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  • il y a 3 mois

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00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans Salon 8 sur Bingsport et bienvenue au trip de champion olympique de handball, Nicolas Karabatic.
00:20Bonsoir, merci d'avoir accepté l'invitation. On a eu du mal à trouver une date. J'ai l'impression que vous êtes un retraité qui est très très actif.
00:27Vous pensiez ne plus avoir de contraintes. J'ai l'impression que vous en avez encore plus.
00:31Oui, je pensais être un peu plus cool avec mon emploi du temps et avoir un peu plus de temps pour moi, pour la famille, même si j'en ai.
00:40Mais oui, je suis assez occupé, surtout en ce moment, période un peu de promo de mon autobio.
00:48Ce livre, enfin, elle est là, la bio, ma plus belle victoire. Quel souvenir spontanément, durant l'écriture, a déclenché un grand moment de joie ?
01:00Et inversement, qu'est-ce qui vous a ému en le réécrivant ?
01:04Qu'est-ce qui m'a ému en écrivant le livre ? Déjà, de revenir sur mon histoire, tout ce moment d'introspection, la rencontre avec Basile, le co-auteur, avec qui on a vraiment connecté.
01:18On s'est super bien entendu. Je suis revenu sur tellement de moments. Revivre aussi tous ces moments.
01:24En l'écrivant, je me suis même mis à pleurer, à revivre les émotions.
01:29J'allais vous demander, il y a des larmes qui sont revenues ?
01:31Oui, bien évidemment. Ça a même déclenché plein de discussions avec mon frère, avec ma maman, avec Géraldine, ma future femme.
01:39Et donc, ça m'a amené aussi à revisiter, à me dire, en fait, j'ai toujours voulu le dire.
01:44On n'en a jamais parlé, on n'a jamais parlé de tel ou tel épisode avec mon frère ou avec ma mère.
01:48Et voilà, ça a redéclenché plein de choses comme ça.
01:51Et en fait, ça a été... Rien que l'écriture du livre, pour moi, est un succès parce que ça m'a fait bouger.
01:57Et ça a été un moment de joie.
01:58C'est un livre familial comme tout ce qu'il y a à l'intérieur. Vraiment.
02:01Oui, l'idée, c'était de...
02:01C'est pas que vous. C'est vraiment toute votre famille. C'est vraiment un noyau.
02:05Il y a beaucoup d'amour. C'est un noyau d'amour dans ce livre.
02:08Oui, c'est partager, en fait, ce que j'ai vécu depuis tout petit.
02:14Mais pas que en surface, en profondeur.
02:16Ce que j'ai ressenti, quelles clés j'ai utilisées dans tous les moments de ma vie, les beaux moments, les moments plus difficiles.
02:25Et donc, voilà, c'était ce que je voulais partager un petit peu et expliquer aussi mon évolution pendant ma carrière et pendant ma vie.
02:32Parce que je ne suis pas le même que quand j'ai commencé, heureusement.
02:35Et voilà, je voulais partager tout ça.
02:38Et au début, je ne voulais pas le faire, le livre.
02:39J'avais un peu de réticence.
02:40J'avais un petit peu de peur de me livrer, de me dire aussi pourquoi faire un livre.
02:46Il y a déjà eu beaucoup de choses qui ont été écrites sur moi.
02:49Ça ne va peut-être pas intéresser les gens.
02:51Et j'ai mon agent aussi, Bacti, de toujours.
02:53Ça fait dix ans qu'il me tannent.
02:55Nico, il faut que tu fasses un livre, une auto-bio.
02:57Et au final, ça m'a fait énormément de bien.
02:59Je suis heureux.
03:00Et puis, c'est aussi une manière de pouvoir mettre cette première vie derrière moi, de l'exposer, d'en parler et de clore un grand chapitre, un grand premier chapitre de ma vie pour passer au suivant.
03:13Et de l'offrir aux supporters.
03:16Ça va leur faire bien plaisir.
03:18Petite info sympa du jour.
03:20Regardez la Cannes.
03:21À partir du 21 décembre, tous les matchs seront retransmis sur Binsport.
03:26C'est l'occasion de mettre en avant une nation.
03:27Et là, peut-être que c'est la plus belle de la Cannes parce que c'est le pays qui reçoit.
03:32C'est le maillot du Maroc qu'on vous présente aujourd'hui.
03:35Et parce qu'on est sympa, le maillot est à gagner sur le compte X de Binsport.
03:39Vous pouvez suivre le compte, le retweeter, liker, mettre des commentaires, ce qui vous fait plaisir.
03:44Le gagnant sera donné dans la prochaine émission.
03:46Il sera tiré au sort juste après l'émission.
03:50Nicolas Florian Demez a préparé votre rétro.
03:53Non sans mal, regardez, c'est là que ça se passe.
03:57Nicolas, tout téléspectateur régulier de Binsport, a entendu crier votre nom un paquet de fois.
04:10Mais en même temps, c'est vrai.
04:13Nicolas, vous êtes l'un des plus grands sportifs de tous les temps.
04:16Plus besoin de vous présenter.
04:17Non à la place, je vais profiter de cette rétro pour vous remercier, vous remercier pour votre disponibilité pendant toutes ces années.
04:28Jour, nuit, jour.
04:32Car figurez-vous que vous êtes la personne que nous avons le plus interviewée sur cette chaîne.
04:35Des dizaines et des dizaines d'interviews, l'occasion de constater que depuis 2012 et le lancement de la chaîne,
04:41et c'est un peu agaçant, il est vrai, vous n'avez pas changé.
04:43Mais sachez aussi que vous nous avez parfois un peu baladés.
04:47Jeux de cartes, un pot de chat.
04:48Le jeu vidéo reste une passion.
04:51On a toujours fait rêver d'être en centre-ville et avoir une petite vue comme ça sur la ville.
04:57Avec vous, on a voyagé de Barcelone à Paris en passant par toutes les grandes salles de handball du monde.
05:03Vous avez un palmarès long comme vos deux bras, mais malgré toutes ces récompenses,
05:06Nicolas forçait de constater que vous êtes resté quelqu'un de simple.
05:09Quelqu'un qui se lave-les-dans le matin, qui n'hésite pas à mettre la main à la pâte quand il faut préparer à manger.
05:18Quelqu'un qui sait recevoir.
05:21Je mets les jambes comme ça.
05:22C'est l'ami du petit-déjeuner.
05:24Il faut l'utiliser la force.
05:29Ils ont bien flippé.
05:31On peut leur faire tout ce qu'on veut.
05:32Nicolas Karabatic, c'est également un père de famille aimant et surtout suffisamment confiant pour faire quelques passes avec son fils devant un écran de télé accroché au mur.
05:42Je suis comme un gamin.
05:43L'ambiance, l'échauffement, le chaud, le French Quarter.
05:48Il y a un peu moins d'un an, vous réalisiez un fantasme allé au Super Bowl, toujours sur les antennes de Beansport.
05:54C'est magique.
05:55Je suis comme un gamin.
05:56Je suis tellement heureux d'être avec Marco et Lionel.
05:58Alors, je terminerai cette rétro par une question.
06:00Nicolas, quel est votre prochain rêve ?
06:05Bonne question.
06:09Bonne question.
06:09Vous en avez, j'imagine ?
06:11Non, même pas.
06:13En fait, c'est vrai que pendant toute ma carrière, toute ma vie, j'ai eu des rêves que je me suis fixé très tôt, enfant, être le meilleur joueur au monde,
06:22jouer en équipe de France, gagner des titres.
06:25C'est vrai que pendant toute ma première partie de ma vie, j'ai eu besoin de rêves, de challenges, d'objectifs.
06:31Et là, en fait, je les ai tous atteints et j'apprends à vivre sans rêve.
06:37J'apprends à vivre en prenant du plaisir tous les jours dans tout ce que je fais, que ce soit amener mes enfants à l'école, être en interview aujourd'hui, faire la promo de mon livre, aller sur une conférence, faire n'importe quoi.
06:50J'apprends à prendre du plaisir, c'est un plaisir différent quand on a un rêve.
06:54Parce qu'un rêve t'amène énormément d'émotions hautes et très basses, mais j'apprends à vivre plus sereinement et c'est très cool aussi.
07:02Et je fais du sport, je fais du padel aussi, voilà.
07:05J'essaie de quitter un peu l'esprit de compétition parce que j'en ai plus forcément besoin.
07:10Pas tout de suite, on va parler du sport, du sport j'adore.
07:19Vous êtes né en balleure grâce à votre père qui était gardien de but.
07:23Vous avez toujours voulu qu'il soit fier de vous.
07:26Et bon, on peut dire que vous avez réussi.
07:29Oui, je pense.
07:30Et votre réussite, celui qui en parle le mieux, regardez, c'est Lucas, votre frère.
07:33C'est le got, le got plus plus, c'est le got avec 5G devant.
07:40Franchement, il y a, c'est, il y a, enfin, ouais, ouais, j'ai, voilà, maintenant, lui et moi, on est vraiment une relation, voilà, d'égal à égal.
07:48Mais ça ne m'empêche pas d'avoir de l'admiration pour ce qu'il fait, pour ce qu'il représente, dans le hand français, mais aussi dans le sport.
07:54Et même, enfin, voilà, c'est, tu ne parles pas à un jeune ou à un handballeur qui ne te dit pas qu'il a eu Nico comme modèle ou qui, même quand tu vois, voilà, toutes les générations qui arrivent aujourd'hui en équipe de France, qui sont hyper forts, qui font des trucs de fous.
08:08Et tu vois que, bah lui, il lit aussi pour quelque chose dans ça, parce que c'est quelqu'un qui est inspiré, voilà, plein, des milliers de jeunes.
08:15Pas trop lourd ce statut ? Ça va ?
08:17Non, ce n'est pas, non, ce n'est pas lourd. C'est, ben, pendant que je jouais, j'ai essayé de ne pas penser à ça, au fait que, ben, j'avais un impact très grand sur, ben, sur tous les jeunes qui me regardaient ou, voilà, sur les joueurs avec qui je joue en équipe de France, qui m'avaient peut-être eu en poster dans leur chambre.
08:35Je me souvenais de moi, quand je suis arrivé en équipe de France et je jouais avec Jackson, que je l'avais en poster dans ma chambre, je me souviens, voilà, qu'il n'avait pas un comportement différent.
08:42Donc, voilà, j'essayais de ne pas trop prendre conscience de ça, parce que ça peut t'inhiber, ça peut mettre de la pression.
08:46Mais aujourd'hui, je ne joue plus, donc, je peux vraiment accueillir et ressentir les émotions que ça apporte de croiser des personnes qui te disent, ouais, je me suis mis au honte grâce à toi, ou on a vibré, on a passé des moments incroyables devant notre télé tous les mois de janvier.
09:01Et là, je peux vraiment m'ouvrir à tout ça et je reçois des doses d'amour incroyables. Donc, quand j'entends ça, je suis comme un fou, ouais.
09:09Est-ce que, comme votre frère, Lucas, vous auriez pu aller dans une autre discipline ?
09:15Je pense que je serais allé dans la discipline que mon père faisait ou avait faite et je pense que j'aurais tout naturellement voulu l'imiter.
09:25Je sais que je m'étais mis à plein de sports, j'avais essayé plein de sports, comme on le faisait à la maison et Lucas aussi, mais le hand, c'était naturel.
09:32Et je pense que c'est parce que papa avait été un grand handballeur et un entraîneur de handball et je voulais l'imiter, l'impressionner, le rendre fier de moi.
09:41Et donc, je suis allé naturellement vers le handball.
09:43Et à l'inverse, votre frère Lucas, il avait commencé plus tôt le handball. Est-ce qu'il aurait pu atteindre votre niveau ?
09:49Je ne dis pas qu'il est mauvais, loin de là, il est très, très bon. Mais est-ce qu'il aurait peut-être même pu être meilleur que vous ?
09:55Est-ce qu'il aurait pu être meilleur que moi ? C'est une bonne question. J'aurais tout fait pour qu'il ne soit pas meilleur que moi.
10:01Mais en même temps, on s'en fout parce qu'on aurait joué ensemble. Et quoi qu'il se passe, on aurait pu...
10:07Mais ouais, il était... Au même âge, on était aussi forts l'un que l'autre et il était hyper en avance.
10:15Il ne vous chambre jamais là-dessus, votre frère ?
10:16Non, il ne me chambrerait jamais. Parce que bon, il ne va pas me chambrer avec tout ce que j'ai gagné.
10:20Mais c'est vrai qu'il a eu ce parcours, mais qui est incroyable.
10:24Et j'en parle toujours. C'est fou ce que tu as fait, Loulou.
10:28Tu étais passé par le tennis, tu étais numéro un français.
10:31Et à 18 ans, tu te remets au hand. Et à 19 ans, ou même à 19 ans, il se remet au hand.
10:35Et 7 mois plus tard, il joue avec les pros à Montpellier.
10:37C'est juste fou.
10:39Et donc, pour moi, ça a été un bonheur de le voir revenir au handball et d'avoir pu tout gagner avec lui de nouveau.
10:46Vous avez parlé tout à l'heure de Jackson Richardson pour votre retraite. Il a un petit message pour vous.
10:52Par te féliciter pour ton parcours et ta carrière, moi, j'ai envie de surtout féliciter l'homme.
10:58Ce que tu as été, ce que tu es toujours.
10:59Tu as toujours à respecter tes partenaires, tes adversaires.
11:03Et d'ailleurs, c'est pour ça que tout le monde te respecte.
11:06Mais moi, j'ai envie de te parler surtout de ton bisoutage.
11:10Je ne sais pas si tu te rappelles avec Mika.
11:13Parce que si tu ne te rappelles pas, dis-toi bien que j'ai toujours la vidéo.
11:17Alors, si tu veux la récupérer, tu sais ce qu'il te reste à faire.
11:21C'est de faire un bon repas au restaurant.
11:24Et au moins comme ça, on pourra partager des bons moments et des souvenirs ensemble.
11:28Allez, salut à toi.
11:29Salut à vous.
11:30A très vite.
11:31Ciao, ciao.
11:33Bel hommage.
11:33C'est vrai que, Hulk, je pense qu'on doit avoir la photo quelque part.
11:37Et c'était, regardez, un très, très bon choix.
11:39C'est moi qui ai fourni la photo.
11:41On l'a mise dans le livre.
11:41Oui, vous l'avez mise dans le livre.
11:43Et on est allé la chercher.
11:44Jackson détient un record que vous n'aurez jamais.
11:47C'est celui de sélection d'équipe de France.
11:49Il en a 417.
11:51Vous, vous en avez seulement 362.
11:52Mais est-ce qu'un jour, un joueur va battre ce record ?
11:58Ben, je pense que non.
12:02Et au final, je pense que c'est mieux que personne le batte.
12:05Parce que déjà, au moins, Jackson, il va rester là-haut, tout là-haut.
12:08Et aussi parce que ça va réduire la charge et le nombre de matchs qu'on a dans l'année.
12:13Parce que c'est tout simplement insoutenable.
12:16Il y en a trop.
12:16Et donc, dans tous les sports, il faut faire attention à ça.
12:19Et donc, voilà, pour deux très bonnes raisons.
12:21Que Jackson reste tout là-haut, en nombre de sélections, qu'il soit le roi.
12:25Et pour que les joueurs puissent vivre des saisons un peu plus vivables.
12:30Et donc, non, il ne faut pas que...
12:32Alors, il faut bien qu'on parle de votre palmarès.
12:34Et il faut faire un tri.
12:35Parce que c'est quand même, franchement, un petit peu galère.
12:37Trois titres olympiques, trois fois champions d'Europe,
12:39trois fois meilleurs joueurs du monde, trois ligues des champions.
12:4221 fois, vous avez été champion avec votre club.
12:46Allez, le titre, le premier titre qui vous émeut,
12:48dont vous avez envie de nous parler.
12:52Premier titre qui m'émeut.
12:55Tellement, trop dur à en sortir un.
12:58Alors, un G.O.
12:59Premier titre de champion olympique, allez.
13:01Le premier.
13:02En 2008.
13:02Ce n'est pas celui avec votre frère ?
13:04Non, ce n'est pas celui.
13:04C'est quand même le premier, ça reste...
13:06Celui avec mon frère est très important.
13:07Mais bon, il arrive plus tard.
13:09Le premier titre olympique, c'est là où tu rentres,
13:13tu atteins le Graal, le toit du monde.
13:15Et pour moi, c'était magnifique parce que de le partager avec toute cette génération.
13:19L'année, quatre ans avant, à Athènes, on avait eu une grosse désillusion.
13:23On avait perdu un quart de finale alors qu'on était favoris.
13:26Et on avait fini cinquième.
13:27Donc, d'être champion olympique, j'ai pu le partager, voilà, toute cette équipe de fous.
13:32Et aussi, j'ai pu le partager avec mon papa.
13:34Et donc, c'était des émotions immenses d'être sur le toit du monde,
13:39de partager ça avec eux et avec mon papa, de l'entendre pleurer pour la première fois.
13:43C'était tellement beau.
13:45Et je me souviens, il m'avait dit, voilà, maintenant, tu peux vivre tranquille ta vie,
13:49presque comme si, voilà, tu peux te relâcher, tu as atteint le toit du monde.
13:52Et moi, je dis, non, non, non, je veux continuer.
13:54C'est tellement beau.
13:55On va continuer, on va répéter ça.
13:56Et donc, il a pu voir ce moment-là.
13:59Il n'était pas là en 2012 parce qu'il est parti avant, en 2011.
14:02Mais il a vu ça.
14:04Et bien sûr, le dernier titre de champion olympique avec Luca en 2021,
14:07qui était incroyable, avec une nouvelle génération.
14:10J'avais eu aussi une histoire particulière parce que je m'étais blessé sept mois avant,
14:13croisé, thrombose, double embolie pulmonaire.
14:16Un retour incroyable.
14:17Oui, un retour incroyable.
14:20Et j'étais revenu un petit peu changer aussi de cet épisode-là.
14:24C'était ma première grosse, grosse blessure.
14:26Et donc, on a beaucoup de beaux souvenirs.
14:28Vous avez aussi déclaré en 2021 que c'était la plus belle saison avec le PSG.
14:33C'est une saison incroyable.
14:34Vous avez été invaincu.
14:35Comment vous avez réussi à vous motiver dans le vestiaire ?
14:37Alors, peut-être entre les joueurs, mais aussi,
14:40qu'est-ce que les causeries du coach ont donné pour toujours se remotiver chaque semaine ?
14:46Ce n'était pas forcément les causeries du coach qui nous ont remotivés.
14:50C'était entre nous.
14:51C'est vrai qu'entre nous, il y avait une telle osmose, une telle ambiance dans l'équipe.
14:59Et c'est vrai que petit à petit, on se rend compte que tout commençait à s'aligner.
15:04On commençait à gagner.
15:05Il y avait des matchs qui étaient serrés.
15:06On les gagnait quand même.
15:07Et on a commencé à se dire, mais en fait, on a cet objectif-là et on va y aller à fond.
15:11Et on ne va pas lâcher jusqu'au bout.
15:14Et ça a été vraiment un fil rouge pour nous, cette saison.
15:17Et ça nous a unis.
15:18C'est vrai qu'on aurait préféré être unis par la victoire en Ligue des Champions,
15:22mais de faire une saison comme ça, historique, que personne n'a jamais fait,
15:25même quand le championnat était peut-être un peu moins relevé,
15:28ça veut dire quelque chose et ça marque une équipe.
15:31Il y a un prochain cap qui va être important pour vous.
15:34Vous allez faire votre entrée avec Alison Pinault dans le Hall of Fame de l'équipe de France de handball.
15:38Ce sera du 9 au 11 janvier à l'Accor Arena.
15:41Alors, c'est un titre qui va être vraiment prestigieux.
15:44Mais là, c'est vraiment la fin.
15:45Ah oui, là, c'est vraiment la fin.
15:48Pour rentrer au Panthéon, là.
15:49Pour moi, c'est acté depuis un moment, la fin.
15:52Mais oui, là, je pensais que c'était fini, les honneurs,
15:56que je pouvais être tranquille, que je pouvais maintenant me mettre dans mon canapé,
15:59regarder les matchs ou aller en tribune et y aller sans pression.
16:02Mais voilà, je vais devoir de nouveau...
16:04Bon, après, c'est cool, je ne vais pas me plaindre,
16:06mais je vais devoir de nouveau aller sur le terrain,
16:08être mis à l'honneur, sûrement parler aussi devant tout le public.
16:14Mais c'est cool parce que j'ai eu aussi un an et demi après ma carrière,
16:17maintenant, pour savourer.
16:18Et donc, quand je revis ces moments-là avec du public,
16:22comme quand ils ont retiré mon maillot à Coubertin, le Paris Saint-Germain,
16:26c'est des beaux moments où je profite un fond de l'émotion.
16:28Je n'ai plus besoin d'être concentré sur le match et d'être coupé,
16:31d'être focus.
16:32Là, je peux vivre le moment.
16:34Et donc, c'est des très bons moments.
16:35Ça sera sur Binsport, d'ailleurs.
16:37Alors, sachez-le, suivez ce moment.
16:39C'est l'heure de la récré, le coup de sifflet.
16:40On a fait une petite récap de qui vous êtes à coup de ma plus belle.
16:45Ok.
16:46Pour, je le rappelle, ma plus belle victoire.
16:48La plus belle ambiance dans un stade, c'était où ?
16:51Et quand ?
16:52En France, je précise, en France.
16:53En France, d'accord.
16:55Il y a eu plus de monde ou c'était la folie ?
16:56Il y a eu le quart de finale, même s'il se termine mal,
16:59mais le quart de finale des Jeux Olympiques de Paris 2024 au stade Pierre-Mauroy à Lille.
17:05C'était tout simplement fou.
17:06C'est évidemment ce qu'on avait pensé.
17:08Et les images sont là.
17:10Les images sont là ? D'accord.
17:12Non, ça, c'était au championnat du monde en 2017.
17:14Ah, parce que c'était Pierre-Mauroy à Lille, ça aussi ?
17:16Oui, ça aussi, c'était en 2017, c'était fou.
17:18Lille, c'est le meilleur public ?
17:19Non, ce n'est pas forcément Lille le meilleur public.
17:21En 2017, lors de ces champions du monde,
17:24le match qui m'avait vraiment moins marqué,
17:26c'était à l'Accor Arena, à Bercy.
17:28Et la finale, mais surtout le match d'ouverture contre le Brésil,
17:31c'était incroyable, la ferveur.
17:34Et après, j'ai eu la chance aussi de faire mon dernier match
17:36avec le Paris Saint-Germain à l'Accor Arena.
17:38Ça, c'était un souvenir magique.
17:41Mais derrière là, au JO, l'ambiance avait encore passé un cap.
17:44Et ce n'était pas forcément Lille,
17:46c'était tout le pays de sentir cette ferveur, l'énergie
17:50et comment le sport a amené ses instants de bonheur au public français
17:54et d'avoir les 28 000 personnes au stade de Pierre-Mauroy derrière nous
17:57qui poussaient.
17:58Malheureusement, ça n'a pas marché, mais l'ambiance était magique.
18:02La plus belle déclaration que vous avez fait
18:04et que vous avez regrettée 30 secondes après,
18:07est-ce que vous vous souvenez de laquelle ?
18:10J'en ai une, je m'en souviens très bien.
18:13Elle n'était pas belle, ma déclaration,
18:15mais c'était au Championnat du Monde en 2015 au Qatar
18:18où j'étais, on va dire, courroussé par une décision d'arbitre,
18:24arbitral, et j'avais dit que j'arrête le handball, en anglais.
18:28Elle est là.
18:29Vous l'avez…
18:30Elle est là.
18:30Et là, voilà, on la voit en direct.
18:35Vous pouvez courter en train de dire ?
18:36Je me prends quand même une toute petite claque.
18:39J'en rajoute un peu pour faire gagner du temps
18:40parce qu'on était à un de moins.
18:42Et là, les arbitres mettent deux minutes en attaque pour simulation.
18:46Et les arbitres…
18:47Les arbitres, j'avais compris pendant le match qu'ils voulaient…
18:50Ouais, ils étaient un petit…
18:52Ils n'étaient pas contre moi, mais voilà, ils voulaient montrer que…
18:54Ils voulaient se faire carapathique.
18:55Ils voulaient se faire carapathique.
18:56Non, ils voulaient…
18:57Parfois, ça arrive.
18:57Ils voulaient montrer qu'ils avaient un statut
18:59et ils voulaient le montrer contre moi,
19:02en se mesurant à moi.
19:04Et là, ça n'avait pas marché.
19:05Enfin, ça n'a pas marché dans mon cas.
19:07Je me suis énervé.
19:07Je l'ai regretté, oui.
19:11Mais en même temps, si je ne l'avais pas fait,
19:13on n'en rigolerait pas aujourd'hui.
19:14Et je n'aurais pas ces images.
19:15Et je n'aurais pas tous mes copains.
19:17Valentin Porte en tête de file
19:19qui me chambre encore à chaque fois qu'on se voit.
19:22Donc, je l'accepte avec plaisir.
19:25Hop.
19:26La plus belle partie de carte
19:28durant les mises au vert que vous avez pu faire,
19:30c'était laquelle ?
19:31Avec quel partenaire ?
19:31Et quels adversaires ?
19:34J'avais importé un jeu
19:37d'Espagne qui s'appelle la Pocha
19:39de mon époque barcelonaise.
19:41Je jouais avec Viran Moros,
19:43Gonzalo, Gourbindo.
19:45Voilà, j'avais appris ce jeu-là
19:46et je l'ai importé en équipe de France.
19:48Et on s'est fait des parties endiablées.
19:50D'abord, c'était avec Luca,
19:51Adrien Di Panda, Valentin Porte,
19:54Tchouf Sorando.
19:54Vous avez eu tout le monde au diapason.
19:56Et après, on en a rajouté au fur et à mesure.
19:58Donc, on a fait des super parties.
20:00Des parties où même
20:01Luca a quitté la table énervé
20:03parce que Panda lui avait fait un mauvais coup.
20:06Et la dernière,
20:07ma toute dernière partie,
20:09c'était au village olympique à Paris
20:11en 2024,
20:13avant qu'on parte à Lille
20:14pour le quart de finale.
20:14On s'est dit, là, on en fait une, les gars.
20:16On s'est mis dans le village,
20:18devant notre bâtiment,
20:19avec Valentin,
20:21Luca, je crois, Rémi Desbonnets,
20:23Hugo Desca et moi.
20:25Et on s'est mis là devant.
20:27Et il y a d'ailleurs Félix et Alexis Lebrun
20:28qui rentraient d'une compétition.
20:30J'ai félicité le mauvais.
20:31J'ai dit, félicitations à Félix.
20:33Il m'a dit, non, moi, c'est Alexis.
20:34C'était marrant.
20:36C'était ma dernière partie en équipe de France
20:38et je la garderai toujours en souvenir.
20:41C'est un bon souvenir.
20:42J'ai cherché,
20:43c'est la Minute Culture,
20:43j'ai cherché des livres sur le hand.
20:44Je me suis dit,
20:46tiens,
20:46j'ai trouvé celui-là,
20:48le plus grand de tous les temps.
20:49Eh bien, c'est vous.
20:50C'est un livre de Laurent Moisset.
20:52C'est votre parcours avec vos commentaires,
20:53les commentaires de joueurs
20:54avec qui vous a partagé des matchs
20:56et de très belles photos à l'intérieur.
20:57Je sais que ce n'est pas vous, le livre,
21:00mais si vous avez envie de le feuilleter,
21:01vous pouvez le mettre sur votre étagère.
21:05Ensuite, j'ai trouvé
21:06Les Frères Carabatiques
21:07de Christopher Nejib.
21:09C'est vous aussi.
21:10Version bande dessinée,
21:11tome 1, les débuts.
21:13Tome 2, uni pour gagner.
21:14Et ce n'est pas fini.
21:15J'imagine que le tome 3
21:16est en préparation ?
21:18Eh bien, si les fans de l'ordre français
21:22répondent présent
21:23et que ça marche très bien,
21:24je pense que je peux motiver
21:27Casterman à faire un tome 3.
21:29Évidemment.
21:31Je me suis dit,
21:31quel livre encore ?
21:32Celui-là,
21:33Notre histoire d'amour avec le hand,
21:34c'est vous avec votre frère Luca.
21:36Là aussi, vous expliquez tout.
21:37Vous expliquez pourquoi
21:38tous les deux,
21:39vous aimez le hand.
21:41Je rajoute celui-là sur l'étagère.
21:43Ma plus belle victoire,
21:45c'est votre autobiographie
21:47que vous vendez actuellement.
21:49La bibliothèque,
21:49c'est du Carabaticien,
21:50100%.
21:51Oui.
21:53Oui, c'est vrai que ça commence
21:54à faire un peu
21:54beaucoup de livres.
21:56Les gens adorent.
21:57On va en parler de cette bio.
21:58On en parle tout de suite.
22:05Premier chapitre,
22:05vous osez parler
22:06de votre dépression.
22:08C'est le 29 octobre 2022.
22:10Vous avez 37 ans
22:11et vous perdrez pied.
22:12Qu'est-ce qui s'est passé
22:13ce jour-là ?
22:15J'arrive à un match.
22:16C'était à Dunkerque
22:17en championnat.
22:18C'était au mois d'octobre, novembre.
22:20C'est toujours une période
22:22où on est un peu fatigué,
22:23on enchaîne les matchs,
22:23Ligue des champions,
22:24championnat, tout ça.
22:25Et à l'échauffement,
22:26aux vestiaires,
22:27je commence à sentir
22:28que les bruits
22:29de mes coéquipiers
22:30commencent à me gêner,
22:33qu'ils se tapent dans les mains.
22:33Allez, les gars,
22:34on y va,
22:34on se motive.
22:36J'arrive sur le terrain
22:36à l'échauffement
22:37et là,
22:38je ne me sens pas bien.
22:40Pas d'énergie,
22:41la vision,
22:42je commence à tout voir
22:42un petit peu au ralenti.
22:44Je commence à voir double
22:45et je ne comprends pas
22:47parce que je ne me suis pas
22:48pris de coup,
22:48mais je commence à comprendre
22:49que tous les symptômes
22:50ressemblent à ceux
22:51d'une commotion,
22:52de ce que m'ont décrit
22:53certains coéquipiers
22:54qui ont eu des commotions.
22:56Donc là,
22:56à ce moment-là,
22:56je demande à Kiki,
22:57notre regrette et kiné,
22:59s'il peut ne pas me faire jouer
23:00parce que je ne me sens pas bien.
23:01Je ne joue pas
23:02et je rentre à la maison
23:03et là,
23:04je suis affalé
23:05dans mon canapé,
23:07sans énergie,
23:08les enfants me gênent
23:09quand ils jouent dans la pièce
23:11et je ne comprends pas trop.
23:12Vous vivez un burn-out en fait ?
23:13Je vis,
23:14au final,
23:15à ce moment-là,
23:16je ne comprends pas trop.
23:17Le mental commence à tourner.
23:19Qu'est-ce que j'ai fait ?
23:19Pourquoi je ressens ça ?
23:22Je ne comprends pas
23:22parce que je n'ai pas pris de coup.
23:23Généralement,
23:24une commotion,
23:24ça arrive après un choc,
23:26même s'il est minime,
23:27il y a un choc
23:27et tout de suite après,
23:28tu ressens ces symptômes.
23:29Moi, non.
23:31Mais en même temps,
23:32c'est rassurant de se dire
23:33que c'est une commotion,
23:34les symptômes sont là.
23:35On est allé voir un médecin spécialiste
23:36qui m'a fait passer les tests
23:37mais les tests n'étaient pas concluants
23:39mais il m'a dit
23:39les symptômes,
23:40c'est ceux de la commotion,
23:41c'est ça.
23:43On reste comme ça.
23:43Repos,
23:44tu vas revenir petit à petit
23:45et moi,
23:46je vois bien
23:47que ça ne me convainc pas
23:48mais au moins,
23:49je suis protégé,
23:50on dit commotion.
23:52Et là,
23:52par hasard,
23:53j'ai un ami
23:53qui est là chez moi,
23:54Jérôme,
23:55qui est en fait
23:57un ami de longue date
23:58de la famille
23:58et je le fais court
24:01mais on est à table,
24:02ma mère,
24:02on discute
24:03et ma mère qui est là aussi,
24:04ma mère parle
24:04de ses problèmes de sommeil
24:05et là,
24:06de but en blanc,
24:07il lui sort
24:07mais toi,
24:08quand tu étais jeune,
24:09tu attendais le soir
24:10que ton papa y rentre
24:11parce que tu avais peur
24:12pour ta soeur
24:12et ta maman
24:13parce qu'il buvait et tout
24:14et là,
24:14ça met une ambiance de fou.
24:16Ma mère qui commence
24:17à pleurer un peu et tout.
24:18Bon,
24:18on passe à autre chose.
24:19Le lendemain,
24:19ma mère qui arrive
24:20me dit
24:20non,
24:20je n'ai jamais aussi bien dormi
24:21donc le lendemain,
24:23je vais voir mon pote,
24:23je lui dis
24:23mais qu'est-ce qui s'est passé
24:24hier soir ?
24:24Raconte-moi
24:25parce que c'est très bizarre.
24:26T'es médium ou quoi ?
24:28en rigolant
24:28et il me dit
24:29t'appelles ça comme tu veux
24:30mais voilà,
24:31je ressens des choses,
24:32je ressens des énergies,
24:33je reçois des messages
24:34et je lui dis
24:34c'est quoi ?
24:36C'est très bizarre
24:37parce que moi,
24:38je lui décris tous mes symptômes,
24:39ce qui m'arrive
24:40et je lui dis
24:40je ne pense pas
24:41que ce soit une commotion
24:41et je n'ai pas pris de coup,
24:42je ne comprends pas
24:42et il me dit comme ça
24:43ben non,
24:44ce n'est pas une commotion
24:45ce que tu as,
24:46c'est déjà d'une,
24:47tu es vidé énergétiquement
24:48et tu arrives à la fin
24:50d'une première version de toi,
24:52tu ne comprends plus
24:54ce que tu as à faire,
24:55tu n'es plus en mission
24:56d'être le meilleur joueur au monde
24:57et il m'ouvre le chemin
24:58et il m'explique,
24:58voilà,
24:59maintenant,
25:00soit tu décides de,
25:02tu fais comme tu veux,
25:03soit tu décides de t'écouter,
25:04tu apprends à t'écouter,
25:05tu apprends à jouer aussi
25:06avec une autre énergie,
25:07tu vas chercher une autre motivation,
25:08soit ça va te prendre
25:09un petit peu plus de temps
25:10pour revenir
25:11et ça va être un peu plus long
25:12et donc là,
25:13je me suis dit,
25:14bon ben,
25:15moi qui étais très cartésien,
25:16personne ne m'offre de solution,
25:19vas-y,
25:19on va tester
25:19et donc il m'a au début
25:21conseillé d'aller en forêt,
25:22de marcher,
25:22d'apprendre la pleine conscience,
25:23la méditation
25:24et ça a été le premier jour
25:26du reste de ma vie,
25:27exactement
25:28et donc c'est là
25:29où j'ai commencé à apprendre
25:30que le mental,
25:33il pouvait jouer en notre défaveur,
25:34que la préparation mentale,
25:35c'était aussi parfois
25:36de passer au-delà du mental,
25:38de le faire taire,
25:39qu'il y a plein d'exercices pour ça,
25:40la méditation,
25:41la respiration,
25:42la cohérence cardiaque,
25:43j'ai appris à revisiter
25:44mes émotions,
25:45mes peurs,
25:47me reconnecter à mon enfance,
25:49à mon papa,
25:50à les énergies qu'il y a en moi,
25:51enfin voilà,
25:52ça a été pour moi
25:53un game changer,
25:54je me suis mis à lire
25:55plein de livres là-dessus,
25:56à marcher en forêt.
25:58Et c'est là
25:58que vous avez retrouvé
25:59ou que vous avez compris
26:00les signes
26:01parce que votre vie
26:01elle est jalonnée
26:02de signes comme ça,
26:04déjà votre frère,
26:05vous rejoignez votre frère
26:06à Montpellier
26:06le soir du décès
26:08de votre père,
26:09ce qui est quand même
26:10un signe,
26:11ça l'est,
26:13en tout cas vous l'expliquez
26:14dans le livre.
26:15En revenant sur mon histoire,
26:16je me dis
26:16mais c'est fou
26:17que le moment
26:20où je quitte,
26:21je suis à Joaquil
26:22en Allemagne
26:23et pour moi
26:24je vais rester à vie
26:25là-bas,
26:26c'est le club
26:26où j'ai trouvé mon mentor,
26:27le coach Noka,
26:28je suis tellement bien,
26:29on a gagné des champions,
26:30tout ça,
26:31et là d'un coup
26:31le coach te barre,
26:34moi j'ai envie
26:35de partir aussi,
26:35de le suivre,
26:36il doit partir
26:37dans un autre club,
26:38je dis ok,
26:38je te suis,
26:38finalement ça ne se passe pas,
26:41là je ne sais plus
26:41quoi faire,
26:42j'appelle mon père,
26:43Montpellier,
26:43oui Montpellier,
26:44pourquoi pas,
26:44il y a Luca
26:45qui s'est remis à jouer au ronde,
26:46ça pourrait être génial
26:47de jouer ensemble,
26:48ouais mais ça ne va peut-être
26:48pas le faire,
26:49il y a une grosse clause
26:49de rachat et tout,
26:51finalement ça se fait,
26:52pendant les négociations
26:54mon père tombe malade,
26:55on apprend qu'il a
26:55un cancer du pancréas
26:56et au final
26:57je peux passer
26:58les deux dernières années
26:59avec lui,
27:01avec mon frère,
27:02avec ma maman
27:02et vivre ensemble
27:03avant qu'il parte,
27:05donc c'est,
27:06quand je regarde en arrière
27:06comme ça je me dis
27:07il n'y a pas de hasard
27:09et c'est assez fou.
27:11Les gens liront également
27:12la dernière nuit
27:13de votre papa
27:14mais ce que je voudrais savoir
27:15c'est est-ce qu'il vous envoie
27:16des signes depuis ?
27:17Est-ce que vous y croyez ?
27:18Est-ce que vous les avez repérés ?
27:19Ça je ne sais pas
27:20si mon père m'envoie des signes
27:22et je ne suis pas aussi
27:24développé que ça.
27:25Non mais par exemple
27:26on dit que quand une plume
27:27rentre dans une maison
27:28c'est quelqu'un
27:29qui vient vous dire bonjour,
27:30vous saluer.
27:31Ben je sais que j'essaye
27:33de plus en plus
27:34à l'écoute de mon instinct,
27:37de mes sensations,
27:38de mon intuition,
27:39de me reconnecter,
27:41de penser souvent à mon père
27:43mais de manière positive.
27:44positive, jolie.
27:46Donc je ne suis pas encore
27:48assez ouvert
27:49pour ressentir tout ça
27:50mais je vois,
27:51oui je vois,
27:52je ressens plein de choses
27:53et je me dis que
27:56oui il y a quelque chose
27:57de plus grand que nous
27:58en tout cas
27:58et j'y crois.
27:59Votre femme d'ailleurs,
28:02vous n'arrivez pas,
28:02je raconte une petite anecdote
28:04du livre,
28:04votre femme n'arrive pas
28:05à avoir d'enfant,
28:06vous aussi avec évidemment
28:07et un jour elle est en tribune
28:09et une femme à côté lui dit
28:11tiens toi tu es enceinte
28:12et tu auras une fille
28:13dans deux ans.
28:13C'est au Final Four
28:15de Ligue des Champions
28:16à Barcelone.
28:18C'est la belle-sœur
28:19de Gogi Sigoursan
28:21qui est l'illé gauche islandais
28:22et elle se retrouve,
28:25elle me raconte ça après coup,
28:26elle se retrouve à côté
28:26de sa belle-sœur
28:28et comme ça
28:30elle lui dit ça,
28:30elle lui dit
28:31toi tu es enceinte,
28:32non ?
28:33et Gérardine lui dit
28:34non,
28:36bon,
28:37t'inquiète pas,
28:37tu vas tomber enceinte
28:38et un an après
28:39tu auras une fille
28:39et Gérardine lui dit
28:41oh ok,
28:42bizarre
28:42et la femme de Sigoursan
28:45qui est à côté
28:45lui dit
28:46laisse tomber,
28:46elle n'écoute pas,
28:47c'est la sorcière de la famille,
28:48elle a prédit
28:48toutes les naissances
28:49et tout,
28:49ok d'accord
28:50et en fait
28:51elle est tombée enceinte
28:52et l'année d'après
28:54elle tombe enceinte
28:54de Nora
28:56et ça a suivi
28:58la prophétie
28:58donc voilà
28:59c'est des petits moments
29:00comme ça
29:00qu'on regarde en arrière
29:01on se dit
29:02oui c'est vrai
29:03il y a des trucs bizarres
29:04qui se passent
29:04il y a des trucs
29:05qui nous dépassent
29:05et soit on y croit
29:07ou on n'y croit pas
29:07mais c'était assez fou
29:09dernière petite question
29:10avant le coach Parisi
29:11votre fils
29:13il est bon au hand ?
29:14Alec ?
29:14Alec a du talent
29:16il aime bien
29:17il aime bien tous les sports
29:19il fait du hand
29:19du basket
29:20et du tennis
29:21dès qu'on peut faire du sport
29:22il joue
29:22un peu comme Luca
29:23ouais voilà
29:24et j'essaie de le mettre
29:26à tous les sports possibles
29:27s'il pouvait faire du foot
29:28il ferait du foot en plus
29:29donc j'ai envie
29:31qu'il teste un petit peu tout
29:33qu'il choisisse de lui-même
29:34j'ai pas envie de le forcer
29:35mais oui il a du talent
29:37mais j'ai pas envie
29:39d'être le papa
29:40qui le force
29:41qui le pousse
29:41parce que je sais
29:42la pression que ça peut être
29:43vous coachiez les moins
29:44de 11 ans
29:45vous avez envie
29:45d'être entraîneur ?
29:47alors là tout de suite
29:49non j'ai pas envie
29:49d'être entraîneur
29:50mais ça vous plaît ou pas ?
29:51j'ai demandé à Alec
29:52cet été
29:52si ça lui plairait
29:54que je vienne
29:55de temps en temps
29:55à ses entraînements
29:56il m'a dit
29:56oui pourquoi pas
29:57donc j'ai dit
29:58bon bah ok
29:59je vais demander à ton coach
29:59si je peux venir
30:00de temps en temps
30:01et donc j'ai demandé au coach
30:02Jordan
30:03des moins de 11 de Rueil
30:04il m'a dit
30:05ouais super
30:05tout de suite
30:06quand tu veux
30:06donc je vais de temps en temps
30:082-3 fois par mois
30:09avec eux à l'entraînement
30:11et je m'éclate
30:11et là c'est trop bien
30:12parce que c'est des enfants
30:13c'est la passion
30:14c'est la transmission
30:15mais le monde pro
30:16c'est autre chose
30:17ça pour l'instant
30:18il faut qu'ils amusent
30:19ouais c'est de l'amusement
30:20merci Nicolas d'être venu
30:22je suis désolé
30:23c'est déjà la fin
30:24je rappelle à tout le monde
30:25que vous pouvez jouer
30:26sur le compte X
30:27de Bingsport
30:27pour gagner ce maillot
30:28du Maroc
30:29le gagnant sera désigné
30:31mercredi
30:31mercredi à votre place
30:32il y aura Esteban
30:34le chanteur
30:35acteur
30:35je rappelle
30:36qu'on doit absolument
30:37s'offrir
30:38cette bio pour Noël
30:39on doit l'offrir
30:40à tous les amateurs
30:41de hand
30:42ou ceux qui aiment
30:43les grands sportifs
30:43comme vous
30:44qui nous ont fait rêver
30:45on se retrouve mercredi
30:47tout le monde
30:47salut
30:48merci
30:50merci
30:52merci
30:53merci
30:55merci
30:57merci
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