- il y a 4 mois
Cette semaine, on s'enflamme pour le double mixte du badminton français : Thom Gicquel et Delphine Delrue ! S'ils n'ont pas encore réussi à franchir l'obstacle olympique, la paire sort de deux saisons exceptionnelles, devenant les premiers champions d'Europe français du mixte en avril 2024, et surtout en remportant pour la première fois un tournoi Super 1000 lors de l'Open d'Indonésie, en juin 2025.
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00:00:00Musique
00:00:00Salut tout le monde, j'espère que vous allez bien.
00:00:20Aujourd'hui, double dose de bonheur.
00:00:22On s'enflamme pour les badistes Tom Jickel et Delphine Delru.
00:00:26Salut Delphine, ça va ?
00:00:28Salut, très bien.
00:00:28Salut, ça va ?
00:00:29Bienvenue dans cette émission On s'enflamme, je suis très content de vous recevoir.
00:00:34Vous pratiquez le badminton, évidemment, et vous formez une paire de double mixte très performante.
00:00:40Première question, on s'enflamme, qui s'enflamme le plus sur le terrain ?
00:00:45C'est Tom, je crois.
00:00:46Oui, il y a un match quand même.
00:00:49Oui, il y a quand même un match.
00:00:51Ça me fait plaisir de vous avoir dans cette émission, vous êtes les premiers badistes qu'on reçoit.
00:00:55C'est cool.
00:00:56C'est une période chargée pour vous, il y a un peu de fatigue accumulée,
00:00:58il y a bientôt un gros événement qui arrive, les World Tour Finals.
00:01:02Vous expliquez un peu ce que c'est, Delphine, exactement ?
00:01:04Du coup, c'est les huit meilleures paires de la saison qui se qualifient et qui se rencontrent de poule de quatre.
00:01:10Et voilà, les deux meilleures sortes en demi.
00:01:12Avec de grandes ambitions, Tom ?
00:01:14Oui, on va faire tout pour gagner.
00:01:17On se prépare très durement, on est fatigué, mais on est à d'y être.
00:01:22On va tenir l'émission, ils ont bien mangé.
00:01:25Non, non, ça va aller.
00:01:26Voilà, tout est OK.
00:01:27Alors, ce n'est pas la première fois que vous venez dans nos locaux.
00:01:29Je me suis amusé à récupérer une petite photo de votre premier passage.
00:01:31C'était dans l'émission Club Sport en France en 2019.
00:01:34Vous avez bien changé, vous avez bien grandi.
00:01:37Un petit mot sur cette photo, Tom ?
00:01:38On est beau gosse.
00:01:41Ça n'a pas changé.
00:01:42Ça n'a pas changé.
00:01:43C'est magnifique.
00:01:43Je vous présente un peu plus en détail pour nos téléspectateurs.
00:01:46Depuis 2016, vous formez une paire de doubles mixtes, comme je le disais, très performante.
00:01:50Cinquième au classement mondial, champion d'Europe 2024, médaillé de bronze au Mondiaux 2025,
00:01:55sextuple champion de France et puis trois titres sur le circuit du World Tour,
00:01:58dont un super mille, l'équivalent d'un grand chèm en tennis, l'Open d'Indonésie.
00:02:03C'est pas mal quand même.
00:02:04C'est déjà un beau palmarès bien fourni, Delphine.
00:02:06Oui, c'est vrai que ça fait plaisir à entendre.
00:02:08C'est un beau palmarès, mais je pense qu'on a envie de plus.
00:02:11Donc, on se donne les moyens pour gagner encore plus de titres.
00:02:15Bon, ça, c'est la petite présentation purement sportive.
00:02:17Maintenant, j'aimerais que Tom, tu me présentes Delphine, ta coéquipière,
00:02:21mais aussi celle qu'elle est en dehors des terrains.
00:02:23Et inversement, Delphine, comment est Tom sur le terrain et comment il est aussi en dehors ?
00:02:28Je commence ?
00:02:29Je commence.
00:02:30Delphine, c'est une fille qui est très entière.
00:02:32C'est-à-dire qu'elle a des choix et des décisions très fortes.
00:02:36Et je pense que c'est comme ça qu'elle vit les choses à fond.
00:02:38Et ce qui fait que sur un terrain, c'est pareil, elle est à fond.
00:02:41Donc, c'est très agréable de jouer avec elle.
00:02:44C'est pas mal.
00:02:44C'est très bien.
00:02:45Alors, lui, il a pareil.
00:02:47Tom, c'est quelqu'un de très curieux dans la vie.
00:02:50Il s'intéresse un peu à tout.
00:02:52Et très ouvert d'esprit aussi.
00:02:54Donc, c'est pour ça que c'est facile de jouer avec lui.
00:02:56On peut vraiment discuter de tout.
00:02:57Et il a aussi beaucoup à l'écoute.
00:03:00Donc, c'est bien pour le double.
00:03:01Alors, on a eu Delphine présentée par Tom.
00:03:04Maintenant, on va voir Delphine présentée par cette personne.
00:03:07Coucou, Delphine.
00:03:09Coucou, Tom.
00:03:10Tout d'abord, je voulais vous féliciter pour cette qualification World Pro Finals.
00:03:16Et vous souhaiter bonne chance pour ce tournoi.
00:03:18Mais également, vous féliciter pour la magnifique saison que vous avez réalisée.
00:03:23Et petite anecdote sur Delphine.
00:03:26Timide d'apparence, ce n'est pas du tout le cas sur le terrain.
00:03:30Et des fois, son petit frère en fait les frais.
00:03:33Puisque nous sommes amenés à jouer ensemble de temps en temps en interclub.
00:03:38Pour notre club de Chambly.
00:03:39Et son tempérament est tout autre que sur un plateau télé.
00:03:43En tout cas, je suis très fier de vous.
00:03:47Et je vous fais de gros bisous.
00:03:50Delphine, qui est cette personne ?
00:03:51C'est mon frère, c'est mon petit frère.
00:03:53Tu lui mets cher alors, quand vous êtes au bad.
00:03:56Non, je ne lui mets pas cher.
00:03:57Mais je suis très exigeante avec lui, c'est vrai.
00:03:59D'accord.
00:04:00Donc, tu es différente, c'est ce qu'il disait.
00:04:01Tu es différente dans la vie de tous les jours.
00:04:03Et sur le terrain ?
00:04:04Je dirais que le badminton et le terrain, ça m'a permis de vaincre ma timidité.
00:04:12C'est vrai que de base, j'étais très timide et je ne parlais pas beaucoup.
00:04:14Alors que sur le terrain, comme dit Tom, je lis les choses à fond.
00:04:16Je suis au taquet.
00:04:17Du coup, c'est plus facile de l'extérioriser.
00:04:20Tom, toi, tu n'es pas trop timide.
00:04:22Mais est-ce que sur le terrain, quand même, c'est l'endroit où tu te sens le plus toi-même ?
00:04:25Oui.
00:04:27En tout cas, c'est l'endroit où je me sens le plus moi.
00:04:30C'est exactement ça, en fait.
00:04:31Je répète ce que tu viens de dire.
00:04:32Non, mais c'est bien.
00:04:32Oui, on se sent...
00:04:36Je pense que c'est là où tout ce qu'on met en place se met aux yeux de tout le monde.
00:04:43Et c'est là où on se sent vrai et à fond.
00:04:45Et en plus, à deux, on se sentant super bien sur le terrain.
00:04:47Donc, je pense qu'on est très bien et très à l'aise.
00:04:51Allez, la petite question que je pose à tous les invités dans ce canapé, dans cette émission.
00:04:55Quelle est la dernière fois que vous vous êtes enflammés ?
00:04:57Tous les deux.
00:04:57Ça peut être complètement un autre truc que le bad.
00:05:01C'est ça, je réfléchis.
00:05:02Moi, je suis allé voir un pianiste hier soir.
00:05:03Ah !
00:05:03Jérémy Ababou.
00:05:05C'était très, très bien.
00:05:06D'accord.
00:05:06Voilà.
00:05:07Magnifique.
00:05:09Moi, c'était quand ?
00:05:10Bonne question.
00:05:12Quant à manger les pâtes qui t'attendaient avant cette émission.
00:05:15Moi, je ne suis pas sûre que c'était le meilleur moment de ces derniers temps.
00:05:20Non, mais c'était mon anniversaire il n'y a pas longtemps.
00:05:21Et je passais une très bonne soirée avec ma famille et mes proches.
00:05:24Donc, c'était cool.
00:05:24Eh bien, magnifique.
00:05:25Mais vous savez quoi ? Moi, je ne me suis pas encore assez enflammé aujourd'hui.
00:05:27On va le faire ensemble, si vous voulez bien.
00:05:29On va allumer le feu.
00:05:30C'est parti.
00:05:35Alors, le badminton.
00:05:37Tom, Delphine, vous avez commencé quasiment en même temps.
00:05:39Je crois que toi, tu as commencé à 6 ans.
00:05:41À peu près, oui.
00:05:41À peu près 6 ans, 7 ans, Delphine.
00:05:43Oui, pareil, oui.
00:05:44Donc, ça, c'est un point commun entre tous les deux.
00:05:45Vous avez commencé à un âge assez jeune.
00:05:47Par contre, vous avez des trajectoires assez différentes.
00:05:49Parce que toi, très tôt, tu as quand même été talentueux.
00:05:51Très vite, tu avais des prédispositions pour cette discipline.
00:05:54Delphine, ce n'était pas tout à fait le cas au début.
00:05:57Non, ce n'était pas le cas du tout.
00:05:58Ce n'était pas le cas du tout.
00:05:58Non, j'étais vraiment nulle.
00:06:01Mais je ne sais pas pourquoi, j'aimais bien.
00:06:03Donc, je continuais.
00:06:05Au bout d'un moment, je ne sais pas, les choses se sont mises en place.
00:06:08J'ai réussi à jouer correctement badminton.
00:06:10Qu'est-ce que tu aimais bien, du coup ?
00:06:11Qu'est-ce qui t'a fait accrocher tout de suite ?
00:06:12Je pense que c'était...
00:06:13Moi, j'adore la compétition.
00:06:15Donc, même si je n'arrivais pas à jouer, j'étais déjà en compétition.
00:06:17Alors que ça se passait très mal.
00:06:20Mais je ne sais pas, j'aime bien.
00:06:21On était souvent dans le duel et tout.
00:06:23J'aime bien ça.
00:06:24Et donc, toi, Tom, évidemment, beaucoup de talent déjà.
00:06:26Mais ton cœur balançait entre le bad et le football.
00:06:29Oui.
00:06:29Pourquoi le bad, du coup ?
00:06:31Je pense que l'atmosphère du badminton est meilleure.
00:06:35C'est un peu...
00:06:36Mes parents ont pris la décision naturellement de me renter vers le bad.
00:06:40parce que je pense que pour un enfant, c'est plus sain de jouer au bad avec ses amis
00:06:45qu'aller dans un centre de formation.
00:06:47Et ce n'est pas les choses les plus simples, je pense, pour un jeune joueur de foot.
00:06:53Très vite, tu en as eu conscience.
00:06:54On voit quelques images.
00:06:55Très vite, là, tu en as eu conscience que toi, tu avais un talent, vraiment, pour cette discipline,
00:06:58que tu pourrais aller loin.
00:07:00Non, loin.
00:07:02On ne sait jamais jusqu'où.
00:07:03T'es qui, en tout cas ?
00:07:03Non.
00:07:04J'ai toujours voulu m'améliorer.
00:07:07Mais c'est à partir de la première année à l'INSEP
00:07:11où je me suis dit que ça pouvait devenir mon métier.
00:07:13Et même quand on est arrivé à l'INSEP, en fait,
00:07:14les meilleurs joueurs de l'INSEP ne gagnaient pas beaucoup d'argent.
00:07:16Donc, j'ai toujours voulu me dire que je pouvais m'améliorer.
00:07:21Et c'était le cas.
00:07:22Jusqu'à même maintenant, je me le dis encore.
00:07:23Donc, c'est ça qui est sympa.
00:07:24C'est vrai que dans votre sport, c'est un peu plus difficile.
00:07:26Delphine, quand on est footballeur, évidemment, on est petit.
00:07:28On peut dire, je veux être footballeur professionnel.
00:07:30Quand on est petit et qu'on pratique avec le bad,
00:07:31il n'y en a pas beaucoup, je pense,
00:07:32qui ambitionnent d'être badistes professionnels.
00:07:35En tout cas, quand nous, on était jeunes,
00:07:36je pense qu'il n'y en avait aucun qui se disait ça.
00:07:38Parce que, comme disait Tom,
00:07:40on ne gagnait pas trop notre vie avec le badminton.
00:07:42Et on n'avait pas trop de modèles devant nous
00:07:44qui vraiment performaient au plus haut niveau mondial.
00:07:48Donc, c'était dur de s'imaginer que c'était possible.
00:07:50Oui.
00:07:50Donc, j'ai évoqué, évidemment, votre palmarès.
00:07:53Parlez-moi un peu du point de départ,
00:07:54la première fois que vous vous êtes rencontrés, par exemple.
00:07:56C'était quand ?
00:07:56Si vous vous en rappelez.
00:07:57C'est dur de dire la première fois qu'on s'est rencontrés
00:08:00parce qu'il y a plein de compétences jeunes.
00:08:01Donc, on a dû se voir assez tôt.
00:08:03Mais la première fois qu'on a fait vraiment une compétition ensemble,
00:08:07c'était en cadet.
00:08:08Et signation cadet, donc c'est les signes en nation européenne.
00:08:11Quelle année, du coup, à peu près ?
00:08:12On a dessiné meilleur dans les années...
00:08:142014.
00:08:15C'est ça ?
00:08:16C'était avant, bien avant.
00:08:19Non, ça devait être en 2012, 2011, 2012, je pense.
00:08:23On avait 12 ans.
00:08:242013, mais n'importe quoi.
00:08:25Je parle de signation cadet.
00:08:26Mais j'étais au Monde Junior 2013.
00:08:32Bon, peut-être 2012, 2013, quoi.
00:08:35Et tout de suite, vous avez senti que ça matchait entre vous ?
00:08:37Je sais que vous avez un peu le même profil aussi.
00:08:40Vous êtes tous les deux des attaquants.
00:08:41Vous aimez bien vous projeter vers l'avant.
00:08:43Ça colle tout de suite ?
00:08:44Ça a matché tout de suite, mais elle était beaucoup plus forte que moi à ce moment-là.
00:08:47D'accord.
00:08:47Et donc, elle jouait déjà avec des joueurs plus âgés.
00:08:54Même quand je suis rentrée à l'INSEP, c'était pas sûr qu'on jouait ensemble.
00:08:56D'accord.
00:08:57On est rentré en même temps à l'INSEP, mais elle aurait pu jouer avec quelqu'un d'autre.
00:08:59Mais dans le style de jeu, ça va matcher tout de suite.
00:09:01Qui décide ça ? C'est la fédération ? C'est les coachs à l'INSEP ? C'est toi, Tom, ou toi, Delphine, qui dit « Moi, je veux jouer avec lui ».
00:09:07Comment ça se passe, tout ça ?
00:09:09Nous, quand on est rentré à l'INSEP, c'est un peu les coachs de l'INSEP et aussi, je pense, les sélectionneurs jeunes, etc., qui ont donné leur avis.
00:09:20Je crois qu'ils voulaient former une paire sur le long terme, donc c'était une bonne idée, vu qu'on est toujours là.
00:09:24Mais nous, on n'avait pas trop notre mot à dire, mais en même temps, je pense que ça nous allait bien.
00:09:28Mais en gros, c'est les meilleurs qui se mettent ensemble et ainsi de suite, quand tu arrives à l'INSEP, tu fais ce qu'on te dit de faire.
00:09:34Oui, tu ne dis pas « Non, moi, je ne veux pas jouer avec lui ». Déjà, tu es content d'être à l'INSEP.
00:09:38Content dès le départ ? Enfin, toi, Tom, quand on t'annonce, tu vas faire double mixte avec Delphine.
00:09:42Moi aussi, j'étais contente, oui.
00:09:45Les résultats vous donnent raison, en tout cas.
00:09:48Comment aussi, dans une carrière, on décide de se spécialiser en double, dans une carrière de BAD ?
00:09:54C'est un choix personnel aussi, ça, ou c'est plutôt les coachs qui vous orientent là-dessus ?
00:09:58Par exemple, pour moi, c'était un choix personnel parce que, en fait, quand on est jeune, on s'entraîne beaucoup en simple, quand même.
00:10:04C'est la discipline de base.
00:10:05Et j'étais meilleure dans les autres tableaux, donc je n'ai pas trop réfléchi.
00:10:11Je me suis dit « Je vais faire du double et du mixte, je suis meilleure là-dedans. »
00:10:13Et puis voilà.
00:10:14Et en vrai, les coachs, après, ils disent un peu leur avis aussi, si on a du mal à se décider.
00:10:19Ça ne vous manque pas un peu, parfois, le simple ?
00:10:21Si, moi, si.
00:10:23Mais ce que disait Delphine, on t'entraîne dans les trois tableaux.
00:10:26Et ensuite, moi, avec Adé Junior, on te dit que ça va aller mieux en double et en mixte.
00:10:32Et ça a bien réussi, en vrai.
00:10:35Ah oui.
00:10:36Mais bon, quand tu commences, tu veux forcément être le meilleur enceint parce que tu commences à 7, 8 ans, à ça.
00:10:41Mais en soi, c'est plus cool de faire du double.
00:10:44C'est plus fun, oui.
00:10:45Et avant d'arriver à l'INSEM, vous aviez dû aussi passer par d'autres étapes, notamment le Pôle France de Bordeaux.
00:10:51Vous étiez à deux au Pôle France de Bordeaux, c'est ça ?
00:10:53Vous pouvez me raconter un peu ces jeunes années-là.
00:10:55On quitte assez vite aussi le domicile familial.
00:10:58On se projette vers une carrière peut-être un peu plus de haut niveau.
00:11:01Tu l'as dit, tu ne pensais pas forcément tout de suite.
00:11:03Mais en tout cas, on a des ambitions.
00:11:05C'est difficile, ça, de quitter, Delphine, les parents, les amis, de se retrouver au Pôle France de Bordeaux ?
00:11:10Ah bah ouais, moi, ça a été dur parce que, déjà, je n'ai pas fait le Pôle Sport parce que je ne voulais pas partir de chez moi.
00:11:14Et du coup, je suis partie à 14 ans, je crois.
00:11:17Et en fait, mon père a déposé le dossier d'inscription la veille de la dette.
00:11:21Ah oui, d'accord.
00:11:22Parce que je n'arrivais pas à me décider.
00:11:24Il m'a dit, je dépose au cas où.
00:11:26Et au final, j'étais prise et je me suis dit, bon, allez, on va se bouger un petit peu, on va y aller.
00:11:30Et en vrai, c'était hyper bien.
00:11:32Mais c'était dur, oui.
00:11:34C'était pareil pour toi, Tom ?
00:11:35De l'hésitation, un peu de crainte ou toi, tu y allais plutôt à fond ?
00:11:39Moi, du coup, je suis parti vers 12-13 ans à Dinard.
00:11:42Là, j'y suis allé à fond parce que je voulais, pour devenir fort au BAD, pour s'améliorer, il faut vite partir des clubs, il faut arrêter dans les pôles.
00:11:51Et en plus, moi, je partais avec mon meilleur pote du BAD, donc on est parti, c'était trop cool.
00:11:55Et même arrivé à Talens, c'était plus stressant parce que je connais moins de gens et j'étais le plus jeune.
00:11:58Mais je me suis fait des potes très rapidement, donc 4 ans de pur bonheur.
00:12:02Oui, tu es des potes, évidemment, des badistes, mais aussi des personnes qui pratiquent d'autres disciplines.
00:12:07Et d'ailleurs, l'un d'entre eux, un petit message pour toi.
00:12:10C'est Paulo.
00:12:10Salut Tom, j'espère que tu as la forme.
00:12:13Quand on m'a proposé de te faire cette petite vidéo, j'ai essayé de retrouver la copie d'Allemand que tu m'avais signée, que tu m'avais filée en première.
00:12:22Mais tu as de la chance, je n'ai pas réussi à la retrouver, donc tu t'en sors pour cette fois.
00:12:27En tout cas, force Macaï, force pour la suite.
00:12:30J'espère qu'on aura l'occasion de se recroiser très vite quand on a pu le faire à l'occasion.
00:12:35Voilà, allez, la vie s'entend.
00:12:37Ciao.
00:12:37Je remercie Théophore, champion olympique quand même de voler.
00:12:41Tu as vu d'ailleurs, je crois, la finale, non ?
00:12:43Non, j'ai vu la finale de basket, mais je suis allé voir un match de poule qu'on a Sauvény.
00:12:47Mais on a pu se croiser, on s'est croisé vite fait dans le village olympique parce qu'on n'y était pas.
00:12:52C'était super cool parce que, en fait, depuis Bordeaux, on se suit sur les réseaux, on s'envoie des messages,
00:12:56mais ça fait 10 ans qu'on ne s'était pas vu.
00:12:59C'est quoi cette copie d'Allemand, là ? Je t'ai vu un peu...
00:13:01Allemand, je ne pense pas que ma copie devait être top.
00:13:07Moi, je recopie sur lui plus que l'inverse, je pense.
00:13:10C'est sympa aussi de faire des rencontres comme ça.
00:13:12C'était super, franchement.
00:13:13À l'INSEP aussi, ça doit être le cas, mais il y a les baddistes, mais il y a aussi les autres sports.
00:13:17Vous parlez beaucoup avec les autres athlètes d'autres disciplines ?
00:13:19Vous restez quand même beaucoup entre vous ?
00:13:21Je pense qu'on reste quand même beaucoup entre nous.
00:13:25En vrai, avec le rythme d'entraînement et tout, c'est dur aussi de rencontrer les autres.
00:13:30Et le calendrier de compétition est hyper chargé.
00:13:35Je pense que ceux qui arrivent le plus à se stabiliser, c'est ceux qui font les cours à l'INSEP.
00:13:39Ça permet de rencontrer d'autres gens.
00:13:41En vrai, on est pratiquement 25 semaines en dehors de France.
00:13:46Donc, quand tu rentres, tu rentres chez toi.
00:13:48On va en parler dans cette émission.
00:13:50C'est vrai que les baddistes ont un emploi du temps, un quotidien complètement dingue.
00:13:54Il y a les compétitions sur le circuit international.
00:13:56Et puis, il y a une compétition aussi que tout le monde, que tous les athlètes rêvent de gagner un jour.
00:14:00C'est les Jeux Olympiques.
00:14:01Moi, je voudrais en parler avec vous.
00:14:02On est au bon endroit, on s'enflamme.
00:14:03On parle souvent des Jeux Olympiques.
00:14:04Votre premier souvenir avec les Jeux déjà ?
00:14:06Est-ce que vous avez une édition qui vous a marqué ?
00:14:09Une compétition ?
00:14:10Un athlète en particulier ?
00:14:11Delphine, Tom ?
00:14:13Moi, je pense que mon premier souvenir, c'était…
00:14:16Moi, j'avais suivi un peu tout le tournoi de badminton, mais vraiment, la finale du simple homme, c'était Lindan contre Lichon Way à l'époque.
00:14:22À Londres ?
00:14:23À Londres, oui.
00:14:23Et c'était une finale de ouf.
00:14:25Quand il gagne Lindan, il fait le tour du stade.
00:14:28Il enlève son t-shirt, il court partout et tout.
00:14:30C'était ouf.
00:14:31Je crois que ça a été une finale de tous les Jeux les plus regardés de l'histoire.
00:14:35Parce que Lichon Way, c'est un des plus grands joueurs de tous les temps.
00:14:38Est-ce qu'on peut…
00:14:39Oui.
00:14:40Et Lichon Way, le deuxième.
00:14:41Lichon Way, le deuxième.
00:14:42Donc, c'était vraiment les légendes.
00:14:43Oui, c'était les deux plus grandes légendes du badminton.
00:14:45Toi, tu partages aussi ça ? C'est aussi ton souvenir de jeu ?
00:14:47Moi, c'est un très grand souvenir de jeu.
00:14:49Mais juste avant, moi, je me rappelle le 4x100m de natation où les Français battent les Américains.
00:14:55Je crois que c'est Agnel qui revient sur l'octi, je crois.
00:14:57C'est les frissons de ouf.
00:14:59Mais du coup, c'était Londres aussi, à peu près à 13 ans.
00:15:01Du coup, c'est là où…
00:15:03Je me rappelle un peu de Pékin, mais c'était très long.
00:15:05Oui, pas trop.
00:15:05Ça représente quoi, les Jeux, quand on est baddiste ?
00:15:07C'est le Graal ?
00:15:08C'est la compétition vraiment auxquelles on veut participer, on veut performer ?
00:15:11Oui, c'est le Graal.
00:15:12Mais même en tant que…
00:15:13Je pense que j'avais fait n'importe quel sport.
00:15:16Il n'y a jamais eu autant de frissons que de regarder les Français gagner au jeu.
00:15:19Donc, je pense que pour nous deux, c'est un truc de ouf d'avoir participé.
00:15:24On rêve de ramener une médaille aussi pour pouvoir aussi avoir ses émotions.
00:15:28Oui.
00:15:29Et le rêve va se transformer en réalité,
00:15:30parce que vous allez participer au jeu en 2021, du coup, 2020, mais 2021 avec le Covid Tokyo,
00:15:36dans une ambiance…
00:15:38Ben, pas d'ambiance, en fait, clairement.
00:15:40Donc, c'est particulier pour les premiers Jeux.
00:15:42Comment ça se passe ?
00:15:43Vous découvrez cet univers olympique qui, finalement, n'est pas vraiment le vrai univers olympique.
00:15:49Moi, j'ai assez mal vécu avec Durkul.
00:15:51Déjà, entre nous, ça n'avait pas été top.
00:15:54La préparation était bien, mais on n'était pas sur la même longueur d'onde sur cette compétition.
00:15:57Donc, on n'a pas bien joué.
00:15:57C'est-à-dire, je ne sais pas si tu veux peut-être un peu détailler, Delphine,
00:16:01quand on n'était pas trop sur la même longueur d'onde dans le jeu, dans l'état d'esprit…
00:16:05Oui, la fin de la prépa était un peu…
00:16:07En fait, on n'était pas au même niveau…
00:16:09En fait, on n'était pas prêts au même moment à jouer.
00:16:14Et du coup, on était un peu en mode « Ah, on ne sait pas trop comment on va être sur la place ».
00:16:17Et on était jeunes, on avait fait une super saison, on avait beaucoup d'attentes.
00:16:20Donc, un mix…
00:16:21Beaucoup de stress et tu arrives là-bas…
00:16:24Il n'y a aucun bruit en plus.
00:16:25Et ce n'est pas super, en fait.
00:16:26Il y avait un mix de déçus, un peu trop de stress, pas très bien joué.
00:16:30Et ce n'était pas terrible.
00:16:31Ça doit être dur, parce que vous parliez de cette finale en 2012,
00:16:35enfin, tous les événements marquants un peu des jeux.
00:16:37Forcément, tu te projettes, tu t'imagines ce que c'est les jeux.
00:16:39Et quand tu arrives à Tokyo, tu n'as pas tout ça, en fait.
00:16:42Donc, tu prends un peu une claque.
00:16:43Oui, en plus, le bad à Tokyo, ça aurait pu être incroyable.
00:16:46Mais du coup, vraiment, c'était trop bizarre de jouer dans une salle
00:16:49avec zéro bruit comme ça.
00:16:51En fait, tu ressentais toute la pression sur toi
00:16:53alors qu'il n'y avait personne qui te regardait.
00:16:54C'était étrange.
00:16:55Du coup, on mettait atteint à avoir plein de stars.
00:16:57Tout le monde a des masques.
00:16:57Oui, en fait.
00:16:59Et il y avait des vitres où on n'entendait pas ce que disait le mec en face.
00:17:02Donc, on devait bouger les vitres pour…
00:17:04Ah non, ce n'est pas un super truc.
00:17:06Mais ça permet de mieux se projeter après pour Paris.
00:17:08Parce que le réel objectif aussi, c'était Paris.
00:17:10Vous étiez préparés pour Paris, reformés à Paris.
00:17:14De base, de Tokyo, ce n'était pas trop prévu dans notre planning.
00:17:18Donc, oui, c'était plus pour Paris.
00:17:21Et c'est vrai que Tokyo, ça nous a gravé pour préparer les Jeux.
00:17:24Oui.
00:17:24Si je te dis, Delphine, que les Jeux sont un accélérateur d'expérience.
00:17:29Quand en quelques semaines, tu prends 5-10 ans d'expérience dans la vue
00:17:35juste en faisant cette compétition-là, tu me réponds quoi ?
00:17:39En 5-10 ans, j'abuse peut-être un peu.
00:17:41Mais tu prends en tout cas beaucoup d'expérience.
00:17:42Tu prends beaucoup d'expérience sur toi.
00:17:44Parce que c'est une préparation comme nul autre.
00:17:50Pendant deux mois, on ne fait que ça.
00:17:51Donc ça, c'est vraiment… On apprend vraiment à se connaître.
00:17:53Et même, on a évolué.
00:17:55Par exemple, après Tokyo, on a fait différemment.
00:17:57Je pense qu'on a été plus intelligents.
00:17:58Et même sur soir, parce qu'on pousse très fort.
00:18:02Il y a énormément d'attentes.
00:18:03Et je trouve que là, on était quand même fiers d'avoir réussi à jouer à notre niveau.
00:18:07Et oui, par rapport à la préparation.
00:18:10Après, la compétition en elle-même, énormément de stress.
00:18:13Mais on a déjà joué dans les grandes salles, tout ça.
00:18:17Et là, il y a encore beaucoup plus de stress.
00:18:19Parce que les JO en France, c'était extraordinaire.
00:18:21Mais je pense plus sur la préparation que sur les JO en tant que tel.
00:18:25Et à partir de quand Paris 2024, c'est devenu une obsession ?
00:18:28Est-ce que déjà, ça l'est devenu pour vous ?
00:18:30Est-ce qu'à un moment, on ne parle que de ça ?
00:18:32Vraiment, dans la tête, on n'a que ça ?
00:18:35Ou alors, vous avez laissé le truc venir tout doucement ?
00:18:37Comment ça s'est passé, Delphine, pour votre père ?
00:18:40Je pense qu'on a essayé de la jouer un peu.
00:18:43On laisse venir un peu comme ça, l'événement.
00:18:45Mais je pense que sur la dernière année, on en parlait vraiment beaucoup, beaucoup.
00:18:49Et à cette époque-là, on avait eu pas mal de problèmes de staff et tout.
00:18:53Du coup, on se disait, pour les JO, ça va être hyper galère et tout.
00:18:58On n'était vraiment pas très bien, cette période.
00:19:01Et du coup, ça prenait toute la place dans nos cerveaux.
00:19:06Et je pense qu'on a commencé à bien y penser quand on a mieux joué.
00:19:09Oui, après.
00:19:10Ça nous a remis parce qu'on a eu en 2022-2023, on était dans un creux.
00:19:142023, c'était horrible.
00:19:15Et 2024, on a mieux joué.
00:19:18Et là, on a commencé à y penser, à rêver de faire quelque chose de bien là-bas.
00:19:21C'est vrai que c'est dur parce que même si tu essaies de te protéger un peu
00:19:24de ce qui se passe autour des jeux, t'es rattrapé en fait.
00:19:27T'es rattrapé par les médias, t'es rattrapé par l'événement.
00:19:29Tous les gens que tu crois aussi.
00:19:30Tu vas faire un dîner avec des amis, ils vont t'en parler.
00:19:34Tu vas être au centre des discussions tout le temps.
00:19:37Parlons-en de ces jeux.
00:19:38Moi, j'ai pour l'en parler ici.
00:19:40On va en reparler évidemment.
00:19:41Et ce qui est génial avec les jeux, c'est qu'il y avait une ambiance de folie à l'Adidas Arena.
00:19:44Juste avant de parler vraiment de la compétition, moi, j'aimerais que vous me parliez un peu du moment
00:19:49où vous avez découvert l'Adidas Arena.
00:19:51Cette enceinte fantastique.
00:19:52Je crois que vous y êtes allé avec l'équipe de France de BAD.
00:19:54Vous avez regardé un peu tout ça.
00:19:55Quand on rentre dans cette salle, est-ce qu'il y a un petit peu un truc de visualisation ?
00:19:59On commence à se projeter, à se dire, ah, ça sera là, ça sera là dans quelques mois.
00:20:03Est-ce que ça se passe, ça, dans vos têtes ou pas du tout à ce moment-là ?
00:20:06Oui.
00:20:07Du coup, il y a le test event.
00:20:08C'était en mars.
00:20:09Oui, c'était en mars.
00:20:10Donc, quelques mois avant.
00:20:12Oui, ça permet de projeter.
00:20:14On a été invité aussi quelques fois par Paris Basket et la Adidas Arena.
00:20:17Donc, on a pu voir.
00:20:19Mais en fait, la salle, quand on la voit là, elle est toute noire.
00:20:22Donc, c'était pour les championnats du monde.
00:20:24Non, ça, c'était les...
00:20:25Ou les IFB.
00:20:26Et en fait, la salle a été éclairée pendant les Jeux.
00:20:28Donc, déjà, tout change.
00:20:29Oui, c'était pour ça.
00:20:30Les couleurs sont différentes.
00:20:31Et dans des salles, le volant et tout ça, c'est vraiment des conditions très différentes.
00:20:36Donc, ça nous a permis de nous imprégner.
00:20:37Mais les sensations ont été très différentes.
00:20:39Oui, très différentes.
00:20:40Et ce qui est génial, c'est que dès le premier match, dès votre entrée en lice,
00:20:44même à l'échauffement, on entend ça.
00:20:47C'est quand même magnifique.
00:20:49Et ce qui va vous rappeler des souvenirs, forcément.
00:20:51Une marseillaise, dès l'échauffement, c'est quand même pas mal, non ?
00:20:55Avant de débuter un match.
00:20:56Ah bah, c'était incroyable.
00:20:57En plus, on était les premiers Français, donc vraiment...
00:21:00Et on joue les numéros mondiaux.
00:21:01Et on joue les numéros mondiaux, ça, ouais.
00:21:02Mondiaux.
00:21:03Ah ouais, c'était incroyable.
00:21:03Alors, comment ça se passe, Tom ?
00:21:05Les jeux à la maison, l'échauffement à la marseillaise, on joue les numéros mondiaux.
00:21:10C'est que du kiff, c'est que du plaisir, ou il y a quand même une sacrée pression ?
00:21:13Je me rappelle que la marseillaise, je crois qu'on rigole un peu.
00:21:16Parce qu'on se dit, ah oui, ils sont chauds.
00:21:17Ils sont chauds.
00:21:19En fait, là, tu t'es dit, ah ouais, là, on a tout le monde derrière nous.
00:21:22Donc ça, c'était assez extraordinaire.
00:21:23Et je pense qu'on commence tendu.
00:21:26Et après...
00:21:26On commence bien, par contre.
00:21:27On commence bien ?
00:21:29Ah oui, on commence bien, mais tendu de ouf.
00:21:31Et on joue bien, en fait.
00:21:32Donc on a réussi à transformer ça.
00:21:34Il y a directement des échanges qu'ils nous mettent dedans.
00:21:37Et beaucoup, sur ce premier match, il y a beaucoup de bons souvenirs, je crois.
00:21:42C'était un super match.
00:21:44En fait, on est les seuls à les avoir inquiétés sur un set de la compétition.
00:21:48Et en vrai, on avait joué à un niveau assez ouf.
00:21:52Et l'ambiance, c'était incroyable.
00:21:54Du coup, le public, c'était grave enflammé et tout.
00:21:55Mais moi, je m'étais un peu trop haut.
00:21:57Quand on faisait s'enflammer, on est bien dans l'émission, je m'étais un peu trop enflammé.
00:22:00Mais c'est dur, c'est dur.
00:22:01J'en parle beaucoup avec les athlètes ici.
00:22:03Quand il y a une grosse ambiance, comme aux Jeux Olympiques de Paris,
00:22:05réussir à s'imprégner de ce que vous donne le public, mais ne pas trop en prendre, en fait.
00:22:09Moi, j'ai même trop en donné aussi.
00:22:10Moi, j'étais dans le partage.
00:22:12On était s'enflammés.
00:22:13Et donc, c'était super agréable.
00:22:14Mais un petit peu manque de lucidité à la fin du set, je pense, du deuxième set.
00:22:19On est mené assez large.
00:22:20On se fait rattraper.
00:22:21Et on perd, je crois, 23-21, je crois, un truc comme ça.
00:22:23Oui, on perd serré, oui.
00:22:24Donc, oui.
00:22:25Mais, oui, cool quand même.
00:22:27Bon, il faut dire que vous êtes tombé aussi dans une poule hyper relevée.
00:22:30Je crois que les deux qui sortent de la poule s'affrontent en finale.
00:22:32Oui, c'est ça.
00:22:33Et c'est encore là, là.
00:22:34Oui, mais c'est ce que j'allais vous demander.
00:22:36Vous décrochez quand même une victoire.
00:22:38Vous faites mieux qu'à Tokyo face aux Indonésiens, le dernier match.
00:22:40Donc, vous finissez sur une bonne note.
00:22:42Mais est-ce que quand vous voyez justement ces deux qui sortent de votre poule aller en finale,
00:22:46il y a quand même un peu de regrets ?
00:22:48Oui, un peu.
00:22:50Mais après, on se dit qu'on n'est quand même pas tombé sur des mecs qui ne savent pas jouer.
00:22:53Mais c'est vrai que je pense qu'on était déçus.
00:22:56En fait, on a l'impression que si on passait les poules, on allait faire quelque chose de ouf.
00:23:00En fait, pas passer au 7 avérage.
00:23:02Oui, c'est dur.
00:23:03Et tu sais que les deux autres, ils prennent deux médailles, or et argent.
00:23:05Ça fait très mal.
00:23:06Moi, personnellement, je ne peux pas regarder les compiles de Français, des Paris 24.
00:23:12Je n'arrive pas.
00:23:13Impossible.
00:23:15Je ne sais pas si c'est quelque chose de jalousie ou j'ai les nerfs.
00:23:18En fait, j'ai le sentiment de ne pas avoir eu le droit à ce moment de bonheur.
00:23:21Et je suis incapable de regarder des vidéos comme ça.
00:23:24Toi, Défine, tu peux les regarder ?
00:23:25Oui, moi, j'aime bien les regarder, moi.
00:23:27Ah oui ?
00:23:28Oui, oui.
00:23:28Non, mais je comprends.
00:23:30Je comprends que ce soit un peu encore en travers de la gorge.
00:23:32Parce que tu te dis que potentiellement, oui, si tu sors de la poule, il y a peut-être une médaille au bout.
00:23:36Le chemin est tout tracé.
00:23:38Mais bon, en tout cas, finir sur une bonne note aussi, c'est quand même…
00:23:41Oui, ça, c'est top.
00:23:42Je pense que…
00:23:43En plus, les intérêts étaient très bons.
00:23:44Ils étaient pratiquement dixième…
00:23:46Oui, ils étaient très bons.
00:23:47Et puis, ils avaient battu les Coréens, en fait, aussi.
00:23:50On a super bien joué.
00:23:51Et puis, on les a battu facilement, en plus.
00:23:53Donc, c'était bien.
00:23:54On parle du sportif.
00:23:55Bref, les à-côtés, parce que les Jeux, c'est aussi les à-côtés, c'est le village olympique.
00:23:59Vous n'y étiez pas, vous étiez d'INSEP.
00:24:01C'est la cérémonie d'ouverture.
00:24:02Vous ne l'avez pas faite parce que vous jouiez dès le lendemain.
00:24:04Oui.
00:24:05Est-ce qu'avec tout ça, vous avez l'impression, avec du recul, évidemment,
00:24:09de ne pas avoir vécu à 100% l'expérience olympique Paris 2024 ?
00:24:15Moi, je pense qu'on n'aurait jamais fait la cérémonie d'ouverture.
00:24:19Oui, trop rapproché.
00:24:19En plus, s'il pleuvait, c'est trop rapproché.
00:24:21Et le village.
00:24:21Par contre, le village, surtout qu'on n'a pas été trop dans la discussion,
00:24:25celui-là, j'ai encore en travers de la gorge.
00:24:27C'est dommage parce qu'en fait, ça aurait été une expérience aussi de dingue.
00:24:32J'aurais bien aimé être dans le village.
00:24:33Après, on a fait quand même la cérémonie de clôture.
00:24:36Ça, c'était super.
00:24:37Mais oui, c'est dommage de ne pas avoir été dans le village,
00:24:39de rencontrer des gens, vivre un petit peu cette expérience.
00:24:42On le sera là pour Eleï.
00:24:43Eleï, vous pourrez aller au village.
00:24:44Là, on sera village, c'est sûr.
00:24:47Enfin, j'espère.
00:24:48Oui, j'espère.
00:24:49Et l'après-jeu, Delphine ?
00:24:51Même si, évidemment, vous auriez aimé aller plus loin dans cette compétition,
00:24:54mais les jeux, c'est quand même quelque chose d'extraordinaire.
00:24:56On prend une claque.
00:24:57L'après, pour beaucoup d'athlètes, c'est compliqué.
00:24:59De se relancer, de repartir à l'entraînement,
00:25:00après tout ce que vous avez vécu.
00:25:02Est-ce que pour vous, ça l'a été ?
00:25:03Ou vous êtes repartie assez facilement dans les compétitions, dans le quotidien ?
00:25:07Non, je crois que ça a été facile après Paris.
00:25:09Après Tokyo, ça a été vraiment dur.
00:25:10Mais là, après Paris, on était hyper motivés, en fait,
00:25:13parce qu'on avait bien joué.
00:25:14Et on n'avait pas eu le résultat qu'on voulait.
00:25:16Du coup, on voulait...
00:25:17Un sentiment d'inachevé, un peu.
00:25:18On voulait de ouf repartir.
00:25:21Après, on a eu un bon break entre-temps.
00:25:23On a eu trois semaines de pause.
00:25:24Et aussi, il y a un autre facteur, c'est que Delphine était un peu blessée.
00:25:27On avait mal joué.
00:25:27Donc, on avait vraiment dégringolé au classement.
00:25:30On était 25e.
00:25:31D'accord.
00:25:31Oui, c'est vrai.
00:25:33Donc, on finit l'année 5e ?
00:25:36C'est ça ?
00:25:37Non, non, non.
00:25:38On ne finit pas l'année 5e ?
00:25:40Ça ne fait pas un an ?
00:25:42Il y en a un qui est mauvais.
00:25:43Ah, ok, ok.
00:25:44Donc, ce que je veux dire, c'est que du coup, on était en mode,
00:25:46là, ce n'est pas notre classement.
00:25:50On avait à cœur de remonter au classement.
00:25:51On avait à cœur de remontrer que c'était ça notre niveau.
00:25:54Et voilà.
00:25:55Vous avez bien réagi, parce que juillet 2024, les Jeux.
00:25:58Juin 2025, peut-être l'un des plus grands titres de votre carrière,
00:26:01l'Open d'Indonésie.
00:26:02Oui, le plus grand titre.
00:26:03Le plus grand titre, un supermi.
00:26:04Je le redis pour les téléspectateurs,
00:26:05l'équivalent d'un grand chelème en tennis.
00:26:07Sur le circuit, il y en a quatre.
00:26:08Donc, c'est exactement comme au tennis.
00:26:10C'est, ouais, c'est, j'allais dire, l'apogée d'une carrière.
00:26:12Et je vous souhaite d'en regagner d'autres.
00:26:14Mais c'est quand même extraordinaire.
00:26:15C'est un accomplissement de fou.
00:26:17Ah, bah ouais, on était hyper contents, en plus, de gagner en Indonésie.
00:26:20C'est incroyable, parce que le public, là-bas, est ouf.
00:26:24Et, en fait, on a battu les Thaïlandais en finale.
00:26:27On a vraiment fait un match...
00:26:29Le meilleur de votre semaine, en fait.
00:26:30Franchement, c'était un des meilleurs matchs de notre carrière.
00:26:34Du coup, en plus, en fait, avant de partir sur ce tournoi,
00:26:38on était avec notre prépa mental et on parlait du fait
00:26:40qu'on n'arrivait pas trop à gagner les finales.
00:26:42Et du coup, on avait mis en place un petit peu des stratégies.
00:26:45Et du coup, on gagne la finale juste après.
00:26:46On était là, ouais, le final, on a bien travaillé.
00:26:48C'était quoi ces stratégies ?
00:26:49Si vous pouvez les dévoiler, évidemment,
00:26:50mais quand tu parles de stratégies mises en place
00:26:52avec votre préparateur mental,
00:26:54qu'est-ce que c'est, Tom, Delphine ?
00:26:56Il y avait, un, le sentiment de vouloir trop en faire
00:27:00quand on était en finale.
00:27:01Donc, souvent, ce n'est pas le bon état d'esprit.
00:27:03Et moi, de mon côté, d'être plus actif
00:27:05et avoir montré plus d'énergie, plus agressif,
00:27:08ce que je n'ai d'ailleurs pas fait
00:27:09quand j'ai débuté la finale.
00:27:12Mais il y avait, en fait,
00:27:14juste le fait d'en avoir parlé, de l'avoir préparé,
00:27:16ça nous a déjà dit, OK, on est prêts pour ce moment.
00:27:18Alors, vous parlez du match de votre vie
00:27:20sur cette finale,
00:27:21mais vous ne passez pas loin
00:27:23de vous faire sortir au premier tour
00:27:24sur cet Open d'Indonésie.
00:27:25Il y a la petite frayeur, quand même,
00:27:27de se faire éliminer.
00:27:28Oh, c'est pas vrai.
00:27:29Oh, ben, je ne vous voyais pas gagner ce match.
00:27:32En plus, moi, au troisième set,
00:27:33je commence à bouger à deux à l'heure.
00:27:37Je commence à avoir un peu mal et tout.
00:27:39Et je ne le dis pas à Tom,
00:27:40du coup, il se demande qu'est-ce que je fais.
00:27:42Je commence à le dire à 17, je ne sais pas combien.
00:27:4418 fois.
00:27:45Ouais.
00:27:45Je lui dis ça, je suis là, bon,
00:27:47c'est peut-être tard maintenant.
00:27:48Mais bon, allez.
00:27:50Et au final, on s'est bien adapté.
00:27:52Ça m'a été super fort pour me maintenir à flot et tout.
00:27:56Et j'ai re-bien joué les trois derniers points du match.
00:27:59Donc, c'est bien.
00:28:00Le scénario est dingue.
00:28:00C'est contre les Indonésiens,
00:28:02donc les locaux.
00:28:03Tiebreak au troisième set.
00:28:05C'est vraiment pas assez loin, Tom.
00:28:07Le 20-15, je ne sais pas combien tu en gagnes sur 10,
00:28:12mais proche de zéro.
00:28:13Ça fait un, quoi.
00:28:14Et finalement, est-ce que ce n'est pas ce qui a débloqué aussi,
00:28:16enfin, créer un petit déclic aussi chez vous ?
00:28:17Ça, j'en suis persuadé, en fait.
00:28:18Parce que c'est proche.
00:28:19Ça arrive très souvent au badge.
00:28:21J'ai même vu que dans les sports de raquette,
00:28:22ça doit arriver pas mal.
00:28:22C'est que tu as un sentiment d'invincibilité.
00:28:24Après, tu es prêt à te battre…
00:28:27Ouais, quoi qu'il arrive, quoi.
00:28:28Quoi qu'il arrive sur chaque tour.
00:28:31En fait, c'est plus facile que ce que tu as déjà fait.
00:28:33Et en fait, on a le sentiment de, dès que c'était serré,
00:28:36ça va passer pour nous.
00:28:38Donc, c'est cool quand on arrive sur un terrain.
00:28:40C'est un très, très beau titre.
00:28:42Moi, j'aimerais parler d'une autre compétition
00:28:44qui a eu lieu récemment.
00:28:44C'est les championnats du monde,
00:28:45avec une belle médaille de bronze pour vous.
00:28:47Donc, le retour à l'Adidas Arena aussi.
00:28:50Justement, quand on revient dans cette salle-là
00:28:51qui a accueilli les Jeux,
00:28:52est-ce qu'on se remémore un peu les images de Paris 2024
00:28:54ou c'est complètement une autre compétition
00:28:56et on n'y pense plus ?
00:28:57Moi, complètement, quand tu disais le sentiment d'inachevé,
00:29:00j'avais vraiment envie de faire une belle semaine.
00:29:06Mais d'ailleurs, elle serait venue ou pas,
00:29:08on avait envie de faire une grande semaine
00:29:09et aller loin et gagner.
00:29:11D'accord.
00:29:13Pour moi, la médaille de bronze,
00:29:14c'est encore plus beau que le Super 1000.
00:29:17D'accord.
00:29:17Dans ma tête.
00:29:17Elle était plus dure à aller chercher.
00:29:20Oui.
00:29:20Parce que, forcément, quand on arrive dans la salle,
00:29:24on se remémore tous les Jeux,
00:29:25on veut faire mieux qu'aux Jeux.
00:29:26Le public a répondu présent de ouf.
00:29:30Donc, la salle était pleine.
00:29:32Il y a eu une ambiance aussi qui était incroyable.
00:29:36Et on avait envie d'être médaillé sur ces...
00:29:39Et même les championnats du monde,
00:29:40ça parle à tout le monde, en fait.
00:29:41C'est quelque chose en France.
00:29:42Championnats du monde, médaille de bronze,
00:29:43la deuxième de l'histoire.
00:29:46Donc, pour moi, c'est encore plus beau que le Super 1000.
00:29:49Même si je pense que gagner un Super 1000,
00:29:50c'est plus dur.
00:29:52Non, mais c'est clair que c'est...
00:29:53Puis plus d'exposition aussi.
00:29:55La chaîne L'Équipe a fait un super travail
00:29:57pour mettre en avant votre discipline
00:29:59et diffuser l'intégralité de ces championnats du monde.
00:30:01La dite d'Azarena.
00:30:02Ça atténue, du coup, un petit peu la déception de Paris 2024
00:30:05de glaner une médaille de bronze au Mondial à la dite d'Azarena, Tom ?
00:30:09Oui.
00:30:11En fait, même pour le reste de notre carrière,
00:30:13je pense que c'est quelque chose qu'on voulait au moins avoir.
00:30:15Ça permet d'être plus serein sur la suite de notre carrière
00:30:18et même d'en avoir d'autres, en fait.
00:30:21À partir du moment où tu l'as déjà fait,
00:30:22je pense que c'est plus facile d'y aller
00:30:24en sachant que c'est possible
00:30:25et en sachant que c'est pratiquement du bonus.
00:30:30Oui.
00:30:31Et le grand moment, quand on glanine une médaille,
00:30:32c'est le podium.
00:30:34On a la petite vidéo où on va vous faire réagir un petit peu
00:30:35à cette vidéo très sympa
00:30:37qui va vous remémorer de bons souvenirs.
00:30:40On pense à quoi à ce moment-là, Tom ?
00:30:42Il y a beaucoup de sourires, évidemment.
00:30:46On est super fiers.
00:30:50Le podium est beau, la salle est remplie.
00:30:52Moi, je sais que l'émotion a été forte
00:30:54quand j'ai vu les deux drapeaux chinois
00:30:57et le malaisien avec le français.
00:31:00J'étais à Paris en 2010
00:31:01pour voir la Chouet du Monde
00:31:03et m'imaginer 15 ans plus tard
00:31:05faire monter le drapeau français
00:31:08à côté de ces mêmes pays-là.
00:31:10C'était assez exceptionnel.
00:31:12J'ai vu tout le chemin parcouru.
00:31:13C'était un très bon moment.
00:31:16Oui, beaucoup de fierté.
00:31:17Je leur lis aussi dans ton regard, dans ton sourire.
00:31:19Il n'y a pas de larmes.
00:31:20Par contre, vous contenez vos larmes.
00:31:22C'est quoi ?
00:31:23On les réserve pour l'or ?
00:31:25Oui.
00:31:26On va dire ça.
00:31:28Il y a eu de l'émotion.
00:31:30Quand on a gagné le faire, il y a eu de l'émotion.
00:31:31Il y a eu de l'émotion,
00:31:31mais on n'est pas du genre à plurie de joie avec Tom.
00:31:34Mais par contre, si ?
00:31:37Tu as déjà pleuré de joie sur un terrain ?
00:31:38Je ne l'ai jamais vu.
00:31:39Je ne suis pas d'Europe.
00:31:40Champion d'Europe.
00:31:41Oui, mais il y avait une goutte qui est tombée.
00:31:43On parlait de la saison hyper difficile,
00:31:44on disait champion d'Europe.
00:31:46On ne s'est pas pleuré de ouf.
00:31:47Oui, il y avait une petite goutte.
00:31:49Oui, il n'y avait pas de la sueur.
00:31:51Sur le podium, il y a des petites larmes
00:31:53qui restent dans les yeux et qui ne sortent pas.
00:31:55C'est pas mal d'émotions quand même.
00:31:59Ce qui est super aussi de jouer à domicile,
00:32:01vous l'avez vécu à Paris, au championnat du monde,
00:32:03c'est qu'il y a la famille qui est dans les tribunes
00:32:05pour vous supporter évidemment tout le temps.
00:32:08D'ailleurs, Tom, il y a des personnes
00:32:09qui ont un petit message pour toi.
00:32:10Bonsoir Tom et Delphine.
00:32:14Nous sommes super fiers de vous deux.
00:32:15Vous avez fait une année exceptionnelle.
00:32:18On pense qu'il y a encore plein de belles choses
00:32:20à aller chercher les prochaines années.
00:32:22On sait que vous en êtes capables, évidemment.
00:32:24Alors, on vibre avec vous,
00:32:26toujours bien stressé,
00:32:28comme depuis toujours.
00:32:29Et je ne vous cache pas que depuis les dernières semaines,
00:32:31on a plutôt très mal dormi
00:32:32lors de votre tournée asiatique.
00:32:34Mais on était trop content
00:32:36que vous fassiez de magnifiques parcours.
00:32:38Alors, Tom, je crois que ta mère
00:32:39a un petit message pour toi.
00:32:42Lieve Tom,
00:32:43what think you're the fan
00:32:44as you give us in the class
00:32:45inscribe for me, lancelis?
00:32:48Je crois que ta mère
00:32:49aimerait bien que tu améliores ton néerlandais.
00:32:52Bisous.
00:32:53Bisous.
00:32:54Elle a parlé vite, non ?
00:32:54Là, je dois faire semblant de comprendre.
00:32:58Tu n'as pas compris ?
00:32:58Je n'ai pas capté.
00:32:59Elle a parlé vite, non ?
00:33:00Alors, ça, c'est le plus grand vrai de ma vie,
00:33:02c'est de ne pas parler néerlandais.
00:33:03Oui.
00:33:04Donc, ma mère est 100% néerlandaise
00:33:06et elle nous a pas...
00:33:07Je crois que c'était ma grande soeur
00:33:09qui n'avait pas voulu parler néerlandais.
00:33:10D'accord.
00:33:11Donc, après,
00:33:11deux petits frères,
00:33:12elle n'en a pas parlé néerlandais non plus.
00:33:13Du coup, moi, je ne sais pas parler.
00:33:15Ça, c'est dur.
00:33:16Bon, en tout cas, voilà,
00:33:17tes parents sont fiers de toi.
00:33:18La famille, c'est hyper important.
00:33:19C'est un peu la phrase bateau,
00:33:20mais quand on est athlète de haut niveau,
00:33:22l'entourage, plus globalement,
00:33:23c'est aussi le socle, le pilier.
00:33:26Ah bah oui, c'est sûr.
00:33:27Ça nous aide à...
00:33:27Quand ça va mal,
00:33:29à rester à flou
00:33:30et quand ça va bien,
00:33:31à célébrer,
00:33:32mais aussi à nous remettre
00:33:33un peu sur terre des fois.
00:33:34Donc, c'est bien.
00:33:35Je pense que c'est une...
00:33:37Je pense que c'est impossible
00:33:38de faire ça, en fait.
00:33:39On ne le dit jamais assez,
00:33:40mais je sais qu'on avait
00:33:41à l'INSEP, au BAD,
00:33:43tous ceux qui réussissent
00:33:44ont un cercle familial
00:33:47présent et fort.
00:33:49Donc, je pense que ça va être
00:33:50le cas partout.
00:33:51Et même si c'est bateau,
00:33:52comme tu as dit,
00:33:53c'est le cas, je pense,
00:33:54pour toutes les atlettes pratiquement.
00:33:55Totalement.
00:33:55Oui.
00:33:55Ils sont là depuis le début.
00:33:57Ils étaient là à Paris 2024.
00:33:58Ils seront là aussi
00:33:58à Los Angeles 2028.
00:34:00Et on va en parler tout de suite
00:34:01dans le show de vent.
00:34:01Alors, Tom,
00:34:08comment tu imagines
00:34:08la Delphine de 2028 ?
00:34:10Delphine, comment tu imagines
00:34:12le tome de 2028 ?
00:34:14Comment j'imagine Delphine ?
00:34:17Delphine, je l'imagine rapide,
00:34:20sûre de soi et déterminée.
00:34:25Tom en 2028,
00:34:28j'imagine...
00:34:29Il est déjà rapide,
00:34:31mais encore plus rapide.
00:34:32Je l'imagine tenir des échanges
00:34:34au fond de cours
00:34:35pendant 3 minutes,
00:34:36envoyer des grosses matchs.
00:34:38Et tactiquement lucide.
00:34:41Voilà, c'est la médaille
00:34:42de rassuré.
00:34:42C'est gagné.
00:34:43C'est sûr.
00:34:45Vous avez regardé un peu déjà
00:34:46où allaient se passer les épreuves ?
00:34:48Pas du tout, non.
00:34:49Pas du tout ?
00:34:49Non.
00:34:50Je vais vous le dire,
00:34:51c'est au Gallen Center.
00:34:52On a quelques petites photos sympas.
00:34:54C'est la salle de l'université
00:34:56de Californie du Sud.
00:34:59C'est plutôt pas mal.
00:35:00Ça a l'air sympa.
00:35:02C'est pas mal, oui.
00:35:03Mais elle paraît un peu vieillée,
00:35:06la salle ?
00:35:07Elle paraît, en tout cas,
00:35:08sur les images.
00:35:08C'est une salle d'université,
00:35:10un peu plus pensée
00:35:10pour le basket,
00:35:12le volet.
00:35:12Sur les images comme ça,
00:35:15elles sont tout le temps sublimes.
00:35:17Oui, voilà.
00:35:18C'est ce qu'on me dit dans l'oreillette,
00:35:18photos non contractuelles.
00:35:19Oui, oui, oui.
00:35:21Évidemment.
00:35:21On verra bien, mais...
00:35:22Quand t'as les photos des burgers,
00:35:24c'est un peu différent, en vrai.
00:35:25Mais généralement,
00:35:27les salles des jeux
00:35:27sont rarement moches, quand même.
00:35:29Oui.
00:35:29Donc, je me fais pas de soucis là-dessus.
00:35:31C'est sûr.
00:35:32Vous voyez, une question qui me vient
00:35:33quand je pense à Los Angeles 2028,
00:35:35les États-Unis,
00:35:36c'est pas un pays de badminton.
00:35:37Je crois qu'il y a un tournoi
00:35:38sur le circuit,
00:35:39c'est l'US Open,
00:35:39qui perd 300.
00:35:41Oui, c'est ça.
00:35:41Il n'y a pas beaucoup de joueurs,
00:35:42de joueuses qui performent.
00:35:43Je crois qu'il y a une joueuse
00:35:44qui est quand même dans le top 30 mondial.
00:35:45Top 10, même.
00:35:46Top 15, maintenant.
00:35:47Elle est un peu descendue,
00:35:48mais bon, elle a 35 ans.
00:35:50Il n'y a pas beaucoup de monde.
00:35:51Il n'y a pas beaucoup de monde.
00:35:52Ça fait quoi, justement,
00:35:53de jouer,
00:35:54de disputer les jeux de Los Angeles
00:35:56dans un pays
00:35:56qui n'a pas cette culture badminton ?
00:35:58Est-ce que ça, on y pense ?
00:35:59Est-ce que ça joue un peu
00:36:01dans l'événement
00:36:02ou pas du tout, Delphine ?
00:36:04Franchement,
00:36:05je n'y pense pas trop pour l'instant.
00:36:09C'est un événement hyper bien.
00:36:12Il y aura du monde dans les tribunes.
00:36:13Les Asiatiques se déplacent souvent.
00:36:15Il y a quand même
00:36:16une forte communauté asiatique en Asie.
00:36:19Au US Open,
00:36:20quand on jouait à Los Angeles,
00:36:20il y avait beaucoup de gens
00:36:21qui venaient voir le tronc,
00:36:22même s'il n'y avait pas d'Américains.
00:36:23Et comme les Jeux de Paris
00:36:25ont quand même
00:36:25une presse extraordinaire,
00:36:28je me vois mal
00:36:28les Américains faire moins bien que nous.
00:36:31Donc, je pense que ça risque
00:36:32d'être extraordinaire aussi.
00:36:33En tout cas,
00:36:34ils vont peut-être faire moins bien que nous,
00:36:35mais ils vont vouloir faire mieux.
00:36:36C'est sûr.
00:36:37La compétition,
00:36:38je pense que les Américains,
00:36:39ils vont nous réserver quelque chose de grand.
00:36:41On a parlé du BAD aux Etats-Unis.
00:36:42Moi, j'aimerais qu'on parle du BAD en France.
00:36:44Vaste sujet, évidemment.
00:36:46C'est le sport le plus pratiqué
00:36:47en milieu scolaire.
00:36:48Tout le monde a déjà fait du badminton
00:36:50à l'UNSS, collège, lycée,
00:36:52même plus tard.
00:36:54Par contre, en club,
00:36:55alors ça se développe, évidemment.
00:36:56On a des bons résultats français.
00:36:58On a une scène qui se développe beaucoup.
00:37:01Mais quelle est la place pour vous
00:37:02aujourd'hui, là du BAD,
00:37:04dans le paysage du sport français ?
00:37:07Pas encore à la place
00:37:08où nous, on voudrait qu'elle soit.
00:37:11On voit que ça évolue vite.
00:37:13J'ai l'impression,
00:37:14derrière moi,
00:37:15sur la dernière année,
00:37:15depuis le JO,
00:37:16il y a beaucoup de gens
00:37:16qui nous en ont parlé,
00:37:18en tout cas des Jeux
00:37:18qui ont été impressionnés.
00:37:20Maintenant, ils voient
00:37:20qu'il y a une médaille mondiale.
00:37:21Donc, je pense qu'ils voient
00:37:23qu'il y a un vrai niveau
00:37:25et qu'on peut faire ça
00:37:25son métier, comme on disait.
00:37:28En simple homme,
00:37:28ils sont trois dans le top 15.
00:37:30Donc, le niveau augmente
00:37:31et je pense que c'est juste ça
00:37:32qu'attendent les Français,
00:37:34c'est de voir qu'on peut
00:37:34performer au niveau
00:37:35et que c'est quelque chose
00:37:36de sérieux.
00:37:37Et d'avoir une vraie idée
00:37:38de ce qu'est le badminton aussi.
00:37:39Je pense qu'avant les Jeux,
00:37:40les gens pensaient
00:37:41que c'était un sport de plage encore.
00:37:44C'est des bêtes à dire,
00:37:44mais je pense qu'ils ne voyaient pas
00:37:46ce que c'était vraiment
00:37:46le badminton de haut niveau.
00:37:47C'est vrai que c'est assez surprenant.
00:37:49Comme je le disais,
00:37:50du bas de tout le monde
00:37:51en a pratiqué.
00:37:52Et le fait qu'il n'y ait pas
00:37:53un peu plus de monde
00:37:54qui après s'inscrivent en club,
00:37:55même si le taux de licencié
00:37:57augmente chaque année.
00:37:59C'est vrai que ça manque
00:38:00encore un peu
00:38:00même de médiatisation.
00:38:01Alors, il y a des chaînes
00:38:02qui font du très bon travail.
00:38:03L'équipe, nous aussi,
00:38:04on diffuse beaucoup de badminton.
00:38:06Mais ça manque encore
00:38:07un peu de reconnaissance.
00:38:08Ça a juste valeur.
00:38:10Tu es d'accord, Delphine, là-dessus ?
00:38:11Je suis d'accord, oui.
00:38:13Mais comme dit Tom,
00:38:13c'est avec les résultats
00:38:14des Français en général
00:38:17que ça va augmenter
00:38:18de plus en plus.
00:38:22Mais en vrai, nous, on le sent.
00:38:23Il y a des podcasts
00:38:23qui commencent à exister.
00:38:25Il y a des gens.
00:38:26On a plein de messages.
00:38:27Les gens nous regardent
00:38:28maintenant en Asie
00:38:28alors que c'est en pleine nuit.
00:38:30On reçoit beaucoup plus de messages
00:38:31qu'il y a 2-3 ans déjà.
00:38:32Donc, ça commence à prendre vachement.
00:38:34Et même, moi, je sais que je vais commencer.
00:38:35Je rejoue en interclub en Bretagne.
00:38:38Il y a énormément de gens
00:38:38qui viennent nous voir
00:38:40au club du FIB.
00:38:42Donc, un peu partout,
00:38:43il y a du monde
00:38:43qui aime le badm, je pense.
00:38:45Oui, puis ça augmente.
00:38:46Depuis les Jeux de Paris,
00:38:47il y a eu plus de 30 % de licenciés.
00:38:48Il y a un objectif
00:38:48de 250 000 licenciés
00:38:50à la fin de l'année,
00:38:51ce qui sera un record
00:38:52pour la Fédération.
00:38:54Après, est-ce que,
00:38:54en tant que joueur professionnel,
00:38:56que joueur professionnel,
00:38:57parfois, ça a pu être douloureux
00:39:01pour vous,
00:39:01ce manque de reconnaissance,
00:39:03ce manque d'exposition,
00:39:04peut-être être un peu dans l'ombre ?
00:39:06Est-ce que ça,
00:39:07vous avez pu en souffrir ?
00:39:09Souffrir, c'est un grand mot.
00:39:10Mais oui, des fois,
00:39:12on ne comprend pas trop
00:39:13pourquoi on n'est pas reconnu
00:39:15par rapport à d'autres sports français.
00:39:18Alors qu'on a aussi
00:39:19des bons résultats.
00:39:21Nous, ça fait quand même
00:39:22déjà 3-4 ans
00:39:23qu'on est dans le top 10,
00:39:24etc.
00:39:24Donc, ça fait longtemps
00:39:26qu'on joue à très haut niveau.
00:39:26Donc, des fois, on se dit
00:39:28que ce n'est pas très juste
00:39:29mais bon, après,
00:39:30on fait notre taf.
00:39:32Par contre, je pense
00:39:32que c'est une chance
00:39:33de ne pas être connu en France.
00:39:35Je pense que dans la vie,
00:39:36c'est super.
00:39:37Et en plus,
00:39:37on a les boosts d'ego
00:39:38quand on va en Asie.
00:39:39On est un peu plus connus.
00:39:40Et c'est très bien comme ça,
00:39:41je pense.
00:39:41Ah oui ?
00:39:42En Asie, on peut vous arrêter ?
00:39:43Dès que tu vas en Indonésie,
00:39:45ils voient que tu fais du bad.
00:39:46Ils sont heureux.
00:39:47Même en Alésie et tout,
00:39:47maintenant.
00:39:48Même en Chine,
00:39:49on sort de l'hôtel,
00:39:49il y a des gardes du corps.
00:39:52D'accord.
00:39:52Et on ne les envie pas
00:39:53un petit peu
00:39:53quand vous,
00:39:54en tant que badiste,
00:39:55vous êtes là-bas ?
00:39:55Les très grandes stars chinoises,
00:39:58tout ça,
00:39:58je ne les envie pas
00:39:58parce que quand ils sont en Chine,
00:39:59c'est l'horreur déjà.
00:40:01Donc, si tu as la même chose
00:40:02comme les joueurs de foot en France,
00:40:03ça a l'air d'être inviolable.
00:40:04Tu vois, d'avoir ce truc
00:40:05que tu fais quoi comme sport,
00:40:06je fais du bad,
00:40:07c'est extraordinaire.
00:40:09Ça pourrait être sympa quand même.
00:40:10Ça se trouve,
00:40:10c'est ce qu'on dit.
00:40:11Tu ne sais pas.
00:40:12Mais non, ce n'est pas le cas.
00:40:13Ça peut arriver.
00:40:14Delphine, tu as parlé
00:40:15de résultats
00:40:21qui, eux deux,
00:40:22ont complètement fait exploser
00:40:24la discipline.
00:40:25Avant, quand tu disais
00:40:26moi, je suis pongiste,
00:40:27sans leur...
00:40:28Mais ce n'était pas...
00:40:29Maintenant, si tu dis
00:40:30je fais du tennis de table,
00:40:31je fais du ping-pong,
00:40:32tout de suite,
00:40:32on va hop,
00:40:33les frères Lebrun,
00:40:33c'est trop cool.
00:40:35Oui, mais il y avait un truc,
00:40:36c'est que culturellement,
00:40:37il y a 20 ans,
00:40:37on était forts au ping-pong.
00:40:38Donc, en fait,
00:40:40par exemple,
00:40:40les municipalités
00:40:41sont habituées
00:40:42à donner de l'argent au ping-pong.
00:40:43Il y a toujours eu plus d'argent
00:40:43dans le ping-pong
00:40:44parce que c'est un sport
00:40:45où on a été forts.
00:40:46Donc, en fait,
00:40:47ils attendaient juste ça
00:40:48pour réveiller
00:40:48tout ce qui était déjà construit.
00:40:51Alors que nous,
00:40:52on doit tout construire.
00:40:53Donc, ça va mettre
00:40:53plus de temps
00:40:54que le ping-pong, je pense.
00:40:56La discipline va se développer.
00:40:58Et vous aussi, évidemment.
00:40:59L'objectif pour Los Angeles,
00:41:00est-ce qu'il y a déjà
00:41:01d'ailleurs un objectif fixé
00:41:02ou est-ce qu'on se laisse le temps ?
00:41:04Ça va arriver rapidement aussi ?
00:41:07Objectif fixé,
00:41:08ça va arriver,
00:41:10mais je pense...
00:41:10Ça va mieux qu'à Paris.
00:41:11...médaille.
00:41:13Oui, oui.
00:41:14Notre rêve,
00:41:14c'est des championnats olympiques
00:41:15de toute façon.
00:41:16Si c'est ALA, tant mieux.
00:41:19Allez, rendez-vous ALA, alors.
00:41:21Nous, on va passer
00:41:21à une autre séquence
00:41:22de l'émission,
00:41:22un moment un peu plus intimiste
00:41:23où on va aborder
00:41:24un sujet un peu plus en profondeur
00:41:25avec Tom et Delphine.
00:41:27C'est Au coin du feu.
00:41:33Moi, j'aimerais parler
00:41:33de vous deux, tout simplement.
00:41:35La relation,
00:41:36parce que, voilà,
00:41:36vous passez votre temps ensemble,
00:41:37vous formez une paire
00:41:38de doubles mixtes.
00:41:39Vous voyez plus
00:41:40que vos familles,
00:41:41que vos amis.
00:41:43Alors, évidemment,
00:41:43vous partagez tout,
00:41:44les compétitions,
00:41:45les voyages,
00:41:47les moments de joie,
00:41:47les moments difficiles aussi.
00:41:49Comment vous décrirez
00:41:50un peu votre relation
00:41:51aujourd'hui, Tom ?
00:41:53Je pense que c'est ça
00:41:55qui est marrant,
00:41:57c'est qu'on se connaît
00:41:57très, très bien, je pense.
00:42:00Mais en même temps,
00:42:00elle évolue
00:42:00parce qu'on évolue
00:42:02individuellement.
00:42:03comme tu dis,
00:42:05on est partout dans le monde,
00:42:06donc des fois,
00:42:06on a besoin d'être
00:42:07un peu tout seul,
00:42:09des fois,
00:42:09on a besoin de parler
00:42:10beaucoup.
00:42:11Mais c'est ça qui est super.
00:42:12Et depuis qu'on travaille
00:42:13avec la prépare mentale aussi,
00:42:14ça change beaucoup,
00:42:14c'est qu'on apprend toujours
00:42:15à se connaître
00:42:16et à faire évoluer
00:42:17notre partenariat,
00:42:18notre relation.
00:42:19Et je pense que c'est
00:42:20en constante évolution.
00:42:22Voilà.
00:42:23C'est validé par...
00:42:24C'est bien décrit.
00:42:24C'est vrai que c'est
00:42:26alors une relation
00:42:27assez fantastique,
00:42:28une relation qui peut
00:42:29parfois être complexe aussi.
00:42:30Je suppose que parfois,
00:42:32il y a des désaccords,
00:42:34il y a des frictions.
00:42:35Comment vous gérez
00:42:35tout ça,
00:42:36tous les deux ?
00:42:37Delphine,
00:42:38tu sais ?
00:42:38Ben, avant,
00:42:39on ne le gérait pas,
00:42:40on ne disait rien
00:42:41et on restait un peu
00:42:42dans notre coin
00:42:43à incriminer.
00:42:43Vous enfermiez un peu
00:42:44sur vous-même.
00:42:45Oui, un petit peu.
00:42:46Et depuis qu'on travaille
00:42:47avec la prépare mentale,
00:42:48on a appris à se dire
00:42:49les choses quand ça ne va pas
00:42:50le plus vite possible.
00:42:53Pour encore un peu
00:42:53de mal à le dire.
00:42:54Ce n'est pas assez facile.
00:42:55Ça peut être quoi,
00:42:56par exemple, Delphine ?
00:42:57Ça pouvait être quoi
00:42:57ou ça peut être quoi
00:42:58encore aujourd'hui ?
00:42:59Ben, on le fait
00:43:00beaucoup plus en match
00:43:01qu'au quotidien,
00:43:02je pense.
00:43:03Mais en fait,
00:43:04quand il y a un truc
00:43:05qui ne va pas
00:43:05sur le terrain,
00:43:07je ne sais pas
00:43:07si Tom ne bouge pas assez,
00:43:08par exemple,
00:43:09ça m'est arrivé de lui dire
00:43:10qu'il faut qu'il bouge plus.
00:43:11Mais vu qu'il y a
00:43:12les émotions et tout
00:43:13qui rentrent en jeu,
00:43:13c'est un petit peu plus dur
00:43:15à écouter des fois.
00:43:17Oui, c'est surtout
00:43:18sur le terrain
00:43:18et à l'entraînement.
00:43:19Mais en plus,
00:43:21en dehors de l'entraînement,
00:43:23si on débat,
00:43:24on est très têtu
00:43:25tous les deux.
00:43:26Oui, c'est vrai.
00:43:27Ça ne va pas aider la chose.
00:43:30Mais oui,
00:43:31en tout cas,
00:43:31c'est important
00:43:32d'être dur
00:43:33et d'être exigeant.
00:43:34Et je pense que des fois,
00:43:35on a tendance
00:43:35à trop se protéger.
00:43:36Et ça, c'est quelque chose
00:43:37qu'on doit continuer
00:43:39à travailler.
00:43:39C'est surtout à l'entraînement,
00:43:40d'arriver à dire
00:43:41les choses plus facilement
00:43:42et sans se dire
00:43:45qu'en fait,
00:43:45on veut tous les deux
00:43:46être les meilleurs.
00:43:47Et je pense que c'est
00:43:49la base d'un bon partenariat,
00:43:51c'est de faire confiance
00:43:53en l'autre
00:43:53qu'il est à 100%
00:43:54et qu'il veut autant
00:43:55que nous gagner.
00:43:56Et je pense que c'est ça
00:43:57qui fait avancer loin
00:43:58et avancer sereinement.
00:44:00Vous me parlez beaucoup
00:44:00de terrain.
00:44:01Est-ce qu'en dehors,
00:44:02c'est aussi important
00:44:03d'avoir une vraie belle entente
00:44:05pour performer
00:44:06après en compétition ?
00:44:08Ou pas forcément ?
00:44:09Est-ce que vous connaissez
00:44:09peut-être des paires
00:44:10de double mix
00:44:11qui ne s'entendent pas
00:44:13forcément super bien
00:44:13mais qui ont de très bons résultats ?
00:44:15Est-ce que ça existe ?
00:44:15Je pense que ça existe.
00:44:16C'est déjà arrivé
00:44:17mais ça facilite
00:44:19quand même bien le travail
00:44:21de bien s'entendre.
00:44:22En plus,
00:44:23quand ça fait déjà
00:44:23presque dix ans
00:44:24qu'on joue ensemble,
00:44:25je ne pense pas
00:44:26que ça aurait tenu
00:44:27si on ne s'aimait pas du tout.
00:44:29C'est hyper dur
00:44:30de passer sa vie
00:44:30à quelqu'un que tu n'aimes pas.
00:44:32Je ne sais pas
00:44:32si c'est possible
00:44:33pendant dix ans.
00:44:35Ça aide.
00:44:36Et puis même
00:44:36quand on est en tournoi,
00:44:37on a besoin de parler
00:44:39et tout,
00:44:39on peut se confier à l'autre.
00:44:42C'est quand même
00:44:42plus sympa.
00:44:44Ce qui doit être complexe aussi,
00:44:45je fais un retour
00:44:46sur le terrain,
00:44:46c'est de trouver sa place
00:44:48sur le terrain.
00:44:49Quand on est deux
00:44:49sur le terrain de badminton,
00:44:51est-ce que parfois,
00:44:52Tom ou Delphine,
00:44:53vous avez pu avoir
00:44:53l'impression
00:44:54d'être un peu écrasé
00:44:55par l'autre
00:44:56ou de se sentir
00:44:57un peu petit ?
00:44:58Est-ce que ça,
00:44:59ça a pu arriver
00:45:00depuis le début
00:45:00de votre collaboration ?
00:45:01Non,
00:45:02je ne pense pas
00:45:02qu'on se sent écrasé.
00:45:03Par contre,
00:45:03je pense qu'on a
00:45:04tous les deux
00:45:04un syndrome
00:45:05de vouloir être
00:45:06le meilleur des deux.
00:45:07Ok,
00:45:07c'est intéressant.
00:45:08Ce qui est super
00:45:09parce que ça nous pousse
00:45:10à...
00:45:12On est tous les deux
00:45:12des chiens
00:45:13qui veulent être
00:45:14les meilleurs.
00:45:16Sauf que des fois,
00:45:17en fait,
00:45:18quand l'autre
00:45:18est moins bon,
00:45:19ça nous rend meilleur.
00:45:21Des fois,
00:45:21on a un peu de mal
00:45:21à être fort tous les deux
00:45:22à cause de ça.
00:45:25Mais en tout cas,
00:45:26je pense que c'est
00:45:26un bon état d'esprit
00:45:27pour devenir fort.
00:45:28Il faut juste le gérer
00:45:30pour ne pas que ça prenne
00:45:31toute la paix.
00:45:31Trop de place,
00:45:32en fait.
00:45:33D'accord.
00:45:33C'est ça,
00:45:34je pense.
00:45:35De toute façon,
00:45:35c'est un équilibre
00:45:36d'un match à l'autre,
00:45:37d'un set à l'autre.
00:45:38Il y en a un qui va être
00:45:38fort ou pas.
00:45:39Même de 5 points à l'autre,
00:45:40ça peut changer tout le temps.
00:45:41D'un adversaire à l'autre,
00:45:43d'un entraînement à l'autre.
00:45:44Donc, en fait,
00:45:44il faut juste être calme
00:45:45et savoir que c'est
00:45:46un projet à long terme
00:45:47et qu'on a des moments faibles,
00:45:49des moments forts.
00:45:49Et c'est comme ça.
00:45:50Oui,
00:45:50et puis pour ça,
00:45:51en fait,
00:45:51comme dans la vie
00:45:52de tous les jours,
00:45:52le plus important,
00:45:53c'est la communication.
00:45:53Voilà.
00:45:54Entre vous,
00:45:55pour performer
00:45:56et avancer ensemble encore.
00:45:57C'est ça.
00:45:58On a abordé votre relation.
00:45:59Moi, j'aimerais parler aussi
00:46:00de votre quotidien
00:46:00qui est complètement dingue.
00:46:02Tout simplement,
00:46:03les sports de raquettes,
00:46:04on le sait,
00:46:04vous parcourez le monde
00:46:05pour disputer
00:46:06énormément de tournois.
00:46:08Tom,
00:46:08il est en train de...
00:46:09Moi, désolé.
00:46:10Ça, c'est intéressant,
00:46:11c'est intéressant.
00:46:12Et du coup,
00:46:13oui,
00:46:13parlez-moi un peu
00:46:13de ce quotidien
00:46:14complètement fou.
00:46:16On s'y habitue.
00:46:17C'est toujours quelque chose
00:46:18d'assez intense.
00:46:20Comment ça se passe
00:46:20pour toi, Delphine,
00:46:21par exemple ?
00:46:21C'est toujours quelque chose
00:46:23d'aussi intense.
00:46:24En fait,
00:46:25on parle énormément en Asie.
00:46:27Donc, il y a tout le voyage,
00:46:28le jet lag à gérer.
00:46:30Nous, quand on part,
00:46:31on part en Asie souvent
00:46:32deux, trois semaines.
00:46:33Donc, c'est long quand même.
00:46:34Loin de tout le monde, quoi.
00:46:36Et en fait,
00:46:39la moitié de l'année,
00:46:40on n'est pas en France.
00:46:42Donc, c'est hyper dur
00:46:42de s'entraîner aussi.
00:46:44Et de gérer aussi
00:46:45ses relations
00:46:45avec sa famille,
00:46:47ses copains.
00:46:48C'est dur.
00:46:50En fait,
00:46:51il y a des choix
00:46:52naturels qui sont faits.
00:46:54On a tellement peu
00:46:55de temps
00:46:55avec nos proches
00:46:56ou nos amis
00:46:57qu'il faut sélectionner
00:47:00de temps en temps.
00:47:00Donc, ce n'est pas facile.
00:47:02Ça fait partie du job.
00:47:03Depuis tout le temps,
00:47:04c'est comme ça.
00:47:06À 13 ans,
00:47:07on est déjà parti de chez nous.
00:47:08Donc, en fait,
00:47:08ça fait partie du jeu
00:47:09que ce soit ça en priorité.
00:47:12Après, tu vois,
00:47:12je me dis, par exemple,
00:47:13des personnes comme moi
00:47:14qui ne sont pas du tout
00:47:15sportifs de haut niveau,
00:47:16on a tendance
00:47:17à banaliser un peu
00:47:18les moments normaux
00:47:20de la vie de tous les jours.
00:47:21Quand on a une vie
00:47:22comme la vôtre,
00:47:23ces moments-là,
00:47:24que nous,
00:47:24on qualifie de normaux,
00:47:25ça devient des moments
00:47:26exceptionnels.
00:47:27Oui, exactement.
00:47:28Boire un verre
00:47:29avec ses amis,
00:47:30c'est...
00:47:30Oui, ça n'arrive pas
00:47:31tous les quatre matins.
00:47:31C'est un événement.
00:47:33Juste un.
00:47:35Déjà, si on arrive
00:47:36à l'organiser,
00:47:36on est très contents.
00:47:37Donc, ouais,
00:47:39c'est super.
00:47:40C'est super qu'on peut le faire.
00:47:42En tout cas.
00:47:42Mais après,
00:47:43les amis que tu arrives
00:47:44à garder,
00:47:45avec qui tu es proche,
00:47:46c'est justement
00:47:46les personnes
00:47:47qui comprennent
00:47:48ton investissement
00:47:49et qui sont à fond
00:47:50derrière toi aussi.
00:47:51Donc, c'est réciproque
00:47:53dans le fait
00:47:53que ça sélectionne aussi.
00:47:55Il y a des moments
00:47:55où vous en avez marre.
00:47:57Ça arrive souvent,
00:47:58c'est des moments
00:47:59au cours de la saison
00:47:59où il y a un ras-le-bol,
00:48:00où il y a une envie
00:48:01de rester chez soi,
00:48:03de ne pas faire
00:48:0312 000 déplacements,
00:48:04de ne pas enchaîner
00:48:05les compétitions.
00:48:06Ce ras-le-bol,
00:48:07il arrive fréquemment ?
00:48:08Fréquemment.
00:48:09Oui, il arrive.
00:48:10Je pense qu'on adore
00:48:11le bas de tous les deux.
00:48:12Oui.
00:48:12Donc, moi,
00:48:13l'entraînement,
00:48:14je ne pourrais faire
00:48:14que de l'entraînement.
00:48:15Oui, OK.
00:48:16Mais par contre,
00:48:18oui, des fois,
00:48:18c'est...
00:48:20Là, depuis...
00:48:21En fait, après les mondes,
00:48:21il faut imaginer
00:48:22qu'on fait une médaille,
00:48:23on a besoin de profiter,
00:48:25récupérer.
00:48:26De semaine après,
00:48:26il y a un des plus gros
00:48:27tournois de la planète.
00:48:28Oui, 10 jours après,
00:48:29on était déjà dans l'avion.
00:48:30Et sachant qu'il faut
00:48:30se qualifier pour les World Tour Finals,
00:48:32donc il faut 14 tournois,
00:48:32il fallait absolument
00:48:33qu'on fasse 5 tournois.
00:48:34Donc, ça, c'est frustrant
00:48:36parce qu'on aurait bien aimé
00:48:37prendre un mois de vacances
00:48:38et profiter.
00:48:39Et en fait,
00:48:39non, t'as 5 jours.
00:48:40Ah, mais votre calendrier est fou.
00:48:42Tout à l'heure,
00:48:42je parlais avec Delphine
00:48:43avant l'émission.
00:48:44Je lui dis,
00:48:44bon, là, c'est cool,
00:48:45vous faites les finales
00:48:46du World Tour,
00:48:46puis après vacances, quoi.
00:48:48Non, non, non,
00:48:48on a combien de temps
00:48:50de très peu de récupère ?
00:48:51On a 8 jours après,
00:48:52on repart en Asie, quoi.
00:48:53Pour un grand chelève.
00:48:54Oui.
00:48:54Pour un super milieu.
00:48:55Oui, c'est ça.
00:48:56Comment on arrive à chaque fois ?
00:48:57Parce que le bad
00:48:58fait partie aussi de ces sports
00:48:59où finalement,
00:49:00à part quand t'es
00:49:00vraiment dans les tout meilleurs,
00:49:02mais tu perds plus
00:49:03que tu gagnes, en fait,
00:49:04au badminton.
00:49:05Quasiment la globalité
00:49:06des joueurs.
00:49:07Alors, vous,
00:49:07vous êtes 5e mondial,
00:49:08donc vous gagnez quand même
00:49:09un peu plus.
00:49:10Mais c'est un sport
00:49:10où on perd quand même beaucoup.
00:49:12On perd beaucoup.
00:49:13Je crois que là,
00:49:13j'ai avu,
00:49:14on était à 36 victoires,
00:49:1516 défaites cette année.
00:49:16Voilà.
00:49:17Mais ce qui fait mal,
00:49:18c'est quand tu pars à Singapour
00:49:19et tu perds au premier tour.
00:49:20Oui, c'est vrai.
00:49:21Et là, la semaine,
00:49:21elle est longue.
00:49:22Mais on sait ça,
00:49:24on sait que...
00:49:26C'est pour ça qu'il faut être prêt.
00:49:27Nous, on en fait moins
00:49:29que la plupart des gens
00:49:30dans le top 20,
00:49:31parce que justement,
00:49:32on préfère être plus prêt.
00:49:33C'est un choix.
00:49:34Voilà, c'est un choix.
00:49:34On joue quand même
00:49:35au moins 17...
00:49:3617 tournois,
00:49:37BWF, plus il y a
00:49:39les interclubs,
00:49:40des trucs comme ça.
00:49:41Donc, c'est quand même
00:49:42beaucoup, oui.
00:49:43Oui, c'est vrai
00:49:44que c'est un sacré rythme.
00:49:46Mais vous en parlez aussi
00:49:46avec d'autres athlètes
00:49:47qui ont peut-être
00:49:48un rythme un peu moins intense
00:49:50quand vous leur dites,
00:49:51vous, toutes les compétitions
00:49:52que vous faites,
00:49:52même eux sont choqués
00:49:53et disent,
00:49:54attends, c'est un truc de fou.
00:49:56Oui, c'est pour ça
00:49:56qu'on n'en parle pas.
00:49:58Sinon, ça nous fatigue.
00:50:00Oui, on sait que c'est dur,
00:50:01mais bon, c'est comme ça.
00:50:02Après, ça fait aussi
00:50:03plus d'argent,
00:50:04ça fait aussi plus d'émotions.
00:50:06Il y a aussi des côtés positifs,
00:50:07mais on ne peut pas cracher
00:50:10dans la soupe non plus.
00:50:11Non, mais si on le faisait,
00:50:12on kiffe ça quand même.
00:50:14Il n'y a pas de lassitude.
00:50:16Vous voyez encore performer.
00:50:18Par contre, je pense
00:50:19que c'est compliqué
00:50:19de si tu commences,
00:50:20on parlait des jeunes
00:50:22qui sont très forts,
00:50:22si tu commences à 17 ans
00:50:23à faire cette vie-là.
00:50:24Nous, on a commencé tôt.
00:50:25La première tournée à Asiatique,
00:50:26c'était à 19-20 ans.
00:50:27À 20 ans, je crois.
00:50:28Oui, à 20 ans, je crois.
00:50:30C'est compliqué
00:50:31de rester longtemps.
00:50:32Si tu commences à 17 ans
00:50:33de jouer jusqu'à 35 ans,
00:50:34c'est plus loin.
00:50:35Même ton corps,
00:50:37ce n'est pas facile.
00:50:39Je pense qu'il y aura
00:50:40forcément de l'assitude
00:50:41à un moment donné.
00:50:42Vous êtes jeunes encore
00:50:43tous les deux.
00:50:44Vous le sentez déjà
00:50:45dans votre corps
00:50:46que ça tire ?
00:50:47Il y a déjà
00:50:48quelques séquelles
00:50:50entre guillemets
00:50:50avec le sport de haut niveau
00:50:51ou pas ?
00:50:53Quel film ?
00:50:53Non, pas trop en vrai.
00:50:56Pas trop encore.
00:50:58Mais bon,
00:50:59ça ne devrait pas tarder,
00:51:00je crois.
00:51:01Après 27 ans,
00:51:02c'est plus.
00:51:02Dis que c'est jeune,
00:51:04s'il te plaît,
00:51:05j'ai marqué.
00:51:07Je suis la plus belle
00:51:08du groupe d'entraînement
00:51:09à l'Instagram,
00:51:09donc je me sens
00:51:10pas jeune du tout, moi.
00:51:14Je me sens aussi
00:51:15fort qu'avant,
00:51:17mais par contre,
00:51:18je sais que,
00:51:18c'est arrivé tôt,
00:51:19mais je sais que les basistes
00:51:20sont un truc
00:51:20des problèmes de hanches.
00:51:21Donc déjà,
00:51:21moi, j'aurais une hanche
00:51:21en moins.
00:51:22Là, avant les mondes,
00:51:23j'avais mal au poignet,
00:51:24on a fait une écho.
00:51:26En fait,
00:51:26on a le poignet pété
00:51:27parce qu'on joue trop,
00:51:29mais en soi,
00:51:31ça va,
00:51:31c'est juste qu'il y aura
00:51:31de l'usure.
00:51:32Si on fait un IRM
00:51:33de n'importe quelle partie
00:51:34de notre corps,
00:51:34on sera abîmé.
00:51:36Après,
00:51:36ça,
00:51:36j'ai envie de dire,
00:51:37c'est pour tous les sports.
00:51:38C'est dans le contrat de départ.
00:51:39C'est quand tu t'engages.
00:51:40Mais pour l'instant,
00:51:41on se sent encore bien,
00:51:41je crois.
00:51:42Franchement,
00:51:42ça va.
00:51:43Moi,
00:51:44c'est plus à l'entraînement.
00:51:45Quand j'étais jeune,
00:51:46j'étais très fort
00:51:46pour me détruire
00:51:47sur les trucs physiques.
00:51:49Je suis encore OK,
00:51:50mais il y a quelques pourcents
00:51:52qui manquent,
00:51:57qui dominent
00:51:58dans votre discipline.
00:52:00Qu'est-ce qui les rend
00:52:00si forts,
00:52:01finalement ?
00:52:01Qu'est-ce qui les rend
00:52:02plus forts déjà que nous
00:52:03et plus forts
00:52:03que toutes les autres nations ?
00:52:06La culture.
00:52:07C'est-à-dire que c'est comme
00:52:08au foot,
00:52:08si tu parles d'un Brésilien
00:52:09ou d'un Argentin,
00:52:10c'est que c'est inné,
00:52:12ils voient ça tout le temps,
00:52:12ils en jouent tout le temps.
00:52:13Eux,
00:52:13c'est la même chose.
00:52:14Ils commencent à trois ans
00:52:15et ils s'entraînent
00:52:16à côté d'un champion olympique,
00:52:17un champion du monde.
00:52:18Tous les coachs ont gagné
00:52:19un champion du monde.
00:52:21Donc,
00:52:21en fait,
00:52:22nous,
00:52:23on a beaucoup allé
00:52:23en Malaisie
00:52:23ou s'entraîner
00:52:24et tu as les enfants
00:52:25de 8 ans
00:52:26qui commencent à jouer au bas
00:52:27à côté de Lichon Wai,
00:52:28celui qu'on parlait,
00:52:29qui est la légende
00:52:30du badminton mondial.
00:52:32Donc,
00:52:32c'est un peu ça,
00:52:32en fait,
00:52:33la culture.
00:52:33C'est comme les joueurs de foot,
00:52:34on est meilleurs en France
00:52:35parce que c'est dans la culture.
00:52:37Ils ont une densité
00:52:38bien supérieure à nous.
00:52:40Pour sortir un joueur,
00:52:41ils en ont 100.
00:52:42Nous,
00:52:42pour sortir un joueur,
00:52:43on en a trois.
00:52:44Et comment nous,
00:52:45la France,
00:52:46qui n'avons pas
00:52:46cette culture-là,
00:52:47on peut arriver
00:52:48à un stade
00:52:49où on va les rivaliser
00:52:51avec eux ?
00:52:52Est-ce que c'est possible
00:52:53dans quelques années ?
00:52:54Est-ce que c'est impossible ?
00:52:56Je pense que la densité,
00:52:57ce n'est pas possible.
00:52:57Non,
00:52:57ce n'est pas possible.
00:52:58Ça ne sera jamais possible.
00:53:00Par contre,
00:53:01il faudra faire différemment.
00:53:03Et là,
00:53:03par exemple,
00:53:04si on prend le cas
00:53:04des Danons en Europe,
00:53:05les Danons ont toujours
00:53:06dominé depuis la nuit des temps
00:53:08le badminton européen.
00:53:09Et là,
00:53:09on est pratiquement à leur niveau.
00:53:11C'est une catégorie
00:53:11où on est pratiquement meilleurs.
00:53:13Donc,
00:53:13en soi,
00:53:13on arrive déjà à le faire
00:53:14au niveau européen.
00:53:15Maintenant,
00:53:15il faut arriver à passer
00:53:16l'étape supérieure
00:53:19en ayant aussi construit
00:53:21une culture du badminton
00:53:22dans la France
00:53:22qui doit être meilleure.
00:53:23Je pense qu'en simple,
00:53:24on arrive à faire
00:53:25des super bons joueurs.
00:53:26Maintenant,
00:53:26c'est en double
00:53:26parce que c'est un sport
00:53:27qui est vraiment différent
00:53:28du double,
00:53:28du mixte et du simple.
00:53:30Donc,
00:53:30comment on arrive
00:53:31à créer une culture ?
00:53:32Comment les entraîneurs
00:53:33peuvent connaître
00:53:34Mulbad,
00:53:35les joueurs aussi
00:53:36et qu'il y ait
00:53:36de plus en plus
00:53:37de joueurs qui en font ?
00:53:38C'est global.
00:53:39Tu as parlé du Danemark.
00:53:40C'est aussi un sacré choc,
00:53:41ça,
00:53:41France,
00:53:42Danemark.
00:53:42Vous vous rencontrez
00:53:43très fréquemment
00:53:43au championnat d'Europe.
00:53:44Il y a une vraie rivalité
00:53:46aussi avec les Danois,
00:53:47Tom.
00:53:48Pour être champion d'Europe,
00:53:49nous,
00:53:49on va devoir aborder les Danois.
00:53:51Il y a trois ou quatre
00:53:52paires Danois
00:53:53qui sont dans le tableau.
00:53:54C'est par cœur,
00:53:54en fait,
00:53:54maintenant.
00:53:55Oui,
00:53:55on est par cœur.
00:53:56Après,
00:53:56il y a quelques années,
00:53:56il y avait quand même
00:53:57pas mal d'autres nations
00:53:58mais en fait,
00:53:59c'est les meilleures
00:54:00depuis la nuit des temps
00:54:01donc il faudra en battre
00:54:02et là,
00:54:03c'est une vidéo
00:54:03par équipe
00:54:05où on ne les a jamais battues
00:54:07en par équipe encore.
00:54:08On n'était pas loin,
00:54:08là,
00:54:09c'est pas loin.
00:54:10Je pense que ça va être
00:54:12un grand moment,
00:54:12le jour où on va les battre
00:54:13parce que nous,
00:54:16on a grandi
00:54:17avec des Danois
00:54:17imbattables.
00:54:18On les a battus en jeune,
00:54:19on n'arrive pas
00:54:20à les battre en seigneur encore.
00:54:21C'est serré à chaque fois.
00:54:23Là,
00:54:23on perd 3-2
00:54:24en Sud-German.
00:54:25Là,
00:54:26Thomas Kopp,
00:54:26on a pris 3-0
00:54:28la dernière fois
00:54:28mais le niveau
00:54:29se resserre
00:54:30d'année en année
00:54:30donc on va finir
00:54:31par les avoir.
00:54:32On sera encore joueurs.
00:54:34Oui,
00:54:35on va les avoir
00:54:35avant qu'on arrête
00:54:36notre carrière.
00:54:37Je me demandais aussi
00:54:38parce qu'on parlait
00:54:39évidemment,
00:54:39c'est très complexe,
00:54:40le double,
00:54:40le double mixte.
00:54:41Les paires changent aussi
00:54:42notamment dans les Olympiades.
00:54:44Il y a des nouvelles paires
00:54:45qui arrivent sur le circuit.
00:54:47Comment on gère tout ça ?
00:54:47Ça fait longtemps
00:54:48que vous êtes ensemble.
00:54:49Quand vous voyez arriver
00:54:49les nouvelles paires,
00:54:50il faut les étudier,
00:54:52repartir un peu de zéro.
00:54:53Oui,
00:54:54là par exemple,
00:54:55il y a une nouvelle paire
00:54:56thalélandaise
00:54:56qui est arrivée
00:54:56sur le circuit
00:54:57l'année dernière.
00:54:59Le mec était déjà,
00:55:00je ne sais pas,
00:55:00il a été numéro 1 mondial,
00:55:01je crois que c'est
00:55:01mon ancienne partenaire
00:55:02et elle,
00:55:03c'est une jeune
00:55:03qui était dans le top 20.
00:55:05Du coup,
00:55:05on les connaissait
00:55:06un peu individuellement
00:55:07mais en tant que père,
00:55:08c'était tout nouveau
00:55:09et en fait,
00:55:11on essaye de s'adapter.
00:55:14De toute façon,
00:55:14le badminton,
00:55:15c'est de l'adaptation
00:55:16à tous les points.
00:55:17Ça peut changer,
00:55:18les tactiques changent
00:55:18tout le temps
00:55:19et du coup,
00:55:20c'est vraiment ça
00:55:20le plus important,
00:55:21surtout en double.
00:55:22C'est vraiment,
00:55:23vu que ça va plus vite
00:55:24et que c'est hyper tactique,
00:55:26il y a beaucoup,
00:55:27beaucoup d'adaptation.
00:55:27Du coup,
00:55:28on voit régulièrement
00:55:28des nouvelles paires
00:55:29qui font un boom
00:55:29et après,
00:55:31on voit après quelque temps
00:55:32leur réel classement mondial.
00:55:34Vous,
00:55:35c'est une force
00:55:35de collaborer ensemble
00:55:37depuis 2016,
00:55:38c'est une vraie force ?
00:55:39Je pense que c'est
00:55:39un gros avantage.
00:55:43Du coup,
00:55:44par rapport à l'adaptation,
00:55:45on est meilleur.
00:55:46Même par exemple,
00:55:47là,
00:55:47on a eu une grosse discussion
00:55:48en revenant du Japon
00:55:51sur le plan jusqu'à 2028
00:55:52et le plan de 2026.
00:55:54On sait profondément
00:55:56ce qu'on a changé
00:55:56sur le bad,
00:55:58sur nos personnes
00:55:59pour justement y arriver
00:56:00et ça,
00:56:01je pense que c'est une chance.
00:56:02Et aussi,
00:56:03on fait peur aussi,
00:56:04je pense parce que
00:56:05comme on a dit,
00:56:06on a pas mal de victoires,
00:56:07on a un bon classement mondial
00:56:08donc maintenant,
00:56:08les gens,
00:56:09ils savent que
00:56:09ça va être dur
00:56:10de jouer contre nous.
00:56:11C'est dur aussi
00:56:12de jouer contre un nom.
00:56:14On a un peu fait le tour,
00:56:15on va s'amuser un peu maintenant.
00:56:16Allez,
00:56:17let's go.
00:56:18C'est parti pour le
00:56:18Tout feu,
00:56:19tout flamme.
00:56:24Alors,
00:56:25je réexplique cette séquence
00:56:26pour nos téléspectateurs.
00:56:27C'est le principe
00:56:27d'une tier liste.
00:56:28Tout simplement,
00:56:28il y a plusieurs catégories.
00:56:29Flamme olympique,
00:56:30c'est le top du top.
00:56:31Feu de camp,
00:56:32un petit peu moins bien.
00:56:33briquet, moyen.
00:56:34Allumette,
00:56:35pas top.
00:56:35Et cendre,
00:56:36c'est nul.
00:56:37Vous allez avoir
00:56:38plusieurs éléments.
00:56:39Je vais vous laisser
00:56:39la tablette.
00:56:40Il y aura du débat.
00:56:42Donc,
00:56:42allez-y,
00:56:43prenez cette tablette.
00:56:44À chaque fois,
00:56:45vous lisez l'élément
00:56:45en question.
00:56:47Et puis ensuite,
00:56:47je vous laisse le classer.
00:56:49La belote.
00:56:49La belote.
00:56:50Ça commence par ça.
00:56:51Pour moi,
00:56:52flamme olympique.
00:56:52Pour toi,
00:56:53flamme olympique.
00:56:53Mais par contre,
00:56:54si je peux mettre
00:56:54un petit astalix,
00:56:56coinche.
00:56:56D'accord.
00:56:57Coinche,
00:56:58Team Thomas Cup,
00:56:59on en a fait
00:57:00des heures et des heures.
00:57:01Moi,
00:57:02la belote,
00:57:03c'est cendre.
00:57:03Je n'y joue pas du tout.
00:57:04Parce qu'il n'a pas
00:57:05eu joué.
00:57:05Donc,
00:57:05ça sera briquet.
00:57:06Ça sera briquet.
00:57:07Vous avez compris ?
00:57:08Quand tu cliques,
00:57:08je clique et je mets
00:57:09dans le briquet.
00:57:11Voilà.
00:57:12Benoît Perre.
00:57:13C'est facile,
00:57:13j'ai un compromis.
00:57:14Benoît Perre.
00:57:16Benoît Perre.
00:57:16Est-ce que Tom,
00:57:17tu peux prendre la tablette,
00:57:18s'il te plaît ?
00:57:18Voilà, magnifique.
00:57:19Pardon.
00:57:20Alors,
00:57:20Benoît Perre.
00:57:22Il a monté un tout petit peu,
00:57:23s'il te plaît.
00:57:25Vous me dites.
00:57:27C'est bon,
00:57:27nickel.
00:57:28OK.
00:57:29Alors,
00:57:29Benoît Perre.
00:57:30C'est bien,
00:57:30ça m'a donné un peu de temps
00:57:31pour réfléchir.
00:57:32Benoît Perre.
00:57:33Pourquoi j'ai mis Benoît Perre ?
00:57:35Pourquoi tu as mis Benoît Perre ?
00:57:36Pourquoi je n'ai mis Benoît Perre ?
00:57:36Parce qu'il est clivant.
00:57:37Et non,
00:57:38parce qu'il me semble
00:57:40que toi,
00:57:40tu dis souvent
00:57:41la chatte.
00:57:42Un petit peu,
00:57:43ouais.
00:57:44Mais ce n'est pas
00:57:44pour le recopier.
00:57:45Non, non,
00:57:46je sais bien,
00:57:46mais ça m'a fait penser
00:57:47à lui tout de suite.
00:57:48Alors,
00:57:49moi,
00:57:49je vais le mettre assez haut
00:57:50parce que j'avais vu
00:57:50une interview de lui
00:57:52où il mettait
00:57:54exactement le même
00:57:55groupe de musique
00:57:56que je t'ai envoyé
00:57:57quand j'ai dit
00:57:57le meilleur artiste.
00:57:58D'accord,
00:57:59OK.
00:57:59Donc,
00:58:00musicalement,
00:58:02flamme olympique.
00:58:03Après,
00:58:04dernièrement,
00:58:05il est plus proche
00:58:06des cendres quand même
00:58:06ténistiquement.
00:58:08Et je ne le connais pas bien.
00:58:09Oui.
00:58:09Même pas du tout.
00:58:11Donc,
00:58:11on le met briquet.
00:58:12Non,
00:58:12allumette ?
00:58:14Ouais,
00:58:14peut-être allumette.
00:58:15Allumette.
00:58:16Il y a des baddistes
00:58:17un peu
00:58:17Benoît Perre,
00:58:20qui ressemblent
00:58:21un peu à Benoît Perre ?
00:58:22Pas trop,
00:58:23trop.
00:58:23Le badd,
00:58:23c'est une culture asiatique.
00:58:25Donc,
00:58:25en fait,
00:58:25c'est les Asiatiques
00:58:26qui dominent.
00:58:27Donc,
00:58:27c'est leur mœurs.
00:58:28Et en fait,
00:58:28il faut être calme.
00:58:29On ne montre rien.
00:58:30Les Danois sont quand même
00:58:31un peu comme ça.
00:58:32D'accord.
00:58:33Ils sont assez
00:58:34qui vont quand même
00:58:34sur le terrain.
00:58:35Par contre,
00:58:36j'espère que Benoît Perre
00:58:36ne regarde pas
00:58:37parce qu'il y a la belote
00:58:37au-dessus de Benoît Perre.
00:58:39Toi,
00:58:39tu as dit,
00:58:39c'était flamme olympique.
00:58:40Je suis désolé,
00:58:40Benoît Perre,
00:58:41c'est exceptionnel la belote.
00:58:42Le beurre doux.
00:58:44Ah non,
00:58:44c'est pour un breton.
00:58:45C'est un cendre.
00:58:46C'est cendre,
00:58:46directement.
00:58:47C'est cha-chao.
00:58:48Même moi,
00:58:49je ne suis pas breton.
00:58:49Même moi qui ne suis pas breton,
00:58:50c'est dégueu.
00:58:51Le beurre doux,
00:58:51je n'ai jamais compris ce principe.
00:58:52C'est vraiment bon.
00:58:53Autant rajouter du sèdre.
00:58:54C'est pas prêt.
00:58:55On enchaîne sur des choux de Bruxelles.
00:58:56Je pense que là,
00:58:56c'est cendre.
00:58:57Voilà.
00:58:57Eh oui, direct.
00:58:59Classe Eco.
00:58:59Merci à ton frère,
00:59:00d'ailleurs.
00:59:00Classe Eco ?
00:59:01Oui,
00:59:01parce que je me suis dit,
00:59:02vous prenez énormément l'avion.
00:59:04Classe Eco.
00:59:04Est-ce que vous la prenez des fois ?
00:59:07On la prend tout le temps,
00:59:08en fait.
00:59:08Là,
00:59:09nouveau contrat avec Victor,
00:59:10il y a plus de business.
00:59:12Moi,
00:59:12je n'ai jamais pris business.
00:59:13On n'en pense quoi de la classe Eco ?
00:59:13En fait,
00:59:14on n'est pas en accord.
00:59:15Moi,
00:59:15je préfère payer plus d'argent.
00:59:16Moi,
00:59:16je suis plus business.
00:59:17Oui,
00:59:18plus business.
00:59:18La classe Eco,
00:59:19c'est quand même pas foufou.
00:59:20On ne peut pas se mentir.
00:59:21En vrai,
00:59:21la différence,
00:59:22elle est folle.
00:59:22Je me doute.
00:59:23Elle est folle sur les hanches,
00:59:25le dos.
00:59:25Tu peux mettre un allumette,
00:59:26non ?
00:59:26Moi,
00:59:27je le mets au-dessus.
00:59:28En vrai,
00:59:28business,
00:59:29tu as déjà fait ?
00:59:29Non,
00:59:30mais c'est Eco.
00:59:31Ah,
00:59:31c'est Eco.
00:59:31Oui.
00:59:33Moi,
00:59:33pour moi,
00:59:33ça fait malin.
00:59:35C'est Sandro.
00:59:35Allez,
00:59:35Sandro,
00:59:36à la poubelle.
00:59:36Il y a beaucoup de trucs.
00:59:37Cul rouge.
00:59:38Si tu le prends ou tu le mets ?
00:59:40Ah,
00:59:41bien vu.
00:59:41Tu le prends ou tu le mets ?
00:59:43Vous choisissez.
00:59:44Moi,
00:59:44cul rouge,
00:59:45je ne perds jamais.
00:59:46Cul rouge,
00:59:47pendant que Tom le classe,
00:59:48Delphine t'explique ce que c'est ?
00:59:50En gros,
00:59:50c'est un jeu où on joue à quatre,
00:59:53chacun a des vies.
00:59:54Celui qui perd,
00:59:56il doit se prendre des vies.
00:59:57un volant dans le cul,
00:59:58comme aussi.
00:59:59Oui,
00:59:59mais on tape plus ou moins fort.
01:00:01Plus souvent fort que pas fort.
01:00:03Donc,
01:00:03un volant de bad part à combien,
01:00:04à peu près,
01:00:04vitesse ?
01:00:05Si tu tapes fort,
01:00:07à 400.
01:00:08Voilà,
01:00:08imaginez-vous chez vous.
01:00:10Et ça,
01:00:11c'est un jeu qu'on fait
01:00:11tous les jours à l'échauffement.
01:00:13Chaque entraînement,
01:00:13l'égaie,
01:00:13tout le temps.
01:00:14Échauffement avant de démarrer la séance,
01:00:15tu prends ce jeu.
01:00:17C'est exceptionnel.
01:00:17C'est l'histoire
01:00:19de tous les joueurs de bad européens.
01:00:21Je pense,
01:00:22partout en Europe,
01:00:22on joue à ça.
01:00:24Le Danemark.
01:00:24C'est quoi après ?
01:00:25Le Danemark.
01:00:25C'est un bon pays.
01:00:27Le Danemark t'aime bien, toi ?
01:00:28C'est exceptionnel.
01:00:28Le Danemark,
01:00:29les pays scandinaves,
01:00:30c'est quelque chose.
01:00:31Moi,
01:00:31je le mettrais
01:00:32comme ça.
01:00:34Tu ne peux pas mettre
01:00:34flamme olympique,
01:00:35pas possible.
01:00:37Mais Copenhague,
01:00:38c'est vraiment top.
01:00:40Les journalistes.
01:00:41Les journalistes ?
01:00:43Si je trouvais ça intéressant
01:00:44de demander au public,
01:00:45moi,
01:00:46je fais des études de journaliste,
01:00:48donc je vais le mettre haut.
01:00:49Magnifique.
01:00:52Toi,
01:00:52tu lui penses quoi,
01:00:52toi ?
01:00:53Tu ne vas pas le mettre d'ensemble,
01:00:54quand même ?
01:00:54Je pense que c'est super important.
01:00:56Après,
01:00:57c'est quel type de journaliste,
01:00:59quel type de chaîne.
01:01:00C'est vrai.
01:01:01C'est un peu large.
01:01:03Un panel.
01:01:04J'ai l'impression
01:01:05qu'il y a un peu de tout
01:01:05dernièrement.
01:01:07Le métier en tant que tel
01:01:09est super.
01:01:10Oui.
01:01:10Oui, c'est bien.
01:01:11Comment on traite l'information ?
01:01:12Parfois,
01:01:13ça peut être un peu…
01:01:14Voilà.
01:01:15Voilà,
01:01:15on n'en dirait pas plus.
01:01:17Où tu veux ?
01:01:18Je ne sais pas.
01:01:18C'est un super métier.
01:01:19Tu veux mettre quoi ?
01:01:21Je trouve que c'est un super métier,
01:01:21j'aurais bien aimé aussi.
01:01:22Vas-y,
01:01:23feu de camp alors.
01:01:23Feu de camp.
01:01:24Feu de camp.
01:01:24Allez,
01:01:25le ketchup.
01:01:27Tu n'aimes pas les tomates ?
01:01:28Moi,
01:01:28j'adore le ketchup.
01:01:29Mais tu adores le ketchup.
01:01:30Oui,
01:01:30ça,
01:01:30je n'ai jamais cru.
01:01:31Oui,
01:01:32il s'est bourré de sucre.
01:01:33Oui,
01:01:33il n'a pas le goût de tomates.
01:01:35Tu n'es pas trop ketchup ?
01:01:35C'est vrai.
01:01:36Moi,
01:01:36j'adore le ketchup.
01:01:36Ah oui,
01:01:37c'est super.
01:01:37Mais j'adore les tomates aussi.
01:01:38Moi,
01:01:38c'est super.
01:01:40C'est du ketchup,
01:01:41c'est bon le ketchup.
01:01:42Après,
01:01:42est-ce que là,
01:01:43feu de camp ?
01:01:44Feu de camp.
01:01:44Oui,
01:01:44parce qu'on ne va pas mettre ça.
01:01:45Non,
01:01:45on ne peut pas mettre ça.
01:01:46Lindan.
01:01:47Flamme olympique.
01:01:48Flamme olympique.
01:01:48Bonjour le boss.
01:01:50En plus,
01:01:50c'est mon préféré.
01:01:51Elle est très,
01:01:52très...
01:01:53Et on enchaîne.
01:01:54Martin Fourcade.
01:01:55Flamme olympique.
01:01:56Le livre de Martin Fourcade.
01:01:57Qui est juste là.
01:01:58Tu l'as lu.
01:01:58Qui est juste là.
01:01:59Il y en a deux d'ailleurs.
01:02:01Une vraie fan.
01:02:01Je l'ai.
01:02:03J'adore.
01:02:03À mon anniversaire,
01:02:04j'ai eu les deux.
01:02:05Enfin,
01:02:05il y a quelques années.
01:02:06Martin Fourcade en plus.
01:02:07Ah oui,
01:02:07il m'a fait deux vidéos.
01:02:08En plus,
01:02:08il est vraiment super cool.
01:02:10Eh bien,
01:02:10il est là tout...
01:02:10Non,
01:02:11je ne sais pas.
01:02:12Non,
01:02:12mais en vrai,
01:02:12hyper sympa
01:02:13parce qu'il a toujours répondu...
01:02:15Il nous avait envoyé
01:02:16quelques vidéos,
01:02:17surtout pour Delphine,
01:02:18mais c'était très sympa.
01:02:19Mais lui,
01:02:20c'est le go-to team.
01:02:21Rentre son inspiration.
01:02:22Ah oui.
01:02:23Franchement,
01:02:23trop bien.
01:02:25Oui,
01:02:25c'est 117.
01:02:26C'est la flamme.
01:02:27J'aime bien aussi.
01:02:28On peut le mettre
01:02:29en flamme olympique,
01:02:29si tu veux.
01:02:30Ça,
01:02:30c'est...
01:02:31C'est toujours des refs.
01:02:33En fait,
01:02:33dès qu'il y a un moment drôle,
01:02:35même pas drôle
01:02:35qui se passe dans ma vie,
01:02:36j'ai envie de sortir
01:02:37un truc de WC117.
01:02:38On a déjà sorti une sur le terrain
01:02:39ou c'était jamais arrivé ?
01:02:40Si, sûrement.
01:02:41En vrai,
01:02:42pas en match ?
01:02:42Non,
01:02:42mais pas en match,
01:02:43mais genre à l'entraînement.
01:02:44Ah oui,
01:02:44en entraînement,
01:02:44en fait,
01:02:45j'y pense assez régulièrement.
01:02:47La meilleure ref d'WC117 pour toi ?
01:02:50Fonce,
01:02:50Slimane,
01:02:51je ne sais pas pourquoi ça me tue.
01:02:52Dès que tu es à vélo,
01:02:53je ne dis ça plus le temps.
01:02:55Et souvent,
01:02:55ce que j'aime bien,
01:02:56c'est qu'elle n'est pas restée
01:02:57trop celle-là.
01:02:58Mais non,
01:02:59le fond Slimane,
01:03:00il m'a toujours tué.
01:03:02La planche mixte ?
01:03:03La planche mixte ?
01:03:04Elle fait plaisir.
01:03:05C'est bien,
01:03:06la planche mixte.
01:03:07Non,
01:03:07on tourne un feu de camp ?
01:03:07Je vais de mots mal trouver,
01:03:08double mixte,
01:03:09planche mixte.
01:03:10Ah,
01:03:10c'est à propos de ça ?
01:03:10Après,
01:03:11on aime bien l'apéro.
01:03:12Les charcutes et tout,
01:03:14le fromage.
01:03:14Le fromage,
01:03:15je suis très fromage,
01:03:16moi.
01:03:16Allez,
01:03:17vas-y,
01:03:17feu de camp,
01:03:17c'est bien.
01:03:18On tourne un feu de camp ?
01:03:18Tectonique ?
01:03:20Je me suis dit,
01:03:22on est quasiment de la même génération,
01:03:24tous.
01:03:24Bah oui,
01:03:24la tectonique.
01:03:24T'es une 98,
01:03:25toi Delphine.
01:03:26Toi t'es 99.
01:03:28La tectonique,
01:03:29on l'a connue un peu
01:03:29à l'âge d'or de la tectonique.
01:03:31On n'avait pas 12 ans.
01:03:33Pour moi,
01:03:33c'était mes grands cousins
01:03:34qui dansaient ça.
01:03:35On était au collège
01:03:36quand il y avait la tectonique.
01:03:37Moi,
01:03:37j'ai pas dansé ça.
01:03:38Moi non plus.
01:03:39Mais en vrai,
01:03:39j'aimais bien.
01:03:40Moi,
01:03:40j'aimais bien.
01:03:40Tu l'as dansé,
01:03:41toi ?
01:03:41Bah oui.
01:03:42Moi,
01:03:42j'ai dansé la tectonique.
01:03:43J'ai regardé en tout cas.
01:03:45Pas trop d'avis.
01:03:47Allume-toi.
01:03:48Franchement,
01:03:48maintenant,
01:03:49c'est éclaté.
01:03:50Alléveillie.
01:03:51Plus qu'éclaté.
01:03:52Donc,
01:03:52allé,
01:03:53allé,
01:03:53allé,
01:03:54allé,
01:03:54allé,
01:03:54allé,
01:03:54allé,
01:03:54allé,
01:03:54allé,
01:03:54allé,
01:03:54allé,
01:03:54allé,
01:03:54allé,
01:03:55comme ça,
01:03:55il y a Benoît Appert
01:03:55qui danse la tectonique.
01:03:57Il n'est pas tout seul.
01:03:59Et on finit sur Tottenham.
01:04:00Bon,
01:04:00c'est sûr que c'est dans les cendres.
01:04:01Alors,
01:04:02pourquoi Tottenham,
01:04:03évidemment,
01:04:04supporter d'Arsenal ?
01:04:05Je suis supporter d'Arsenal
01:04:06depuis toujours.
01:04:08Mais je tiens à rectifier quelque chose.
01:04:09Je suis quand même plus supporter de Rennes.
01:04:11Du serre de Rennes.
01:04:12D'accord.
01:04:12Mais je suis à fond Arsenal.
01:04:14Tu tiens à rectifier quelque chose ?
01:04:15Non,
01:04:15parce que j'ai déjà dit Arsenal,
01:04:17mais je suis plus à Rennes.
01:04:18Et Arsenal,
01:04:19moi,
01:04:20je suis allé les voir à l'Émirates
01:04:21une fois pour mon anniversaire.
01:04:22C'était super.
01:04:23Je les suis toujours.
01:04:24Et là,
01:04:25on les a bien éclatés.
01:04:27Et tu as un maillot d'Arsenal
01:04:29toujours avec toi,
01:04:29c'est ça ?
01:04:30Il en a plein.
01:04:30Non,
01:04:31toujours avec moi,
01:04:31c'est quand il y a les questions
01:04:33de « Qu'est-ce que tu as dans ton sac ? »
01:04:35Je partais tout le temps.
01:04:37Je pars tout le temps
01:04:38avec un maillot d'Arsenal.
01:04:38Toi,
01:04:39tout le temps.
01:04:39En vrai,
01:04:40si,
01:04:40tu en as tout le temps
01:04:40dans ta valise.
01:04:41En plus,
01:04:42ils sont souvent beaux,
01:04:42ceux d'Arsenal.
01:04:43Ils sont beaux,
01:04:43les maillots d'Arsenal.
01:04:44Je l'aime bien.
01:04:44Oui,
01:04:44ils sont beaux.
01:04:45Donc,
01:04:46c'est top.
01:04:47Ils ont bien joué.
01:04:47En vrai,
01:04:47je regarde tous les matchs.
01:04:49Non,
01:04:49pas tous les matchs,
01:04:49mais deux matchs sur trois d'Arsenal.
01:04:51Je regarde tous les matchs de Rennes.
01:04:52Vous êtes très branchés sport,
01:04:53tous les deux,
01:04:53en dehors du bad.
01:04:55Oui.
01:04:55J'adore le sport.
01:04:56Oui,
01:04:57oui.
01:04:57Ok.
01:04:58Mais elle,
01:04:58elle,
01:04:58elle,
01:04:58elle connaît plus.
01:04:59Je connais un peu tout,
01:05:00mais plus foot.
01:05:02Et des filles connaît tout.
01:05:02Tu as l'espère du foot.
01:05:03Il en reste ou ?
01:05:04Non,
01:05:05ça finit.
01:05:05Save or dumb out.
01:05:07Ça va,
01:05:07on a été bien.
01:05:08Maintenant,
01:05:08j'ai posé la petite question.
01:05:09Évidemment,
01:05:10entre le cul rouge,
01:05:11l'Indan,
01:05:12le livre de Martin Fourcade
01:05:13au SS117,
01:05:15qu'est-ce qu'on garde ?
01:05:15Qu'est-ce qui est
01:05:16le top du top ?
01:05:17Le top du top.
01:05:20Moi,
01:05:20j'ai ma réponse.
01:05:22C'est quoi,
01:05:23Lindan ou Martin Fourcade ?
01:05:24C'est Martin Fourcade.
01:05:25Là,
01:05:25c'est le livre.
01:05:26Est-ce que Lindan
01:05:26n'est pas plus important
01:05:27que le livre ?
01:05:27Mais c'est pareil.
01:05:29Non,
01:05:29mais on met Martin Fourcade.
01:05:30On met Martin Fourcade.
01:05:31C'est un français en plus.
01:05:31Non,
01:05:31mais il a l'air super comme mec.
01:05:33Oui,
01:05:33c'est vrai.
01:05:33Il est bienvenu ici d'ailleurs.
01:05:34Si jamais il veut.
01:05:36Merci à vous deux,
01:05:38Tom,
01:05:38Delphine.
01:05:38C'était un régal,
01:05:39franchement,
01:05:40cette émission avec vous.
01:05:41Je vous souhaite
01:05:41plein de bonnes choses.
01:05:42Je vous souhaite
01:05:42de performer
01:05:43au World Tour Finals
01:05:50Merci à vous deux.
01:05:51Et je vais remercier
01:05:51toute l'équipe en régie.
01:05:52Julien Perronnet à l'édition,
01:05:53François Caudal à la réalisation,
01:05:55Clément Ritter au son,
01:05:56Enzo Morello au cadre
01:05:57et Sandrine David au maquillage.
01:05:59Merci à toutes et à tous
01:06:00et on se retrouve la semaine prochaine
01:06:01pour un nouveau numéro
01:06:02d'On s'enflamme.
01:06:03Salut tout le monde.
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