Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 semaines
Emission mystères 28 mai 1993

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00De l'antiquité à nos jours, on rapporte plusieurs cas d'un phénomène étrange.
00:07Des corps humains réduits en cendres qui auraient pris feu soudainement.
00:11Sans explication. C'est ce qu'on appelle la combustion humaine spontanée.
00:16Jadis on pensait que le feu du démon dévorait le corps des alcooliques et des êtres immoraux.
00:20Ce mystérieux feu consomme ses victimes sans que le décor qui les entoure ne s'enflamme.
00:25Pourquoi un corps détruit par le feu ne propage pas la combustion aux organes combustibles
00:34comme du papier, donc quelque chose de fragile, qui se trouve à proximité ?
00:38Là on ne comprend pas.
00:40Alors que dans une combustion classique, je vous prie de croire qu'un journal froissé à 50 cm d'un foyer naissant
00:47indiscutablement va brûler rapidement. Et là ce n'est pas le cas.
00:51Vous savez en matière scientifique, il y a beaucoup de choses qu'on ignore totalement.
00:55Donc quand on ne comprend pas, on dit je ne comprends pas.
00:59On ne peut pas expliquer en l'état de l'enquête le mode de combustion ou le mode d'inflammation
01:06de telle et telle chose ou de tel cadavre. C'est tout, on s'arrête là.
01:10Au mois de mai 1977, à Huruf, un petit village situé à quelques kilomètres de Nancy,
01:17la vie suit son cours.
01:18Ginette Kachemirzak est veuve. Elle a perdu son mari qui a péri dans d'atroces souffrances
01:32à la suite d'un coup de grisou.
01:34Seule, elle vient régulièrement passer quelques jours chez son fils Alain, instituteur au village.
01:39Mme Kachemirzak n'avait pas réussi à se remettre de la mort de son mari.
01:48C'était une femme qui était triste, c'était une femme qui se sentait seule,
01:51qui se sentait abandonnée et qui voyait sa vie petit à petit se refermer
01:55à partir du moment où ses enfants prenaient leur envol, notamment par le mariage.
01:59Salut les fifis. Ils ont soif les fifis.
02:13Ici, tous les habitants ont l'habitude de se coucher de bonne heure, car la journée
02:17à l'usine de cristallerie commence à 5 heures du matin. Ainsi, Mme Salleur, la voisine
02:21de palier de Mme Kachemirzak, se met au lit à 20h30.
02:29Elle s'endort paisiblement sans se douter que quelque chose de terrible se prépare.
02:59Au petit matin, Mme Salleur est brusquement tirée de son sommeil par une épaisse fumée
03:25qui envahit son appartement. L'odeur est insoutenable.
03:30C'est quoi on fait ?
03:32À l'arrêt du bus, Mark Young, pompier volontaire, est alerté par les cris de Mme Salleur.
03:41Il doit briser la vitre pour pénétrer dans l'appartement dont la porte est fermée
03:46à double tour. Ce que Mark va découvrir, il ne l'oubliera jamais.
03:50Le corps, il avait toutes les deux jambes. Les deux jambes, le bas de la robe. Elle avait
04:00ses claquettes qui étaient restées à 10 cm peut-être, qui étaient tombées. Elle
04:05était tombée à la reverse sur le dos. Il lui restait juste un bras. Et puis les deux
04:10jambes étaient intactes. Les chaussures n'étaient même pas noircies.
04:13Quelques heures plus tard, la gendarmerie de Colombelle et Belle ouvre une enquête sur
04:19la mort mystérieuse de Mme Kasmirzak. En effet, les gendarmes constatent qu'il n'y a
04:24aucune trace d'incendie pouvant expliquer l'état du corps de cette femme à moitié réduit
04:29en cendres.
04:31Et c'est la première des choses que vont faire les gendarmes. Ils vont décrire les lieux,
04:35ils vont décrire notamment tous les objets qui se trouvent dans chaque pièce, l'état
04:40de ces objets. Mais les gendarmes ne sont pas des spécialistes des problèmes d'incendie
04:46ni, évidemment, ne sont pas des médecins légistes. Le juge d'instruction va à ce moment-là
04:50demander à ce qu'il y ait des experts qui viennent. Et il va demander à ces experts
04:56qu'est-ce qui a pu provoquer l'état dans lequel on a trouvé le cadavre.
05:00A son arrivée, l'expert judiciaire procède à son tour à un état des lieux. Mais déjà,
05:09il s'interroge sur certains éléments troublants qu'il constate.
05:12On va trouver les deux canaris dans leur cage de mort, mais ils ne sont pas brûlés, ils
05:20ne sont pas noircis par de la fumée. Ils ont simplement été certainement asphyxiés
05:25par la fumée, mais sans être noircis. Ce qui est là aussi quelque chose de bizarre
05:30à partir du moment où tout le reste des murs est plein de noir de fumée.
05:33L'expert incendie a essayé de comprendre comment le feu avait pu prendre d'abord et
05:46comment ensuite il avait pu brûler à un tel point Mme Cachemersac. Ensuite, il y a eu
05:51des analyses de fait sur les traces trouvées sur les murs et sur une partie du soutien-gorge
06:00de Mme Cachemersac qui avait été trouvée.
06:04Sur le bras, il n'y avait même pas de cloque, donc de brûlure au deuxième degré. Alors
06:09qu'il y a eu quand même une chaleur importante en proximité. C'est des choses qu'on n'arrive
06:13mal à comprendre. Comme si le feu minait le corps et se concentrait, si vous voulez,
06:21dans un espace restreint sur le corps de l'individu et à l'intérieur et en profondeur.
06:26Alors que les dents de la victime ont disparu, l'expert retrouve son alliance intacte.
06:33Elle n'est même pas déformée par la chaleur.
06:36La cuisinière était un élément qui était important puisqu'il y avait une bouteille
06:47de butane. Cette bouteille de butane était fermée et les boutons de la cuisinière étaient
06:52fermés. Donc a priori, pas de flammes de ce côté-là. Par contre, on a trouvé une
06:57bombe insecticide. Elle était tombée sur le sol, la bombe elle-même était tombée
07:05sur le sol et le bouton pressoir était lui sur la gazinière. Ce qui est intéressant
07:15pour cette bombe, c'est qu'il y avait du noir de fumée sur la haute, sauf sur l'emplacement
07:20où se trouvait la bombe. Ce qui voudrait dire a priori que cette bombe n'a rien à voir
07:24avec la mort de Mme Cachemervec.
07:28Consciencieusement, l'enquêteur inspecte chaque recoin de l'appartement pour trouver
07:32un indice. Il est particulièrement intrigué par une robe en très bon état, presque neuve,
07:37qu'il retrouve dans la poubelle.
07:39La question qu'on se pose, c'est suicide, c'est accident, c'est meurtre, c'est autocombustion.
07:48Donc il fallait essayer de trouver les personnes qui avaient les derniers vues ou entendues
07:55Mme Cachemervec.
07:57Étape par étape, la gendarmerie tente de reconstituer l'emploi du temps de Ginette
08:02Cachemervec avant le drame. D'après les dépositions, elle était toujours en vie à 19h30
08:08puisque Éric Léonard l'a vue.
08:20Qui est là ?
08:23Oui ?
08:24Bonsoir madame.
08:25Qu'est-ce que c'est ?
08:26Elle est là ?
08:27Non, il est à Nancy.
08:28Je pensais.
08:28Non, non, non. Demain, il rentre demain.
08:31D'accord. Bon.
08:32Au revoir.
08:32Les témoins ont aussi donné quelques indications sur les habitudes et la personnalité de la victime.
08:41Elle avait très peur des insectes et utilisait fréquemment des bombes insecticides.
08:46C'est en général vers 20h que Mme Casmirzak faisait sa toilette avant d'aller se coucher.
09:01Et pourtant, ce soir-là, elle va bizarrement changer ses habitudes.
09:06Elle va jeter sa robe neuve dans la poubelle.
09:09Puis s'habiller comme si elle devait recevoir une visite ou sortir.
09:20À 20h20, Jean-Michel Chion et Michel Potier se rendent à l'appartement.
09:25Ils ont besoin de peinture pour la préparation d'une fête communale
09:28et viennent naturellement faire appel à l'instituteur du village.
09:31Il est là ?
09:32Oui, bonjour, c'est Jean-Michel. Est-ce que Alain est là ?
09:35Alain, il est à Nancy. Revedez demain.
09:37Bon, ben, on reviendra demain alors.
09:39J'étais parti voir M. Casmirzak.
09:41C'est sa mère qui m'a répondu.
09:43Mais elle ne m'a pas répondu vers la porte.
09:45Elle m'a juste répondu que son fils n'était pas là.
09:49La gendarmerie m'ont appelé à la mairie.
09:53Comme j'avais été discuté, enfin j'avais discuté avec la femme-là,
09:56à travers la porte, puisqu'elle n'a pas ouvert.
09:59Et puis bon, d'après la gendarmerie,
10:02je serai le dernier à avoir parlé à la femme-là.
10:03Le parquet de Nancy a prononcé une ordonnance de non-lieu
10:07concernant la cause et l'origine de la mort de Mme Casmirzak.
10:11Mais pour certains, le phénomène de combustion humaine spontanée
10:14s'explique par l'effet bougie.
10:16Un corps humain brûle mal spontanément.
10:19Si vous essayez d'enflammer avec un briquet ou un chalumeau un corps humain,
10:23c'est très difficile à brûler.
10:24Ça va s'enflammer un tout petit peu au niveau de la graisse, mais mal.
10:28Et par contre, si la graisse imprègne un tissu,
10:31un autre tissu un petit peu plus solide et moins combustible,
10:35là, il y aura cet effet bougie.
10:37La mèche va permettre la combustion.
10:39Ça, on le comprend.
10:41Mais ce qu'on comprend mal, c'est qu'une autre partie du corps,
10:45notamment les jambes revêtues de bas,
10:48ne soit pas affectée par la chaleur.
10:50Alors qu'il se trouve à quelques centimètres d'un foyer profond.
10:56La combustion profonde du corps.
10:58C'est ça qu'on ne comprend pas.
11:00Certains psychiatres avancent une autre explication.
11:03Une personne en état de dépression extrême
11:05pourrait prendre feu spontanément de l'intérieur.
11:08Il s'agirait donc d'une sorte de suicide inconscient.
11:13Madame Cachemersac était fragile,
11:15puisqu'elle avait fait deux fois des tentatives de suicide
11:18notamment par le gaz.
11:24Les spécialistes sont divisés.
11:27Effet bougie, suicide psychique,
11:29l'autocombustion humaine demeure aujourd'hui encore un mystère.
11:33Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations