00:00L'écologie, au niveau municipal, elle se loge dans le quotidien des gens.
00:06Concrètement, pour nous, l'écologie ça veut dire une ville plus verte, donc plus fraîche,
00:09mais aussi plus belle. Ça veut dire une ville où les enfants sortent dehors, à la crèche,
00:13à l'école. Moi, j'oppose une posture de l'élu qui n'est pas dans le jugement,
00:16pas dans l'enjonction, mais dans le faire ensemble, dans le fait de prendre les gens
00:21là où ils en sont, les acteurs du territoire là où ils en sont, les entreprises, les associations,
00:25et les embarquer, en tout cas embarquer toutes celles et ceux qui font un chemin sincère vers l'écologie.
00:30Moi, je plaide pour un État qui soit exigeant, un État planificateur en matière de transition écologique,
00:44parce que c'est une question d'égalité entre territoires. Par exemple, le zéro artificialisation net,
00:48c'est essentiel et on a vraiment besoin que tous les territoires soient logés à la même enseigne.
00:52Mais nous avons besoin, nous collectivités, de moyens pour mettre en œuvre ces exigences en matière
00:57d'écologie. Par exemple, le fonds vert qui avait été lancé en 2024 a été doté de 2,5 milliards d'euros.
01:01Cette année, le projet de loi de finances prévoit 650 millions d'euros. Donc il a été divisé par 4 en 2 ans.
01:07Or concrètement, ce fonds, c'est ce qui nous permet de ne pas rogner sur la qualité environnementale
01:10les bâtiments dans nos investissements. L'eau est une préoccupation et c'est la préoccupation
01:15numéro 1 des habitants des territoires au niveau local, devant par exemple la police municipale.
01:23Des enjeux de rareté de la ressource pour près d'un tiers des Français, quasiment 30% également aussi
01:29sur la qualité de l'eau, bien loin devant la thématique du prix qui est seulement 4%.
01:34Préserver la ressource, c'est un sujet qui va dans la bonne direction. Travailler sur le rendement de
01:38réseau, baisser les fuites, ça va dans la bonne direction. Il faut adapter et trouver le compromis
01:45local des différentes parties prenantes qui va permettre d'avancer.
01:50En 2016, la Seine et Lière se sont rappelés à nous avec un phénomène de crues qui a inondé
01:55jusqu'à près de 2 mètres de hauteur 3 quartiers, parce que j'ai vraiment 3 quartiers qui sont très touchés.
02:00Ça a des conséquences lourdes sur le quotidien, sur les assurances, sur la réhabitation des
02:05logements, sur les problèmes d'assainissement. Donc il faut, c'est pas anodin quand on a une
02:09crue sur un secteur quel que soit, l'augmentation du niveau des eaux. Donc les familles elles sont devenues
02:14très très conscientes de l'enjeu climatique.
02:17L'idée reçue la plus dangereuse sur le niveau local et sur l'écologie locale, c'est que ça
02:22n'aurait pas d'importance, c'est que ça n'aurait pas d'impact et que face à certains
02:26renoncements de grands États comme les États-Unis, que face à l'actualité au fond, ce que l'on
02:33pourrait faire au niveau local n'a pas beaucoup d'importance. Rien n'est plus faux quand je me
02:37déplace en France ou en Europe, quand je vois toutes les solutions qui sont développées
02:41dans les entreprises, dans les collectivités, dans la société civile et qui gagneraient à être
02:46mieux connues, à être massifiées de manière à faire baisser leurs coûts. Quand je vois
02:51le déploiement des énergies renouvelables dans le monde qui aujourd'hui dépasse toutes
02:55les prévisions, il y a évidemment également aussi des raisons d'espérer.
02:59Le fait maison, ce qui est formidable, qu'on le fasse pour soi-même ou qu'on le fasse à titre
03:02professionnel, ça nous garantit finalement la transformation du produit. Un, de sourcer des produits
03:08de qualité, deux, de les transformer et de pouvoir les proposer pour donner du plaisir et de l'émotion
03:13aux personnes qui vont les déguster. Ça c'est très important parce que ça évite cette industrialisation
03:19ou sur-industrialisation de l'action de manger. Et ça fait, cette sur-industrialisation nous ramène à être
03:27des consommateurs et plus des mangeurs. Or qu'il faut absolument revenir au statut de mangeur
03:33qui est beaucoup plus sain pour la planète et pour nous-mêmes. Dans nos écoles, là nous travaillons
03:37avec des gens qui sont très éloignés d'un projet métier, et bien finalement nous avons de plus en plus
03:41de demandes de gens qui veulent devenir cuisiniers, boulangers, pâtissiers et qui ne s'intéressaient
03:46pas au départ à ces métiers. Donc ça c'est bon signe, ça veut dire qu'on reprend conscience que finalement
03:52manger sur cette planète est un acte militant.
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