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Suivez l'artiste graffiti eL Seed dans un voyage mondial, de Dubaï à New York, et découvrez l’histoire derrière son art de la calligraphie et ses racines culturelles.

#ElSeed #ArtGraffiti #Calligraphie #ArtDeRue #VoyageArtistique #RacinesCulturelles #ArtAvecDesMots #ArtisteMondial #ArtUrbain

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00:00Est-ce que tu peux taper Elbastakia ?
00:30Donc c'est ça, c'est le Green Planet.
00:43Ici je suis jamais revenu, je suis revenu une seule fois il y a quelques semaines.
00:47J'ai fait ça fin 2016 en fait, il y a plus de deux ans.
00:51Ça devait me prendre deux semaines mais ça a pris plus de temps.
00:54J'ai jeté une bombe de peinture sur le gars qui est en train de...
00:58...qui contrôlait la machine, la machine ne marchait pas.
01:00Et donc sur la console en bas, il a essayé de me faire descendre.
01:03Il a incliné la machine à 60 degrés.
01:06Il ne m'entendait pas, je criais.
01:08Pour l'arrêter, je lui ai lancé une bombe de peinture.
01:11Mais pas sur lui, il est à côté.
01:14Ici j'écris toujours le prénom de mes enfants et de ma femme.
01:18Et il y a un...
01:20Normalement sur un certain angle, si tu te places quelque part...
01:24Tu peux voir le reflet juste en dessous, je le couvre ensuite avec la peinture.
01:27C'est juste de voir si je ne vois pas.
01:29Je leur manque quelque part.
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32:47en fait ici c'est de la maison c'est la maison des parents et on passé tous nos
33:05étés ici donc depuis depuis qu'on était tout mais tous mes souvenirs de la
33:10Tunisie en fait sont presque tous ici et là depuis deux ans en fait mon père
33:16comme on a une maison un peu plus loin juste à côté là plutôt mon père il a mis en
33:21location à une école c'est pour ça que les murs ils sont pas après je t'avoue moi c'est
33:26après la fois que je vais avoir comme ça donc ça fait bizarre tu vois ici c'était ma chambre
33:31là c'était le salon c'était la chambre de mes parents la chambre de mon frère la salle de bain
33:35la cuisine une autre salle de bain ça c'est l'oranger dont on n'a jamais mangé les oranges
33:43parce que les oranges elles sortaient en décembre et donc je crois que j'ai dû les goûter les
33:47oranges une seule fois c'est marrant c'est j'ai des photos avec cet arbre quand il est petit comme
33:51ça et puis en fait c'est tous les étés tu vois c'est pour ça ici c'était boule-bou c'est genre
33:58on est à la salle est juste collé à la ville de gabès c'est et en fait moi il ya un côté très
34:05affectif et émotionnel je suis attaché cette place et comme il ya j'en parle comme si c'était une
34:11capitale je sais qu'il n'y a pas grand chose mais elle est proche de mon coeur on avait chacun nos
34:16chambres donc on mettait nos affaires dedans mais on dormait toujours tous dehors ou sinon même des
34:20fois on dormait sur le toit aussi quand c'était pas quand il n'y avait pas de pleine lune en fait
34:26c'est bizarre parce que ça me paraît tout petit à l'époque j'ai vraiment l'impression que c'était
34:30plus grand là en fait je sais pas si c'est parce qu'il ya des des balançoires et tout ouais c'est ça
34:36c'est qu'à l'époque en fait partout dans ma maison ici là quand on en était ou en france j'ai créé
34:40c'est je mettais des petites noms avec avec la date en fait on en a plein en france aussi pareil j'ai
34:454 à 12 et 99 donc là c'est l'époque lc j'écrivais en sc id donc 26 août 2000 et là c'est le 27
34:54août 1999 presque 20 ans quand je vois ici je vais ici à des odeurs il ya des bruits et des gens
35:02qui n'ont pas bougé et je repasse je reviens même si j'aurai pas pendant 10 ans les mecs
35:07c'est marrant c'est ils font partie du lieu ils pensent que je suis docteur en fait c'était
35:13là ils avaient peur les enfants
35:14on n'a pas toit
35:17enfin on n'a Turbo
35:27Ma mère est d'une ville qui s'appelle Lomazil, sur la route de Matmata, et mon père a un petit village qui s'appelle Temula, et en fait il a construit sa maison ici à Temoulbou, et puis elle a quitté la Tunisie, mon père, en 68, donc c'est vrai.
35:57Ça augmente là, il fait 50 ans, ouais, 50 ans exactement, mes parents ont vraiment fait en sorte qu'on soit connecté avec la Tunisie, on parlait arabe à la maison, donc je parlais tunisien dialectal, et donc j'ai l'accent du sud, après j'ai un petit peu un accent cassé, tu sais, comme j'ai grandi en France, mais voilà, je m'affirme, en fait j'affirme cette identité tunisienne, qui est très forte, et puis c'est marrant parce que c'est vraiment ici, j'ai ressenti la crise identitaire, elle a commencé ici,
36:25parce que quand je venais ici, on me disait là, tu n'es pas Tunisien, on nous appelait les chez nous là-bas, et c'est là que ça a commencé, et puis je me suis dit, et en France, à des fois, comme je te disais la dernière fois, je ne me sentais pas réellement français non plus,
36:36donc il y avait ce petit clash, et c'est bizarre, je suis vraiment revenu vers mes origines arabes, et notamment tunisiennes, et puis, et après, à travers la calligraphie, l'identité française s'est imposée aussi,
36:48parce que c'est imposé, en fait, à créer une balance entre les deux, et donc voilà, aujourd'hui, j'assimile, tu vois, mon côté français, mon côté tunisien,
36:57et je n'ai aucun problème avec ça, alors qu'il y a 20 ans, tu m'aurais posé cette question en 98, j'aurais affirmé mon côté tunisien, alors que je n'avais même pas écrit l'arabe,
37:06donc je pense que c'est plus un complexe qu'on a, tu sais, quand tu grandis en France, on a ce problème où j'ai l'impression que tu dois choisir entre deux choses,
37:13alors que c'est, l'identité, c'est, c'est plus complexe.
37:26Le cid, ça vient du cid de Corneille, tu vois, même la façon dont j'écrivais, j'écrivais E, L, et puis S, C, I, D,
37:31et le cid, on étudiait le français, on étudiait encore le français à Paris, et le cid,
37:35et la prof, elle nous disait que le cid vient de l'arabe, elle c'est, qui veut dire genre l'homme, le maître, et moi, à l'époque, je commence à grapper,
37:42donc je me dis, ouais, genre c'est le maître, c'est le maître de la rue, ouais, c'est un égo-trip, tu vois, et c'est resté,
37:48et puis après, quand j'ai commencé à peindre en arabe, j'ai changé cid en S, C, I, D, j'ai mis en S, E, E, D,
37:55genre la graine, la graine, tu vois, qui est à la recherche de ses racines, tu vois.
38:05Ouais, c'est marrant.
38:06Voilà, les souvenirs d'enfance.
38:14Ouais, c'est marrant.
38:44C'est marrant, on se coule toujours ce petit, c'est un petit, c'est un petit, c'est un petit, c'est un petit trac, en fait, avant d'arriver, tu sais,
39:01après quand tu la vois là, et surtout que la murale, elle n'a pas bougé, il y a beaucoup de mes murs qui ont disparu,
39:05et celle-là, elle est encore là, donc ça fait plaisir.
39:08Elle a été préservée, je ne sais pas comment, mais en tout cas, elle n'a pas bougé, elle est toujours là.
39:11En fait je suis très attaché à cette oeuvre parce qu'on a eu assez chez moi et après il y a beaucoup de choses qui ont été dit dans ma famille ensuite par rapport au projet où les gens, une de mes cousines m'a dit que ça leur avait relevé la tête, quand t'entends ça ça fait plaisir, mais tu vois moi à la base c'est juste peindre un mur après l'interprétation des gens, chacun interprète ça comme il veut, tu vois mais moi je voulais juste peindre un mur et puis ça a avéré que voilà j'ai peint sur le plus grand minaret de Tunisie, c'était pas l'objectif
39:40et que ça a surtout soudé les gens, c'était marrant de voir les conversations qu'il y avait en bas du minaret chaque jour, il y avait tellement de monde en bas
39:55Comme c'est un minaret, c'est une mosquée, je pensais que le message le plus pertinent devait provenir du Coran et j'ai utilisé un verset qui dit
40:06« Ô vous les hommes, nous vous avons créé d'un mâle et d'une femelle et faites de vous des peuples et des tribus afin que vous vous rencontriez »
40:12Donc c'est ce qui est écrit en fait des deux côtés en arabe
40:15Je sais pas, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ont des fois des visions très arriérées ou très simplistes de ce que peut être la religion
40:21Et moi quand tu vois l'imam, c'est l'imam qui m'a autorisé, il m'a dit « Dieu merci t'es venu »
40:26Il m'a dit « fais ce que tu veux »
40:28Et c'est pas toujours que tu trouves un imam qui est ouvert au graffiti et surtout peindre sur une mosquée
40:33Et il y a eu aucune esquisse, aucune validation
40:36Je l'ai fait chez moi parce que c'est Agabès
40:38Il y a beaucoup de gens qui m'ont contacté après
40:40« Là tu peux venir peindre la mosquée »
40:41Après ça devient de la décoration
40:43C'est vraiment une œuvre d'art qui est sur la mosquée
40:46Qui appelait à l'unité, à l'entraide, à la fraternité entre les peuples
40:53Je dis toujours « l'œuvre elle m'appartient quand je la peins »
40:55Et puis là c'est fini, c'est plus à moi, ça appartient à la ville
40:58C'est pour ça que je ne l'ai pas signé, je signe jamais mes murs
41:00L'idée c'est ça, c'est de faire en sorte que le mur appartient ensuite à la communauté
41:04Là ça appartient à la ville de Agabès
41:06Et puis voilà, maintenant...
41:08Et je pense que les gens ils en sont fiers, moi j'en suis fier
41:10Et puis les gens ils me le disent donc ça fait plaisir, c'est ça qui est important
41:23J'ai eu l'air de l'arbre
41:38J'ai eu le dis, c'est bien sûr d'affer?
41:40Je vous en ai pas?
41:40Je vous en ai?
41:41J'ai eu le domaine
41:43J'ai eu le domaine
41:47J'ai eu des petites carrées
41:48J'ai été bien-être
41:49J'ai eu l'air de la ville
41:52J'ai eu des petits carrés
41:53C'est parti !
42:23...
42:53C'est un honneur, tu sais, c'est la troisième édition cette année, j'ai participé à la deuxième, j'étais juste présent en fait pour supporter.
43:06Et quand je vois qu'il y a des initiatives comme celle-ci qui sont faites ici, il ne se passe jamais rien ici à Gabessi.
43:13Il y a une sorte de fierté, surtout qu'ils m'ont demandé de designer le trophée du festival.
43:20Ils ont fait une présentation, on est passé sur la chaîne nationale.
43:24C'est flatteur, encourageant et moi, en tant que Gabessien d'origine, c'est important pour moi d'être ici.
43:31J'attends, j'espère que les gens viendront regarder le film.
43:46L'idée c'est ça, c'est de faire la première ici à Gabessi.
43:49Tout a commencé ici, le projet a commencé ici et se termine ici.
43:53C'est important pour moi que le visionnage aussi pendant le festival.
43:58C'est important pour moi.
44:28Ça, c'est le sketch papier.
44:44Tu vois, mon petit chapeau de cuisine, mon marqueur qui est là.
44:49Et voilà.
44:51Et donc ça, ça a donné ça.
44:53C'est flippant en fait quand tu regardes.
44:55Le truc, c'est que ça a été archi bien réfléchi.
44:58C'est que l'équipe de la ville de Toronto, franchement, ils ont fait un travail fabuleux.
45:02En amance, ils ont vraiment tout, tout facilité.
45:04Et c'est ça que j'ai kiffé dans ce projet.
45:05Ça a été très, très fluide.
45:07Tu sais, les gens étaient vraiment impliqués dans le projet.
45:09Il y a eu un vrai suivi.
45:11Voilà, il y a aussi tous les gens de mon équipe qui ont bossé dessus.
45:13Notamment Haten et Malek, qui étaient la partie 3D.
45:18Voilà, en fait, c'est un travail d'équipe.
45:20Tu vois, aujourd'hui, la caméra est tournée sur moi.
45:22Mais derrière ça, il y avait plus d'une dizaine de personnes.
45:24Et c'est ça qui est important.
45:25C'est ce qu'il faut souligner.
45:26Et l'idée, en fait, l'idée du concept, c'est que je suis parti, en fait, de l'histoire.
45:55de la tour de Babel, qui dit qu'en fait, les hommes ont essayé de créer une tour pour
46:00atteindre Dieu et que Dieu les a punis en introduisant, en fait, les langues.
46:05Et donc, ils n'arrivaient plus à se parler, ils n'arrivaient plus à communiquer.
46:08Donc, ils arrêtaient de construire la tour.
46:10Et puis, ils sont dispersés à travers la Terre.
46:13Et Toronto est considéré comme une des villes les plus diverses au monde.
46:16Il y a plus grande diversité, des villes les plus multiculturelles aussi.
46:20Et l'idée, c'est que les gens viennent avec des langues différentes des 4 ans du monde
46:25et ils se retrouvent à Toronto pour construire leur vie et donc construire une société
46:30en parlant une langue, qui est l'anglais.
46:32Et donc, voilà, c'était l'idée.
46:33Il y avait une sorte de confrère de la tour de Babel.
46:36C'est pour ça que je l'ai appelé le miroir de Babel, en fait.
46:39Chacun trouve sa réflexion, en fait, dans la différence avec l'autre.
46:42C'est ce que j'ai voulu créer ici.
47:12C'est ce que j'ai voulu créer ici.
47:42Moi, j'avais aucune sensibilité à l'art.
48:07Je savais dire c'est joli ou c'est pas joli.
48:10Mais pas plus, aucune émotion, ça ne me procurait rien du tout.
48:12Et puis là, il me dit, viens travailler avec moi.
48:14Viens, on démarre.
48:16Et je ne vais pas dire ce qu'il me vend, mais la manière dont il m'en parle.
48:21Moi, je suis consultant à la base en informatique.
48:24Et donc, j'avais moyen de gagner plus d'argent.
48:26Mais il me vend, il me parle avec le cœur et avec l'émotion de quelque chose qui, même s'il n'a pas l'idée.
48:36Moi, à l'époque, je ne sais pas si tu te souviens, mais il me disait toujours, le but, ce n'est pas de changer le monde, mais c'est de changer la mentalité d'une seule personne.
48:44Et il me dit, si j'arrive dans toute ma carrière à changer en fait l'idée d'une personne, j'ai réussi.
48:49Et donc, je me suis dit, putain, j'aime bien ça.
48:53Bien, on y va ensemble, on va essayer de changer la mentalité d'une personne.
48:56L'interaction avec les gens, enfin, toutes ces choses-là m'ont plu, le côté humain et le sentiment de servir à quelque chose en fait.
49:04C'est de ne pas être de passage sur cette terre, mais de servir à quelque chose, de me dire, voilà, je suis venu, j'ai servi à quelque chose, j'ai changé de mentalité, j'ai agi sur le quotidien des gens.
49:16Et c'est ça qui était important.
49:17Et c'est comme ça que je m'en faisais.
49:18En fait, quand il m'a dit, le MoMA, c'est bon, on va faire le launch book au MoMA, et en plus, je vais avoir un talk avec Glenn Lory, mon premier réflexe, c'est d'avoir un flashback où je revois Fauzi qui me parle de son art, des premières murales qu'il fait, du premier coup de fil qui me passe.
49:41Il me dit, ouais, il y a Art Dubaï, il faut que j'essaye de toucher un maximum de personnes avec mon art, il faut que j'essaye d'en vivre, parce que j'ai plein de choses à donner.
49:50Et là, tu fais le MoMA, en fait, dès qu'il me dit MoMA, c'est pas New York en lui-même, mais c'est le MoMA.
49:57C'est la consécration d'un artiste, c'est le feu d'artifice final, c'est le 14 juillet.
50:00C'est le M wealthier, c'est le FI, c'est le FI.
50:03C'est le FI.
50:05C'est le FI.
50:08C'est parti.
50:38C'est assez spécial. J'y ai vécu pendant presque deux ans, du 2006 à 2008.
50:45Le fait de revenir ici aujourd'hui, ou de revenir pour des projets que j'ai pu faire ces dernières années ici,
50:50ça me donne une autre vision de la ville.
50:53L'interaction est complètement différente. Les gens que je rencontre ici sont complètement différents aussi.
50:58C'est ici, c'est la capitale du monde de l'art pour moi.
51:02Et voilà, là on revient, on vient ici, cette fois-ci pas pour un petit truc, on sort le livre de Perception,
51:09et pas n'importe où, donc c'est au MoMA.
51:12J'ai l'impression que c'est un centre de retour glorieux, et je suis tellement content.
51:19Hello, what's your name? Comment tu t'appelles?
51:24What's your name?
51:25Amari.
51:26Amari? That's a beautiful name.
51:29How old are you?
51:30I'm eight.
51:31Eight. Are you from New York?
51:32No, I'm from Tennessee.
51:34Wow. Which city? Nashville?
51:36Tennessee? No.
51:37Montfrey'sboro.
51:38Okay, all right.
51:3930 miles from Nashville.
51:40Yeah, that's the only city we know in France, Nashville, you know?
51:43Yeah.
51:43It's amazing.
51:45All right.
51:45Nice to meet you, Amari.
51:47Nice to meet you, too, guys.
51:48All right.
51:48Same.
51:48Thank you.
51:49Thank you.
51:49All right.
51:50We'll have to fly all the front.
52:10He's a very generous person, and I think these projects are about always giving something
52:28back as much as it is about what he himself can make.
52:33And so it's this sense of a negotiation.
52:35Because his projects occur in public space, it's transactional.
52:40It involves permission to do it.
52:42It involves sometimes a negotiation to do it.
52:45And that's part of what's woven into the realizing of the project.
52:51And that's what I mean by it's performative.
52:53Even though there is a physical thing left at the end, the calligraphic marks that he makes,
52:59they are the result of this complex transaction that can involve weeks, months, even years
53:05of discussion in order to be realized.
53:08And I think that's a very important dimension of his work, that it's always about engaging
53:13people, engaging communities, convincing people to not only support him, but even to participate
53:20in the project.
53:21I think that's a very important part of the project.
53:51that's part of the project.
53:53To answer all the helfen that have been said,
53:58I'll talk to you today.
53:59You're welcome.
53:59Thank you.
54:00You're welcome.
54:01C'est parti.
54:31Merci, merci, merci.
55:01Merci.
55:31Moi, je peux avoir 200 personnes autour de moi, ça me dérange pas, je travaillerais
55:35de la même façon.
55:37Après, moi, je suis pas genre, ouais, faut que je m'isole pour travailler, j'ai besoin
55:40de ça, j'ai besoin de m'isoler pour écrire des emails, tu vois, ça me stresse quand
55:44il y a trop de bruit autour de moi, mais pour peindre, j'ai pas de problème.
55:47Depuis que j'ai commencé à peindre, jamais j'ai pensé, tu vois, qu'une peinture puisse
55:51apporter autant d'émotions et autant, je sais pas, et toucher les personnes.
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