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00:00Et bienvenue à tous dans une semaine dans le monde, retour sur les trois grandes actualités qui ont marqué cette semaine avec à mes côtés ce soir Ziad Limam, directeur du mensuel Afrique Magazine.
00:13Bonsoir Ziad, Patricia Alémonière à vos côtés, grand reporter spécialiste des questions internationales face à vous Jean-Christophe Ploquin ce soir, rédacteur en chef et éditorialiste à La Croix.
00:24À la une Jean-Christophe de La Croix, l'hebdo, les déserts médicaux en France.
00:28Exactement, une grande enquête.
00:30To bib or not to bib.
00:32Très bon titre.
00:33Et puis Laure Simoès, directrice éditoriale de Cartooning for Peace.
00:36Bonsoir à vous également Laure, merci d'être avec nous au sommaire.
00:39Donc ce soir, une nouvelle mouture du plan de paix américain pour l'Ukraine a été transmise à Moscou, version remaniée du plan initial en 28 points qui était largement favorable à la Russie.
00:48Qui a fait les Européens ont réussi à imposer des modifications en attendant les bombardements russes se poursuivent sur le territoire ukrainien.
00:56Et les scandales de corruption continuent de fragiliser la présidence Zelensky.
01:01C'est dans ce contexte de menaces russes que le président Macron a annoncé la création d'un service national de 10 mois pour les jeunes majeurs.
01:07Service purement militaire mais volontaire uniquement sur le territoire national.
01:113000 jeunes hommes et femmes âgées de 18 à 19 ans seront choisis dès l'été 2026.
01:16Également au sommaire, le coup d'état en Guinée-Bissau, en plein processus électoral.
01:21Le général Hortan Tam a été investi président de la transition pour diriger le pays pendant un an.
01:26Le président sortant, Omarou Sisoko Mbalo, quant à lui, est arrivé au Sénégal.
01:32Et puis, vague d'enlèvement de masse au Nigeria encore lundi dernier.
01:3510 personnes kidnappées dans un village de l'état de Kouara dans l'Ouest.
01:38Un rapte qui fait suite à l'enlèvement de 303 élèves et de 12 enseignants.
01:42Face à cette recrudescence des raptes, Donald Trump menace d'intervenir militairement pour mettre fin à ce qu'il appelle les meurtres de chrétiens.
01:52Voilà, on commence donc cette émission par l'Ukraine.
01:54Après, je vous le disais, le plan de paix en 28 points proposé par Donald Trump, jugé beaucoup trop favorable à Moscou.
01:59Kiev semble avoir repris la main avec l'aide des Européens qui ont effectué des contre-propositions.
02:04Et obtenu de Washington des amendements à la proposition initiale, Donald Trump l'affirme depuis, le futur accord de paix devra respecter la souveraineté de l'Ukraine.
02:13En attendant, la guerre continue ses ravages.
02:15Moscou vise toujours les infrastructures civiles et énergétiques du pays.
02:19Et l'armée ukrainienne est toujours en grande difficulté autour du nœud de Pokrovsk.
02:23Et pour ne rien arranger, je vous le disais, Volodymyr Zelensky a annoncé tout à l'heure la démission de son bras droit,
02:28mis en cause dans un scandale de corruption lié justement au secteur énergétique.
02:32On va écouter Volodymyr Zelensky.
02:35Je suis reconnaissant envers Andri.
02:38Il a veillé à ce que la position de l'Ukraine dans le processus de négociation soit toujours représentée de la meilleure façon.
02:44Une position toujours patriotique.
02:46Jean-Christophe, avant d'évoquer ces scandales de corruption qui fragilisent la présidence Zelensky,
02:53tout d'abord ce plan Trump dont on a beaucoup parlé en début de semaine,
02:56en 28 points qui prévoyait une reconnaissance de facto notamment des régions de Luhansk, de Donetsk et de la Crimée comme étant russe.
03:04Largement favorable à Moscou.
03:06C'était en quelque sorte une capitulation ?
03:09Oui, disons que si ce plan était adopté tel quel, ça ressemblerait effectivement à une capitulation puisque l'un des éléments du plan,
03:19c'était que l'armée ukrainienne se retire même des zones, des provinces qu'elle contrôle encore et que donc elle se retire pour laisser la place aux troupes russes.
03:29Et soit réduite aussi à 600 000 hommes.
03:31Voilà, donc il y avait beaucoup de conditions effectivement qui rendaient ce plan a priori inacceptable aux Ukrainiens.
03:38En même temps, on voit la façon dont ils ont réagi, c'est-à-dire qu'à la fois ils ont mobilisé les Européens pour avoir un soutien
03:45et faire savoir à Donald Trump que ce n'était pas acceptable en l'état.
03:49Et en même temps, ils se sont montrés prêts à négocier et à discuter.
03:53Et donc, il y a eu cette rencontre à Genève qui a été très importante et le week-end dernier qui a permis d'ajuster un petit peu ce plan.
04:00Et donc, l'envoyé spécial, Witkoff, qui sera à Moscou la semaine prochaine.
04:05Donc, on est un petit peu dans un statut court.
04:08En même temps, on voit bien que l'idée de Washington, c'est quand même de prendre en compte la situation telle qu'elle est.
04:18C'est aussi l'idée des Européens qui disent en fait ce qu'il faut maintenant, c'est arrêter le plus vite cette guerre.
04:26C'est évidemment à l'Ukraine de le dire.
04:28Mais si on doit s'arrêter, il faut s'arrêter sur la ligne de cesser le feu et non pas reculer ensuite de la part des Ukrainiens.
04:35Mais en tout cas, on voit que de tous les côtés aujourd'hui, l'idée que ce conflit doit s'arrêter, au moins par un cessez-le-feu, c'est quand même une idée dominante.
04:45Il reste à savoir si, et c'est là où justement l'événement d'aujourd'hui, la démission du bras droit de Zelensky est un événement majeur
04:54qui va peut-être obliger Zelensky à bouger beaucoup plus qu'il l'aurait souhaité.
04:58Parce que Yermak était vraiment un pilier à côté de Zelensky, était vraiment son bras droit.
05:05Donc ça fragilise justement, c'est pour parler avec les Etats-Unis ?
05:08Ça fragilise Zelensky très fortement.
05:10Et notamment, les Etats-Unis vont utiliser ça, Poutine va utiliser ça.
05:14Donc ça le fragilise à un moment où justement, il aurait besoin d'une forte cohésion autour de lui
05:19pour faire face à ces négociations entre la Russie et l'Amérique.
05:24Patricia, sur ce plan de paix, tout d'abord en 28 points, sur la forme aussi.
05:28On a beaucoup parlé cette semaine, beaucoup y ont vu la main de Moscou.
05:33Que penser du vocabulaire de certains mots employés qui ont beaucoup interpellé ?
05:39Tout ça a été longuement expliqué dans la presse internationale, française, etc.
05:44Comme quoi c'était une transcription finalement parfois mal faite par l'intelligence artificielle
05:50de propositions russes directement transmises, transcrites en anglais.
05:56Bon, probablement, on va dire.
05:58Mais au-delà de ce plan, donc en 29 points, c'est ça, ou 28 points,
06:05qui est devenu 19 après, remanié par les Européens,
06:09au-delà de ce plan, ce qu'il faut voir, c'est la réponse d'abord de Vladimir Poutine
06:12qu'il a faite dans une conférence de presse.
06:15Il a tout simplement dit, alors les 19 points, laissons tomber, je n'en veux pas.
06:20Les Européens, out.
06:21Et puis il a dit autre chose.
06:23Il a dit tout simplement, mais de toute façon, moi je suis d'accord pour discuter
06:27avec Donald Trump qui est formidable.
06:30Donc ça, il applique la recette classique.
06:32De remercier le Président Trump pour toutes ses initiatives.
06:35Sur les bons conseils de l'émissaire de Donald Trump.
06:38Sur les bons conseils, effectivement, de l'émissaire de Donald Trump.
06:40Ça, c'était pour la réunion qu'il y avait avec Zelensky sur les tomahawks.
06:45C'était une autre histoire.
06:46Enfin, il continue dans ça.
06:47Et surtout, il dit, ah mais de toute façon, on ne peut rien signer
06:51parce que ce gouvernement est totalement illégitime.
06:55Cet homme n'est pas le Président de l'Ukraine,
06:57puisqu'il aurait dû avoir des élections.
07:00Donc, on ne peut pas passer un accord avec ce gouvernement-là,
07:06puisqu'il est illégitime.
07:07Ça, c'est quand même très lourd de conséquences comme phrase.
07:12Et au même moment, on apprend par la presse britannique,
07:15c'est-à-dire aujourd'hui, que finalement,
07:18Jared Kushner, qui va aller avec Steve Wittkopf en Russie,
07:23eh bien, finalement, dirait...
07:25Alors, tout ça, c'est rapporté par des confrères britanniques.
07:28Dirait que...
07:30Eh bien, non, finalement, Trump est d'accord.
07:33Trump est d'accord.
07:33Alors, les territoires seront reconnus par les Américains,
07:38ainsi que la Crimée, comme étant russes.
07:43Et c'était bien dans le fameux plan de 29 points.
07:46Donc, vous voyez, on en est...
07:47Je veux dire, c'est dramatique.
07:49Et ceci se passe au moment, comme on vient très justement de le dire,
07:53au moment où Zelensky est embrigadé dans une histoire.
07:57Et on sent qu'actuellement, si vous voulez, comme il a cette histoire de corruption,
08:00il est sous la terre, en quelque sorte.
08:04On sent qu'il y a une poussée américano-russe pour faire céder l'Ukraine.
08:09Alors, pour des motifs différents,
08:12Poutine, qu'est-ce qu'il y gagne ?
08:14Deux ans de guerre, parce que pour conquérir tous ses territoires,
08:17c'est à peu près deux ans encore qu'il lui faut, à l'allure où ça va.
08:19Donc, il y gagne deux ans de guerre, il y gagne un petit répit,
08:23il peut se reconstituer ses forces, il y gagne.
08:25Et Trump, il y gagne un truc extraordinaire.
08:28Un, le prix Nobel, peut-être, il apparaît comme...
08:31Mais surtout, sa base, sa base qui râle en ce moment,
08:35sa base qui n'est pas contente.
08:36D'autant qu'en plus, on soutenait un corrompu.
08:40Et des perspectives business aussi, potentiellement.
08:42Alors, évidemment, mais vous savez, les Américains n'ont jamais fait...
08:45Il faut sortir ça de notre tête, n'ont jamais fait de business avec les Russes,
08:48même autant qu'ils s'entendaient bien.
08:49Parce que c'est très compliqué en Russie.
08:51Alors, il y aura peut-être des accords sur le pétrole, les terres rares, etc.
08:53Mais le gros business, il ne faut pas se leurrer.
08:55Les industriels américains savent que...
08:58Bon, non.
09:00En tout cas, peut-être pour les crypto-monnaies et les terres rares, mais pas le reste.
09:03Ziyad, les Européens marginalisés par Donald Trump, une nouvelle fois ?
09:07Oui, parce que...
09:09Tant du côté russe que du côté américain, on estime qu'on est à hauteur d'homme.
09:14C'est-à-dire que c'est nous, les patrons.
09:16Et c'est à nous de gérer cette situation.
09:17Bon, il y a quelques Européens qui sont là au milieu, qui sont sur la zone de combat quand même aussi.
09:23Donc, ce n'est pas si simple.
09:25Et puis, il y a aussi une entente entre Zelensky et ses principaux soutiens en Europe,
09:32qui sont en fait l'Allemagne, la France, l'Angleterre, qui sont vraiment le cœur de la machine.
09:38Et donc, pour essayer de sauver, non pas le soldat Zelensky, mais pour sauver ce qui peut l'être d'une Ukraine de demain.
09:47Et donc, je pense que les Européens sont beaucoup plus conscients des énormes difficultés qu'il va y avoir à reconstruire l'Ukraine,
09:53des énormes difficultés qu'il va y avoir à sortir de l'économie de guerre, de reconstruire une nation.
09:59On parlait avant l'émission des millions d'Ukrainiens qui ont quitté l'Ukraine.
10:03Enfin, je veux dire, c'est un chantier colossal.
10:04Et ça, évidemment, ce ne sont pas les Américains qui vont gérer.
10:08Ce ne sont pas les Russes, même si on essaie de leur faucher leurs 700 milliards,
10:11sur lesquels les Belges résistent avec efficacité.
10:15Donc, les Européens savent qu'eux, ils sont embringués pour un après qui va être très, très complexe.
10:21Après, je pense qu'aux États-Unis, comme tu l'as dit, c'est vraiment compliqué en ce moment.
10:26Parce qu'il y a quand même des gens qui commencent à dire « c'est too much ».
10:29Excusez-moi, en anglais, c'est too much.
10:31C'est-à-dire qu'on n'est pas les valets de pied de M. Poutine.
10:35Et on ne peut pas accepter n'importe quoi de la Russie qui, en plus, pourrait redevenir.
10:39On ne sait jamais que ça.
10:41Et puis, il y a aussi l'aspect que, malgré tout, Trump rentre dans cette phase de sa vie politique
10:47où il est déclinant, quel que soit X.
10:50Il a des mid-terms dans un an.
10:54Et à partir de là, c'est la descente en luge vers la sortie et la retraite, s'il va jusqu'au bout.
10:59Et donc, et dans son parti, et autour de son parti, il y a toute une évolution pour se libérer de l'emprise de Maga,
11:09de voir comment on peut se libérer de l'emprise de Maga.
11:11Et il y a des sénateurs républicains, aujourd'hui, qui disent directement « stop ».
11:16Ou ils démissionnent, ou ils disent « stop ».
11:17Donc, ça bouge aussi là-bas.
11:19Et puis, il y a la Russie.
11:20Et moi, je pense qu'on toujours, on surestime un tout petit peu la main de Poutine.
11:24Il y avait un article assez fascinant.
11:25On parle beaucoup de presse tous les deux, parce que c'est quand même la base de notre information.
11:29C'est des bons journalistes.
11:31Un article dans le New York Times, je crois, sur les difficultés de l'économie russe,
11:35avec une inflation qui commence à remonter,
11:38avec l'effondrement d'un certain nombre de marchés, l'automobile.
11:41Tout se déglingue petit à petit.
11:44Et donc, même la Russie aurait intérêt,
11:47mais à condition que Poutine obtienne une victoire plus que symbolique sur le terrain et sur le tapis vert.
11:56Alors, c'est la ligne verte.
11:58Enfin, c'est la ligne rouge ou la ligne de front.
12:01Mais c'est là que ça va se jouer.
12:02Et puis, je pense aussi que les Russes voudraient éviter,
12:05mais là, je ne suis pas dans le cœur des négociations,
12:07voudraient éviter le cessez-le-feu qui ouvrirait une période extrêmement longue,
12:12y compris pour eux, de détricotage.
12:14Et ils voudraient avoir un accord qui leur donnerait tout de suite ces fameux territoires,
12:20sans lesquels la réputation de Poutine elle-même est mise en danger,
12:25c'est-à-dire dans son cercle, dans son milieu politique.
12:29Jean-Christophe Volody-Mazelinsky, en difficulté, on peut le dire,
12:33tant sur le plan intérieur que diplomatique, en est-il sur le terrain ?
12:36On a parlé beaucoup de ce nœud stratégique de Pokrovsk,
12:39où les combats sont acharnés.
12:40Néanmoins, l'armée russe aussi a de grandes difficultés, on peut le dire.
12:45Oui, l'événement majeur, je trouve, de cette semaine,
12:47c'est vraiment la démission de Yermak,
12:49donc le bras droit de Zelensky.
12:51C'est ça qui risque d'affaiblir très fortement Zelensky.
12:55Sur le terrain, la situation est à peu près identique depuis plusieurs semaines,
13:00c'est-à-dire qu'il y a une stratégie aujourd'hui militaire russe
13:04qui permet de grignoter du territoire.
13:07Il y a une stratégie de résistance ukrainienne
13:10qui est relativement bien organisée,
13:13mais qui permet de se retirer petit bout par petit bout.
13:19Et ce n'est donc pas du tout une retraite,
13:21ce n'est pas du tout quelque chose de précipité.
13:23Et ça peut très vraisemblablement durer encore longtemps et plusieurs mois.
13:28Donc, ce n'est pas tellement la situation sur le terrain en ce moment
13:31qui pèse sur l'avenir de la guerre et du conflit.
13:36C'est des facteurs extérieurs.
13:38C'est donc la pression diplomatique,
13:41la pression qui exerce cette relation entre Poutine et Trump
13:46qui, en quelque sorte, Trump prend les Ukrainiens à revers
13:50dans la façon dont il peut être soutenu.
13:54Et c'est aussi les facteurs internes de l'Ukraine aujourd'hui.
13:59Dans l'opinion ukrainienne,
14:01il semble que le refus d'un cessez-le-feu,
14:05le refus d'une reddition,
14:07ce soit un sentiment très développé.
14:09Et donc, s'il y avait un accord hypothétique,
14:13il risquerait d'être très, très mal reçu par la population.
14:17Donc, ça aussi, ça rend Zelensky extrêmement prudent.
14:20Un dernier mot après-midi.
14:21Oui, très rapidement.
14:23Sur le front, il y a une partie des militaires,
14:27et ça, on le sait peu parce qu'ils ne sont pas habilités à le dire,
14:30qui contestent certaines décisions qui sont prises.
14:33Et ce n'est pas la première fois.
14:34Ça avait déjà été fait à Barmout.
14:36Et là, de nouveau, le chef d'état-major,
14:38sa décision de tenir à tout prix Pokroff
14:41et la petite ville à côté,
14:42qui est un nom que je n'arriverai absolument pas à prononcer sans erreur,
14:45donc je vais l'éviter,
14:46les gens, il y a des unités d'élite dedans
14:48qui sont encerclées totalement.
14:50Quand vous regardez la route, la carte,
14:52la seule route d'accès est tenue par les Russes.
14:55Et donc, il y a un rond autour d'eux.
14:57Et donc, pour partir et pour se retirer,
14:59s'ils doivent un jour abandonner,
15:01il faut qu'ils partent par les champs.
15:04Et par les champs, qu'est-ce qu'il y a sur la tête ?
15:05Des drones.
15:06Donc, vous voyez, et donc, ils contestent cette décision
15:09très fortement de non-replis.
15:13Alors que l'état-major, et j'en finis là,
15:16a justifié ce non-repli parce que,
15:19derrière, il n'y a pas de lignes
15:20qui sont assez, pour l'instant,
15:23assez fortes pour tenir.
15:25Lors, les dessins sur ce thème ?
15:27Oui, je vous montre un premier dessin
15:28du dessinateur brésilien Amorim,
15:31très bien vu, qui s'est dit
15:33« Comment je vais représenter l'effet produit
15:35par ce plan de paix de Trump sur l'Ukraine ? »
15:37Eh bien voilà, l'image des mains coupées
15:40de Zelensky est éloquente.
15:43Dans la même veine,
15:45un autre dessin de la dessinatrice australienne,
15:47Wilcox.
15:49On continue un petit peu avec la métaphore sadique
15:52des membres coupés.
15:53« Vous ne m'avez pas assez remercié, » dit Trump.
15:57À Zelensky, ça fait écho immédiatement
16:00à la fameuse scène de l'humiliation
16:03du bureau ovale.
16:05C'est vrai que les bras nous en sont
16:06un petit peu tombés
16:08quand ce plan de Trump a été annoncé.
16:11Un autre dessin de cac pour l'opinion.
16:14Comment les Européens ont tenté
16:16de rattraper le coup à Genève cette semaine.
16:19Avec cet art de caresser la bête
16:21dans le sens du poil
16:22que caricature à merveille.
16:26Si on peut...
16:28Alors, je n'ai pas mes lunettes,
16:29c'est dommage.
16:30Il faudrait...
16:31C'est génial, mais il faudrait...
16:33Merci, c'est génial.
16:33Et si on l'améliorera ensemble
16:35pour faire exactement le contraire.
16:36Exactement.
16:37Merci, Acheren.
16:38Si les dessins pouvaient être projetés,
16:39ça m'éviterait de plisser des yeux.
16:43Merci beaucoup.
16:43On voit qu'ils ne sont pas...
16:45Tout le monde aura reconnu
16:46Kirstarmer, le chancelier allemand.
16:49Ils ont quand même quelques gouttelettes de sueur.
16:51Ils ne sont pas rassurés.
16:55Un autre dessin du dessinateur suisse Chapatte
16:57qu'on ne présente plus,
16:58qui a été publié dans le journal Le Monde.
17:01On a parlé de ces révélations
17:03qui ont été faites par Bloomberg
17:05ces jours-ci sur le plan de paix
17:07qui aurait été calqué sur le discours du Kremlin.
17:09Il est très cocasse.
17:10Bien sûr que je l'ai écrit,
17:12mais malheureusement,
17:13Donald Trump est trahi
17:14par l'alphabet cyrillique de son plan de paix.
17:18Et puis pour terminer,
17:19puisque Steve Whitcoff a quand même eu un rôle
17:24dans tout ça,
17:25et il va en avoir un autre la semaine prochaine,
17:27ce portrait assez savoureux
17:28du dessinateur cubain Ramsès,
17:31du double agent Whitcoff
17:33aux allures de héros soviétiques,
17:35qui est censé renégocier la semaine prochaine.
17:41Je ne suis pas sûre que la paix soit pour demain.
17:44Merci beaucoup, Laure.
17:45Et c'est dans ce contexte de menaces russes,
17:48grandissantes et de polémiques aussi
17:50autour des propos du général Mandon
17:52sur le fait que la France devait se préparer
17:54à un choc face à la Russie
17:56d'ici trois ou quatre ans
17:57que le président Emmanuel Macron a annoncé
17:59la création d'un service national de dix mois
18:01pour les jeunes majeurs.
18:03Service purement militaire, mais volontaire,
18:04uniquement sur le territoire national.
18:063 000 jeunes hommes et femmes âgés de 18 à 19 ans
18:10seront choisis à l'été 2026,
18:13avec un objectif de 50 000 d'ici 2035.
18:16On va écouter Emmanuel Macron.
18:18C'était lors de son discours
18:19auprès de la 27e brigade d'infanterie
18:21de Montagne de Vars en Isère.
18:25Nos jeunes du service national
18:27serviront pendant dix mois,
18:30ce qui correspond à une année de césure
18:32et permet de s'inscrire parfaitement
18:34dans le parcours de nos jeunes.
18:37Nos jeunes du service national
18:39commenceront par une formation initiale d'un mois
18:41où ils apprendront ensemble
18:43les rudiments de la vie militaire.
18:46Ils acquériront l'esprit de discipline,
18:48se formeront au maniement des armes,
18:50à la marche au pas, au chant,
18:53à l'ensemble des rituels
18:54qui nourrissent la fraternité de nos armées
18:56et concournent à la grandeur de la nation.
18:59Les jeunes du service national
19:02seront ensuite affectés durant neuf mois
19:04au sein d'une unité militaire
19:06où ils effectueront les mêmes missions
19:09que l'armée d'actifs sur le territoire national.
19:11Voilà, Emmanuel Macron s'est voulu rassurant
19:14dans ce discours par rapport aux propos,
19:16je vous le disais,
19:16du général Mandon
19:17qui avait beaucoup fait réagir.
19:20Emmanuel Macron l'affirme,
19:21Patricia, il ne s'agit pas d'envoyer
19:22ces jeunes Français en Ukraine.
19:25Le général Mandon, le 18 novembre dernier,
19:27devant les maires de France,
19:28alertait.
19:28La France doit être prête à perdre ses enfants
19:32face à cette menace russe.
19:33Il parlait donc d'un choc face à la Russie
19:35d'ici trois ou quatre ans
19:35avec la Russie, alarmiste ou réaliste ?
19:38Si vous voulez, j'ai envie de dire
19:39que les deux sont réalistes en quelque sorte
19:41parce que si un jour, guerre, il y a effectivement,
19:45ça ne sera peut-être pas les jeunes de ce contingent,
19:48mais ça sera des enfants de la France
19:49qui mourront jusqu'à nouvel ordre.
19:51Un soldat, même engagé,
19:53c'est un enfant de la France.
19:54Enfin, je veux dire,
19:55quand les 56 qui sont morts au Sahel,
19:57c'est des enfants de la France,
19:58ils avaient des parents,
19:59ils avaient une femme, une épouse
20:00ou un père et une mère.
20:01Enfin, je veux dire, je ne vois pas la différence,
20:03je la trouve politicienne.
20:06Vous voyez, je veux dire, bon.
20:07Quant à ce service militaire volontaire,
20:11l'armée a un problème de masse.
20:13Effectivement, elle a besoin d'avoir
20:14une réserve plus importante en temps de conflit.
20:17Donc, ça rentre dans cette logique-là.
20:19D'autres, tous les pays européens,
20:21actuellement, sont dans ce processus.
20:23Il y en avait une douzaine
20:24qui avaient déjà un service militaire
20:26qui était obligatoire.
20:27Obligatoire, mais alors,
20:28selon des critères très particuliers.
20:30C'est-à-dire que ce n'était pas
20:30toute la classe de l'âge.
20:32Les armées, comme dans certains pays,
20:33disaient, on a besoin de tel ou tel spécialiste.
20:36Alors, ils tirent au sort parmi la classe d'âge.
20:39Et en fonction de votre...
20:41Si vous êtes tiré au sort, vous y allez.
20:42Imaginez-vous le système en France.
20:43Si on est tiré au sort, on y va.
20:45Je ne sais pas comment les Français réagiraient.
20:46Ça existait, mais il y a longtemps.
20:48Je ferme ma parenthèse.
20:49Tiré au sort, c'est un peu particulier.
20:51C'est un volontariat particulier.
20:53Tout ça rentre dans ce grand brouhaha,
20:57actuellement, qui est mis en...
20:58qui est là en France depuis, j'ai envie de dire,
21:01depuis le printemps, pratiquement.
21:03et qui gonfle, qui est une mise en musique
21:07de cette menace sérieuse qui vient de l'Est
21:10pour essayer de faire prendre conscience aux Français
21:13que l'idée répandue et développée par certains
21:18comme quoi la guerre, c'est complètement utopique,
21:20on n'aura pas des chars russes demain
21:22sur la place de l'étoile.
21:24Ce n'est pas ça le problème.
21:25Le problème, c'est qu'on peut avoir la Russie qui attaque.
21:29Les États-majors, tous les États-majors européens
21:31en sont persuadés dans un an, deux ans, trois ans,
21:33et donc, il faut s'y préparer,
21:34mais effectivement, ça ne sera pas des chars russes
21:37sur la place de l'étoile,
21:39ça sera des chars russes peut-être en Pologne,
21:40en Lituanie, et en vertu des accords européens,
21:44essentiellement, parce que l'OTAN, l'article 5,
21:46c'est un peu du bidon, enfin, on pourrait développer,
21:48en vertu des accords de défense européens,
21:50on est obligé d'y aller, là, pour le coup.
21:53Avec l'OTAN, on peut dire, je vous soutiens moralement,
21:56mais avec l'accord de...
21:57Donc, on aura des hommes sur le front,
22:00mais là, ça sera des hommes de l'armée régulière
22:02et pas les fameux jeunes du service volontaire
22:05qui assureront les tâches à l'arrière.
22:07En tout cas, cette proposition d'Emmanuel Macron
22:09a suscité pas mal de réactions favorables, disons,
22:13tant du côté de la classe politique
22:14que de l'opinion publique.
22:1586% des Français, visiblement, souhaitent le retour
22:19d'un service militaire, selon un sondage Ipsos,
22:22saisie, école d'ingénieurs publiée,
22:24c'était déjà il y a quelques mois, par le Parisien,
22:26c'était au printemps.
22:27Oui, en même temps, la proposition, elle est quand même très soft,
22:30c'est volontaire, vous n'irez pas au...
22:33Enfin, vous resterez en France, sauf qu'à exceptionnel.
22:36Donc, on n'est pas dans un processus de mobilisation
22:38ou de pré-mobilisation de classe d'âge à l'ancienne.
22:41Et là, je pense que le sondage, on aurait eu des réponses
22:44un peu plus...
22:4441% pour les jeunes.
22:46Un peu plus difficiles.
22:47Et puis, la deuxième chose...
22:48C'est surtout les seniors qui sont favorables,
22:49sans doute nostalgiques aussi d'une époque...
22:51Non, la deuxième chose, c'est que c'est un discours
22:52très conservateur.
22:53Moi, je ne suis pas contre, je ne discute pas l'idée
22:56qu'il faut trouver...
22:57Et du coup, c'est un message en vrai ?
22:59Je ne discute pas l'idée qu'il faut trouver des moyens
23:01d'avoir de la réserve, d'avoir de la profondeur, etc.
23:04Mais on sent bien aussi dans ce discours
23:06la nation, la patrie, la discipline.
23:10Enfin, c'est quand même des thématiques
23:11qui sont plutôt à droite, j'allais dire, du spectre,
23:14voire encore plus loin à droite.
23:16Et la manière dont il le fait,
23:18avec cette espèce de gravité,
23:20un peu comme il aime bien faire, un peu...
23:22Ça, c'est son style.
23:23Je trouve qu'il y a quelque chose qui parle à une France
23:26en disant...
23:28Il y a peut-être des arrières-pensées aussi
23:30sur ces gamins qui ne sont pas contrôlés,
23:32qu'il faut essayer de...
23:33Bon, tout ça, c'est là.
23:34Après, moi, il y a quelque chose...
23:35Je ne suis pas un stratège militaire,
23:37mais je ne veux pas ruiner le week-end,
23:40mais je ne vois pas...
23:42Je ne fais pas le lien entre une guerre conventionnelle
23:44et la France puissance nucléaire.
23:46Là, il y a quelque chose que je ne comprends pas.
23:48Si les Russes, puisqu'on est avec les Russes,
23:51décidaient de rentrer en Pologne
23:52ou d'aller, je ne sais pas,
23:55à Vilnius ou à Tallinn, etc.,
23:58on est à 2 mm d'un conflit nucléaire.
24:00On ne va pas leur envoyer une bombe nucléaire
24:01si ils rentrent avec des chars.
24:03Non, non, je continue.
24:04Non, non, mais sérieusement.
24:05C'est-à-dire que tout ce discours
24:08sur une guerre conventionnelle
24:09n'a pas de sens quand on est une puissance nucléaire.
24:12La France est une puissance nucléaire,
24:13l'Angleterre est une puissance nucléaire,
24:15et donc je ne vois pas comment la France
24:17pourrait être amenée à faire une guerre conventionnelle
24:19qui, très vite, ne serait pas en situation
24:22de se nucléariser, tactique, pas tactique, etc.
24:25Mais bien sûr que si.
24:26Bon, alors, notre expert militaire
24:28qui connaît très bien tous les deux phénomènes de guerre...
24:30Non, mais bien sûr que si.
24:32Enfin, si la France est attaquée,
24:34il y a des missiles qui se jettent sur la France,
24:36des missiles nucléaires.
24:37Évidemment, le président appuie sur le bouton
24:39et ceux qui sont sur les sous-marins,
24:41hop, hop, ils volent.
24:43Mais si la Pologne est attaquée
24:45sur un plan purement conventionnel,
24:47avec des chars,
24:49en vertu de l'article européen,
24:52on est obligé de lui apporter assistance,
24:54et on ne va pas lui apporter assistance
24:55avec une bombe nucléaire.
24:56On va lui apporter assistance sur un plan conventionnel.
24:59Donc avec des chars,
25:01donc avec des hommes.
25:02Trois jours, quatre semaines, rien.
25:03C'est impossible.
25:04Non, mais ce que je veux dire, c'est que...
25:06Regarde, les Russes,
25:06ils n'avancent pas vite en Ukraine.
25:08Donc on peut...
25:09Quand on dit l'article 5,
25:10autant ça ne sert à rien.
25:11Enfin, moi, je veux bien,
25:12mais il y a quand même des engagements.
25:13Si les Américains sont là.
25:14Il y a des engagements très clairs.
25:16Si un membre de l'OTAN est attaqué,
25:18les membres de l'OTAN sont solidaires.
25:20Donc, moi, je trouve que tout ce discours,
25:22il est certes intéressant,
25:23on va mobiliser l'opinion.
25:25Et je pense que c'est largement
25:26un discours d'opinion.
25:28C'est-à-dire de dire aux gens,
25:29il y a un risque, c'est une menace,
25:31il faut qu'on soit prêt,
25:32il faut qu'on ait une réserve, etc.
25:33Mais moi, je ne...
25:34Enfin, encore une fois,
25:36je suis plutôt du côté versant pessimiste.
25:38Je pense que n'importe quel conflit
25:39terrestre en Europe
25:41sera au millimètre de la guerre nucléaire,
25:44même tactique.
25:45Et on ne sait jamais
25:45où ça nous emmène.
25:46Et je pense que c'est une erreur
25:48de ne pas dramatiser
25:49ce type de discussion
25:50parce que c'est la vérité.
25:52Vous ne pouvez pas avoir
25:52des armes nucléaires
25:53juste pour dire
25:53« Tiens, je vais envoyer mes chars
25:55voir ce qui se passe à Varsovie. »
25:56Ce n'est pas possible.
25:58On est en infraction de tout.
25:59Et on est au bord
26:00de quelque chose de nouveau,
26:01de différent.
26:03Jean-Christophe,
26:03votre point de vue
26:04pour départager les deux ?
26:06Moi, je suis très prudent
26:06dès qu'on parle du nucléaire
26:08parce que c'est vraiment une doctrine
26:09qui est à la fois très robuste,
26:12c'est-à-dire les gens
26:14qui parlent du nucléaire,
26:16c'est des doctrines
26:17qui ont été forgées
26:18depuis des années et des années.
26:19Et quand on change
26:20une virgule à un texte,
26:21c'est vraiment sous-pesé
26:23pendant des mois.
26:25Et en même temps,
26:27de fait, il y a un débat
26:28qui est en cours
26:29et qui est un débat
26:31entre Européens
26:32et notamment la Pologne
26:34ou l'Allemagne
26:35interpellent les Français
26:37aujourd'hui
26:38en leur disant
26:38mais au fond,
26:39effectivement,
26:40puisqu'on n'est pas sûr
26:42que Donald Trump,
26:43que les États-Unis
26:43vont venir nous soutenir
26:45en cas d'attaque russe.
26:48Vous, les Français,
26:48vous feriez quoi ?
26:49Vous avez la bombe atomique.
26:51Est-ce que ça peut servir ?
26:53Est-ce que le parapluie
26:54nucléaire français
26:55qui est censé
26:56effectivement préserver
26:57le territoire national
26:59d'une menace
27:01qu'elle soit conventionnelle
27:02ou qu'elle soit atomique,
27:04est-ce que ce parapluie nucléaire,
27:05vous l'étendriez aussi
27:07à l'Allemagne
27:07et à la Pologne ?
27:09Et là,
27:09c'est seulement le début
27:10des discussions
27:11qui a commencé
27:13et donc,
27:14c'est à la fois
27:16la France
27:16doit préciser davantage
27:19ce qu'elle appelle
27:21ses intérêts vitaux.
27:22Alors,
27:22elle a déjà dit
27:23depuis déjà plusieurs années
27:25l'Union européenne,
27:26ça fait partie
27:27de nos intérêts vitaux
27:28mais là,
27:29effectivement,
27:30avec Poutine
27:30aux commandes
27:31et la guerre en Ukraine,
27:33les partenaires vont dire
27:34oui,
27:34mais allons un peu plus
27:35dans le détail.
27:36Qu'est-ce que vous voulez dire
27:37vraiment ?
27:37Si vous avez des chars russes
27:39qui arrivent à Varsovie,
27:41qu'est-ce que vous faites ?
27:42Et puis,
27:42donc,
27:43la France doit préciser
27:44ce qu'elle entendrait,
27:45ce qu'elle imaginerait de faire
27:46et puis,
27:47l'Allemagne
27:48et la Pologne,
27:49c'est quand même
27:49aussi accepté
27:50dès lors qu'il serait
27:51partie prenante
27:53en quelque sorte
27:54d'une dissuasion nucléaire,
27:55c'est rentré dans un jeu
27:58qu'elle ne maîtriserait pas
27:59puisque au dernier moment,
28:01c'est le président français
28:02qui appuie sur le bouton.
28:03Donc,
28:04c'est quand même
28:04très compliqué
28:04pour un chancelier allemand
28:06ou un président polonais
28:07de se dire
28:08je remets la sécurité
28:09de mon pays
28:10au président français.
28:12Donc,
28:12voilà,
28:13le débat
28:13est en cours
28:14et après,
28:15en ce qui concerne la menace,
28:16on peut penser
28:17que comment agiraient
28:19les Russes ?
28:20Moi,
28:21je pense que
28:21l'un des scénarios
28:22les plus probables,
28:23c'est un peu
28:24à la façon de la Crimée.
28:25en 2014,
28:26donc quand il y a eu
28:27des petits hommes verts.
28:28Ce ne sera pas tout à coup
28:29une colonne de chars russes
28:31avec bien identifiés
28:33les cocardes
28:34et tout ça.
28:34Ce sera beaucoup plus
28:36dilué,
28:37sans doute,
28:38en jouant,
28:39notamment,
28:39si ça concerne
28:40les pays baltes,
28:40en jouant sur
28:41les populations russophones,
28:43des infiltrations.
28:44Mais ce sera effectivement
28:45un vrai défi
28:46pour l'OTAN
28:47parce que
28:47par rapport
28:48à une intervention
28:50dans le cadre
28:51d'une guerre hybride,
28:52vous voyez,
28:52dont les frontières
28:53sont floues,
28:54à quel moment
28:55l'OTAN dira
28:56oui,
28:56il y a vraiment
28:57ça y est,
28:57la guerre a commencé.
28:59Bonjour,
28:59ils peuvent prendre
29:00la Lituanie.
29:01C'est ça.
29:02Lors le regard des dessinateurs
29:03sur cette question.
29:04Mais oui,
29:04vous savez,
29:05les dessinateurs,
29:05c'est des poils à gratter.
29:06Donc ça gratte un petit peu
29:07là où ça fait mal,
29:08sans compter
29:09qu'ils ne sont pas forcément
29:10les meilleurs défenseurs
29:12du service militaire
29:12en général.
29:13donc ce premier dessin
29:14de chapathe
29:15décidément en forme
29:16pour le temps.
29:19Voilà,
29:20les nouvelles perspectives
29:21d'embauche à France
29:22travaillent pour les jeunes
29:23chômeurs des quartiers
29:24qui plus est déshérités
29:25parce que
29:26ce n'est pas la joie
29:27autour,
29:28nouveau,
29:28fantassin,
29:29fusilier marin,
29:30conducteur de blindés,
29:32ça respire la joie
29:33pour la jeunesse.
29:34Et le petit post-it
29:34et ça vaut aussi.
29:35Et le petit post-it
29:36on revient.
29:38Bien vu,
29:39bien vu
29:39parce que je ne l'avais pas vu,
29:41vous, Christophe.
29:41Donc, bravo.
29:44Un deuxième dessin
29:46du dessinateur
29:47Urb,
29:48ce qu'on ne présente plus.
29:49On l'a dit,
29:50que nos jeunes
29:50se rassurent.
29:52Alors,
29:52ce n'est pas celui-ci,
29:53c'est celui d'avant.
29:54Voilà.
29:54Que nos jeunes se rassurent
29:55et ils ne seront pas envoyés
29:56au-delà des frontières nationales
29:59contre la menace
29:59le retour du service militaire.
30:01On vous parachute
30:01sur les quartiers nord
30:03de Marseille.
30:04C'est vrai qu'il y a déjà
30:05forte affaire
30:06avec le narcotrafic,
30:07notamment
30:08comment fusionner
30:09deux actualités
30:10en un dessin.
30:11Puis,
30:11pour finir,
30:12cette pierre boîte de fin
30:13du dessinateur français
30:14Cambon
30:14qui m'a bien amusée.
30:17Bientôt la guerre.
30:18Molo,
30:19le budget n'a pas été voté.
30:20Oui,
30:20c'est vrai qu'il ne faut pas
30:21oublier que notre premier ministre,
30:23ancien ministre des armées
30:24qui plus est,
30:26il est au charbon
30:27et puis il galère
30:27un petit peu avec le budget.
30:29Donc,
30:29il a peut-être son mot à dire.
30:30Merci beaucoup Laure
30:31pour ces nouveaux dessins.
30:32On en vient maintenant
30:33au troisième thème
30:34d'une semaine dans le monde,
30:35ce coup d'État
30:36en Guinée-Bissau
30:37en plein processus électoral.
30:39Le général Ortan Tam
30:40a été investi hier
30:41président de la transition
30:42pour diriger le pays
30:43pendant un an.
30:44Le président sortant
30:45Oumaru Sisoko Mbalo
30:46lui a été arrêté
30:47tout comme plusieurs opposants politiques
30:49et des membres
30:49de la commission électorale nationale.
30:51Le président déchu
30:52est depuis arrivé au Sénégal
30:53avec un vol
30:55spécialement affrété
30:55par la CDAO
30:56mais le principal candidat
30:57de l'opposition
30:58Fernando Diaz
30:59qui vit caché
30:59depuis le coup d'État
31:00a une toute autre lecture
31:01des événements.
31:02Pour lui,
31:03c'est le président Sisoko lui-même
31:04qui est derrière
31:05ce putsch déguisé.
31:07On va l'écouter
31:07dans une interview exclusive
31:09hier soir à France 24.
31:11Par exemple,
31:11c'est important
31:12qu'il est maintenant
31:14installé comme président
31:15et nous acceptons ça.
31:17C'est Mbalo
31:17qui va être comme président
31:19parce qu'il va commander
31:20toujours
31:20M. Hortentan.
31:22Donc,
31:23nous ne pouvons accepter ça.
31:24Ce n'est pas Hortentan
31:25ou le président
31:25et nous avons
31:26un processus électorale
31:27déjà fini.
31:28Donc,
31:29c'est moi le président.
31:31Ziad,
31:31on a du mal
31:32à comprendre
31:33coup d'État véritable,
31:35coup d'État mascarade,
31:36de quoi s'agit-il ?
31:37Des fois,
31:38il y a plusieurs choses.
31:39Des fois,
31:40il y a tous les coups d'État
31:40en même temps.
31:41Non,
31:42d'abord,
31:42pays instable,
31:43on l'a dit,
31:44une longue histoire
31:44d'interventions militaires
31:46et de régimes civils
31:47très fragiles.
31:48On a parlé aussi
31:49de l'impact
31:50des différents trafics
31:51et en particulier
31:52le narcotrafic
31:53sur la stabilité
31:54et l'organisation du pays.
31:56Il y avait un président
31:57donc élu en 2019
31:58qui avait une certaine,
32:01on allait dire,
32:02séduction externe.
32:04Beaucoup de voyages,
32:05de diplomatie,
32:06personnalité africaine,
32:07parfaitement francophone,
32:08lusophone.
32:10Donc,
32:10il avait quelque chose
32:11comme ça
32:12d'assez séduisant
32:13avec une situation interne
32:14très,
32:14très complexe
32:15puisque la principale force
32:16politique du pays,
32:17le PAIGC,
32:19parti historique,
32:20celui qui avait porté
32:21l'indépendance,
32:22a été exclu
32:24de tous les processus.
32:26Et donc,
32:28Ambalo Sisoko
32:29fait le pari
32:29de se faire réélire
32:31contre le parti dominant
32:33qui,
32:34ne pouvant pas se présenter,
32:35choisit un candidat
32:36lui-même assez populaire
32:38et assis sur une des,
32:39j'aime pas ce mot,
32:40mais une des ethnies,
32:42une des composantes communautaires
32:43assez puissantes
32:44dans le pays.
32:45Et donc,
32:46il pense gagner
32:46et c'est là que ça devient intéressant,
32:48c'est que
32:49c'est pas sûr qu'il ait gagné.
32:50Et dans ce cas-là,
32:51on peut imaginer,
32:52effectivement,
32:52le coup d'État,
32:53ce que j'appelle
32:53les coups d'État
32:54conseil d'administration.
32:55C'est-à-dire que
32:56l'élite,
32:58parce qu'en fait,
32:59encore une fois,
33:00j'ai pas tous les éléments,
33:01mais les militaires
33:01qui ont pris le pouvoir,
33:02c'est les militaires
33:02qui étaient proches
33:03du palais garde présidentielle,
33:05enfin,
33:05une espèce d'unité
33:06très proche de la présidence.
33:08Et donc,
33:08en gros,
33:09on peut imaginer un scénario
33:10où il débarque
33:11élégamment
33:12le président
33:13du conseil d'administration,
33:15l'ex-filtre,
33:16met le nouveau premier ministre
33:19qui est un homme du régime
33:20qui était l'ancien ministre
33:21des Finances
33:22et qui reste
33:23ministre des Finances.
33:24Et donc,
33:24on a une espèce
33:25de transition
33:26assez...
33:27On aurait,
33:28encore une fois,
33:29je dis bien
33:29une transition
33:30assez souple
33:31qui éviterait
33:31à l'opposition,
33:33ça aurait été ça
33:33l'objectif final
33:34de remporter les élections.
33:36Deux constats.
33:37D'une part,
33:38encore une fois,
33:39on utilise
33:40ou les militaires
33:42utilisent
33:42la force
33:43pour régler
33:44un problème civil
33:45et ça,
33:45c'est vraiment consternant.
33:47Deuxièmement,
33:48cette bande sahélienne,
33:49ça rajoute un pion
33:50encore,
33:51militaire,
33:52et donc,
33:53enfin,
33:53sahélienne.
33:53Pas tout à fait,
33:54là,
33:54on est sur la mer,
33:55donc on est en dehors du Sahel,
33:57mais quand même,
33:58c'est l'arc
33:58qui fait comme ça.
34:00Et donc,
34:00ça fait quand même
34:01beaucoup de régimes militaires
34:02dans cette région
34:03et beaucoup de régimes civils
34:04qui sont sous pression,
34:05même si la Guinée-Bissau
34:06n'a pas les moyens
34:07d'exporter,
34:08j'allais dire,
34:10sa militarisation,
34:10mais quand même,
34:11les régimes civils
34:12sont un peu comme ça.
34:13Patricia,
34:14effectivement,
34:15une menace supplémentaire
34:16pour la stabilité
34:17dans la région ?
34:18Non,
34:19je ne pense pas.
34:20La région,
34:21l'instabilité
34:22vient du cœur du Sahel
34:23et se propage
34:24dans les pays,
34:25effectivement,
34:25limitrophes,
34:27mais non,
34:28ça ne va pas jouer
34:29pour déstabiliser
34:31un peu plus la région.
34:32Ça rajoute un pion militaire,
34:34ça évite peut-être
34:35un chaos
34:35puisque deux personnes
34:36se seraient opposées
34:37peut-être sur le terrain
34:39après,
34:40donc là,
34:41pour l'instant,
34:42ça laisse tout le monde
34:43terrer chez eux
34:45en attendant
34:45de ce qui se passe.
34:47En revanche,
34:48ça laisse la porte ouverte
34:49à tout le phénomène
34:50de corruption
34:51qui se poursuit
34:52parce que ce régime
34:54était entaché
34:55de fortes corruptions,
34:56de liens avec
34:57les Nartou trafiquants.
34:58Il faut savoir
34:59qu'avec la guerre
35:00que nous mène Trump
35:00au Venezuela,
35:02on a un renforcement
35:04de la ligne
35:05de convoyage
35:07sur la façade
35:10ouest de l'Afrique
35:11dont la Guinée-Bissau
35:12et donc
35:14la cocaïne
35:16mais pas que.
35:19Il y a des parcours
35:20de la drogue
35:21en Afrique
35:22qui sont surréalistes,
35:23il faut le dire,
35:24même le hachiche marocain
35:25passe par le sud
35:26pour remonter
35:27vers le nord.
35:28Enfin,
35:28on s'y perd.
35:29Mais néanmoins,
35:31il y a,
35:32ça ne peut que,
35:34en tout cas,
35:35laisser aux commandes
35:37les trafiquants
35:38et leurs comparses militaires.
35:41Et deuxièmement,
35:42ça met la population,
35:43la population de ce pays
35:45est quand même
35:46aussi soumise
35:47à une consommation,
35:50enfin,
35:50aux narcotrafiquants.
35:52Et il y a
35:52des tas de drogues nouvelles
35:53qui ont fait à leur apparition.
35:54Et comme c'est un pays pauvre
35:55qui n'arrive pas à s'en sortir,
35:57la consommation de drogues,
35:58mais des drogues de synthèse
35:59les plus abominables,
36:01explose dans le pays.
36:02Et donc,
36:02je ne pense pas
36:03que ce soit ce régime
36:04qui apporte une réponse
36:05à cette question
36:06qui est dramatique
36:07pour la population.
36:08Mais on ne sait pas.
36:09On peut peut-être
36:10en voir toute heure.
36:11Il faut garder espoir.
36:12Jean-Christophe,
36:13je suis désolée,
36:13on manque de temps,
36:14mais je vous ferai réagir
36:15sur le prochain thème.
36:16On va déjà passer
36:16aux dessins
36:17concernant cette situation
36:19en Guinée-Missau.
36:20Oui,
36:20mais les dessinateurs
36:21ont été prudents
36:22parce qu'effectivement,
36:23on a du mal à comprendre.
36:24On va commencer
36:24par ce dessin
36:25de Gley du Burkina Faso.
36:27Vous disiez
36:27à Chreine,
36:28véritable coup d'État,
36:28la mascarade de coup d'État.
36:30On ne sait pas bien.
36:31Difficile de le savoir.
36:33Mais en tout cas,
36:34Gley,
36:35qui est connaisseur
36:35du phénomène
36:36depuis le Burkina,
36:37il résume la situation
36:38dans ce dessin.
36:39En Guinée-Missau,
36:40des militaires
36:41prennent le pouvoir.
36:42Le désordre,
36:42pour éviter le désordre,
36:44c'est sûr que les militaires
36:45qui prennent en otage
36:46la démocratie,
36:47ce n'est jamais bien rassurant.
36:50Et puis,
36:50pour terminer,
36:50ce dessin de Mehdi,
36:52dessinateur tanzanien,
36:53où on voit
36:54les personnages à l'œuvre.
36:56Donc, à gauche,
36:56l'opposant Fernando Diaz,
36:58très reconnaissable
36:58avec son bonnet rouge.
36:59À droite,
37:00le président sortant,
37:02Sisoko est emballé.
37:03Et au milieu,
37:04donc,
37:05l'urne.
37:06Et le résultat
37:07des élections,
37:07c'est ce général,
37:09Ortan Tam,
37:10qui promet d'être là
37:12pour un an.
37:13Rendez-vous dans un an,
37:14quand même.
37:16On verra.
37:16Et puis,
37:16juste une dernière information
37:17de la soirée.
37:18L'Union africaine
37:19a suspendu la Guinée.
37:20Bissau.
37:21Tout à l'heure,
37:22un mot à présent
37:24de ces vagues
37:26d'enlèvements de masse
37:27au Nigeria.
37:28Encore lundi dernier,
37:2810 personnes ont été
37:29kidnappées dans un village
37:30de l'État de Kouara,
37:31dans l'Ouest.
37:32Ça fait suite à l'enlèvement
37:33de 303 élèves
37:34et de 12 enseignants
37:35après l'attaque
37:35de l'école catholique mixte
37:36Sainte-Marie,
37:37dans l'Ouest.
37:38À nouveau,
37:38au moins 50 d'entre eux
37:39ont depuis réussi
37:41à s'échapper,
37:41recrudescentes,
37:42en tout cas,
37:43de ces enlèvements,
37:44alors que Donald Trump
37:44menace d'intervenir militairement
37:46pour mettre fin
37:47à ce qu'il appelle
37:48les meurtres de chrétiens.
37:50Jean-Christophe,
37:51des milliers de Nigérians
37:52sont kidnappés,
37:53on le sait,
37:53chaque année.
37:54Est-ce qu'il y a
37:54une accélération particulière
37:55en ce moment ?
37:57Les chiffres semblent montrer
37:58que l'instabilité,
38:00là aussi,
38:00on peut parler d'instabilité,
38:01à l'intérieur
38:02de ce géant africain
38:04qu'est le Nigeria,
38:06qui est un pays
38:07organisé de façon fédérale,
38:10donc avec une répartition
38:12des pouvoirs,
38:13y compris en matière
38:13de sécurité
38:14entre l'État central
38:15et les États fédérés.
38:18Ce qui est frappant,
38:18c'est quand même
38:19de voir ce phénomène
38:20d'enlèvement
38:21qui est en tout cas,
38:23enfin,
38:23pratiquement partout
38:24dans le pays,
38:25que ce soit du nord-est
38:27au centre-ouest,
38:28alors peut-être
38:29un petit peu moins le sud,
38:30mais quand même,
38:31on voit un phénomène
38:32en fait qui ressort
38:34sans doute
38:35de logiques très différentes.
38:37On sait que dans
38:37le nord-est du pays,
38:39des groupes armés
38:40djihadistes
38:41sont extrêmement puissants
38:42et qu'ils font
38:43régner la terreur,
38:45parce qu'ils ont aussi
38:46des logiques de prédateurs,
38:48de prédation
38:48pour à la fois
38:50de l'argent,
38:52des fonds,
38:52mais aussi effectivement
38:53des femmes,
38:54etc.
38:55Donc,
38:55il y a vraiment
38:56une dynamique
38:57qui est extrêmement
38:58compliquée
38:59en face des milices
39:01villageoises de protection,
39:02l'armée qui est
39:03plutôt moins là
39:04que vraiment là.
39:06Et puis,
39:06dans d'autres parties
39:07du pays,
39:08il semble que ce soit
39:09plus une...
39:10que ce soit aussi
39:11une logique
39:12de banditisme,
39:13de prise d'otages
39:15pour avoir
39:15des rançons.
39:17Et donc,
39:17ça montre
39:18une instabilité
39:19quand même
39:19très importante.
39:21Ce qui est clair,
39:22c'est qu'il y a
39:23au moins autant
39:24de victimes musulmanes
39:26que chrétiennes.
39:26Donc,
39:27le Nigeria
39:28est un pays
39:29qui est...
39:30où les populations
39:31musulmanes
39:32sont au moins
39:33aussi nombreuses
39:34que les populations
39:34chrétiennes,
39:35une répartition nord-sud.
39:36La plupart des violences
39:38se déroulent
39:38plutôt dans le nord
39:39et dans le centre.
39:41Donc,
39:41c'est plutôt quand même
39:42des musulmans
39:43qui sont
39:43les victimes
39:45des exactions.
39:46Mais effectivement,
39:48des écoles chrétiennes
39:49aussi sont visées.
39:52Et en ce qui concerne
39:52la déclaration
39:53de Donald Trump,
39:55il y a clairement
39:55une instrumentalisation
39:57politique interne
39:59aux Etats-Unis
40:00puisque des groupes
40:02évangéliques
40:03extrêmement puissants
40:04sont des soutiens
40:05très importants
40:06de Donald Trump.
40:08Ziad,
40:08sur cette accusation
40:09de Donald Trump
40:10de, je le cite,
40:11intolérer les meurtres
40:12de chrétiens,
40:13le président américain
40:14qui menace
40:14donc d'une intervention
40:15militaire,
40:16qu'en pensait ?
40:17Bon,
40:18s'il veut y aller
40:19tout seul,
40:19bon courage.
40:21Le Nigeria,
40:22ce n'est pas un petit pays.
40:24Ce n'est pas la première fois
40:25qu'il s'en prend au Nigeria.
40:26Pourquoi ?
40:26Oui, alors,
40:27il y a plusieurs dossiers
40:29internationaux.
40:32Ce qui est très étonnant,
40:33c'est qu'il s'attaque
40:33à deux des plus grands
40:35pays d'Afrique
40:35en même temps,
40:36l'Afrique du Sud
40:37et le Nigeria.
40:37Donc,
40:38on pourrait se demander
40:38s'il n'y a pas
40:39une petite fixette.
40:40Et dans les deux cas,
40:42il y a la population blanche
40:44ou la population chrétienne
40:45qui sont des thèmes
40:46qui résonnent aux Etats-Unis.
40:48Et je pense
40:48qu'il y a le psyché,
40:50il y a le psyché,
40:51excusez-moi du terme,
40:52un peu allumé là
40:53du président
40:53sur ses obsessions
40:55identitaires,
40:57raciales,
40:57etc.
40:57Il vient de sortir
40:58un tweet absolument délirant
41:00aux Etats-Unis
41:01sur le fait
41:01qu'il allait virer
41:02tout le monde
41:02et tous les gens du tiers-monde.
41:04C'est quoi le tiers-monde ?
41:05On ne sait pas trop
41:05ce que c'est aujourd'hui.
41:06Donc,
41:07il y a quelque chose
41:07qui ressemble à ça.
41:08Juste sur le Nigeria
41:09parce que je vois
41:09que l'orloge pas.
41:10Et après les dessins ?
41:12Il faut juste se rappeler
41:13de l'immensité.
41:15À chaque fois
41:15qu'on parle de cette région,
41:17on oublie la taille,
41:18on oublie l'immensité,
41:19on oublie que le Nigeria
41:20est incapable
41:21de contrôler
41:22toute sa frontière
41:23ouest-nord-est.
41:24C'est impossible
41:25physiquement
41:25qu'il y a des discussions
41:28entre le Nigeria
41:29et les Etats-Unis
41:29pour les achats d'armes,
41:31que ces discussions
41:31ont repris
41:32comme par hasard.
41:32Elles se sont restructurées.
41:34Donc,
41:34les Américains,
41:34c'est toujours un peu
41:35la même chose.
41:35En ce moment,
41:36d'abord,
41:36ils disent une énormité
41:37et puis après,
41:38bon,
41:38on crée des liens,
41:40etc.
41:40Donc,
41:40il est possible
41:41que les Américains
41:41soutiennent une armée
41:42nigérienne
41:43exsangue.
41:44C'est-à-dire,
41:45elle est incapable
41:46de mener cette lutte
41:48sur le terrain.
41:48Donc voilà,
41:49avant de rentrer
41:50dans toutes sortes
41:52d'analyses géostratégiques,
41:54c'est un immense géant
41:55très fragmenté.
41:57Vous savez,
41:57quand on est à Légos,
41:58tout ça,
41:58ça semble,
41:59pour ceux qui connaissent
42:00Légos,
42:00tout ça,
42:01ça semble très lointain.
42:02C'est loin,
42:03ce qui se passe
42:03dans le nord
42:04et dans le centre.
42:05Laure,
42:06on manque de temps,
42:07je suis désolée,
42:07on va visualiser peut-être
42:09un dessin,
42:10si vous en avez un
42:11qui ressort un petit peu.
42:12Eh bien,
42:12le dessin
42:12de notre ami
42:13Damien Glet
42:14du Burkina Faso,
42:15aussi simple
42:16qu'efficace
42:17comme souvent
42:17chez lui,
42:18les nouveaux panneaux
42:19de signalisation
42:21au Nigeria,
42:22c'est plus attention école,
42:24c'est attention enlèvement
42:25et puis vous voyez
42:25que le panneau
42:26est en pointillé.
42:28Et c'est déjà
42:28la fin d'une semaine
42:29dans le monde,
42:30désolé de vous avoir pressé,
42:31merci infiniment
42:32Laure,
42:33Jean-Christophe,
42:33Ziad et Patricia
42:34d'y avoir participé.
42:36Prochain point complet
42:37sur l'actualité internationale
42:38d'ici quelques minutes.
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