00:00Dans la très jolie sas, comme ça je peux un petit peu lécher le visage de Benoît Solès éventuellement.
00:06Je sais pas pourquoi j'ai dit ça.
00:09Moi ce qui m'a séduit le plus dans le personnage, c'est cette folie.
00:12C'est un éternel acharné en fait qui essaye de se battre du mieux qu'il peut avec cette famille complètement déglinguée.
00:18Et surtout aussi ce côté comédien en fait, c'est tellement tragique, c'est tellement noir et loufoque
00:23qu'on se dit que c'est assez excitant à jouer.
00:26Dans la vraie vie, j'ai la quarantaine, dans le lâcher prise, dans l'acceptation.
00:31Je me dis que vraiment la vie est trop belle, il ne faut pas perdre de temps.
00:34Je ne veux pas, je veux que tout soit doux.
00:37Et Charlotte c'est le contraire.
00:38Donc c'est vraiment mon pendant, vengeresse, en colère, maléfique et en même temps en grande souffrance.
00:46Voilà ce qui peut expliquer certains actes assez irrépréhensibles.
00:50Avec ce personnage, je dis des mots, je prononce des phrases que je n'ai jamais prononcées de ma vie.
00:57Je parle en termes de vulgarité.
00:58Ma mère n'est pas encore venue voir la pièce.
01:01J'entends déjà me dire vraiment, c'est dans la bouche d'une jeune fille.
01:04Je ne suis plus une jeune fille, mais c'est ma mère.
01:06Et oui, il y a vraiment, j'avoue que cette phrase, cette petite attention que je t'envoie à la fin de la scène 1,
01:15quand je quitte le salon, et que tu me dis, c'est quoi ? Laisse pas les punaises de lit, tout ça.
01:21Les pompées.
01:22Et voilà, je fais un doigt d'honneur et que je lui dis, va te faire maître.
01:26Je n'ai jamais dit ça de ma vie.
01:27Tous les soirs, j'ai l'impression que j'entends la voix de ma mère dans mon âme.
01:31Franchement !
01:32J'aime bien écouter de la musique.
01:33Après, ici, c'est un peu compliqué parce que comme on a une autre pièce juste avant, on essaye de ne pas trop...
01:37Tout le monde n'aime pas tes goûts musicaux.
01:39Ouais, ces derniers temps, on essaye un peu tous de faire du sport.
01:41Ouais, complètement.
01:42Comme la pièce, elle est quand même très...
01:43On fait des petits étirements sur la moquette de nos loges.
01:47Alors, les loges sont petites, donc parfois, le chien tête en bas, il est un peu tordu.
01:52Tout est d'actualité et je pense qu'entre les années 90, l'époque à laquelle cette pièce a été écrite et aujourd'hui,
01:58ce qu'on commence à assumer, c'est que la famille, c'est là où se passent les pires choses.
02:03On appelle ça des familles dysfonctionnelles maintenant.
02:05Le mot est assez faible pour parler de la famille Smith.
02:08C'est un chère quelqu'un qui, dans la vie, pourrait nous aider à tuer quelqu'un.
02:10Ah !
02:10C'est ça, ouais.
02:11Bah, ma mère.
02:13Ma mère, je pense qu'elle peut tuer tout le monde pour moi.
02:16Petite dédicace à Florence, je fais des gros bisous.
02:19La famille – delicate boulevard, c'est bien.
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