- il y a 2 mois
Retrouvez le replay de l'avant-course de la poursuite messieurs de la 1ère étape de la Coupe du monde de biathlon à Östersund du 07/12/2025.
Catégorie
🥇
SportTranscription
00:00...
00:00Le bonheur de partager un nouveau week-end de Biathlon avec vous.
00:12C'est un beau dimanche avec la Poursuite Femme
00:14qui vient d'offrir une 3ème place au classement général pour Camille Benet.
00:18Et voici Quentin Fillon-Maillet qui va s'élancer en 3ème position de la Poursuite Homme.
00:22C'est notre prochain événement.
00:23On en profite tous ensemble avec Alexis, Vincent, Anne-Sophie, Tanguy et Charles-Antoine sur place.
00:28Et bien on va filer justement sur le pas de tir avec cette image que Charles-Antoine nous va nous montrer.
00:33C'est beau la neige qui tombe.
00:34Tanguy, je sais que vous vous moquez parfois, mais là c'est magnifique cette neige qui tombe un petit peu plus encore.
00:42Oui ça y est, mais ça vous on peut le dire, ce sont des vrais flocons qui tombent.
00:45Jusqu'à il y a un quart d'heure, vingt minutes, on était sur la limite, plus neige, ça faisait de la pluie sur les manteaux.
00:50Là on a des vrais jolis flocons qui tombent.
00:53C'était très lent, les filles après la course disaient que c'était très dur de trouver des sensations sur cette piste.
00:59Si ça commence à poser des flocons en plus, ça va être un sacré chantier pour les garçons du côté de la piste.
01:05Et bien voilà, vous l'aurez eu.
01:07Il aura fallu attendre dimanche soir pour la vraie neige validée par Tanguy.
01:10Non mais il fallait quand même, voilà c'est le charme de l'hiver et du biathlon, cette neige qu'on attendait et qui est bien présente du côté d'Ostersund.
01:18On est comme des enfants, il n'en faut pas grand chose, un petit peu de neige et on est bien.
01:23Alexis, en revanche, les techniciens eux, ils ne sont pas comme des gosses en ce moment.
01:27Ça veut dire qu'on s'adapte comment à ces nouvelles conditions-là ?
01:30Ah oui, c'était une question d'ailleurs sur l'équipe Connect, Alexis, je vous la pose.
01:33Jusqu'à quelle heure on a le droit de changer le fartage des skis ?
01:39Jusqu'à tant qu'ils veulent, tant que les skis arrivent avant l'horaire indiqué pour le contrôle de fluors.
01:46C'est la seule étape maintenant.
01:48Avant, on pouvait changer jusqu'au départ.
01:50Des fois, on voyait des techniciens arriver en courant, passer devant tout le monde sur la ligne de départ pour venir donner les skis quand il y avait un changement de dernière minute.
01:57Là, désormais, la limite, c'est l'horaire de ce contrôle fluors.
02:01Et pour la neige, comment on s'adapte ?
02:05Ça dépend de l'information de la météo qu'on va avoir.
02:09C'est pour ça qu'on parle souvent du besoin d'avoir une équipe météo extrêmement précise
02:15parce que ça se joue des fois à un quart d'heure près, ça se joue parfois à deux degrés près où ça change tout.
02:20Et si on prend la météo usuelle que nous, on va avoir, sans dire qu'elle n'est pas performante,
02:23mais voilà, ce n'est pas poussé non plus zone par zone, degré par degré, ça ne marche pas.
02:30Parce qu'en fait, on va se faire avoir, on va toujours être à contre-courant de la réalité.
02:35Et donc, l'important, c'est vraiment d'avoir une cellule météo hyper précise pour pouvoir anticiper.
02:39Et plus vous avez anticipé, moins vous vous faites surprendre et plus c'est facile de prévoir le fartage.
02:44Les skis sont prêts avec l'image de Charles-Antoine Nora qui accompagne Tanguy.
02:47Oui, exactement. Vous voyez, au fur et à mesure, les skis des athlètes qui sont rajoutés là-bas dans la zone de départ,
02:57une fois qu'ils ont été testés au Fluor, donc ensuite plus possibilité d'aller rajouter des produits dessous.
03:04D'ailleurs, là, il n'y a plus un seul technicien qui tourne sur la piste.
03:07Ils sont tous dans les camions à terminer de farder les derniers skis, voire certainement, ils ont peut-être déjà terminé
03:13parce que les timings sont serrés et on voit, au fur et à mesure, les bénévoles ajouter les skis qui ont été testés.
03:19Ils sont testés dans un petit tunnel en dessous le stade et ensuite, ils sont ajoutés ici.
03:23Et chaque athlète vient chercher son ski et vient ensuite se placer sur la ligne de départ.
03:28Et on salue d'ailleurs les techniciens dans le camion puisqu'ils regardent souvent la chaîne pendant les courses de biathlon.
03:35Un travail évidemment remarquable, comme à chaque fois, un investissement colossal pour permettre aux biathlètes français d'être le plus performants possible.
03:43Siegfried Mazet qui donne ses consignes, au dossard jaune, Johan Olav Botten qui, pour l'instant, est celui qui succède à Johannesbeu, Anne-Sophie.
03:52Eh bien, découvrons ensemble les écarts de cette folle poursuite qui nous attend.
03:55Avec Johan Olav Botten qui aura un tout petit matelas, 11 secondes d'avance sur Martine Houldal et 14 sur Quentin Fillon-Maillet.
04:04On l'a vu tout à l'heure chez les femmes, Océane Michelon, revenir assez facilement sur Anna Magnusson.
04:08On espère que ce sera également le cas pour notre premier français sur Martine Houldal, histoire de se retrouver ensemble sur la piste
04:14et de travailler conjointement pour retrouver Johan Olav Botten, peut-être dès le premier tir.
04:21Parce que vous allez le voir ensuite, il y a 10 petites secondes par-ci par-là pour Sturlal Aygret, c'est 10 secondes de plus qui partira autour des 25 secondes.
04:29En même temps que Sébastien Samuelsson et avec 5 secondes d'écart sur Vettelé-Christiansen.
04:35Très gros groupe de bons skieurs scandinaves.
04:39Eric Perrault, lui, sera à 10 secondes de ce groupe-là avec 40 secondes de retard.
04:44Eric qui pourra tenter de sauter dans les skis de Tomazzo Giacomell.
04:48Il n'y a que 2 secondes entre l'Italien et le Français.
04:51Espérons-le pour que tous ces biathlètes puissent s'entraider.
04:55Martine Ponciloma sera à 1 minute 03.
04:58C'est un peu plus loin, mais on sait que le Suédois est capable de dynamiter la course sur la piste.
05:04Et puis concernant nos autres Français, sachez que Fabien, Claude et Emilia Jacqueline seront ensemble sur la piste
05:10puisqu'ils partent avec une seule seconde d'écart, mais ils partent à 2 minutes 12.
05:162 minutes 12 pour Fabien, 2 minutes 13 pour Emilia.
05:19Voilà, il y a une seconde entre les deux.
05:22Les écarts qui vont nous permettre, vous l'avez vu, de vivre une poursuite,
05:25quoi qu'il arrive, avec beaucoup de suspense et de rebondissement.
05:29Vincent, la meilleure stratégie selon vous, c'est laquelle ?
05:33Anne-Sophie a évoqué la possibilité peut-être de rejoindre Botten à un moment pour Quentin Fillon-Maillet.
05:38Oui, évidemment, c'est tout sauf simple de faire ça vu la vitesse de déplacement de Botten.
05:43D'ailleurs, est-ce qu'il a intérêt Botten à y aller tout seul et à ne pas s'occuper des autres ?
05:47Ou plutôt à temporiser et à jouer avec Huldal et Quentin ?
05:52Je pense, attention, avec cette confiance quand même, parce que certes, il va très vite
05:57et il peut avoir envie d'assommer tout le monde en partant carrément à fond.
06:02Et à fond pour Botten, ce sera très difficile pour le reste de la troupe.
06:05Mais à fond, ça veut dire qu'on se met aussi en risque pour les tirs.
06:10Et en tout cas, qu'on soit en excellente forme ou plus dans la difficulté,
06:15il y a quand même à ne pas surestimer cette difficulté de valider ses couchers.
06:19On dit que c'est le job minimum à faire pour faire une belle poursuite, de valider les couchers.
06:23Mais c'est le job minimum qui est quand même difficile à faire.
06:25Et donc, il ne faut pas se cramer ni dans le stress, ni dans le physique en étant parti trop fort.
06:32Donc voilà, si j'avais quelques consignes à donner, ce qui n'est pas le cas,
06:37mais en tout cas, si j'avais quelques consignes à donner, ce serait de rester dans ce qu'il sait faire.
06:41Parce que partir devant, ce n'est pas non plus très évident.
06:44Parce qu'on a cette pression de ne pas rater.
06:48Ça peut être l'un des scénarios pour Botton.
06:53Alexis, je vous donne la... Oui, pardon, allez-y.
06:55On l'a vu tout à l'heure avec Minkinen.
06:58Minkinen est partie devant toute seule.
07:01Elle a fait une superbe course, mais elle en a peut-être trop mis dans les premiers tours.
07:04Et même si elle arrive à aller chercher un 19 sur 20,
07:06finalement, Lisa Therese Hauser, en étant en groupe derrière, a économisé de l'énergie.
07:10Elle a double dans le dernier tour.
07:11Donc ça, ça peut être un enseignement.
07:12Botton, on sait que c'est un grand travailleur. Il a peut-être regardé.
07:14L'information des filles est également remontée, que la piste est lente,
07:17que c'est dur dans les derniers tours.
07:18Et puis, de toute façon, Botton, ce n'est pas son style, normalement, de partir à fond.
07:22Lui, il part plutôt prudemment.
07:23Et ensuite, il accélère au fur et à mesure de la course.
07:25Donc ça va être intéressant de voir comment il décide de la jouer devant.
07:29Est-ce que Quentin, déjà, s'il y arrive à ce qu'il y a avec Ouldal,
07:32ce sera une première bonne chose.
07:34Essayer de ne pas laisser Samuel Helson et Laigrette revenir trop facilement derrière.
07:38Et puis Botton, on verra, lui, comment il décide de gérer sa course.
07:41Les différents scénarios, c'est d'ailleurs la question qu'on vous pose sur l'équipe Connect.
07:45Jérémy Hansmann, qui est aux manettes.
07:47Qu'est-ce qu'il nous demande, tiens, Jérémy ?
07:49Il a déjà imaginé des scénarios ou pas, Anne-Sophie ?
07:51Oui, c'est ça. Il a fait un peu de biathlon fiction, Jérémy, sur cette question.
07:55Il est bon pour ça.
07:56Le triplé pour Johan-Olaf Botton, la victoire pour Quentin Fillon-Maillet,
08:00le podium pour Éric Perrault ou la folle remontée pour Émilien Jacquelin ?
08:03Voilà, lequel de ces quatre scénarios vous séduit le plus ?
08:07Vous avez le choix.
08:08Allez-y, à vos votes avec le QR code ou sur le site ou l'application de l'équipe dans les directs.
08:13Effectivement, Anne-Sophie, on découvrira le résultat juste avant le départ de la course.
08:17Le scénario concerne Quentin Fillon-Maillet pour aller chercher une victoire,
08:21pourquoi pas, après son podium lors du sprint.
08:24Et autour de Quentin Fillon-Maillet, hier, il y avait cette satisfaction,
08:29ce bonheur même de l'avoir vu réussir un 10 sur 10
08:32et donc d'avoir réussi son tir couché.
08:35Et regardez bien cette séquence et lisez bien ce qui est écrit.
08:38Parce qu'hier, Jean-Pierre Amat était en interview avec Tanguy.
08:41Quentin Fillon-Maillet passe juste derrière et écoutez ce qu'il lui dit.
08:46Il continue, on réfléchit, on discute, on fait des choses et puis des fois...
08:51On ne donne pas tous les secrets avec Jean-Pierre.
08:53Jamais.
08:55Et je pense que là, quand même, c'est quelque chose d'assez probant.
09:00J'ose espérer que ça va s'installer dans la durée.
09:03Alors, on ira retrouver Tanguy un petit peu plus tard,
09:06mais Quentin s'en est chargé lui-même.
09:08Et Tanguy, justement, a rencontré Jean-Pierre Amat il y a quelques minutes
09:12pour vous expliquer ses fameux secrets,
09:15ce qui a permis à Quentin Fillon-Maillet de mieux réussir son tir couché.
09:19Donc, pour le tir couché, il inspirait, poumon plein,
09:23et il lâchait un tout petit peu d'air pour arriver à hauteur de la cible.
09:28Et il fallait s'arrêter juste au bon moment en termes d'expiration pour que ça coïncide.
09:32Mais ça créait beaucoup de tensions, notamment dans les pôles droites, partout.
09:37Ça créait des bougées.
09:39Et son problème, c'était l'instabilité.
09:41Et de temps en temps aussi, une autre possible ânerie à faire,
09:45c'est qu'on a l'intention de lâcher,
09:48et puis on a envie de reprendre de l'air.
09:50Donc, au lieu de faire pan et de finir l'inspiration pour reprendre de l'air,
09:55et bien, on commence à évacuer de l'air un petit peu avant de lâcher.
09:58Et ça, c'était des fautes récurrentes en haut,
10:02et qui peuvent aller assez loin aussi.
10:05Il a décidé de changer, donc de tirer en fin d'expiration, naturelle, normale.
10:11Et là, ça coïncide pile à la hauteur de cible,
10:14et il est beaucoup plus stable.
10:16Alors, on l'avait vérifié l'entraînement d'avant-hier.
10:20Il fallait quand même en être sûr en situation de course,
10:25et il a confirmé après la course qu'effectivement, oui, il est beaucoup plus stable.
10:29Mais ça, c'est un truc qui était ancré dans sa formation tout petit.
10:32Alors, comme il me disait, moi, on ne m'a jamais appris,
10:35donc il avait fait ça naturellement.
10:37On en avait parlé il y a trois ans,
10:39quand on a repris le groupe avec Simon.
10:41Je l'avais dit, là, ça me semble être une limite, quand même, dans le tir couché.
10:48On peut bien tirer comme ça,
10:49mais on ne pourra jamais tirer rapidement,
10:52parce que ça demande une période de stabilisation plus marquée
10:56qu'en fin d'expiration,
10:58où on peut faire confiance, quelque part, à ses réglages,
11:01pour ce qui concerne la hauteur.
11:03Mais, à l'époque, il n'avait pas envie de changer,
11:05parce que c'était son style.
11:07Et il était quand même médaillé olympique, multimédaillé olympique.
11:12Donc, il n'avait pas envie de remettre ça en cause.
11:14Mais, effectivement, on a vu qu'on a beau travailler sur plein d'autres trucs,
11:20ce problème d'instabilité était récurrent.
11:25Il n'y avait plus que ça à faire.
11:26Il a décidé de le faire.
11:28Moi, je pense que ça va demander encore quelques courses pour se stabiliser.
11:32Hier, c'était très bien.
11:34Il est possible que, dans les 15 jours qui viennent,
11:38il y ait deux, trois situations qui se passent à peine moins bien.
11:40Mais, c'est sûr que là, moi, je dirais, je suis à peu près sûr qu'on est dans la bonne direction.
11:46Incroyable, cette histoire.
11:46Ça paraît fou, ce que nous révèle donc Jean-Pierre Abat avec Quentin Fionmeyer également.
11:52Alors, si vous inspirez, expirez chez vous, c'est normal.
11:54Maintenant, à quoi se joue le biathlon ?
11:58Alexis, c'est quand même fou que ça se joue à si peu pour Quentin, si loin dans sa carrière.
12:02Assez autant, justement.
12:04Moi, j'ai été estomaqué d'apprendre quelque chose comme ça.
12:08En fait, pour que je vous explique, il faut peut-être qu'on puisse venir sur moi
12:11pour que je puisse vous montrer un petit peu ce qui se passe au niveau des phénomènes de la respiration.
12:16Voilà.
12:17En fait, quand on va inspirer et respirer, la carabine va bouger.
12:21Là, si vous prenez votre carabine, ça…
12:22Et quand je vais respirer, mon canon va monter, va descendre, pardon.
12:26Et quand je vais souffler, mon canon va remonter.
12:29C'est un phénomène comme ça qui va se faire.
12:31Et ce qui est assez fou avec Quentin, c'est qu'en fait, lui, il tirait sans vraiment jouer avec ça.
12:36Moi, on m'a toujours appris depuis, toujours, je ne sais pas si pour Vincent c'est pareil,
12:39c'est de dire, tu respires et au moment où tu coupes ta respiration, t'en gardes et t'expires progressivement.
12:46En gros, t'expires les deux tiers à peu près de tes poumons parce qu'on est quand même sur un effort intense.
12:49Donc, il faut garder un peu d'air quand même dans les poumons.
12:52Mais t'expires les deux tiers et ensuite, avec la fin d'expiration, tu viens te caler à la bonne hauteur tout doucement.
12:59Tu ralentis pour arriver à la bonne hauteur sur cible.
13:01Et ensuite, tu verrouilles pendant une demi-seconde et tu lâches ta balle.
13:05Et là, en fait, Quentin, il n'utilisait pas du tout ce phénomène où, en fait, lui, il partait de tout en haut.
13:09Il coupait et donc, il était sur une limite.
13:11Donc, effectivement, moi, j'ai toujours entendu qu'on tirait comme ça couché.
13:15Et c'est la première fois que j'entends que Quentin n'utilisait pas cette technique.
13:18Donc, s'il arrive à l'exploiter, ça peut probablement, alors peut-être pas à tous les coups, mais ça peut probablement l'aider beaucoup, oui.
13:25On va s'en rendre compte.
13:26Enfin, d'ailleurs, est-ce qu'on peut s'en rendre compte, image à l'appui, en comparant le tir couché sur l'individuel
13:31ou il était encore sur son ancienne technique, entre guillemets.
13:35Alors, qu'est-ce qu'il faut regarder où, Alexis ?
13:36C'est des choses tellement précises.
13:38On ne va pas réussir à tout voir, mais c'est au moment de sa respiration, en fait, où il avait tendance à tirer en étant les poumons vraiment pleins d'air.
13:47Alors que, comme je le disais, on va plutôt chercher à tirer en étant vraiment sur une phase d'expiration qui a déjà commencé.
13:54Et où, effectivement, quand on a tiré la balle, ensuite, il ne reste plus qu'en gros un quart à expulser et on reprend sa respiration et on revient et ainsi de suite.
14:03Alors que lui, en fait, il se retrouvait dans une situation où il avait les poumons pleins.
14:06Donc, en plus, il était obligé de tout expirer une fois qu'il avait lâché sa balle et de reprendre de l'air qui coincait tout de suite.
14:12Donc, il était un peu comme s'il était à contre-courant, tout simplement, de ce qu'on fait normalement.
14:17Alors, ça ne l'a pas empêché d'être champion olympique, d'avoir un palmeresse fabuleux, comme quoi, lui, il s'était habitué à cette technique.
14:23Par contre, au bout d'un moment, quand on n'utilise pas la bonne façon de faire, on peut se retrouver coincé.
14:27Et c'est vrai que, voilà, là, on voit que sur cette technique, alors c'est tellement infime que là, l'image comme ça...
14:33C'était difficile de voir. Alors, est-ce qu'on va remarquer une différence sur le tir couché réussi, sur le sprint ?
14:38Je pense que là, on va voir une différence, c'est vraiment sur les vibrations qu'il y a autour de son canon et autour de sa carabine.
14:47Et vraiment, sur le bout du canon, ce qu'on peut voir chez lui.
14:50Avec... Voilà, là, on sent qu'il respire.
14:55Et là, on sent qu'il l'a expiré avant d'aller tirer.
14:58Il y a une petite nuance, quand même, par rapport aux images de tout à l'heure.
15:00C'est ça, complètement. On sent que... Là, on voit qu'il expire avant de tirer.
15:03Ce qu'il ne faisait pas avant.
15:04Et il en gardait beaucoup trop dans les poumons.
15:07Et il ne se servait pas de ce levier de l'expiration qui vous permet d'arriver tout doucement sur la cible.
15:11C'est là aussi où ça change beaucoup de choses.
15:13C'est qu'on utilise, grâce à l'expiration, cette arrivée sur cible qui se fait tout doucement.
15:18Si, en fait, vous ne faites pas ça, vous arrivez d'un coup.
15:20Autant en deux bouts, vous pouvez arriver d'un coup sur la cible.
15:22Ce n'est pas gênant.
15:22Par contre, en couché, si vous n'arrivez pas tout doucement sur la cible,
15:25c'est tellement un tir de précision que vous partez de trop loin.
15:28Et ça vous force à faire des choses trop rapidement.
15:30Et certainement que c'est pour ça que Quentin, en fait, il était obligé de tout faire d'un coup.
15:33Et ça allait trop vite.
15:34Et de temps en temps, ça partait en haut.
15:36Vincent, est-ce que vous êtes, vous aussi, surpris ?
15:38Vous êtes champion olympique.
15:40Vous en avez passé quelques-unes des années sur le circuit.
15:43Surpris de cette transformation-là, si tard dans la carrière de Quentin ?
15:47Oui, oui, c'est surprenant.
15:48Et ce qui est surprenant, c'est que Quentin avait une technique un peu bâtarde entre deux.
15:53Parce qu'il y a peu de personnes, mais j'en faisais partie, qui tirent poumons pleins.
15:58Moi, j'inspirais et je bloquais.
16:01Donc, je n'avais pas de relâchés d'air d'expiration, ni petite ni longue,
16:05avant de tirer.
16:07Mais ça, c'est rare.
16:09L'usuel, c'est plutôt ce que disait Alexis.
16:10Pourquoi vous faisiez ça, vous, par exemple ?
16:11Parce que physiquement, je me sentais bien mieux.
16:14Je me sentais bien mieux de faire mon apnée, de bloquer suite à l'inspiration,
16:18qui n'était pas complètement complète.
16:20Je m'arrêtais à peu près à 90% de la capacité d'inspiration.
16:24Mais en tout cas, que ça soit couché ou debout, j'ai toujours eu ça.
16:26Mais c'est très rare.
16:27Il y a peu d'athlètes qui ont ce mécanisme, qui fonctionnent comme ça.
16:31La majorité des cas, et c'est plutôt l'école enseignée habituellement,
16:35c'est celle que décrivait Alexis et que Jean-Pierre expliquait.
16:40Inspiration pour quand même reprendre et puis avoir assez d'oxygène pour tout ce qu'il faut.
16:44Et puis une expiration calme.
16:46Et en effet, cette expiration calme, elle laisse le temps de venir ensuite bloquer.
16:51Et tout ce temps, ça fait remonter le canon gentiment, doucement,
16:54et de manière précise, sans trop de bouger.
16:57Et c'est vrai que ce qui était particulier dans cette stratégie de Quentin,
17:00c'est qu'elle était un peu entre les deux.
17:02Elle n'était ni tirée poumon plein, ni tirée poumon quasiment expiré.
17:07Et voilà, après, la preuve, on peut apprendre à tout âge et à tout moment d'une carrière.
17:12Et ça, c'est passionnant.
17:16C'est une des finesses du tir.
17:18Il y a les coudes, il y a tout, il y a la carabine, il y a la mécanique, il y a la balistique,
17:22il y a l'œil, il y a le doigt, mais il y a la respiration.
17:25Et ça, on a vu hier le tir de Houldal.
17:27Un jour, remontrez-le, parce que c'était une belle bagarre entre lui-même et le vent.
17:33Et son expiration, son apnée était très longue.
17:37Et c'était une belle bagarre digne d'une belle école de biathlon.
17:41Et Quentin, il avait tendance à perdre ses balles en haut.
17:43En fait, justement, comme le dit Vincent, lui, quand il était poumon plein,
17:46il bloquait et ça ne bougeait pas, il s'était bloqué.
17:49Quand on expire, ça fait remonter le canon.
17:52Donc, quand on est sur une phase où on maîtrise son expiration,
17:54on maîtrise sa montée, normalement, on ne se fait pas piéger.
17:57Sauf que Quentin, lui, vu qu'il était, comme le dit Vincent,
17:59sur une utilisation un peu bâtarde de cette respiration,
18:03il était sur un entre-deux.
18:03Et certainement, qu'au moment où il lâchait le départ du coup,
18:06en même temps, il lâchait un peu d'air.
18:08Et donc, ça le faisait remonter.
18:10Mais de rien du tout.
18:11Et donc, la balle se retrouvait en haut.
18:12Donc, c'est sûr que s'il arrive à contrôler cette expiration
18:16et à mieux la maîtriser et à empêcher que, justement,
18:19cette expiration ne le piège en l'emmenant d'un coup en haut,
18:22c'est sûr que ça peut changer quasiment tout son coucher.
18:24Et ce qu'on voit sur l'image de son premier tir,
18:27donc d'avant ce changement,
18:30il a cette technique où il relâche un tout petit peu d'air et il bloque.
18:34Mais on voit qu'il le fait de manière très rapide.
18:36Se relâcher d'air, il...
18:37Et ce fou, là, de bloquer la carabine,
18:41de faire l'apnée tout d'un coup de manière très rapide,
18:46ça fait forcément un micro-bouger au niveau des bras,
18:48au niveau de la cage thoracique qui se transmet à la carabine.
18:50D'où les bougies qu'évoquait Jean-Pierre
18:54et les éventuelles erreurs parce que c'était difficile physiquement à tenir
18:59et les erreurs qui partaient en haut, dont parlait Jean-Pierre.
19:03Très rapidement, Tanguy, parce qu'on approche du départ de la course,
19:06il y a eu un cheminement pour arriver à trouver cette explication du côté de Quentin ?
19:11Le cheminement, il est simple, ce sont ces échecs répétés
19:17pendant des courses, durant la préparation,
19:20et puis sur les premiers tirs de la saison,
19:23j'ai avalé un flocon de neige où ils ne trouvaient pas la solution.
19:26Ils ont exploré énormément de pistes depuis des mois,
19:30avec un nouveau brassard, en raccourcissant la carabine,
19:34en la rallongeant, en cherchant un peu de tous les côtés
19:36comment trouver cette stabilité couchée.
19:38Et puis, il y a deux jours, en faisant des coups à sec dans la chambre d'hôtel,
19:43c'est-à-dire en faisant des répétitions de gestes,
19:46Quentin a fait ce cheminement de dire à Jean-Pierre
19:49« Je crois que je suis OK pour qu'on teste ça »
19:51et donc sur les coups à sec, ça se passait bien.
19:53Ils l'ont testé à l'entraînement, c'était la veille du sprint
19:56et voilà que c'est reparti pour un tour.
19:58Alors peut-être que ce ne sera pas la solution miracle
20:00et Jean-Pierre le dit, il va falloir du temps pour que ça s'installe,
20:03mais c'est en bonne voie, ils sont confiants.
20:05Vous envoyez les deux tirs couchés de Quentin sur cette poursuite
20:08parce que c'est une poursuite avec donc quatre tirs.
20:11Tanguy, allez-vous mettre en place sur le pas de tir,
20:13le jeu de la semaine.
20:16Avant que vous alliez vous mettre en place, Anne-Sophie et Alexis,
20:18pour la course, on vous pose la question du jour une nouvelle fois.
20:21Si vous êtes prêts à jouer et à voter,
20:24la deuxième étape de Coupe du Monde de biathlon
20:26se déroulera à Orphilson la semaine prochaine.
20:29Orphilson, c'est 1 en Autriche,
20:322 au Canada, vous envoyez 1 ou 2 au 7-10-21.
20:36Orphilson, en Autriche, 1 au Canada,
20:392, envoyez 1 ou 2 au 7-10-21.
20:42Et nous, on va pouvoir profiter de cette deuxième poursuite du jour.
20:45Anne-Sophie et Alexis, on est en place,
20:46et on profite de ce beau dimanche.
20:48A tout de suite.
20:48Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires