00:00On va parler avec vous Aurel ce matin d'une probable révolution pour une pathologie qui concerne au minimum 10%.
00:07Une française sur 10, l'endométriose. Un nouveau test salivaire vient d'être évalué et les résultats sont paraît-il très encourageants.
00:16Est-ce vraiment le cas ?
00:17Alors oui, c'est extrêmement encourageant. On a eu les résultats d'une étude qui a été faite sur environ 1000 patientes
00:23et l'objectif de cette étude était d'être capable de dire lorsque vous avez le test positif, vous avez vraiment la maladie.
00:29On est à 95%. On est même à plus de 95% pour être capable de dire ça.
00:34Et puis lorsque vous avez le test qui est négatif, être capable de dire vous n'avez pas d'endométriose.
00:38Et là, on est à plus de 90%. C'est des résultats qui sont extrêmement encourageants parce que c'est une maladie qui est extrêmement difficile à diagnostiquer.
00:46Mais donc c'est une avancée majeure.
00:47C'est exactement ça. C'est une avancée majeure parce qu'il faut bien que vous vous rendiez compte,
00:50entre le moment du début des symptômes et le moment du diagnostic, il se passe 7 ans.
00:55C'est ce qu'on appelle de l'errance médicale.
00:57Et là, grâce à ça, on va se permettre de diminuer ce temps-là.
01:02Mais pourquoi c'est si difficile à diagnostiquer ?
01:03C'est important de comprendre.
01:05L'endométriose, qu'est-ce que c'est ?
01:06C'est la maladie de l'endomètre.
01:08Endomètre, endo, l'intérieur.
01:10Mètre, métra, l'utérus.
01:11Vous allez avoir donc l'intérieur de l'utérus qui va se développer à d'autres endroits que là où il devrait être.
01:16Et le problème, c'est que lorsque c'est des gros morceaux d'utérus, là, ça va se voir à l'échographie, ça va se voir à l'IRM.
01:22Mais lorsque vous avez des petits morceaux d'utérus qui vont être eux aussi extrêmement douloureux pendant les règles, vous n'allez pas les voir.
01:28Et le problème, c'est que vous allez avoir une patiente qui a des symptômes et pourtant, à l'imagerie, vous ne voyez rien.
01:32Et la seule solution, théoriquement, c'est dans ce cas-là de faire une chirurgie.
01:35Sauf que là, je vous laisse le faire.
01:37L'idée, c'est que vous avez tous un coton-tige.
01:39On le met dans la bouche.
01:41Voilà, vous voyez ?
01:42C'est quand même plus simple qu'une chirurgie.
01:43On envoie le prélèvement.
01:44Ils sont propres, vos coton-tiges ?
01:45Ils sont propres, vos coton-tiges ?
01:47Je ne répondrai pas à cette question.
01:50Et une fois que c'est fait...
01:53Non, vous n'avez peut-être pas eu le bon, mais ce matin, j'avais mal les oreilles.
01:56Et une fois que c'est fait, vous envoyez les prélèvements.
01:58Il y a une petite couleur jaune sur le coton-tige.
02:00Et vous aurez le résultat.
02:01Reconnaissez quand même que c'est extrêmement facile et c'est pas invasif.
02:05Où est-ce qu'on peut faire ?
02:06Vous disiez, une femme sur dix...
02:08Minimum.
02:09Minimum souffre d'endométriose, véritable handicap.
02:12Où est-ce qu'on peut faire ce test ?
02:14Alors là, pour le coup, c'est quand même une petite fierté française
02:17puisqu'en février 2025, grâce au forfait Innovation,
02:21on a mis ça en place.
02:22Pendant trois ans, on va faire une étude
02:24où dans les centres spécialisés, vous allez pouvoir réaliser ce test.
02:28Parlez-en à votre gynécologue
02:29puisque ce qui est en cours de réflexion,
02:31c'est justement, une fois que vous avez fait ces imageries
02:34et que ces imageries ne retrouvent pas de morceaux d'endomètre,
02:38de se dire, on va quand même essayer d'éliminer
02:40ou de confirmer le diagnostic.
02:41Donc ce serait en troisième intention.
02:42Et dans ce cas-là, c'est en centre spécialisé.
02:44Ça coûte 800 euros, mais c'est remboursé par la Sécurité sociale.
02:47Approchez-vous de votre gynécologue.
02:48Il vous rapprochera directement de ces centres spécialisés.
02:50Voilà une bonne nouvelle santé ce matin.
02:52Ça nous fait plaisir.
02:53Tout à fait.
02:53Le jour de la Sécurité sociale.
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