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  • il y a 2 mois

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00:00Bonsoir Antoine et André, chef du service politique du journal du dimanche.
00:04Bonsoir Eleonore Carroir, merci d'être avec nous ministres délégués chargés de la francophonie
00:09et des partenariats internationaux et des français de l'étranger.
00:13Je le disais tout à l'heure pendant le journal, 700 emplois menacés
00:16et quand je dis menacés c'est un dos euphémisme chez Brandt
00:19qui est le dernier fleuron de l'électroménager, du gros électroménager français.
00:24Comment vous qui vendez la France à l'étranger, vous êtes la ministre de la francophonie,
00:28vous êtes celle qui va dire qu'en France ça marche, on a des start-up, on a Choose France, on a plein de trucs
00:35et là c'est quand même un séisme de plus dans l'industrie française.
00:43Évidemment que je regarde la situation avec inquiétude et que je pense d'abord aux salariés
00:47et à tous ceux qui sont dans l'incertitude en ce moment
00:51mais je regarde aussi l'importance de protéger nos entreprises,
00:55l'importance aussi de continuer à investir à l'international et de les aider à s'internationaliser.
01:00Là je rentre d'Afrique où on investit avec des entreprises françaises
01:04qui construisent le métro d'Abidjan, le Transgabonais
01:07et je vois toutes les critiques qu'il peut y avoir en France sur justement cette internationalisation
01:11et je leur réponds que c'est important de continuer à créer des emplois en France
01:15notamment par tous ces projets.
01:17Mais ça veut dire qu'il y a des choses qu'on sait faire et des choses qu'on ne sait plus faire typiquement,
01:20ce sont des modèles, des business models d'il y a d'un temps, du XXe siècle
01:25qu'il faut abandonner aujourd'hui, qu'il faut avoir le courage d'abandonner ?
01:27Moi je pense qu'il faut être très lucide sur ce qui est en train de se passer aujourd'hui.
01:30Vous avez des grandes puissances qui sont en train d'être extrêmement protectionnistes avec leurs entreprises
01:35et je pense qu'aujourd'hui, notamment pour un pays comme la France
01:38qui investit, qui est présent à l'étranger, il faut accompagner ces entreprises,
01:43il faut les aider à remporter les appels d'offres.
01:45Non mais je suis en train de vous dire que ça c'est important et qu'il faut le faire.
01:48Et ça c'est, de mon point de vue, et de Brandt, ce qu'on peut voir aussi c'est,
01:52regarder les chiffres, se dire que la France reste un pays très attractif pour les investisseurs.
01:56C'est depuis la sixième année consécutive, le pays qui attire le plus d'investissements étrangers en Europe.
02:02Vous avez Ford qui est en train de regarder le nord de l'Europe,
02:04vous avez aussi des bonnes nouvelles, on ne va peut-être pas en parler ce soir.
02:06Mais évidemment que...
02:07Pourquoi on n'en parlerait pas ?
02:08Effectivement, il y a Ford et Renault qui vont s'associer pour produire des voitures.
02:13Pour produire des voitures dans le nord de la France, dans des régions où ça va créer des emplois.
02:17Mais sur Brandt, moi honnêtement ce que je vous dis c'est que je regarde les employés, les salariés,
02:21je pense qu'il faut effectivement suivre de très près ce qui est en train de se passer,
02:26accompagner au plus les entreprises et de manière générale,
02:28puisque vous parlez avec une ministre déléguée en charge des partenariats et qui est au Quai d'Orsay,
02:33moi je dis il faut soutenir nos entreprises dans leur internationalisation,
02:36il ne faut pas avoir peur de leur demander de nous accompagner lorsque l'on va investir à l'étranger.
02:41Non mais là vous parlez du métro en Afrique et tout ça,
02:44mais il y a toute une partie de la consommation courante
02:49où on a vraiment voulu privilégier le consommateur avant le travailleur,
02:54faire que les prix ne soient pas chers,
02:55qu'avec des petits salaires on puisse s'offrir tout ce dont on avait envie.
02:59Et donc on a ouvert grandes les frontières aux Chinois qui protégeaient leur industrie
03:04et qui nous envoyaient des produits hors concurrence
03:08et qui peu à peu marchent aussi bien que les produits français,
03:12en l'occurrence Brandt c'est une très bonne marque,
03:15mais qui était évidemment plus chère pour acheter.
03:18Voilà, on paye aujourd'hui...
03:21Pardon, c'est un genre...
03:22Non mais vous en étouffez tellement la situation est grave.
03:24Je m'en étouffe tellement c'est grave et c'est ça,
03:26c'est une politique où on ouvrait des supermarchés pour vendre quoi ?
03:29Si je peux, avant que vous répondiez Madame la Ministre,
03:34tempérer le diagnostic de Catherine,
03:37Seb est un champion français d'électroménager
03:39qui est leader dans son secteur et qui fonctionne très bien,
03:41notamment parce qu'il a conquis des marchés à l'international.
03:45Et notamment au Japon.
03:46Et aux Etats-Unis sur des produits ménagers
03:48qui sont utilisés là-bas et qui ne sont pas utilisés en France
03:51et avec cette capacité de diversifier ses gammes
03:54et de s'adapter à des marchés étrangers qu'il est allé conquérir.
03:57Donc, certes, on peut pointer du doigt la responsabilité
04:01en partie de choix stratégiques français
04:04qui ont privilégié une économie de service,
04:08une économie à très haute valeur ajoutée,
04:11mais il y a aussi des politiques industrielles
04:13qui sont mises en oeuvre par des dirigeants d'entreprises
04:14qui parfois se trompent.
04:16En fait, la question c'est de savoir
04:18à quelle dose le gouvernement accompagne ?
04:22A quelle dose le gouvernement ?
04:24En l'occurrence, ce n'est pas votre portefeuille,
04:25mais vous connaissez très bien ces sujets-là,
04:27et c'est pour ça que je me permets de vous interroger,
04:28Alenor Carval, là-dessus,
04:30c'est à quel point on se dit
04:31« Tiens, on va accompagner, on va donner des idées,
04:34on va participer, on va participer au rayonnement ».
04:36Là, en l'occurrence, vous accompagnez des entreprises
04:38qui sont des entreprises privées et publiques,
04:41mais bon, un peu les deux, à l'international.
04:42Et des PME et des ETI.
04:44Et je leur dis « Allez voir ce qui se passe à l'international,
04:47continuons d'investir »
04:48et quand vous avez des prêts qui sont accordés par l'État français,
04:53où il y a ensuite des entreprises qui remportent des marchés,
04:55je dis « Sortons de la naïf, c'est qu'on a aujourd'hui des géants
04:58qui soutiennent de manière parfois très protectionniste leurs entreprises.
05:02Moi, je pense qu'il faut continuer à soutenir nos entreprises,
05:05qu'il faut travailler sur notre compétitivité,
05:07qu'il faut travailler aussi sur tout ce qui fait qu'aujourd'hui,
05:10encore, avec le climat que nous avons,
05:12avec le débat budgétaire en cours,
05:14avec tout ce qui est en train de se passer,
05:15vous avez des entreprises qui regardent et qui veulent investir en France.
05:17Pourquoi ? Parce qu'en France, on a quand même des gens qui sont très bien formés,
05:20parce qu'on a des infrastructures,
05:21parce qu'on a des hôpitaux,
05:23parce qu'on a des services publics.
05:25Alors tout ça, nous, les Français, on se dit « Ça devrait marcher encore mieux ».
05:28Mais vous voyez que vous avez des entreprises qui se disent
05:30« C'est toujours attractif ».
05:31On est aussi un pays de râleur,
05:32on est aussi un pays avec des lacunes,
05:34on est un pays cher sur le coût du travail.
05:36C'est ça, c'est le vrai sujet.
05:37Le débat budgétaire quand même qui se pose là.
05:39Le nombre de fois où on a dit « On va réduire ou carrément annuler les impôts de production »,
05:43ça n'est toujours pas...
05:43Là, aujourd'hui, le tissu économique français,
05:46alors il se trouve que j'ai interviewé ce matin le patron du MEDEF,
05:49une interview apparaît dans le JDD dimanche,
05:51le patron du...
05:52Super teasing.
05:52Les patrons.
05:53On l'ira.
05:54Et qui alerte sur le fait que,
05:56plus encore que l'année passée,
05:58les entreprises aujourd'hui risquent d'être mises à contribution fiscalement
06:02de façon extrêmement lourde.
06:04C'est-à-dire qu'il risque d'y avoir un enchérissement de la taxe
06:07qui devait être provisoire sur les très grands groupes,
06:10qui pourrait tendre vers les 8 milliards d'euros.
06:12On était plutôt autour de 6-5 l'année dernière.
06:15La taxe sur les produits financiers,
06:20c'est aussi quand on considère que les plans épargnés en action
06:23ou que les assurances vie ne financent pas l'économie française,
06:25on fait quand même une erreur d'appréciation.
06:27Or, la fiscalité a été renforcée
06:29et le coût du travail est extrêmement lourd.
06:31Donc ça, ce sont des handicaps sur lesquels,
06:33vous, au gouvernement, vous devriez être plus attentifs
06:35et ça faisait partie des engagements d'Emmanuel Macron.
06:38Aujourd'hui, ce deal-là a été brisé.
06:41et il est en train d'être brisé.
06:43Et sur lesquels il y a beaucoup d'efforts qui ont été faits
06:45parce qu'il y a eu un allègement du droit du travail
06:47qui a été considérable.
06:48Moi, je suis avocate, je l'ai vu,
06:49ne serait-ce qu'en termes de réduction des normes,
06:51de la possibilité d'avoir des ruptures amiables,
06:55de la flexibilité.
06:56Il fallait aller encore plus loin.
06:58On s'est retrouvés en 2022 sans majorité.
07:00On se retrouve aujourd'hui dans une assemblée
07:01qui fait des compromis et qui construit des taxes.
07:03Je ne sais pas si on en dira un mot.
07:04Allez-y, c'est l'objet d'ailleurs de la question d'Antonio.
07:07C'est-à-dire qu'on a fait des compromis
07:09et on s'est assis sur les promesses d'Emmanuel Macron.
07:11Je suis d'accord avec vous.
07:12Parce qu'on n'a pas les moyens politiques de faire...
07:14Absolument.
07:14Et on a avancé sur un certain nombre de sujets.
07:16Et c'est pour ça, quand je vous dis
07:18qu'on est le pays qui attire le plus d'investissements étrangers,
07:20c'est un fait.
07:21Ça peut vous surprendre,
07:22dans le contexte dans lequel on est,
07:23mais c'est réel.
07:25On peut se demander pourquoi c'est le cas.
07:26Je pense qu'il y a beaucoup de choses.
07:27Les derniers chiffres sur l'attractivité
07:31montrent le début d'un déclin.
07:33C'est-à-dire que c'est une attractivité qui s'émousse.
07:35Mais le débat fiscal actuel
07:37n'est pas de nature à relancer cette attractivité.
07:39Donc oui, c'est vrai qu'il y a eu des efforts de fait,
07:41mais ce qu'il a acquis,
07:43Emmanuel Macron,
07:44ce qu'il a permis d'acquérir l'économie française
07:47sur le premier quinquennat,
07:48risque de s'éteindre sur le second.
07:50Ce qui l'entraverait réellement
07:52et de manière assez durable,
07:54c'est si on n'arrivait pas à sortir
07:55de cette période de blocage politique.
07:58C'est pour ça que,
07:59même si évidemment,
07:59moi, il y a plein de choses
08:00qui sont en train d'être débattues à l'Assemblée en ce moment
08:02avec lesquelles je suis en profond désaccord
08:04et le PLFSS qui a été adopté il y a deux jours,
08:07il y a énormément de choses
08:08avec lesquelles je ne suis évidemment pas d'accord.
08:10Je suis quand même très contente
08:11qu'on ait pu adopter un PLFSS,
08:13qu'on avance vers l'adoption d'un budget.
08:15Je l'espère, il faut qu'on adopte un budget
08:17parce que vous demandez à n'importe quel chef d'entreprise,
08:20étranger ou français,
08:21ce qui est le plus problématique,
08:23ce qui cause le plus d'incertitudes,
08:24c'est de ne pas savoir, c'est de l'instabilité.
08:26Et là, c'est quand même un message important
08:28à transmettre à un certain nombre de groupes politiques
08:30qui se disent, en fait,
08:31on peut aller de l'avant
08:32et renverser la table
08:33et chercher le chaos
08:34et faire des élections anticipées
08:36et finalement se dire que tout ça n'est pas grave,
08:38tout ça a un coût.
08:39Et à un moment donné,
08:40lorsque vous avez des marges de manœuvre
08:42qui sont réduites
08:43parce que vous n'avez pas de majorité,
08:44parce que vous avez 11 groupes politiques
08:46à l'Assemblée nationale,
08:47parce que vous devez trouver des majorités
08:49texte par texte,
08:50amendement par amendement,
08:51et bien moi, le message que j'envoie aujourd'hui,
08:53c'est adoptons un budget,
08:55avançons,
08:56protégeons nos entreprises,
08:57protégeons les Français,
08:58protégeons nos services publics,
09:00et ça, on a un chemin pour le faire,
09:02mais c'est un chemin qui est délicat.
09:04Voilà, on veut un budget,
09:06et ça sera un lâche soulagement,
09:08alors qu'on sait qu'il peut être tout à fait nocif,
09:11au contraire, pour nos entreprises,
09:12et on peut craindre le pire.
09:14Et quand vous dites qu'il faut une majorité nouvelle,
09:16mais ça, ça ne sera pas possible
09:17avant 2017.
09:19Avant 2017.
09:20Avant 2017, pardon, 27.
09:23Oui, et surtout,
09:24là où on se dit que,
09:26je pense,
09:28d'après ce que j'entends,
09:29aussi dans les couloirs,
09:30de l'Elysée, de Matignon,
09:32c'est qu'on se dit que des choses ont été actées,
09:35mais que c'est provisoire qu'on va pouvoir revenir dessus,
09:37la plupart du temps, pardonnez-moi,
09:39quand on a acté quelque chose,
09:41c'est très difficile de revenir dessus.
09:42C'est malin, celui qui, par exemple,
09:44pourra revenir sur la suspension de la réforme des retraites,
09:46imaginer le programme électoral
09:48de l'homme ou de la femme politique
09:50qui dira, bah tiens,
09:51moi, dans mon programme,
09:52je vais remettre le débat sur les retraites
09:55alors qu'il a été suspendu.
09:56Il faudra nécessairement...
09:58Ah, il faudra.
09:58Ça, c'est du Yafaa...
09:59Non, non, non, c'est pas du Yafaa Faucon.
10:00Non, non, pas du tout.
10:01Il faudra absolument que les Français
10:03se prononcent de manière claire
10:04lors des prochaines présidentielles et législatives,
10:08non seulement sur la réforme des retraites
10:09qui a été suspendue,
10:10mais généralement sur comment est-ce qu'on finance
10:12un système de retraite
10:13alors qu'on a une démographie
10:15qui est complètement inversée,
10:16avec une population qui, aujourd'hui,
10:17part à la retraite,
10:18qui est beaucoup plus importante
10:19que la population qui travaille,
10:20avec en plus des propositions
10:21qui, parfois,
10:23semblent complètement déconnectées,
10:24de finalement réduire le temps de travail.
10:26J'entendais encore un député qui disait
10:28à 15h ou que sais-je.
10:30Ça, c'est un vrai débat.
10:31Et moi, mon opinion personnelle,
10:33c'est qu'il faut travailler davantage,
10:34travailler plus longtemps,
10:35travailler dans des meilleures conditions,
10:37rééquilibrer cette charge.
10:38Présenter un programme présidentiel,
10:39Léonore Carrois ?
10:40Moi, pour l'instant...
10:41Vous aurez peut-être des voix à droite
10:44pour ceux qui veulent l'allongement
10:46de la durée du travail ?
10:47Peut-être semenière, d'ailleurs,
10:49et pneumadaire ?
10:50Regardez les amendements
10:51qui sont proposés
10:52de part et d'autre aujourd'hui.
10:54Moi, je veux bien,
10:54mais enfin, il y en a eu 1800
10:55sur le dernier truc, donc...
10:57Donc, je comprends
10:57que vous ne vouliez pas rentrer
10:58dans le détail.
10:58Je fais déjà mon boulot
10:59si je fais en plus celui de parlementaire.
11:01Non, mais ce qui est important
11:02pour le coup sur ce débat budgétaire,
11:04ce qui est intéressant
11:04et ce qui est nouveau,
11:05c'est que le Premier ministre a dit
11:07c'est le Parlement qui va décider,
11:09qui va porter un texte
11:10et ce texte, finalement,
11:11on a réussi à le construire
11:12alors que c'était quand même
11:13pas du tout gagné d'avance.
11:15149.3, vous avez un PLFSS
11:16qui est en face d'être adopté.
11:18Moi, j'attends de voir le PLF.
11:19Oui, le PLF aussi.
11:20Le PLF, il va falloir trouver...
11:23Oui, mais c'est en train d'être fait
11:24et pour la première fois
11:25depuis qu'il n'y a pas de majorité
11:26absolue à l'Assemblée nationale,
11:28cette méthode,
11:29la méthode Le Cornu,
11:29elle est en train de marcher.
11:31On verra ce que ça donne.
11:32En attendant, Donald Trump,
11:33que vous connaissez bien
11:34pour plusieurs raisons,
11:35parce que vous êtes de cette région,
11:38aussi la représentante
11:39des Français de l'étranger
11:40dans cette région
11:41de l'Amérique centrale
11:43et donc, du coup,
11:45forcément, Trump,
11:45vous savez de qui il s'agit,
11:46il critique dernièrement
11:48dans une longue interview
11:50aux médias politico
11:51aux Etats-Unis
11:52la politique migratoire européenne,
11:55mais pas que,
11:55il pense que la civilisation
11:56va peu à peu disparaître
11:57si l'Europe ne fait rien.
11:59Si elle continue sur cette voie,
12:01l'Europe ne sera plus pareille
12:02et un bon nombre de ses pays
12:04ne sera plus viable.
12:05Leur politique migratoire
12:12est un désastre.
12:13Ce qu'ils font
12:14en matière d'immigration
12:14est un désastre.
12:16Nous aurions pu connaître
12:17le même désastre ici,
12:18mais j'ai réussi
12:19à tout stopper.
12:24Si vous regardez Paris,
12:25c'est un endroit bien différent.
12:27J'adore Paris,
12:28mais ce n'est plus
12:28le Paris que j'ai connu.
12:30La plupart des nations européennes
12:31se délabrent.
12:32Elles se délabrent.
12:33Je pense qu'elles sont faibles
12:34et je pense qu'ils veulent
12:36tellement être politiquement corrects
12:37qu'ils ne savent pas quoi faire.
12:39Ils veulent tellement
12:40être politiquement corrects
12:41que ça les affaiblit.
12:43Qu'est-ce que vous lui répondez
12:44l'européenne que vous êtes
12:45et l'honneur Carrois ?
12:47Moi, à ça,
12:48j'ai surtout envie de répondre
12:49avec l'Europe,
12:51avec une réponse
12:52de souveraineté européenne,
12:53de souveraineté française.
12:54En fait, on voit bien
12:55que ce sont nos alliés.
12:56Ce sont nos alliés
12:56depuis la Seconde Guerre mondiale,
12:58même avant les Etats-Unis.
12:59On voit bien
12:59qu'on a beaucoup dépendu d'eux.
13:01La France,
13:02avec le général de Gaulle,
13:03a réussi à se positionner
13:04très tôt
13:05avec une forme d'indépendance.
13:06Vous avez d'autres pays européens
13:07qui sont aujourd'hui
13:08très dépendants des Etats-Unis.
13:09Ce sont nos alliés,
13:10ça veut dire qu'il faut
13:10qu'on les écoute ?
13:11Ce sont nos alliés,
13:13vous pouvez parler
13:13avec qui vous voulez
13:16sur le plan militaire.
13:17On parle avec les Etats-Unis,
13:19on échange des informations.
13:20C'était nos alliés,
13:21je vous parlais
13:22de la Seconde Guerre mondiale
13:23et puis depuis,
13:23avec l'Europe.
13:24Là, il n'est pas question
13:24de questions militaires.
13:25Non, non, mais c'est important
13:27parce qu'on parle
13:27de la souveraineté.
13:28On parle de la souveraineté,
13:29du contrôle de nos frontières,
13:34de poser un diagnostic
13:35qui lui appartient.
13:37Mais moi, ma réponse,
13:38vous me demandez
13:38comment vous réagissez à ça,
13:39moi je vous dis
13:39plus de France,
13:41plus d'Europe,
13:41plus de souveraineté.
13:42Ça veut dire quoi ?
13:43Ça veut dire être capable
13:44de mener nos politiques
13:46concrètement sans les Etats-Unis.
13:48Ça veut dire être capable
13:48de nous défendre
13:49alors que la Russie
13:50envahit l'Ukraine.
13:51Mais vous ne lui répondez pas
13:52Donald Trump.
13:53Est-ce que le diagnostic
13:54qu'il fait sur la politique
13:55migratoire européenne
13:57est juste ou pas selon vous ?
13:58Moi, je pense qu'elle est basée
14:00sur aucun fait,
14:01qu'il est en train de donner
14:02son sentiment général à Politico.
14:03Je ne vais pas vous répondre
14:05sur quelque chose
14:05qui n'est pas étayé.
14:06Je peux vous répondre
14:07sur le nombre d'arrivées,
14:09je peux vous répondre
14:09sur le fait qu'il faut évidemment
14:10qu'on contrôle nos frontières,
14:11moi j'en suis convaincue.
14:12Donc vous êtes en partie
14:13d'accord avec lui ?
14:14Je ne sais pas ce que j'ai dit.
14:16Ce que moi je vous dis,
14:17c'est qu'aujourd'hui,
14:18il faut qu'on se donne
14:19les moyens d'être souverains.
14:20Et encore une fois,
14:20on revient au débat budgétaire
14:22qu'on avait avant.
14:22Si on veut pouvoir
14:23contrôler nos frontières,
14:24si on veut pouvoir avoir
14:25le nombre de policiers
14:25qu'on a prévu
14:26dans les différentes
14:27lois de programmation,
14:28si on veut pouvoir
14:29mettre en place
14:30notre loi de programmation
14:31militaire aussi,
14:32vous parlez de Trump,
14:33on parle aussi beaucoup
14:34de Trump sur les questions
14:35militaires et sur,
14:36je vous disais,
14:36c'était nos amis,
14:37donc on est parti.
14:37Là c'est la question migratoire.
14:38Aujourd'hui,
14:39Trump, il n'est pas en train
14:40de dicter nos politiques
14:41migratoires,
14:41il est en train de les analyser,
14:42de les regarder de loin.
14:44Oui, c'est important,
14:44c'est le président des Etats-Unis,
14:46c'est le président
14:46de la première puissance mondiale.
14:47Sur la question
14:47des politiques migratoires européennes,
14:49je ne pense pas
14:49qu'il soit directement concerné.
14:52Pourquoi pas ?
14:52Il fait la comparaison,
14:54il dit, nous aux Etats-Unis,
14:56on a fait le job,
14:57les Européens devraient le faire aussi.
14:58Mais parce que,
14:59pour cette raison
15:00que vous avez dit tout à l'heure,
15:01parce que ce sont nos alliés.
15:02Ça va dans les deux sens.
15:03Takes two to tango,
15:04pour parler anglais.
15:05Takes two to tango,
15:06but we're not dancing together.
15:07On n'est pas en train
15:08de danser avec Donald Trump
15:09aujourd'hui.
15:09On est bien sûr
15:10en train de danser
15:10avec Donald Trump
15:11puisqu'on a des accords avec lui,
15:13notamment de libre-échange,
15:13vous le savez aussi bien quoi.
15:14On est en train de définir
15:17quelles sont nos souverainetés.
15:18Et nos souverainetés,
15:19elles sont françaises et européennes.
15:19Mais on n'est pas en train
15:20de définir nos souverainetés
15:21chacun dans notre coin,
15:22Léonore Carroix.
15:22Mais on n'est pas en train
15:23de le faire avec les Etats-Unis,
15:24on n'est pas en train de dire
15:24aux Etats-Unis
15:25quelle est la politique migratoire.
15:26On peut voir ce que font les Etats-Unis.
15:27On peut voir qu'il a essayé
15:28de construire un mur
15:29et que ça n'a pas marché.
15:30Par exemple, vous voyez,
15:31on peut voir qu'il a...
15:32Là, vous me répondez.
15:33Moi, je vous dis...
15:34C'est une image.
15:35C'est une image,
15:36mais c'est un exemple.
15:37Je ne suis pas en train de vous dire
15:37que je critique
15:38ou que je valide
15:39ou que je ne valide pas
15:40ce que fait Donald Trump.
15:41Ce que je vous dis,
15:42c'est qu'aujourd'hui,
15:43il fait un commentaire.
15:45Vous trouvez qu'il n'a pas
15:46de leçons à donner, en gros ?
15:47En gros, moi, je vais vous dire...
15:49Je n'ai pas vraiment
15:50à réagir à ses propos.
15:51Alors, si vous n'avez pas à réagir,
15:52on va marquer une pause.
15:53Très bien.
15:53Le rappel des titres.
15:54Et on se retrouve dans un instant
15:55avec la ministre Léonore Carroix.
15:56A tout de suite sur Europe.
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