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Football : Coupe UEFA 1977-1978 SC Bastia L'Odyssée Corse en Coupe UEFA 1977-78
UEFA Site officiel : Http://www.uefa.com
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00:00C'était il y a une quarantaine d'années.
00:21Qui aurait pu croire à cette époque qu'une petite ville d'un peu plus de 40 000 habitants
00:24se hisserait en finale de Coupe d'Europe ?
00:26Qui aurait pu croire que cette équipe, n'ayant pratiquement aucune expérience sur la scène continentale,
00:30réalise un tel parcours en écartant au passage des mastodontes du football européen ?
00:34Et qui aurait pu croire que 12 ans après ses débuts dans le monde professionnel,
00:38cette formation, composée en partie de joueurs issus du cru,
00:40puisse représenter le football français dans son ensemble à échelle européenne ?
00:44Cette ville, Sébastien.
00:45Son club, c'est le sporting.
00:47Son histoire, c'est celle d'une épopée, d'une odyssée,
00:50d'une aventure unique dans l'histoire des compétitions européennes.
00:53Jamais un club français n'avait été aussi prolifique en Coupe d'Europe,
00:56et pourtant, Bastia l'a fait.
00:58Jamais une si petite ville ne s'était hissé à un tel niveau de compétition,
01:01et pourtant, Bastia l'a fait.
01:10Portant haut les couleurs et les valeurs de l'île de beauté,
01:12les tourquines, portées par une attaque de feu,
01:14donnèrent une leçon de football et d'humilité
01:16à tous ceux qui voyaient ces Corses retourner au pays dès le premier tour
01:19de la Coupe UEFA 1977-78.
01:23Une compétition qui vit le sporting jouer les troubles faites,
01:25empilant les records et les victoires en secourant des buts plus beaux les uns que les autres,
01:29et n'échouant à la quête du Graal que sur la dernière marche.
01:31Un exploit aujourd'hui sous-estimé, rarement évoqué,
01:34éclipsé par l'épopée des Verts deux ans plus tôt,
01:37et par le renouveau de la sélection française l'été suivant,
01:40lors d'un Mondial 78 mitigé.
01:41Il est temps de vous raconter cette histoire,
01:44celle du troisième club français à avoir disputé une finale de Coupe d'Europe,
01:47et qui fait encore aujourd'hui la fierté de toute une île.
02:11Longtemps, le football corse est cantonné à sa seule île.
02:24Il faut attendre les années 60 pour voir ses principaux représentants
02:27évoluer enfin sur le continent.
02:291965 voit le sporting étoile club de Bastia et l'AC Hayatch
02:32accéder conjointement à la deuxième division,
02:35mais également adopter le statut professionnel.
02:37Si les Ajaxiens sont les premiers à découvrir l'élite du football français en 1967,
02:42Bastia ne tarde pas en obtenant son ticket pour l'élite dès 1968.
02:46A l'inverse des ours qui perdent leur place en D1 en 1973,
02:49les Lyons de Furian vont parvenir à se pérenniser
02:52dans le premier échelon du football français,
02:53et passeront un cap dès 1971,
02:56avec l'arrivée sur le banc des tourquines de Pierre Cahuzac,
02:59jusque-là entraîneur-joueur du Gazelec.
03:01Cette hérolté d'origine, formateur dans l'âme,
03:03va parvenir à hisser une jeune équipe bastiaise
03:05composée principalement de joueurs locaux
03:07jusqu'à la finale de Coupe de France 1972,
03:10perdue face à l'Olympique de Marseille.
03:12Un parcours historique permettant à la formation corse
03:14de découvrir l'Europe en participant à la Coupe des vainqueurs de Coupe,
03:17compétition qu'ils quittent dès le premier tour.
03:20Les Bastia réussissent les saisons suivantes
03:21à se maintenir en première partie de tableau,
03:23et la formation va peu à peu s'améliorer
03:25en conservant son ossature.
03:27Le tournant a lieu en 1975
03:29avec l'arrivée dans les rangs bastiais
03:30d'un ailier gauche yougoslave considéré
03:32comme l'un des meilleurs joueurs au monde à son poste
03:34et adoubé par Pelé en personne.
03:36Un magicien du nom de Dragan Zajic
03:38qui fera lever les foules bastiaises
03:39à chaque touche de balle.
03:43Bien que sa première saison soit mitigée,
03:45la seconde sera plus aboutie
03:47à l'image de celle du sporting.
03:48Les tourquines terminent troisième du championnat
03:50grâce notamment à ses 17 succès à domicile,
03:53faisant du stade Armand Cesari
03:54une forteresse imprenable.
03:56Des succès acquis pour la quasi-totalité d'entre eux
03:58par plus de deux buts d'écart,
04:00les bastiais pouvant compter
04:01sur la meilleure attaque du championnat
04:02avec 82 réalisations inscrites.
04:05Quatre joueurs marquèrent plus de 14 buts en D1
04:07sur le trident offensif Zajic,
04:09Jacques Zimaco, François Félix
04:10ainsi que le meneur de jeu Claude Pape.
04:13Cinq ans après son passage éphémère
04:14en Coupe des Coupes,
04:15le sporting retrouve donc les joutes européennes
04:17par l'intermédiaire de la Coupe UFA.
04:19Bien que l'effectif ne soit que peu remanié,
04:21les Corses perdent à l'intersaison
04:22deux titulaires et pas des moindres.
04:25Zajic s'en va retourner
04:26à l'étoile rouge de Belgrade
04:27pour y achever sa carrière
04:28et Jacques Zimaco rejoint
04:29la plus grande équipe française du moment,
04:31soit l'AS Saint-Etienne.
04:33Deux pertes considérables
04:34qui seront palliées par l'arrivée
04:35de deux jeunes espoirs
04:36que sont Jean-François Larios
04:37et Félix Lacuesta,
04:39tout doux en provenance de Saint-Etienne,
04:40mais aussi de l'axe international
04:42et attaquant Yves Mario
04:43et surtout d'une superstar néerlandaise
04:45venant tout droit de Valence,
04:46finaliste du Mondial 74
04:47et qui fera les belles heures
04:49du championnat de France
04:49durant quelques années,
04:51soit l'élien droit Johnny Repp.
04:52Une arrivée improbable
05:02mais qui répond à un besoin,
05:03soit permettre aux bataves
05:04de disputer le Mondial 78.
05:06Les dirigeants corse
05:07avec à leur tête
05:08le directeur sportif Jules Philippi
05:10vont alors le convaincre
05:11de signer
05:11en lui faisant visiter l'île,
05:13la ville,
05:14la mer,
05:15sans pour autant
05:15lui faire découvrir le stade.
05:17Une découverte
05:17qui sera effectuée
05:18juste après la conclusion
05:19de son contrat
05:20et autant dire
05:21que la surprise fut de taille.
05:28Ça ressemble plus
05:29à un camp de concentration
05:30ou à une caserne
05:31qu'à une enceinte
05:32digne d'une ville
05:33disputant la Coupe d'Europe.
05:42C'est dans ce stade
05:43peu attrayant
05:44mais à l'ambiance frénétique
05:45que Johnny Repp
05:46et les Bastiers
05:46disputeront leur match
05:47de Coupe d'Europe,
05:48sachant que seuls
05:49les champions nationaux
05:50participaient alors
05:51à la Coupe des Clubs Champions,
05:52nombreuses sont
05:53les grosses cylindrées
05:54à s'aligner au départ
05:54de cette édition 77-78
05:56de la Coupe UFA.
05:58Et parmi les 64 engagés,
05:59on y retrouve entre autres
06:00le Bayern Munich,
06:01le Barça,
06:02l'Inter de Milan,
06:03le Dynamo Kiev,
06:04Aston Villa,
06:05le PSV Eindhoven
06:06et bien d'autres
06:06habitués
06:07des compétitions européennes.
06:09C'est d'ailleurs
06:09un autre sporting
06:10qui se dresse
06:10sur la route des Corse
06:11en ce premier tour,
06:12soit le Sporting Portugal,
06:14vice-champion national
06:14et ancien vainqueur
06:15de la Coupe des Coupes.
06:16Autant dire que pratiquement
06:18personne,
06:18si ce n'est quelques
06:19irréductibles supporters bastiés,
06:21ne voit les tourquines
06:21franchir ce premier tour,
06:23ce qui est alors
06:23une habitude
06:23chez les clubs français.
06:25Car un rapide contexte
06:26s'impose.
06:27Entre 1955,
06:29date de la création
06:29de la Coupe des Clubs Champions,
06:31et 1977,
06:32on recend 79 participations
06:34de clubs français
06:35à des compétitions européennes
06:37sur la Coupe des Clubs Champions,
06:38la Coupe des Coupes,
06:39la Coupe UFA
06:40ainsi que la défunte
06:41Coupe des Villes de Foire.
06:42Sur ces 79 participations,
06:44les formations françaises
06:45furent éliminées
06:46à 40 reprises au premier tour
06:47et ne franchirent
06:48le second tour
06:49qu'à 13 reprises.
06:50Reims et Saint-Etienne
06:51disputèrent en tout
06:52trois finales de Coupe d'Europe,
06:53auxquelles s'ajoutent
06:54une demi-finale de C1
06:55pour l'AS Saint-Etienne
06:56ainsi qu'une demi-finale
06:57de Coupe des Coupes
06:57obtenue par l'Olympique lyonnais
06:59en 1964.
07:01Par ailleurs,
07:01en 76-77,
07:03seule l'ASSE
07:04franchit le premier tour
07:04d'une compétition européenne.
07:06Les espoirs
07:07concernant un probable
07:08parcours européen
07:08sont alors quasi nuls,
07:10qui plus est pour une formation
07:11dont l'expérience
07:12ne se limite
07:12qu'à un premier tour
07:13de Coupe des Coupes.
07:18Malgré un début de saison
07:19délicat en championnat,
07:20avec notamment
07:21deux défaites à domicile
07:22face à Monaco et Bordeaux,
07:23les Bastiais entament
07:24cette double confrontation
07:25sans complexe
07:26en alignant le 4-3-3
07:27habituel proposé
07:28par Pierre Cahuzac,
07:29le dispositif étant conservé
07:31tout au long de la compétition.
07:32Cahuzac,
07:33un entraîneur autoritaire
07:34et exigeant,
07:35mais aussi franc
07:35et très confiant
07:36vis-à-vis de ses protégés,
07:38qui dirige un effectif
07:38très jeune
07:39puisqu'aucun membre de l'effectif
07:40n'a au départ de cette saison
07:41plus de 30 ans.
07:43Ses méthodes d'entraînement
07:44sont dignes du stacanovisme,
07:45mais permettent à sa formation
07:46d'évoluer à un très haut niveau
07:47sur le plan physique
07:48et athlétique.
07:50Tactiquement,
07:50le coach fait entièrement
07:51confiance à ses joueurs
07:52en leur laissant
07:53un certain espace de créativité
07:54dans l'animation offensive
07:55et beaucoup de rigueur
07:57dans l'impact physique
07:58et l'assise défensive.
07:59Johnny Rapp
07:59illustre la simplicité
08:01du coach Bastia
08:01en résumant sa philosophie de jeu
08:03en ces quelques mots.
08:04Dans les buts,
08:08on retrouve
08:09Ognjan Petrovic,
08:10arrivé un an après
08:11l'ancienne légende Zajic
08:12et qui,
08:13malgré de nombreux pépins physiques,
08:14se montre efficace
08:15sur sa ligne.
08:16Dans les couloirs,
08:16le solide et ex-rubyman
08:18Jean-Louis Caz
08:18ainsi que le latéral offensif
08:19André Burkhardt
08:20entoure le stoppeur
08:21Charles Orlandouch
08:22qui dénote par ses
08:23nombreuses courses offensives
08:24et ses dépassements de fonctions,
08:26ainsi que le libéraux
08:27André Guédon,
08:28lequel se cantonne
08:28exclusivement
08:29à des tâches défensives.
08:31Au milieu de terrain,
08:31Cahuzac aligne le jeune
08:33Félix Lacuesta
08:33en point de basse,
08:34lequel suppléa
08:35à la construction
08:36le porteur d'eau
08:36Jean-Louis Desvignes
08:37et surtout le ménor de jeu
08:38Claude Pape,
08:39véritable légende locale
08:40dont la vista
08:41et la précision
08:42lui permettent
08:42d'apporter le danger
08:43que ce soit
08:44à la construction
08:44ou à la finition.
08:46Johnny Repp
08:46étant suspendu
08:47pour cette rencontre,
08:48cet intréo offensif
08:49inédit qui est aligné.
08:50Le Marocat Abdelkrim Crimo,
08:52dit Mary Crimo,
08:53joueur intelligent,
08:53véloce et jusque-là
08:54jeune espoir de l'équipe,
08:56est aligné
08:56aux côtés de la recrue
08:57Yves Mario,
08:58hélié explosif,
08:59ainsi que du numéro 9
09:00et capitaine
09:00Fanfan Félix,
09:01finisseur rusé
09:02et généreux dans l'effort,
09:03qui pèse sur les défenses
09:04par ses déplacements
09:05et son engagement.
09:07Les animations offensives
09:08pencheront plus souvent
09:09d'un côté
09:09ou de l'autre
09:10du terrain
09:10en fonction du positionnement
09:12de Burkhart,
09:13lequel peut évoluer
09:13sur les deux couloirs.
09:15Plus efficace en contre
09:16qu'en attaque placée,
09:17les Corses peuvent néanmoins
09:17compter sur Claude Pape,
09:19lequel détient les clés
09:20de l'animation offensive.
09:22En face,
09:22les Portugais évoluent
09:23avec le même dispositif,
09:25avec la présence
09:25d'un trident redoutable
09:26en attaque,
09:27où l'on retrouve en pointe
09:28Rui Jordao,
09:29un véritable finisseur
09:30puissant athlétiquement,
09:31lequel est entouré
09:32de deux attaquants intérieurs
09:33que sont Manuel Fernandes
09:35et un certain Salif Keita,
09:36joueur bien connu
09:37du championnat de France
09:38et ancienne idole
09:39de Geoffroy Guichard.
09:53Le match allé se dispute
09:54le 14 septembre 1977
09:55à Forianne devant
09:56seulement 6 000 spectateurs.
09:58L'absence de Johnny Rep
09:59et le prix très élevé
10:00des plats sur raison
10:01de nombreux supporters
10:02qui n'ont que peu d'espoir
10:03quant à un possible
10:04exploit Bastien.
10:05La première mi-temps
10:06est équilibrée,
10:07les Corses sont tout proches
10:07d'ouvrir la marque
10:08suite à une superbe volée
10:09de Claude Pape
10:10repoussée par le montant,
10:11mais ce sont les Lisboets
10:12qui font la différence
10:13sur pénalty
10:14suite à un fauchage irrégulier
10:15de Guédon
10:16à la 40e minute.
10:17Jordao transforme
10:18sa tentative,
10:19le Sporting Portugal
10:20mène 1-0.
10:22Au retour des vestiaires,
10:23les Insulaires sonnent la charge
10:24et égalisent sur une tête
10:25plongeante de Fanfan Félix.
10:27A l'heure de jeu,
10:28les Lusitaniens
10:29reprennent l'avantage
10:29en prenant de court
10:30une défense bastiaise
10:31bien trop haute,
10:32mais les Corses se ressaisissent
10:33et vont par l'intermédiaire
10:34de leur buteur Fanfan Félix
10:35remporter ce match
10:36grâce à deux buts
10:37de Renard des Surfaces
10:38inscrits dans le dernier quart d'heure.
10:413-2 pour Bastia,
10:42la performance est de taille,
10:43mais il reste à jouer
10:43un match retour piégeux
10:44dans une arène de 70 000 places,
10:46soit le stade José Alvalade.
10:53Les deux formations
10:56adoptent le même dispositif
10:58qu'à l'allée
10:58et côté Bastia,
10:59le seul changement
11:00concerne la titularisation
11:01de Johnny Rep,
11:02désormais apte à jouer
11:03sur la scène européenne
11:04en lieu et place de Crimo.
11:07Les Lisboètes
11:07vont rapidement dominer
11:08la première mi-temps
11:09et c'est un match
11:10d'attaque-défense
11:11qui se met en place.
11:12Keïta multiplie les occasions
11:22sans parvenir
11:23à les concrétiser
11:24et la seconde mi-temps
11:25voit les Bastia
11:26céder à 20 minutes de la fin
11:27suite à un superbe
11:28exploit individuel
11:29de Manuel Fernandes.
11:33La règle du but
11:34à l'extérieur
11:34étant en vigueur,
11:35Bastia est provisoirement
11:37éliminée.
11:38Mais c'est compté
11:39sans l'abnégation
11:39des Corses
11:40qui vont à 4 minutes
11:41de la fin
11:41égalisé sur un but raccro
11:43signé Johnny Rep.
11:46Les Bastia
11:47enfonceront le clou
11:48en toute fin de match
11:48en inscrivant
11:49un but sur contre
11:50par l'intermédiaire
11:51de Fanfan Félix
11:52servi généreusement
11:53par Yves Mario.
11:55De 1 pour les Bastia
11:56le stade José Alvalade
11:57est éteint
11:57mais la Corse
11:58elle est en fête.
12:02Bastia élimine
12:03un grand Europe
12:04et peut poursuivre
12:04son aventure européenne
12:05en héritant
12:06pour le compte
12:07du second tour
12:07d'un adversaire
12:08peu expérimenté
12:09sur la scène européenne
12:10soit Newcastle.
12:11Les Magpies
12:19remportèrent
12:19la Coupe des Villes de Foire
12:20en 1969
12:21mais n'ont jamais
12:22disputé la moindre rencontre
12:23dans un tournoi continental
12:24régi par l'UFA
12:26et sont d'ailleurs
12:26lanterne rouge
12:27de première division
12:28après 9 revers consécutifs.
12:30Cependant,
12:31l'élimination de l'Olympique de Marseille
12:32en Coupe UFA
12:33la saison précédente
12:33par Southampton
12:34alors en deuxième division
12:36démontre l'écart existant
12:37entre le football français
12:38et anglais
12:39sachant que sur 8 doubles
12:40confrontations franco-anglaises
12:42en Coupe d'Europe
12:42seul un club français
12:43parvint à se qualifier
12:44soit l'Olympique Lyonnais
12:46en 1967
12:47face à Tottenham
12:48en Coupe des Coupes.
12:49Le dispositif des Corses
12:50est le même
12:51que lors du match précédent
12:52avec la présence
12:53d'une surprise
12:53dans le 11 titulaire
12:54soit la titularisation
12:56du Néopro
12:56Jean-Marie Dezerbi
12:57en lieu et place
12:58d'Yves Mario
12:58victime d'une tendinite.
13:00Le portier Petrovic
13:01quant à lui
13:02ne peut tenir son rang
13:03en raison d'une blessure à la cheville.
13:04C'est donc Mark Veller
13:05qui prend provisoirement
13:06sa place
13:07dans les buts des Turquines.
13:08En face,
13:09Newcastle évolue en 4-4-2
13:10avec un jeu axé
13:11sur l'impact physique
13:12et un pressing constant.
13:14Les faux-éliés
13:14Tommy Craig
13:15et Stuart Barrow-Clou
13:16sont les dynamiteurs
13:17de l'équipe
13:17tandis que la paire offensive
13:18Mickey Burns-Alan Gowling
13:20tentera de faire la différence
13:21dans les 30 derniers mètres
13:22le premier par son explosivité
13:24le second dans le jeu aérien.
13:33Le match allé
13:34se dispute à Furian
13:35devant plus de 8000 spectateurs
13:36et ce sont les Anglais
13:37qui tirent les premiers
13:38avec l'ouverture du score
13:39de Paul Cannell
13:40totalement délaissé
13:41par la défense bastiaise.
13:46Les occasions se multiplient
13:49de part et d'autre
13:49toujours 1-0
13:50à la pause
13:51en faveur des McPies
13:52mais la donne change
13:53en seconde période.
13:54A la 51ème minute
13:56une mésentente
13:56entre le portier
13:57Steve Hardwick
13:58et McCaffery
13:59provite à Fanfan Félix
14:00lequel glit ce ballon
14:01à Claude Pappre.
14:05La délivrance arrivera
14:06à la toute dernière minute
14:07sur un but du meneur de jeu
14:08Papy
14:09qui s'offre alors un doublé
14:10et offre à Bastia
14:11un nouveau succès
14:12en Coupe d'Europe.
14:16Un succès que l'on croit
14:22sans lendemain
14:22du côté de la presse
14:23puisqu'aucun club français
14:24ne s'était jusque-là
14:25imposé en terre anglaise
14:26lors d'un match
14:27de Coupe d'Europe.
14:28Pire encore
14:29la formation bastiaise
14:30est décimée.
14:31Petrovic est contraint
14:32de mettre un terme
14:32à sa carrière
14:33Mario est indisponible
14:34plusieurs mois
14:35Burkhardt est victime
14:36d'une double fracture
14:37à la jambe
14:38et Devine doit se faire
14:39opérer du ménisque.
14:40Cahuzac doit bricoler
14:41tout en conservant
14:42son système de jeu fétiche.
14:44Paul Marquion
14:45bien qu'il soit un latéral défensif
14:46remplace Burkhardt
14:47en tentant d'apporter
14:48du soutien dans les phases
14:49offensives
14:50notamment auprès
14:51de l'élié de Zerby
14:52à nouveau dans le 11 titulaire.
14:54Didier Kneyer
14:54est titularisé
14:55en défense centrale
14:56tandis qu'Orland Dutch
14:57monte d'un cran
14:57pour évoluer
14:58en tant que récupérateur.
14:59C'est dans une enceinte
15:10de St. James Park
15:11bouillonnante
15:12mais chaleureuse
15:12que les Bastia
15:13entament cette rencontre
15:14sans complexe.
15:15Une attitude
15:16qui va être récompensée
15:17dès la troisième minute de jeu
15:18avec une percée
15:18de l'Aquesta
15:19stoppée par le portier
15:20Hardwick
15:21mais deux herbis
15:22suivent
15:22et ouvrent la marque.
15:24Les Bastia
15:24n'hésitent pas
15:25à presser
15:25où les Anglais
15:25et quelques minutes
15:26seulement après
15:27l'ouverture du score
15:27Johnny Rep initie un 1-2
15:29avec Claude Papp
15:30et permet aux Corses
15:31de prendre le large.
15:32Newcastle réduira la marque
15:33à la 36ème minute
15:34sur un coup franc indirect
15:35mais malgré leur domination
15:37sur le plan physique
15:38les Magpies craquent
15:39définitivement
15:39en seconde mi-temps
15:40avec cette splendide réalisation
15:42signée Rep.
15:483-1 pour Bastia
15:49le Sporting remporte
15:50son quatrième match
15:51consécutif en Coupe d'Europe
15:52et devient le premier club français
15:53à s'imposer outre-manche.
15:55Un succès historique
15:56permettant aux Turquines
15:57de se hisser
15:57en huitième de finale.
15:59On se prend à rêver
15:59d'une épopée
16:00mais une nouvelle fois
16:01les ardeurs et ambitions
16:02sont calmées
16:03par un tirage au sort
16:04peu clément
16:04puisque c'est un géant
16:05du football italien
16:06qui fait désormais face
16:07au Bastia.
16:08Un club turinois
16:09moins célèbre néanmoins
16:10que son rival
16:11mais à cette époque
16:12au premier plan
16:12sur la scène nationale
16:13il s'agit du Torino.
16:22Champion d'Italie 1976
16:24et habitué des joutes européennes
16:25le Torino
16:26dente de retrouver
16:26sa gloire passer.
16:28Depuis une décennie déjà
16:29les Gronas ont réussi
16:30à se pérenniser
16:30dans les toutes premières places
16:31du championnat d'Italie
16:32et la rivalité
16:33entre clubs turinois
16:34est alors à son paroxysme
16:35sachant que Torino
16:37échoua la quête du Scudetto
16:38au printemps précédent
16:39pour un point seulement
16:40au détriment de la Juve
16:41et ne perdit
16:42qu'un seul match
16:42de championnat.
16:43preuve de la mainmise
16:44du football turinois
16:45sur l'ensemble du Calcio
16:46sur les 22 joueurs
16:47transalpins convoqués
16:48pour le mondial 78
16:499 joueurs de la vieille dame
16:51sont appelés
16:52et 6 joueurs sont issus
16:53des rangs du Torino
16:54dont un duo d'attaquants
16:55redoutables
16:56surnommé
16:56Igemelli del Gol
16:57soit Ciccio Graziani
16:59et Paolo Pulici.
17:07Une nouvelle fois
17:08Bastia joue le match
17:09à l'est à domicile
17:10et devra se déplacer
17:11pour le match retour.
17:13La première manche
17:13se dispute le 23 novembre 77
17:15devant près de 10 000 spectateurs
17:17galvanisés
17:17et encouragés
17:18par le porte-drapeau
17:19et supporter le plus célèbre
17:20de l'île
17:21un certain
17:21Jojo Petrignan.
17:23Le taureau évolue
17:24en 4-4-2
17:25tandis que Bastia
17:26conserve son
17:26même schéma de jeu
17:27avec la présence
17:28au milieu de terrain
17:29du jeune espoir
17:29Jean-François Larios
17:30qui aux côtés de Claude Pape
17:32tentera d'apporter
17:32sa palette technique
17:33en évoluant
17:34en tant que relayeur.
17:39L'entame du match
17:40est équilibrée
17:41entre les deux formations.
17:42Bastia se procure
17:43la première grosse occasion
17:44sur un coup franc
17:45de Claude Pape
17:46bien capté
17:46par le portier turinois
17:47Castellini.
17:49Ce sont d'ailleurs
17:49ces derniers
17:50qui vont ouvrir le score
17:51après 22 minutes de jeu
17:52sur un bel enchaînement
17:53de Pulici.
17:541-0 pour le Torino,
17:55les Corses ont l'habitude
17:57d'être devancés
17:57en début de match
17:58et le sursaut
17:59est immédiat.
18:00Il faut attendre
18:01un quart d'heure de jeu
18:02pour voir Bastia
18:02faire la différence
18:03sur une offensive
18:04jouée à deux
18:05par les milieux
18:05Larios et Papy
18:06lequel résiste
18:07puis bat Castellini.
18:09Au retour des vestiaires,
18:10les Bastiais vont surprendre
18:11un peu plus
18:12en se créant
18:12les occasions
18:13les plus franches.
18:13à la 63ème minute
18:15Papy centre
18:16pour Félix
18:16qui remise
18:17pour Johnny Repp.
18:25Comme face au Sporting
18:26et Newcastle,
18:27Repp fait une nouvelle fois
18:28la différence.
18:29Bastia résiste,
18:30les Italiens ne parviennent pas
18:31à franchir la solidarrière-garde
18:32corse
18:33et les Turquines
18:33s'imposent finalement
18:342-1
18:35un résultat trop juste
18:36pour espérer aborder
18:37le match retour
18:37avec sérénité
18:38sachant qu'aucun club français
18:40ne s'était imposé
18:40jusque là en Coupe d'Europe
18:41sur le sol italien.
18:42Seulement les Corses
18:45regorgent de surprises
18:46et la rencontre
18:47Torino-Bastia
18:48du 7 décembre 77
18:49va entrer à jamais
18:50dans la légende
18:51du football français.
19:04Le Stadio Communal
19:05est accueilli ce soir-là
19:06plus de 42 000 spectateurs
19:07dont près de 15 000 Corses
19:08qui envahissèrent
19:09la ville de Turin.
19:10Les deux formations
19:11adoptent le même dispositif
19:12qu'à l'aller
19:12et les joueurs
19:13sont les mêmes
19:14à une exception près
19:15soit la titularisation
19:16de Crimo
19:16en lieu et place
19:17du capitaine Felix
19:18victime d'un accident
19:19de la circulation
19:20au soir du match allé.
19:26Et c'est sous la neige
19:27et dans un stade
19:27bleu et blanc
19:28que le coup d'envoi
19:29du match est donné.
19:30L'improbable
19:31va arriver à la 20ème minute
19:32de jeu
19:32avec une action collective
19:33initiée par une récupération
19:35et un petit pont
19:36de deux herbis.
19:37Pour Johnny Rêpe
19:37sur l'aile
19:38Rêpe qui va peut-être
19:41pouvoir déborder
19:41préfère revenir
19:43La Cuesta
19:44en arrière
19:46Larios
19:46reprise devant le but
19:4718ème minute de jeu
19:49Bastia ouvre la marque
19:51à Torino
19:52Un but fantastique
19:54de Jean-François Larios
19:55parfaitement servi
19:56par La Cuesta
19:56qui permet à Bastia
19:57de mener 1-0.
19:59Mais cette situation
20:00ne va pas durer
20:01puisque 3 minutes plus tard
20:02sur un mauvais renvoi
20:03de la défense bastiaise
20:04Grazia Aniba-Veller
20:05est égalise pour le taureau.
20:07Les Grenavres
20:08ont ensuite multiplié
20:09les incursions de la surface
20:10sans parvenir
20:11à trouver la faille.
20:12Un partout à la pause
20:13Bastia tient bon
20:14mais dès le retour
20:15des vestiaires
20:16les Turinois
20:16se procurent une énième occasion
20:18sur un centre dévié
20:19de Claudio Salah.
20:20Graziani double la marque
20:25pour le taureau
20:26cela fait 3 partout
20:27sur l'ensemble
20:27de la double confrontation
20:28et un but suffit
20:29aux Turinois
20:30pour provisoirement
20:31valider leur billet.
20:32Seulement les Corses
20:33vont comme à leur habitude
20:34réagir dans l'immédiat
20:35et 3 minutes après
20:36le doublé de Graziani
20:37sur un coup franc
20:38rapidement joué
20:38par Johnny Repp
20:39le latéral-case
20:40prend de vitesse
20:41la défense turinoise
20:42et serre Crimo.
20:47Bastia égalise
20:48et fait un grand pas
20:49vers la qualification.
20:50les Turinas doivent marquer
20:51par deux fois
20:52pour valider leur billet
20:53pour les quarts de finale
20:54et sont obligés
20:55de se découvrir
20:55en jouant leur
20:56va-tout offensif.
20:57Et à la 65ème minute
20:59après une intense bataille
21:00dans la surface Bastiaise
21:01suite à un corner
21:02Larios lance
21:03Mery Crimo en profondeur
21:04lequel s'en va défier
21:05le portier Castellín.
21:06Adepte du plat du pied
21:21Crimo achève sa chevauchée légendaire
21:23par un but d'anthologie
21:24et une célébration mémorable.
21:26L'épopée Bastiaise
21:27est en marche
21:27pour entrer dans la postérité
21:28et cette action symbolise
21:30le parcours de ses Corses
21:31s'en allant seul
21:32défier l'Europe.
21:333-2 pour le Sporting
21:34le score en restera là
21:35et les Turquines
21:36viennent de réaliser
21:37l'un des plus grands exploits
21:38du football européen.
21:39Une soirée inoubliable
21:40pour la dizaine de milliers
21:41de supporters corse
21:42étant déplacés à Turin
21:43mais aussi pour Crimo
21:44dont la carrière décollera
21:46suite à sa prestation
21:47ainsi que pour le Sporting
21:48qui vient d'écrire là
21:49la plus belle page
21:50de son histoire.
21:51L'aventure se poursuit donc
21:53et c'est la France
21:54toute entière
21:55qui attend impatiemment
21:56le quart des finales
21:56de Coupe UFA
21:57devant se disputer
21:58au mois de mars.
21:59Et pour une fois
21:59le tirage s'avère clément
22:01avec les hommes
22:01de Pierre Cahuzac
22:02puisque c'est un club
22:03relativement méconnu
22:04qui se dresse face au Sporting
22:05sur le Carl Zeiss Jena.
22:15172 ans après la bataille d'Jena
22:16qui vit l'armée napoléonienne
22:18remporter une bataille décisive
22:19lors de la campagne
22:20de Prusse et de Pologne
22:21les Corts souhaitent à nouveau
22:22triompher dans une ville
22:23désormais sous l'égide
22:24de l'Allemagne de l'Est.
22:25Le Carl Zeiss Jena
22:26est alors un club régulier
22:27du championnat Est-Allemand
22:28et fut demi-finaliste
22:29de la Coupe des Coupes
22:30en 1962.
22:31Habitué des joutes européennes
22:32l'équipe est composée
22:33de joueurs amateurs
22:34travaillant au sein
22:35de l'entreprise Carl Zeiss
22:36spécialisée dans l'optique
22:37et l'opto-électronique.
22:45Les Bastiers jouent à nouveau
22:46le match allé à domicile.
22:4812 000 spectateurs
22:49se massafourianent
22:50pour voir les Corts
22:50affronter un adversaire
22:51jugé plus abordable
22:52que les précédents
22:53même si les chances
22:54de qualification
22:55des deux formations
22:56semblent équivalentes.
22:57Côté Bastiers
22:58on notera quelques changements
22:59dans l'effectif
23:00avec l'arrivée
23:00d'un nouveau gardien
23:01à l'intersaison
23:02soit leur aîné
23:02Pierre-Equillard
23:03qui dispute là
23:04son premier match
23:05de Coupe d'Europe.
23:06Au milieu de terrain
23:07l'expérimenté
23:07Georges Franceschetti
23:08est aligné aux côtés
23:09de l'Aquesta et Papy
23:10tandis que l'Arios
23:11évoluera sur l'aile droite
23:12en lieu et place
23:13de Johnny Repp
23:13et que Mario
23:14fait son retour
23:15sur l'aile gauche.
23:16Et en ce 1er mars 78
23:18alors que l'on s'attend
23:19à une rencontre
23:19très disputée
23:20entre les deux équipes
23:21c'est un tout autre scénario
23:22qui va prendre forme.
23:23Le sporting fait preuve
23:41de réussite
23:42en convertisant
23:42pratiquement toutes
23:43ses occasions.
23:44Il reste un quart d'heure
23:45de jeu
23:45les Bastiers
23:46mènent 4 buts à 2
23:47mais le spectacle
23:48n'est pas encore terminé.
23:53Cela paraît impensable
24:03et pourtant
24:04Bastia l'emporte
24:05par 7 buts à 2.
24:06Les Corses poursuivent
24:07sur leur lancée
24:07avec une 7ème bataille
24:09victorieuse consécutive
24:10en Coupe d'Europe.
24:11Un exploit
24:11que seules 3 équipes
24:12étaient parvenues
24:13à réaliser
24:13depuis 1955.
24:21C'est donc en conquérant
24:22que les Corses
24:22débarquent à Yves
24:23avec comme objectif
24:24de sécuriser leur place
24:25en demi-finale.
24:27Une mission réussie
24:27sans trop de difficultés
24:28par les protégés
24:29de Cahuzac
24:30bien que ces derniers
24:31s'inclinent 4 buts à 2
24:32avec notamment
24:33cette splendide réalisation
24:34signée Lutz Lindemann.
24:37Malgré la défaite
24:37Bastia devient
24:38le 4ème club français
24:39à accéder à une demi-finale
24:40de Coupe d'Europe
24:41et se retrouve ainsi
24:42aux côtés du PS Weindhoven,
24:43du Barça de Johan Cruyff
24:44et des Grasse au Peirce
24:45de Zurich.
24:46Et ce sont justement
24:47ces derniers
24:47qui seront opposés au Bastia
24:48et Clémence étant désormais
24:50de mise pour des Corses
24:51n'ayant désormais
24:51qu'un seul objectif
24:52soit allé au bout
24:53de leur aventure.
25:06A l'instar du Carl Zeissiena,
25:08les Grasse au Peirce
25:09sont habitués
25:09aux Jutes européennes
25:10mais réalisent là
25:11leur meilleur parcours
25:12en Coupe d'Europe.
25:13Tombeur de l'Eintracht-Francfort
25:14lors du tour précédent,
25:16les sauterelles sont portées
25:17par le meilleur buteur
25:17de la compétition,
25:19soit Raimondo Ponte,
25:19lequel est épaulé
25:20par deux attaquants titulaires
25:22en sélection
25:22que sont Claudio Schulzer
25:24et Rudolf Elsener.
25:26Une fois n'est pas coutume,
25:27les Bastiais se déplaceront
25:28lors du match allé
25:29avec un statut inhabituel,
25:31soit celui de favori.
25:37Le match allé se déroula
25:39le 29 mars
25:39au Hartum Stadion
25:40devant près de 30 000 spectateurs
25:42dans une colonie bruyante
25:43de 6 000 supporters corse.
25:45Pierre Cahuzac
25:46aligne une nouvelle fois
25:47son 4-3-3 fétiche
25:48avec une arrière-garde inchangée
25:49mais avec la présence
25:50surprenante de Crimo
25:51dans un rôle de relayeur
25:52qui n'hésitera pas
25:53à outrepasser ses fonctions
25:54et le retour de Fanfan Félix
25:56en pointe de l'attaque.
25:58Les Suisses évoluent
25:58également en 4-3-3
25:59avec la volonté
26:00de laisser le ballon
26:01à l'adversaire
26:02pour faire la différence
26:03en contre-attaque.
26:03Ultra-offensif,
26:12les Bastiers se découvrent
26:13et les hoppers
26:13se procurent
26:14les premières grosses occasions
26:15du match
26:15notamment via des coups
26:16de pied arrêtés
26:17tirés à ras de terre.
26:19Nous sommes alors
26:19à la 18ème minute de jeu
26:20un mouvement à 3
26:21est organisé par
26:22l'Aquesta, Papy et Crimo
26:24qui se retrouvent
26:25lancés en profondeur.
26:28Son contrôle
26:28et sa conduite de balle
26:29suffisent à faire la différence
26:30et l'attaquant marocain
26:32donne l'avantage
26:32au sporting.
26:33Un avantage de courte durée
26:35car quelques minutes plus tard
26:36sur une percée dans l'axe
26:37du libéraux Johnny Hay
26:38le milieu de terrain
26:39Heinz Herrmann
26:39tente sa chance dans l'axe
26:41et égalise à 1 partout.
26:44La suite de cette première période
26:45sera une affaire de pénalty.
26:47Un accrochage
26:47dans la surface Bastiaise
26:48permet à Ponté
26:49de donner l'avantage
26:50à Zurich
26:50à la demi-heure de jeu.
26:525 minutes plus tard
26:53le défenseur Kurt Becker
26:54déséquilibre Johnny Reb
26:55dans la surface
26:56de réparation zuricoise
26:57et offre à Claude Papy
26:58une balle de 2 partout.
27:00Le score ne bouge pas
27:01à la mi-temps
27:01et la seconde période
27:02part sur le même rythme
27:03que la précédente.
27:05Sur un corner tiré
27:05par Alzener
27:06Francis Montendant
27:07s'élève plus haut
27:08que les défenseurs Bastiais
27:09et permet aux Gras Soppers
27:10de mener 3 buts à 2.
27:12Les deux formations
27:13se créent de nombreuses occasions
27:14sans pour autant
27:15parvenir à les concrétiser.
27:173-2 score finale
27:18les Bastiais limitent la case
27:19et ont leur destin
27:20entre leurs mains.
27:33C'est dans un stade
27:46des grands soirs
27:47que se déroule
27:48le match retour
27:49de cette demi-finale
27:50de Coupe UEFA.
27:51Nous sommes le 12 avril 78
27:52et plus de 13 000 spectateurs
27:54se sont massés
27:54dans un stade
27:55censé ne pouvoir accueillir
27:56qu'un peu plus de 9 000 personnes.
27:58Le public est confiant
27:59à l'instar de la presse hexagonale
28:00ainsi que des joueurs.
28:01Une victoire par la plus petite démarche
28:03suffirait à Bastia
28:04pour disputer
28:05une inattendue finale
28:06de Coupe d'Europe.
28:07Les Suisses optent
28:08pour une stratégie défensive
28:10et évoluent en 4-4-2.
28:11Leur objectif est clair
28:12tenir pendant 90 minutes.
28:15Côté Bastiais
28:16le dispositif
28:16et le schéma de jeu
28:17ne bougent pas
28:18si ce n'est une arrière-garde
28:19modifiée
28:19avec le retour de Burkhard
28:21au poste de latéral
28:21et la titularisation
28:23de Markeone
28:23en défense centrale
28:24Guédon étant suspendu.
28:26A noter également
28:27la première titularisation
28:28sur l'aile droite
28:29du Vélos
28:29et excellent dribbler de poche
28:30Pierre Rossu
28:31en lieu et place
28:31de Johnny Repp
28:32suspendu pour cette rencontre.
28:43C'est une véritable opposition
28:44de style
28:45qui est proposée
28:45ce soir-là.
28:46Les Corses
28:47tentent de trouver la faille
28:48en misant sur des attaques placées
28:49tandis que les Suisses
28:50ne se montrent dangereux
28:51que sur contre.
29:01Les minutes défilent,
29:05l'ambiance devient
29:06peu à peu silencieuse,
29:07les supporters Corses
29:08sont dans l'expectative.
29:11Le Sporting
29:12multiplie les occasions
29:13en essayant tant bien
29:13que mal
29:14de trouver le cadre.
29:150-0 à la pause,
29:16il ne reste plus que 45 minutes
29:18pour percer
29:18le coffre-fort Helvet.
29:22Arrive la 68ème minute.
29:24Bastia obtient un coup franc
29:25que se charge de tirer
29:26le capitaine
29:27Charles Orlandouch.
29:28La suite
29:29appartient à l'histoire.
29:45Sur un mauvais renvoi
29:46de la tête
29:47de Johnny Hay,
29:48Claude Papy,
29:49natif de la ville,
29:50idole de toute une île,
29:51reprend de voler
29:52et inscrit un but iconique.
29:54Une superbe inspiration
29:55qui délivre alors
29:56tout un stade,
29:57désormais en pleine euphorie.
29:59A l'euphorie succède l'angoisse,
30:00la fin de match
30:01est complètement décousue,
30:02les Uriquois s'exposent
30:03en misant tout sur l'attaque.
30:05Les corners se succèdent,
30:07mais le score ne bouge pas.
30:08L'arbitre anglais
30:09de la rencontre,
30:10M. Partridge,
30:10siffle alors la fin du match,
30:12le Sporting Étoile Club
30:13de Bastia
30:13est en finale
30:14de la Coupe UFA.
30:22Un exploit authentique
30:34car jamais une ville
30:35de moins de 100 000 habitants
30:36n'était jusque-là
30:37parvenue à ce stade
30:38de la compétition.
30:39La Corse est en fête,
30:40l'Hexagone en admiration
30:42et deux ans après
30:42l'épopée des Verts,
30:43on se prend à rêver
30:44de voir le Sporting
30:45sur le toit de l'Europe.
30:46Il ne reste plus qu'une marche
30:47à franchir
30:48pour aller cueillir
30:48un trophée inattendu.
30:50Un dernier obstacle
30:51se dresse alors
30:51sur le PSV Eindhoven.
31:00Bastia Eindhoven,
31:01il s'agit là
31:02d'un choc au sommet
31:03entre les deux attaques
31:03les plus prolifiques
31:04en Coupe d'Europe
31:05cette saison-là.
31:06Un choc entre
31:07un petit club corse
31:08qui souhaite devenir grand
31:09et une formation élitiste
31:10qui fut demi-finaliste
31:11de la Coupe des Clubs Champions
31:12deux ans plus tôt.
31:13La finale se joue alors
31:14en deux manches,
31:15une double confrontation
31:16dont le match allé
31:17se déroule à Furian
31:18le 26 avril.
31:19Car bien que les dirigeants corse
31:20souhaitaient disputer
31:21le match sur le continent
31:22afin de maximiser
31:23les retombées financières
31:24dues à l'attractivité
31:25d'une telle rencontre,
31:26Pierre Cahuzac,
31:27les joueurs
31:27et surtout la Corse
31:28toute entière
31:29souhaitaient voir
31:29cette finale,
31:30leur finale,
31:31se jouer sur l'île de beauté.
31:32Alors que dans un délire
31:45de klaxon,
31:46de trompette
31:47et de pétard,
31:48les deux équipes
31:49font leur entrée
31:49sur le terrain
31:50sous la conduite
31:51de l'arbitre yougoslave,
31:53monsieur Maximovic.
31:55Côté Bastille,
31:56on prend les mêmes
31:56et on recommence.
31:57Le 11-type de la saison
31:58est aligné
31:59avec comme facteur X
32:00le maestro et homme providentiel
32:01de cette formation,
32:02Claude Papy.
32:03En face,
32:04le dispositif est identique
32:05avec la présence
32:06notamment du portier international
32:07Jan van Beveren,
32:09des jumeaux
32:09van den Kerkhoff
32:10ou encore de l'avançante
32:11Gary Dijkers
32:12qui terminera
32:12comme meilleur buteur
32:13du tournoi.
32:15Mais un détail
32:15va considérablement affecter
32:17le déroulement
32:17de cette rencontre.
32:18Une pluie torrentielle
32:22s'abat sur Bastille
32:23et le terrain du stade
32:24Armand Cesari
32:25est tout bonnement
32:26impraticable.
32:27Il est néanmoins
32:27impossible de décaler
32:28la rencontre,
32:29Coupe du Monde oblige.
32:31La partie est donc maintenue
32:32mais les principaux acteurs
32:33ne peuvent assurer
32:34correctement le spectacle.
32:35Voilà, c'est parti.
32:37PSV Eindhoven
32:38à droite,
32:39maillot blanc,
32:40culotte blanche
32:41et Bastille
32:42sous ses couleurs habituelles.
32:44Allez les bleus !
32:46Aucune des deux équipes
32:59ne parvient à mettre
32:59en place son jeu
33:00même si les Bastille
33:01semblent plus entreprenants
33:02au milieu de terrain
33:03et se créent les occasions
33:04les plus franches.
33:06Un spectacle terne
33:07qui s'achève finalement
33:08sur un score
33:09nul et vierge.
33:16Tout reste à faire
33:22lors du match retour
33:22disputé le 9 mai
33:23au Philippe Stadion
33:24accueillant ce soir-là
33:26plus de 27 000 spectateurs.
33:28Seulement les Bastille
33:28débarquent émoussés
33:29et puisés par les
33:30nombreuses rencontres
33:31disputées tout au long
33:32de la saison.
33:33Engagés en championnat
33:34en Coupe d'Europe
33:34et en Coupe de France
33:35qui se disputaient
33:36en match aller-retour
33:37dès les 16e de finale,
33:38les Turquines jouèrent
33:3920 matchs entre le 25 février
33:40et le 9 mai
33:41soit environ un match
33:42tous les 3-4 jours
33:43et disputèrent 2 rencontres
33:44lors des 5 jours
33:45précédant cette manche
33:46retour de Coupe UFA.
33:48Un rythme infernal
33:49pour un groupe restreint
33:50qui fait face
33:50à une formation
33:51ayant terminé
33:52son championnat
33:52fin avril.
33:54Éreintés,
33:54les Bastille ne seront
33:55pas en mesure
33:55de lutter
33:56face à l'ogre néerlandais.
33:57A la 24e minute,
33:59Willy Vanden Karkov
34:00finit un 1-2
34:01et conclut de l'extérieur
34:02du pied.
34:08La seconde mi-temps
34:09verra le PSV
34:10prendre définitivement
34:11l'ascendant
34:11en deux temps.
34:12D'abord à la 65e minute
34:14sur un corner joué à deux
34:15avec à la conclusion
34:16le buteur
34:16Gary Dijkers.
34:253-0 pour Eindhoven,
34:26le score ne bougera pas
34:28et Bastille bute
34:28sur la dernière marche
34:29non sans avoir tout osé.
34:31Mais à bout de force,
34:32les Corses doivent
34:33rendre les armes
34:34et tombent sur le champ
34:35de bataille
34:35avec les honneurs.
34:37Le traditionnel échange
34:38des maillots donnera lieu
34:39à des images cocasses
34:40puisque les Néerlandais
34:41soulèveront le trophée
34:41avec le maillot frappé
34:43de la tête de mort.
34:44Une sorte de compensation
34:45pour une île
34:45qui vibra durant une saison entière
34:47ne jurant que par les exploits
34:48européens de sa formation.
34:50Si le football corse
35:07vécut son apogée
35:08par le biais de cette épopée,
35:09la France du football
35:10vibra également
35:11derrière cette formation,
35:12la troisième
35:12à atteindre une finale
35:13de Coupe d'Europe.
35:14Il faudra d'ailleurs
35:15attendre 13 ans
35:16avant qu'un club français
35:17n'atteigne de nouveau
35:17ce niveau de compétition.
35:18Mais la portée de cet exploit
35:20fut pourtant moindre
35:21que celle réalisée
35:22par Reims
35:22ou Saint-Etienne.
35:23Si le rayonnement
35:24de la coupe UEFA
35:24est évidemment bien plus faible
35:25que celui de la coupe
35:26des clubs champions,
35:27le parcours sensationnel
35:28de cette formation
35:29méritait un peu plus d'attention.
35:31Vu une petite vie
35:32en finale de Coupe d'Europe,
35:33sa prestation dénote
35:34au vu des parcours
35:35jusqu'alors réalisés
35:36par des clubs plus huppés.
35:37L'inexpérience du sporting
35:39ne fut en aucun cas
35:40un frein quant à la progression
35:41des Bastiers
35:41et ce malgré
35:42des adversaires expérimentés.
35:44Avec cette succès de rang,
35:45Bastia égale par ailleurs
35:46les plus grandes formations européennes
35:48car seul le Borussia Mönchengladbach
35:50fit mieux
35:50avec neuf succès consécutifs
35:52obtenus trois ans plus tôt
35:53en Coupe UEFA.
35:55Premier club français
35:55à s'imposer
35:56de l'autre côté des Alpes
35:57et Outre-Manche,
35:58le sporting pouvait compter
35:59sur un alliage
36:00de joueurs locaux,
36:01de jeunes espoirs
36:02ainsi que d'une star internationale
36:03et d'une icône locale
36:04qui firent tous deux
36:05la différence
36:05dans les moments clés
36:06de ce parcours.
36:07Un parcours étonnant
36:08et détonnant
36:09permettant à Bastia
36:10de s'implanter définitivement
36:11au premier plan
36:12du football français
36:12et de faire rayonner
36:14la Corse
36:14à échelle européenne.
36:15Sous-titrage Société Radio-Canada
36:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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