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  • il y a 1 jour
Y a-t-il trop de psys et pas assez de psys-du-boulot aujourd’hui ?
Découvrez l’histoire de Marthe Le Clézio, doyenne de Loudéac, 103 ans. De son premier travail à 12 ans à Paris commerçante, elle partage des principes forts et une vision tranchante sur la société actuelle. Sa lucidité interroge notre époque : savoir-faire… ou juste en parler ?

Vous partagez son regard ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

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Transcription
00:00Je trouve qu'ils ont raison, peut-être, mais il y a trop, je vous dis trop de psy, psychologue, psychanalyse, psychanalyse, psychanalyse, psychanalyse, un connexie.
00:13Mais j'ai dit, mais il n'y a pas eu ce qu'il m'a dit, c'est du boulot.
00:17Ça existe.
00:18Moi, j'ai commencé à 12 ans, le psy du boulot.
00:21Oh oui, les poules mangent tout ce que vous avez mis, maman.
00:29Parce qu'on lui disait, vous, du fait qu'elle avait adopté mon père avec trois enfants, il avait pris par principe qu'il fallait qu'il dise les beaux enfants, vous à maman.
00:39Alors, elle disait, oh, je disais, maman, on a balayé la cour, oh, ben tant mieux.
00:43Elle dit, les gens, ils vont se promener, ben, ils vont avoir les pieds propres.
00:47On était plusieurs filles, mais on était à cheval sur certains classiques.
00:55Elle nous disait, surtout, ne vous laissez pas traîner par les hommes, hein.
01:00Que vous présentez comme vous voulez, mais je ne me vois pas avec des enfants avec cinq bosses.
01:07Chez nous, il n'y a pas eu d'enfants, ils seraient venus, ils auraient été bien acquis.
01:10Il n'y en a pas eu, ben, il n'y en a pas eu.
01:12Et je ne regrette plus maintenant, parce que je me dis, il n'y aura personne à pleurer derrière moi.
01:17Quand la tombe existera, elle est prête, prête à rentrer dedans.
01:22Et le jour qu'elle sera morte, il va se rendre.
01:25Et puis, ça sera éteint comme ça.
01:28Jeanne d'Arc, numéro 2.
01:32Jeanne d'Arc.
01:34Et là, c'est une photo des mariages.
01:38À la mairie de Loupéac, à l'église de Loupéac.
01:41Et pas le foyer municipal.
01:43Vous êtes encore belle, hein.
01:45Hein.
01:45Vous êtes encore belle.
01:46Je ne me reconnais pas.
01:48Du jour où j'étais dans l'arrivée, on est parti sur Paris.
01:51Oui, ben, c'est là.
01:53C'était votre commerce à Paris ?
01:54C'est depuis 10 ans, ça.
01:56À Paris ?
01:57Oui.
01:58Rue Céderme, à côté de Faubourg-Saint-Antoine.
02:01Le comptoir français.
02:02Le bout de la rue était donné sur le Faubourg-Saint-Antoine.
02:06Alors, il y a moi, mon mari, et puis là, c'est une gérante du boulevard Voltaire qui était à nous faire visite.
02:13C'est vous, là ?
02:14Oui.
02:15Et puis, une autre qui est décédée, qui a perdu une jeune fille de 18 ans.
02:19J'en ai trois de décédés de 18 ans.
02:25Mais, et je suis encore là, moi.
02:29À quoi faire ?
02:31Avec nous ?
02:31Encombrer le carré ?
02:34Non, non.
02:35Mais enfin, le docteur Francaire dit, si vous n'étiez pas là, il y en a qui ne pouvaient pas travailler, mais peut-être.
02:42Parce que j'ai toujours été gai.
02:44Toujours, toujours.
02:46Vous voulez toujours ?
02:46Et j'aimais les gens.
02:49On était gai.
02:51Pas tellement d'argent, mais de...
02:55Pour avoir une forme de vie.
02:58Et vous savez, partir de l'Oudeac, être en plein commerce, en plein Paris, il faut s'y faire.
03:04Ah, j'imagine.
03:06Et moi, je l'avais pris, mon mari travaillait chez Citroën, il avait une journée sans moi, pour commencer.
03:15Et moi, j'étais tout seul pendant trois ans.
03:17Bon, il ne faut pas aller pour le site, parce que moi, je suis bavarde.
03:20Bavarde de tout et de rien.
03:25Mais j'aime ça, bon.
03:26C'est plutôt, à quand on leur demande, qu'est-ce que vous allez faire ?
03:30Oh, psy, ceci, psy, cela, psy, ceci, psy, ça.
03:33Mais pas de psy-boulot.
03:35Pas de psy-boulot.
03:37Ah, ils ne savent pas ce que c'est.
03:39Ah non, on va être psy, ceci, psy, cela.
03:42Elles sont toutes psy.
03:45Faut faire quoi ?
03:47Hein ?
03:48Oui, mais c'est l'avantage des jeunes, pour l'instant, mais il y aura peut-être un revers de médaille.
03:54J'entendais parler de guerre, tout à l'heure.
03:58Ça sent la climace, hein ?
04:01Et nous, on l'a connu, ça.
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