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  • il y a 2 jours
Après une saison en demi-teinte, Matthieu Bailet attaque un nouvel exercice confiant aux Etats-Unis. Pour Nice-Matin, le Niçois se livre sur l’évolution de sa pratique et ses objectifs.

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Transcription
00:00La peur numéro un quand on est descendeur, c'est clairement le danger qu'on prend physiquement.
00:05Je m'appelle Mathieu Vellier, je suis skieur professionnel, membre des équipes de France et 100% en Israël.
00:11Je suis tombé dans un sport grâce à mes parents qui étaient des sportifs mais dans le hand et dans le foot.
00:16Ils avaient envie de sortir justement des stades et des gradins.
00:20Du coup nous ont emmené ma soeur et moi dans ces belles montagnes et on s'est découvert une passion, une profession, une vocation.
00:25Lors de mes premiers souvenirs aux alentours de 7 ans où j'ai atteint un certain niveau un peu avec le ski club et on découvre ce sentiment de liberté je pense qu'on peut vivre nulle part ailleurs à cet âge là.
00:36J'ai déjà eu très peur sur des skis.
00:39Alors je pense que la peur numéro un quand on est descendeur professionnel, c'est clairement le danger qu'on prend physiquement.
00:47On peut le voir historiquement sur ces 2-3 dernières années avec le nombre d'hôpitaux, même le nombre de décès qu'il y a.
00:55C'est un sport plus qu'un sport professionnel, c'est un sport extrême.
00:58C'est-à-dire qu'il y a une vraie question du rythme.
01:02Le jour où j'aurai quelques doutes, je pense que ce sera le moment d'arriver.
01:06Alors on a une approche avec la vitesse dans notre sport qui est très particulière, c'est-à-dire que la gérer, oui, mais le but ce sera toujours d'aller le plus vite possible.
01:12On a atteint des vitesses aujourd'hui entre 150 et 155 en point de vitesse, bien qu'il y ait toute une question de polémique autour de comment nous freiner,
01:22puisque le matériel évolue, nous physiquement on évolue.
01:24Et aujourd'hui la Fédération internationale cherche des solutions pour justement nous faire plafonner un petit peu à ces vitesses.
01:31Je pense que pour moi le plus fou en sensation pure, ça a été ma première fois à Borneo, sur la piste de la Stelvio.
01:37C'était une patinoire, clairement, c'était pas de la neige.
01:41Et quand j'ai regardé les autres athlètes passer, c'était presque rigolo parce que je comprenais pas comment les meilleurs athlètes du monde pouvaient presque skier aussi mal visuellement.
01:49Et en fait, une fois que j'ai mis les pieds dessus, ça a été plus que de la survie, ça a été une autre dimension du ski.
01:55Et c'est là où j'ai découvert finalement la polyvalence et tout ce que demandait la descente en Coupe du Monde.
02:11Merci.
02:41Merci.
03:11Ce saut était assez fou, sincèrement.
03:35Il s'est passé plein de choses. En fait, quand on vit ces moments aussi forts en adrénaline, ça passe très vite à la télé, ça passe très vite en vidéo.
03:44Mais quand on le vit de l'intérieur, tout va très lentement.
03:48J'ai eu extrêmement peur le moment où il y a la perte de contrôle.
03:52Et après, il y a quand même toujours cet espoir de retomber sur mes pieds.
03:56Et c'est un peu compliqué de décrire la situation de manière précise, mais c'est beaucoup l'instinct qui parle.
04:04Et ce sentiment où finalement, la survie et l'instinct prend le dessus sur la performance, c'est quand même quelque chose d'assez dingue.
04:11Et en plus, la cerise sur le gâteau, je m'en sors sur mes deux pieds.
04:14Donc, on peut en rigoler aujourd'hui.
04:26Ce serait une immense fierté.
04:56que d'être présent sur ces JO qui sont juste à côté de la maison, sur une piste que j'affectionne particulièrement, justement la piste de Bormio.
05:05Et on sait que sur ces courses d'un jour, dans notre sport, tout peut se passer.
05:09Peu importe le contexte, peu importe l'état dans lequel on l'aborde.
05:13Et en fait, simplement choper sa sélection, c'est se donner la chance de réaliser un rêve.
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