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  • il y a 37 minutes
Sylvain Kastendeuch Ancien footballeur (Metz, St-Etienne, Red Star, Toulouse), ancien président du Syndicat des footballeurs professionnels, auteur de "Derrière le masque" (éditions des Paraiges)

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Transcription
00:00Ici Lorraine, crack pour l'émission, sur Marouk, sur Moselle TV et Vosges Télévisions.
00:06Ici, votre radio de proximité en Lorraine.
00:30Chers amis de Sur ma Route, bonjour, je suis heureux de vous retrouver, vous vous doutez bien.
00:36Mon invité cette semaine est un grand joueur de football, c'est Sylvain Kastendutch.
00:40Kastendutch, ce n'est pas seulement le FC Metz, c'est effectivement le joueur le plus capé du FC Metz,
00:46mais c'est aussi le Red Star, c'est aussi Toulouse, c'est aussi la grande aventure des Verts, l'AS Saint-Etienne.
00:53C'est aussi des matchs en international dans l'équipe de France.
00:58C'est le sixième joueur qui totalise le plus de matchs en Ligue 1, encore aujourd'hui.
01:06Il est juste derrière, à quelques matchs près, d'Alain Giresse.
01:12C'est un personnage très agréable, très attachant.
01:14Je vous conseille vraiment de lire son livre qui sort en ce moment aux éditions des Pareiges.
01:20Il raconte ce parcours de footballeur, mais pas seulement, il raconte un parcours de vie absolument passionnant.
01:25Avec lui, on va d'abord aller faire un tour, bien sûr, au FC Metz, au Stade Saint-Saint-Florien,
01:31et puis on ira faire un tour en ville, dans le cœur de la ville, près de la cathédrale de l'Hôtel de Ville,
01:35et puis on reviendra ici, près de la gare, parce que Sylvain Kastendutch est aussi, vous vous imaginez bien,
01:42beaucoup de voyages, c'est un homme de voyage.
01:45A tout de suite, je pars rejoindre mon invité à Saint-Saint-Florien.
01:48Bonjour Sylvain.
01:59Bonjour Yannet.
02:00Ça va ?
02:01Très bien, merci.
02:02Je suis content de vous voir.
02:03Moi aussi.
02:04Ce temple, je veux dire, le temple.
02:06Oui, le temple, Saint-Saint-Florien.
02:08Oui, Saint-Saint-Florien, ça veut tout dire.
02:10Ça veut dire beaucoup de choses pour vous.
02:12C'est toute une vie.
02:14On va remonter un petit peu quand même.
02:16Alors, je voudrais qu'on dise un mot quand même sur le bouquin, parce que l'actualité, c'est votre bouquin.
02:21Et je vais vous dire, moi qui ne suis pas un très bon connaisseur de foot, on s'y plonge, on est super intéressé.
02:29En fait, c'est le roman d'une vie.
02:31Oui, c'est le roman d'une vie.
02:32Merci pour le retour, Yannet.
02:33Ça me touche, parce que c'est vrai, quand on se lance dans l'écriture, je l'ai fait avec Pierre Théobald,
02:37donc à deux, on ne savait pas trop où on allait.
02:39Et en fait, le retour, les retours sont vraiment très bons sur la lecture, donc je suis content.
02:44C'est vrai que c'est vraiment, j'ai essayé d'y mettre en fait tout ce que j'avais à la fois vécu, évidemment,
02:49mais ressenti tout au long de ce très long parcours, de mes trois ans pratiquement,
02:53qui est la première photo dans le cahier photo du livre où j'ai le ballon au pied,
02:58où je rêve en fait de devenir footballeur, de faire du foot tous les jours.
03:02Et puis après, voilà, jusqu'à la fin de ma carrière, et jusque d'ailleurs, le dernier match,
03:07où à peu près dans ce coin là-bas, je prends un ballon dans le visage,
03:11mon dernier match de championnat, et je termine ma carrière à l'hôpital, en fait.
03:15Ah oui, c'est quand même terrible.
03:16Et là, c'est 2001, c'est 2001, mai 2001.
03:21D'accord, c'est ça.
03:21Ah oui, je disais, le roman du nuage, j'allais même vous dire, à un moment,
03:26vous racontez la scène qui est super chouette, dans la deux chevaux, Jaune Poussin.
03:31Jaune Poussin, carrément.
03:33Quand vous venez de, alors je crois que vous êtes en Alsace, Saruignon à l'époque.
03:37Oui, près de Saruignon, à Bichetrof-sur-Sar, exactement, le nom du village.
03:40Oui, c'est ça, et vous arrivez à Metz.
03:43Ça m'a fait penser, c'est marrant, ça m'est venu à l'esprit, les livres de Balzac.
03:48Alors vous n'avez pas du tout le profil de Rastignac.
03:50Ou les misérables, ou les misérables.
03:52Mais quand on monte à la capitale, c'est un peu ça ?
03:54C'est le gamin qui monte à la capitale ?
03:56Ah bah oui, bien sûr.
03:57Et puis, c'est vrai que cette deux chevaux jaunes,
03:59pour une famille qui ne voulait pas se faire remarquer,
04:02j'avais mon papa, ma maman, qui étaient très très discrets, introvertis, etc.
04:06Nous, donc, avec mes frangins, Pierre et Sébastien, pareil, plutôt introvertis.
04:10Donc c'est vrai qu'on se faisait beaucoup remarquer avec cette deux chevaux jaunes.
04:13Et il faudra d'ailleurs que je pose la question à mon papa,
04:15je ne l'ai pas encore faite d'ailleurs, pour savoir pourquoi il avait choisi cette couleur.
04:18Mais au-delà de ça, non, c'est vrai que ce voyage qu'on fait,
04:23tous les deux, un matin, pour aller passer ce concours de la section sport à études
04:29du lycée Robert Schumann à Metz,
04:30c'est vrai que, en fait, c'était presque un voyage en terre inconnue.
04:35Puisque, même si j'étais né à Yange, j'avais vécu quelques temps à Ucange,
04:40mais Metz, en fait, je ne connaissais pas du tout.
04:42Et donc, quand j'ai débarqué dans ce lycée pour faire ce concours ce jour-là,
04:46bon, déjà, on a eu du mal à trouver notre chemin,
04:48parce qu'en fait, le lycée est tellement géant,
04:51il avait pratiquement la surface de mon village, en fait,
04:54avec 1200 élèves, vous imaginez.
04:58Moi qui venais d'un collège où il y avait, allez, 200 élèves,
05:02c'est vrai que le choc a été très, très important.
05:05Et alors, vous avez, en plus, je reviens sur le livre,
05:07il y a des très belles formules, on va y revenir,
05:10mais par exemple, il y a cette paraphrase de,
05:12vous paraphrasez au début, je crois, Aragon,
05:14« Est-ce ainsi que les hommes grandissent ? »
05:16Et là, vous racontez vraiment votre enfance, votre adolescence.
05:19Ce n'est pas tout rose, ce que vous racontez non plus au lycée Schumann, etc.
05:24C'est des moments extrêmement durs et violents que vous racontez aussi.
05:27Oui, ce n'est pas tout rose, mais en même temps, il y a cette flamme,
05:29il y a cette flamme intérieure qui brûle toujours,
05:33quels que soient d'ailleurs les événements,
05:35qu'ils soient négatifs ou positifs.
05:37Et donc, c'est cette flamme qui me permet justement
05:39de traverser tous ces moments qui sont compliqués.
05:41Parce que quand on vous dit à 13 ans,
05:43alors que vous avez ce rêve de devenir footballeur,
05:45un sélectionneur alsacien, vous dit, écoute, petit,
05:48c'est le cas de le dire, puisque je faisais vraiment partie des petits à l'époque.
05:52Et donc, il me dit, en face, avec mon papa,
05:54il nous dit, bon, ben, petit, voilà, je pense qu'à 13 ans,
05:59il me ferme un peu la porte de ce rêve,
06:01puisqu'il me recale dans ses sélections pour les Nîmes d'Alsace.
06:05Donc, c'est un premier coup dur, en fait,
06:07parce que jusque-là, jusqu'à 13 ans, dans les équipes de jeunes,
06:11dans les villages, j'étais un peu la vedette,
06:14sans être prétentieux.
06:15Mais voilà, ça, c'était un premier coup d'arrêt.
06:17Et donc, s'enchaîne derrière cette entrée au lycée Robert Schumann,
06:21où la première année, pareil, a été vraiment très, très, très difficile,
06:25très compliqué.
06:25Oui, vous le racontez, donc, vous le racontez dans ce type.
06:28On a l'impression, en vous lisant vraiment que le...
06:31Et puis, en lisant aussi des revues de presse sur vous,
06:33j'ai lu pas mal d'articles.
06:35Le prestige Castendosh, c'est pas seulement sur le terrain,
06:38c'est aussi la personnalité.
06:39D'ailleurs, on vous appelle, ça, ça m'a fait penser à Fignon,
06:42l'intello.
06:43On vous appelle l'intello.
06:44Il y a une personnalité, vous avez un rapport aux autres
06:47qui est quand même, qui n'est pas du tout brutal, quoi.
06:50Je veux dire, vous êtes dans la...
06:52On a envie de vous appeler à l'ONU, d'ailleurs,
06:53pour travailler à la paix.
06:55D'ailleurs, il y a un état d'esprit qui est très différent.
06:58Oui, ben, en fait, c'est mon éducation
07:00qui m'a amené à me comporter comme ça
07:04et puis à mettre en avant, en effet, des valeurs
07:06que j'ai gardées tout le temps de ma carrière.
07:08D'ailleurs, ma plus grande fierté,
07:09c'est de ne jamais avoir eu de carton rouge.
07:10Oui, c'est vrai.
07:12En 5 ans.
07:12En étant défenseur, en plus de 600 matchs, en fait,
07:15en professionnel.
07:16Donc, c'est vrai que ça, c'est une vraie, vraie fierté.
07:19Et je pense que ça illustre bien, en fait,
07:20ce que j'avais en moi,
07:21c'est-à-dire d'essayer toujours de bien me comporter,
07:23de ne pas user de moyens illicites
07:26ou de déraper.
07:28L'idée du contrôle total, tout le temps aussi,
07:31m'a occupé pendant tout ce parcours.
07:34Et donc, je suis vraiment content d'y être parvenu,
07:36malgré parfois des sentiments d'injustice,
07:38malgré parfois des échecs.
07:41Et la tentation, justement,
07:43notamment de repousser la faute sur les autres
07:45et de me fermer sur moi.
07:47Donc, j'ai été très souvent capitaine
07:49dans les équipes dans lesquelles j'ai évolué.
07:50Donc, ça doit bien correspondre, en fait,
07:52à ce qu'on ressentait de l'extérieur,
07:54c'est-à-dire quelqu'un qui avait le sens
07:56de l'intérêt général et du bien commun, en fait.
07:58Donc, je suis content si ça a transpiré.
08:01Ah oui, on le sent vraiment.
08:01C'est ce que je voulais faire, en fait.
08:03Oui, on le sent vraiment.
08:05Est-ce que le foot, entre votre époque,
08:07où vous démarrez, là, quand vous êtes gamin,
08:08là, vous arrivez à Metz, etc.,
08:10et puis après, on va en parler, il y a la suite.
08:12Et aujourd'hui, puisque vous continuez à suivre,
08:14j'imagine, est-ce qu'on dit
08:16que l'argent est un peu tout pourri ?
08:18Est-ce que c'est vrai ou pas ?
08:20Est-ce que c'est pas seulement faux ?
08:21Je ne sais pas.
08:22Est-ce que ça a vraiment changé ?
08:24Ça a changé, c'est sûr, parce que c'est devenu un vrai business.
08:28Le grand changement, ça a été le passage des clubs,
08:30du modèle associatif au modèle d'actionnariat.
08:34Donc, obligatoirement, le contexte et les règles ont changé,
08:37puisque ça devient aujourd'hui, c'est devenu depuis le début des années 2000,
08:41un vrai business, puisque ce sont des actionnaires qui investissent
08:44et qui cherchent une rentabilité.
08:46Donc, en fait, après, à la fois les règlements,
08:48mais aussi les comportements dans l'écosystème sont à l'avenant,
08:52puisque ça devient des affaires, les joueurs sont des actifs.
08:55Et donc, ça génère en effet un business qui peut donner le sentiment
08:58à un moment donné que le football a changé,
09:00qu'il est moins sexy, moins artisanal, moins convivial.
09:05C'est vrai qu'aujourd'hui, il y a d'autres critères
09:07et il y a d'autres fonctionnements qui font qu'on peut avoir le sentiment
09:10qu'on s'éloigne des supporters,
09:13que ça devient en effet plus artificiel et plus business.
09:16– Mais ça reste quand même, parce qu'il y a cette très belle phrase de Camus
09:19que vous mettez au début de votre livre,
09:21« Je ne sais plus, c'est la morale, je l'ai appris en partie sur le terrain », dit-il.
09:24– Ce que je sais de la morale, c'est le football qui me l'a appris, en fait.
09:27– Voilà, c'est ça qui est superbe.
09:28Et c'est-à-dire, le foot reste quand même une grande école de la vie.
09:31– Ah oui, bien sûr, puisque pour avoir côtoyé et continuer à côtoyer les jeunes
09:36qui ont aussi ce rêve de devenir footballeurs professionnels,
09:39ils gardent cette passion-là, il y a toujours cette envie tous les jours
09:43de s'éclater, d'être performant, de gagner des matchs, de gagner sa place aussi.
09:48Donc ça, ça n'a pas changé.
09:49Par contre, ce qui a beaucoup changé, c'est l'environnement autour des joueurs
09:52et autour des gamins.
09:53Parce qu'aujourd'hui, c'est vrai que le foot est un ascenseur social,
09:57donc beaucoup de parents se projettent sur leurs enfants.
10:01Et il est très connu aujourd'hui que les principaux problèmes
10:05dans les matchs de jeunes, par exemple, c'est autour de la main courante.
10:08Ce sont les parents, quelque part, qui ne se comportent pas bien
10:11parce que c'est eux qui vivent à travers leur enfant, en fait,
10:14cette ambition et ce rêve-là.
10:16Donc c'est une des déviances qu'il faut surveiller aujourd'hui.
10:19Mais globalement, les joueurs, en tout cas les jeunes,
10:21gardent ce feu sacré, en fait, de jouer au foot.
10:26– Dans le bouquin, vous rendez aussi des hommages.
10:30Alors, bien sûr, à Carlo, on y pense.
10:32Mais c'est moins fréquent et c'est Bernard Serin.
10:37Vous lui rendez hommage, vous dites que c'est des équipes de Ligue 1
10:41les mieux équipées aujourd'hui.
10:43– Oui, bien sûr, bien sûr.
10:44C'est vrai que Bernard Serin, je trouve un peu ingrat,
10:48je dirais, l'appréciation qu'on a de son engagement
10:52parce qu'il est total, il est familial, il est financier,
10:56c'est un engagement, il aime le foot,
10:59puisque je le connais depuis très longtemps.
11:00– Et puis la Solac, alors ?
11:01– La Solac, exactement, je l'avais connu
11:03quand il était l'intermédiaire entre la Solac et puis le FCMS.
11:07Il personnifiait ce lien-là, partenaire historique s'il en est,
11:10la Solac du FCMS.
11:11Et donc, oui, Bernard Serin a eu cette grande œuvre,
11:18en fait, enfin, cette grande volonté de faire rattraper au FCMS
11:21le retard dans les structures qu'il avait,
11:22puisque vous le voyez aujourd'hui, le stade est magnifique.
11:26Le camp d'entraînement est également magnifique.
11:29Donc, c'est vrai que ce retard, le club l'a comblé.
11:32Et donc, aujourd'hui, Metz, en termes de structure,
11:34fait très bonne figure parmi les clubs français.
11:38Ce qui manque à Bernard Serin, en effet,
11:41c'est de pouvoir concilier,
11:42mais là, il faut encore des moyens supplémentaires,
11:44le côté investissement dans les structures
11:46et puis investissement dans l'équipe et dans les joueurs.
11:50Donc, de pouvoir concilier les deux, c'est compliqué.
11:52Ce qui fait que, voilà, je pense qu'il faut se féliciter de sa présence,
11:56en tout cas, parce que je pense que le FCMS sans Bernard Serin,
11:59aujourd'hui, on ne sait pas où on serait.
12:02Donc, il faut l'apprécier.
12:04Vous le faites, c'est bien.
12:05Et alors, il y a aussi, évidemment, Robert Pires.
12:08Il y en a plein d'autres que vous citez,
12:09mais il y a Robert Pires, parce qu'il signe la préface,
12:12en plus, une très belle préface.
12:13Oui, j'ai été touché.
12:14Ah oui, je l'ai touché par ces mots.
12:16C'est vraiment d'attention.
12:17Mais alors, vous compartimentez votre vie.
12:20D'ailleurs, vous le dites, il y a la famille, il y a les amis.
12:22Vous ne mélangez pas les amis, les copains.
12:24Non.
12:24Le foot, tout ça.
12:25Non.
12:26Mais Pires, c'est à part dans la bande de copains.
12:30Est-ce que c'est un cas à part ?
12:32Oui, c'est un cas à part, je ne sais pas.
12:34Mais en tout cas, c'était exceptionnel, la relation avec Robert,
12:40professionnellement, parce que c'est vrai qu'on n'a pas passé de vacances ensemble.
12:43On ne se voit pas encore aujourd'hui très souvent.
12:46Mais par contre, c'était un lien presque inconscient entre deux gamins
12:54qui avaient en plus eu à peu près le même parcours, puisque ça, je l'ai appris.
12:58En fait, Robert avait eu aussi, étant jeune, des difficultés à progresser et à se faire sa place.
13:04Donc, je pense que dans ce parcours un peu similaire, en fait, on s'est retrouvé,
13:08quand je suis revenu à Metz en 1994, il émergeait.
13:10Là, il commençait à jouer en première division.
13:13Et on m'avait dit, tu vas voir, Sylvain, quand tu vas revenir, il y a un joueur là qui est exceptionnel.
13:17Il est un joueur exceptionnel, je l'ai vérifié, mais il est surtout un homme exceptionnel,
13:21puisque ce qu'on m'avait dit aussi, c'est que quelqu'un, c'était quelqu'un d'extrêmement chaleureux,
13:26respectueux, travailleur, enfin, encore une fois, avec les valeurs qu'on voulait promouvoir ici au club.
13:33Pires, Casta Dutch, là, c'est 94, 95 ?
13:3794, jusqu'en 98, mais 94, 95.
13:39Là, c'est des belles années.
13:40Là, c'est des très, très belles années.
13:42C'est grâce à lui, d'ailleurs, principalement, puisque c'est vrai qu'il nous emmenait avec son talent exceptionnel.
13:48Donc, oui, oui, ça a été… j'ai fait un pari en revenant,
13:51parce que quand je reviens en 94, j'ai 31 ans,
13:54donc j'avais laissé une belle image sur ma première période.
13:57Et c'est vrai que quand on revient quelque part, finalement,
14:00on n'est pas sûr de pouvoir refaire ce qu'on avait fait.
14:03Et donc, j'étais attendu au tournant.
14:05Et finalement, bon, c'est vrai que ça a été magnifique.
14:07Vous venez de Saint-Etienne, à l'époque ?
14:08Je reviens de Toulouse, en fait.
14:09Ah, vous venez de Toulouse.
14:09Je reviens de Toulouse, où on n'avait pas gagné un match de l'année,
14:12où c'était très compliqué.
14:14Donc, merci, Carlo, de m'avoir rappelé.
14:16Oui, Carlo, sacré Carlo, vous nous avez fait la ville des jours.
14:20Mais vraiment, c'est émouvant, votre bouquin,
14:21parce qu'en plus, vous citez Robert Herbin.
14:24Comment il s'appelle ?
14:28Celui de l'Agi-Housser, etc.
14:30Ah oui, Guérou, il y a des personnages.
14:32C'est des grandes époques, c'est des personnages.
14:34Un dernier mot, avant qu'on avance sur votre route,
14:36à propos du bouquin, on parlait du préfacier.
14:39Le post-facier, c'est le général de Villiers, c'est ça ?
14:42Pourquoi ce choix, le général de Villiers ?
14:44En fait, parce qu'il est fondu de foot,
14:47et que je l'ai rencontré dans le cadre de mes fonctions.
14:49J'étais co-président du syndicat des footballeurs,
14:51et j'avais créé justement un mouvement d'engagement sociétal
14:53pour les footballeurs.
14:54Et donc, ça s'appelait Positive Football,
14:56et je cherchais des personnalités de la société civile,
14:59fans de foot,
15:01qui pouvaient être complices de ce mouvement.
15:04Et donc, quand j'ai rencontré le général,
15:06d'emblée, le courant est passé.
15:07Et d'emblée, j'ai ressenti, en effet, sa passion pour le foot.
15:10Et il m'a dit, écoute, Sylvain,
15:10ce que tu réalises là, avec les joueurs,
15:13c'est en effet exceptionnel,
15:14puisque de les faire rendre à la société
15:17ce que le foot et les moyens dont il dispose,
15:20de les remettre à disposition de la société,
15:22il m'a dit, écoute, je te suis,
15:24c'est exceptionnel,
15:25et donc on est resté en relation.
15:27Et c'est vraiment une très, très belle personne.
15:28Et c'est un très beau bouquin
15:29que je recommence vraiment aux éditions des Pareiges.
15:33Exactement.
15:33On signale.
15:33Voilà, une entreprise locale.
15:35Oui, une entreprise locale.
15:36Mademoiselle à Norin, comme on aime.
15:38On poursuit sur votre route.
15:40Allez.
15:40Vous avez voulu aller,
15:41on va aller faire un tour Place d'Armes.
15:42Eh bien, allez, Place d'Armes.
15:43Place d'Armes.
15:43Place d'Armes, entre l'hôtel de ville et la cathédrale.
15:46Et la cathédrale, c'est ça.
15:47Allons-y.
15:47Bon, Sylvain, deuxième étape,
16:01t'as voulu virer ici.
16:03Alors, c'est vraiment le cœur.
16:04C'est le cœur.
16:05Le cœur battant de la ville.
16:07Qu'est-ce sont les...
16:08Quand t'arrives d'Alsace,
16:11mais t'es né à Ucange quand même.
16:14T'es né à Ayange, en fait.
16:15Mais j'ai vécu ma toute première jeunesse à Ucange.
16:18À Ucange, d'accord.
16:19Et après, ça a été la région de Saruignon ?
16:22Après, ça a été du côté de Saruignon,
16:24exactement à Bichetroff-sur-Sers,
16:25donc l'Alsace-Bossu,
16:26qui est au milieu de nulle part, en fait,
16:28dont les habitants se plaignent d'être un peu déconsidérés,
16:32à la fois par les Alsaciens et un peu par les Lorrains.
16:35Mais on en est fiers, en tout cas.
16:37Mais elle est belle, l'Alsace-Bossu.
16:38Elle est belle.
16:38C'est très, très belle.
16:39Moi, j'aime beaucoup cette région.
16:40Très attachant.
16:41Et quand vous arrivez à Metz,
16:43alors, on en a un peu parlé,
16:46avec votre papa, etc.,
16:47pour le lycée Schumann.
16:50Vous dites, dans le bouquin,
16:51il y a une meilleure formule,
16:52je ne sais plus, c'est la planète Mars.
16:53C'est la planète Mars.
16:55Donc, c'est la capitale.
16:56C'est la Terre inconnue, en fait.
16:57Oui, c'est comme si j'arrivais à Paris, en fait,
17:00toute proportion gardée.
17:01J'ai vécu la même chose en partant de Metz à Paris après,
17:04puisque j'ai découvert aussi Paris professionnellement.
17:07Donc, c'est vrai que,
17:08quand je suis arrivé à Metz, en fait,
17:09je m'y suis tout de suite senti bien, en fait,
17:12malgré le gigantisme,
17:13en dehors de mon expérience au début au lycée Schumann,
17:16qui a été compliquée.
17:18Mais sinon, à part ça,
17:19dès que je me promenais en ville
17:20ou dès que j'ai pu un peu mieux découvrir la ville,
17:22je m'y suis senti vraiment très à l'aise,
17:24ce qui a contribué aussi à cette fidélité,
17:26puisque si je m'étais moins bien senti à Metz,
17:30certainement que j'y aurais passé moins de temps au club.
17:33Et alors, vous êtes encore une star,
17:34parce que les téléspectateurs n'ont pas pu le voir,
17:36parce que le caméraman n'avait pas branché encore sa caméra,
17:40mais une dame est passée, là, tout à l'heure,
17:41pendant qu'on se préparait.
17:43Vous a salué mes hommages, mon capitaine.
17:45Donc, on vous reconnaît à Metz,
17:46et ça fait plaisir, quand même.
17:47Oui, on me reconnaît à Metz.
17:48Bon, c'est pas ce que je recherchais,
17:52mais en tout cas, c'est la conséquence de la notoriété.
17:54Mais ça fait très plaisir, en fait.
17:55Et puis, les gens sont d'une bienveillance.
17:57Et c'est vrai qu'avec l'âge,
17:58en fait, je me suis ouvert davantage.
18:01Quand je jouais, j'étais quand même très fermé.
18:04Je me protégeais, je surjouais le côté
18:05« attention, il ne faut pas que je me disperse, etc. »
18:08Et puis, c'est vrai qu'en vieillissant,
18:09je me rends compte qu'à la fois,
18:10j'ai perdu du temps par rapport à ces contacts
18:12que j'ai un peu ratés ou pas approfondis.
18:15Et donc, j'essaie de me rattraper aujourd'hui, en fait.
18:17Alors, un mot, parce qu'après Metz,
18:19le FC Metz, même s'il y a deux époques du FC Metz,
18:22vous voyez,
18:22mais il y a le Red Star, il y a Toulouse,
18:25il y a Saint-Étienne,
18:26l'AS Saint-Étienne, mythique AS Saint-Étienne.
18:29Vous êtes fan, d'ailleurs.
18:30Oui, je suis fan.
18:31Et puis, pareil, les gens m'aiment bien là-bas.
18:33Donc, j'ai laissé un bon souvenir.
18:34C'est vrai que je m'étais engagé totalement.
18:36On est parti avec le président André Laurent
18:38au bout de la troisième année,
18:39de manière injuste, en fait,
18:40puisqu'on a été renversé par de nouveaux dirigeants.
18:43C'est dommage, parce qu'on est en train
18:44de réécrire une belle histoire pour les Verts.
18:47Et c'est vrai que c'est un club tellement mythique.
18:51Les supporters sont tellement passionnés.
18:53Et puis, cette ville ressemble, en plus,
18:55au niveau du contexte,
18:56avec le coin que j'avais laissé en partant de Metz.
18:59Donc, oui, c'est vrai que ça reste un merveilleux souvenir, en fait.
19:03Quand vous dites que ça ressemble,
19:04il y a aussi, et là, on fait la jointure avec Michel Platini,
19:07qui vient de créer le musée ouvrier du football.
19:10Oui, oui.
19:11C'est aussi des terres ouvrières.
19:12Bien sûr.
19:12Saint-Étienne, Metz, etc.
19:14C'est pour ça que le contexte,
19:15le stade Geoffroy Guichard, d'ailleurs,
19:16est au milieu des usines.
19:17Oui, c'est ça.
19:18Donc, c'est vrai que je n'ai pas été dépaysé
19:20quand je suis arrivé.
19:21Et puis, c'est vrai que quand on a gagné la coupe en 1984,
19:24par exemple, on était les joueurs,
19:26nous, imprégnés de ces problématiques,
19:28de ce contexte social compliqué de l'époque,
19:30avec la fin de la sidérurgie.
19:32Moi, j'ai vécu mes premières années d'enfance
19:34au pied du haut fourneau, le fameux U4.
19:36En fait, mes grands-parents habitaient sur le pont
19:39qui ne surplombaient pas,
19:41mais qui côtoyaient ces haut fourneaux.
19:44Et donc, j'ai bien connu ce contexte-là.
19:46Et c'est vrai qu'on a souffert
19:47avec nos compatriotes ouvriers.
19:50Et d'ailleurs, la victoire en 1984
19:52leur a été complètement dédiée,
19:53puisqu'ils s'étaient d'ailleurs déplacés en masse
19:55ce jour-là au stade, au Parc des Princes.
19:58Il y avait une marée messine,
20:00une marée humaine messine,
20:01et ce qui nous avait aidés à gagner d'ailleurs
20:02ce soir-là la coupe avec cet appui.
20:05Beaucoup de gens s'en souviennent encore
20:06du 1984, Parc des Princes,
20:09Carlo Molinari, toute l'équipe.
20:10C'était la première grande victoire du club.
20:13Et puis, 1996, victoire de la Ligue.
20:15Oui, il y a eu 88 quand même
20:17au Parc des Princes.
20:1888, donc deux Coupes de France en quatre ans.
20:22C'est vrai, quand on se projette aujourd'hui,
20:24on se dit le FC Metz qui gagne
20:25deux Coupes de France en quatre ans.
20:27Ça reviendra.
20:28Oui, ça reviendra.
20:29On va garder à la fois espoir
20:31et puis confiance.
20:33Et puis, 1996, oui,
20:34toujours au Parc, en fait,
20:35les trois finales au Parc,
20:36avec à chaque fois une marée humaine messine,
20:39tous les supporters au Parc des Princes.
20:42Et puis des retours à Metz extraordinaires,
20:44puisque la place d'armes noire de monde,
20:48les rues noires de monde
20:50pour le retour.
20:53Donc, oui, oui.
20:53Et celui qui vous remet la Coupe,
20:55je crois que c'est la Coupe de la Ligue en 1996,
20:58c'est un élu lorrain ?
20:59Oui.
20:59C'est Philippe Séguin.
21:00Philippe Séguin,
21:00qui était président de l'Assemblée nationale
21:02à ce moment-là.
21:03Et comme le président de la République
21:04ne daignait pas remettre la Coupe de la Ligue
21:06alors qu'il remettait la Coupe de France,
21:08c'était le président de l'Assemblée nationale
21:10qui se dévouait.
21:11Et donc, oui, c'est Philippe Séguin
21:12qui me remet la Coupe.
21:13Connaissant Seguin,
21:14il ne devait pas se forcer beaucoup
21:15parce qu'il adorait le foot.
21:16C'était un bordu de foot.
21:17Oui, oui, oui.
21:18Donc, 84, 88, 96,
21:21des matchs,
21:21on ne peut pas tout résumer,
21:23en international aussi,
21:24puisque vous vous êtes sélectionné
21:25plusieurs fois en équipe de France.
21:28Oui.
21:29500 au total.
21:30Donc, c'est ce qu'on dit.
21:30Vous êtes d'abord,
21:31un, le plus capé.
21:32Donc, c'est ce qu'on appelle
21:33le plus grand nombre de matchs.
21:35Le grand nombre de matchs joués
21:36sous le maillot messin.
21:37Sous le maillot messin.
21:38Et puis, sixième position, quand même.
21:40Au niveau national, oui.
21:41Il y en a qui tiennent des comptabilités.
21:43Ah oui, oui.
21:45Sixième ayant comptabilisé
21:47le plus de matchs en Ligue 1.
21:48En Ligue 1.
21:49En Ligue 1.
21:49En première division, à l'époque.
21:50Vous êtes à quelques matchs
21:52à l'ingiresse.
21:53Oui, c'est à l'ingiresse,
21:54en joueur de champ,
21:54qui a le plus de matchs,
21:56une dizaine de plus, en fait.
21:58Mais je n'ai pas de regrets
21:59par rapport à ça,
22:00parce que, de toute façon,
22:01ce ne sont pas des statistiques
22:02qui changent votre vie après.
22:03Donc, en fait,
22:04c'est plus la fierté
22:05d'en avoir eu autant
22:06qui est importante.
22:07Mais par exemple,
22:08avec des gens comme à l'ingiresse,
22:09ou je pense à Baptiston,
22:10qui est aussi de la région,
22:11comme vous,
22:12vous vous revoyez,
22:13vous vous appelez ?
22:14Oui, on se revoit.
22:15On se revoit pas assez souvent.
22:16Mais par exemple,
22:17à l'ingiresse,
22:17c'était directeur sportif
22:19à Toulouse, au TFC,
22:20quand j'y ai signé.
22:21C'est lui qui est venu me chercher.
22:23Donc, oui, on a des liens.
22:26Et franchement,
22:27on a des liens.
22:28Et donc, on se revoit
22:29avec beaucoup de plaisir.
22:37Bon, ben, nous y voilà.
22:45La gare,
22:46le Grand Charles.
22:47Ah, j'adore.
22:48J'adore.
22:48La plus belle gare de France.
22:51De France.
22:51Plusieurs fois classée.
22:52Plusieurs fois classée.
22:53Et puis, le général,
22:54en effet,
22:54qui nous accueille.
22:55magnifique environnement
23:00d'ailleurs aussi.
23:00Parce que très souvent,
23:02j'en ai fait beaucoup,
23:03comme certainement
23:04beaucoup de monde,
23:05des gares dans beaucoup de villes.
23:06Et en fait,
23:07il y en a très peu
23:07qui ont cette qualité architecturale,
23:11cet environnement
23:12un peu même apaisé.
23:13Et puis surtout,
23:14de très bon goût, en fait.
23:15Oui, et puis il y a des bonnes tables.
23:17Il y a des bonnes tables.
23:18En plus, tout est réuni là.
23:20Et puis la gare,
23:21c'est évidemment le voyage.
23:22Alors, si vous voyez
23:23où je veux en venir,
23:24c'est quoi ?
23:25Le voyage,
23:26parce qu'il y a une symbolique.
23:28Vous avez voulu venir ici.
23:29Oui, j'ai voulu venir ici
23:30parce qu'en fait,
23:32quand je partais justement
23:33le dimanche soir
23:34de chez mes parents là-bas
23:35pour venir à la section
23:36sport-études
23:37au lycée Robert Schemann,
23:38en fait, mon papa me déposait
23:39à la gare de Berthelmin
23:40qui est entre Sarreunion
23:42et Sarrebourg,
23:43en fait, une petite gare
23:44où d'ailleurs,
23:45les trains grandes lignes
23:46entre Strasbourg et Metz
23:47passaient et s'arrêtaient.
23:48Et donc, il me déposait
23:49le dimanche soir
23:50avec un gros cafard, en fait.
23:52Et j'arrivais ici.
23:53J'arrivais ici dans cette gare.
23:55C'était mon premier contact
23:56de la semaine.
23:58Et donc, forcément,
23:59ça m'avait marqué.
24:01Et puis ensuite,
24:02à travers mes fonctions
24:03au syndicat des footballeurs,
24:04l'UNFP,
24:05en fait,
24:05j'ai pris le TGV
24:06pendant 20 ans,
24:08enfin, pendant 15 ans
24:09puisqu'il est apparu en 2008,
24:11le TGV.
24:12Moi, je commençais à l'UNFP
24:13en 2001.
24:14Donc, c'est vrai que
24:15j'y venais pratiquement
24:16quotidiennement.
24:17j'habite pas loin
24:18en plus de cette gare.
24:20Donc, c'est vrai
24:21qu'il y a un lien particulier.
24:23Oui, mais c'est presque un bureau.
24:24C'est presque un bureau.
24:25Des gens comme vous
24:25qui voyageaient beaucoup,
24:26qui avaient des activités.
24:28L'UNFP,
24:29on le rappelle,
24:29c'est le syndicat.
24:30Le syndicat des footballeurs.
24:31Des footballeurs professionnels.
24:31Oui, qui accompagnent
24:32les footballeurs.
24:34Alors, à quel moment,
24:35parce que c'est des carrières
24:36relativement courtes,
24:37footballeurs, professionnels,
24:38à quel moment
24:39on commence à envisager la suite ?
24:42Moi, ça a toujours été
24:42une préoccupation.
24:43C'est très variable,
24:44en fait,
24:44en fonction des joueurs.
24:46Moi, j'avais à l'esprit
24:47cette inquiétude
24:49parce que c'en est une.
24:50On ne sait pas vers quoi
24:51on va pouvoir se diriger
24:52comme je n'avais pas choisi
24:53en plus de devenir entraîneur.
24:55Donc, en fait,
24:56je l'avais préparé
24:57à travers mon engagement
24:58au syndicat
24:59puisque la particularité
25:00du syndicat,
25:01c'est qu'on peut s'engager
25:02tout en étant en carrière.
25:03Donc, en fait,
25:04ma reconversion
25:05a été très naturelle
25:06au niveau de mon engagement
25:08au syndicat.
25:09Et puis,
25:09j'ai saisi une opportunité
25:11puisque Jean-Marie Roche,
25:12en 2001,
25:14qui briguait à nouveau
25:15pour la énième fois
25:16la mairie de Metz,
25:18avait senti mon appétence
25:20un peu pour la chose publique
25:21et mon intérêt
25:21pour la ville de Metz.
25:22Donc, il m'avait sollicité,
25:24il m'avait demandé
25:25si ça m'intéresserait
25:26de l'accompagner
25:27sur ce mandat-là.
25:28Et donc,
25:29je lui ai dit évidemment oui
25:30et j'avais cette particularité
25:32d'être toujours sous contrat
25:33de footballeur
25:34en démarrant mon mandat
25:35d'adjoint en mer.
25:36Donc, en fait,
25:37je cumulais à ce moment-là
25:38les deux.
25:38Adjoint en mer,
25:39chargé de la jeunesse
25:39et des sports.
25:40Jeunesse et sports.
25:41Très, très beau mandat.
25:42Et c'est vrai que moi
25:43qui pensais connaître la ville,
25:44en fait,
25:45parce que j'y vivais
25:46depuis longtemps,
25:47à travers ses responsabilités,
25:49je l'ai découvert vraiment,
25:50en fait.
25:50Jean-Marie Roche,
25:51c'était quoi son lien
25:52avec le FC Metz ?
25:53En fait,
25:53il l'a sauvé
25:54en 83-84
25:56quand justement
25:57le club avait
25:58de gros soucis financiers
25:59avec Aimé Dumartin
25:59qui était le président
26:00de l'époque.
26:01C'était celui
26:02qui était au milieu
26:03des deux mandats
26:04de Carlo Molinari aussi.
26:05Donc, je me rappelle
26:06que quand le club
26:08a eu ses soucis financiers,
26:09Jean-Marie Roche
26:10a rappelé
26:11Carlo Molinari
26:12aux affaires
26:13en lui disant
26:13que la ville
26:14n'aiderait le club
26:14que si lui
26:16revenait aux affaires.
26:16et donc ça,
26:19ça a été
26:19un des faits marquants
26:21en fait
26:21des relations
26:22entre Jean-Marie Roche
26:23et le FC Metz.
26:25Sinon,
26:25il ne venait pas au match,
26:27il n'aimait pas
26:28beaucoup le foot.
26:28Ce n'était pas
26:29un grand sportif,
26:30c'était un marcheur.
26:31Mais par contre,
26:32il vous laissait
26:33carte blanche,
26:33c'est-à-dire qu'une fois
26:34que vous aviez sa confiance,
26:36on pouvait faire des choses.
26:39Sylvain,
26:39tu doutes bien
26:40que je vais terminer
26:41l'émission
26:42en parlant du FC Metz
26:43aujourd'hui.
26:44On est fin novembre,
26:46début décembre.
26:48Début difficile,
26:49il y a eu trois beaux matchs
26:50gagnés,
26:51un nouveau perdu.
26:52C'est difficile à subir
26:53quand on subit
26:54comme ça
26:54des défaites à la suite
26:56qu'on a du mal
26:57à remonter.
26:58Comment on vit ça
26:59dans sa tête ?
27:01Je pense qu'ils ont
27:03beaucoup souffert,
27:04les joueurs,
27:04jusqu'à il n'y a pas longtemps
27:05puisque c'est vrai
27:06qu'ils ont eu
27:07ce sursaut assez miraculeux
27:08d'ailleurs
27:09que j'ai du mal
27:09à m'expliquer.
27:10Ils sont passés
27:11d'une situation
27:12vraiment très très compliquée
27:13où il n'y avait plus de morale,
27:14où physiquement
27:15ça n'allait pas bien,
27:16où ça ne jouait pas bien.
27:17On sentait qu'il n'y avait plus de jus.
27:19Il n'y avait plus de jus,
27:19il n'y avait pas d'âme
27:20en fait.
27:21Et en trois, quatre jours
27:22entre le match de Lille
27:23où ils prennent six buts
27:24et puis la réception de Lens
27:25où ils gagnent
27:26leur premier match,
27:27en fait en quatre jours
27:27ils se sont métamorphosés
27:29et de l'extérieur
27:31on n'a pas l'explication.
27:33On sait que les deux présidents,
27:35c'est-à-dire Carlo Molinari
27:36et Bernard Sorin
27:37ont été parler aux joueurs
27:38pour essayer
27:39de les sensibiliser
27:41à la situation
27:41et puis de les rebooster.
27:42Est-ce que c'est ça
27:43qui a fait que les joueurs
27:45se sont métamorphosés ?
27:46En tout cas,
27:47on a retrouvé l'espoir
27:48et ça fait du bien.
27:48On garde l'espoir
27:49et on a le moral.
27:52On est heureux quand il gagne.
27:53Et on adore Metz.
27:54Et on adore Metz,
27:55bien sûr.
27:56Merci Sylvain.
27:56Merci.
27:57Merci beaucoup.
27:58C'était un plaisir.
28:00Très très belle balade.
28:00Merci beaucoup.
28:01Merci beaucoup.
28:14Ici Lorraine,
28:15crack pour l'émission
28:16Sur ma route,
28:17sur Moselle TV
28:18et Vosges Télévisions.
28:20Ici,
28:20votre radio de proximité
28:22en Lorraine.
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