00:00Monsieur Mathieu en 3-7 ici, comment tu te sens alors que tu vas retrouver la
00:07surprise de la fin de saison, Valentin Vacherot, toi qui as écrit que tu es le cousin d'Amérique ?
00:11Ouais, des fois tu es pris sur le moment, tu dois écrire un truc, tu ne veux pas un truc original,
00:17donc c'est ce qui m'est venu à l'esprit. Mais je joue l'homme du moment,
00:22demain, l'homme qui est en confiance, c'est un défi qui est intéressant. On se connaît depuis
00:27quelques années déjà en s'entraînant à Monaco ensemble, mais les joueurs en tournoi c'est
00:31toujours différent. C'est un joueur que je n'ai jamais joué, un nouveau défi, mais un challenge
00:37qui est relevé puisqu'il bat beaucoup de bons joueurs. Vous vous êtes surpris de son niveau ?
00:43Dans le sens que quand on se joue des joueurs à l'entraînement, on sait de quoi ils sont capables,
00:51mais après en tournoi, il faut toujours prouver déjà à soi-même qu'on est capable de rivaliser
00:56avec les meilleurs joueurs du monde. J'ai fait pareil au début de ma carrière où à l'entraînement,
01:02je pouvais rivaliser avec des bons joueurs, mais il faut le prouver, il faut gagner beaucoup de matchs
01:06en challenger, ce n'est pas facile. Mais c'est sûr que tout le monde est surpris,
01:09et je pense qu'il est aussi le premier. Je pense qu'il y croit, mais on s'entraînait le matin
01:14avant de quitter pour Shanghai les deux. On était presque sur le même vol, mais on a quitté le soir les deux.
01:19Je pense que si à ce moment-là, on lui disait qu'il gagnait Shanghai, il serait le premier à dire que
01:25probablement pas. Donc c'est incroyable ce qu'il a fait, mais il peut être fier et crédit à lui
01:31et à son staff pour le travail qu'ils font.
01:33Vous avez dit que c'était le meilleur joueur du monde. Vous êtes capable de le répéter ?
01:36Oui, c'est le jour du moment. Après, Calcaraz qui est numéro un, donc il faut rester objectif.
01:46On a quand même un classement au tennis, donc c'est l'homme du moment, c'est l'homme du moment.
01:51Tu disais, tu as eu beaucoup de matchs en 3-7 cette semaine. Comment tu expliques cette difficulté
01:54à rentrer dans tes matchs ? Est-ce que c'est chaque fois pour la même raison, ou bien c'est trois matchs différents ?
02:00C'est des adversaires différents, des styles différents, mais des joueurs à chaque fois
02:04qui me causent des problèmes pour différentes raisons.
02:09En fait, ce qui est un peu bizarre, j'en parlais avec Frédéric, c'est qu'en enchaînant les tournois,
02:15on n'a pas toujours rien. En plus, j'ai récupéré de mon genou, je n'ai pas vraiment passé beaucoup de temps
02:20sur le cours ici pour m'habituer aux balles, aux conditions. Je suis arrivé, boum, premier match,
02:24et tu t'habitues ou tu t'adaptes aux conditions, mais tout en essayant de gagner.
02:29Donc tu ne trouves pas vraiment les repères que tu veux et tu es moins tranquille.
02:32Donc je mets un peu de temps, mais je pense qu'aujourd'hui, je suis le premier set à oublier,
02:40mais après, je suis très content de la façon dont j'ai joué, 6-3, 6-2, de façon assez convaincante.
02:45Donc c'est ce que je vais retenir de la journée d'aujourd'hui.
02:47Tu te sentais un peu seul sur ce central que tu découvrais, tu es beaucoup plus loin du public.
02:52Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus des impressions sur cette première, sur ce nouveau central ?
02:56Non, après, pour être plus précis sur mes mots, ce n'est pas vraiment seul.
02:58J'ai dit un peu isolé, dans le sens qu'on se sent un peu loin du public par rapport même à Bercy.
03:06On se souvient que derrière le cours, les spectateurs étaient très très près des joueurs,
03:12ou qu'on va prendre notre serviette, les joueurs étaient assez près de nous.
03:15Et donc c'est un peu le cas aussi sur le cours numéro 1.
03:17Mais oui, ça fait une ambiance différente, il y a une petite distance avec le public.
03:20On les entend, ils sont là, ils sont là en grand nombre, mais il y a un tempo qui est un peu différent.
03:27Donc chaque atmosphère, il faut toujours s'habituer.
03:30Comment vous pouvez expliquer ce qui arrive à Valentin ?
03:33Est-ce que vous en avez parlé avec lui ?
03:34Parce que là, personne ne le connaissait ou quasiment il y a 15 jours, 3 semaines, sauf les passionnés, les initiés.
03:40Et puis là, d'un seul coup, tout explose.
03:41Comment on peut l'expliquer ça ?
03:42Est-ce que vous en avez discuté avec lui ?
03:44Comment vous l'expliquez ?
03:46Non, je n'en ai pas discuté avec lui.
03:48Lui est probablement le meilleur placé pour l'expliquer.
03:52Mais moi, j'essaie quand même de regarder.
03:54Parce que pour gagner un Masters, comme il l'a fait à Shanghai,
03:58pour gagner 9 matchs de suite quand même en partant des qualifs,
04:00il faut faire des bonnes choses sur le cours.
04:02Ce n'est pas juste les émotions ou il y a des choses factuelles qui se passent.
04:07Il y a vraiment des choses qui se passent.
04:08Donc dans son jeu, il faut voir ce qu'il fait bien, ce qu'il fait mieux que plusieurs joueurs en ce moment.
04:14Il sert très très bien.
04:16Un très constant revers.
04:17Je trouve qu'il a un bon compromis entre une patience au fond de cours où il ne s'affole pas.
04:22Il tient l'échange.
04:23Il est très bon physiquement.
04:23Donc il tient l'échange.
04:25Et après, il arrive quand même à venir voir l'avant, à presser le joueur.
04:28Et à venir au filet quand il faut, mais sans se presser.
04:32Donc c'est pas mal de bonnes choses.
04:34Donc ce n'est pas juste l'émotion, je pense.
04:37Comment tu gères la pression des matchs pour ta qualification au Master ?
04:41C'est un paramède supplémentaire dans tout ça ?
04:44Il faut être précis sur les mots.
04:50C'est bien, c'est bien.
04:50NITO.
04:54NITO a été prépare à nous.
04:55NITO a été prépare à nous.
04:57Le diable dans les détails, c'est ça.
04:59Non, mais je pense que c'est sûr qu'à la fin de l'année, on arrive sur cette course au NITO et TP Finals.
05:08On y pense un peu plus, mais à vrai dire, toute l'année, on est dans la course.
05:13Toute l'année, moi personnellement, toute l'année, je me mets une pression de performer, d'être bon le plus souvent possible.
05:20Je n'y arrive pas tout le temps, mais je me mets la même attente, la même pression à chaque match.
05:26Donc ce n'est pas vraiment différent.
05:27Je n'ai pas arrivé à Paris cette semaine en me disant qu'il faut que je change de stratégie ou de préparation mentale ou de mes routines.
05:33C'est les mêmes routines toute l'année.
05:35Il faut juste arriver à être bon au bon moment et le plus souvent possible.
05:39Comment on fait avec le public entre le cousin d'Amérique et le cousin de Monaco ?
05:44C'est eux qui décideront demain quel cousin ils préfèrent.
05:48Mais en tout cas, moi, ça fait toujours plaisir de jouer en France.
05:51À Paris, je prends beaucoup de plaisir.
05:53Je me sens bien partout où j'ai joué en France sur les années.
05:57Et il y a aussi, c'est ça, ce côté où Ludo, on va essayer, je pense, d'avoir le public un peu avec nous, tout en nous concentrant sur notre jeu, notre tennis.
06:07Mais ce serait plaisir d'avoir le support du public français pour demain.