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  • il y a 11 heures

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00:00L'Europe 1 soir, week-end. 19h, 21h, Stéphanie Demureux.
00:04Toujours en compagnie de Georges Fenech et Vincent Roy.
00:06Messieurs, on a connu l'école qui avait eu, vous vous souvenez, des vélités de déménagement à cause d'un trafic de drogue.
00:12On a connu il y a quelques semaines BNP, Paris-Bas, qui a déménagé ses locaux situés à la lisière entre Aubervilliers et Paris.
00:19Et là, on a Orange, à Marseille. C'est assez inédit, qui a décidé de fermer temporairement son site,
00:26qui accueille quand même jusqu'à 1 200 salariés en cause, les tensions à proximité liées au trafic de drogue.
00:34Maintenant, ce sont les salariés, les entreprises qui ferment parce qu'elles sont chassées par l'insécurité.
00:41Les entreprises, là, pour le cas qui nous occupe, c'est-à-dire Orange, a décidé de fermer 15 jours
00:48pour prendre un certain nombre de mesures aptes à protéger ces salariés.
00:54Et songez que, je crois que vous vérifierez cette information, mais on a dû enfermer sur le site même d'Orange
01:02les salariés, les empêcher de sortir tellement ça devenait dangereux.
01:09– Oui, c'est la CFDT qui disait que le narcotrafic met les salariés en état de siège.
01:12C'est quand même fort.
01:13– Absolument, c'est quand même très fort.
01:15Et les salariés arrivent et repartent du siège de leur entreprise avec la peur au ventre.
01:23Bon, donc ça n'est plus tolérable.
01:25Et évidemment, l'entreprise Orange est chargée de protéger ses salariés.
01:29Et là, il faut tout faire, tout mettre en œuvre.
01:31Alors, la police s'y emploie, évidemment.
01:34À partir du moment où on met beaucoup plus de police, on ne sait que…
01:38– Alors, la police, je vous propose, pardonnez-moi de vous couper,
01:40mais je vous propose d'écouter la préfète déléguée auprès du préfet de police des Bouches-du-Rhône.
01:44C'est assez intéressant. Entendez bien l'oreille.
01:46– Il est véritablement important, encore une fois, de prendre au sérieux,
01:50et je ne minimise absolument pas la position des salariés et la crainte qu'ils peuvent avoir.
01:56Il est important de pouvoir les écouter.
01:58Mais mon rôle aussi, à moi, c'est de pouvoir rassurer, c'est de pouvoir ramener de la sérénité
02:02et assurer que partout, l'État sera présent et assurera la sécurité
02:07et assurera aussi et permettra de lutter contre ce sentiment d'insécurité.
02:13– Alors, le sentiment…
02:14– Le sentiment.
02:14– Alors là, je vous vois en perdant.
02:16– Mais voilà le sentiment qui revient.
02:18– Dans un autre soin, on nous parle d'une trottinette.
02:20Les violences ont parlé d'une trottinette, je vous assure.
02:23Enfin, là, on ne l'a pas, c'est dommage.
02:24Mais effectivement, elle finit en parlant de sentiments d'insécurité, sans minimiser.
02:29– Oui, et c'est toujours le même discours, le bras ne tremblera pas, etc.
02:34Là, vous avez un exemple flagrant.
02:37Vous savez, quand on dit que la misère crée de la délinquance,
02:43c'est souvent ce que dit la gauche bien pensante,
02:45c'est le chômage, la misère qui produit la délinquance.
02:48Il faut lutter contre les discriminations.
02:50Là, vous avez l'exemple même que c'est tout le contraire.
02:53C'est effectivement la délinquance qui crée de la misère et du chômage,
02:57puisque les gens s'en vont.
02:58Orange veut partir.
03:00Vous voyez, il ne faut pas, il faut bien comprendre.
03:03– 1200 personnes en télétravail, ça n'a pas dû être simple pour eux.
03:07– Non, mais on voit bien qu'on a une société qui est très malade.
03:10En réalité, une société extrêmement malade,
03:12où on n'a plus, non pas le sentiment d'insécurité,
03:16mais on a la certitude qu'on n'est plus en sécurité.
03:19Pour que des salariés veuillent partir,
03:21pour qu'une entreprise comme Orange
03:23veuille quitter un lieu pour être en plus grande sécurité,
03:27c'est que l'État a démissionné,
03:29n'assure plus en tout cas, ces missions.
03:31Alors la préfète, je l'entends,
03:33elle a un discours très volontariste,
03:35très bien, les ministres qui se succèdent,
03:36et M. Nunez a dit qu'il irait une fois par mois à Marseille.
03:39– Elle parle même de sentiment d'insécurité,
03:40et puis vous le disiez, Vincent Roy,
03:41les salariés ont quand même été confinés,
03:43c'était le 25 novembre,
03:45à la suite d'une bagarre entre dealers devant le métro
03:48et un nouvel incident qui s'est produit le lendemain.
03:51Donc bon, je veux bien le sentiment d'insécurité.
03:54– Ça n'est pas trop radiophonique,
03:56mais il y a des images,
03:57lorsqu'on regarde les images,
04:00et que la préfète parle de sentiment d'insécurité,
04:04on se demande vraiment de qui l'on se moque.
04:06Parce que lorsqu'on voit les images,
04:08on sent bien que l'insécurité,
04:10elle est là, elle est présente,
04:12elle est palpable,
04:12et que ce n'est absolument pas, encore une fois, un sentiment.
04:16Donc, vous voyez, ce type de discours
04:18ne me semble pas prompt à régler véritablement les problèmes,
04:23ou à tout le moins, à les prendre à bras le corps.
04:25– Mmh.
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