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  • il y a 3 mois
L’ancien Premier ministre et ancien ministre de l'Intérieur, Manuel Valls était l’invité du Grand Rendez-vous ce dimanche 16 octobre sur CNEWS. Il s’est exprimé au sujet du Budget 2026 et du déficit public : «Il n'y a pas de redressement des comptes public sans la participation de tous»

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Transcription
00:00Je dis qu'il n'y a pas de redressement possible des comptes publics sans la participation de tous.
00:04Mais, il ne faut pas faire croire aux Français que cela va résoudre les problèmes du pays,
00:12et notamment de sa dette et de ses déficits publics.
00:14Et c'est pour ça qu'il faut en effet une maîtrise de la dépense, d'une part,
00:18et de réformes structurelles, d'autre part.
00:21Mais on ne le fait jamais les réformes structurelles, Manuel Valls.
00:24Oui, mais je pense que nous sommes dans un moment, on pourrait dire que nous sommes au bord du gouffre.
00:28Alors, nous sommes dans un moment où la conjonction d'une situation internationale est particulièrement grave.
00:33En 2007, François Fillon, qui était Premier ministre, disait que je suis à la tête d'un État en faillite.
00:38Le gouffre, il est visible à n'importe quel point.
00:40Oui, mais à force de dire que tout se ressemble, on oublie aussi qu'il y a eu des périodes
00:47où on a réussi à maîtriser davantage ces déficits publics.
00:51Encore une fois, quand je pars comme Premier ministre, on est, ou quand François Hollande quitte l'Elysée,
00:56qui n'a fait aucune réforme structurelle.
00:58Nous sommes à 3%, oui, mais nous sommes à 3% déficit public.
01:01Il y a eu une réforme des retraites, on l'oublie trop souvent,
01:04qui consistait à allonger la durée de cotisation, c'est la réforme de Touraine.
01:09Mais aujourd'hui, si nous ne reprenons pas notre propre destin en main,
01:14si nous ne maîtrisons pas cette dépense publique, si nous ne prenons pas des décisions courageuses,
01:17regardez, prenons le dossier des retraites, et d'une manière générale, de la dépense sociale.
01:22– Vous êtes pour la suspension ?
01:24– La suspension était la condition pour permettre le dialogue,
01:30pour ne pas qu'il y ait une motion de censure.
01:32– Ça va coûter très très cher.
01:33– Attendez, laissez-le répondre.
01:34– Si je peux répondre.
01:36Mais la suspension, ça ne peut pas être l'illusion,
01:40il ne peut pas y avoir, il ne pourrait pas y avoir une réforme des retraites,
01:43et d'une manière générale, de la dépense sociale.
01:462 000 des 3 500 milliards d'euros de la dette actuelle concernent les prestations sociales,
01:52et concernent aussi, évidemment, le système des retraites.
01:55Donc, si on suspend, c'est pour faire une réforme.
01:59Et cette réforme, elle doit tenir compte de quoi ?
02:01D'abord, évidemment, des questions financières, bien sûr,
02:04et deuxièmement, de la démographie, liée notamment à l'espérance de vie,
02:07à l'allongement de la durée de vie.
02:08Donc, si on ne fait pas une réforme en profondeur, structurelle,
02:12il y en avait une sur la table, en 2019,
02:15c'est-à-dire la réforme par points, que je défends depuis des années,
02:18que la CFDT…
02:18– Qui revient, M. Farandou voudrait remettre ça sur le tapis.
02:21– Mais donc, du coup, ça passe par une négociation avec les partenaires sociaux,
02:25par un débat au Parlement,
02:26mais l'idée qu'on suspende pour ne faire aucune réforme,
02:29et revenir même en arrière aux 62 ans, n'a aucun sens,
02:33à un moment où, sans doute, il faut travailler davantage,
02:37pour produire plus, parce que c'est bien le problème aujourd'hui de la France,
02:39et François Bayrou, il y a quelques mois, en avait fait parfaitement le diagnostic,
02:43parce que ce qui est étonnant dans le débat actuel,
02:45c'est qu'on a le sentiment que tout le débat que nous avons eu il y a quelques semaines
02:48sur le niveau de la dette et des déficits publics a disparu.
02:51– Sous-titrage Société Radio-Canada
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