- il y a 4 mois
À LA UNE / Budget : de nouveau l'impasse ?
Entre lundi 20 et mercredi 22 octobre 2025, et jusqu'à tard dans la nuit, la commission des finances de l'Assemblée nationale a analysé et débattu le projet de loi de finances 2026 ainsi que ses divers amendements. Vendredi 24 octobre, ce sera au tour de l'ensemble des députés de l'hémicycle de se saisir des débats. Pendant ces trois jours, les membres de la commission ont notamment rejeté la taxe Zucman ou l'ISF climatique. En conséquence, 37 députés ont voté contre le projet du gouvernement, rejetant ainsi la partie recettes du budget 2026. Des députés de gauche, socialistes compris, mais aussi d'extrême-droite et des Républicains n'ont pas soutenu le texte défendu par Sébastien Lecornu. « C'est dans l'hémicycle qu'on pourra construire les compromis », promettent les socialistes. Les discussions en commission laissent-elles présager un conflit irrésoluble dans l'hémicycle ?
Invités :
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP,
- Mathieu Plane, économiste, directeur adjoint à l'OFCE,
- Stéphane Zumsteeg, directeur du département opinion à l'institut de sondage Ipsos,
- Fanny Guinochet, journaliste économique.
« Quelle histoire ! » : Astérix, ils sont fous ces politix ! par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Retraites/suspension : qui va payer ?
Cent millions d'euros en 2026 et 1,4 milliard en 2027 : dans sa lettre rectificative au projet de budget de la Sécurité sociale, le gouvernement a évalué le coût de la suspension de la réforme des retraites, promise par Sébastien Lecornu. Le 14 octobre, à l'occasion de son discours de politique générale, le Premier ministre annonçait son intention de suspendre la réforme Borne, tout en précisant qu'il faudrait la « compenser avec des mesures d'économies ». Dans la lettre présentée au Conseil des ministres jeudi 23 octobre, le gouvernement envisage d'augmenter le taux de contribution exceptionnelle sur les complémentaires santé, passant ainsi de 2,05 à 2,25 %, pour rapporter 1 milliard d'euros. Le texte demande également un effort supplémentaire de 0,5 % aux retraités, avec une sous-indexation des pensions de 0,9 point en 2027. Ces mesures proposées sont contestées à la fois par le PS et par le RN. Comment éviter que la suspension de la réforme des retraites aggrave la dette de la France ?
Invités :
- Matthias Renault, député « Rassemblement National » de la Somme,
- Sophie Taillé-Polian, députée « écologiste et social » du Val-de-Marne,
- Sylvain Berrios, député apparenté « Horizons et indépendants » du Val-de-Marne.
Entre lundi 20 et mercredi 22 octobre 2025, et jusqu'à tard dans la nuit, la commission des finances de l'Assemblée nationale a analysé et débattu le projet de loi de finances 2026 ainsi que ses divers amendements. Vendredi 24 octobre, ce sera au tour de l'ensemble des députés de l'hémicycle de se saisir des débats. Pendant ces trois jours, les membres de la commission ont notamment rejeté la taxe Zucman ou l'ISF climatique. En conséquence, 37 députés ont voté contre le projet du gouvernement, rejetant ainsi la partie recettes du budget 2026. Des députés de gauche, socialistes compris, mais aussi d'extrême-droite et des Républicains n'ont pas soutenu le texte défendu par Sébastien Lecornu. « C'est dans l'hémicycle qu'on pourra construire les compromis », promettent les socialistes. Les discussions en commission laissent-elles présager un conflit irrésoluble dans l'hémicycle ?
Invités :
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP,
- Mathieu Plane, économiste, directeur adjoint à l'OFCE,
- Stéphane Zumsteeg, directeur du département opinion à l'institut de sondage Ipsos,
- Fanny Guinochet, journaliste économique.
« Quelle histoire ! » : Astérix, ils sont fous ces politix ! par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Retraites/suspension : qui va payer ?
Cent millions d'euros en 2026 et 1,4 milliard en 2027 : dans sa lettre rectificative au projet de budget de la Sécurité sociale, le gouvernement a évalué le coût de la suspension de la réforme des retraites, promise par Sébastien Lecornu. Le 14 octobre, à l'occasion de son discours de politique générale, le Premier ministre annonçait son intention de suspendre la réforme Borne, tout en précisant qu'il faudrait la « compenser avec des mesures d'économies ». Dans la lettre présentée au Conseil des ministres jeudi 23 octobre, le gouvernement envisage d'augmenter le taux de contribution exceptionnelle sur les complémentaires santé, passant ainsi de 2,05 à 2,25 %, pour rapporter 1 milliard d'euros. Le texte demande également un effort supplémentaire de 0,5 % aux retraités, avec une sous-indexation des pensions de 0,9 point en 2027. Ces mesures proposées sont contestées à la fois par le PS et par le RN. Comment éviter que la suspension de la réforme des retraites aggrave la dette de la France ?
Invités :
- Matthias Renault, député « Rassemblement National » de la Somme,
- Sophie Taillé-Polian, députée « écologiste et social » du Val-de-Marne,
- Sylvain Berrios, député apparenté « Horizons et indépendants » du Val-de-Marne.
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00:00:00Générique
00:00:01...
00:00:02Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP Canal 8.
00:00:28On est heureux d'être avec vous pendant une heure, pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée Nationale avec à mes côtés ce soir Fanny Guinochet, journaliste à France Info.
00:00:38Bonsoir Fanny.
00:00:38Bonsoir.
00:00:39Et Laurent Guimier. Bonsoir Laurent.
00:00:41Bonsoir Adeline.
00:00:41Vous allez bien tous les deux ?
00:00:42Très très bien.
00:00:43C'est parti pour le sommaire de Chaque Voix Compte avec à la une ce soir ces vents contraires qui vont souffler fort à l'Assemblée Nationale.
00:00:49Demain, l'examen du budget arrive dans l'hémicycle après une semaine de travail en commission des finances.
00:00:55Quels amendements seront conservés ? Lesquels seront rejetés ? La taxe Zuckman fera-t-elle son retour ?
00:01:02Autant de questions et bien d'autres que l'on va poser à nos trois invités ce soir.
00:01:06Elsa Mondingava, journaliste à LCP. Bonsoir Elsa.
00:01:09Bonsoir.
00:01:09Mathieu Plan, économiste et directeur adjoint de l'OFCE. Bonsoir Mathieu.
00:01:13Et Stéphane Zumsteg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA.
00:01:19Bonsoir Stéphane.
00:01:20Bonsoir.
00:01:20Et merci d'être là dans la deuxième partie de Chaque Voix Compte.
00:01:24Place à la question qui fâche. Mais avant cela, il y aura quelle histoire avec Laurent Guimier à 20h ?
00:01:29Ce soir, 40e album d'Astérix en Lusitanie.
00:01:32Et moi j'aimerais vous parler peut-être du 41e, c'est Astérix chez les politiques.
00:01:35En tout cas, ça pourrait peut-être être excréable parce qu'il y a beaucoup de choses à raconter.
00:01:38Laurent Guimier a souvent des idées fixes.
00:01:41Donc dans la deuxième partie de Chaque Voix Compte, la question qui fâche.
00:01:43Qui va payer la suspension de la réforme des retraites ?
00:01:46Le gouvernement a acté ce matin le principe de la suspension par le biais d'une lettre rectificative
00:01:52en indiquant aussi dans cette lettre comment financer cette suspension.
00:01:56Et ça, ça ne passe pas notamment auprès des oppositions.
00:01:58Et on en débattra tout à l'heure avec Sylvain Berrios, député apparenté Horizon du Val-de-Marne.
00:02:04Mathias Renaud, député Rassemblement National de la Somme.
00:02:07Et Sophie Taillé-Pollian, député écolo du Val-de-Marne.
00:02:10Nous attendons évidemment vos questions ou vos réflexions en flashant le QR code qui est ici.
00:02:16A 20h30, vous aurez rendez-vous avec Bourbon Express, le journal de l'Assemblée Nationale présenté par Marco Pommier.
00:02:21Voilà pour le menu du soir.
00:02:23Installez-vous confortablement.
00:02:24Chaque Voix Compte, c'est parti.
00:02:25Faut-il redouter une impasse dans l'hémicycle ?
00:02:36Les députés vont donc débattre à partir de demain en séance du projet de loi de finances 2026.
00:02:42Mais la Commission des finances a rejeté tard la nuit dernière la partie recette du budget après trois jours et trois nuits de débat très animé que nous résume en trois minutes Stéphanie Despierre.
00:02:54Il faut essayer de prendre le rythme dès le début.
00:03:01Le 858 qui est pour, le 104 qui est pour rejeter.
00:03:05Je vous rappelle qu'avec le temps qui nous a parti, ça arrive de 45 amendements par heure qui donne une période d'achever nos travaux mercredi soir.
00:03:11Après trois jours et trois soirs de travail, les députés sont arrivés au bout de l'examen du budget à 2h du matin ce jeudi.
00:03:18Première étape donc de cette course contre la montre budgétaire.
00:03:23La Commission des finances a fait sale comble pour ce volet recette et ses 1500 amendements.
00:03:29Des débats sans compromis où chacun campe sur ses positions.
00:03:33Le parti socialiste a échoué à faire voter la célèbre taxe Zuckman.
00:03:37Quand je vois qu'on est capable de taxer les apprentis qui vont perdre près de 500 euros par an et qu'on ne veut pas aujourd'hui taxer les milliardaires, je crois que notre pays marche sur la tête.
00:03:47Cette taxe, elle est confiscatoire, elle porte atteinte aux droits de propriété, ce n'est pas sérieux.
00:03:54Comment vous n'allez pas taxer les biens professionnels, comment vous n'allez pas en faire nourrir une vague de désindustrialisation ?
00:03:59Sur la fiscalité des plus riches, il n'y aura pas non plus de retour de l'ISF, pas de hausse de la flat tax.
00:04:05En revanche, les députés ont largement rejeté des mesures emblématiques du budget de Sébastien Lecornu.
00:04:10Ils ont dit non à la fin de l'abattement de 10% sur les retraites, non aussi au gel complet du barème d'impôt sur le revenu,
00:04:19non encore à la hausse des taxes sur les biocarburants et non surtout à l'imposition des indemnités pour les maladies longue durée.
00:04:27Je vais demander aux gens qui sont atteints d'un cancer de fiscaliser leurs indemnités journalières.
00:04:32Et aujourd'hui, on est en octobre rose, on voit tout le monde avec le petit flot rose.
00:04:36Alors non seulement une partie d'entre vous avait voté la loi du plomb, mais en plus maintenant vous allez dire aux malades du cancer,
00:04:43ah ben maintenant vous allez payer des impôts ! C'est une honte, en ce moment c'est une honte !
00:04:47Moins d'impôts, c'est autant de recettes en moins pour le budget de l'État, ce qui donne des sueurs froides aux députés du bloc central.
00:04:54Nous sommes en train d'enchaîner les chèques en blanc et on va faire comment pour financer tout ça ? Comment ça coûte ?
00:05:01La copie du Premier ministre prévoyait 13 milliards de recettes supplémentaires.
00:05:07Les députés n'en ont validé que 7, selon le rapporteur du budget.
00:05:11Il y a beaucoup à faire parce que le budget tel qu'il est n'est pas un budget crédible.
00:05:15Ce budget le cornu, pourtant largement retouché, ne convient à personne ou presque.
00:05:19Dans la nuit, les députés ont rejeté ce premier volet recettes de la loi de finances en commission.
00:05:2437 honte, 11 pour.
00:05:26Seul Ensemble pour la République a voté pour.
00:05:29Après cet échauffement en petit comité, les 577 députés au complet recommencent le débat budgétaire dans l'hémicycle dès ce vendredi après-midi.
00:05:40Donc, si je résume, demain on repart de zéro, Elsa ?
00:05:43On repart toujours de zéro dans le cadre du projet de loi de finances.
00:05:46C'est vrai que d'habitude, on prend le texte sorti de commission, mais dans le cadre des budgets, on reprend à zéro.
00:05:51Et c'est vrai que le travail en commission, on peut imaginer qu'il est jeté à la poubelle.
00:05:54Non, pas vraiment. Les députés disent, voilà, les commissaires aux finances, c'est des gens qui peuvent déjà ouvrir les débats,
00:06:00voir à peu près quels arbitrages sont faits.
00:06:02Ça peut servir au gouvernement aussi de voir comment ça s'est passé en commission.
00:06:05La commission, le nombre de députés, il est proportionnel par groupe en commission.
00:06:09C'est à peu près pareil dans l'hémicycle.
00:06:11Donc, les grands équilibres, ils vont se retrouver.
00:06:13Mais effectivement, et ça, il faut peut-être le redire aux téléspectateurs,
00:06:16tout ce qui a été adopté en commission, ce n'est pas du tout définitif.
00:06:19Là, il faut l'adopter en séance.
00:06:21Et après, en plus, il y a la navette, le Sénat, etc.
00:06:23Mais tout ce travail auquel on a assisté en commission depuis lundi,
00:06:28pardon, on se dit, puisque c'est le texte initial qui arrive demain dans l'hémicycle,
00:06:33on se dit, mais ça n'a servi à rien.
00:06:36Ça a servi à poser des débats, à voir quelles grandes lignes il y avait
00:06:39et quels équilibres existaient sur les débats.
00:06:41Je pense que ça a servi aussi à chaque groupe,
00:06:43voilà, peut-être de nourrir un peu ses arguments,
00:06:46de voir, voilà, sur quelle majorité ils pouvaient aller chercher sur quelque chose.
00:06:49Là où ils s'avouaient battus, voilà, ça sert à ça.
00:06:52Mais c'est vrai que ça, ce n'est pas dans le cas précis de ce budget-là.
00:06:55C'est dans le cas de tous les budgets.
00:06:57Donc les députés ont cette habitude-là.
00:06:58Quand on retourne en séance, on repart à zéro.
00:07:01Les compteurs sont bien.
00:07:01Ça sert à jauger les rapports de force, c'est ça ?
00:07:05D'ailleurs, ce que disait Sébastien Lecornu, il y a quelques minutes,
00:07:09il a donné une conférence de presse où il s'est exprimé sur le sujet,
00:07:11il disait, voilà, c'est un tour de chauffe pour pousser ses idées.
00:07:15Quelles idées, Mathieu Plannes, vous avez retenues, vous,
00:07:17de ces trois jours et trois nuits de travail en commission ?
00:07:21– Ça ne va pas être évident.
00:07:23Non, clairement, on voit que les…
00:07:26Enfin, il y a plusieurs choses, mais que la contrainte budgétaire,
00:07:29en réalité, elle est quand même très forte.
00:07:30C'est-à-dire même ramener, ça ne paraît pas beaucoup comme ça,
00:07:33de ramener le déficit à 4,7% du PIB, alors qu'on est à 5,4%.
00:07:36Ça semble être une marche d'escalier assez atteignable.
00:07:40Et en réalité, on voit que ça nécessite des efforts budgétaires conséquents.
00:07:44Sur les quelles, il faut quand même des compromis forts.
00:07:47Or, là, ce qui ressort, c'est qu'on a à peu près la moitié
00:07:51des recettes fiscales espérées.
00:07:53Et donc, déjà, on n'est pas dans les clous budgétaires.
00:07:55Donc, c'est une vraie question.
00:07:57Et ça, pourtant, ça n'a pas été adopté non plus.
00:07:59Donc, clairement, on va voir qu'on est dans une situation
00:08:03où, à la fois, adopter un budget avec des fortes contraintes budgétaires
00:08:06va être extrêmement délicat.
00:08:08– Sébastien Lecornu a aussi dit que le texte, il avait été rejeté
00:08:10parce qu'il n'avait plus de cohérence globale.
00:08:12Finalement, c'est un peu à quoi il fallait s'attendre
00:08:15avant ce travail en commission.
00:08:17Les filles, certains, vous parliez de budget Frankenstein.
00:08:19C'est à ça qu'on est arrivé.
00:08:20– Vous savez, en fait, j'allais dire, c'est un peu…
00:08:24Enfin, il faut voir la réalité des choses.
00:08:27C'est-à-dire que, forcément, quand vous avez des montants comme ça
00:08:30de plusieurs dizaines de milliards à trouver structurellement,
00:08:34soit vous prenez des mesures radicales,
00:08:37hausse de TVA, CSG, etc.
00:08:39Soit vous dites, en fait, je fais plein de mesures.
00:08:43Et c'est ça un peu l'idée du compromis.
00:08:44C'est qu'en fait, en réalité, vous avez une multitude de mesures.
00:08:47Alors, chaque mesure peut être discutée.
00:08:49Mais, en fait, la cohérence d'ensemble, c'est que vous avez beaucoup de mesures,
00:08:52mais vous n'avez pas une grosse mesure.
00:08:54Et c'est bien ce qu'on voit.
00:08:55Et donc, par exemple, la gauche réclame une taxe Zuckmann
00:08:57qui est, pour le coup, une grosse mesure.
00:08:59Et bien, on va dire, le socle commun va prendre peut-être des mesures
00:09:02plus modérées sur la fiscalité des plus riches.
00:09:05Mais c'est plusieurs mesures.
00:09:06Pareil sur la dépense sociale.
00:09:07On va avoir des économies un peu mesure par mesure.
00:09:10Mais, au fond, il ne ressort pas de grandes mesures de tout ça.
00:09:12C'est plutôt un espèce de puzzle budgétaire
00:09:15dans lequel vous pouvez le détricoter.
00:09:17C'est bien ça, aussi, le problème.
00:09:18Est-ce que cela augure des débats qui commencent demain, Stéphane Zumsteg ?
00:09:22Oui, probablement.
00:09:23Parce que, là encore, on voit bien,
00:09:25le gouvernement avait gagné un peu de temps.
00:09:27Il y a eu cet accord de non-censure avec le Parti Socialiste.
00:09:29Très bien.
00:09:29D'abord, c'est la seconde fois que ça se produit en quelques mois.
00:09:31Donc, ça n'avait rien de véritablement inédit.
00:09:33Ça n'a pas contribué à soulager les Français.
00:09:35Mais ça a permis quand même au Premier ministre
00:09:36de gagner un peu de temps.
00:09:38Malgré tout, les Français, ce qu'ils veulent, c'est un budget, très clairement.
00:09:41Ils veulent la stabilité, mais pas n'importe quel budget,
00:09:42surtout pas à n'importe quel prix.
00:09:43Et il y a différents types de Français.
00:09:45Et ce qui change véritablement depuis quelques jours ou quelques semaines,
00:09:49c'est que, très bien, ce n'est pas nouveau que le Premier ministre
00:09:51ait sous la surveillance étroite des groupes politiques,
00:09:53notamment des groupes d'opposition et notamment du Parti Socialiste.
00:09:56Ce qui a changé, ce qui a évolué, en tout cas, depuis quelques temps,
00:09:58c'est que les groupes politiques, les partis politiques,
00:10:00sont, eux aussi, sous l'étroit de surveillance de leur propre électorat.
00:10:03Parce que ce à quoi on a observé,
00:10:05par rapport à l'époque Michel Barnier,
00:10:07et même par rapport à l'époque François Bayrou,
00:10:08un glissement sémantique.
00:10:09Avant, il s'agissait de réduire le train de vie de l'État,
00:10:11faire des économies.
00:10:12En donner des exemples concrets, ça pouvait être
00:10:14il y a trop d'agences gouvernementales,
00:10:16il faudrait en supprimer,
00:10:17il y a une sorte de millefeuille administratif,
00:10:19il faudrait supprimer, en tout cas, clarifier tout ça.
00:10:22Des choses, a priori, indolorent.
00:10:24Là, depuis quelques jours,
00:10:25ce qu'on entend de la part du Premier ministre,
00:10:27c'est que tous les types de Français devront faire des efforts,
00:10:29tout le monde devra contribuer à l'effort.
00:10:31Et les exemples concrets sont là,
00:10:32on a bien vu, même si ça a été rejeté,
00:10:37devaient être adoptés, c'est une révolution,
00:10:39pas en ce qui concerne les retraites,
00:10:40mais une révolution politique avec des partis du socle commun
00:10:42acceptant de s'en prendre aux seniors,
00:10:44c'est-à-dire leur cœur électoral.
00:10:46Il y a ça, il y a les franchises sur les médicaments,
00:10:48il y a plein d'autres choses.
00:10:50Donc, ce qui a changé, c'est que maintenant,
00:10:51les Français sont véritablement méfiants
00:10:53à l'égard de ce que pourrait être ce budget.
00:10:55Ce n'est pas la même chose d'être pour ou contre 62, 64 ans sur la retraite,
00:10:58c'est pour des mesures très concrètes
00:11:00qui toucheront au pouvoir d'achat.
00:11:01Ce n'est pas de la fiscalité, c'est supprimer des avantages,
00:11:04mais ça correspond à la même chose pour eux qu'augmenter les impôts.
00:11:06Vous avez raison de le souligner, Stéphane Zumstek,
00:11:08parce qu'en fait, les Français, ils s'intéressent de plus en plus
00:11:10à ce travail, y compris en commission.
00:11:13On l'a vu encore cette semaine.
00:11:15Et regardez ces Français retraités
00:11:17qui est allé interroger Marion Baker
00:11:19au club de Bridge, le Victoria, à Paris.
00:11:25Au Bridge Club, le Victoria,
00:11:27le silence est dehors quand la partie débute.
00:11:29Mais quand on lance les joueurs sur la situation politique actuelle
00:11:34et l'examen du budget,
00:11:36ils ont un regard et une analyse très précise.
00:11:40La manière dont ça s'est déroulé en commission hier
00:11:43peut nous faire penser au pire dans quelques semaines.
00:11:47Il n'y a aucune raison que ce qui s'est passé en commission hier
00:11:50ne se reproduise pas en séance plénière.
00:11:52Il faut que quelqu'un cède un peu,
00:11:55qu'on essaye d'aller plus loin
00:11:58avec le président actuel
00:12:01jusqu'à la fin de son mandat.
00:12:04Parce qu'on ne pourra pas faire autrement.
00:12:07Ni censure, ni démission.
00:12:10Il y a trop de désaccords.
00:12:12Ils doivent se mettre d'accord.
00:12:13Enfin, une bonne fois pour toutes quand même.
00:12:15Tous les Français sont convaincus
00:12:17qu'ils sont lésés quelque part.
00:12:19Ce n'est pas normal.
00:12:20J'ai des petits-enfants
00:12:21qui sont dans le monde du travail.
00:12:23Mais mamie, on n'a pas d'espoir.
00:12:26Tout est fermé.
00:12:27Tout est bloqué.
00:12:28Entre deux parties,
00:12:30les langues se délient.
00:12:31Nos dirigeants ont perdu le bon sens.
00:12:35Car on parle toujours d'économie
00:12:37mais sans vouloir régler les dépenses.
00:12:42On ne peut pas réformer avec ces gens-là.
00:12:44Parce que ces gens-là sont dans leur monde.
00:12:46Et ils ne voient pas.
00:12:48Le président, il est dans son monde.
00:12:49Il est détaché.
00:12:52Il ne voit pas.
00:12:53Nos élites sont nulles.
00:12:56Le Mozart de l'économie,
00:12:58je m'excuse, c'est nul.
00:13:00Ce n'est pas un homme politique.
00:13:03On ne dirige pas la France comme une start-up.
00:13:07Ce n'est pas une start-up.
00:13:08Notre président a toujours besoin d'intervenir
00:13:10là où il ne faut pas.
00:13:14Il a fait un certain nombre de choses
00:13:16dans son premier mandat.
00:13:17Et là, je le trouve toujours à contre-temps.
00:13:20Et je ne suis pas le seul à le dire
00:13:21puisque même ses premiers ministres,
00:13:23ses anciens premiers ministres, le disent.
00:13:24Ils sont redoutables.
00:13:29Mais là aussi, ce qui est intéressant,
00:13:31c'est qu'ils ciblent d'abord Emmanuel Macron.
00:13:35Oui, Emmanuel Macron parce qu'effectivement,
00:13:37il est quand même à l'origine de la dissolution.
00:13:39Donc j'imagine que les conséquences actuelles
00:13:42sont quand même en grande partie liées à ça.
00:13:44Et le fait que désormais...
00:13:46Moi, ce que j'ai tendance à dire,
00:13:48c'est que le vrai problème,
00:13:49c'est qu'on est face à une crise politique majeure,
00:13:51mais aussi une crise budgétaire.
00:13:52Et que si on n'était pas face à cette situation budgétaire,
00:13:55peut-être la crise politique serait moins grave.
00:13:57Et on voit que ce qui bloque,
00:13:58c'est l'adoption d'un budget.
00:13:59Parce que quand vous devez faire
00:14:00plusieurs dizaines de milliards d'efforts,
00:14:01il faut vous mettre d'accord
00:14:02sur des mesures importantes à prendre.
00:14:04Et là, personne ne veut assumer
00:14:05ce redressement des comptes publics
00:14:06parce que c'est très impopulaire.
00:14:08Et c'est assez révélateur
00:14:09de ce que nous, on demande aux députés.
00:14:10Qu'est-ce qu'on vous dit dans votre circonscription ?
00:14:12Donc ils nous disent...
00:14:13Mais en fait, les gens nous disent
00:14:14« Entendez-vous ! »
00:14:15Puis après, quand on leur dit « D'accord,
00:14:16donc il faut lâcher là-dessus,
00:14:17à un, non, surtout pas. »
00:14:18Et pareil sur la question du budget,
00:14:20ils nous disent que c'est parfois très difficile
00:14:21parce que les Français disent
00:14:22« Eh, il faut faire un effort pour tout le monde. »
00:14:23Dès qu'on touche aux retraites,
00:14:25tout le monde dit « Non, non, surtout pas. »
00:14:27Voilà.
00:14:27Donc c'est vrai que les députés,
00:14:28ils nous disent,
00:14:29les Français qu'on voit aujourd'hui,
00:14:30ils sont très critiques
00:14:31vis-à-vis de leur classe politique,
00:14:32mais les députés disent
00:14:33« Bon, parfois, ils sont aussi un peu... »
00:14:35Voilà, ils pensent quelque chose,
00:14:36ils sont très contradictoires,
00:14:37tout le monde essaye d'avoir, voilà,
00:14:39des convictions,
00:14:39mais on voit qu'à l'épreuve des faits,
00:14:41c'est aussi compliqué.
00:14:42Donc on disait,
00:14:43Sébastien Lecornu évoquait tout à l'heure
00:14:45ce travail en commission
00:14:47comme un tour de chauffe
00:14:48pour pousser ses idées,
00:14:49chacun pousse ses convictions
00:14:50et puis après,
00:14:51il y a un autre temps
00:14:52qui est celui du débat en séance.
00:14:54Je voudrais qu'on revienne quand même
00:14:55sur le travail en commission.
00:14:56D'abord, est-ce qu'en général,
00:14:57les amendements qui y sont rejetés
00:14:59le sont ensuite dans l'hémicycle ?
00:15:00En fait, là, en commission,
00:15:02ce qui a été assez important cette année,
00:15:04c'est qu'il y avait une mobilisation
00:15:05très importante.
00:15:06On voit sur les bancs,
00:15:07tout le monde était présent.
00:15:08Ce qu'on sait,
00:15:09c'est que chaque groupe politique
00:15:10a vraiment sonné la mobilisation.
00:15:12Tout le monde nous dit,
00:15:13nous, on sera là tout le temps,
00:15:15demain, samedi,
00:15:17la semaine prochaine,
00:15:18on va vraiment essayer
00:15:18d'être à fond, à bloc,
00:15:19ce qui n'était absolument pas le cas
00:15:21l'année dernière,
00:15:22puisque l'année dernière,
00:15:23grosse différence,
00:15:24il y avait un 49-3.
00:15:25Donc on se disait,
00:15:26de toute façon,
00:15:26peu importe ce qu'on fait dans l'hémicycle,
00:15:28le gouvernement nettoiera la copie à la fin.
00:15:30Et puis surtout,
00:15:30l'année dernière,
00:15:31sur le budget,
00:15:31il y avait parfois des votes
00:15:33de la gauche
00:15:34avec le Rassemblement national
00:15:35qui mettaient en minorité
00:15:37le camp présidentiel,
00:15:38ce qui n'est pas le cas cette année.
00:15:40Donc là,
00:15:40si on a les mêmes rapports de force
00:15:42dans l'hémicycle,
00:15:43les causes auront
00:15:44les mêmes conséquences.
00:15:45C'est-à-dire qu'a priori,
00:15:46je ne vois pas sur quel thème
00:15:48il pourrait y avoir
00:15:48des grands chambardements
00:15:49dans l'hémicycle.
00:15:50Justement,
00:15:50puisque vous en parlez,
00:15:51vous avez suivi presque
00:15:52minute par minute
00:15:53les discussions en commission.
00:15:54Elsa,
00:15:55est-ce qu'il y a eu pour vous
00:15:56un moment révélateur
00:15:58de l'impasse
00:15:58dans laquelle on semble être ce soir ?
00:16:00Écoutez,
00:16:01j'ai choisi un moment,
00:16:02c'est le député spécialiste
00:16:03du budget des socialistes.
00:16:04Voilà ce que lui dit
00:16:05à la fin de la commission.
00:16:06On écoute Philippe Brun.
00:16:07Nous aurons un devoir,
00:16:09celui de travailler
00:16:10à ce compromis républicain
00:16:12pour permettre à la France
00:16:14de se doter d'un budget.
00:16:16Ce devoir implique,
00:16:18et je donne ici
00:16:19un avertissement solennel
00:16:20aux collègues du Bloc central,
00:16:22implique,
00:16:24implique un changement de cap,
00:16:26implique une vraie rupture.
00:16:28Sans quoi les socialistes
00:16:29ne sauraient en aucun cas
00:16:30soutenir ce budget.
00:16:31Et d'ailleurs,
00:16:32ce soir,
00:16:32Boris Vallaud,
00:16:33le patron du groupe socialiste
00:16:34à l'Assemblée,
00:16:35accorde une interview
00:16:35aux Parisiens
00:16:36dans laquelle il dit
00:16:37sans mesure significative
00:16:39de justice fiscale,
00:16:40le débat s'arrêtera très vite.
00:16:43Ça sent un peu le roussi,
00:16:44Mathieu Plannes,
00:16:44quand il parle de mesures
00:16:46significatives de justice fiscale,
00:16:47sinon,
00:16:48en fait,
00:16:48il censurera tout de suite.
00:16:50C'est ce qu'il laisse sous-entendre.
00:16:52Donc,
00:16:52on a du mal à voir
00:16:53comment ce budget
00:16:54va pouvoir être adopté
00:16:55parce qu'en même temps,
00:16:56cette taxe Zuckman,
00:16:57elle ne va pas passer.
00:16:58Enfin,
00:16:58on voit qu'assez clairement...
00:17:00Oui,
00:17:00il n'y a pas du tout
00:17:01de majorité pour l'adopter.
00:17:04Elle avait pourtant été adoptée
00:17:05à l'Assemblée nationale.
00:17:07Avec la bienveillance
00:17:07du Rassemblement national
00:17:08à l'époque,
00:17:09qui a complètement
00:17:10changé d'avis.
00:17:13À l'inverse,
00:17:14je vous parlais
00:17:15des moments en commission
00:17:16qui avaient donné lieu
00:17:17à un sentiment d'impasse.
00:17:19Est-ce qu'à l'inverse,
00:17:20Elsa,
00:17:20vous avez vu des moments
00:17:21de concorde
00:17:23au cours de ces trois jours
00:17:24et trois nuits de commission ?
00:17:25Il y a un moment
00:17:25de concorde.
00:17:26Alors,
00:17:26j'aurais bien aimé vous dire
00:17:27que c'est sur une mesure
00:17:28où tout le monde
00:17:28était absolument d'accord.
00:17:29Non,
00:17:30c'est plus sur la forme.
00:17:31Je vous propose d'écouter,
00:17:32c'est le président
00:17:32de la commission,
00:17:33Éric Coquerel,
00:17:34quand il conclut les débats.
00:17:36Je suis satisfait.
00:17:38Je pense que c'est
00:17:39une satisfaction collective
00:17:41du travail
00:17:41que nous avons accompli
00:17:42parce que,
00:17:43non seulement,
00:17:44nous sommes parvenus
00:17:45à examiner
00:17:45tous les amendements,
00:17:47mais je crois
00:17:47qu'on a eu
00:17:48tous les débats
00:17:48et de manière,
00:17:51je trouve,
00:17:52argumentée.
00:17:54Alors,
00:17:54c'est peut-être
00:17:54un petit motif
00:17:55de satisfaction,
00:17:56mais en tout cas,
00:17:56tous les députés disaient
00:17:57c'est vrai qu'on a travaillé
00:17:58sereinement,
00:18:00on n'est pas d'accord
00:18:00mais les échanges
00:18:01se font dans le respect
00:18:02et c'est vrai que
00:18:03c'est parfois technique
00:18:04la question du budget
00:18:05mais il y a vraiment
00:18:06des débats intéressants,
00:18:07c'est des philosophies,
00:18:08des idéologies
00:18:09complètement différentes
00:18:10mais voilà,
00:18:11qui s'expriment,
00:18:11qui se justifient
00:18:12et c'est des débats intéressants.
00:18:13Je pense que les députés,
00:18:14ils avaient hâte aussi
00:18:15et ils disent,
00:18:16on est content que les Français
00:18:17puissent voir qu'en fait
00:18:18on travaille.
00:18:18Alors,
00:18:18on n'arrive pas forcément
00:18:19à se mettre d'accord
00:18:20mais au moins,
00:18:21on peut avoir des échanges d'idées.
00:18:23Ça fait trois mois et demi
00:18:24qu'on n'a pas vraiment eu
00:18:25des débats de fond.
00:18:26Elle rigole Fanny.
00:18:26Non, non, mais effectivement,
00:18:28c'est mieux qu'auparavant
00:18:30où les députés
00:18:31ne prenaient même pas la peine
00:18:33de débattre
00:18:34autour des questions budgétaires
00:18:35parce qu'ils savaient
00:18:36que le 49-3,
00:18:37vous l'avez dit,
00:18:37elle est nettoyée la copie.
00:18:39Mais c'est vrai que là,
00:18:40on sort de cet exercice
00:18:43d'une semaine,
00:18:43on se dit
00:18:44où est le passage
00:18:45parce que la difficulté
00:18:48par rapport aussi,
00:18:50c'est que les groupes politiques
00:18:52changent pas mal
00:18:53leurs alliances quand même.
00:18:55Les Français voient
00:18:56que les politiques travaillent
00:18:57mais c'est difficile
00:18:59de se dire,
00:18:59on l'a précisé tout à l'heure
00:19:01sur la taxe Zuckman,
00:19:02en février,
00:19:02elle a été votée,
00:19:04le Rassemblement national
00:19:05était pour.
00:19:06Et là,
00:19:06ils ont complètement
00:19:07fait une volte-face
00:19:07en disant finalement non
00:19:09parce qu'ils ne veulent pas
00:19:10se mettre à rebours.
00:19:11C'est quoi d'ailleurs
00:19:12l'explication
00:19:12de cette volte-face
00:19:14du Rassemblement national
00:19:15sur la taxe Zuckman ?
00:19:16C'est toujours la même chose
00:19:17avec le Rassemblement national.
00:19:19Il y a toujours
00:19:20ce petit problème
00:19:21de savoir trancher
00:19:22au bon moment,
00:19:22en tout cas,
00:19:23de savoir trancher rapidement
00:19:24sur les différentes
00:19:24lignes stratégiques.
00:19:25Rappelez-vous,
00:19:25ça avait commencé
00:19:26avec on censure,
00:19:26on ne censure pas
00:19:27Michel Barnier
00:19:28pour la surprise
00:19:29qui n'était pas,
00:19:30qui était une vraie surprise
00:19:31pour le coup
00:19:31parce que quand le RN
00:19:32a décidé de censurer
00:19:33Michel Barnier,
00:19:34dans les jours précédents,
00:19:35ce n'était pas
00:19:35l'orientation générale.
00:19:37Le Rassemblement national,
00:19:38on le voit bien,
00:19:39c'est une grande constante
00:19:39chez lui sur les questions
00:19:40économiques,
00:19:41sur les questions fiscales,
00:19:42il hésite.
00:19:42Il hésite parce qu'il a
00:19:44à la fois une base populaire
00:19:45qui veut la censure,
00:19:47qui veut la démission
00:19:47du président de la République,
00:19:49évidemment,
00:19:53il n'est pas encore au voir.
00:19:53On l'a vu,
00:19:54le plafond de verre,
00:19:54il existe,
00:19:55il y a eu le barrage républicain
00:19:56mais il n'y a pas que ça.
00:19:57C'est le premier parti de France,
00:19:59c'est 33% de l'électorat,
00:20:00c'est énorme en soi,
00:20:01mais il faut 50%
00:20:02pour gagner une élection présidentielle.
00:20:03Donc il faut continuer,
00:20:04c'est un truisme
00:20:05ce que je dis évidemment,
00:20:06mais il faut continuer
00:20:08à gagner des voix.
00:20:08Et les voix,
00:20:08les réserves de voix,
00:20:09ils sont dans l'électorat
00:20:10conservateur,
00:20:11dans l'électorat âgé,
00:20:12c'est-à-dire l'électorat
00:20:13le plus loyal,
00:20:14le loyal au pouvoir
00:20:15en place en général
00:20:15et celui qui veut
00:20:16de la stabilité.
00:20:17Donc si vous,
00:20:18d'un coup,
00:20:19vous parlez de taxe Zuckman,
00:20:20vous faites peur
00:20:21à une certaine France,
00:20:22une certaine France
00:20:22un peu plus privilégiée
00:20:23qui traditionnellement
00:20:24vote à droite,
00:20:25c'est-à-dire cet électorat
00:20:26dont a besoin aujourd'hui
00:20:27le Rassemblement national
00:20:28pour gagner soit des législatives,
00:20:29soit une élection présidentielle.
00:20:31Ce sont des atermoiements
00:20:32et je le répète,
00:20:33je pense qu'il y a
00:20:33un vrai problème
00:20:34avec des questions économiques
00:20:35au Rassemblement national
00:20:36où ils ne savent pas
00:20:37trancher une ligne.
00:20:39Laurent ?
00:20:40Et d'ailleurs,
00:20:40politiquement,
00:20:41ça veut dire aussi
00:20:41que ça se rapproche
00:20:43programmatiquement
00:20:45entre une frange DLR
00:20:47très à droite,
00:20:47pro-business et ce RN.
00:20:49Bien sûr.
00:20:49Il y a ça aussi
00:20:49qui peut-être se dessine.
00:20:51Il y a aussi l'idée,
00:20:52je pense,
00:20:52de ne pas trop coller
00:20:54à la gauche la plus radicale.
00:20:55Oui, c'est pour rebondir là-dessus.
00:20:56Je pense que c'est une mesure
00:20:57qui est quand même
00:20:58très marquée à gauche,
00:20:59très à gauche en réalité,
00:21:00qui est vraiment en rupture
00:21:01avec le système économique libéral.
00:21:04Voilà.
00:21:05Et donc,
00:21:05c'est vrai que du côté
00:21:06plutôt des entreprises,
00:21:07du tissu productif,
00:21:08c'est une...
00:21:10Je veux dire,
00:21:10ce n'est pas une mesure
00:21:11vraie,
00:21:11c'est une mesure radicale.
00:21:13Et donc,
00:21:13ça veut dire
00:21:14que c'est prendre
00:21:14une position radicale
00:21:15et qui est plutôt
00:21:16portée par la gauche.
00:21:16Ça fait quand même partie
00:21:17des questions
00:21:18que se posent les téléspectateurs.
00:21:19On a une question ce soir.
00:21:20Est-ce que cette taxe Zuckmann,
00:21:22elle peut finir
00:21:23par être votée en séance ?
00:21:24Avant d'entendre
00:21:24votre réponse,
00:21:25je voudrais qu'on écoute
00:21:26ce qu'en disait justement
00:21:27Gabriel Zuckmann.
00:21:29Écoutez-le,
00:21:29c'était ce matin
00:21:30chez nos confrères de RTL.
00:21:32Bien sûr,
00:21:33elle finira par voir le jour.
00:21:34Je ne sais pas
00:21:35si ça va mettre des semaines,
00:21:36des mois ou des années.
00:21:36pour l'impôt sur le revenu.
00:21:39Grand progrès démocratique
00:21:40du début du XXe siècle.
00:21:41Ça a mis 7 ans
00:21:42entre le dépôt
00:21:43du projet de loi en 1907
00:21:44et son adoption en 1914.
00:21:46Comparaison n'est pas raison.
00:21:47Mathieu Plann,
00:21:48Gabriel Zuckmann,
00:21:49invoque l'époque
00:21:50de l'impôt sur le revenu.
00:21:52Elle finira par être adoptée ?
00:21:54Après,
00:21:54tout est possible.
00:21:55Il faut voir l'échiquier politique.
00:21:57C'est-à-dire que
00:21:57ça serait quand même
00:21:59assez étonnant
00:22:00qu'elle soit adoptée
00:22:01dans le contexte actuel.
00:22:02C'est-à-dire,
00:22:03y compris,
00:22:04j'allais dire,
00:22:05par rapport à l'historique,
00:22:06de l'impôt sur le revenu,
00:22:07on est dans un monde
00:22:08aussi beaucoup plus ouvert
00:22:09avec une concurrence fiscale
00:22:12qui est même
00:22:12assez violente
00:22:13et on imagine
00:22:14qu'une base fiscale,
00:22:15ce qui est reproché
00:22:16à Tag Zuckmann,
00:22:17c'est qu'elle repose
00:22:18en gros sur 10,
00:22:1820 grosses familles
00:22:19et donc,
00:22:20en fait,
00:22:20cette assiette fiscale,
00:22:21elle est très fragile.
00:22:22C'est-à-dire que forcément,
00:22:24ces familles-là
00:22:24ne vont pas rester
00:22:25les bras croisés
00:22:25sachant que vous avez
00:22:27la Belgique ou l'Italie.
00:22:27C'est-à-dire,
00:22:28si elles ne restent pas
00:22:28les bras croisés,
00:22:29elles partent au Luxembourg ?
00:22:31Même pas au Luxembourg,
00:22:31c'est-à-dire qu'on imagine mal
00:22:34Bernard Arnault
00:22:36payer 3 milliards par an
00:22:37et rester gentiment en France
00:22:39dans ce cas-là.
00:22:40C'est ça la problématique,
00:22:41c'est qu'au fond,
00:22:42cette assiette fiscale,
00:22:43quand on parle de l'ISF,
00:22:45ça concerne plus de 300 000 ménages
00:22:47malgré tout,
00:22:47c'était plus d'un pour cent
00:22:49des ménages.
00:22:49Alors ça ne paraît pas beaucoup,
00:22:50mais c'est les 1% plus riches.
00:22:51Là, on est sur les 0,0,0,0,0,1%
00:22:53et on parle de 1 800 foyers fiscaux
00:22:56qui ne concernent pas
00:22:57la taxe du Khmann,
00:22:58mais la réalité,
00:22:58c'est plutôt 10 ou 20
00:22:59qui sont vraiment le moteur
00:23:02du rendement fiscal de tout ça.
00:23:04Donc en fait,
00:23:04cette assiette,
00:23:05elle est très fragile
00:23:05et donc au-delà même du signal
00:23:07que ça envoie
00:23:08vis-à-vis des investisseurs étrangers,
00:23:09le risque,
00:23:09c'est que le rendement
00:23:10soit très faible.
00:23:11Mais on sent bien
00:23:12que la gauche en a fait un totem
00:23:13et que ça s'appelle Zuckmann
00:23:14ou Tartampion,
00:23:16elle voudra une taxe
00:23:18sur les plus hauts revenus.
00:23:20Il y a déjà des choses
00:23:21là-dessus dans le budget.
00:23:22À l'issue de cette copie budgétaire,
00:23:26il y aura de toute façon
00:23:27des prélèvements,
00:23:28des taxes sur les plus hauts revenus.
00:23:29Je ne vois pas comment on y échappe.
00:23:30Il y a un impôt,
00:23:32en tout cas,
00:23:32qui est mis en place,
00:23:33c'est une nouveauté
00:23:34sur les holdings.
00:23:36Pour l'instant,
00:23:36Ça, ça passera en séance ?
00:23:38D'après ce que je comprends,
00:23:39l'assiette est assez petite.
00:23:41Peut-être qu'elle va être élargie.
00:23:42Il y a un siège en commission
00:23:44sur le vote.
00:23:45Voilà,
00:23:45parce qu'il y a un amendement
00:23:46de réécriture qui est passé.
00:23:47Donc finalement,
00:23:47tout le dispositif est tombé.
00:23:48Mais effectivement,
00:23:50c'est ce qui est présenté
00:23:50au gouvernement
00:23:51comme un parallèle
00:23:53avec la taxe Zuckmann.
00:23:54Mais on n'est pas
00:23:54sur les mêmes rendements.
00:23:55On n'est pas
00:23:55sur les mêmes rendements,
00:23:56mais c'est vrai
00:23:56qu'on est quand même
00:23:58sur un nouveau signal
00:23:59sur cette taxe
00:24:01qui vraiment touche
00:24:02ceux qui font
00:24:03des montages financiers
00:24:04de l'optimisation fiscale
00:24:06en mettant dans une maison mère
00:24:07et échappant ainsi
00:24:09grâce à des dividendes
00:24:11à l'impôt.
00:24:12Et moi,
00:24:12je me suis amusée
00:24:13puisque il y avait,
00:24:14vous parlez,
00:24:14il y avait eu un vote,
00:24:15c'était une journée
00:24:16d'initiative parlementaire
00:24:17du groupe écologiste.
00:24:18Mais avant ça,
00:24:18dans le budget
00:24:19de l'année dernière,
00:24:20la taxe Zuckmann,
00:24:21elle avait déjà été adoptée.
00:24:22Je me suis amusée
00:24:22juste avant l'émission
00:24:24à regarder,
00:24:24ça avait duré 10 minutes
00:24:25dans l'hémicycle en fait.
00:24:26Je pense que personne
00:24:27ne savait de quoi
00:24:27il s'agissait vraiment.
00:24:29Ça avait été adopté,
00:24:29on n'avait même pas demandé
00:24:30un scrutin public.
00:24:31Vous savez,
00:24:31dans l'hémicycle,
00:24:32quand on veut vraiment dire
00:24:33qui a voté pour,
00:24:34qui a voté contre,
00:24:34on demande à ce que vraiment
00:24:35les votes sont comptabilisés.
00:24:36Ce n'était pas le cas.
00:24:37Là, vous allez voir
00:24:38que quand il sera question
00:24:38de cette taxe Zuckmann,
00:24:40les débats vont être
00:24:40vraiment tranchés.
00:24:41Je pense que notamment,
00:24:42la gauche demandera
00:24:43à ORN pourquoi
00:24:44le Rassemblement national
00:24:45a changé de pied
00:24:46sur cette question.
00:24:52Je voudrais qu'on revienne
00:24:53sur quelques mesures
00:24:55qui ont aussi émergé
00:24:57lors de ces trois jours
00:24:59et trois nuits
00:24:59de travail en commission.
00:25:00La gauche a réussi
00:25:01à faire passer
00:25:02la suppression
00:25:03de la fiscalisation
00:25:04des indemnités journalières
00:25:05pour affections longue durée.
00:25:06La mesure est soutenue
00:25:07par LR et par le RN.
00:25:09Elle passera en séance ?
00:25:11Non, mais c'est une bonne question.
00:25:13Alors, moi,
00:25:13je n'aurai pas la réponse là-dessus.
00:25:15En fait, c'est pareil.
00:25:16C'est aussi un sujet
00:25:17qui est extrêmement sensible,
00:25:19forcément.
00:25:20Donc, on voit
00:25:22qu'à chaque fois,
00:25:23vous allez prendre
00:25:24mesure par mesure.
00:25:25Il y a une forme
00:25:25de sensibilité.
00:25:26Mais il y a des mesures
00:25:26qui sont aussi des totems
00:25:27pour les Français.
00:25:28Alors, on dit ça,
00:25:30c'est qu'à la fois,
00:25:30vous avez quand même besoin
00:25:31de se trouver
00:25:32des mesures budgétaires
00:25:33assez fortes
00:25:34pour redresser les comptes,
00:25:35envoyer un signal politique
00:25:37aussi qui est fort,
00:25:39mais en même temps
00:25:39pas crisper l'opinion publique.
00:25:42Et vous êtes toujours
00:25:42en train de zigzaguer là-dessus.
00:25:44Donc, moi,
00:25:45je ne pourrais pas m'avancer
00:25:46sur cette question-là.
00:25:48Et c'est vrai que c'est,
00:25:49voilà, typiquement,
00:25:50après, le genre de débat
00:25:51qui est très compliqué
00:25:53même d'assumer
00:25:54pour ceux qui sont favorables
00:25:55à cette fiscalisation-là.
00:25:56On l'a vu dans le sujet
00:25:57de Stéphanie.
00:25:58Voilà, on dit
00:25:59vous allez taxer.
00:26:00Tout le monde porte
00:26:00le ruban rose en ce moment
00:26:01pour soutenir les maladies.
00:26:02Et puis le débat aura lieu
00:26:03en novembre,
00:26:04donc on va enlever
00:26:05les rubans roses.
00:26:05Oui, mais c'est vrai
00:26:06que c'est très compliqué
00:26:07parce qu'effectivement,
00:26:08le budget,
00:26:08c'est des grands chiffres,
00:26:10c'est des milliards,
00:26:11c'est des pourcentages
00:26:11de PIB, etc.,
00:26:12qui sont un peu...
00:26:13Voilà.
00:26:14Quand on parle
00:26:15de mesures très concrètes
00:26:15dans la tête des gens
00:26:16et qui commencent à se dire
00:26:17« Ah, mais moi,
00:26:17ça va me concerner demain
00:26:18ou ma mère ou etc. »,
00:26:20ça devient beaucoup plus concret.
00:26:22Et effectivement,
00:26:22faire des économies,
00:26:23c'est jamais très populaire.
00:26:24Donc, c'est toujours difficile
00:26:26d'assumer aussi ce budget.
00:26:27Exactement.
00:26:28Et c'est vrai
00:26:28que chacun va s'y retrouver
00:26:29plus ou moins.
00:26:30On l'a aussi sur
00:26:31l'abattement fiscal
00:26:33pour les enfants scolarisés.
00:26:34Voilà.
00:26:34Donc, vous avez retrouvé ça.
00:26:36Et en fait,
00:26:37quand vous listez
00:26:38l'ensemble des mesures,
00:26:39à chaque fois,
00:26:39vous allez trouver
00:26:40des gens concernés
00:26:41et vous dire
00:26:41« Est-ce que c'est juste
00:26:42ou pas juste ? »
00:26:42Et c'est un peu aussi
00:26:43la difficulté
00:26:44de faire de la dentelle
00:26:45quelque part
00:26:45qui n'est peut-être
00:26:45pas de la bonne dentelle
00:26:46parce qu'elle est critiquable
00:26:47parfois.
00:26:48Mais c'est que forcément,
00:26:49ça va concerner des gens
00:26:50qui vont dire
00:26:51« Bon, ben voilà,
00:26:52ça, c'est pas juste.
00:26:52Pourquoi là et pas là ? »
00:26:54Alors que des fois,
00:26:54et c'est ce que je disais,
00:26:55c'est que le gouvernement
00:26:56n'a pas voulu prendre
00:26:57de mesures fortes.
00:26:57Par exemple,
00:26:58vous faites une hausse de TVA,
00:26:59ça sera peut-être impopulaire,
00:27:00mais tout le monde dit
00:27:00« Bon, ben voilà,
00:27:00c'est comme ça,
00:27:01c'est une hausse de TVA. »
00:27:02Là, en faisant de la dentelle,
00:27:03forcément, vous dites
00:27:03« Pourquoi ici,
00:27:04je fais de la dentelle
00:27:05et pas ailleurs ? »
00:27:06Et donc, forcément,
00:27:07ça pose cette question
00:27:08de savoir
00:27:08« Où est-ce que je choisis
00:27:10mes cibles ? »
00:27:10Le gouvernement a aussi
00:27:11essuyé quelques revers
00:27:12avec des mesures
00:27:13qui vont gréver le budget
00:27:14si jamais elles passent en séance.
00:27:15Les députés ont ainsi
00:27:16rejeté la suppression
00:27:17de l'abattement fiscal
00:27:18de 10%
00:27:19dont bénéficient les retraités,
00:27:21coût 1,2 milliard.
00:27:23Là aussi,
00:27:23on est sur une mesure,
00:27:25Stéphane Zubstek,
00:27:25qui est un marqueur
00:27:26pour l'opinion.
00:27:27Oui, c'est un marqueur
00:27:27pour l'opinion
00:27:28et c'est un marqueur
00:27:28pour certains partis politiques
00:27:29plus que d'autres.
00:27:30On ne touche pas
00:27:31aux retraités
00:27:31parce que les retraités,
00:27:32ils votent,
00:27:33ils votent beaucoup,
00:27:34beaucoup plus que les autres
00:27:35et ils votent bien
00:27:35dans un sens où
00:27:37ils votent souvent
00:27:37pour la majorité,
00:27:39pour les majorités sortantes
00:27:40et pour les majorités
00:27:40de centre-droite
00:27:41et de droite.
00:27:42Donc oui,
00:27:42là, il y a ce refus.
00:27:44Est-ce que c'est du clientélisme électoral ?
00:27:45Je ne crois pas
00:27:46parce qu'après tout,
00:27:47on a le droit de préserver
00:27:49aussi cette population-là
00:27:50autant que les malades,
00:27:51autant que les personnes
00:27:52à faible revenu,
00:27:53bien évidemment.
00:27:53Mais ça, pour le coup,
00:27:54c'est un totem pour la droite
00:27:55mais aussi pour la Macronie.
00:27:56La Macronie, de toute façon,
00:27:57est à droite
00:27:57depuis quelques années.
00:27:59Maintenant,
00:27:59il n'y a plus de doute là-dessus.
00:28:02Le gouvernement
00:28:02qui osera faire ça
00:28:03se tirera en bas de l'empié.
00:28:04– Panné ?
00:28:05– Et en même temps,
00:28:06quand on regarde ce budget,
00:28:07le gel des pensions de retraite
00:28:08est passé
00:28:09alors qu'il y a six mois,
00:28:10enfin, huit mois,
00:28:11il n'était pas passé.
00:28:12Et c'était même pas un gel
00:28:15pour tous les retraités
00:28:16il y a huit mois.
00:28:16C'est ce qui a fait tomber
00:28:17Michel Barnier.
00:28:18– C'était un chiffon rouge ?
00:28:18– À l'époque,
00:28:19c'était un chiffon rouge.
00:28:20– Michel Barnier,
00:28:20c'était un chiffon rouge.
00:28:21– Donc finalement,
00:28:22il y a des chiffons rouges
00:28:22qui rosissent avec le tout.
00:28:23– Donc voilà,
00:28:24on voit qu'en fonction
00:28:25du moment,
00:28:27des alliances politiques,
00:28:29certains groupes changent.
00:28:30Mais le gel des retraités,
00:28:32qui est d'ailleurs
00:28:33normalement un vrai signal,
00:28:34alors certes,
00:28:35l'inflation va être de 1%
00:28:37je crois l'année prochaine,
00:28:38mais quand même,
00:28:39ça touche tous les retraités,
00:28:40le gel des pensions.
00:28:41Alors que la suppression
00:28:42de l'abattement de 10%,
00:28:44il faut quand même avoir en tête
00:28:45que ce sont pour ceux
00:28:46qui payent des impôts.
00:28:47Donc a priori,
00:28:48quand vous payez des impôts,
00:28:49c'est que vous êtes
00:28:49un peu plus aisés
00:28:51que, enfin en tout cas,
00:28:52un Français sur deux
00:28:53n'en paye pas.
00:28:53Donc c'est vrai
00:28:54qu'il y a des incohérences
00:28:55entre guillemets
00:28:56dans ce budget.
00:28:57– Oui,
00:28:58pour rejoindre
00:28:58Fanny Gugnoche là-dessus,
00:28:59c'est que la réforme
00:29:01de l'abattement fiscal
00:29:02était plus juste
00:29:03que le gel des pensions
00:29:04qui concerne tout le monde.
00:29:06Sachant qu'en plus,
00:29:07ce n'était pas une suppression,
00:29:08c'était une réforme
00:29:09avec un plafonnement
00:29:10de l'avantage fiscal.
00:29:11Et donc forcément,
00:29:12ceux qui étaient le plus touchés,
00:29:13c'était plutôt
00:29:14les retraités aisés.
00:29:15Et ce n'était pas non plus
00:29:16extraordinaire comme mesure.
00:29:18Ce qui veut dire que
00:29:18si vous faites dans la liste
00:29:20des niches fiscales,
00:29:21si on n'est pas capable
00:29:21de réformer celle-là,
00:29:23on imagine que pour les suivantes,
00:29:24ça va être encore plus difficile
00:29:25parce qu'on parle,
00:29:27voilà, après c'est vrai
00:29:28de dire qu'on va fiscaliser
00:29:29les indemnités
00:29:30pour maladies de longue durée
00:29:33ou toucher à l'abattement
00:29:35pour ceux qui ont
00:29:35des enfants scolarisés.
00:29:37Ça peut être encore plus sensible
00:29:38dans la hiérarchie des choses.
00:29:40– Alors, les commissaires
00:29:41ont aussi voté
00:29:42une série de recettes.
00:29:43On peut citer
00:29:44la pérennisation
00:29:44de la surtaxe tonnage
00:29:46créée l'année dernière
00:29:46et qui vise principalement
00:29:47l'armateur CMACGM.
00:29:50Fanny ?
00:29:50– Oui, oui, c'est vrai.
00:29:52– Ça, ça va rester ?
00:29:53– On va voir
00:29:54quel va être le lobbying
00:29:55parce que vous savez,
00:29:56il y a aussi, après,
00:29:56il y a un lobby
00:29:57qui est très très fort.
00:29:58C'est comme la taxe,
00:29:59on en parlera tout à l'heure
00:30:00sur les assureurs.
00:30:01Je ne pense pas
00:30:01que les assureurs,
00:30:02ils vont rester
00:30:02sans rien faire.
00:30:04Donc, chaque secteur,
00:30:06les médicaments,
00:30:07vous discutez
00:30:08avec les entreprises
00:30:09du médicament,
00:30:09elles vont faire
00:30:12leur entreprise
00:30:12de lobbying
00:30:13auprès des députés
00:30:14pour que ça ne reste pas.
00:30:15– La taxe GAFAM,
00:30:17la taxe GAFAM
00:30:17qui passerait de 3 à 15%,
00:30:19là aussi,
00:30:20qui s'y opposerait
00:30:21dans l'hémicycle ?
00:30:22– Surtout si je ne me trompe pas,
00:30:23c'est un amendement
00:30:24du Bloc central.
00:30:25– Ça, ça peut rester.
00:30:26– A priori,
00:30:27ça peut rester assez…
00:30:28– Voilà, il y a des mesures
00:30:28comme ça qui peuvent paraître
00:30:30assez consensuelles
00:30:31pour les députés
00:30:32sur les grands groupes
00:30:33comme les GAFAM.
00:30:34Ça, oui,
00:30:34toutes ces chances
00:30:35peut-être d'être adoptées
00:30:36à la fin.
00:30:37– Il y a d'autres mesures,
00:30:38vous, Mathieu Plannes,
00:30:39où vous vous êtes dit
00:30:40ça, ça va dans le bon sens,
00:30:42là, on fait n'importe quoi
00:30:43et à l'arrivée,
00:30:45on n'arrivera pas
00:30:45à un budget.
00:30:46– Oui, je suis un peu sceptique
00:30:48pour tout vous dire.
00:30:49– Oui, je vous sens très sceptique
00:30:51depuis une demi-heure.
00:30:52– En plus, en 49-3,
00:30:53honnêtement,
00:30:55ça paraît très compliqué,
00:30:56cette affaire.
00:30:56Et même sur des choses,
00:30:58par exemple,
00:30:59sur le gel du barème
00:31:00de l'impôt sur le revenu,
00:31:01on a des surprises,
00:31:03c'est-à-dire que, du coup,
00:31:04la gauche est contre
00:31:06cette mesure-là,
00:31:07alors que c'est plutôt
00:31:08une mesure
00:31:09qui va fiscaliser
00:31:11un peu plus…
00:31:12– Alors, ils l'ont revue
00:31:13à la marge en commission.
00:31:14– La première tranche,
00:31:14voilà.
00:31:15– Voilà, c'est ça.
00:31:16Ils ont exclu du dispositif
00:31:17la première tranche de l'impôt,
00:31:19coût estimé,
00:31:20700 000 euros.
00:31:21– Oui, c'est ça,
00:31:22coût estimé.
00:31:23Mais voilà,
00:31:24ce que je veux dire,
00:31:25c'est qu'on a un peu
00:31:26des surprises
00:31:27sur les lignes directrices,
00:31:29au fond,
00:31:31sur ces questions
00:31:31de fiscalité.
00:31:32Et c'est là
00:31:33où on a du mal,
00:31:33je pense,
00:31:34pour les Français,
00:31:34c'est de voir
00:31:35la copie d'ensemble.
00:31:36Et c'est là où vous dites
00:31:36c'est peut-être un peu
00:31:37du bricolage fiscal
00:31:39parce que c'est
00:31:40plein de mesures.
00:31:42Et une fois de plus,
00:31:42si vous prenez
00:31:43mesure par mesure,
00:31:44à chaque fois,
00:31:44vous pouvez dire
00:31:44ben non,
00:31:45c'est pas normal
00:31:45que ce soit là.
00:31:46Là, il y a un lobby
00:31:47qui va dire non aussi.
00:31:48Une niche fiscale,
00:31:49il y a un chien
00:31:49qui abroie.
00:31:49Donc, vous vous retrouvez
00:31:51à dire, en fait,
00:31:51chaque parti va essayer
00:31:52de défendre un peu
00:31:53son précaré
00:31:54et c'est très compliqué
00:31:54d'avoir cette logique.
00:31:55En tout cas, écoutez
00:31:56Sébastien Lecornu
00:31:57parce qu'il a déjà
00:31:58prévenu les ministres
00:31:59de son gouvernement
00:31:59avant le début
00:32:00de la séance demain.
00:32:01Écoutez.
00:32:03Ce que je vois,
00:32:03c'est qu'au fond,
00:32:05l'absence de 49.3
00:32:06crée quand même
00:32:07un moment de responsabilité,
00:32:10un moment plus technique,
00:32:11un moment un peu plus grave.
00:32:12Un moment qui va être intéressant
00:32:13parce qu'il ne s'agira pas
00:32:15que de faire un tour de chauffe
00:32:16pour aller pousser ses idées,
00:32:18c'est de commencer
00:32:19à trouver les voies du compromis
00:32:21et ça, pour le coup,
00:32:21ça va être le travail en séance.
00:32:22Ça va être très dur
00:32:23pour les ministres
00:32:24parce que c'est sûr
00:32:24que pour la première fois,
00:32:26il ne faudra pas compter
00:32:27sur un 49.3
00:32:28à la fin de la discussion.
00:32:29Donc, ça implique
00:32:30une méthode nouvelle.
00:32:31Donc, il y a une obligation
00:32:32de consensus.
00:32:34Sauf qu'en fait,
00:32:35là, la copie qui sort
00:32:35de commission,
00:32:36moi, j'ai discuté
00:32:37avec plusieurs députés
00:32:38du Bloc central,
00:32:38elle est à peu près correcte
00:32:39pour eux.
00:32:40Ils l'ont voté
00:32:41et ils n'ont pas,
00:32:42ils me disent,
00:32:42voilà, il n'y a pas
00:32:43de dinguerie marxiste
00:32:44dedans qui ferait que...
00:32:45Le seul problème,
00:32:46c'est qu'ils ne sont pas
00:32:47assez nombreux, en fait.
00:32:47Enfin, ils n'ont pas
00:32:48la majorité.
00:32:49Donc, si le Rassemblement
00:32:49national et la gauche,
00:32:51LFI et puis peut-être
00:32:52les écologistes,
00:32:53les communistes,
00:32:53voire le Parti socialiste
00:32:55votent contre,
00:32:55il n'y a pas de solution.
00:32:57L'absence de 49.3,
00:32:58dans le monde idéal,
00:33:00oui, ça pousse au compromis.
00:33:01Mais on n'est pas
00:33:01dans le monde idéal.
00:33:02Je ne suis pas sûre
00:33:03qu'il y ait beaucoup de compromis.
00:33:04L'absence de 49.3,
00:33:05ça fait surtout
00:33:06que tous les députés
00:33:07de tous les bancs
00:33:08nous disent,
00:33:08on ne sait pas
00:33:09comment se classe finit.
00:33:10C'est impossible de prédire.
00:33:11À la fin de l'année,
00:33:12on aura peut-être
00:33:12une loi spéciale,
00:33:13on n'aura peut-être
00:33:13pas de budget,
00:33:14on aura peut-être,
00:33:14c'est très compliqué
00:33:15de se projeter
00:33:16quand il y a 49.3,
00:33:17au moins,
00:33:17on sait comment l'histoire.
00:33:18On sait comment ça finit.
00:33:19Stéphane Zumsteg.
00:33:20Ce qui illustre encore plus
00:33:21la difficulté pour Sébastien Lecornu
00:33:23d'arriver à un budget,
00:33:24c'est qu'il y a eu
00:33:25une formidable victoire
00:33:26concédée au Parti socialiste,
00:33:28aux oppositions,
00:33:29la suspension
00:33:29de la réforme de retraite,
00:33:30c'est déjà oublié,
00:33:31quelque part.
00:33:32On est passé à une étape supérieure.
00:33:33Ça n'aura pas réglé grand-chose.
00:33:35Ça aura réglé
00:33:35un problème de non-censure.
00:33:36On voit bien
00:33:37que les oppositions
00:33:37restent vent debout ensuite
00:33:39et très vigilantes.
00:33:40Donc, une énorme concession,
00:33:41il fallait la faire,
00:33:42évidemment,
00:33:42il n'y avait pas d'autre solution,
00:33:43mais qui n'aura pas réussi
00:33:45à débloquer la situation
00:33:45plus que quelques jours.
00:33:47Eh bien,
00:33:47vous me faites
00:33:48une transition gratuite,
00:33:49Stéphane Zumsteg,
00:33:50vers la deuxième partie
00:33:51de Chaque Voix Compte
00:33:51puisque personne n'a oublié
00:33:53la suspension
00:33:53de la réforme des retraites.
00:33:55Et ça va être la question
00:33:57qui fâche dans un instant.
00:33:57Je voulais vous remercier
00:33:58tous les trois
00:33:59d'avoir été ce soir
00:34:00sur le plateau
00:34:00de Chaque Voix Compte.
00:34:01Et en effet,
00:34:02dans un instant,
00:34:02on va parler
00:34:03de l'autre gros morceau
00:34:04qui vient,
00:34:05le projet de loi de finances
00:34:05de la Sécu
00:34:06qui, lui, arrive en commission
00:34:08des affaires sociales
00:34:09à partir de lundi.
00:34:10On va en parler
00:34:11dans un instant
00:34:12avec nos trois prochains invités.
00:34:13Mais avant cela,
00:34:14c'est quelle histoire ?
00:34:16Et c'est Laurent Guimier.
00:34:24Et avec vous, Laurent,
00:34:26ce soir,
00:34:26on s'intéresse
00:34:27au retour d'Astérix.
00:34:29Le 40e album
00:34:30des aventures
00:34:31du plus célèbre
00:34:32des Gaulois
00:34:32est sorti aujourd'hui.
00:34:33Musique de Gérard Calvi.
00:34:35Astérix en Lusitanie,
00:34:38c'est son titre.
00:34:39Et alors,
00:34:40vous, ce soir, Laurent,
00:34:40vous avez choisi
00:34:41de croquer Astérix
00:34:42en politics.
00:34:43Oui, oui,
00:34:44parce qu'Astérix
00:34:45est né en 1959
00:34:47et donc l'épopée
00:34:48d'Astérix et Obélix
00:34:48se confond
00:34:49avec l'histoire
00:34:49de la Ve République.
00:34:51Je pense que,
00:34:52et je prétends
00:34:53en tout cas ce soir,
00:34:54que plus nous allons mal
00:34:55collectivement,
00:34:56plus la société française
00:34:57semble se déliter,
00:34:58se déchirer sous nos yeux
00:35:00et on le voit
00:35:01dans les débats
00:35:01qu'on anime
00:35:03en ce moment,
00:35:04plus le mythe
00:35:05d'Astérix
00:35:06a des chances
00:35:06de s'enraciner
00:35:07dans notre vie
00:35:08et notre débat démocratique.
00:35:09Mais alors pourquoi ?
00:35:10Comment vous expliquez
00:35:11la place
00:35:12qu'occupe Astérix
00:35:13dans notre paysage politique
00:35:14aujourd'hui ?
00:35:15Cette BD,
00:35:16c'est la potion magique
00:35:16qui fait du bien
00:35:17aux Français
00:35:18et j'allais dire
00:35:19aussi à nos représentants.
00:35:20D'abord,
00:35:21on plonge au plus profond
00:35:21des racines de la nation,
00:35:23c'est un divertissement
00:35:23mémoriel
00:35:24qui rassure.
00:35:26Ensuite,
00:35:27le concept
00:35:27du village gaulois
00:35:28est une belle utopie,
00:35:30une très belle utopie.
00:35:31On se bagarre tout le temps
00:35:32sans que ça soit
00:35:33la loi du plus fort
00:35:34puisqu'il y a
00:35:34la potion magique
00:35:35mais elle a des effets limités
00:35:37et le chef
00:35:38nous dit toujours
00:35:39que le ciel
00:35:39peut nous tomber
00:35:40sur la tête.
00:35:40Astérix
00:35:41et là je cite
00:35:42le professeur
00:35:42Nicolas Rouvière
00:35:43qui est l'un des meilleurs
00:35:44experts d'Astérix
00:35:45c'est une petite
00:35:47démocratie turbulente.
00:35:49Et puis troisièmement
00:35:50c'est bourré
00:35:50de références positives.
00:35:52Astérix
00:35:52c'est la France courageuse,
00:35:53malicieuse,
00:35:54généreuse,
00:35:55c'est aussi le bon sens
00:35:56contre la lourdeur
00:35:57administrative,
00:35:58j'en passe et des meilleurs.
00:35:59C'est pour ça
00:35:59que vous n'entendrez
00:36:00jamais une femme
00:36:01ou un homme politique
00:36:02dire du mal d'Astérix.
00:36:04Tenez,
00:36:05dernier exemple en date
00:36:06et ça tombe bien,
00:36:07c'est chez nous
00:36:07sur LCP
00:36:08à N,
00:36:09Edouard Philippe
00:36:10dans Le Banquet,
00:36:11la nouvelle émission
00:36:12d'Anna Cabana
00:36:13et Gérard Rolls.
00:36:14Regardez.
00:36:15Dans le village gaulois
00:36:16on se met sur la gueule,
00:36:18on se dispute,
00:36:19on se tape dessus
00:36:20et finalement à la fin
00:36:21on est heureux
00:36:22de se retrouver.
00:36:22Ce qui est quand même
00:36:23là aussi
00:36:23une forme de métaphore
00:36:27de l'esprit français
00:36:29même si ce n'est pas moi
00:36:30qui ai parlé
00:36:30de gaulois,
00:36:31comment il avait dit
00:36:32le président ?
00:36:33Les gaulois réfractaires.
00:36:35Voilà,
00:36:35les gaulois réfractaires
00:36:36c'était Emmanuel Macron
00:36:37en 2018
00:36:38et au fond
00:36:40c'est le mythe gaulois
00:36:41nos ancêtres
00:36:41les gaulois
00:36:42qui se confond
00:36:43avec l'histoire d'Astérix.
00:36:45A droite Nicolas Sarkozy
00:36:46a beaucoup utilisé
00:36:47cette métaphore
00:36:48ou cette référence historique
00:36:49avec notamment
00:36:50cette phrase
00:36:50qui avait fait couler
00:36:51beaucoup d'encre
00:36:52en 2016
00:36:52sur la question
00:36:53de l'immigration
00:36:54dès que l'on devient français
00:36:55nos ancêtres
00:36:56sont gaulois
00:36:57mais à gauche aussi
00:36:58on vote Astérix
00:36:59en 2013 par exemple
00:37:01vous voyez cette
00:37:02déclaration d'Alexis Corbière
00:37:04qui est alors
00:37:05chez Jean-Luc Mélenchonix
00:37:06je me le permets
00:37:08pardon
00:37:08il déclare
00:37:09Astérix franchouillard
00:37:10peut-être
00:37:11mais j'aime cette France
00:37:12solidarité entre les gens
00:37:13égalité dans le village
00:37:14tout le monde
00:37:15il y a la même hutte
00:37:16ça veut dire quoi
00:37:17qu'Astérix
00:37:18n'est ni de droite
00:37:19ni de gauche
00:37:19tout à fait
00:37:20et au fond
00:37:21ça c'est intéressant
00:37:22en plus de l'ajouter
00:37:24il n'est pas question
00:37:25de l'encarter
00:37:25en 1998
00:37:27le RPR
00:37:28de Philippe Séguin
00:37:29et Nicolas Sarkozy
00:37:30en avait fait
00:37:30la mère expérience
00:37:31en faisant un gros coup de pub
00:37:33une campagne d'adhésion
00:37:34avec cette affiche
00:37:34avec ce slogan
00:37:37gaulois, gaulois
00:37:37vous en avez marre
00:37:38d'avoir la droite
00:37:39la plus bête du monde
00:37:39nous aussi
00:37:40et qui s'inspirait
00:37:42évidemment
00:37:42d'un dessin d'Astérix
00:37:44et bien
00:37:44Albert Uderzo
00:37:45n'avait pas été contacté
00:37:47par le RPR
00:37:47et ce jour-là
00:37:48le papa d'Astérix
00:37:49s'était fâché
00:37:50tout rouge
00:37:50ça c'est une loi
00:37:52très stricte
00:37:53que nous avons toujours eu
00:37:54René Gossigny et moi
00:37:56à savoir
00:37:56que ce personnage
00:37:57ne peut pas être mêlé
00:37:58à ça
00:37:59vous savez
00:37:59on s'adresse quand même
00:38:01à des enfants
00:38:01et nous avons
00:38:03et j'ai toujours
00:38:04maintenant
00:38:05le respect des enfants
00:38:06qu'on doit protéger
00:38:07alors ça n'a pas duré longtemps
00:38:08le RPR a retiré son affiche
00:38:10le lendemain je crois
00:38:12et en produisant
00:38:13une nouvelle affiche
00:38:14avec un dessin
00:38:14qui évoquait moins Astérix
00:38:16le slogan est resté le même
00:38:17d'ailleurs
00:38:18dans cette nouvelle affiche
00:38:18et à vous de voir
00:38:19s'il est démodé
00:38:20c'est donc un avertissement
00:38:22en tout cas aux politiques
00:38:22qui voudraient récupérer Astérix
00:38:25oui et cette mésaventure
00:38:26est peut-être au fond
00:38:27une belle petite leçon
00:38:28de communication politique
00:38:29Astérix est un trésor national
00:38:31on l'adore
00:38:32on le préserve
00:38:33on le célèbre
00:38:34qu'on soit citoyen
00:38:35ou élu
00:38:35il cimente la nation
00:38:37et à ce titre
00:38:38il appartient à la France
00:38:39et heureusement
00:38:41contrairement aux bijoux du Louvre
00:38:42personne ne doit
00:38:43et ne pourra jamais braquer
00:38:45le mythe Astérix
00:38:45mais moi je peux vous voler
00:38:46votre bande dessinée
00:38:47vous avez tous les droits
00:38:48de toute façon
00:38:49merci Laurent
00:38:52et vous avez vu l'extrait
00:38:54avec Edouard Philippe
00:38:55c'est un extrait
00:38:56du Banquet
00:38:57la nouvelle émission culture
00:38:58de LCP
00:38:58avec donc Anna Cabana
00:38:59et Gérard Holtz
00:39:00c'est demain soir
00:39:01à 21h
00:39:02sur LCP
00:39:03Canal 8
00:39:03merci Laurent
00:39:04on passe à la question
00:39:05qui fâche
00:39:05je vais vous dire une chose
00:39:14on ne remerciera
00:39:15jamais assez
00:39:16l'Assemblée nationale
00:39:17et le gouvernement
00:39:17de nous faire découvrir
00:39:18toutes les procédures
00:39:20possibles
00:39:21dans le travail parlementaire
00:39:22laissez-moi vous présenter
00:39:24ce soir
00:39:24la lettre rectificative
00:39:27139 pages
00:39:28c'est le document
00:39:30qui intègre
00:39:31la suspension
00:39:31de la réforme des retraites
00:39:33au budget de la Sécu
00:39:34lettre de 139 pages
00:39:35donc
00:39:36elle donne aussi
00:39:36les pistes
00:39:37pour financer
00:39:38cette suspension
00:39:39et c'est là
00:39:39que le babelès
00:39:40c'est Baptiste Garry-Chartier
00:39:41qui vous pose ce soir
00:39:43la question qui fâche
00:39:44Ces dernières 24 heures
00:39:50elle fait l'objet
00:39:51de toutes les attentions
00:39:52la lettre rectificative
00:39:54porte ouverte
00:39:55à une éventuelle suspension
00:39:56de la réforme des retraites
00:39:57mais sous condition
00:39:58Le Premier ministre
00:40:00s'est engagé
00:40:01à proposer au Parlement
00:40:02la suspension
00:40:03de la réforme
00:40:04de 2023
00:40:04sur les retraites
00:40:05à la condition
00:40:06de ne pas aggraver
00:40:07davantage
00:40:08le déficit public
00:40:09Suspendre la réforme
00:40:11coûterait 100 millions d'euros
00:40:12d'ici l'année prochaine
00:40:13et plus d'un milliard
00:40:14d'euros en 2027
00:40:15Depuis les questions
00:40:17et les spéculations
00:40:17fleurissent
00:40:18Comment compenser
00:40:19Qui devra payer
00:40:20L'exécutif veut faire contribuer
00:40:22les complémentaires santé
00:40:24et les retraités
00:40:24Casus Belli
00:40:26immédiat
00:40:26chez les écolos
00:40:27au Rassemblement national aussi
00:40:29Nous supprimons
00:40:31cette mesure
00:40:31dans le contre-budget
00:40:32donc nous y sommes
00:40:33évidemment opposés
00:40:35Qui aujourd'hui
00:40:36alors qu'on a eu
00:40:37qu'on a des retraités
00:40:38qui voient déjà
00:40:39leur pouvoir d'achat baisser
00:40:40accepterait encore
00:40:42que ce report
00:40:43soit fait
00:40:44sur les retraités
00:40:45mais personne
00:40:46Parmi les oppositions
00:40:47certains élus réfutent
00:40:48toute piste de financement
00:40:49impliquant les retraités
00:40:51Alors depuis Romainville
00:40:52cet après-midi
00:40:53clarification immédiate
00:40:54du Premier ministre
00:40:55La lettre rectificative
00:40:57faut pas lui faire dire
00:40:58ce qu'elle ne dit pas
00:40:59c'est pas la proposition définitive
00:41:01La lettre rectificative
00:41:03c'est ce qui va permettre
00:41:05au débat
00:41:05d'avoir lieu jusqu'au bout
00:41:06Le chef du gouvernement
00:41:08joue-t-il la carte
00:41:08de l'apaisement ?
00:41:10Lui a tenu son engagement
00:41:11dit-il alors
00:41:11certains macronistes
00:41:13veulent y croire
00:41:13Le Premier ministre
00:41:15a rempli le contrat
00:41:16d'Ixit
00:41:16cette élu renaissance
00:41:17maintenant
00:41:18aux oppositions
00:41:19d'en faire de même
00:41:20En commission
00:41:22les discussions
00:41:22autour des retraites
00:41:23devraient avoir lieu
00:41:24dès lundi
00:41:24alors que nul ne sait encore
00:41:26comment sera financée
00:41:27cette suspension
00:41:28la question qui fâche
00:41:29la voici
00:41:30qui devra passer
00:41:31à la caisse
00:41:32Et je vais donc la poser
00:41:34ce soir à trois députés
00:41:35que j'accueille
00:41:35Bonsoir Sophie Taillet-Pollian
00:41:37Merci d'être là
00:41:38Vous êtes députée
00:41:39écologiste et sociale
00:41:40du Val-de-Marne
00:41:40A vos côtés
00:41:41Sylvain Berrios
00:41:42député apparenté
00:41:43horizon du Val-de-Marne
00:41:44Bonsoir
00:41:45Et Mathias Renaud
00:41:46député
00:41:47Rassemblement national
00:41:48de la Somme
00:41:48Je voulais d'abord
00:41:49vous interroger
00:41:50sur la forme
00:41:51la lettre rectificative
00:41:54Est-ce que ça donne
00:41:55plus de chance
00:41:56au budget
00:41:56de la Sécu
00:41:57d'être adoptée
00:41:59Sylvain Berrios
00:41:59Moi je pense surtout
00:42:02que cette lettre
00:42:03rectificative arrive
00:42:04dans des conditions
00:42:06un peu curieuses
00:42:07Je vous rappelle
00:42:08que le Premier Ministre
00:42:11avait annoncé
00:42:11la suspension
00:42:12de la réforme
00:42:14des retraites
00:42:14et qu'une semaine après
00:42:17le Premier Ministre
00:42:18interrogé
00:42:19par le groupe
00:42:19Horizon Indépendant
00:42:20avait indiqué
00:42:21que cette suspension
00:42:23arriverait
00:42:24par un amendement
00:42:25du gouvernement
00:42:25Et puis une semaine après
00:42:27changement de cap
00:42:28changement de pied
00:42:29c'est une lettre
00:42:30rectificative
00:42:31Donc ça arrive
00:42:33quand même
00:42:33dans un processus
00:42:34qui paraît
00:42:35un peu compliqué
00:42:36en tout cas
00:42:36pris sous la pression
00:42:38des socialistes
00:42:39Et voilà
00:42:41il faut le retenir
00:42:42Il faut retenir aussi
00:42:43que cette majorité
00:42:43elle est multiple
00:42:44et que les socialistes
00:42:46ne sont pas
00:42:47les seuls
00:42:48à ne pas avoir
00:42:49voté la censure
00:42:50du gouvernement
00:42:51il y a quelques jours
00:42:53Mathias Renaud
00:42:54vous la lettre
00:42:55rectificative
00:42:56parce que
00:42:56finalement
00:42:57quand cette suspension
00:42:58de la réforme
00:42:58des retraites
00:42:58a été annoncée
00:42:59beaucoup
00:43:00s'étaient interrogés
00:43:01y compris dans votre camp
00:43:01sur le véhicule législatif
00:43:04la lettre
00:43:05rectificative
00:43:05est-ce que vous
00:43:06vous vous dites
00:43:07comme le dit
00:43:08d'ailleurs
00:43:08le préambule
00:43:09de la lettre
00:43:09c'est un gage
00:43:10de clarté
00:43:11et de transparence
00:43:12qui vise à garantir
00:43:14la tenue
00:43:15d'un débat
00:43:15parlementaire
00:43:16loyal et sincère
00:43:17alors la lettre
00:43:18rectificative
00:43:19c'est Marine Le Pen
00:43:20qui l'avait demandé
00:43:21on a eu une séance
00:43:23de questions
00:43:24au gouvernement
00:43:24d'ailleurs assez curieuse
00:43:25Marine Le Pen pose
00:43:26la question
00:43:27au Premier Ministre
00:43:28il ne répond pas
00:43:29et ensuite il répond
00:43:29la même question
00:43:30au Parti Socialiste
00:43:31donc on voit
00:43:31que ça faisait partie
00:43:32des tractations
00:43:33avec le Parti Socialiste
00:43:34pourquoi on a demandé
00:43:36cette lettre
00:43:36rectificative
00:43:37c'était pour lever
00:43:38une hypothèse
00:43:39parce que nous
00:43:39on pense qu'il n'y a
00:43:41pas de majorité
00:43:42à l'Assemblée
00:43:43et qu'il n'y en aura
00:43:43pas à la fin
00:43:44c'est pas que vous le pensez
00:43:45c'est une réalité
00:43:45c'est une réalité
00:43:46et on pense que
00:43:47ce serait une réalité
00:43:48à la fin d'un procédure budgétaire
00:43:49donc on mise
00:43:50alors c'est très dur
00:43:51de faire des prédictions
00:43:51on mise sur une procédure
00:43:53d'ordonnance
00:43:53qui permettrait au gouvernement
00:43:55de passer à la fin
00:43:56sans vote
00:43:57sur le texte initial
00:43:58du gouvernement
00:43:58donc là le fait
00:43:59qu'on ait une lettre
00:44:00rectificative
00:44:01permet d'intégrer
00:44:02au budget initial
00:44:03du gouvernement
00:44:04cette suspension
00:44:04de la réforme des retraites
00:44:05donc au moins
00:44:06en cas d'ordonnance
00:44:07la suspension
00:44:08serait actée
00:44:10Sophie Taillé-Pollian
00:44:11au moins
00:44:12il n'y a plus
00:44:13d'entourloupe
00:44:14comme on a pu l'entendre
00:44:15à gauche
00:44:15LFI
00:44:16disait aux socialistes
00:44:17vous allez vous faire rouler
00:44:18dans la farine
00:44:19finalement cette lettre
00:44:20rectificative
00:44:20et Sébastien Lecornule
00:44:21l'a dit
00:44:22elle fait que
00:44:23la question des retraites
00:44:25ne pourra plus disparaître
00:44:27effectivement
00:44:28la question des retraites
00:44:29ne pourra plus disparaître
00:44:30et c'est une bonne chose
00:44:31même si
00:44:32je crois qu'on va y revenir après
00:44:33les éléments apportés
00:44:36au financement
00:44:37sont évidemment
00:44:39à revoir
00:44:40mais je crois
00:44:41que c'est une bonne chose
00:44:43mais avant que ce PLFSS
00:44:45ne puisse être adopté
00:44:47ne puisse trouver une majorité
00:44:48dans l'hémicycle
00:44:49qu'on connaît aujourd'hui
00:44:50il y a beaucoup
00:44:52beaucoup
00:44:52beaucoup
00:44:53beaucoup de mesures
00:44:54qui doivent en être supprimées
00:44:56que je pense bien sûr
00:44:58particulièrement aux personnes
00:45:00en situation de handicap
00:45:01je pense également
00:45:03bien entendu
00:45:04aux malades de longue durée
00:45:06je pense
00:45:07enfin je veux dire
00:45:08les sujets sont extrêmement nombreux
00:45:10puisqu'aujourd'hui
00:45:11le gouvernement
00:45:11travaille
00:45:12et consolide son budget
00:45:14et baisse le déficit
00:45:15sur le dos
00:45:16des malades
00:45:17des personnes en situation
00:45:18de handicap
00:45:19des plus fragiles
00:45:20puisqu'on gèle également
00:45:22les prestations sociales
00:45:23bref
00:45:24donc de toute manière
00:45:25pour le groupe
00:45:28écologiste et social
00:45:29il n'y a aucune possibilité
00:45:31de voter
00:45:31ce projet de loi
00:45:34de finances
00:45:34et de sécurité sociale
00:45:35avec toutes ces horreurs
00:45:37à l'intérieur
00:45:38donc il faudra
00:45:39le remodeler
00:45:40de façon extrêmement profonde
00:45:41Fanny Guinochet
00:45:42dans la lettre rectificative
00:45:43il y a donc
00:45:45la forme
00:45:46que va prendre
00:45:46la suspension
00:45:47de la réforme des retraites
00:45:47et puis il y a aussi
00:45:48des propositions
00:45:49pour financer
00:45:50cette suspension
00:45:51et on a vu
00:45:53que ça avait crispé
00:45:53les oppositions
00:45:54cet après-midi
00:45:55il y a raison
00:45:55il y en a deux
00:45:56le Premier ministre
00:45:58propose deux sources
00:45:59de financement
00:46:00une première
00:46:01qui est de
00:46:02demander un effort
00:46:04au secteur
00:46:06de l'assurance
00:46:06des complémentaires
00:46:07santé
00:46:08des mutuels
00:46:08ils payent déjà
00:46:10c'est prévu dans le budget
00:46:11à hauteur de 1 milliard d'euros
00:46:13cette année
00:46:14mais ils pourraient donc
00:46:15payer beaucoup plus
00:46:16puisque leur contribution
00:46:17serait majorée
00:46:19et puis
00:46:19l'autre volet
00:46:21de financement
00:46:22de cette suspension
00:46:23de la réforme des retraites
00:46:24c'est de se tourner
00:46:25vers les retraités
00:46:26alors certes
00:46:27le gel des pensions
00:46:28est déjà dans le projet
00:46:29de budget
00:46:30pour 2026
00:46:32mais c'est aussi
00:46:332027
00:46:34l'hypothèse
00:46:35que fait
00:46:35Sébastien Lecornu
00:46:36c'est qu'il va
00:46:38sous-indexer
00:46:39un peu plus
00:46:40que ce qu'il n'était
00:46:41prévu en 2027
00:46:43donc vous voyez
00:46:43les deux façons
00:46:44sachant qu'on a découvert
00:46:46hier dans cette lettre
00:46:47rectificative
00:46:48que finalement
00:46:49cette suspension
00:46:50elle coûtait moins cher
00:46:51que prévu
00:46:52100 millions d'euros
00:46:53l'année prochaine
00:46:54on nous avait parlé
00:46:55de 400 millions d'euros
00:46:56visiblement
00:46:56les caisses de retraite
00:46:58ont fait tourner
00:46:58leur modèle
00:47:00et ils expliquent
00:47:01en tout cas
00:47:02le gouvernement explique
00:47:03que sur 2026
00:47:05parce qu'en fait
00:47:05c'est assez technique
00:47:06mais comme le changement
00:47:07se fait en octobre
00:47:09il y a un certain nombre
00:47:10de français
00:47:11qui ça serait essentiellement
00:47:13voilà
00:47:13les 100 millions
00:47:14ce sera d'octobre
00:47:14à décembre 2026
00:47:15et ça ne modifierait pas
00:47:17tant que ça
00:47:18les comportements
00:47:19en revanche
00:47:19le gros de l'effort
00:47:20de cette suspension
00:47:21il portera sur 2027
00:47:24c'est en tout cas
00:47:24l'estimation
00:47:26que fait
00:47:26moi je ne fais que vous dire
00:47:28ce qu'il y a dans la lettre
00:47:29Sylvain Berriot
00:47:29pourquoi vous faites cette tête
00:47:31c'est écrit noir sur blanc
00:47:33c'est une bonne nouvelle
00:47:33moi je fais la moue
00:47:34pour deux raisons
00:47:35d'abord
00:47:35si ça ne coûtait que 100 millions
00:47:36c'était fait depuis longtemps
00:47:38non ça coûte 100 millions
00:47:39parce qu'au moment
00:47:40où la suspension
00:47:41prendra
00:47:41ça suppose aussi
00:47:44qu'on ait pris en compte
00:47:46les cotisations
00:47:47qui n'auront pas lieu
00:47:47de fait
00:47:49or
00:47:50dans les budgets
00:47:51on ne retrouve pas
00:47:52ces suspensions
00:47:52de cotisations
00:47:53par conséquent
00:47:54quelque part
00:47:55il y a
00:47:56signe d'une insacérité
00:47:58en tout cas
00:47:59quelque chose
00:47:59qui ne fonctionne pas
00:48:00mais sur
00:48:01la prudure parlementaire
00:48:03pardonnez-moi
00:48:03d'insister un instant
00:48:04c'est quand même
00:48:05un 49-3
00:48:06puissance 4
00:48:06cette affaire
00:48:07parce que si
00:48:08on écoute
00:48:09mes deux collègues
00:48:10qui viennent de parler
00:48:11du Rassemblement National
00:48:12des écologistes
00:48:14on y dit
00:48:14oui mais en fait
00:48:15ça va finir
00:48:16aux ordonnances budgétaires
00:48:16non j'ai pas dit ça
00:48:17pardon
00:48:17j'ai pas dit que tu dis ça
00:48:18il y en a
00:48:19d'accord
00:48:19alors monsieur Rounou
00:48:20on nous a dit
00:48:20que ça finirait
00:48:21en ordonnances budgétaires
00:48:23c'est à dire
00:48:24c'est à dire
00:48:24c'est à dire
00:48:25pas de vote
00:48:26c'est à dire
00:48:26pas de vote
00:48:27de l'Assemblée
00:48:28puisque les habilitations budgétaires
00:48:29n'ont pas besoin
00:48:30d'habilitation du Parlement
00:48:32et madame nous dit
00:48:35oui mais de toute manière
00:48:36on peut pas voter
00:48:37le budget tel qu'il est
00:48:38donc ce sera pas
00:48:38la copie initiale
00:48:40et dans le parisien
00:48:41chez nos confrères
00:48:42Boris Vallot nous dit
00:48:44c'est dans le parisien
00:48:45ce soir
00:48:45de toute manière
00:48:46si le bloc central
00:48:47ne vote pas
00:48:48la taxe du Kman
00:48:49et l'ISF
00:48:50nous nous réservons
00:48:51de censurer
00:48:51bien l'opération
00:48:52on sait aujourd'hui
00:48:54après l'annonce
00:48:55de Boris Vallot
00:48:55que le budget
00:48:56ne sera pas voté
00:48:57ce sera donc
00:48:57une ordonnance
00:48:58qui reviendra
00:48:59exactement au texte initial
00:49:01sans vote du Parlement
00:49:02ce qui signifie
00:49:04que les 7 fois
00:49:05où le Premier ministre
00:49:06a dit
00:49:06lors de cette question
00:49:07politique générale
00:49:07il faudra proposer
00:49:09le gouvernement proposera
00:49:10nous débattrons
00:49:11nous voterons
00:49:12ben en fait
00:49:13c'est pas ça qui se passe
00:49:13je vous propose
00:49:15et je déciderai
00:49:16mais pas du tout
00:49:17c'est quand même
00:49:17très différent
00:49:18c'est comme ça
00:49:19ça veut dire que là
00:49:20en l'état
00:49:20Sylvain Marius
00:49:21vous refusez le débat
00:49:22parlementaire ?
00:49:23nous nous étions
00:49:25faveur
00:49:25nous étions
00:49:27favorables
00:49:28à ce qu'il y ait
00:49:31un amendement
00:49:33du gouvernement
00:49:33qui puisse être discuté
00:49:35à l'Assemblée
00:49:35la gauche l'aurait voté
00:49:36la droite ne l'aurait pas voté
00:49:38il y a eu une majorité
00:49:39et l'affaire était entendue
00:49:41là c'est pas ça
00:49:42qui se passe
00:49:42la gauche
00:49:44nous dit
00:49:44de toute manière
00:49:46s'il n'y a pas
00:49:47de texte du Kman
00:49:47s'il n'y a pas d'ISF
00:49:48c'est Boris Vallot
00:49:49à ce moment-là
00:49:50il dit sans mesure
00:49:51significative
00:49:52de justice fiscale
00:49:53le débat s'arrêtera
00:49:54très vite
00:49:54non ce n'est pas
00:49:55ce qu'il dit
00:49:55il dit exactement ça
00:49:57dans le Parisien
00:49:58aujourd'hui
00:49:58il n'y a pas la vote
00:49:59de texte du Kman
00:50:00s'il n'y a pas d'ISF
00:50:01alors
00:50:02il y aura censure
00:50:04il le dit
00:50:04depuis le début
00:50:06il le dit
00:50:07après moi je ne vais pas
00:50:08parler
00:50:08alors on va laisser
00:50:10Sylvain Berrios
00:50:11je commence à vous connaître
00:50:12vous confisquez la parole
00:50:14voilà
00:50:14laissez parler
00:50:15laissez parler vos collègues
00:50:17parce que déjà
00:50:17en fait vous faites semblant
00:50:19de découvrir
00:50:20ce que le parti socialiste
00:50:21moi je ne suis pas
00:50:21la porte-parole du parti socialiste
00:50:23mais il n'a eu de cesse de dire
00:50:23c'est-à-dire qu'ils ont dit
00:50:24on ne censure pas
00:50:25la semaine dernière
00:50:27il y a 10 jours
00:50:27si on obtient
00:50:29la suspension
00:50:30de la réforme des retraites
00:50:31et on veut des garanties
00:50:31pour ça
00:50:32mais
00:50:32pour ne pas censurer
00:50:35pour que le budget
00:50:36puisse passer
00:50:37nous avons d'autres demandes
00:50:39notamment sur la taxation
00:50:40des ultra-riches
00:50:41donc c'est très clair
00:50:42depuis le début
00:50:43et c'est pour ça
00:50:43que je ne vous suis pas du tout
00:50:44ni monsieur
00:50:45sur le fait que
00:50:46ah bah c'est sûr
00:50:47il y aura des ordonnances
00:50:48non
00:50:48soit il y a une discussion
00:50:50entre le gouvernement
00:50:52soutenu par une majorité relative
00:50:54c'est la raison
00:50:55pour laquelle
00:50:56Emmanuel Macron a dit
00:50:57il faut absolument
00:50:58nommer quelqu'un
00:50:59du bloc central
00:50:59c'est que là
00:51:00c'est là
00:51:00c'est le plus stable
00:51:01vous n'arrêtez pas
00:51:02de finalement
00:51:03de démontrer
00:51:04que vous ne le soutenez pas
00:51:05donc sur la base
00:51:06de ce socle
00:51:07ah ce socle
00:51:08bon
00:51:09alors on va ouvrir
00:51:10des discussions
00:51:10avec la gauche
00:51:12en l'occurrence
00:51:13le parti socialiste
00:51:14a accepté
00:51:14de discuter
00:51:15mais le groupe écologiste
00:51:17est ouvert à la discussion
00:51:18aussi
00:51:18on pourra trouver
00:51:20les voies d'un budget
00:51:21donc oui
00:51:22soit vous le soutenez
00:51:23il y a une discussion
00:51:24possible
00:51:25après avec la gauche
00:51:26pour voir si
00:51:27la non-censure
00:51:29peut se poursuivre
00:51:30soit vous ne le soutenez pas
00:51:32et donc de toute manière
00:51:32il n'est soutenu par personne
00:51:34et à ce moment-là
00:51:34autant que ça s'arrête
00:51:35tout de suite
00:51:35le Premier ministre
00:51:36enjoint ce soir
00:51:37les différentes formations politiques
00:51:38à dire
00:51:39comment elles financent
00:51:40la suspension
00:51:40de la réforme des retraites
00:51:41comment vous financez
00:51:43si ce n'est pas
00:51:45en touchant aux retraités
00:51:46ou aux mutuels
00:51:47par exemple
00:51:48à gauche
00:51:48vous les écologistes
00:51:49quelle piste de financement
00:51:51vous proposez ?
00:51:52alors il y a un certain
00:51:52nombre de pistes
00:51:53qui sont soumises
00:51:54à discussion
00:51:55je pense notamment
00:51:57au fait de
00:51:58soumettre à cotisation
00:51:59les primes et intéressements
00:52:01il y a d'autres types
00:52:02de propositions
00:52:03et là on serait
00:52:03sur un montant
00:52:04de 4 milliards
00:52:05il y a d'autres propositions
00:52:07comme l'augmentation
00:52:08du forfait social
00:52:09sur les dividendes
00:52:09il faut bien se rendre compte
00:52:10que dans notre pays
00:52:11les dividendes ont explosé
00:52:14alors que les salaires
00:52:15ont stagné
00:52:15voire diminué
00:52:16donc si on augmente
00:52:17le forfait social
00:52:18c'est-à-dire en fait
00:52:19on soumet à cotisation
00:52:20davantage les dividendes
00:52:21on a là de quoi trouver
00:52:23à peu près une dizaine
00:52:23de milliards
00:52:24donc des sources de financement
00:52:27sont tout à fait possibles
00:52:28y compris pour financer
00:52:30l'abrogation
00:52:30de la réforme des retraites
00:52:32que nous continuons
00:52:32à demander bien évidemment
00:52:34il suffirait juste
00:52:35que le gouvernement accepte
00:52:37de rééquilibrer en fait
00:52:38sur le qui paye
00:52:40et bien
00:52:40le gouvernement n'a pas accepté
00:52:42c'est à vous de voter
00:52:43je sais bien
00:52:43mais nous nous continuons
00:52:45de faire nos propositions
00:52:46et je crois qu'elles sont soutenues
00:52:47par une majorité
00:52:48de françaises et de français
00:52:48que ce soit les dividendes
00:52:50qui payent
00:52:50ça me semblerait
00:52:51le plus logique
00:52:52il faut savoir
00:52:53que depuis 2021
00:52:55les dividendes ont augmenté
00:52:57d'une quarantaine de pourcents
00:52:58les salaires eux
00:52:59le pouvoir d'achat
00:53:00comment le rassemblement national
00:53:04propose-t-il
00:53:04de financer la suspension
00:53:05de la réforme des retraites
00:53:06écoutez ça tombe bien
00:53:07parce qu'on a fait
00:53:08on a présenté
00:53:09un contre-budget
00:53:09un contre-budget
00:53:10tout à l'heure
00:53:11en fin de matinée
00:53:12on a proposé
00:53:1250 milliards d'euros d'économie
00:53:14alors état sécu
00:53:16côté état
00:53:16on connaît déjà
00:53:17sur la lutte contre l'immigration
00:53:18les agences
00:53:21la débureaucratisation
00:53:22les subventions
00:53:23aux énergies intermittentes
00:53:24etc.
00:53:24mais également
00:53:25sur le budget de la sécu
00:53:26par exemple
00:53:27le fait de réserver
00:53:28les prestations sociales
00:53:29non contributives
00:53:30pour les étrangers
00:53:31qui ont travaillé
00:53:32au moins 5 ans
00:53:33ou par exemple
00:53:34la suppression
00:53:36des agences régionales
00:53:38de santé
00:53:38ou la débureaucratisation
00:53:40des hôpitaux
00:53:41on sait qu'on a un taux
00:53:41d'encadrement administratif
00:53:43qui est de 35%
00:53:44en France
00:53:44qui est extrêmement élevé
00:53:45c'est 10 points de moins
00:53:46en Allemagne
00:53:46donc il y a des économies
00:53:48à faire
00:53:48enfin là on parle
00:53:49de 100 millions d'euros
00:53:51pour 2026
00:53:52je ne crois
00:53:54que ce que je vois
00:53:54donc là
00:53:55ce qui est sur la table
00:53:56c'est 2026
00:53:57100 millions d'euros
00:53:57donc la question du financement
00:53:59en fait
00:53:59elle est assez accessoire
00:54:00dans les grandes masses
00:54:01qu'on va discuter là
00:54:02Fanny
00:54:02vous voyez
00:54:03ça va être très difficile
00:54:04de trouver un accord
00:54:05sachant que
00:54:06ce spectacle là
00:54:07les agences de notation
00:54:09le regardent
00:54:10et je rappelle que demain
00:54:11on attend une note
00:54:12d'une dernière agence de notation
00:54:13l'agence Moody's
00:54:15après
00:54:15après la dégradation
00:54:18qu'il y a déjà eu
00:54:19la semaine dernière
00:54:20de S&P
00:54:21parce que
00:54:22jusqu'à présent
00:54:22on ne voit absolument pas
00:54:23de consensus
00:54:25et c'est vrai
00:54:26qu'on peut se dire
00:54:27que la semaine
00:54:28qui vient de passer
00:54:29nous montre
00:54:30que compromis
00:54:31consensus
00:54:32ça va être extrêmement
00:54:33difficile
00:54:35mais
00:54:35S&P
00:54:36a dégradé
00:54:38la de la France
00:54:39de raison
00:54:40la suspension
00:54:42à la fin de retraite
00:54:43et l'instabilité
00:54:43l'instabilité politique
00:54:45de raison
00:54:45stabiliser
00:54:47qui avait été anticipé
00:54:48au moment de la dissolution
00:54:49d'ailleurs
00:54:50c'est surtout l'instabilité
00:54:51et je repose la question
00:54:52à mon collègue
00:54:53est-ce que vous soutenez
00:54:54Sébastien Lecornu ou pas ?
00:54:56et je crois que non
00:54:57et donc en fait
00:54:58ça se verra
00:54:58ça se verra dans l'hémicycle
00:55:00ça se verra dans l'hémicycle
00:55:02ça nous arrange
00:55:02et ça nous arrange aussi
00:55:05parce que sinon
00:55:05on repart dans une fraise
00:55:07donc répondez
00:55:08merci
00:55:08merci à tous les trois
00:55:11vous pouvez rester là
00:55:12si vous voulez bien
00:55:13parce que tout de suite
00:55:14c'est Bourbon Express
00:55:14c'est le journal
00:55:15de l'Assemblée Nationale
00:55:16présenté et préparé
00:55:17par Marco Pommier
00:55:19Bonsoir Marco
00:55:24Bonsoir Adeline
00:55:25on commence Bourbon Express
00:55:26ce soir avec une histoire
00:55:27de consentement
00:55:28Oui
00:55:29l'Assemblée a voté
00:55:30ce matin
00:55:31un texte
00:55:32pour intégrer
00:55:32la notion
00:55:33de non-consentement
00:55:34à la définition pénale
00:55:36du viol
00:55:36à l'origine
00:55:37de cette proposition de loi
00:55:38l'écologiste
00:55:39Marie-Charlotte Garin
00:55:40et la macroniste
00:55:41Véronique Riotton
00:55:42résultat du vote
00:55:44Pour 155
00:55:46contre 31
00:55:48l'Assemblée Nationale
00:55:49a adopté
00:55:50Applaudissements
00:55:51Alors vous le voyez
00:55:52seuls les députés
00:55:54du RN
00:55:54ont voté contre
00:55:55alors c'est l'aboutissement
00:55:56d'un travail parlementaire
00:55:57de deux ans
00:55:58un compromis aussi
00:55:59entre députés
00:56:01et sénateurs
00:56:01et au final
00:56:02une phrase clé
00:56:03dans le code pénal
00:56:04le consentement
00:56:05est libre
00:56:06et éclairé
00:56:07spécifique
00:56:07préalable
00:56:08et révocable
00:56:09il est apprécié
00:56:10au regard des circonstances
00:56:12et pour illustrer
00:56:12cette notion
00:56:13l'insoumis
00:56:14Sarah Legrin
00:56:15est venue ce matin
00:56:16dans l'hémicycle
00:56:16avec une culotte
00:56:17Ceci
00:56:19n'est pas un consentement
00:56:21porter de joli
00:56:23ne rien porter du tout
00:56:26porter une alliance
00:56:28ce n'est pas consentir
00:56:29dormir
00:56:31ne pas bouger
00:56:32ne rien dire
00:56:34ce n'est pas consentir
00:56:37et de cette matinée
00:56:38j'ai aussi retenu
00:56:39la vive émotion
00:56:40de l'écologiste
00:56:41Sandra Rogol
00:56:42pour qui ce texte
00:56:43est l'héritier
00:56:44des lanceuses d'alerte
00:56:45sans elle
00:56:47sans les pionnières
00:56:48sans les lanceuses d'alerte
00:56:50sans les militantes
00:56:51sans toutes ces héroïnes
00:56:52du quotidien
00:56:53dans la volonté de justice
00:56:54à déplacer des montagnes
00:56:56nous ne serions pas là
00:56:58ni dans cet hémicycle
00:57:00ni devant ce texte
00:57:01pardon
00:57:02et maintenant
00:57:07on attend
00:57:08la semaine prochaine
00:57:09un ultime vote au Sénat
00:57:10qui lui aussi
00:57:11devrait être positif
00:57:12Mathias Renaud
00:57:12sur les 30 parlementaires RN
00:57:14qui étaient présents
00:57:15dans l'hémicycle
00:57:15au moment du vote
00:57:1627 ont voté contre
00:57:18et 3 se sont abstenus
00:57:20est-ce que vous avez conscience
00:57:21que ça vous fait passer
00:57:22pour des ennemis
00:57:23des droits des femmes ?
00:57:25Oui mais en fait
00:57:25c'est des questions de symboles
00:57:27mais en fait
00:57:27il faut regarder
00:57:27le dispositif juridique précis
00:57:30voilà
00:57:30c'est sans doute
00:57:31trop restrictif
00:57:32il est évident
00:57:33qu'aujourd'hui
00:57:33le viol est pénalement
00:57:35répréhensible
00:57:36et réprimé
00:57:36enfin je veux dire
00:57:37s'il n'est pas du tout
00:57:38question de ça
00:57:38donc la question
00:57:40c'est une question
00:57:40vraiment juridique
00:57:42sur la définition
00:57:44des termes
00:57:44de toute façon
00:57:45ce texte va passer
00:57:46vous pouvez lui répondre
00:57:46non non il n'est pas du tout
00:57:47réprimé justement
00:57:48puisqu'il y a très très peu
00:57:49de viols
00:57:50qui finissent par une condamnation
00:57:52parce que justement
00:57:53et c'est vraiment
00:57:54l'observation
00:57:55mais non pas seulement
00:57:56c'est aussi quand il y a plainte
00:57:58mais que comme la définition
00:57:59était trop étroite
00:58:00il y a beaucoup de juges
00:58:02qui expliquaient
00:58:02qu'ils ne pouvaient pas
00:58:03qualifier de viol
00:58:04ce que pour autant
00:58:05eux-mêmes
00:58:05intimement
00:58:06nommaient viol
00:58:08parce que justement
00:58:09il n'y avait pas
00:58:10cette notion de consentement
00:58:11donc c'était extrêmement important
00:58:12et je crois que ça ouvre
00:58:14à des jugements
00:58:17qui soient plus favorables
00:58:18aux femmes
00:58:18et aux victimes
00:58:19de viol
00:58:19même si ça ne résout pas
00:58:21évidemment
00:58:22d'autres difficultés
00:58:23notamment des moyens
00:58:24donnés aux associations
00:58:26qui défendent les femmes
00:58:28et qui promeuvent
00:58:29l'égalité entre les femmes
00:58:31et les hommes
00:58:31et la rupture
00:58:32avec une certaine forme
00:58:33de culture
00:58:33du viol
00:58:34et de la violence
00:58:35dans notre société
00:58:36On poursuit Marco
00:58:38avec un voyage
00:58:40en absurdi
00:58:41Oui direction
00:58:42les parcs à huîtres
00:58:43où les austréiculteurs
00:58:44sont en colère
00:58:45à cause
00:58:46d'une nouvelle norme
00:58:47européenne
00:58:47depuis cet été
00:58:48un arrêté
00:58:49impose à leur bateau
00:58:50professionnel
00:58:51d'être équipé
00:58:52de WC
00:58:53et d'un lavabo
00:58:54sur leur barge
00:58:55de moins de 12 mètres
00:58:56pour eux
00:58:57c'est quasiment
00:58:57mission impossible
00:58:58Qu'on vienne
00:59:00nous demander
00:59:00d'appliquer
00:59:01des choses
00:59:02absurdes
00:59:03ça devient
00:59:05ridicule
00:59:06si vraiment
00:59:08on a besoin
00:59:08d'aller au WC
00:59:09en général
00:59:10sur des cales
00:59:10de mise à l'eau
00:59:11ou sur des plages
00:59:12publiques
00:59:13il y a des WC
00:59:13qui sont mis à disposition
00:59:14Alors l'objectif officiel
00:59:16c'est d'améliorer
00:59:17les conditions de travail
00:59:19en mer
00:59:19ce matin
00:59:19je suis allé voir
00:59:20Jimmy Pint
00:59:21un député du Morbihan
00:59:22du camp présidentiel
00:59:23marin pêcheur
00:59:24spécialiste des dossiers
00:59:26concernant le milieu maritime
00:59:27et pendant notre interview
00:59:29figurez-vous
00:59:30qu'il a reçu
00:59:30une bonne nouvelle
00:59:31au téléphone
00:59:32écoutez
00:59:32Vous pouvez juste nous dire
00:59:34avec qui vous êtes au téléphone
00:59:35je suis au téléphone
00:59:35avec le président
00:59:36du comité national
00:59:37de la consiculture
00:59:38monsieur Le Gall
00:59:38voilà
00:59:39et qui me dit
00:59:42que le problème
00:59:42est réglé
00:59:43que ce ne sera pas
00:59:44une obligation
00:59:45pour les navires
00:59:45inférieurs à 24 mètres
00:59:47parce qu'il s'est plaint
00:59:48auprès de la ministre
00:59:49parce qu'il s'est plaint
00:59:50auprès de la ministre
00:59:51et que la ministre
00:59:52et que la ministre
00:59:52a réagi très vite
00:59:53vous confirmez
00:59:54vous confirmez président ?
00:59:55Oui je confirme
00:59:56Formidable
00:59:58Formidable
00:59:58Je vous voyais tous
01:00:00lever les yeux au ciel
01:00:02sur cette mesure
01:00:03sur cette norme européenne
01:00:04mettre des WC
01:00:05sur des barges austréicoles
01:00:06Que ce soit des normes
01:00:08européennes ou nationales
01:00:09je ne veux pas être grossier
01:00:10mais il faut arrêter
01:00:11d'emmerder les français
01:00:11avec des normes absurdes
01:00:14C'est une dérogation
01:00:17pour les barges inférieures
01:00:18à 24 mètres
01:00:19c'est visiblement
01:00:20la promesse
01:00:21de la ministre
01:00:21de la mer
01:00:22les nouveaux bateaux
01:00:23en construction
01:00:24eux devraient aussi
01:00:25être exemptés
01:00:26Ecoutez
01:00:26Les navires à venir
01:00:28on ne pouvait pas adapter
01:00:29un chiotte ?
01:00:31Bah non
01:00:31comment veux-tu ?
01:00:32Bah tu peux
01:00:33comme ça
01:00:35tu te poses
01:00:36tu t'assis à la fois
01:00:37sur la passerelle
01:00:38de commandement
01:00:38et sur les Wawa
01:00:39Voilà les Wawa
01:00:44c'est noté
01:00:44Peut-être que Bruxelles
01:00:46va retenir l'idée
01:00:47Oui
01:00:47Affaire à suivre
01:00:49on continue
01:00:50avec Gérald Darmanin
01:00:51le garde des Sceaux
01:00:52piqué au vif
01:00:52Oui
01:00:53il était auditionné
01:00:54hier par les membres
01:00:55de la commission des lois
01:00:56au menu
01:00:56notamment
01:00:57la surpopulation carcérale
01:00:58La socialiste
01:01:00Colette Capdevieille
01:01:01s'est émue
01:01:01des conditions
01:01:02de détention
01:01:03et de travail
01:01:04dans la maison d'arrêt
01:01:05de Bayonne
01:01:06de quoi agacer
01:01:07Gérald Darmanin
01:01:08qui a renvoyé
01:01:08la députée
01:01:09au bilan
01:01:10de François Hollande
01:01:11et dans son argumentaire
01:01:12il s'est confié
01:01:13le ministre de la Justice
01:01:14sur son passé familial
01:01:16Je ne sais pas
01:01:17qui ici a été visiter
01:01:18son père 9 mois
01:01:18à la maison d'arrêt
01:01:19quand il avait 18 ans
01:01:20à Valenciennes
01:01:20je l'ai fait
01:01:21donc j'ai une leçon
01:01:22de dignité de détenu
01:01:23à recevoir
01:01:24d'absolument personne
01:01:25Mon père
01:01:26a été
01:01:26à plusieurs reprises
01:01:28à plusieurs mois
01:01:29en maison d'arrêt
01:01:30et à 18 ans
01:01:30quand on va avoir
01:01:31son père au parloir
01:01:31ça forge un homme
01:01:32Voilà
01:01:33c'était Gérald Darmanin
01:01:34hier
01:01:35on va s'intéresser aussi
01:01:36à un autre membre
01:01:37du gouvernement
01:01:37un nouveau petit collègue
01:01:39pour Gérald Darmanin
01:01:40Oui
01:01:40le nouveau ministre
01:01:41chargé de la ruralité
01:01:42qui a fait ses premiers pas
01:01:44au gouvernement
01:01:45lundi 13 octobre
01:01:46des pas hésitants d'ailleurs
01:01:47regardez vous allez le voir
01:01:48sur ces images
01:01:49Michel Fournier
01:01:50tellement hésitant
01:01:51qu'il a failli rater
01:01:52une marche
01:01:53en sortant de Matignon
01:01:54la semaine dernière
01:01:55bon jusqu'ici
01:01:56Michel Fournier
01:01:57était président
01:01:58de l'association
01:01:59des maires ruraux
01:02:00lui-même
01:02:00maire des Voivres
01:02:02dans les Vosges
01:02:02depuis 1989
01:02:04mais ministre
01:02:05même lui
01:02:06n'en revenait pas
01:02:06Vous l'avez découvert
01:02:08à la télé
01:02:08Oui
01:02:09puis ça intéresse
01:02:12comment je réagis
01:02:13ben voilà
01:02:15ma femme était très intéressée
01:02:19puisqu'elle regardait un film
01:02:20sur une autre télé
01:02:21ça a coupé le film de Madame
01:02:24depuis il prend ses marques
01:02:26mais doucement
01:02:27au point qu'il gère
01:02:28parfois encore
01:02:29sa propre communication
01:02:30moi je l'ai eu moi-même
01:02:31au téléphone ce matin
01:02:32En tant que Marco Pommier
01:02:33appelle Michel Fournier
01:02:34Michel Fournier décroche
01:02:35Il répond au téléphone
01:02:36directement
01:02:36et on va dire
01:02:37qu'il est encore un peu
01:02:38en période d'adaptation
01:02:39il découvre
01:02:40C'est vrai qu'il y a
01:02:42des choses nouvelles
01:02:43que je découvre
01:02:43j'ai un officier de sécurité
01:02:45j'ai un chauffeur
01:02:47j'ai tout un ensemble
01:02:50des personnes
01:02:51qui font tout
01:02:52pour que le ministre
01:02:54se trouve dans de bonnes conditions
01:02:55et qui ont un côté
01:02:58tiens j'allais dire
01:03:00un côté un peu maternel
01:03:01et ça je ne suis pas
01:03:02trop habitué
01:03:03Bon attention
01:03:05en revanche
01:03:05on prend vite
01:03:05des habitudes
01:03:06et le retour
01:03:07à la vie normale
01:03:08peut être un peu brutal
01:03:09parfois
01:03:09François Goulard
01:03:10un ministre de Jacques Chirac
01:03:12le résumait bien
01:03:12être ancien ministre
01:03:14c'est s'asseoir
01:03:14à l'arrière d'une voiture
01:03:15et s'apercevoir
01:03:17qu'elle ne démarre pas
01:03:17Merci Marco
01:03:20et merci à mes trois invités
01:03:22d'avoir été ce soir
01:03:22sur le plateau
01:03:23de chaque voix compte
01:03:25pardonnez-moi
01:03:26lundi donc début
01:03:27de l'examen
01:03:30en commission
01:03:30du projet de budget
01:03:32du projet de loi de financement
01:03:33de la sécurité sociale
01:03:34et demain
01:03:35début de l'examen
01:03:36dans l'hémicycle
01:03:37pour le budget
01:03:38on imagine que
01:03:39tous les députés seront là
01:03:41tout un programme
01:03:41la fiche de présence
01:03:43sera bien remplie
01:03:45vous êtes prêts
01:03:45à ce marathon budgétaire
01:03:47dans l'hémicycle ?
01:03:49Bien sûr
01:03:49la France vous regarde
01:03:50en commission
01:03:51Merci à tous les trois
01:03:53et merci à vous
01:03:54de nous avoir suivis
01:03:55merci Fanny et Laurent
01:03:56également
01:03:56chaque voix compte
01:03:57revient demain
01:03:58à 19h30
01:03:59c'est vendredi
01:03:59c'est l'émission en public
01:04:00demain figurez-vous
01:04:01rediffusion ce soir
01:04:02à 23h30
01:04:03et en replay
01:04:04sur le site
01:04:04de lcp.fr
01:04:06dans un instant
01:04:06vous avez évidemment
01:04:07rendez-vous
01:04:08avec Jean-Pierre Gratien
01:04:09pour Débat Doc
01:04:10je vous souhaite une excellente soirée
01:04:12et je vous dis à demain
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