programmes
01:00:02et des choix éditoriaux
01:00:03merci pour votre question
01:00:05madame la députée
01:00:06une question qui me tient
01:00:07particulièrement à coeur
01:00:08car en effet
01:00:09lorsqu'on dirige
01:00:12une radio
01:00:13on doit à la fois
01:00:14il est de notre responsabilité
01:00:15de faire en sorte
01:00:17que l'offre éditoriale
01:00:18puisse s'adapter
01:00:19aux évolutions
01:00:19de la société
01:00:20et donc il est
01:00:21de notre ressort
01:00:22et responsabilité
01:00:23de faire évoluer
01:00:24cette grille de programmes
01:00:26en créant de nouveaux rendez-vous
01:00:28en essayant de donner la parole
01:00:29à des personnes
01:00:29qui n'étaient pas forcément
01:00:30à l'antenne jusque là
01:00:31et qui eux-mêmes
01:00:32peuvent incarner
01:00:33une partie de la société
01:00:34qui n'était pas assez représentée
01:00:36à l'antenne jusque là
01:00:37et en même temps
01:00:38il est tout autant
01:00:38de ma responsabilité
01:00:40de faire en sorte
01:00:40que ces choix
01:00:42soient faits
01:00:42avec une adhésion
01:00:44de la part des équipes
01:00:46et donc
01:00:47avec une pédagogie
01:00:48une explication
01:00:49et une anticipation
01:00:50qui permettent
01:00:51de faire en sorte
01:00:52que ces choix
01:00:53puissent être accueillis
01:00:54et que la grille
01:00:56de rentrée
01:00:57et que la saison
01:00:58se déroule
01:00:58le mieux possible
01:00:59j'y suis très attentive
01:01:00dans la mesure du possible
01:01:02j'y associe les équipes
01:01:03c'est-à-dire
01:01:03que j'essaye
01:01:04quand c'est possible
01:01:05de faire les annonces
01:01:06des changements
01:01:07directement
01:01:07auprès des salariés
01:01:09malheureusement
01:01:10on est tenu
01:01:10à tellement de contraintes
01:01:12différentes
01:01:12dans ces moments-là
01:01:13pour annoncer nos choix
01:01:15puisque très souvent
01:01:16les décisions
01:01:16qui vont être prises
01:01:17sont déjà
01:01:18entre les mains
01:01:21des journalistes médias
01:01:22qui veulent sortir
01:01:22l'information avant nous
01:01:23il y a une espèce
01:01:24de course contre la montre
01:01:25qui s'opère
01:01:26qui est très difficile
01:01:26à tenir
01:01:27et que nous perdons souvent
01:01:28je le reconnais
01:01:29très humblement
01:01:29et ce qui contribue
01:01:31à tendre les équipes
01:01:32en interne
01:01:32et je le comprends
01:01:33tout à fait
01:01:33je n'ai pas encore
01:01:34trouvé la solution
01:01:34pour faire en sorte
01:01:35que les personnes
01:01:37qui connaissent
01:01:38les changements
01:01:38ne puissent pas
01:01:40en parler
01:01:42parce que c'est souvent
01:01:43du bouche à oreille
01:01:43qui fait que ça va tomber
01:01:44dans l'oreille
01:01:45d'un journaliste
01:01:46externe
01:01:47spécialisé dans les médias
01:01:48qui n'attend que ça
01:01:49pour pouvoir révéler
01:01:50un scoop
01:01:50mais très souvent
01:01:51cette situation
01:01:52a contribué
01:01:52à tendre
01:01:54les équipes
01:01:55en interne
01:01:56donc c'est une question
01:01:58à laquelle je suis attachée
01:01:59je vous remercie
01:02:00de l'avoir posée
01:02:00merci
01:02:01je redis à Mme Taillet-Polliant
01:02:03pas pour polémiquer
01:02:03mais que je ne laisse pas dire
01:02:05je ne laisse pas dire
01:02:06que le rapporteur
01:02:06monopolise la parole
01:02:07il y a deux groupes
01:02:08de gauche
01:02:08qui sont pas
01:02:09non non mais
01:02:09il posait une heure
01:02:10vous avez dit
01:02:11il posait une heure
01:02:11quatorze de questions
01:02:12j'indique
01:02:15j'indique juste
01:02:16Mme Taillet-Polliant
01:02:17qu'il y a deux groupes
01:02:17de gauche
01:02:18qui ne sont pas là
01:02:18aujourd'hui
01:02:19et que s'ils avaient été présents
01:02:20je leur aurais donné
01:02:21la parole bien volontiers
01:02:23ce qui aurait permis
01:02:23de renforcer encore plus
01:02:25le caractère pluraliste
01:02:26de notre commission
01:02:27d'enquête
01:02:27et que si nos collègues
01:02:29du groupe socialiste
01:02:29et de la gauche républicaine
01:02:31nous écoutent
01:02:31ils sont les bienvenus
01:02:32dans cette commission d'enquête
01:02:33moi c'est mon sujet
01:02:33Madame Soudet
01:02:39pour la France insoumise
01:02:40Madame la directrice
01:02:44vous l'avez reconnu vous-même
01:02:46France Inter a perdu
01:02:47en un an
01:02:47500 000 auditeurs
01:02:48alors vous avez relativisé
01:02:49ce chiffre
01:02:50mais factuellement
01:02:51un an avant
01:02:53la révélation de ce chiffre
01:02:55vous avez subi
01:02:55une motion de défiance
01:02:56de la part de vos salariés
01:02:57qui ont parlé
01:02:58d'une confusion éditoriale
01:02:59d'un management brutal
01:03:00d'une crainte
01:03:01que la radio perde son âme
01:03:02et de l'impossibilité
01:03:03de vous faire confiance
01:03:04pour continuer
01:03:05à diriger la radio
01:03:06alors il est vrai
01:03:08en fait
01:03:08qu'en parallèle de cela
01:03:09nous subissions
01:03:10à ce moment-là
01:03:11une véritable purge idéologique
01:03:12à France Inter
01:03:13alors avec le licenciement
01:03:14de Guillaume Meurice
01:03:15mais après au-delà également
01:03:16puisque dans l'émission
01:03:17de Charlene Van Anecker
01:03:18d'ailleurs
01:03:18quand elle a annoncé
01:03:20la suppression de son émission
01:03:21elle a dit
01:03:22on s'y attendait tous
01:03:23bien sûr
01:03:23depuis deux mois
01:03:24on perd un chroniqueur
01:03:25par semaine
01:03:25de plus
01:03:27vous aviez braqué
01:03:28la rédaction
01:03:29avec la mise à l'écart
01:03:29du chef du service politique
01:03:31au profit de Patrick Cohen
01:03:32qui avait repris
01:03:33à ce moment-là
01:03:33l'édito politique
01:03:35de la matinale
01:03:36alors entre temps
01:03:37il y a eu l'affaire
01:03:37Cohen-le-Grand
01:03:38on observe que Patrick Cohen
01:03:41est toujours là
01:03:41alors on nous a expliqué
01:03:42que c'est parce qu'il n'avait
01:03:43pas pris la parole
01:03:44pendant les échanges
01:03:46qui avaient été filmés
01:03:47à son insu
01:03:48mais il était factuellement
01:03:50présent
01:03:51il n'était pas en train
01:03:52de faire un bullying
01:03:52et qui ne dit mot
01:03:53consent comme dit le dicton
01:03:55vous avez continué
01:03:57sur la même ligne
01:03:57puisqu'à la rentrée 2025
01:04:01on avait Germain Duhamel
01:04:01qui a repris
01:04:02la présentation
01:04:03de la matinale
01:04:04Benjamin Duhamel
01:04:05qui est caractérisé
01:04:06par des éléments
01:04:06de langage permanent
01:04:07sur tout ce qui peut
01:04:08se rapprocher de la gauche
01:04:10alors vous vous défendez
01:04:11madame la directrice
01:04:12en disant que
01:04:13toute accusation idéologique
01:04:14ne repose sur aucun fait
01:04:16mais dans ce cas
01:04:17j'aimerais que vous nous expliquiez
01:04:18comment vous expliquez
01:04:20cette purge idéologique
01:04:22comment vous expliquez
01:04:23la défiance
01:04:23de vos salariés
01:04:25à votre égard
01:04:25et comment vous expliquez aussi
01:04:27que vous préfériez
01:04:27des émissions réactionnaires
01:04:28avec peu d'audience
01:04:29que des émissions de gauche
01:04:30à succès
01:04:31Merci Amsouda
01:04:32je reconnais là
01:04:33votre esprit de modération
01:04:34de nuance
01:04:35et de finesse
01:04:35qui vous caractérise
01:04:36même la directrice
01:04:37je le dis
01:04:38avec respect
01:04:39je précise
01:04:40Merci madame la députée
01:04:43pour votre question
01:04:44qui ouvre beaucoup de sujets
01:04:45et je ne vais pas avoir
01:04:46le temps de répondre à tout
01:04:47j'essaie de faire rapidement
01:04:48par quoi commencer
01:04:51peut-être par la motion
01:04:53de défiance
01:04:53que vous évoquez
01:04:55qui n'a rien à voir
01:04:56avec les audiences
01:04:57puisqu'à ce moment-là
01:04:58il n'y a aucune
01:04:59perte d'audience
01:05:01particulière
01:05:01particulière
01:05:02ce n'est pas non plus
01:05:04à cette occasion
01:05:06que les salariés
01:05:08se sont interrogés
01:05:09sur une ligne éditoriale
01:05:10plus large
01:05:10là vous faites référence
01:05:11à un autre texte
01:05:12un peu plus tard
01:05:12sur la simple motion
01:05:14de défiance
01:05:14puisque vous citiez
01:05:15Patrick Cohen
01:05:16elle m'a été adressée
01:05:18au mois de juillet
01:05:20à la toute fin de la saison
01:05:21à l'issue d'une
01:05:22c'est toujours la même saison
01:05:23d'ailleurs
01:05:23à l'issue de la crise
01:05:25autour de Guillaume Eurice
01:05:25qui avait créé un contexte
01:05:27particulièrement éprouvant
01:05:28pour tous les salariés
01:05:30il m'a été reproché
01:05:32non pas tant
01:05:33le choix de Patrick Cohen
01:05:35que le fait
01:05:36d'en avoir informé
01:05:38Yael Goz
01:05:38chef du service politique
01:05:39qui tenait
01:05:40l'édito politique
01:05:41jusque-là
01:05:41très tardivement
01:05:43dans la saison
01:05:44et ça je ne peux pas
01:05:44le contester
01:05:45d'ailleurs je l'ai reconnu
01:05:46et je suis allée devant
01:05:48la rédaction
01:05:48pour leur annoncer
01:05:50et puis après l'été
01:05:51je suis retournée également
01:05:52pour leur dire
01:05:53que je m'y étais sans doute
01:05:53mal prise
01:05:54pour l'avoir annoncé
01:05:55de manière aussi tardive
01:05:57il faut savoir reconnaître
01:05:58ses torts
01:05:59quand c'est le cas
01:06:00et donc sur la méthode
01:06:02en effet je pense
01:06:03qu'il aurait pu
01:06:03en être autrement
01:06:05par ailleurs
01:06:05je précise que Yael Goz
01:06:06est toujours sur France Inter
01:06:07qui est toujours
01:06:08travaillé de France Inter
01:06:08et qu'il a toujours
01:06:10un édito politique
01:06:10sur France Inter
01:06:11à 6h45 le matin
01:06:14ensuite sur la question
01:06:17que j'essaierai
01:06:18de synthétiser
01:06:19de disons
01:06:20d'accusation idéologique
01:06:22de choix
01:06:23qui n'irait pas
01:06:23dans un sens
01:06:24ou dans l'autre
01:06:25je vous rappelle
01:06:26comme je l'ai fait
01:06:26à plusieurs reprises
01:06:28ce matin
01:06:28que ce n'est pas mon rôle
01:06:29de donner une ligne politique
01:06:30idéologique
01:06:31ou morale
01:06:32à France Inter
01:06:33et que les décisions
01:06:34que je prends
01:06:34ne sont jamais dictées
01:06:35par l'idéologie
01:06:36la politique
01:06:36ou la morale
01:06:37elles sont dictées
01:06:38par un souci éditorial
01:06:41prenant en compte
01:06:42des contraintes budgétaires
01:06:45les motifs
01:06:46sont toujours avancés
01:06:47aux personnes
01:06:48dont j'arrête
01:06:48à rendez-vous
01:06:49ils savent toujours
01:06:51quelle est la raison
01:06:52pour laquelle ce rendez-vous
01:06:53s'arrête
01:06:53et jusqu'à présent
01:06:56en tout cas
01:06:56et je doute
01:06:57que cela change
01:06:58par l'avenir
01:06:59je n'ai jamais avancé
01:07:01un motif politique
01:07:02pour faire évoluer
01:07:03un rendez-vous
01:07:04ou en installer
01:07:05un autre
01:07:05merci pour ces précisions
01:07:06même la directrice
01:07:07monsieur Balanant
01:07:07pour le groupe démocrate
01:07:08aujourd'hui
01:07:10face à l'intelligence artificielle
01:07:13face à
01:07:13l'émergence
01:07:15des fake news
01:07:17face à l'émergence
01:07:18de la possibilité
01:07:19de créer de l'information
01:07:20en faux
01:07:20très rapidement
01:07:22comment organisez-vous
01:07:23c'est une question
01:07:25et puis
01:07:26pour revenir
01:07:27sur le début
01:07:27de mon intervention
01:07:29et sur la force
01:07:30de vos programmes
01:07:32alors ce n'est pas
01:07:32France Inter
01:07:33c'est Radio France
01:07:34mais j'encourage
01:07:35monsieur Alonc
01:07:36à écouter
01:07:37une formidable émission
01:07:39de la concordance
01:07:40des temps
01:07:41sur le maccartisme
01:07:42et sur cette histoire
01:07:43comment elle a tourné
01:07:44comment on est passé
01:07:45de la volonté
01:07:46de faire de la chasse
01:07:47aux sorcières
01:07:47à un fiasco
01:07:49idéologique
01:07:51et historique
01:07:52merci monsieur Balanant
01:07:53ce qui permettra
01:07:53au rapporteur
01:07:54de ne pas écouter
01:07:54simplement SIP
01:07:55et je vois que vous êtes
01:07:56finalement tous les deux
01:07:57des enfants du service
01:07:57public et de l'aide publique
01:07:58madame la directrice
01:07:59sur les questions importantes
01:08:00de monsieur Balanant
01:08:01sur l'intelligence artificielle
01:08:02et le changement d'usage
01:08:04et tout ce qui percute
01:08:05aujourd'hui
01:08:05les radios
01:08:06et la radio
01:08:07que vous dirigez
01:08:08je vous remercie
01:08:10monsieur le député
01:08:11pour votre question
01:08:11et votre intervention
01:08:12et je partage avec vous
01:08:13le constat
01:08:13qu'en effet
01:08:14la préservation
01:08:15d'un audiovisuel
01:08:16public fort est toujours
01:08:17le signe d'une démocratie
01:08:18en bonne santé
01:08:19sur la question
01:08:20de l'intelligence artificielle
01:08:21je vais laisser la parole
01:08:23à Philippe Corbet
01:08:24qui pourra vous dire
01:08:25on a très peu de temps
01:08:26sur ce sujet
01:08:27et ça mériterait quasiment
01:08:28toute une journée
01:08:29pour vous expliquer
01:08:30comment on aborde
01:08:30le problème
01:08:31mais c'est une question
01:08:32en effet très délicate
01:08:33puisqu'il n'est jamais question
01:08:34que la machine
01:08:35puisse se substituer
01:08:36à l'humain
01:08:37et surtout pas
01:08:37quand on fabrique
01:08:38de l'information
01:08:39alors on y a recours
01:08:40parfois
01:08:41pour nous venir
01:08:43pour aider
01:08:44les personnes
01:08:45qui travaillent plus
01:08:45sur le numérique
01:08:46pour faire du traitement
01:08:47de texte
01:08:48et à aucun moment
01:08:48aujourd'hui
01:08:49l'IA ne se substitue
01:08:50à un producteur
01:08:51ou à un journaliste
01:08:52la question de l'IA
01:08:54est une préoccupation
01:08:56quotidienne
01:08:57et qui nourrit
01:08:57des discussions
01:08:58permanentes
01:08:59pour des raisons
01:09:00techniques
01:09:01technologiques
01:09:01mais aussi éditoriales
01:09:04nous travaillons
01:09:05collectivement
01:09:06à Radio France
01:09:06sous la responsabilité
01:09:07de la direction
01:09:08de l'information
01:09:09et nous échangeons
01:09:10aussi avec nos
01:09:11partenaires
01:09:12les radios
01:09:13notamment
01:09:14de l'audio
01:09:14public européen
01:09:15sur des pratiques
01:09:16des tentatives
01:09:18et c'est vrai
01:09:18que quand on regarde
01:09:20ce que fait
01:09:21la radio suisse
01:09:22on se dit
01:09:23que nous ne sommes
01:09:24pas prêts
01:09:24à aller jusque là
01:09:25quand on échange
01:09:26avec la BBC
01:09:26ou avec la RAI
01:09:28sur les problèmes
01:09:29auxquels ils sont confrontés
01:09:31on retrouve
01:09:32des éléments
01:09:33que nous avons
01:09:34de façon très concrète
01:09:35nous ne voulons pas
01:09:37utiliser l'IA
01:09:37pour produire
01:09:38de l'information
01:09:38ça n'est pas le cas
01:09:40ça ne sera pas le cas
01:09:41demain
01:09:41ça n'arrivera pas
01:09:42en revanche
01:09:43il serait idiot
01:09:44de ne pas réfléchir
01:09:47à des outils
01:09:47il y a
01:09:48pour
01:09:49collecter
01:09:51ou rassembler
01:09:52l'information
01:09:53et notamment
01:09:53par exemple
01:09:54chez nous
01:09:54ça nous aide
01:09:55à aller travailler
01:09:55notre fonds d'archives
01:09:56je vous prends un exemple
01:09:58on a pris
01:09:59puisqu'on fait des réunions
01:10:00là-dessus
01:10:01on réfléchit à ça
01:10:01vous mentionnez
01:10:04le fait
01:10:04que vous avez
01:10:06écouté
01:10:06beaucoup Radio France
01:10:09quand vous étiez
01:10:09jeune
01:10:10moi je suis un fils
01:10:11du routier
01:10:12et on a pris
01:10:13un exemple
01:10:13et donc
01:10:14j'ai beaucoup
01:10:15écouté la radio
01:10:15avec mon père
01:10:16quand j'étais petit
01:10:16et nous avons fait
01:10:18une chronique
01:10:18sur l'histoire
01:10:20des routiers
01:10:21notamment
01:10:22la sociologie
01:10:23la sociabilité
01:10:25des routiers
01:10:25et grâce
01:10:26à un IA
01:10:27et donc
01:10:27c'était vraiment
01:10:28un exercice
01:10:29que nous faisions
01:10:29entre nous
01:10:29nous avons pu
01:10:30aller retrouver
01:10:30dans le fond d'archives
01:10:31de Radio France
01:10:32sur plusieurs décennies
01:10:34des choses très différentes
01:10:35des choses
01:10:36qui étaient
01:10:36des auditeurs
01:10:36qui appelaient
01:10:37qui étaient routiers
01:10:37des fois
01:10:38des reportages
01:10:39et nous avons pu
01:10:40c'était un exemple théorique
01:10:41raconter
01:10:43ou en tout cas
01:10:44avoir les éléments
01:10:44pour raconter
01:10:45ce que c'est
01:10:45la vie des routiers
01:10:46en France
01:10:47et ça a retrouvé
01:10:48on retrouva aussi
01:10:49des choses
01:10:50beaucoup plus récentes
01:10:50et je pense notamment
01:10:51à un reportage
01:10:51que nous avions fait
01:10:52dans la matinale
01:10:53il y a trois mois
01:10:55avec un portrait
01:10:56de routier
01:10:57qui racontait
01:10:57comment chaque jour
01:10:58il fait entre 5
01:10:59et 7 départements
01:10:59par jour
01:11:00et c'est son rythme quotidien
01:11:02et il racontait
01:11:03à ce passage là
01:11:03que la radio
01:11:05était la voix
01:11:08qui l'accompagnait
01:11:08toute la journée
01:11:09et donc voilà
01:11:10concrètement
01:11:11par exemple
01:11:11à ce à quoi sert l'IA
01:11:13n'imaginez pas
01:11:14que demain
01:11:15un bulletin d'information
01:11:15sur France Inter
01:11:16sera produit par l'IA
01:11:17merci de cette précision
01:11:19ce qui permet de rappeler
01:11:19que la radio
01:11:20est faite pour l'ensemble
01:11:21des Français
01:11:22que c'est un bien commun
01:11:23Madame Yadant
01:11:25vous aviez une question
01:11:26une minute
01:11:26et je vous demanderai
01:11:27une réponse d'une minute
01:11:28l'exercice se complexifie
01:11:29merci
01:11:32merci monsieur le président
01:11:33vous l'avez rappelé
01:11:34une chaîne de radio publique
01:11:36telle que France Inter
01:11:37se doit de faire
01:11:38montre d'objectivité
01:11:39dans le traitement
01:11:40de l'information
01:11:41dans le respect
01:11:42évidemment
01:11:43de la liberté d'expression
01:11:44à laquelle
01:11:45nous tenons
01:11:46tant
01:11:47tous
01:11:47et de la diversité
01:11:49Madame Nora
01:11:50Amadi
01:11:50est actuellement chargée
01:11:51de la revue de presse
01:11:53au sein de votre chaîne
01:11:54or cette journaliste
01:11:56a
01:11:57deux semaines
01:11:58seulement
01:11:58après le pogrom
01:12:00du 7 octobre
01:12:002023
01:12:01publié
01:12:02un tweet
01:12:03directement lié
01:12:04à France Inter
01:12:05élogieux
01:12:06et militant
01:12:07en soutien
01:12:08Rima Hassan
01:12:09accompagné
01:12:09d'un point levé
01:12:10ce soutien
01:12:11a été réitéré
01:12:12à de nombreux repris
01:12:13sur les réseaux sociaux
01:12:14lors de plusieurs événements
01:12:16publics
01:12:16au cours desquels
01:12:17elle a offert
01:12:17une visibilité médiatique
01:12:19à celle
01:12:20qui est devenue
01:12:20le porte-parole
01:12:21du Hamas
01:12:21au Parlement européen
01:12:22ces faits
01:12:24posent
01:12:24une interrogation simple
01:12:25comment garantir
01:12:27l'équilibre
01:12:27et l'impartialité
01:12:28d'une revue
01:12:29de presse
01:12:30quotidienne
01:12:31quand celle
01:12:32qui l'assure
01:12:33revendique
01:12:33vouloir
01:12:34je cite
01:12:35mener une guerre
01:12:36culturelle
01:12:37assume des positions
01:12:39aussi radicales
01:12:40et affiche un soutien
01:12:41aussi affirmé
01:12:42à une personnalité
01:12:43qui fait l'objet
01:12:44je vous le rappelle
01:12:44de multiples poursuites
01:12:46pour apologie du terrorisme
01:12:47incitation à la haine
01:12:48et antisémitisme
01:12:49dès lors
01:12:50son rôle de responsable
01:12:52de la revue de presse
01:12:53sur France Inter
01:12:53est-il compatible
01:12:55avec l'exigence
01:12:57de neutralité
01:12:58du service public
01:12:59merci madame la députée
01:13:00madame
01:13:01monsieur le directeur
01:13:02je vais me permettre
01:13:03de répondre
01:13:04merci madame la députée
01:13:06Nora Amadi
01:13:06travaille pour
01:13:09France Inter
01:13:09seulement depuis la fin
01:13:10de l'été 2025
01:13:11jusque là
01:13:12elle travaille
01:13:13pour France Culture
01:13:13elle a travaillé
01:13:14pendant plusieurs années
01:13:15pour Arte
01:13:15elle présentait des émissions
01:13:17sur les questions européennes
01:13:18et je dois préciser
01:13:19puisque j'étais directeur
01:13:20de la rédaction
01:13:20de BFM TV
01:13:21elle participait régulièrement
01:13:23à des débats
01:13:24sur BFM TV
01:13:24et elle était rémunérée
01:13:25et c'est parce que je connais
01:13:27Nora Amadi
01:13:27que c'est une personnalité
01:13:30singulière
01:13:32que j'ai choisi
01:13:34de lui proposer
01:13:35de faire la revue de presse
01:13:36sur France Inter
01:13:36sur ce tweet en question
01:13:38que je ne connaissais pas
01:13:39que j'ai découvert
01:13:41il y a quelques semaines
01:13:42il s'agit d'un tweet
01:13:43du 28 octobre 2023
01:13:45donc effectivement
01:13:46quelques semaines
01:13:47après le programme
01:13:47du 27 octobre
01:13:48c'est en fait un retweet
01:13:49d'un portrait
01:13:51publié dans un quotidien
01:13:53de Rima Hassan
01:13:54qui accompagnait
01:13:56d'un emoji
01:13:56comme vous l'avez dit
01:13:57à cette époque-là
01:13:59à cette date-là
01:14:00Rima Hassan
01:14:00n'était pas députée européenne
01:14:02elle n'était pas
01:14:03candidate aux élections européennes
01:14:04elle n'était pas
01:14:05associée à un parti politique
01:14:07il n'était pas fait mention
01:14:08d'ailleurs dans ce portrait
01:14:09que j'ai relu récemment
01:14:10d'une affiliation politique
01:14:12c'était un portrait
01:14:13d'une avocate
01:14:13qui était une avocate
01:14:15franco-palestinienne
01:14:16et qui apportait
01:14:18dans cet article
01:14:19que personnellement
01:14:20moi je n'avais pas lu
01:14:20à l'époque
01:14:21apportait son regard
01:14:23sur effectivement
01:14:24la situation
01:14:24au Proche-Orient
01:14:25en aucun cas
01:14:28ça ne fait
01:14:29de Nora Hamadi
01:14:30un soutien
01:14:31à un parti politique
01:14:32ou un soutien
01:14:33de telle ou telle
01:14:35position politique
01:14:35concernant le Proche-Orient
01:14:36je voudrais juste préciser
01:14:37quand même sur Nora Hamadi
01:14:38d'un mot s'il vous plaît
01:14:38après la dernière question
01:14:39le traitement
01:14:42des sujets
01:14:44aussi complexes
01:14:45que le Proche-Orient
01:14:45dans la revue de presse
01:14:47ne nous pose pas de problème
01:14:48j'ai relu
01:14:49l'ensemble des chroniques
01:14:51de Nora Hamadi
01:14:52depuis
01:14:52la fin de l'été
01:14:54depuis qu'elle a commencé
01:14:55sur France Inter
01:14:55juste pour vous donner
01:14:57un exemple
01:14:58les journaux
01:14:59les plus cités
01:15:00par Nora Hamadi
01:15:01sont
01:15:01un Le Monde
01:15:02deux Le Figaro
01:15:03trois Le Parisien
01:15:04aujourd'hui en France
01:15:04qui sont les trois titres
01:15:05ça correspond à la diffusion
01:15:06de la presse nationale
01:15:08et ensuite vous avez
01:15:08la Voix du Nord
01:15:10Ouest France
01:15:11La Dépêche du Midi
01:15:12La Provence
01:15:13Libération
01:15:14Le Télégramme
01:15:15Sud-Ouest
01:15:16et les dernières nouvelles
01:15:17de la France
01:15:18Merci beaucoup
01:15:18il manque des titres normands
01:15:19mais on vous pardonne
01:15:20et on l'excuse
01:15:21Merci monsieur le directeur
01:15:22Monsieur Girard
01:15:24une question d'une minute
01:15:24Non ?
01:15:25Alors monsieur le rapporteur
01:15:26avait deux questions complémentaires
01:15:28et je mettrai fin
01:15:28à cette audition
01:15:29parce que nous auditionnons
01:15:30ensuite le directeur
01:15:31des programmes d'information
01:15:33de France Télévisions
01:15:34Monsieur le rapporteur
01:15:35Merci monsieur le président
01:15:39je voudrais rebondir
01:15:39sur la question
01:15:40de ma collègue
01:15:41madame Yadon
01:15:42parce que j'ai moi aussi
01:15:43été particulièrement choqué
01:15:44que vous chargiez
01:15:46madame Amadi
01:15:48de la revue de presse
01:15:50sur France Inter
01:15:50la revue de presse
01:15:51c'est un exercice
01:15:52parfaitement objectif
01:15:53monsieur Ascolovitch
01:15:54que j'ai écouté
01:15:55pendant des mois
01:15:56voire des années
01:15:57s'y employée
01:15:58la revue de presse
01:15:59c'est le fait de sélectionner
01:16:00différents articles
01:16:01de médias différents
01:16:02pour donner
01:16:03à vos auditeurs
01:16:04chaque jour
01:16:04chaque matin
01:16:05un point de vue
01:16:06relativement complet
01:16:08sur l'actualité
01:16:09qui fonde
01:16:09l'effet de société
01:16:11bon madame
01:16:12Nora Amadi
01:16:14on peut pas
01:16:15penser
01:16:16qu'elle est objective
01:16:17il y a quelques faits
01:16:18qui le prouvent
01:16:19le premier fait
01:16:20a été mentionné
01:16:21par ma collègue
01:16:22madame Yadon
01:16:22qui explique
01:16:23qu'elle a retweeté
01:16:24deux semaines seulement
01:16:25après le 13 octobre
01:16:27le 7 octobre pardon
01:16:28deux semaines seulement
01:16:29après le 7 octobre
01:16:30elle a retweeté
01:16:31un tweet de Rima Hassan
01:16:33avec un point levé
01:16:34en soutien
01:16:35d'une certaine façon
01:16:36à la cause
01:16:37palestinienne
01:16:37mais qu'on peut voir
01:16:38de façon déguisée
01:16:39à la cause du Hamas
01:16:40elle a retweeté
01:16:41et le tweet a scandalisé
01:16:42des millions de français
01:16:44elle s'est aussi
01:16:45votée
01:16:47et je le dis
01:16:47dans une participation
01:16:49au harcèlement
01:16:50en ligne
01:16:50visant
01:16:51l'imam de Drancy
01:16:52monsieur
01:16:53Chaloumi
01:16:54il y a beaucoup
01:16:55d'articles
01:16:56qui sont parus
01:16:57sur le sujet
01:16:57qui ont fait preuve
01:16:58de dizaines
01:16:59voire de plusieurs dizaines
01:17:01de tweets
01:17:01de madame
01:17:02Nora Hamadi
01:17:03qui peuvent être qualifiées
01:17:05de harcèlement
01:17:05en ligne
01:17:06lorsqu'elle a fait
01:17:09sa première revue
01:17:10de presse
01:17:10sur vos antennes
01:17:11sur France Inter
01:17:11elle a ouvert
01:17:12en citant un certain
01:17:13nombre de médias
01:17:15mais elle a parlé
01:17:16essentiellement
01:17:17du conflit à Gaza
01:17:18en mentionnant
01:17:18notamment des médias
01:17:20parfaitement partisans
01:17:21et partiaux
01:17:21sur le sujet
01:17:22comme Libération
01:17:23et le journal communiste
01:17:24l'humanité
01:17:25quand j'entends
01:17:26madame Hamadi
01:17:27j'ai l'impression
01:17:27qu'elle sélectionne
01:17:28en grande partie
01:17:29des journaux
01:17:29comme Mediapart
01:17:30L'Obs
01:17:31Libération
01:17:32et même Street Press
01:17:33comment est-ce que
01:17:34vous pouvez
01:17:35affirmer
01:17:36que la personne
01:17:37à qui vous avez confié
01:17:39la revue de presse
01:17:40qui est peut-être
01:17:40l'exercice
01:17:41qui doit souffrir
01:17:42du moins de contestation
01:17:43possible
01:17:44quant à des défauts
01:17:45d'impartialité
01:17:46comment vous pouvez
01:17:47expliquer
01:17:47que vous avez confié
01:17:49à cette personne là
01:17:50cet exercice
01:17:52si difficile
01:17:53Merci monsieur
01:17:54directeur
01:17:54et peut-être
01:17:54comment on garantit
01:17:55qu'une revue de presse
01:17:56soit impartiale
01:17:56parce que c'est pour moi
01:17:57un exercice
01:17:57contrairement à mon rapporteur
01:17:58je le trouve
01:17:59le plus difficile
01:17:59parce qu'en fonction
01:18:00des angles
01:18:00des articles
01:18:01des médias
01:18:02c'est très compliqué
01:18:04de garantir
01:18:04une impartialité
01:18:05parce que c'est nécessairement
01:18:06un regard subjectif
01:18:08sur l'actualité
01:18:08puisque ça impose
01:18:09de faire trimer
01:18:09donc il y a une question
01:18:10précise du rapporteur
01:18:11j'ai une question
01:18:12un peu plus large
01:18:12mais ça m'intéresse
01:18:13de comprendre aussi
01:18:13comment on construit
01:18:14une revue de presse
01:18:14Merci monsieur le rapporteur
01:18:16et merci monsieur le président
01:18:17pour cette précision
01:18:19parce que vous avez raison
01:18:19la revue de presse
01:18:21c'est un exercice délicat
01:18:22difficile
01:18:23et qui est très particulier
01:18:25puisque ça n'est pas
01:18:26un compte rendu
01:18:27chat de GPT
01:18:28de l'ensemble des titres
01:18:30de la presse
01:18:30de ce jour là
01:18:30mais c'est un regard
01:18:31et nous avons d'ailleurs
01:18:32voulu clarifier ce point là
01:18:34auprès de nos éditeurs
01:18:35en cette rentrée
01:18:35en changeant le nom
01:18:37de cette rubrique
01:18:38qui s'appelle
01:18:39dans l'oeil de Nora Hamadi
01:18:40nous voulons donc souligner
01:18:42que nous confions
01:18:43à une personnalité
01:18:43il se trouve que c'est Nora Hamadi
01:18:44demain ça pourrait être
01:18:45quelqu'un d'autre
01:18:46ou ça aurait pu être
01:18:47quelqu'un d'autre
01:18:47si elle avait refusé de la faire
01:18:48l'idée de chaque jour
01:18:50apporter un regard
01:18:51nous nous sommes inspirés
01:18:53notamment
01:18:53sur ce point là
01:18:55d'une revue de presse
01:18:56qui existait sur une autre antenne
01:18:57il y a quelques années
01:18:58quand Europe 1
01:18:59avait confié
01:19:00dans sa matinale
01:19:01la revue de presse
01:19:01à Natacha Polony
01:19:02il se trouve que Natacha Polony
01:19:04est aussi intervenante régulière
01:19:05sur France Inter
01:19:06c'était un choix original
01:19:07qui était justement
01:19:09une revue de presse
01:19:11où on assumait
01:19:12une forme de subjectivité
01:19:14et c'est ce que nous avons
01:19:14voulu faire avec Nora Hamadi
01:19:15et si nous l'avons fait
01:19:17et si j'ai choisi Nora Hamadi
01:19:18ça n'est pas pour
01:19:20des engagements politiques
01:19:20mais c'est notamment
01:19:21parce que je la connaissais
01:19:22je vous dis
01:19:23je la faisais venir
01:19:25sur BFM TV
01:19:25et ces dernières années
01:19:27elle faisait une émission
01:19:27sur France Culture
01:19:28qui s'appelait
01:19:2912 France
01:19:30c'est une émission
01:19:31sur les fractures territoriales
01:19:33elle essayait de décrire
01:19:34les fractures de notre société
01:19:35tout ce qui crée
01:19:36des tensions
01:19:37entre les citoyens
01:19:38et elle essayait de raconter
01:19:39comment au fond
01:19:40malgré ces fractures
01:19:41malgré cette archipélisation
01:19:43comme le dirait
01:19:44Jérôme Fourquet
01:19:45et bien au fond
01:19:46ce qui nous rassemble
01:19:47est plus fort que ce qui nous divise
01:19:48je vous invite à aller écouter
01:19:49par exemple
01:19:49l'émission qu'elle avait consacrée
01:19:50l'année dernière
01:19:51sur France Culture
01:19:51vous pouvez la retrouver
01:19:53sur l'application Radio France
01:19:54sur le dilemme
01:19:56de beaucoup d'adolescents
01:19:57de 17 ans
01:19:57dans les zones rurales
01:19:58pour savoir
01:19:59s'ils doivent ou pas
01:20:00quitter la commune
01:20:01ou l'endroit
01:20:02où ils ont grandi
01:20:02pour aller faire des études
01:20:04et peut-être aller
01:20:04trouver du travail loin
01:20:06et d'une certaine manière
01:20:06assumer un choix
01:20:08de déracinement
01:20:09alors qu'ils ne sont
01:20:10même pas majeurs
01:20:10je pourrais en citer
01:20:12beaucoup d'autres
01:20:12c'est ça
01:20:13qu'on est allé chercher
01:20:14au fond un regard
01:20:15sur la société française
01:20:16le fait que ce pays
01:20:17malgré toutes ses divisions
01:20:18malgré toutes ses fractures
01:20:19est plus fort
01:20:21que les forces
01:20:22qui poussent
01:20:23à la polarisation
01:20:24les forces
01:20:25qui poussent
01:20:25à une sorte de fracture
01:20:26entre les citoyens
01:20:27de ce pays
01:20:28et ce que nous voulons
01:20:29mettre en avant
01:20:29et je n'ai pas peur
01:20:30de le dire
01:20:30ce sont les valeurs
01:20:32non seulement du service public
01:20:33mais de beaucoup de journalistes
01:20:35que je pourrais citer
01:20:36Ouest France
01:20:37TF1
01:20:38RTL
01:20:39où j'ai travaillé pendant longtemps
01:20:39cette idée au fond
01:20:40que ce qui nous rassemble
01:20:41est plus fort
01:20:41que ce qui nous divise
01:20:42et c'est notamment pour ça
01:20:43que nous sommes allés chercher
01:20:44Nora Amadi
01:20:44sur le tweet
01:20:45en question du 28 octobre
01:20:47je l'ai précisé
01:20:48c'était un retweet
01:20:49d'un article
01:20:50d'un portrait
01:20:51d'un quotidien
01:20:52accompagné d'un émoji
01:20:53elle n'a pas
01:20:54elle n'a pas
01:20:56elle n'a pas exprimé
01:20:57de soutien politique
01:20:58dans ce cadre là
01:20:58et puis puisque vous évoquiez
01:20:59effectivement
01:21:00l'Imam Chalgoumi
01:21:01ce sont des tweets
01:21:02de 2012 et 2013
01:21:05à l'époque
01:21:05où Nora Amadi
01:21:06n'était pas
01:21:07à Journée Star Radio France
01:21:08et pour être précisé
01:21:10puisque ceux qui n'ont pas
01:21:11été familier de Twitter
01:21:12dans ces années-là
01:21:13c'était des live tweets
01:21:15c'est-à-dire qu'elle live tweetait
01:21:16elle soulignait
01:21:18ou plutôt
01:21:18elle reprenait
01:21:19dans des tweets
01:21:19des propos
01:21:20au moment où
01:21:21il était prononcé
01:21:22je crois qu'il y avait
01:21:23notamment une émission
01:21:23de Laurent Ruquier
01:21:25sur France 2
01:21:26et je me demande
01:21:27s'il n'y avait pas
01:21:27une interview
01:21:28dans une matinale
01:21:28de je ne sais plus
01:21:29quelle antenne
01:21:29donc en fait
01:21:30elle reprenait en note
01:21:32et elle tweetait
01:21:33elle live tweetait
01:21:34des propos
01:21:34Merci monsieur le directeur
01:21:36on peut convenir
01:21:37je pense collectivement
01:21:38ici
01:21:38qu'à un moment
01:21:39où les français
01:21:40ont de plus en plus
01:21:41de méfiance
01:21:41vis-à-vis des responsables
01:21:42politiques
01:21:43et des médias
01:21:43et des journalistes
01:21:45que les expressions
01:21:46des uns et des autres
01:21:47sur les réseaux sociaux
01:21:48dans des interviews
01:21:49même si elle n'engage
01:21:49pas la radio
01:21:50parce que ça ne se produit
01:21:52pas sur les antennes
01:21:53de Radio France
01:21:54ou de France Inter
01:21:55mais à partir du moment
01:21:56où on est dans un
01:21:57contexte particulier
01:21:58de polarisation politique
01:21:59et de fracture médiatique
01:22:00je pense qu'il y a matière
01:22:02à réfléchir
01:22:03sur les expressions
01:22:05publiques
01:22:06des salariés
01:22:07de l'audiovisuel
01:22:08public
01:22:09dans des médias
01:22:10sur les réseaux sociaux
01:22:11à partir du moment
01:22:12où même si vous n'en avez
01:22:13pas la responsabilité
01:22:15ils engagent
01:22:16d'une manière
01:22:16ou d'une autre
01:22:17le service public
01:22:18audiovisuel
01:22:18Monsieur le rapporteur
01:22:19Pardon monsieur le président
01:22:20juste
01:22:20Non non non
01:22:22Monsieur le rapporteur
01:22:23Après
01:22:24Monsieur le rapporteur
01:22:26et après
01:22:26Merci pour votre réponse
01:22:28dernière question
01:22:28parce qu'effectivement
01:22:29il y a une autre audition
01:22:30qui nous attend
01:22:30de France Télévisions
01:22:32et nous avons déjà
01:22:33un peu plus de 15 minutes
01:22:35de retard
01:22:35donc je ferai vite
01:22:36simplement pour rebondir
01:22:38sur vos propos
01:22:39j'ai lu
01:22:40les tweets
01:22:41de Nora Amadi
01:22:42qui sont clairement
01:22:43du harcèlement
01:22:44visant l'imam
01:22:45de Drancy
01:22:46il n'y a pas d'excuses
01:22:48les tweets sont confondants
01:22:49il y en a plusieurs
01:22:50je ne vais pas vous les citer
01:22:51ce n'est pas le lieu
01:22:52mais j'ai du mal
01:22:52à vous entendre
01:22:54excuser
01:22:55cette dame
01:22:56même si elle n'était pas
01:22:57à l'antenne
01:22:57à cette époque
01:22:58sur des tweets
01:22:59qui ont participé
01:23:00à un harcèlement
01:23:01en ligne fondamentale
01:23:02d'une personnalité publique
01:23:03vous expliquez que
01:23:04ce qui nous rassemble
01:23:05est plus fort
01:23:05que ce qui nous divise
01:23:06mais quand
01:23:07quelques jours après
01:23:08le drame
01:23:09qui a bouleversé
01:23:11des milliards de personnes
01:23:12du 7 octobre
01:23:14vous avez un retweet
01:23:15avec un point levé
01:23:16qui appelle à une forme
01:23:17de mobilisation hostile
01:23:18à l'égard de ceux
01:23:19qui veulent simplement
01:23:20pleurer leur mort
01:23:21et j'ai du mal
01:23:22à comprendre comment
01:23:23et bien un tweet
01:23:24comme ça participe
01:23:25à rassembler
01:23:26à tisser des liens
01:23:27et à recréer du commun
01:23:28parmi les français
01:23:29si ce n'est à diviser
01:23:30si ce n'est à ouvrir
01:23:32des plaies
01:23:32qui en plus de ça
01:23:33pour les français
01:23:34sont très éloignés
01:23:35de nos sujets
01:23:35je voudrais vous poser
01:23:37une toute dernière question
01:23:39sur
01:23:40parce que nous les recevons
01:23:41cet après-midi
01:23:42vous avez vu
01:23:42je n'ai pas voulu
01:23:43focaliser votre audition
01:23:44qui a été très riche
01:23:45sur ce sujet là
01:23:46mais je voudrais malgré tout
01:23:47vous poser une seule question
01:23:48sur l'affaire Patrick Cohen
01:23:49et Thomas Legrand
01:23:49puisque l'un de vos chroniqueurs
01:23:51stars sur France Inter
01:23:53monsieur François Morel
01:23:54a attaqué sur votre antenne
01:23:56des journalistes
01:23:57qui ont sorti
01:23:58les extraits
01:23:59de Thomas Legrand
01:23:59et de Patrick Cohen
01:24:00en traitant
01:24:02ses confrères
01:24:03sur votre antenne
01:24:04de fils de pute
01:24:05et d'enculé
01:24:06alors bon
01:24:07peut-être que fils de pute
01:24:08et enculé
01:24:09était une forme d'humour
01:24:10à vous de me le qualifier
01:24:12de me le justifier
01:24:13ces mêmes journalistes
01:24:15monsieur Cohen
01:24:15et monsieur Legrand
01:24:16ont porté plainte
01:24:17et dans le motif
01:24:19de leur plainte
01:24:20ils ont justifié ça
01:24:21par diffusion
01:24:22de fausses informations
01:24:22de nature à troubler
01:24:23la paix publique
01:24:24il se trouve
01:24:25qu'il y a eu un constat
01:24:26du IC qui dément
01:24:27ce motif de plainte
01:24:28puisqu'il n'y a eu
01:24:29aucune fausse information
01:24:30l'ensemble des informations
01:24:31révélées par ces enregistrements
01:24:32ont été vérifiées
01:24:34il n'y a eu aucun montage
01:24:35ou trucage
01:24:36qu'est-ce que vous comptez faire
01:24:38vis-à-vis de François Morel
01:24:40qui ose traiter
01:24:41des confrères
01:24:42sur une antenne
01:24:43devant des millions
01:24:44d'auditeurs
01:24:44de fils de pute
01:24:46et d'enculés
01:24:46alors réponse courte
01:24:50madame la directrice
01:24:51je serai obligé de conclure
01:24:52je m'excuse pour les députés
01:24:53qui viennent d'arriver
01:24:53mais on a déjà 20 minutes
01:24:54de retard
01:24:55sur le programme
01:24:55de nos auditions
01:24:56nous en avons 4 aujourd'hui
01:24:57donc une dernière question
01:24:58madame Yadant
01:24:59vous apportera une précision
01:25:00tout à l'heure
01:25:00et on pourra conclure
01:25:01je serai courte
01:25:03François Morel
01:25:04est un humoriste
01:25:05qui travaille
01:25:06sur France Inter
01:25:07depuis des années
01:25:08qui est sans doute
01:25:09l'humoriste
01:25:10et je dis ça
01:25:11avec tout le respect
01:25:11que je dois aux autres
01:25:12mais qui manie le mieux
01:25:13le langage
01:25:13et la langue française
01:25:14il fait preuve d'un esprit
01:25:16de finesse
01:25:17et d'un sens de la rhétorique
01:25:18qui est assez unique
01:25:21je dois dire
01:25:22et donc lorsqu'il emploie
01:25:22ces mots là
01:25:23il sait très bien
01:25:24ce qu'il fait
01:25:25vous l'avez dit
01:25:26et vous le savez
01:25:27François Morel
01:25:27est un humoriste
01:25:28ça n'est pas un journaliste
01:25:30de la rédaction de France Inter
01:25:31ni un producteur de France Inter
01:25:32c'est un humoriste
01:25:33qui tous les vendredis matins
01:25:35depuis des années
01:25:35propose un billet
01:25:37dans lequel
01:25:38il livre
01:25:39une interprétation
01:25:41personnelle
01:25:42soit d'un fait de société
01:25:43soit une interprétation
01:25:44ou une définition
01:25:46d'un mot
01:25:46puisque c'est un amoureux
01:25:47de la langue
01:25:47ce jour là
01:25:48et je vous invite
01:25:49à réécouter la chronique
01:25:50parce que c'est très intéressant
01:25:51lorsqu'il emploie
01:25:52ces termes là
01:25:53et même
01:25:53vous aurez remarqué
01:25:54il ne dit même pas bonjour
01:25:55c'est le premier mot
01:25:56qu'il emploie
01:25:56c'est une insulte
01:25:57et en face de lui
01:25:59Ali Badou et Marion Lourd
01:26:00sont tout à fait désarçonnés
01:26:01parce qu'ils pensent
01:26:02que c'est eux
01:26:03qu'il est en train d'insulter
01:26:04si vous réécoutez la chronique
01:26:06à aucun moment
01:26:07ces insultes
01:26:08ne sont adressées
01:26:09aux détracteurs
01:26:11en question
01:26:12je vous invite
01:26:14à la réécouter
01:26:14c'est pour ça
01:26:15que je loue
01:26:15le sens
01:26:16de sa maîtrise
01:26:17de la langue
01:26:17parce qu'il emploie
01:26:18dans mon souvenir
01:26:20il faudrait réécouter
01:26:20la chronique
01:26:21mais le conditionnel
01:26:22il formule les choses
01:26:24de telle façon
01:26:25qu'à aucun moment
01:26:26ces mots là
01:26:27ne puissent être perçus
01:26:28comme une insulte
01:26:29directement adressée
01:26:30aux personnes
01:26:31que vous citez
01:26:32c'est le propre
01:26:33d'une chronique humoristique
01:26:34de relever
01:26:34non seulement
01:26:36la liberté d'expression
01:26:37mais de la liberté
01:26:37de manier le langage
01:26:38avec subtilité
01:26:39et ces insultes là
01:26:41sont des caricatures
01:26:42elles sont employées
01:26:43à dessein
01:26:43pour secouer
01:26:44pour provoquer
01:26:45ce que fait l'humour
01:26:46qui traditionnellement
01:26:47dérange
01:26:48réécoutez la chronique
01:26:49vous verrez
01:26:50qu'elles ne sont pas
01:26:50directement adressées
01:26:51aux personnes
01:26:51que vous citez
01:26:52voilà donc
01:26:53pour cette audition
01:26:53de la directrice
01:26:54de France Inter
01:26:55devant la commission
01:26:57d'enquête
01:26:57chargée de faire la lumière
01:26:59sur la question
01:27:00de la neutralité
01:27:01de l'audiovisuel public
01:27:03sur LCP
01:27:04on suit
01:27:04les différentes auditions
01:27:06devant cette commission
01:27:07depuis sa création
01:27:09vous pouvez retrouver
01:27:10cette séquence
01:27:11sur lcp.fr
01:27:12je vous dis
01:27:13à très bientôt
01:27:14au coeur
01:27:14de l'Assemblée Nationale
01:27:15ciao ciao
01:27:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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