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  • il y a 3 mois
Pour la première fois depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump durcit le ton face à Moscou. Le président américain a annoncé des sanctions contre les deux plus grandes compagnies pétrolières russes, Rosneft et Lukoil, accusées de financer la guerre menée par Vladimir Poutine en Ukraine.

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00:007h51, le Conseil européen s'est terminé tard dans la nuit, hier à Bruxelles, l'occasion pour Emmanuel Macron de saluer l'annonce de nouvelles sanctions américaines contre des géants du pétrole russe.
00:12Ulysse Gosset, le chef de l'État, parle carrément d'un tournant.
00:16Alors c'est un tournant pour Donald Trump, pas pour les Européens qui eux sont à la 19ème vague de sanctions contre la Russie.
00:24Mais pour Trump qui refusait de sanctionner son ami Poutine, et bien effectivement c'est un pas de géant.
00:29Et pourquoi ? Surtout parce que les sanctions visent le nerf de la guerre, le pétrole et le gaz russe avec deux grandes sociétés qui évidemment sont chargées de l'exporter, de l'utiliser, de le raffiner, Lukoy et Rosneft.
00:43Donc c'est un pas extrêmement important, on verra si Trump change d'avis ou pas, mais ce qui est important c'est que Trump maintenant se tourne vers la Chine.
00:50Il va rencontrer le président chinois dans quelques jours, et ça c'est vraiment important parce que la Chine pourrait faire pression sur Poutine pour arrêter la guerre, on n'en est pas là.
00:58Alors les 27 ont fait aussi un premier pas, petit pas mais important, pour utiliser les fameux avoirs russes qui sont gelés depuis le début de la guerre.
01:07Ça représente un trésor, 210 milliards d'euros Ulysse.
01:11Oui c'est un tabou, un verrou qui commence à sauter.
01:14C'est pas totalement la fin d'un tabou, mais ça commence à faire son chemin.
01:18Et c'est important parce que ces 210 milliards qui dorment dans des banques à Bruxelles, ça permettrait de financer finalement l'effort de guerre ukrainien.
01:27Actuellement ce sont les Européens qui payent la plus grosse partie, près de 150 milliards déjà dépensés pour l'Ukraine.
01:34Avec ces avoirs russes, on pourrait alléger la facture des Européens, donc c'est très important.
01:38Mais attention, ce n'est pas facile, ça fait des mois qu'on en discute.
01:41Le premier pas a été franchi l'an dernier avec la décision d'exploiter les intérêts de ces avoirs.
01:46C'est déjà 5 milliards d'euros, c'est beaucoup mais ça ne suffit pas.
01:49D'où la décision hier de la Commission Européenne d'engager des discussions et peut-être une vraie décision en décembre.
01:55Mais il y a un pays qui est au cœur de cette bataille financière, Ulysse, c'est la Belgique.
01:59Et oui, la petite Belgique, le Premier ministre hier est arrivé devant ses homologues européens en disant
02:03« mais je ne peux pas assumer ce risque tout seul ».
02:06Si Poutine se venge, c'est le mot qu'il a utilisé,
02:08est-ce que ce sont les petits Belges qui vont payer ?
02:11Pas question, donc il faut négocier, il faut que l'argent est en Belgique.
02:15L'argent est à Bruxelles, dans une banque qui s'appelle Euroclear.
02:18Et cet argent-là, si on l'utilise, il pourrait y avoir des représailles,
02:21notamment contre les sociétés européennes qui sont toujours en Russie et surtout après la guerre.
02:26Parce que l'idée, c'est que la Russie pourrait, à la fin de la guerre,
02:31avoir des dommages de guerre qui permettraient de rembourser tout cet argent dépensé pendant ce conflit.
02:35Alors, la Belgique demande des garanties, elle veut mutualiser ce risque
02:39et évidemment, les Européens doivent se mettre d'accord.
02:42La France, en plus, n'était pas très chaude pour ce système des avoirs.
02:45Mais il y a un pas qui a été franchi, c'est important.
02:48On verra comment les choses évoluent.
02:50Zelensky, lui, le président ukrainien, espère que les Européens vont enfin se mettre d'accord.
02:55Vous imaginez 200 milliards.
02:57Alors, ça ne veut pas dire qu'on va confisquer l'argent, parce que ça, ça ne s'est jamais produit.
03:00Même pendant la Seconde Guerre mondiale, l'argent allemand, l'Allemagne nazie, n'a jamais été touché.
03:06Vous voyez, c'est un tabou, vraiment.
03:07Si on est touché, on le ferait avec un prêt.
03:10Et l'argent, les 200 milliards d'avoir, ça serait une forme de garantie pour l'avenir
03:13qui serait remboursée à la fin de la guerre.
03:16On n'en est pas là, mais ça progresse.
03:18Merci beaucoup, Ulysse.
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