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Un débat brûlant sur FAH : la proposition d’un véritable contrat de travail pour les prostituées. Est-ce un pas essentiel pour protéger les travailleuses du sexe et combattre le proxénétisme, ou une mesure qui soulève plus de questions que de réponses ? Entre enjeux sociaux, sécurité, droits humains et réalités du terrain, cette séquence fait réagir autant en France qu’au Canada, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

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00:00La prostitution sous contrat de travail, une révolution légale inédite.
00:05Attendez, depuis le 1er décembre 2023, donc ça fait quasiment un an, on est en 2024,
00:12la Belgique est devenue le premier pays à permettre aux prostituées de travailler sous contrat de travail.
00:17Incroyable, cette loi leur offre les mêmes droits que les autres salariés avec l'assurance maladie,
00:23cotisation pour la retraite, congés payés, chômage et congés maternité. Regardez.
00:28Les prestations du sexe pourront être encadrées par un contrat de travail similaire à n'importe quel autre emploi.
00:35Ce nouveau statut devrait donc permettre de réduire les éventuelles violences ou abus,
00:39avec aussi l'application de la règle des 4 libertés, de refuser un client, d'arrêter à tout moment le rapport,
00:46de choisir ses pratiques et de prétendre à sa propre sexualité.
00:50La nouvelle loi prévoit aussi que l'employeur soit chargé d'équiper les pièces où se pratique le travail sexuel d'un bouton d'urgence.
00:56Ah non, mais vraiment, quel goût j'ai...
00:58Je ne sais pas ce que vous en pensez, c'est pas mal, attendez.
01:02Vous avez des réflexions pendant le reportage.
01:03Qu'est-ce qu'il a dit Bernard Montiel ?
01:05Je trouve ça, pas du tout, je trouve ça formidable de protéger ces femmes,
01:10parce qu'elles sont tout à fait respectables, elles ont choisi ce métier-là.
01:12Et d'ailleurs en France, vous savez que même les prostituées payent des impôts.
01:15Oui, c'est très hypocrite en France, Juliette.
01:18Moi je trouve que c'est un sujet qui me partage beaucoup,
01:21parce qu'effectivement on se dit que c'est mieux d'avoir des maisons closes,
01:24des lieux de sécurité et plus sains pour les personnes qui exercent ce métier,
01:29et qu'on préfère les voir là que dans la rue, exploitées par des trafiquants, etc.
01:35Mais ça donne d'une certaine manière l'idée que c'est un travail exactement comme les autres,
01:42et qu'en tant que société, on va promouvoir l'exercice qui consiste en gros à faire vente,
01:49à faire commerce de son propre corps.
01:51Et je ne pense pas que ce soit un métier si anodin que ça,
01:54et je ne pense pas qu'en tant que société, ce soit une bonne idée d'en faire la promotion comme le font en ce moment.
02:00J'entends cette petite musique à gauche, on a appelé ça les travailleuses du sexe,
02:04on est limite à en faire l'éloge, la promotion, je ne trouve pas non plus que ce soit une très bonne idée.
02:09– Ça, ce n'est pas le sujet.
02:09– Voilà, si, c'est un autre sujet.
02:11– Rose, c'était après Gilles, oui.
02:13– Non, non, mais Juliette, je pense que le monde évolue, la société évolue,
02:18à un moment donné, soit on s'adapte, soit on ne s'adapte pas, soit on protège, on veut protéger.
02:21– Ça a toujours existé, Rose.
02:22– Mais c'est le plus vieux métier du monde.
02:25– Soit on décide de protéger les femmes, parce qu'il y a des femmes.
02:30Moi, je me souviens, il y a quelques années, quand j'étais sur CNews à l'époque,
02:33on avait eu le débat là-dessus, où vous aviez des femmes qui revendiquaient le droit
02:40de pratiquer leur métier comme elles avaient envie de le faire.
02:43– C'est une minorité.
02:44– C'est une minorité, Rose.
02:46– Oui, peut-être.
02:47– Mais en disant ça ce soir, par jour, tu fais une fake news.
02:50– Non, sauf qu'en Belgique, c'est plus cadré qu'en France.
02:54En France, on a voulu interdire…
02:55– Ce qui s'est passé en Belgique, c'est juste l'État qui a décidé de prendre sa dip sur les règles du sexe.
02:59– On a voulu l'interdire en France, or, qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
03:02C'est sur les réseaux sociaux et ce sont des gamines, aujourd'hui, de 12, 13, 14 ans,
03:08qu'on exploite sur les réseaux sociaux.
03:10– Et alors, qu'est-ce que ça change à la loi ?
03:11– Oui, mais si ça permet justement de cadrer les choses en même vie…
03:13– Mais ça ne permet pas, ça va juste insister les autres femmes qui n'ont pas le choix de le faire.
03:16– Écoute, Daya, mais 80% des femmes qui font ça,
03:20elles vont parce qu'elles sont désespérées, parce qu'elles vivent dans la misère
03:22et qu'elles n'ont pas d'autre choix.
03:24– 90% des femmes qui se prostituent dans ce pays en France sont des femmes désespérées.
03:29– Et sur les trottoirs, oui.
03:30– Avec les réseaux que tu imagines.
03:34– Oh, ben il n'y a qu'à là ! Je voudrais t'entendre, parce que je lui ai dit…
03:37– Moi, je suis très énervée, heureusement que c'est pas en France, en touche du bois.
03:41Mais moi, je trouve ça très dérangeant.
03:43La majorité des femmes qui font ça n'ont pas le choix.
03:45Et donc, pour moi, il faut juste aider les femmes qui n'ont pas le choix
03:48à se reconvertir dans un autre emploi.
03:51Mais pour moi, c'est non-absolu.
03:53– Surtout, il faut respecter la culture.
03:55– Heureusement que ce n'est pas en France.
03:57Alors, mauvaise nouvelle, c'est encore pire en France.
03:59– Bah oui.
04:00– Parce qu'en France, elles ne sont pas protégées comme ça.
04:02– Bah oui.
04:02– Donc, à un moment donné, c'est le plus vieux métier du monde.
04:05À un moment donné, il faut protéger ces femmes.
04:07Et j'ai un principe.
04:08À partir du moment où tu payes des impôts à un pays,
04:11il faut que ce pays-là aussi, en contrepartie, te paye une santé,
04:14te paye une assurance chômage, comme un autre citoyen.
04:16C'est la même chose.
04:17– Bah oui. – Et en France, ce n'est pas le cas.
04:20Donc, quand tu dis, heureusement, ce n'est pas en France,
04:22eh bien, moi, j'aimerais bien que ce soit en France quand même.
04:24– Bon, Gilles.
04:24– Moi, je trouve que ce n'est pas bien de critiquer
04:26ce qui a été fait en Belgique, parce que la partie essentielle,
04:29c'est de lutter contre le proxénétisme.
04:31– Absolument, c'est ça.
04:32– Et ceux qui emploient sont des employeurs qui déclarent,
04:35qui prothèsent avec un cadre, comme des travailleurs salariés, autres.
04:39Donc, je trouve que c'est une norme qui est saine, qui prothèse,
04:43et c'est très bien ce qu'a fait la Belgique.
04:44– Moi, Gilles, mais la question, en quoi tu luttes contre le proxénétisme,
04:47en l'officialisant ?
04:48– Non, en l'officialisant, c'est une domination, etc.
04:53Là, il pourrait y avoir des employeurs qui ont des lieux,
04:55qui payent des taxes, des loyers, etc.
04:58– Si tu fermes ça, ça se passera dans la rue.
05:01– Non, non, non, non, non, c'est pas vrai.
05:03– Polska, moi, je voudrais bien entendre Polska sur ce sujet.
05:06– Moi, je pense qu'en France, il y a plein de femmes qui le font dans des conditions déplorables,
05:09dans les bois, elles sont souvent arnaquées en plus par des proxénètes,
05:13elles n'ont même plus d'argent pour elles-mêmes,
05:14donc je pense que c'est bien niveau sécurité.
05:16Après, si on le banalise comme un métier, genre coiffeuse ou quoi,
05:19je ne sais pas si ça pourrait être bien pour les jeunes filles,
05:21après, niveau psychologique et tout, je ne sais pas si ça pourrait être bien aussi.
05:23Si tu le partageais aussi, je ne sais pas trop.
05:24– Oui, mais il y a les réseaux sociaux qui existent.
05:26– Mais justement, à l'air où tout le monde vend son corps,
05:28je trouve que ce n'est pas bien de continuer dans cette lancée.
05:31– Mais ça ne s'arrêtera jamais, il y a la prostitution, il ne faut pas être naïf.
05:34Il y a des hommes qui ont besoin de ça, il y a des hommes qui sont en recherche de tendresse,
05:37il y a des hommes qui sont en manque de femmes, en manque d'amour,
05:40comme si ça devait être interdit, c'est plutôt lui.
05:42– Mais non, mais on n'a pas dit ça.
05:42– Vous êtes dans le monde des bisounours.
05:44La prostitution, ça existera toujours, autant faire les choses.
05:49Comme il dit Rost, on avance avec notre temps, et autant faire les choses.
05:52Et à partir du moment où ces filles-là payent des impôts,
05:54qu'un État leur demande des impôts, encore heureux qu'on puisse derrière les soigner,
05:58qu'on puisse les protéger un minimum.
05:59– Et on dit maintenant que vous voulez faire ça comme des sauvages,
06:01dans la rue, dans une voiture, ou dans une rue noire sombre à 3h du matin.
06:07– Moi je pense qu'il y a d'autres solutions.
06:08– Alors c'est quoi la solution ?
06:11– Et bien c'est justement, en fait, dans la vie, dans un pays qui mène une politique saine,
06:16on n'autorise pas ou on ne légalise pas quelque chose,
06:18simplement parce qu'on n'arrive pas à en rayer le trafic, comme la drogue.
06:21– Sinon c'est un aveu de faiblesse.
06:22Donc ne me dites pas qu'il n'y a rien à faire pour la prostitution,
06:25et qu'on ne peut rien faire pour aider ces femmes à part légaliser.
06:27– Ils ont pénalisé les consommateurs, c'est-à-dire que les gens qui viennent à la prostitution,
06:32ils ont des amendes.
06:32– Je sais.
06:33– C'est quoi ton deuxième plan pour lutter contre la prostitution ?
06:34– Je suis aussi l'ado, d'accord ?
06:36– C'est-à-dire qu'il y a une hypocrisie en France sur la prostitution,
06:40et qu'effectivement c'est un métier qui a toujours existé,
06:42qu'effectivement, je ne suis pas dans le jugement,
06:45j'exprime juste une inquiétude de la banalisation de la prostitution en tant que société, c'est tout.
06:50– Mais ce n'est pas la banalisation.
06:51– Non mais là, franchement, tout ce que j'entends, honnêtement,
06:54je suis absolument stupéfaite par ce que j'entends.
06:57Je trouve qu'en fait, il n'y a aucune incitation à la prostitution,
07:01il y a juste le fait de légiférer, de cadrer.
07:05Quand on parle avec les prostituées, on voit bien qu'à chaque fois,
07:08justement, elles se réclament d'avoir les mêmes droits que n'importe qui,
07:12n'importe quelle travailleuse qui fait autre chose, d'ailleurs, du reste.
07:15Et ce n'est pas du tout une incitation, c'est au contraire leur donner un cadre,
07:19reconnaître qu'effectivement, alors c'est un métier, je ne sais pas si ça, ça vous dérange.
07:23– Souvent, c'est de la transition, tu ne fais pas ça des années, c'est une période de ta vie.
07:26– C'est un métier qu'on fait par choix, c'est un métier, évidemment,
07:29qui peut ramener à une certaine misère, mais ça reste quand même un métier.
07:33Et les femmes sont quand même assez libres de disposer de leur corps,
07:37de le vendre si elles ont envie de le vendre.
07:39– C'est vraiment un discours de bobo, mais…
07:41– Mais non, un discours de bobo, mais tu sais comment ça se passe,
07:43les réseaux de prostitution.
07:45– Arrête, laisse-moi faire une seconde, s'il te plaît.
07:46– Casse les réseaux.
07:47– Arrête deux secondes d'écouter cinq syndicalistes qui viennent faire BFM
07:51et qui disent « nous, les femmes, ni putes, ni soumets. »
07:54Les réseaux, aujourd'hui, c'est de la violence, c'est des réseaux étrangers,
07:57c'est ultra violents.
07:58– Et les femmes, elles n'ont aucun choix à faire ce métier.
08:01– Le fait de casser, c'est une envie de comprendre.
08:03– Aucun choix, ça les protège.
08:05– Et arrêtez de dire que c'est le plus vieux métier du monde,
08:07le plus vieux métier du monde, qui s'appelle « esclave ».
08:09Et on l'a aboli, à un moment donné.
08:11– Allez, allez, on va passer à notre autre sujet.
08:13– Donc, la question est de…
08:13Elizabeth
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