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News
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00:00Générique
00:00...
00:01Bienvenue dans ce journal. Au sommaire de cette édition,
00:21en Côte d'Ivoire, 26 personnes ont été condamnées à 3 ans de prison ferme.
00:25Elles ont été reconnues coupables d'avoir participé à des manifestations interdites
00:29contre la candidature du président Alsan Ouattara.
00:33Près de 700 personnes ont été arrêtées, a précisé le procureur.
00:38Toujours pour le même sujet, le procureur appelle à la vigilance.
00:41Il promet une répression sévère contre ceux qui incitent à la violence ou à la révolte,
00:45notamment certains responsables politiques.
00:48Et au Sénégal, un livre blanc a été remis au président pour éclaircir un épisode douloureux de l'histoire.
00:53Il s'agit du massacre de tirailleurs africains par l'armée française en 1944 à Tcharoy,
00:59près de Dakar.
01:00Des fouilles sont en cours pour retrouver les corps et faire toute la lumière sur ce drame.
01:05En Côte d'Ivoire, les récentes manifestations organisées par des partis d'opposition
01:09continuent de susciter de vives réactions sur le plan judiciaire et politique.
01:14Le jeudi 16 octobre, 26 personnes ont été condamnées à 36 mois de prison ferme
01:18pour troubles à l'ordre public après avoir participé à des marches interdites à Abidjan et Dabou.
01:24Au total, 32 personnes ont été jugées, 2 ont écopé de peine avec sursis
01:28et 4 ont été relaxées, selon leurs avocats, dont maître Jean Chrysostome,
01:32décide du PDCI, principal parti d'opposition.
01:35Ces manifestations visaient notamment à contester la candidature du président Alassane Ouattara
01:40à un quatrième mandat.
01:41Dans un climat politique tendu, les autorités avaient interdit toute protestation
01:46liée aux décisions du Conseil constitutionnel.
01:49Mais pour les avocats de la défense, plusieurs des personnes arrêtées
01:52se sont simplement trouvées au mauvais endroit, au mauvais moment.
01:56Le parquet, lui, est d'un tout autre avis.
01:59Face à la presse, le procureur de la République, Bramand Omar Khouné,
02:03a confirmé près de 700 interpellations à travers le pays.
02:07Il a dénoncé des actes de violence,
02:08évoquant notamment l'exploitation de téléphones portables
02:12qui auraient révélé des appels à la révolte,
02:14voire des propos assimilables à des actes de terrorisme.
02:18Le magistrat a également mis en garde
02:19contre ce qu'il qualifie de politiciens cachés derrière les caméras,
02:23laissant entendre que certains leaders de l'opposition
02:25pourraient être inquiétés pour incitation aux troubles.
02:29On l'écoute.
02:31En ma qualité de procureur de la République d'Abidjan,
02:35je suis donc le directeur de la section antiterroriste.
02:38Je voudrais apporter quelques précisions
02:40concernant les enquêtes qui sont en cours.
02:43Et je dis et je le répète,
02:45à la lumière des différentes déclarations
02:47qui ont été faites devant les officiers de police judiciaire,
02:50nous retenons qu'il ne s'agit pas d'une simple marche
02:53de protestation contre un arrêté préfectoral
02:56qui a interdit la manifestation du 11 octobre 2025.
03:01Mais ceux qui estiment que s'est arrêté leur portent un grief,
03:08il leur appartient de saisir le Conseil d'État
03:11pour demander un sursuit à exécution.
03:14Plusieurs personnes ont été interpellées.
03:16Et dans l'exploitation des différents portables,
03:20des mises en cause,
03:21je voudrais lire quelques séquences
03:24des messages obtenus dans ces portables-là
03:27pour vous démontrer qu'en réalité,
03:30il s'agit des actes de terrorisme.
03:33Dans le portable d'un des mises en cause,
03:36il ressort ceci.
03:38Chers compatriotes ivoiriens,
03:41je suis un ex-militaire.
03:43Je vous donne quelques stratégies
03:45pour paralyser la ville
03:47et empêcher le quatrième mandat illégal.
03:50Se fixer des objectifs clairs et atteignables,
03:53en une semaine, on pourra gagner le combat.
03:58Le premier objectif est de faire fermer
04:01les ambassades étrangères
04:03par nos actions sur le terrain.
04:06N'oubliez pas de casser les caméras
04:08et de brûler les véhicules de police.
04:10Cette fois-ci, il faut brûler les magasins,
04:13les boutiques,
04:15les supermarchés des Libanais.
04:18Dans les villes de l'intérieur,
04:21il faut brûler les voitures de police,
04:23les préfectures, commissariats,
04:26magasins des Libanais et Français.
04:29Il faut mettre le feu
04:30à tous les carrefours de nos quartiers
04:33pour empêcher la police de rentrer
04:36et créer des groupes stratégiques
04:38dans chaque secteur.
04:41Voici des déclarations graves
04:43et des publications qui ont été faites
04:45à travers plusieurs groupes WhatsApp.
04:48Je voudrais encore attirer votre attention
04:51et lancer cet appel à l'endroit de la jeunesse.
04:54Vous êtes ceux-là même qui ont été invités
04:57à envahir les rues.
04:59Je vous dis
05:00de penser à votre carrière.
05:03Ne brisez pas votre carrière
05:05pour des hommes politiques
05:07cachés derrière des caméras
05:09et qui vous lancent des messages
05:11d'appel à l'insurrection.
05:13Je vous dis
05:14et avec toute la gravité
05:16que mon parquet
05:18va avoir la main lourde
05:21lorsque nous allons prendre
05:22nos réquisitions à l'audience.
05:24Pour le moment,
05:26nous avons interpellé
05:27environ 700 personnes.
05:29Dans ce contexte,
05:32le gouvernement ivoirien
05:33a tenu à réagir officiellement
05:35aux critiques émises,
05:36notamment par l'ONG Amnesty International
05:38qui dénonçait
05:39la répression des manifestations.
05:41Dans une déclaration publiée
05:42ce vendredi,
05:43le ministre de la Justice
05:45Jean-Sansan Kambilé
05:46a tenu à rappeler
05:47que le droit de manifester
05:48est garanti par la Constitution
05:49mais qu'il peut être encadré
05:51pour des raisons de sécurité publique.
05:53Il justifie l'interdiction
05:55de la marche du 11 octobre à Abidjan
05:56par un arrêté préfectoral
05:58toujours en vigueur
05:59et assure que les manifestations
06:01qui ont suivi
06:01étaient violentes et subversives.
06:04Le garde des Sceaux précise
06:05par ailleurs
06:06que les personnes arrêtées
06:07ont pu bénéficier
06:08de l'assistance d'un avocat
06:10pour celles qui l'ont souhaité.
06:12Il déplore que les parties impliquées
06:13n'aient pas saisi les voies légales
06:15pour contester les décisions administratives
06:17notamment devant le Conseil d'État.
06:20Enfin, le gouvernement insiste
06:21aucune interdiction générale
06:23de manifester n'est en vigueur
06:25sur le territoire
06:26et les libertés fondamentales
06:27restent garanties
06:29dans le cadre du respect de la loi.
06:31Passons maintenant à l'international.
06:33Direction le Sénégal
06:43où une page douloureuse
06:44de l'histoire se rouvre.
06:46Le président Bassiroudo Maïfaï
06:47a reçu ce jeudi
06:49le livre blanc
06:50sur le massacre de Tchaharoy
06:51survenu en 1944.
06:53Un document historique
06:54rédigé par des chercheurs
06:56pour rétablir la vérité
06:57sur la tuerie
06:58de plusieurs tirailleurs africains
06:59par l'armée coloniale française
07:01alors qu'ils réclamaient leurs soldes.
07:03Des fouilles récentes
07:04ont mis au jour
07:05des restes humains
07:06avec des impacts de balles
07:08relançant les interrogations
07:09sur le nombre réel
07:10de victimes
07:11bien supérieures aux 35
07:13officiellement reconnues à l'époque.
07:15Le chef de l'État
07:15annonce la poursuite
07:16des investigations
07:17sur tous les sites suspects.
07:19Objectif,
07:20lever enfin le voile
07:21sur ce drame
07:22longtemps étouffé
07:23et honorer la mémoire
07:24des tirailleurs africains.
07:26Écoutons-le.
07:29La cérémonie
07:30qui nous réunit
07:31aujourd'hui
07:32ne célèbre pas
07:33un souvenir.
07:36Elle consacre
07:37un acte
07:38de vérité.
07:40Le livre blanc
07:41que nous recevons
07:42aujourd'hui
07:42constitue
07:44une étape décisive
07:45dans la réhabilitation
07:47de la vérité
07:48historique.
07:50Ce document
07:51représente
07:53bien plus
07:53qu'un simple rapport.
07:56C'est un récit
07:57par nous
07:57et pour nous-mêmes
07:58fondé
08:00sur des faits
08:01tangibles
08:01puisés
08:03dans les archives
08:04que nous détenons
08:05ici
08:05et en France.
08:08J'ai ainsi
08:08validé
08:09la poursuite
08:10des feuilles
08:10archéologiques
08:11sur tous
08:13les sites
08:13susceptibles
08:14d'abriter
08:15des fosses communes.
08:17La vérité
08:18historique
08:19ne se décrète pas.
08:21Elle se découvre
08:22excavation
08:24après excavation
08:25jusqu'à la dernière
08:27pierre
08:27soulevée.
08:30Ailleurs en Afrique,
08:31au Kenya,
08:31une bousculade
08:32a fait au moins
08:3219 blessés
08:33hospitalisés
08:34ce vendredi
08:35lors des funérailles
08:35nationales
08:36de Raila Odinga,
08:38figure historique
08:39de l'opposition
08:39décédée mercredi
08:40il y a 80 ans.
08:42La cérémonie
08:42organisée
08:43au stade
08:43Niaïo
08:44de Nairobi
08:44a dégénéré
08:45lorsque des milliers
08:46de personnes
08:47ont tenté
08:47d'approcher
08:47la dépouille.
08:49Selon la croix
08:49rouge kényane,
08:5080 blessés
08:51ont été recensés
08:52dont plusieurs
08:52dans un état grave.
08:54Ce drame
08:54survient au lendemain
08:55d'un autre incident
08:56au stade
08:57Kazarani
08:57marqué par des tirs
08:58des forces de sécurité
08:59pour disperser la foule
09:01et ont fait
09:02au moins trois morts.
09:03C'est la fin
09:04de cette édition.
09:05Merci de l'avoir suivie.
09:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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